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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le CCAS du Trait, ax&#233; principalement sur le troisi&#232;me &#226;ge</title>
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		<dc:subject>755</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le centre communal d'action sociale du Trait en Seine-Maritime g&#232;re les services aide sociale et g&#233;rontologie. Diverses activit&#233;s favorisent la rencontre entre les personnes &#226;g&#233;es et le reste de la population &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est avec les chantiers navals que na&#238;t la ville du Trait en 1919. Troisi&#232;mes de France en 1960, ils font travailler la population et attirent de nombreux ch'tis, bretons, italiens&#8230; log&#233;s dans des cit&#233;s ouvri&#232;res. Aux chantiers, les jeunes entrent en apprentissage, passent leur CAP et trouvent un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-755-" rel="tag"&gt;755&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le centre communal d'action sociale du Trait en Seine-Maritime g&#232;re les services aide sociale et g&#233;rontologie. Diverses activit&#233;s favorisent la rencontre entre les personnes &#226;g&#233;es et le reste de la population&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est avec les chantiers navals que na&#238;t la ville du Trait en 1919. Troisi&#232;mes de France en 1960, ils font travailler la population et attirent de nombreux ch'tis, bretons, italiens&#8230; log&#233;s dans des cit&#233;s ouvri&#232;res. Aux chantiers, les jeunes entrent en apprentissage, passent leur CAP et trouvent un emploi comme leurs p&#232;res l'ont fait avant eux. L'&#233;conomie est florissante et dans les ann&#233;es 60, le centre communal d'action sociale (CCAS), fra&#238;chement cr&#233;&#233; d&#233;veloppe des activit&#233;s en direction de la population. Mais avec la fermeture des chantiers navals en 1972, la majorit&#233; des Traitons perdent leur emploi et de nombreuses familles quittent la ville. Aujourd'hui, Le Trait compte 5500 habitants et le taux de ch&#244;mage avoisine les 15 %, les personnes retrait&#233;es repr&#233;sentent 22,7 % de la population, le CCAS centre son action sur les services de g&#233;rontologie et d'aides m&#233;nag&#232;res&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CCAS - Place du 11 novembre - BP 1 - 76580 Le Trait. T&#233;l. 02 35 05 93 70 - (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une rencontre effective entre les g&#233;n&#233;rations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le CCAS g&#232;re les deux foyers-logements du Trait, situ&#233;s dans le centre-ville &#224; proximit&#233; des services et commerces. &#171; &lt;i&gt; Pour maintenir l'attrait de ces r&#233;sidences, nous avons &#233;largi les services &lt;/i&gt; &#187;, explique Michel Debliquis, directeur g&#233;n&#233;ral des services &lt;i&gt;&#171; un gardien est pr&#233;sent dans chacune des structures et la restauration - qui est facultative - est assur&#233;e par la cuisine centrale municipale &#187;&lt;/i&gt;. L'une des r&#233;sidences propose des F2 et accueille une population plus jeune que l'autre, notamment des couples. Les r&#233;sidents sont en majorit&#233; d'origine ouvri&#232;re et 50 % d'entre eux viennent des communes avoisinantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Embauch&#233;e en 2003, Sophie Varin g&#232;re les deux structures, m&#232;ne des projets nouveaux et supervise le service d'aides m&#233;nag&#232;res. Celui-ci est compos&#233; de dix-neuf professionnelles (dont quatre titulaires du dipl&#244;me d'&#201;tat d'auxiliaires de vie sociale (DEAVS) et autant en cours de formation). Si le CCAS est le seul prestataire conventionn&#233; par la caisse r&#233;gionale d'assurance-maladie (CRAM), deux associations interviennent comme lui dans le cadre de l'aide personnalis&#233;e &#224; l'autonomie (APA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Trait, les activit&#233;s enfance et jeunesse sont prises en charge par les services municipaux qui travaillent en partenariat avec le CCAS. Sophie Varin participe notamment au collectif sant&#233; de la ville qui f&#233;d&#232;re professionnels du secteur de la sant&#233; et du social, parents, habitants et &#233;lus et planche sur les questions de pr&#233;vention et de sant&#233;. La commission Bien-&#234;tre &#8212; constitu&#233;e de professionnels de la petite enfance jusqu'au grand &#226;ge &#8212; travaille sur la valorisation du bien-&#234;tre et de l'estime de soi. Elle a notamment organis&#233; une rencontre interg&#233;n&#233;rationnelle intitul&#233;e &lt;i&gt;&#171; Il fait beau, on se fait beau &#187;&lt;/i&gt;, &#224; laquelle enfants et personnes &#226;g&#233;es ont particip&#233; via un atelier d'&#233;criture sur le th&#232;me des habits du dimanche. &lt;i&gt;&#171; Le service de g&#233;rontologie veille &#224; ce que les personnes &#226;g&#233;es et le reste de la population se rencontrent le plus souvent possible &#187;&lt;/i&gt;, insiste Sophie Varin : repas &#224; th&#232;mes, ouverts &#224; tous retarait&#233;s Traitons, go&#251;ters des anciens dans les diff&#233;rents locaux, chasse aux &#339;ufs organis&#233;e &#224; P&#226;ques par les enfants pour les a&#238;n&#233;s, diaporama sur l'histoire des chantiers navals en collaboration avec le club photo&#8230; autant de moments d'&#233;changes entre tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sidences cherchent &#233;galement &#224; s'ouvrir vers l'ext&#233;rieur. Les retrait&#233;s de la ville se m&#234;lent par exemple aux r&#233;sidents pour une activit&#233; vocale anim&#233;e par l'&#233;cole de musique, l'ensemble se produit lors des f&#234;tes locales et bient&#244;t avec la chorale des enfants. Mais tout n'est pas encore gagn&#233; : l'association des retrait&#233;s de la ville ne souhaite pas vraiment collaborer avec le CCAS, les membres pr&#233;f&#233;rant prendre en charge leurs activit&#233;s et les habitants des deux r&#233;sidences, pourtant toutes proches se m&#233;langent difficilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aide sociale l&#233;gale et facultative rel&#232;ve du CCAS. Celui-ci instruit notamment une soixantaine de dossiers RMI (le conseil g&#233;n&#233;ral en g&#232;re une centaine), apporte des aides ponctuelles aux publics en difficult&#233; (fonds d'aide aux jeunes, aide &#224; la mobilit&#233;&#8230;) et pr&#234;te ses locaux aux associations caritatives de la ville. &lt;i&gt;&#171; Dans notre ville, une personne en difficult&#233; sera rapidement rep&#233;r&#233;e par les services municipaux, les associations caritatives ou interm&#233;diaires &#187;&lt;/i&gt;, observe Michel Debliquis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers une extension incontournable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les services du CCAS sont amen&#233;s &#224; se d&#233;velopper avec la toute jeune communaut&#233; de communes fond&#233;e &#224; partir de l'addition du Trait et de la ville voisine, Yainville. Cette association permettra de mutualiser les comp&#233;tences et de r&#233;fl&#233;chir &#224; des besoins communs aux deux villes, telle la cr&#233;ation d'une structure d'accueil pour les 0-3 ans, d'un &#233;tablissement m&#233;dicalis&#233; pour les personnes &#226;g&#233;es ou encore d'une m&#233;diath&#232;que. Un Pays verra le jour dans deux ans, &#233;largissant sans doute encore les services. Pour &#171; attirer &#187; les jeunes couples avec enfants, 165 logements seront disponibles &#224; partir de la rentr&#233;e 2005 dans le cadre d'une zone d'am&#233;nagement concert&#233; (ZAC) et d'autres projets immobiliers devraient voir le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Repr&#233;sentant le CCAS, Sophie Varin, suit une formation en analyse des besoins pour tous publics, avec les d&#233;l&#233;gu&#233;s de onze autres communes. Un projet qui satisfait la jeune femme : &lt;i&gt;&#171; des sp&#233;cialistes - un d&#233;mographe et un sociologue notamment -, nous donnent des outils pour mieux r&#233;pondre aux besoins de la population &#187;&lt;/i&gt;. Il s'agit en effet d'&#234;tre au plus pr&#232;s de ceux-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CCAS - Place du 11 novembre - BP 1 - 76580 Le Trait. T&#233;l. 02 35 05 93 70 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:mairie.le.trait@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;mairie.le.trait@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le CCAS de F&#233;camp, un programme charg&#233; et vari&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-CCAS-de-Fecamp-un-programme-charge-et-varie</link>
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&lt;p&gt;Si le centre communal d'action sociale de F&#233;camp en Seine-Maritime consacre la majorit&#233; de son budget au service g&#233;rontologie, il met un maximum d'&#233;nergie dans le secteur de l'action sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;quipe du centre communal d'action sociale (CCAS) de F&#233;camp semble effervescente et passionn&#233;e . &#171; L'air iod&#233; nous dynamise et nous rend un peu fous &#187;, plaisante Jean-Fran&#231;ois Rottier son directeur. Par exemple, le mercredi, La Maison du Port, l'un des deux centres sociaux g&#233;r&#233;s par le CCAS, fourmille d'activit&#233;s. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si le centre communal d'action sociale de F&#233;camp en Seine-Maritime consacre la majorit&#233; de son budget au service g&#233;rontologie, il met un maximum d'&#233;nergie dans le secteur de l'action sociale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;quipe du centre communal d'action sociale (CCAS) de F&#233;camp semble effervescente et passionn&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='CCAS - Place du G&#233;n&#233;ral Leclerc - R&#233;sidence des Ducs de Normandie - 76400 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;i&gt; &#171; L'air iod&#233; nous dynamise et nous rend un peu fous &#187;,&lt;/i&gt; plaisante Jean-Fran&#231;ois Rottier son directeur. Par exemple, le mercredi, La Maison du Port, l'un des deux centres sociaux g&#233;r&#233;s par le CCAS, fourmille d'activit&#233;s. Les enfants visionnent un film sur &#233;cran g&#233;ant, des familles se retrouvent &#224; l'accueil parents-enfants, des jeunes au point information jeunesse, &#224; l'Espace sant&#233; ou au p&#244;le vid&#233;o, des adultes dans la salle informatique. De grandes fresques r&#233;alis&#233;es par les jeunes grapheurs issus du centre social et aujourd'hui regroup&#233;s dans l'association Arts h&#233;t&#233;roclites, &#233;gaient l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une ville qui a su rebondir apr&#232;s la crise &#233;conomique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;F&#233;camp compte 21 000 habitants. Longtemps florissante gr&#226;ce &#224; la grande p&#234;che, aux entreprises de textile et &#224; la fabrication de la liqueur B&#233;n&#233;dictine, la ville proposait du travail &#224; tous. Avec le choc p&#233;trolier de 1974, elle a brusquement chang&#233;. &lt;i&gt;&#171; Non pr&#233;par&#233;e &#224; cette crise &#233;conomique, elle est devenue d&#233;pressive &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Jean-Fran&#231;ois Rottier &lt;i&gt;&#171; les &#233;lus de l'&#233;poque n'avaient pas anticip&#233; les choses et ont mal r&#233;agi &#187;&lt;/i&gt;. Entre 1975 et 1989, le ch&#244;mage a touch&#233; 20 % de la population. Peu mobiles, non qualifi&#233;s, les F&#233;campois n'&#233;taient pas pr&#233;par&#233;s &#224; l'exercice d'autres m&#233;tiers. &lt;i&gt;&#171; Le ch&#244;mage a provoqu&#233; de nombreux probl&#232;mes d'alcoolisme et de d&#233;pression &#187;&lt;/i&gt;, poursuit le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis l'arriv&#233;e de la gauche &#224; la mairie en 1990 a redonn&#233; un coup de fouet &#224; la ville.&lt;i&gt; &#171; L'&#233;lection de Fr&#233;d&#233;rique Bredin, &#8212; d&#233;j&#224; ministre &#8211; comme maire a provoqu&#233; un &#233;lectrochoc. Venue d'ailleurs, elle a apport&#233; des moyens d'expertise, des outils adapt&#233;s &#224; une ville sinistr&#233;e. L'&#233;quipe municipale a appliqu&#233; au mieux la politique de la Ville, par le biais du d&#233;veloppement social des quartiers (DSQ) et des contrats de ville. Ces dispositifs ont permis de d&#233;velopper les r&#233;seaux existants, la formation et la qualification &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les choses ne semblaient pas faciles. &lt;i&gt;&#171; Le Pays de Caux est un plateau, l'organisation des villes et des villages ne favorise pas la communication, le cauchois est un taiseux,&lt;/i&gt; poursuit Jean-Fran&#231;ois Rottier. &lt;i&gt;Pourtant, malgr&#233; ce c&#244;t&#233; taiseux, les gens s'impliquent. Ici le tissu associatif est tr&#232;s riche, F&#233;camp compte plus de 250 associations &#187;.&lt;/i&gt; Le Contrat de ville a permis de monter de nombreux microprojets dans le domaine du logement, du transport et de la pr&#233;vention. La ville a privil&#233;gi&#233; le travail avec les chantiers d'insertion et largement utilis&#233; les contrats aid&#233;s. Le tourisme s'est d&#233;velopp&#233;, l'action du CCAS &#233;galement. En 2005, le taux de ch&#244;mage a retrouv&#233; une moyenne moins catastrophique &#224; 11 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_784 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH293/maison-port-ccas_fecamp-b6c2d.png?1694185335' width='500' height='293' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les personnes &#226;g&#233;es et l'action sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'action du CCAS se d&#233;coupe en deux grands domaines d'activit&#233;s : la g&#233;rontologie et l'action sociale. Pour les personnes &#226;g&#233;es, le CCAS g&#232;re un service d'animation, six r&#233;sidences, une maison de retraite, des services d'aide au maintien &#224; domicile (120 aides m&#233;nag&#232;res et autant d'emplois familiaux), de portage de repas et de t&#233;l&#233; assistance. Il consacre la moiti&#233; de son budget &#224; la g&#233;rontologie. Les activit&#233;s sont traditionnelles, les rencontres interg&#233;n&#233;rationnelles privil&#233;gi&#233;es. Le service animation a tout de m&#234;me re&#231;u un label national pour la qualit&#233; de son travail sur la m&#233;moire. Un &#233;change entre vieux marins F&#233;campois et vieux mineurs Hongrois a abouti &#224; un jumelage et re&#231;u un label europ&#233;en. &#192; l'avenir, le CCAS souhaite proposer des appartements en ville aux personnes &#226;g&#233;es pour &#233;viter l'effet &#171; ghetto &#187; des maisons sp&#233;cialis&#233;es dans le troisi&#232;me &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action sociale comprend le service social, deux centres sociaux et un club de pr&#233;vention. Le service social instruit 150 dossiers RMI sur les 600 Rmistes que compte la ville. &lt;i&gt;&#171; Nous proposons &#233;galement l'aide aux d&#233;marches administratives, le d&#233;pannage d'urgence par le biais de tickets service et de tickets de bus, assurons le relais aupr&#232;s d'associations caritatives locales, traitons les probl&#232;mes de surendettement, proposons les aides facultatives diverses&#8230; &#187;,&lt;/i&gt; souligne Muriel Viel, l'une des trois assistantes sociales qui composent le service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles suivent sept cents familles par an. La grande majorit&#233; des personnes re&#231;ues sont c&#233;libataires, les familles monoparentales ou couples avec enfant (s) &#233;tant plut&#244;t orient&#233;es vers les services du conseil g&#233;n&#233;ral. Le service social met &#233;galement en place divers ateliers d'expression en direction des personnes isol&#233;es ou tr&#232;s &#233;loign&#233;es de l'emploi. L'atelier socio esth&#233;tique par exemple aide la personne fragile &#224; se r&#233;concilier avec elle-m&#234;me. Le service social travaille en partenariat avec les autres structures, notamment les centres sociaux et le club de pr&#233;vention pour les jeunes en rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette jeune structure, cr&#233;&#233;e voici deux ans, compte trois &#233;ducateurs. Elle intervient dans la rue sur deux quartiers de la ville aupr&#232;s des jeunes de 12 &#224; 25 ans. Le conseil g&#233;n&#233;ral la finance &#224; 90 % et le CCAS la pilote. Elle propose un accompagnement &#233;ducatif aux jeunes avec pour objectif leur inscription dans les dispositifs de droit commun, organise des activit&#233;s r&#233;guli&#232;res (escalade, squash, bricolage&#8230;), des camps et favorise la participation des jeunes au montage des projets. Elle accompagne &#233;galement les familles et travaille en lien avec tous les partenaires de la ville, notamment les deux centres sociaux g&#233;r&#233;s par le CCAS et les associations d'insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant tous les besoins des jeunes ne sont pas couverts : &#171; &lt;i&gt; Beaucoup ne poss&#232;dent pas le permis et ont des probl&#232;mes de mobilit&#233;. Par ailleurs, l'offre de formation est insuffisante. Nous travaillons sur ces probl&#232;mes, mais il manque des maillons dans la cha&#238;ne partenariale &#187;&lt;/i&gt;, souligne Sophie Dupont, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les mener &#224; bien, deux cent seize agents, majoritairement contractuels, sont attach&#233;s aux missions du CCAS. &lt;i&gt;&#171; D'ann&#233;e en ann&#233;e plus qualifi&#233;s, ils contribuent &#224; distribuer &#224; chaque service des gages de professionnalisme &#187;, &lt;/i&gt; souligne le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Privil&#233;gier la consultation et la participation des publics&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On ne soup&#231;onne pas le potentiel des gens &#187;&lt;/i&gt;, s'enthousiasme St&#233;phane Levieux, directeur de La Maison du Port. Comme le reste de l'&#233;quipe du CCAS, il d&#233;fend la consultation des usagers et l'aide &#224; la participation. &lt;i&gt;&#171; Le directeur de la caisse d'allocations familiales nous a rep&#233;r&#233;s gr&#226;ce au fonctionnement de la Maison de quartier du Ramponneau. Nous avions rencontr&#233; les habitants par blocs d'immeubles, les avions amen&#233; &#224; participer &#224; des r&#233;unions avec les &#233;lus. M&#234;me si ce processus est long et difficile, nos actions sont r&#233;alis&#233;es en fonction des d&#233;sirs de la population. Nous avons ainsi obtenu la confiance des financeurs et la gestion d'un second centre social &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il. Et Jean-Fran&#231;ois Rottier d'insister : &lt;i&gt;&#171; Les centres sociaux ont maintenant diff&#233;rents coll&#232;ges : usagers, associations, jeunes, institutions &#187;.&lt;/i&gt; Dans les r&#233;sidences pour personnes &#226;g&#233;es, le conseil de maison a &#233;t&#233; mis en place r&#233;cemment. Il cr&#233;e des &#233;changes, mais l'&#233;quipe reconna&#238;t qu'il &#171; n'est pas hyperdynamique &#187;. Gageons que cela va rapidement changer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ccas-fecamp.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CCAS&lt;/a&gt; - Place du G&#233;n&#233;ral Leclerc - R&#233;sidence des Ducs de Normandie - 76400 F&#233;camp. - Tel. 02 35 10 40 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les centres communaux d'action sociale aujourd'hui</title>
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		<dc:date>2005-06-02T14:31:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>755</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Services publics de proximit&#233;, am&#233;nageurs de l'innovation sociale locale, les CCAS veulent s'habiller autrement. De r&#233;cents textes l&#233;gislatifs leur ont ouvert de nouveaux espaces : &#224; l'&#233;chelon communal comme intercommunal, ils affichent une existence plus visible qu'auparavant. Explications et illustration avec le CCAS de F&#233;camp (lire le reportage) et le Trait en Seine-Maritime (lire le reportage) &lt;br class='autobr' /&gt;
L'action sociale &#8212; les travailleurs sociaux le savent bien &#8212; vient de loin : de la charit&#233; aux bureaux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-755-" rel="tag"&gt;755&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_787 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/ccas-jiho.png' width=&#034;700&#034; height=&#034;452&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Services publics de proximit&#233;, am&#233;nageurs de l'innovation sociale locale, les CCAS veulent s'habiller autrement. De r&#233;cents textes l&#233;gislatifs leur ont ouvert de nouveaux espaces : &#224; l'&#233;chelon communal comme intercommunal, ils affichent une existence plus visible qu'auparavant. Explications et illustration avec le CCAS de F&#233;camp (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-CCAS-de-Fecamp-un-programme-charge-et-varie' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;) et le Trait en Seine-Maritime (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-CCAS-du-Trait-axe-principalement-sur-le-troisieme-age' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'action sociale &#8212; les travailleurs sociaux le savent bien &#8212; vient de loin : de la charit&#233; aux bureaux d'aide sociale (BAS) en passant par les bureaux de bienfaisance, elle s'est progressivement organis&#233;e. &#192; partir de 1986, d&#233;centralisation oblige, les BAS sont peu &#224; peu devenus centres communaux d'action sociale (CCAS), avec d&#233;l&#233;gation par l'&#201;tat d'une comp&#233;tence globale dans le champ de l'action sociale et m&#233;dico-sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui outil politique important, les CCAS se m&#234;lent de pr&#232;s au d&#233;veloppement social local. &#201;tablissements publics administratifs dot&#233;s d'une personnalit&#233; juridique de droit public, ils m&#232;nent en principe une existence administrative et financi&#232;re distincte de la commune, leurs conseils d'administration d&#233;terminant les priorit&#233;s de la politique sociale locale. Pr&#233;sid&#233; toutefois de plein droit par le maire local, un CCAS peut cr&#233;er et g&#233;rer des &#233;tablissements et services sociaux et m&#233;dico-sociaux relevant de la loi du 2 janvier 2002 : structures pour personnes &#226;g&#233;es ou handicap&#233;es, structures d'h&#233;bergement d'urgence, services d'aide &#224; domicile, services de soins infirmiers &#224; domicile&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une enqu&#234;te de la Direction de la recherche, des &#233;tudes, de l'&#233;valuation et des statistiques (DREES) d'octobre 2002, quatre communes sur dix confient toute leur politique sociale au CCAS : une nette majorit&#233; d'entre eux &#8212; huit sur dix &#8212; interviennent aupr&#232;s des personnes &#226;g&#233;es, mais quatre sur dix situent &#233;galement leur action aupr&#232;s des personnes en difficult&#233;, des enfants et des adolescents. Les quatre cinqui&#232;mes de ces conseils communaux attribuent des prestations d'aide sociale facultative &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Fonctionnement et missions des CCAS Le conseil d'administration d'un CCAS ou (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ils proposent 110 000 places de foyers logements, et dispensent 20 % de l'aide &#224; domicile en service prestataire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, les CCAS r&#233;alisent une analyse des besoins sociaux (ABS) de la population de leur commune, tenant &#224; jour un fichier des b&#233;n&#233;ficiaires de l'aide sociale l&#233;gale ou facultative en vue de cr&#233;er des structures de coordination et de concertation les plus pertinentes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les centres intercommunaux d'action sociale et la loi de coh&#233;sion sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cinquante-deux millions d'habitants, soit 82 % de la population, vivent dans une commune elle-m&#234;me membre d'une structure intercommunale : en effet, plus de 21 000 d'entre elles (soit pr&#232;s de 60 %) ont moins de 500 habitants. Le centre intercommunal d'action sociale (CIAS) permet ainsi aux petites communes d&#233;pourvues de CCAS une mutualisation des moyens humains, mat&#233;riels et financiers au profit d'une action sociale d&#233;multipli&#233;e, et sur un territoire d'intervention plus large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Fond&#233;e en 1926, l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; donne souvent l'exemple d'une commune rurale ne disposant pas de moyens suffisants pour mettre en place une unit&#233; accueillant des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et qui pourra le faire dans le cadre d'un CIAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, l'Insee faisait &#233;tat d'un double chiffre : si 7 573 CCAS ou CIAS disposent d'une autonomie comptable, 27 075 autres structures sont sans comptabilit&#233; distincte parce que trop petites ou disposant d'un budget annuel inf&#233;rieur &#224; 30 000 &#8364;, et ont demand&#233; leur rattachement au budget communal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2004, l'Assembl&#233;e nationale adoptait un amendement en faveur des CIAS, permettant aux communes et communaut&#233;s d'agglom&#233;ration &#8212; d&#233;nomm&#233;es aussi &#233;tablissement public de coop&#233;ration intercommunale (EPCI) &#8212; de transf&#233;rer une nouvelle comp&#233;tence optionnelle &#171; action sociale d'int&#233;r&#234;t communautaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les CCAS et les CIAS sont &#233;galement reconnus dans le secteur de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique (IAE), par exemple dans la rubrique des ateliers ou chantiers d'insertion. De m&#234;me, l'Unccas rappelle son savoir-faire pour la mise en place des contrats d'avenir et des contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE). Signataire de la convention du 22 novembre 2004 portant sur le d&#233;veloppement des services &#224; la personne, elle pr&#233;conise par ailleurs un certain nombre de mesures pour les agents de la fonction publique territoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les personnes handicap&#233;es, elle d&#233;veloppe quelques id&#233;es sur l'accessibilit&#233; et le droit &#224; la compensation. En rappelant par exemple que les CCAS et les CIAS seront naturellement bien plac&#233;s pour &#234;tre correspondants locaux des maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur tous les terrains&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la sant&#233; ne fait pas partie des comp&#233;tences traditionnelles des centres communaux d'action sociale, nombreux sont ceux qui abordent cette question &#224; diff&#233;rents niveaux, en tant que gestionnaire de services d'aide &#224; domicile, de soins infirmiers, de maisons de retraite m&#233;dicalis&#233;es&#8230; Les CCAS s'estimant &#171; au c&#339;ur du lien entre sant&#233; et social &#187;, des journ&#233;es d'&#233;tudes de l'Uncass rassembleront d'ailleurs 700 &#233;lus et professionnels, du 2 au 4 novembre 2005 &#224; Nice, pour explorer la question de la coop&#233;ration locale entre action sanitaire et action sociale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='UNCCAS - 119 rue du Faubourg du Temple - 75010 Paris. T&#233;l. 01 53 19 85 (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233;e en d&#233;cembre 2004, une &#233;tude de l'Union nationale s'&#233;tait int&#233;ress&#233;e &#224; la prise en charge du dispositif RMI et aux conventions conclues entre les CCAS adh&#233;rents et les conseils g&#233;n&#233;raux. Quelques grandes tendances ont &#233;merg&#233; : pour 30 % des d&#233;partements ayant particip&#233; (ils sont au nombre de 43), la d&#233;centralisation du RMI a entra&#238;n&#233; une r&#233;organisation territoriale des services sociaux avec, dans la majorit&#233; des cas, une d&#233;l&#233;gation plus grande des missions des conseils g&#233;n&#233;raux vers les CCAS. En outre, la &#171; qualit&#233; de l'accompagnement personnel sp&#233;cifique propos&#233; par les CCAS au titre du contrat d'insertion &#187; est reconnue par les conseils g&#233;n&#233;raux, notamment en direction des personnes les plus &#233;loign&#233;es du march&#233; du travail. Enfin, les unions d&#233;partementales des CCAS jouent un r&#244;le &#171; fondamental &#187; dans les n&#233;gociations de conventionnement avec ces m&#234;mes conseils g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conjointement, une &#233;tude &#233;tait men&#233;e sur le Fonds de solidarit&#233; logement (FSL), d&#233;centralis&#233; depuis le 1er janvier 2005 au profit des d&#233;partements et rassemblant d&#233;sormais les anciens fonds de &#171; solidarit&#233; &#233;nergie &#187; (eau, &#233;lectricit&#233;, t&#233;l&#233;phone&#8230;). Des pr&#233;conisations, &#224; partir de cet &#233;crit, seront prochainement &#233;mises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre pr&#233;occupation, les foyers-logements. Ceux qui sont g&#233;r&#233;s par les CCAS repr&#233;sentent 70 % du parc, soit 110 000 places sur les 155 000 existantes. Mais ils ont jusqu'au 31 d&#233;cembre 2006 pour choisir entre le maintien de leur statut actuel d'&#233;tablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es ou se convertir en &#233;tablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes (EHPAD) avec les lourdes adaptations que cela suppose. Rappelant la pertinence de cette offre d'h&#233;bergement comme solution interm&#233;diaire, l'Unccas demande, l&#224; aussi, un certain nombre d'am&#233;nagements.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un prix de l'innovation sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2004, l'Union nationale des centres communaux d'action sociale organisait son congr&#232;s sous le signe de l'innovation sociale locale : &#171; Les CCAS/CIAS d&#233;montrent chaque jour leurs capacit&#233;s d'innovation et d'imagination dans la mise en &#339;uvre d'une action de proximit&#233; de qualit&#233;, garante du maintien ou de l'am&#233;lioration du lien social &#187;, assuraient les organisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les interventions des CCAS se conjuguent de mille mani&#232;res : la canicule de l'&#233;t&#233; 2003 a fourni l'occasion de r&#233;fl&#233;chir &#224; diff&#233;rents dispositifs de pr&#233;vention et de gestion des crises, de l'ordre par exemple de la cr&#233;ation de &#171; veilleurs &#187; b&#233;n&#233;voles, de proximit&#233; accrue entre services et personnes &#226;g&#233;es isol&#233;es, de distribution d'eau ou de fiches conseils. Par ailleurs, on peut trouver &#8212; en vrac &#8212; des actions de m&#233;diation autour du livre au sein d'un habitat collectif, des groupes de parole pour personnels intervenant &#224; domicile, des actions de formations aux nouveaux m&#233;tiers, du th&#233;&#226;tre ou de la pr&#233;vention routi&#232;re, la r&#233;alisation d'un film, des actions de soutien &#224; la parentalit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233;e en octobre 2002 par Dominique Versini, alors secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Lutte contre la pr&#233;carit&#233; et les exclusions, une banque d'exp&#233;riences de l'action sociale locale (BDESL) avait install&#233;, dans la foul&#233;e, un prix de l'innovation sociale locale. Il s'agissait de faire conna&#238;tre le savoir-faire des CCAS et de favoriser l'&#233;change d'exp&#233;riences : aujourd'hui, 225 fiches d'exp&#233;riences (consultables sur &lt;a href=&#034;http://www.unccas.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.unccas.org&lt;/a&gt;) illustrent des actions locales men&#233;es dans les domaines de la petite enfance, du handicap, de l'aide aux personnes &#226;g&#233;es, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dot&#233; de trois r&#233;compenses (4500 &#8364;, 3000 &#8364; et 1500 &#8364;), le prix de l'innovation sociale a re&#231;u l'an dernier 148 projets envoy&#233;s par 119 communes. Trois CCAS laur&#233;ats ont &#233;t&#233; distingu&#233;s : celui de Pont-de-Claix, dans l'Is&#232;re, a pilot&#233; un travail de &#171; qualification mutuelle &#187; entre bailleurs et demandeurs de logement. Un support de communication sur le logement a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;, avec fiches techniques, simplifiant le circuit, r&#233;pondant aux questions les plus souvent pos&#233;es. Le conseil communal a &#233;galement mis en place des sessions d'information collective, des ateliers de recherche de logement, tout en accroissant le nombre de permanences d'information individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre gagnant : partant du constat que l'ensemble des partenaires institutionnels et associatifs recevant des femmes victimes de violences n'&#233;tait pas efficacement coordonn&#233;, un autre CCAS de Clamart, en r&#233;gion parisienne, s'est empar&#233; de la question : ouverture d'un centre d'accueil sp&#233;cifique dans le centre communal lui-m&#234;me, &#233;laboration d'une plaquette regroupant les num&#233;ros utiles, conventions avec h&#244;tels, compagnies de taxi et autres structures d'h&#233;bergement, gestion de logements passerelles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bourgogne, un troisi&#232;me centre communal d'action sociale a mis en place un projet d'habitat interg&#233;n&#233;rationnel, m&#234;lant personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes et logements sociaux pour jeunes couples avec enfants. Un &#233;quipement ad&#233;quat accompagne &#233;videmment la d&#233;marche : ludoth&#232;que, relais d'assistantes maternelles, point d'accueil et de services&#8230; Une charte a &#233;t&#233; &#233;dict&#233;e, incluant des services mutuels (courses contre garde d'enfants, par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'aura constat&#233; : les conseils communaux ou intercommunaux d'action sociale ne sont pas &#224; court d'id&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Fonctionnement et missions des CCAS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conseil d'administration d'un CCAS ou d'un CIAS comprend des personnes participant &#224; des actions de pr&#233;vention, d'animation et de d&#233;veloppement social men&#233;es dans la ou les communes concern&#233;e (s). Un repr&#233;sentant des associations &#339;uvrant dans le domaine de l'insertion et de la lutte contre les exclusions doit &#233;galement y si&#233;ger, de m&#234;me qu'un repr&#233;sentant des associations familiales, de personnes &#226;g&#233;es et de personnes handicap&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les missions des CCAS ou des CIAS sont d&#233;finies par deux textes essentiels (d&#233;cret du 6 mai 1995 relatif aux CCAS et articles L.123-4 &#224; L.123-9 du Code de l'action sociale et des familles) recouvrant essentiellement deux champs : l'aide sociale l&#233;gale et l'aide sociale facultative.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'aide sociale l&#233;gale &#8212; demandes d'aide sociale, domiciliation, allocation personnes &#226;g&#233;es, gestion de la CMU ou du RMI&#8230; &#8212; est instruite &#224; partir des dossiers d&#233;pos&#233;s. L'aide sociale facultative, elle, se d&#233;finit dans le Code de l'action sociale et des familles, par &#171; une action g&#233;n&#233;rale de pr&#233;vention et de d&#233;veloppement social dans la commune, en liaison &#233;troite avec les institutions publiques et priv&#233;es &#187;. Le CCAS peut intervenir sous la forme de prestations en nature ou en esp&#232;ces, remboursables ou non : il s'agit donc de mettre en &#339;uvre des actions ponctuelles ou durables de soutien &#224; la population (notamment en termes de pr&#233;vention et d'animation) adapt&#233;es &#224; des publics sp&#233;cifiques (enfants, handicap&#233;s, personnes &#226;g&#233;es, jeunes, familles, personnes en insertion, personnes sans-abri, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fond&#233;e en 1926, l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (UNCCAS) regroupe aujourd'hui environ 3300 CCAS ou CIAS, soit la quasi-totalit&#233; des communes de plus de dix mille habitants, les trois-quarts des communes de 5000 &#224; 10 000 habitants et 1735 communes de moins de 5000 habitants. Repr&#233;sentation, animation, accompagnement des centres communaux repr&#233;sentent ses premi&#232;res missions, de m&#234;me que la mutualisation des exp&#233;riences. Dans un plan de d&#233;veloppement strat&#233;gique pour 2004 &#8211; 2007, elle se d&#233;finit &#171; comme un outil p&#233;dagogique et technique au service de l'action sociale efficiente &#224; l'&#233;chelon communal et intercommunal &#187;, valorisant &#171; la diversit&#233; et la pertinence de la proximit&#233; territoriale en souci d'&#233;quit&#233; pour les populations &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Elle entend &#233;galement travailler sur le d&#233;veloppement de la qualification des trois publics des CCAS/CIAS &#8212; &#233;lus, professionnels et b&#233;n&#233;voles &#8212; en favorisant une culture de projet, en orientant les recrutements qualifiants, et avec le souci de &#171; d&#233;velopper un r&#233;el statut pour les professionnels qui reconnaissent les formations initiales et les exp&#233;riences professionnelles &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En f&#233;vrier 2005, l'Unccas obtenait l'agr&#233;ment du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur pour dispenser des formations &#224; destination des &#233;lus locaux, dans le cadre des nouvelles responsabilit&#233;s qui leur sont &#233;chues depuis les lois de d&#233;centralisation : analyse des besoins sociaux, gestion des ressources humaines et financi&#232;res, action sociale intercommunale, r&#233;formes actuelles sur la tarification des &#233;tablissements hospitaliers pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes (EHPAD) ou des aides &#224; domicile, etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.unccas.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;UNCCAS&lt;/a&gt; - 119 rue du Faubourg du Temple - 75010 Paris. T&#233;l. 01 53 19 85 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les centres communaux d'action sociale aujourd'hui</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sommaire-755</link>
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		<dc:subject>755</dc:subject>

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-755-" rel="tag"&gt;755&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton8907-1bd6f.png?1694185335' width='103' height='150' /&gt;
		
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		<title>La la&#239;cit&#233; 1905-2005 entre passion et raison</title>
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		<dc:subject>La&#239;cit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La la&#239;cit&#233; reste un d&#233;bat permanent qui attise les passions, m&#234;me si l'on ne sait pas toujours ce qu'elle recouvre. Pendant longtemps, le pouvoir religieux et le pouvoir civil ont &#233;t&#233; sinon confondus, au moins tr&#232;s li&#233;s. Timidement esquiss&#233;e par une royaut&#233; d&#233;sireuse d'autonomiser son r&#244;le, la s&#233;cularisation prend une ampleur in&#233;gal&#233;e avec la R&#233;volution. Si, avant 1789, l'&#201;tat tout comme l'individu &#233;tait tenu &#224; des obligations envers l'&#201;glise, les r&#233;volutionnaires, en &#233;tablissant le principe de libert&#233; de (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La la&#239;cit&#233; reste un d&#233;bat permanent qui attise les passions, m&#234;me si l'on ne sait pas toujours ce qu'elle recouvre. Pendant longtemps, le pouvoir religieux et le pouvoir civil ont &#233;t&#233; sinon confondus, au moins tr&#232;s li&#233;s. Timidement esquiss&#233;e par une royaut&#233; d&#233;sireuse d'autonomiser son r&#244;le, la s&#233;cularisation prend une ampleur in&#233;gal&#233;e avec la R&#233;volution. Si, avant 1789, l'&#201;tat tout comme l'individu &#233;tait tenu &#224; des obligations envers l'&#201;glise, les r&#233;volutionnaires, en &#233;tablissant le principe de libert&#233; de conscience, ont &#233;mancip&#233; l'individu de toute contrainte religieuse, la croyance &#233;tant d&#232;s lors consid&#233;r&#233;e comme devant relever du seul choix personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concordat sign&#233; en 1802 avec le Vatican maintient toutefois des devoirs de l'&#201;tat &#224; l'&#233;gard d'un catholicisme consid&#233;r&#233; encore comme religion officielle. C'est en 1905 que, par une loi devenue fameuse, s'op&#232;re la s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat, ce dernier n'ayant plus aucune autre obligation que celle de garantir l'exercice de la libert&#233; de conscience. Le principe de la&#239;cit&#233; est clair : ne privil&#233;gier aucun culte, tout en pr&#233;servant l'expression de tous. L'un des premiers lieux d'application de cette nouvelle loi est l'&#233;cole. Cette institution fut pendant des si&#232;cles r&#233;serv&#233;e aux enfants de nobles, de juristes et de marchands. C'est la contre-r&#233;forme qui incita l'&#201;glise &#224; diffuser sa pastorale au sein du peuple. C'est dire si l'instruction religieuse et morale fut longtemps au c&#339;ur de l'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment au nouveau principe de neutralit&#233;, l'&#201;glise ne devait plus d&#233;tenir le monopole de la transmission des savoirs et des valeurs. Les R&#233;publicains commenc&#232;rent par instaurer la gratuit&#233; de l'&#233;cole (1881), puis son caract&#232;re obligatoire (1882). Deux mesures s'inscrivirent en rupture avec le pass&#233; : l'instruction religieuse fut remplac&#233;e par l'instruction civique et le droit de surveillance et d'inspection de l'enseignement d&#233;volu jusqu'alors au minist&#232;re des Cultes fut supprim&#233;. Mais la libert&#233; du culte fut pr&#233;serv&#233;e, le jeudi &#233;tant r&#233;serv&#233; au cat&#233;chisme. Une telle &#233;volution ne se fera pas sans conflits. Sa mise en &#339;uvre se fera par &#233;tape : ainsi, le minist&#232;re d&#233;savouera-t-il la pr&#233;cipitation avec laquelle les crucifix sont enlev&#233;s dans certaines salles de classe et &#171; les devoirs envers Dieu &#187; resteront officiellement inscrits dans les cours d'instruction civique jusqu'en 1923 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une morale la&#239;que se met en place progressivement : &#224; la charit&#233; chr&#233;tienne est oppos&#233; le principe de solidarit&#233; humaine. Apr&#232;s un si&#232;cle d'application de cette loi, si la dissociation entre appartenance citoyenne et appartenance religieuse ou convictionnelle n'est plus remise en cause par quiconque (du moins pour la France), reste enti&#232;re la question de l'accommodement raisonnable qu'il faudra r&#233;ussir &#224; trouver entre particularisme et universalisme : &#171; l'ordre public d'un pays d&#233;mocratique doit permettre de concilier diff&#233;rentes libert&#233;s sans d&#233;sorganiser le vivre ensemble &#187; (p.238).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. le Seuil, 2004, (280 p. ; 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La la&#239;cit&#233;</title>
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		<dc:subject>La&#239;cit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce que la loi de 1905 d&#233;finit, c'est bien le cantonnement des croyances &#224; la seule sph&#232;re priv&#233;e. Deux principes compl&#233;mentaires en charpentent l'application : l'&#201;tat n'exerce aucun pouvoir religieux et la religion aucun pouvoir politique. &#171; La pr&#233;servation d'une sph&#232;re publique &#233;chappant &#224; toute emprise confessionnelle valorise ce qui est commun &#224; tous, mais en m&#234;me temps elle prot&#232;ge l'espace priv&#233; de chacun &#187; pr&#233;cise l'auteur (p.14), qui continue en expliquant que &#171; l'enseignement est la&#239;c, non parce qu'il (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce que la loi de 1905 d&#233;finit, c'est bien le cantonnement des croyances &#224; la seule sph&#232;re priv&#233;e. Deux principes compl&#233;mentaires en charpentent l'application : l'&#201;tat n'exerce aucun pouvoir religieux et la religion aucun pouvoir politique. &#171; La pr&#233;servation d'une sph&#232;re publique &#233;chappant &#224; toute emprise confessionnelle valorise ce qui est commun &#224; tous, mais en m&#234;me temps elle prot&#232;ge l'espace priv&#233; de chacun &#187; pr&#233;cise l'auteur (p.14), qui continue en expliquant que &#171; l'enseignement est la&#239;c, non parce qu'il interdit l'expression des diff&#233;rentes fois, mais au contraire, parce qu'il les tol&#232;re toutes &#187; (p.18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La la&#239;cit&#233; ne se confond donc pas avec l'anticl&#233;ricalisme, comme l'ont cru certains maires qui, au d&#233;but du XXe si&#232;cle, ont voulu interdire les processions, les sonneries des cloches dominicales ou le port du costume eccl&#233;siastique ! La non-reconnaissance d'aucun culte en particulier permet de les placer tous sur le m&#234;me pied d'&#233;galit&#233; quant au traitement que leur r&#233;serve un &#201;tat qui se veut neutre et impartial. Cons&#233;quences : d&#233;confessionnalisation de l'&#233;cole et des cimeti&#232;res (1882), des h&#244;pitaux (1885), des personnels enseignants (1886) et m&#234;me suppression, en 1884, de la pri&#232;re qui ouvrait traditionnellement toutes les sessions parlementaires. Le principe la&#239;c trouvera enfin sa cons&#233;cration dans les constitutions de 1945 et de 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat autour de cette notion &#171; qui sent la poudre &#187; (Jean Rivero) est pass&#233; au fil des ann&#233;es, de la chambre de d&#233;put&#233;s aux pr&#233;toires et aux tribunaux. Ainsi, de la r&#232;gle d'abstention de tout financement en mati&#232;re de cultes, qui a permis la condamnation par le tribunal administratif, des subventions attribu&#233;es par des collectivit&#233;s publiques &#224; l'occasion de voyages du Pape. Exception notable toutefois, celle des d&#233;partements de Moselle du Haut-Rhin et du Bas Rhin qui, en r&#233;int&#233;grant le giron national en 1918, ont gard&#233; un r&#233;gime sp&#233;cifique concordataire. Ce qui leur permet de financer les religions, voire m&#234;me la construction d'une mosqu&#233;e &#224; Strasbourg. Autre particularit&#233;, l'entretien des b&#226;timents cultuels qui reste du ressort des municipalit&#233;s. Mais, c'est aussi ce m&#234;me principe de la&#239;cit&#233; (qui garantit la pratique religieuse) qui permet de financer le fonctionnement des aum&#244;neries au sein des &#233;tablissements scolaires et l'expression pluraliste des diff&#233;rents cultes au sein du service public de radio-t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est bien l&#224; dans le souci de respect des diff&#233;rences et d'ouverture &#224; la diversit&#233; des cultures. Pour autant, tol&#233;rance ne signifie pas permissivit&#233; totale : sont ainsi intervenues plusieurs d&#233;cisions judiciaires prot&#233;geant des mineurs contre l'action de certaines sectes. &#171; Il revient &#224; l'&#201;tat d'assurer l'ordre public, toute manifestation d'opinion &#233;tant acceptable autant qu'elle ne trouble pas cet ordre &#187; (p.31). Les seules restrictions qui puissent intervenir concernent la garantie de la s&#233;curit&#233;, de la sant&#233;, de la morale et la protection des droits et des libert&#233;s de chacun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dalloz, 2004, (203 p. ; 10,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'immigration, sujet sensible</title>
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&lt;p&gt;France terre d'accueil. Mais la ma&#238;trise des flux migratoires et le contr&#244;le des fronti&#232;res en Europe, accompagn&#233;es des fantasmes qui y sont accol&#233;s, entra&#238;nent encore une surench&#232;re dans les annonces successives des pouvoirs publics. Un &#233;ni&#232;me plan d'action muscle encore les dispositifs. La politique de l'immigration se r&#233;sumera-t-elle &#224; faire du chiffre ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Nous voulons suivre au jour le jour et semaine apr&#232;s semaine les flux migratoires &#187; : en pr&#233;sentant au conseil des ministres du 12 mai son plan de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;France terre d'accueil. Mais la ma&#238;trise des flux migratoires et le contr&#244;le des fronti&#232;res en Europe, accompagn&#233;es des fantasmes qui y sont accol&#233;s, entra&#238;nent encore une surench&#232;re dans les annonces successives des pouvoirs publics. Un &#233;ni&#232;me plan d'action muscle encore les dispositifs. La politique de l'immigration se r&#233;sumera-t-elle &#224; faire du chiffre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;Nous voulons suivre au jour le jour et semaine apr&#232;s semaine les flux migratoires &#187; : en pr&#233;sentant au conseil des ministres du 12 mai son plan de lutte contre l'immigration irr&#233;guli&#232;re, le ministre de l'Int&#233;rieur, de la S&#233;curit&#233; int&#233;rieure et des Libert&#233;s locales, Dominique de Villepin, annon&#231;ait la couleur : encore plus de fermet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'&#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re est estim&#233;, en une confortable fourchette, entre 200 000 et 400 000 personnes. Actuellement, la France d&#233;livre environ 217 000 titres de s&#233;jour par an, toujours selon le minist&#232;re, qui prend soin de pr&#233;ciser dans la foul&#233;e que &#171; 87 % des demandes d'asile ne correspondent pas aux crit&#232;res &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; en sommes-nous aujourd'hui de notre politique d'immigration ? Les id&#233;es se sont d&#233;clin&#233;es en une kyrielle de mesures : la r&#233;cente constitution d'une agence nationale d'accueil des &#233;trangers et des migrations (ANAEM) va se voir compl&#233;ter par la cr&#233;ation d'un comit&#233; interminist&#233;riel de contr&#244;le de l'immigration. La multiplication des contr&#244;les est annonc&#233;e, ainsi que de nouveaux outils sous forme d'agence europ&#233;enne des fronti&#232;res ou de p&#244;les d'immigration dans les d&#233;partements, avec l'objectif de 20 000 &#171; &#233;loignements &#187; point&#233; pour l'ann&#233;e 2005 (soit 4 000 de plus que l'an dernier, sachant que plus de 64 000 arr&#234;t&#233;s pr&#233;fectoraux de reconduite avaient &#233;t&#233; prononc&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le code civil serait modifi&#233; pour supprimer la reconnaissance automatique des mariages conclus &#224; l'&#233;tranger, et des visas biom&#233;triques mis en place. Des fichiers d'accueil doivent &#234;tre cr&#233;&#233;s dans chaque commune et centralis&#233;s, et des v&#233;rifications de domicile effectu&#233;es sur ordre des pr&#233;fets pour les demandeurs d'asile. Une police de l'immigration renforcera la police de l'air et des fronti&#232;res, avec six cents policiers suppl&#233;mentaires. Dirig&#233; par la gendarmerie, un office de lutte contre le travail ill&#233;gal (Olcti) viendra renforcer l'Office central pour la r&#233;pression de l'immigration ill&#233;gale et de l'emploi des &#233;trangers sans titre (Ocriest) d&#233;j&#224; existant. Soixante-cinq mille personnes ayant d&#233;pos&#233; une demande d'asile en 2004, l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra) &#233;tablira une liste des pays &#171; s&#251;rs &#187; d'ici le 15 juin en vue de r&#233;duire la proc&#233;dure &#224; six mois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Refondre la politique d'immigration&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures vont faire des &#233;trangers des &#171; boucs &#233;missaires &#187;, craint la Ligue des droits de l'homme ; ce registre liberticide n'a jamais &#233;t&#233; efficace, estime le Gisti, les plus faibles allant &#233;videmment faire les frais d'une op&#233;ration de communication de cette &#171; politique de maltraitance &#187; (France terre d'asile). La pr&#233;paration d'une liste de &#171; pays s&#251;rs &#187; est vivement contest&#233;e (Amnesty international). Globalement, le sentiment de brutalit&#233; pr&#233;vaut, un &#233;ditorial du Monde &#233;voquant m&#234;me une &#171; politique &#224; la hussarde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#233;cent documentaire La Blessure (Nicolas Klotz), on voit bien cette brutalit&#233; caract&#233;risant la r&#233;ponse oppos&#233;e &#224; l'espoir des &#233;trangers &#171; en instance &#187; dans les zones d'attente a&#233;roportuaires. La r&#233;alit&#233; a d'ailleurs violemment rejoint le propos, l'acteur principal du film, Adama Doumbia, &#233;tant lui-m&#234;me d&#233;bout&#233; de sa demande d'asile et menac&#233; d'expulsion. Les actions se suivent : le 6 mai dernier, douze sans-papiers install&#233;s &#224; la Bourse du travail parisienne avaient appris apr&#232;s 51 jours de gr&#232;ve de la faim et quelques interventions d&#233;cisives, dont celle de l'Abb&#233; Pierre, qu'ils allaient enfin &#234;tre r&#233;gularis&#233;s, &#171; le pr&#233;fet &#233;tant en droit de faire une appr&#233;ciation humanitaire des principes de la loi &#187;. Le 25 mai, &#224; Paris, plusieurs centaines de sans-papiers ont symboliquement occup&#233; le mus&#233;e de l'Immigration&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2004, un rapport de l'Inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales (IGAS) avait d&#233;montr&#233; que les d&#233;bout&#233;s du droit d'asile grossissaient automatiquement les rangs des sans-papiers. &#171; Sentiment de honte &#187;, &#171; situation intol&#233;rable &#187; : un rapport s&#233;natorial a r&#233;cemment d&#233;nonc&#233; l'arbitraire, l'atmosph&#232;re carc&#233;rale et la v&#233;tust&#233; des centres de r&#233;tention (Villepin, qui entend augmenter leur nombre de places, n'a pas eu un mot &#224; ce sujet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, l'Espagne et l'Italie, apr&#232;s de longues n&#233;gociations avec patronat et syndicats, ont chacune r&#233;gularis&#233; entre 6 et 700 000 sans-papiers, avec l'id&#233;e de &#171; faire affleurer l'&#233;conomie souterraine et de lutter contre les mafias qui exploitent les immigr&#233;s &#187;. Par ailleurs, on cerne mieux aujourd'hui comment l'argent des migrants irrigue l'&#233;conomie des pays pauvres, avec des formules &#233;conomiques adapt&#233;es : l'ann&#233;e 2005 a d'ailleurs &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233;e ann&#233;e du microcr&#233;dit par l'ONU, et ces questions seront abord&#233;es &#224; la Conf&#233;rence de Paris pr&#233;sid&#233;e par Chirac le 20 juin prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un r&#233;cent &#233;crit divulgu&#233; d&#233;but mai, l'ancien pr&#233;sident de SOS Racisme, Malek Boutih, avait d&#233;nonc&#233; une politique actuelle &#171; illisible et en &#233;chec &#187;, et s'&#233;tait, pour sa part, prononc&#233; pour une refonte totale de la politique d'immigration, pour des quotas par pays en fonction des besoins et des capacit&#233;s d'accueil, avec un nombre de titres de s&#233;jour valid&#233;s par le conseil des ministres. Une administration pour l'accueil et l'insertion des immigr&#233;s g&#233;rerait les flux, avec une antenne dans chaque pays partenaire. Le moins que l'on puisse &#233;crire est que ce d&#233;bat ne s'est pas ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Union d&#233;veloppe une politique visant &#224; assurer le contr&#244;le des personnes et la surveillance efficace du franchissement des fronti&#232;res ext&#233;rieures &#187;, stipulait l'article III-265 du Trait&#233; constitutionnel (ces lignes s'&#233;crivent &#224; quelques heures du scrutin), donnant une base juridique &#224; un corps europ&#233;en de gardes fronti&#232;res. Presque dix ans apr&#232;s les accords de Schengen, l'Europe devra-t-elle, pour exister, se faire forteresse ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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