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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le th&#233;&#226;tre en prison, un moyen de r&#233;insertion. </title>
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		<title>Comment faire &#233;merger des savoir-faire en prison</title>
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&lt;p&gt;Faire du th&#233;&#226;tre avec ceux qui sont exclus, c'est le choix du th&#233;&#226;tre de l'Impr&#233;vu. Qui, &#224; partir de l'animation d'un atelier en prison, s'est vu confier un projet de formation professionnelle en faveur des d&#233;tenus. Une &#233;volution qui correspond pleinement &#224; son engagement &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Impr&#233;vu surgit en 1993 : J&#233;r&#244;me Spick, aujourd'hui administrateur de la compagnie, rencontre le travail th&#233;&#226;tral du com&#233;dien G&#233;rard Gall&#233;go. R&#233;v&#233;lation. Pour lui, c'est un formidable vecteur de d&#233;veloppement personnel. Il faut mettre &#231;a &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Faire du th&#233;&#226;tre avec ceux qui sont exclus, c'est le choix du th&#233;&#226;tre de l'Impr&#233;vu. Qui, &#224; partir de l'animation d'un atelier en prison, s'est vu confier un projet de formation professionnelle en faveur des d&#233;tenus. Une &#233;volution qui correspond pleinement &#224; son engagement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Impr&#233;vu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Th&#233;&#226;tre de l'Impr&#233;vu - Espace Daniel Sorano - BP 8009 - 94301 Vincennes cedex. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; surgit en 1993 : J&#233;r&#244;me Spick, aujourd'hui administrateur de la compagnie, rencontre le travail th&#233;&#226;tral du com&#233;dien G&#233;rard Gall&#233;go. R&#233;v&#233;lation. Pour lui, c'est un formidable vecteur de d&#233;veloppement personnel. Il faut mettre &#231;a &#224; disposition du plus grand nombre. Une association est cr&#233;&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, choc, encore. Pour G&#233;rard Gall&#233;go, cette fois, lors de l'animation d'un atelier au quartier des mineurs de Bois-d'Arcy (78). La mis&#232;re conduit &#224; l'enfermement : une majorit&#233; de d&#233;tenus est issue de milieux sociaux culturels d&#233;favoris&#233;s. &#192; partir de ce constat, la compagnie va penser en termes de &#171; th&#233;&#226;tre social &#187;, entendez par l&#224; en faire avec ceux qui sont en voie d'exclusion. Une quinzaine de projets verront le jour en partenariat avec les plans locaux d'insertion (PLI), les espaces de socialisation, les plates-formes de mobilisation, les prisons elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfermement a des effets tr&#232;s concrets : on finit par ne plus se percevoir autrement que dans le r&#244;le qu'on occupe : asocial, dangereux, criminel. L'Impr&#233;vu propose des exp&#233;riences artistiques &#224; partir desquelles la personne peut changer de regard sur elle-m&#234;me et sur le monde. &lt;i&gt;&#171; Je les fais travailler sur les sensations, le mouvement, l'espace, l'&#233;coute. Quand tu fais bouger les gens, les mots sortent. Le geste est moteur d'une parole, surprenante &#187;&lt;/i&gt; d&#233;taille G&#233;rard Gall&#233;go, avant de poursuivre : &lt;i&gt;&#171; Je donne la parole aux gens, c'est fondamental, et quand c'est en d&#233;tention l&#224; o&#249; elle est b&#226;illonn&#233;e&#8230; &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, pas de confusion th&#233;rapeutique : c'est dans une forme th&#233;&#226;trale que cette parole prend du sens. P&#233;trie, fa&#231;onn&#233;e, de mani&#232;re &#224; ce que chaque mot touche. &lt;i&gt;&#171; Car ce qui m'importe, c'est qu'ils soient entendus et appr&#233;ci&#233;s autrement. Je ne m'adresse pas au &#171; &#233;r&#233;miste &#187;, au criminel ou au d&#233;linquant, je m'adresse &#224; la part d'humain qu'il y a en chacun, et je m'attache &#224; trouver les moyens de la faire briller. Quand le public vibre au spectacle, alors il se passe quelque chose. On touche &#224; l'&#339;uvre, &#224; l'universel. Pour moi, l'art ne remplit sa mission que lorsqu'il touche le plus grand monde &#187;&lt;/i&gt; On l'aura compris, pas de complaisance, les projets mont&#233;s sont d'une exigence toute professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mettre la barre haute et surtout pas d'occupationnel : &lt;i&gt;&#171; D&#232;s le d&#233;part, je suis ferme avec eux, la tenue, l'attitude, ils adorent la rigueur, c'est une question de respect pour eux et pour le travail qu'on va faire &#187;&lt;/i&gt;&#8230; De m&#234;me, on ne leurre pas les gens sur ce qu'on leur propose. Le th&#233;&#226;tre est l'art de l'&#233;ph&#233;m&#232;re : exp&#233;rience magique d'un moment, elle a une fin. Les retomb&#233;es seront travaill&#233;es &#224; un autre endroit avec les travailleurs sociaux r&#233;f&#233;rents. C'est pourquoi un partenariat &#233;troit avec les structures d'accueil est requis. La clart&#233; de la proposition s&#233;duit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'atelier &#224; la formation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire de Bois-d'Arcy (Yvelines), cinq projets ont vu le jour entre 1996 et 2000 &#224; la maison d'arr&#234;t de Fresnes, de dix jours chacun, avec une pr&#233;sentation du travail dans le cadre des activit&#233;s socioculturelles. Un organisme de formation, le GEPSA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Op&#233;rateur priv&#233;, filiale d'Elyo, ma&#238;tre d'&#339;uvre d'actions de formation dans 15 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sollicite alors la compagnie pour animer une formation pr&#233;qualifiante au centre p&#233;nitentiaire de Chauconin-Meaux, en r&#233;gion parisienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers une entreprise d'entra&#238;nement p&#233;dagogique, il s'agit d'ouvrir un th&#233;&#226;tre intra-muros, anim&#233; et g&#233;r&#233; par les d&#233;tenus. Ils s'initieront de mani&#232;re vivante aux diff&#233;rents m&#233;tiers qu'implique l'activit&#233; d'un &#233;tablissement culturel : cr&#233;ation et production de spectacles, ressources humaines, comptabilit&#233; gestion, communication, publicit&#233;, tenue de fichiers, fiches de paies&#8230; D'environ 600 heures, la formation rassemblera une douzaine de d&#233;tenus. Stagiaires de la formation pour adultes, ils seront r&#233;mun&#233;r&#233;s par le CNASEA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Organisme payeur de prestations dans le domaine de l'emploi, de la formation (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Impr&#233;vu intervient pour la partie artistique : jeu des com&#233;diens, &#233;criture des pi&#232;ces, &#233;clairage, son, construction des costumes et d&#233;cors. Les aspects de production, gestion et bureautique sont confi&#233;s &#224; d'autres intervenants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre &#233;quipe mettra l'accent sur la technique : &#233;lectricit&#233;, peinture, petite menuiserie, car pour le jeu et la mise en sc&#232;ne, ces m&#233;tiers ne s'apprennent pas en quelques mois, sans parler des d&#233;bouch&#233;s &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Le premier module a commenc&#233; mi-avril. Il court jusqu'en juillet et donnera lieu &#224; une pr&#233;sentation. Il faut dans un premier temps essuyer les pl&#226;tres, et l'am&#233;nagement de la salle de 200 m2 n'est m&#234;me pas termin&#233;. Mais septembre verra la suite de cette entreprise originale de formation qui se veut p&#233;renne : &lt;i&gt;&#171; Au th&#233;&#226;tre, tu dois assurer devant 200 personnes. Nous allons d'abord d&#233;velopper des savoir-&#234;tre. Ce n'est qu'apr&#232;s qu'on peut aborder l'apprentissage de savoir-faire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Impr&#233;vu s'enthousiasme pour cette aventure innovante en faveur des d&#233;tenus, qui va dans le sens de leur travail d'acc&#232;s &#224; la culture. &#201;troitement li&#233; &#224; l'acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation. Les deux sont articul&#233;s de remarquable fa&#231;on dans le projet de Chauconin : &#171; L'&#233;ducation des adultes est plus qu'un droit : elle est une clef pour le XXIe si&#232;cle. Elle est &#224; la fois la cons&#233;quence d'une citoyennet&#233; active et la condition d'une pleine et enti&#232;re participation &#224; la vie de la soci&#233;t&#233; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;claration de Hambourg. Cinqui&#232;me conf&#233;rence internationale de l'UNESCO sur (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Th&#233;&#226;tre de l'Impr&#233;vu - Espace Daniel Sorano - BP 8009 - 94301 Vincennes cedex. T&#233;l. 01 43 74 46 56 . mail : &lt;a href=&#034;mailto:theatre.imprevu@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;theatre.imprevu@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Op&#233;rateur priv&#233;, filiale d'Elyo, ma&#238;tre d'&#339;uvre d'actions de formation dans 15 prisons, en lien avec l'&#201;ducation nationale et l'administration p&#233;nitentiaire. Les formations propos&#233;es doivent &#234;tre en ad&#233;quation avec les besoins du bassin d'emploi de l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire, dans le but de favoriser l'insertion professionnelle des sortants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Organisme payeur de prestations dans le domaine de l'emploi, de la formation professionnelle et de l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;claration de Hambourg. Cinqui&#232;me conf&#233;rence internationale de l'UNESCO sur l'&#233;ducation des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Une aventure th&#233;&#226;trale en prison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Une-aventure-theatrale-en-prison</link>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>753</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'initier au jeu d'acteur, construire un &#171; spectacle &#187; et le pr&#233;senter &#224; un public, le tout en cinq jours : c'est le d&#233;fi propos&#233; aux d&#233;tenus de la maison d'arr&#234;t de Fresnes. Du 7 au 11 mars, nous avons suivi le Th&#233;&#226;tre du Fil dans cette mise en sc&#232;ne pas comme les autres &lt;br class='autobr' /&gt;
9h 15, le 7 mars 2005, all&#233;e des Thuyas, Fresnes, entr&#233;e principale, prison hommes. Pr&#233;senter sa pi&#232;ce d'identit&#233;, la laisser &#224; la gu&#233;rite pour enregistrement, attendre l'ouverture de la porte, et une fois dans le sas r&#233;cup&#233;rer un jeton (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'initier au jeu d'acteur, construire un &#171; spectacle &#187; et le pr&#233;senter &#224; un public, le tout en cinq jours : c'est le d&#233;fi propos&#233; aux d&#233;tenus de la maison d'arr&#234;t de Fresnes. Du 7 au 11 mars, nous avons suivi le Th&#233;&#226;tre du Fil dans cette mise en sc&#232;ne pas comme les autres&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;9h 15, le 7 mars 2005, all&#233;e des Thuyas, Fresnes, entr&#233;e principale, prison hommes. Pr&#233;senter sa pi&#232;ce d'identit&#233;, la laisser &#224; la gu&#233;rite pour enregistrement, attendre l'ouverture de la porte, et une fois dans le sas r&#233;cup&#233;rer un jeton m&#233;tallique num&#233;rot&#233;, laisser-passer. D&#233;poser en consigne les portables, les sacs au scanner, les personnes sous le portique &#224; rayons X (ne pas oublier ses clefs). R&#233;cup&#233;rer ses effets personnels. Attendre le d&#233;verrouillage de la deuxi&#232;me porte. Traverser une cour et par les marches creus&#233;es acc&#233;der au b&#226;timent principal. Hall barr&#233; d'une gigantesque grille. Poste de contr&#244;le. Se signaler, laisser son jeton num&#233;rot&#233;, v&#233;rification des noms, lib&#233;ration portail. Avancer dans l'immense couloir parquet&#233;, contr&#244;le, encore, se pr&#233;senter, le verrou claque, passer. Stationner. Carrefour des ailes sud et nord, d&#233;fendues par des barreaux. Dans l'aile nord se trouvent les cellules r&#233;serv&#233;es aux d&#233;tenus volontaires du Quartier interm&#233;diaire sortants (QIS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Umbricht, psychologue du QIS rejoint l&#224; l'&#233;quipe du Fil et le groupe concern&#233;. Son enthousiasme se d&#233;tache sur les murs ternes de l'enceinte. Vue sur les &#233;tages, portes trou&#233;es de judas, filets tendus, prophylaxie des suicides. &#171; D&#233;tenus QIS ! &#187; crie un surveillant vers le plafond. Dix minutes. Une colonne stoppe devant la grille. Claquement ouverture. Les six hommes, visages ferm&#233;s, s'alignent contre le mur. L'un d'entre eux marmonne quelques invectives &#224; l'adresse d'un maton. La tension est perceptible. Mais la psychologue le calme fermement. &#171; En silence et contre le mur, avancez ! &#187; ordonne le surveillant. La file se met en branle. Gardien, psy et com&#233;diens marchent au milieu du couloir. &#201;viter tout contact. Grilles, portiques contr&#244;les. Aux murs, imposants tableaux peints par un artiste faussaire durant sa d&#233;tention. Derri&#232;re la neuvi&#232;me porte, &#171; la chapelle &#187; : on d&#233;couvre une monumentale salle &#233;quip&#233;e d'une sc&#232;ne et de gradins, une dizaine de m&#232;tres sous plafond. Il y fait un froid de canard ; des fientes de pigeons en t&#226;ches claires maculent le parquet. Grandiose espace, &#224; l'abandon, pour une semaine d&#233;di&#233;e au th&#233;&#226;tre. Il est dix heures pass&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une heure a suffi pour donner une id&#233;e de ce qui nous attend : pression omnipr&#233;sente du syst&#232;me p&#233;nitentiaire, mobilit&#233; individuelle et collective sans cesse contrari&#233;e, temps carc&#233;ral sur lequel on n'aurait pas de prise.&lt;br class='manualbr' /&gt;En d&#233;tention, le temps perd de son sens, et s'&#233;tire en attente interminable. L'&#233;quipe du Fil y est aussi confront&#233;e. Pour huit heures par jour sur site, nous ne travaillerons que quatre heures avec les d&#233;tenus. Le reste : entrer/sortir, pause d&#233;jeuner au mess de 11h 30 &#224; 14h 00. Dans ce temps ralenti qui d&#233;phase et assoupit, il faudra mobiliser les &#233;nergies pour produire en cinq jours un spectacle. Le pari n'en para&#238;t que plus fou ! C'est pourtant celui qu'ont fait les permanents du QIS, et avec eux le Th&#233;&#226;tre du Fil : arriver &#224; une pr&#233;sentation th&#233;&#226;trale de qualit&#233;, dans ces conditions. Challenge accept&#233; de part et d'autre qui introduit l'urgence de se mettre au travail pour construire collectivement un objet digne d'&#234;tre d&#233;fendu et montr&#233;. Alors cette exp&#233;rience forte et br&#232;ve, valid&#233;e en fin de parcours, constituera pour les d&#233;tenus une s&#233;quence marquante o&#249; le temps aura repris du sens. Bien, mais comment ? (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Comment-faire-emerger-des-savoir-faire-en-prison' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience du th&#233;&#226;tre de l'Impr&#233;vu&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; C'est ouf, &#224; quoi &#231;a sert ? &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la chapelle, le surveillant et la psychologue partis, on se fait face. Sur le visage des d&#233;tenus, on peut lire la m&#233;fiance, l'expectative. Anthony Quenet et Sylvie Beaujard, com&#233;diens metteurs en sc&#232;ne form&#233;s au Fil exposent bri&#232;vement le programme, le cadre, les pauses, les exercices n&#233;cessairement d&#233;routants pour qui n'a jamais fait de th&#233;&#226;tre, le th&#232;me du double comme fil rouge, la pr&#233;sentation publique le vendredi apr&#232;s-midi. Rafale de questions : &#171; Qui va venir ? Y aura du texte ? Beaucoup ? Parce que moi j'ai pas une trop bonne m&#233;moire&#8230; &#187;. Les r&#233;ponses sont rassurantes ; et puis Olga Chestakova (com&#233;dienne animatrice du Fil) et Herv&#233; Sovrano (journaliste &#224; Lien Social) travailleront avec vous et seront sur sc&#232;ne lors de la pr&#233;sentation. C'est parti !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Debout en cercle sur la sc&#232;ne, jouer avec l'acte de se pr&#233;senter, dire son pr&#233;nom et l'adresser, se rencontrer, soutenir le regard, cr&#233;er le contact et le maintenir, jusqu'au bout. Certains s'esclaffent, les &#233;motions arrivent. La relation &#224; l'autre est abord&#233;e, le trouble qu'elle suscite, sans gravit&#233;. Les rires t&#233;moignent de la g&#234;ne, mais aussi de la surprise de se retrouver dans des situations simples revisit&#233;es par le jeu. On explore l'espace et progressivement, de la sc&#232;ne, on investit toute la chapelle, recoins et gradins en courses-poursuites m&#233;morables. Pour qui est enferm&#233;, ce travail est lib&#233;rateur. Plus tard, sont sollicit&#233;s des mouvements plus abstraits, moins illustratifs. Honor&#233; excelle &#224; ce jeu-l&#224; et montre des talents de danseur funambule. Les autres doivent reproduire ses passages et lancent : &#171; H&#233; ! Nous fais pas tes trucs compl&#232;tement ouf, on ne peut pas suivre &#187;, mais derri&#232;re ces protestations, pointe l'admiration. &#171; T'as d&#233;j&#224; fait du th&#233;&#226;tre ou quoi ? &#187;. Pour autant, tous n'ont pas cette disponibilit&#233; corporelle. On sent les corps malmen&#233;s par la musculation, les traumatismes ou le laisser-aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les colonnes de d&#233;tenus crois&#233;es dans le couloir renvoient &#224; une image asilaire. Le syst&#232;me carc&#233;ral renforce la m&#233;canisation des corps. Les gestes, les d&#233;placements autoris&#233;s remplissent une fonction utilitaire contr&#244;lable. On pr&#233;vient ainsi toute mauvaise surprise synonyme de danger potentiel. Et pourtant le th&#233;&#226;tre propose qu'ils se surprennent et se d&#233;couvrent ailleurs, l&#224; o&#249; ils ne s'attendaient pas. Conflit. Des murs internes se dressent. &#171; &#192; quoi &#231;a sert de bouger comme &#231;a ? &#199;a sera dans le spectacle ? On peut pas parler ? Amener notre musique plut&#244;t que la v&#244;tre ? &#187;. Recours &#224; la parole, retrouver du connu. Comprendre, rationaliser, et puis n&#233;gocier &#226;prement pour passer &#224; autre chose, aux mots si possible, appui et &#233;cran &#224; la fois. Rassurer encore : &#171; Faites-nous confiance, laissez-vous porter, profitez de cette semaine pour d&#233;couvrir des choses que vous ne connaissez pas &#187; r&#233;p&#233;teront Anthony et Sylvie, tout au long du stage. Quelques-uns acquiescent : &#171; Oui, c'est vrai, moi &#231;a me permet de m'&#233;vader &#187;, mais ils ne sont pas leaders. Alors, on passe &#224; d'autres exercices moins ouverts &#224; l'&#233;tranget&#233;, surtout reprendre du plaisir et se d&#233;tendre &#224; nouveau. &#192; 16h 30, lorsque les d&#233;tenus regagnent leurs cellules, ils nous quittent avec le sourire. Cela n'&#233;chappe pas &#224; la psychologue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rien n'est gagn&#233;, tenir jusqu'au bout&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les jours d'apr&#232;s, hauts et bas se succ&#232;dent, impr&#233;visibles. Au gr&#233; de ce qui s'est pass&#233; en cellule : conflits avec les surveillants, parloirs, bonnes ou mauvaises nouvelles. Il faudra porter au groupe, sans discontinuer, une attention de tous les instants. D&#232;s mardi, les textes sont distribu&#233;s (Beckett, B&#252;chner, Dosto&#239;evski&#8230;). Malgr&#233; les &#171; c'est pas du th&#233;&#226;tre de vieux ? On peut pas &#233;crire nous-m&#234;mes, parce que l&#224; franchement&#8230; &#187;&#8230; &#171; Bon, c'est vraiment un autre monde &#187;, conc&#232;de Ahmed tout en s'octroyant un extrait de Woyzeck. Le texte soulage la plupart : support concret, il focalise l'attention. Il d&#233;signe une place d'&#234;tre parlant, et c'est essentiel. Tous ont un r&#244;le &#224; tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Fil a fait entrer du mat&#233;riel son et lumi&#232;re. Roger et Mohammed donnent un coup de main pour l'installation des projecteurs. &#171; Moi je verrais plut&#244;t un violet l&#224; &#187;. On donne son avis et dans la p&#233;nombre les yeux brillent. &#201;clabouss&#233;e de couleurs, la sc&#232;ne devient espace de fiction. L'essai des costumes, casquettes et chapeaux est l'occasion d'une franche rigolade : &#171; L&#224;, &#231;a le fait vraiment, ta veste Roger, &#231;a te donne un air de vrai flambeur &#187;. On enfile une autre peau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi, le groupe se tend vers la pr&#233;sentation. Les plus fragiles montrent des signes d'angoisse, parasitant le travail. Jeudi, un accompagnement individualis&#233; s'impose. Parfois au corps &#224; corps, rappelant le holding winnicottien. Sylvie r&#233;p&#232;te toute une matin&#233;e avec Ahmed, qui ne cesse de lui dire : &#171; Je vais vous d&#233;cevoir, je vais vous d&#233;cevoir &#187;. Avant la pause, on se montre les sc&#232;nes, et les applaudissements r&#233;confortent. Lors des filages, ce sont maintenant les d&#233;tenus qui s'encouragent : &#171; Tu t'es engag&#233;, alors va jusqu'au bout et fais le bien &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vendredi, juste avant la repr&#233;sentation : sur le chemin de la chapelle, &#224; chaque poste, les d&#233;tenus doivent montrer leur carte de d&#233;tention. La pression grimpe en fl&#232;che. Noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les com&#233;diens sont sur sc&#232;ne et le jeu commence pendant l'arriv&#233;e m&#234;me des spectateurs. Une vingtaine, dont on distingue bien les visages. On va jusqu'aux applaudissements sans anicroche, concentr&#233;s, ressentant les r&#233;actions du public, des rires parfois, concentrant l'attention tout du long du spectacle. La lumi&#232;re revient en salle, un &#233;change sur sc&#232;ne est improvis&#233;. &#201;tudiants et professionnels du secteur m&#233;dico-social, formateurs, artistes, se pr&#233;sentent &#224; la demande d'Ahmed. &#171; Moi, &#231;a m'a fait plaisir quand j'ai entendu les gens rire &#187;, reconna&#238;t-il. Mohamed a le triomphe modeste : &#171; C'&#233;tait facile ! &#187;. Rire g&#233;n&#233;ral. &#171; En fait, c'&#233;tait ouf, jamais cru que j'allais tenir jusqu'au bout, et puis si &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soutien du groupe y est pour beaucoup : &#171; &#199;a nous a permis de quitter la cellule, de se conna&#238;tre autrement, de rigoler ensemble &#187;. Ahmed, qui fut celui qui n&#233;gocia le plus, remercie les intervenants du Fil. Sylvie avoue : &#171; Au d&#233;part quand je vous ai vu arriver, je me suis dis, ils sont impressionnants, &#8211; alors qu'on est des gros nounours pr&#233;cise Ahmed &#8211; et puis apr&#232;s sur sc&#232;ne, j'ai vu la beaut&#233; de chacun appara&#238;tre, au d&#233;tour des &#171; impros &#171; &#187;. Et c'est l'intelligence des metteurs en sc&#232;ne d'avoir su capter les moments o&#249; chacun brillait, et d'en avoir fait le spectacle. &#171; Moi, j'&#233;tais perdu &#187;, s'esclaffe Laurent. Et ce qui reste, ce sont ces sourires sur les visages. Exit la fermeture du premier jour. Une certaine l&#233;g&#232;ret&#233; retrouv&#233;e dans le tragique de ces destins &#233;chou&#233;s en machine prison.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Th&#233;&#226;tre du Fil f&#234;te ses 30 ans</title>
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&lt;p&gt;Cette troupe-&#233;cole forme aux m&#233;tiers du spectacle &#8220;jeunes griff&#233;s&#8221; &#8211; orient&#233;s par la PJJ &#8211; et &#8220;jeunes d&#233;griff&#233;s&#8221;, selon l'expression de son fondateur Jacques Miquel. Brasser les populations et les rassembler autour d'une aventure th&#233;&#226;trale exigeante, c'est la proposition du Fil qui a depuis longtemps conquis les jeunes. Par contre, il faut toujours lutter pour exister face aux politiques de prise en charge des mineurs d&#233;linquants &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Th&#233;&#226;tre du Fil fait ses d&#233;buts dans les ann&#233;es soixante-dix sur les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette troupe-&#233;cole forme aux m&#233;tiers du spectacle &#8220;jeunes griff&#233;s&#8221; &#8211; orient&#233;s par la PJJ &#8211; et &#8220;jeunes d&#233;griff&#233;s&#8221;, selon l'expression de son fondateur Jacques Miquel. Brasser les populations et les rassembler autour d'une aventure th&#233;&#226;trale exigeante, c'est la proposition du Fil qui a depuis longtemps conquis les jeunes. Par contre, il faut toujours lutter pour exister face aux politiques de prise en charge des mineurs d&#233;linquants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Th&#233;&#226;tre du Fil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Th&#233;&#226;tre du Fil - Ferme de Champagne - BP 40 - 91602 Savigny-sur-Orge cedex. (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; fait ses d&#233;buts dans les ann&#233;es soixante-dix sur les routes chaotiques du sud. Alain Vigier et Jacques Miquel transportent leur th&#233;&#226;tre de place en place, et sont frapp&#233;s du pouvoir f&#233;d&#233;rateur de cet art populaire. C'est qu'ils en ont une id&#233;e festive, privil&#233;giant l'aspect carnavalesque et cathartique. Animations dans les quartiers nord de Marseille, les jeunes qui tra&#238;nent se laissent embarquer par leurs propositions. En t&#226;che d'huile le mal se r&#233;pand, le mal du th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la rencontre d'Emmanuelle Lesne, auteure, le trio s'installe &#224; Paris. Avec l'&#201;ducation surveill&#233;e de l'&#233;poque et son directeur r&#233;gional, Georges Fournier, ils se lancent dans les stages d'insertion pour des jeunes en grande difficult&#233;. Engouement encore, tant et si bien, que germe l'id&#233;e d'une troupe-&#233;cole. Elle fleurit dans la for&#234;t de Rambouillet (Yvelines) en 1983, &#224; Montlieu, dans un des sites du minist&#232;re de la Justice. C'est la base arri&#232;re de la compagnie, qui accueillera l&#224; une trentaine de jeunes, sur deux ann&#233;es ou plus, moiti&#233; Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ou Aide sociale &#224; l'enfance (ASE), moiti&#233; tout venant. &#201;viter les ghettos, favoriser l'&#233;mulation par la diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au programme, formation qualifiante aux m&#233;tiers du spectacle : com&#233;dien animateur, r&#233;gisseur, costumi&#232;re, maquilleuse&#8230; Comment ? Par un vivre et faire avec. Spectacles, ateliers et &#233;v&#233;nements festifs dans les quartiers, les &#233;coles, les prisons. Les &#233;ducateurs sont plus &#171; qu'&#233;ducs &#187;, tout le monde est pris par la fabrique du th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 90 verront la multiplication des rencontres, l'approfondissement de la d&#233;marche artistique &#8211; entr&#233;e des arts plastiques et visuels &#8211;, l'ouverture &#224; l'Europe. Avec Marc Klein, Le Fil &#233;change avec l'universit&#233;. Un colloque &#171; Th&#233;&#226;tre et exclusion &#187; est organis&#233;. Les rencontres internationales de 1993 voient les spectacles foisonner et renverser les barri&#232;res culturelles. Mais en 97, la compagnie doit quitter Montlieu. Les motifs invoqu&#233;s sont &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Miquel &#233;crit : &#171; C'est une d&#233;ception de voir que l'administration ne sait pas se saisir de ce qui se fait de vivant, d'original, d'un peu diff&#233;rent, ne sait pas mesurer combien ce lieu est porteur &#187;. Pr&#233;monition. D&#233;m&#233;nagement &#224; la Ferme Champagne, autre site de la PJJ, &#224; Savigny-sur-Orge (91). Le Fil sort de sa for&#234;t. En 2002, la convention est brutalement d&#233;nonc&#233;e par l'administration. Apr&#232;s que le Th&#233;&#226;tre ait accueilli une r&#233;union syndicale mettant en cause les centres ferm&#233;s. L'expulsion est imminente.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ne pas rompre Le Fil&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1981, plus de trente spectacles ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s et tourn&#233;s en France et &#224; l'&#233;tranger (Russie, Tunisie, Belgique&#8230;). De nombreux jeunes ont &#233;t&#233; form&#233;s &#224; cette &#233;cole de vie, ainsi que se pla&#238;t &#224; le rappeler Jacques Miquel, dont beaucoup travaillent d'ailleurs aujourd'hui dans les m&#233;tiers du spectacle ou de l'animation. Citons, pour les plus connus, Dik&#232;s ou La Rue K&#233;tanou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres sont employ&#233;s dans des &#233;tablissements culturels, ont mont&#233; leur compagnie &#8212; &#171; Le Bobine Th&#233;&#226;tre &#187;, &#171; K Orchestra &#187; &#8212; en poursuivant parfois un partenariat avec Le Fil. Qui, lui, est fortement sollicit&#233; : prisons de Fresnes (94), d'Orl&#233;ans (45), coll&#232;ges, &#233;tablissements r&#233;gionaux d'enseignement adapt&#233; (EREA), instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs (IME), quartiers sensibles, foyers de migrants, &#233;cole de travailleurs sociaux&#8230; Cette reconnaissance provoque la mobilisation, face &#224; l'expulsion, d'un comit&#233; de soutien de poids, comptant de nombreux magistrats et une pr&#233;sidente de cour d'appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; tous ces liens tiss&#233;s, Le Fil tient et ne rompt pas. Il n&#233;gociera son d&#233;part. Des perspectives s'ouvrent avec la communaut&#233; d'agglom&#233;ration de Grigny/Viry (91). Demandeuse de la pr&#233;sence cr&#233;atrice du Th&#233;&#226;tre, elle mettra &#224; disposition des locaux, le ch&#226;teau du Clotay. L'&#233;tude des conditions d'implantation progresse, l'emm&#233;nagement est esp&#233;r&#233; pour le dernier trimestre 2005. Contre vents et mar&#233;es, Le Fil poursuit l'aventure. Aujourd'hui, &#224; La Ferme Champagne, la formation, l'animation et la cr&#233;ation continuent. Une n&#233;cessit&#233; de vie. Derni&#232;re en date, &#171; l'&#201;chapp&#233;e Belle &#187;, d'Emmanuelle Lesne, &#233;voque la situation des sans-papiers, sujet qui tient &#224; c&#339;ur : la compagnie travaille avec des demandeurs d'asile, et a aussi compt&#233; dans ses rangs des apprentis-com&#233;diens apatrides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais depuis 2002, cette crise a pes&#233; sur l'accueil des jeunes PJJ. Ils ne sont plus que trois, faute d'&#233;ducateurs. Inqui&#233;t&#233;s, ceux-ci sont partis sans avoir &#233;t&#233; remplac&#233;s, coupe des budgets oblige. Pour Jacques Miquel, le contentieux est politique. Depuis une dizaine d'ann&#233;es, l'attitude des pouvoirs publics vis-&#224;-vis de la d&#233;linquance juv&#233;nile s'est crisp&#233;e sur les missions r&#233;galiennes et r&#233;pressives : il s'agit de sanctionner, obtenir des r&#233;sultats rapides, spectaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le d&#233;veloppement des centres &#233;ducatifs renforc&#233;s ou ferm&#233;s (CER, CEF) et le programme de construction des prisons pour mineurs. Le Fil, quant &#224; lui, a toujours pr&#244;n&#233; une prise en charge dans la dur&#233;e, visant une formation de l'&#234;tre ouverte sur le monde et sa diversit&#233;, sollicitant la part sensible comme contrepoids &#224; la violence. Quand les solutions traditionnelles ne marchent pas, il faut prendre les chemins de traverse. Apr&#232;s trente ans, s'ils sont toujours aussi chaotiques, la foi en un th&#233;&#226;tre de la rencontre, elle, n'a pas vacill&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.theatre-du-fil.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Th&#233;&#226;tre du Fil&lt;/a&gt; - Ferme de Champagne - BP 40 - 91602 Savigny-sur-Orge cedex. T&#233;l. 01 69 54 24 64&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le th&#233;&#226;tre en prison, un moyen de r&#233;insertion</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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&lt;p&gt;Pr&#233;parer &#224; la sortie des d&#233;tenus r&#233;cidivistes afin qu'ils ne replongent pas, telle est la finalit&#233; des &#171; quartiers interm&#233;diaires sortants &#187; de la prison de Fresnes. Maillon essentiel d'insertion d'une population stigmatis&#233;e, ces QIS ont d&#233;velopp&#233; une prise en charge d'autant plus remarquable qu'elle s'exerce dans un contexte &#233;minemment contraignant. Pour ce faire, un programme bien charg&#233; : ateliers d'information interactifs sur les produits de substitution, les droits sociaux, la recherche d'emploi, la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;parer &#224; la sortie des d&#233;tenus r&#233;cidivistes afin qu'ils ne replongent pas, telle est la finalit&#233; des &#171; quartiers interm&#233;diaires sortants &#187; de la prison de Fresnes. Maillon essentiel d'insertion d'une population stigmatis&#233;e, ces QIS ont d&#233;velopp&#233; une prise en charge d'autant plus remarquable qu'elle s'exerce dans un contexte &#233;minemment contraignant. Pour ce faire, un programme bien charg&#233; : ateliers d'information interactifs sur les produits de substitution, les droits sociaux, la recherche d'emploi, la pr&#233;vention, le sida ou les maladies sexuellement transmissibles, anim&#233;s par des intervenants ext&#233;rieurs. De la dynamique de groupe, du sport, de la relaxation et du th&#233;&#226;tre auquel la part belle est faite&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'antenne toxicomanies&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Rebaptis&#233;es CSST (Centre de soins sp&#233;cialis&#233;s en toxicod&#233;pendance) en 97, &#224; (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de la maison d'arr&#234;t de Fresnes voit le jour en 1986 sous l'impulsion de Claude Jouven, psychologue. Elle constate alors que trop nombreux sont ceux qui reviennent suite &#224; des d&#233;lits li&#233;s &#224; la reprise de produits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment poursuivre une d&#233;marche th&#233;rapeutique initi&#233;e dans les murs, une fois que l'on est dehors sans &#233;tayage ? Il faut alors passer de la contrainte par l'incarc&#233;ration &#224; un choix volontaire. L'id&#233;e d'un travail intra-muros de pr&#233;paration &#224; la sortie s'impose alors. C'est la naissance du QIS hommes en mars 1992&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Essaimant au quartier des femmes en 1997 sous le nom d'espace (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Anim&#233;e par une &#233;quipe alliant exp&#233;rience et dynamisme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Constitu&#233;e d'une psychologue et d'une &#233;ducatrice &#224; temps plein, un animateur et (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la structure est consid&#233;r&#233;e comme &#171; &#233;lectron libre &#187; au sein de la p&#233;nitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui ne manque pas d'inqui&#233;ter. Pas &#233;tonnant, quand on se donne comme mots d'ordre mobilit&#233; et souplesse pour s'adapter &#224; toute n&#233;cessit&#233; s&#233;curitaire, tout en maintenant la qualit&#233; de l'accompagnement. L'&#233;quilibre pr&#233;caire tient malgr&#233; tout depuis treize ans. Les statistiques montrent l'utilit&#233; de &#171; l'&#233;lectron QIS &#187; : 60 % ne reviennent pas apr&#232;s un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail sur le passage, de l'int&#233;rieur &#224; l'ext&#233;rieur, de l'enfermement aux conditions de la libert&#233;, sous la forme de sept stages par an, r&#233;unissant &#224; chaque s&#233;ance une dizaine de d&#233;tenus parmi les plus d&#233;munis : ils sont en situation de grande pr&#233;carit&#233;, pr&#233;sentant des parcours de clochardisation, des probl&#233;matiques de d&#233;pendance (drogues, m&#233;dicaments, alcool, jeux&#8230;) aggrav&#233;es par des pathologies physiques ou mentales. Leur moyenne d'&#226;ge est de trente ans : ils sont r&#233;cidivistes dans leur majorit&#233;, dans le cadre de courtes peines arrivant &#224; &#233;ch&#233;ance. Il faut &#234;tre volontaire pour b&#233;n&#233;ficier d'un QIS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Con&#231;u comme un sas, il s'inscrit dans un espace et une dur&#233;e. Des cellules ainsi que des salles sont sp&#233;cialement affect&#233;es aux stagiaires. Les sessions d'un mois s'inscrivent volontairement dans l'urgence : &#171; Ils viennent faire leur travail, comme nous, on vient faire le n&#244;tre &#187;, explique Martine Umbricht, psychologue du QIS hommes, ils se rendent compte qu'on peut faire beaucoup de choses en une journ&#233;e &#187;. Mais il leur faut se r&#233;habituer au cycle diurne et l'habiter pleinement, car ils sont d&#233;phas&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, un programme bien charg&#233; : ateliers d'information interactifs sur les produits de substitution, les droits sociaux, la recherche d'emploi, la pr&#233;vention, le sida ou les maladies sexuellement transmissibles, anim&#233;s par des intervenants ext&#233;rieurs. De la dynamique de groupe, du sport, de la relaxation, du th&#233;&#226;tre. Et des temps individuels pour &#233;laborer le projet de sortie ainsi que les moyens concrets de sa r&#233;alisation (h&#233;bergement, formation ou travail, lieux de soins&#8230;). Personne ne sortira sans rien et un suivi ponctuel avec un permanent QIS peut &#234;tre demand&#233; par le patient lib&#233;r&#233;. Il se fera dans un centre de soins sp&#233;cialis&#233;s en toxicod&#233;pendance de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de permettre &#224; chacun de traverser une exp&#233;rience valorisante &#224; partir de laquelle il pourra puiser des &#233;l&#233;ments d'appui pour sa future int&#233;gration sociale. Trouver sa place et en laisser &#224; l'autre, favoriser la coop&#233;ration et la solidarit&#233;, sortir d'une relation utilitaire aux choses, aux autres, reprendre confiance dans la parole sont autant d'axes de travail. La part belle est faite au th&#233;&#226;tre dans ce processus, occupant une grande partie du stage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? L'id&#233;e d'une pr&#233;sentation publique de qualit&#233; en cinq jours, c'est les confronter &#224; une prise de risque dans l'urgence, sans se faire de mal. Le challenge est &#224; relever collectivement, chacun doit tenir sa place et peut s'appuyer sur ses partenaires. Sur sc&#232;ne, ils sont mis en lumi&#232;re, acteurs d'un moment de leur vie, les applaudissements viennent confirmer le positionnement et le parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi r&#233;introduire la dimension du jeu vis-&#224;-vis d'eux-m&#234;mes et de leur image. Outre que &#231;a aide face &#224; un employeur ou un propri&#233;taire, &#231;a all&#232;ge le ressenti qu'ils ont de la relation. V&#233;cue par le toxicomane comme passionnelle et dangereuse : &lt;i&gt;&#171; Si tu ne me donnes pas ce dont j'ai besoin, je meurs ! &#187;&#8230; &#171; Quand je les vois sortir du th&#233;&#226;tre avec le sourire, je me dis qu'on est sur le bon chemin ! Au QIS, nous faisons un gros travail de d&#233;dramatisation du lien. Et c'est avec Le Fil que nous avons d&#233;velopp&#233; un partenariat de confiance (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-Theatre-du-Fil-fete-ses-30-ans' class='spip_in'&gt;lire l'article&lt;/a&gt;). Parce qu'ils ont interrog&#233; la passion qu'ils ont pour leur art. Ils ne se positionnent pas dans la toute-puissance mais ont une posture ludique de leur fonction de passeur de th&#233;&#226;tre. Pour nous c'est fondamental de pouvoir faire venir des intervenants qui sauront essuyer l'agressivit&#233; des d&#233;tenus, la d&#233;samorcer par l'humour, rester debout, exigeant et rigoureux &#187;&lt;/i&gt;, insiste Martine Umbricht, qui pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; J'anime un atelier sur la fonction de psychologue. Il y en a toujours un pour me dire que la psy, &#231;a ne sert &#224; rien. J'acquiesce, oui c'est vrai la psy &#231;a sert &#224; rien. Et j'ajoute, c'est pour &#231;a que je me l&#232;ve tous les matins pour venir en prison avec vous, depuis 13 ans. Suit un silence, des rires. Apr&#232;s on commence vraiment &#224; aborder le sujet &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rebaptis&#233;es CSST (Centre de soins sp&#233;cialis&#233;s en toxicod&#233;pendance) en 97, &#224; l'instar des QIS ils sont des &#233;manations du service m&#233;dical psychiatrique r&#233;gional, rattach&#233; &#224; l'EPS Paul Guiraud Villejuif. Ils exercent un mandat th&#233;rapeutique au sein de la p&#233;nitentiaire&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Essaimant au quartier des femmes en 1997 sous le nom d'espace Barbara&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Constitu&#233;e d'une psychologue et d'une &#233;ducatrice &#224; temps plein, un animateur et une secr&#233;taire &#224; mi-temps&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le bonheur d'&#234;tre adolescent</title>
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&lt;p&gt;Michel Fize rapporte qu'au cours d'une interview sur RFI, le journaliste pr&#233;senta son ouvrage, en qualifiant son titre d'&#171; ironique &#187;. Comme si, parler du bonheur d'&#234;tre adolescent ne pouvait &#234;tre pris qu'au second degr&#233; et que, pour &#234;tre cr&#233;dible, il fallait surtout &#233;voquer la crise et l'opposition. Certes, les tensions ne sont pas niables &#224; cet &#226;ge qui peut voir appara&#238;tre des difficult&#233;s. Ce qui est contestable, c'est l'id&#233;e d'une crise biologique n&#233;cessairement in&#233;luctable. &lt;br class='autobr' /&gt;
De fait, ils sont l&#233;gions les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton623-927d0.jpg?1693499196' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Michel Fize rapporte qu'au cours d'une interview sur RFI, le journaliste pr&#233;senta son ouvrage, en qualifiant son titre d'&#171; ironique &#187;. Comme si, parler du bonheur d'&#234;tre adolescent ne pouvait &#234;tre pris qu'au second degr&#233; et que, pour &#234;tre cr&#233;dible, il fallait surtout &#233;voquer la crise et l'opposition. Certes, les tensions ne sont pas niables &#224; cet &#226;ge qui peut voir appara&#238;tre des difficult&#233;s. Ce qui est contestable, c'est l'id&#233;e d'une crise biologique n&#233;cessairement in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, ils sont l&#233;gions les ouvrages qui pr&#233;sentent l'adolescence comme un &#226;ge de sinistre r&#233;putation qui meurtrit et handicape, n&#233;cessitant une prise en charge par les sp&#233;cialistes de la pathologie. Ils sont bien plus rares ceux qui, s'opposant aux id&#233;es re&#231;ues, &#233;voquent des sujets qui ne sont ni forc&#233;ment immatures, ni forc&#233;ment violents, ni obligatoirement opposants n&#233;s, mais au contraire, qui regorgent d'intelligence et de capacit&#233;s. C'est ce que nous proposent les deux auteurs, &#224; travers l'&#233;tude m&#233;thodique et quotidienne d'un groupe de jeunes, suivis sur une p&#233;riode de cinq ann&#233;es, depuis leur CM2 jusqu'&#224; leur classe de seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre adolescent, c'est adopter un mode de vie propre qui a son langage et ses parures et qui puise plus qu'on ne l'imagine dans le bonheur d'exister, les moyens de mener une vie f&#233;conde, d'asseoir une nouvelle identit&#233;, de grandir, de se confronter aux autres afin de pr&#233;parer l'entr&#233;e dans la vie adulte. Pour autant, rarement une notion a &#233;t&#233; &#224; la fois si famili&#232;re et si obscure. Hippocrate situait cet &#226;ge entre 14 et 21 ans, Ambroise Par&#233; entre 18 et 25 ans. Les auteurs nous proposent une mod&#233;lisation qui permet de pr&#233;ciser les contours de cette p&#233;riode de la vie. Ils distinguent entre la premi&#232;re adolescence (10-11 ans), l'adolescence moyenne (12-13 ans) et la grande adolescence (14-15 ans) qui d&#233;bouche ensuite sur la premi&#232;re jeunesse qui s'ouvre avec l'accession au lyc&#233;e. La sortie de l'enfance est marqu&#233;e par l'entr&#233;e au coll&#232;ge, rupture avec le socle de s&#233;curit&#233; que constituaient la lin&#233;arit&#233; temporelle, la permanence et la familiarit&#233; li&#233;es &#224; la fr&#233;quentation des m&#234;mes lieux et m&#234;mes personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est progressivement que va s'affirmer la personnalit&#233; du sujet au travers de l'appropriation d'un espace propre (la chambre dont l'intimit&#233; est jalousement d&#233;fendue), de l'&#233;mergence d'une capacit&#233; nouvelle en terme de r&#233;flexion, de l'introspection et de perception critique du monde adulte (les premi&#232;res victimes &#233;tant les parents et les enseignants qui chutent de leur pi&#233;destal !), de la revendication de plus de libert&#233; pour sortir, pour veiller le soir, pour arborer les v&#234;tements de son choix, de la recherche de l'autre et de l'int&#233;r&#234;t pour la sexualit&#233; qui devient, petit &#224; petit, central&#8230; C'est bien cette &#233;volution que nous montre l'ouvrage qui, tout en r&#233;habilitant un &#226;ge trop souvent d&#233;cri&#233;, propose de multiples illustrations et t&#233;moignages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (208 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>De l'&#226;ge de raison &#224; l'adolescence : quelles turbulences &#224; d&#233;couvrir ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-l-age-de-raison-a-l-adolescence-quelles-turbulences-a-decouvrir</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>753</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La vie humaine a &#233;t&#233; divis&#233;e au gr&#233; de l'histoire en quatre, sept ou douze p&#233;riodes afin de faire correspondre le destin individuel aux quatre points cardinaux (ou quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux), aux sept jours de la semaine (ou aux sept plan&#232;tes du syst&#232;me solaire alors connues) et aux douze mois de l'ann&#233;e&#8230; La premi&#232;re c&#233;sure semble &#234;tre intervenue &#224; 7 ans : c'est &#224; ce moment que l'enfant quitte ses parents pour &#234;tre plac&#233; comme valet dans d'autres familles ou est charg&#233; de surveiller les troupeaux. Cette (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton624-0bbd1.jpg?1693499196' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie humaine a &#233;t&#233; divis&#233;e au gr&#233; de l'histoire en quatre, sept ou douze p&#233;riodes afin de faire correspondre le destin individuel aux quatre points cardinaux (ou quatre &#233;l&#233;ments fondamentaux), aux sept jours de la semaine (ou aux sept plan&#232;tes du syst&#232;me solaire alors connues) et aux douze mois de l'ann&#233;e&#8230; La premi&#232;re c&#233;sure semble &#234;tre intervenue &#224; 7 ans : c'est &#224; ce moment que l'enfant quitte ses parents pour &#234;tre plac&#233; comme valet dans d'autres familles ou est charg&#233; de surveiller les troupeaux. Cette pratique se perp&#233;tue &#224; l'&#232;re industrielle : en 1840, sur un million d'ouvriers, on ne compte pas moins de 150 000 enfants. Il faudra plusieurs lois pour que le seuil d'entr&#233;e dans le monde du travail soit repouss&#233; &#224; 8 ans (1841), 12 ans (1874) et 13 ans (1892). D&#232;s lors, 7 ans devient l'&#226;ge de l'entr&#233;e &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres c&#233;sures apparaissent dans l'histoire : 12 ans pour pr&#234;ter serment, 15 ans pour devenir roi, seigneur, compagnon ou ma&#238;tre&#8230; Pendant longtemps, l'adolescence n'existe pas. Le mot signifie simplement &#171; en train de grandir &#187;. Pourtant, cette p&#233;riode de la vie ne va pas tarder &#224; inqui&#233;ter : d&#232;s le Moyen Age des soci&#233;t&#233;s de jeunesse sont constitu&#233;es afin de canaliser l'&#233;nergie et la violence inh&#233;rentes &#224; cette p&#233;riode de la vie. Les XIXe et XXe si&#232;cles sont l'occasion d'un encadrement de la jeunesse au travers des patronages tant religieux que la&#239;ques. Aujourd'hui, si l'adolescence inqui&#232;te toujours autant, elle provoque aussi une r&#233;action de fascination. Cette p&#233;riode de la vie attire tant les plus jeunes qui sont tent&#233;s de plus en plus t&#244;t de l'imiter que les plus &#226;g&#233;s, attir&#233;s par un dynamisme qu'il singe sous la forme d'une crise tardive de jeunisme. Pour autant, 85 % des sujets traversent cette &#233;poque de l'existence sans trop d'encombres. Les 15 % restant repr&#233;sentent quand m&#234;me 800 000 individus ! On comprend donc que les manifestations impulsives parfois non contr&#244;l&#233;es de cette classe d'&#226;ge puissent tracasser quelque peu les adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'ensemble du cheminement qui va de l'enfance &#224; l'&#226;ge adulte qui est l'objet de l'ouvrage dirig&#233; par Catherine Bergeret-Amselek et qui regroupe les contributions de quinze auteurs diff&#233;rents. On y retiendra plus particuli&#232;rement les analyses portant sur la p&#233;riode de latence d&#233;crite par Freud et mise en doute avec finesse par l'un de ses successeurs (la confusion venant des caract&#233;ristiques d'une sexualit&#233; infantile tourn&#233;e vers l'auto-&#233;rotisme est domin&#233;e par la pudeur et la discr&#233;tion). Mais aussi, l'analyse des &#339;uvres de fiction confiant de plus en plus souvent &#224; de jeunes adolescents la responsabilit&#233; de ramener l'&#233;quilibre plan&#233;taire perverti par des adultes irresponsables. Sans oublier, le parall&#232;le &#233;tabli entre la diabolisation de la lecture oppos&#233;e autrefois au travail et le rejet aujourd'hui des jeux vid&#233;o (dans un cas comme dans l'autre, les occupations juv&#233;niles &#233;tant consid&#233;r&#233;es comme encourageant la paresse et le mim&#233;tisme).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005, (270 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le handicap, un chantier vraiment prioritaire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-handicap-un-chantier-vraiment-prioritaire</link>
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		<dc:date>2005-05-18T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>753</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En juillet 2002, Chirac avait annonc&#233; que le handicap constituait un des trois chantiers prioritaires du quinquennat. Qu'en est-il presque trois ans apr&#232;s ? De m&#233;diatiques &#201;tats g&#233;n&#233;raux appellent aujourd'hui &#224; une &#171; mutation culturelle &#187; et &#224; une &#171; d&#233;sinsularisation &#187; du handicap &lt;br class='autobr' /&gt;
L'actualit&#233; du secteur du handicap est parfois soit pol&#233;mique, soit l&#233;gislative. Quelques jours avant la fameuse &#171; journ&#233;e de solidarit&#233; &#187; du lundi dit de Pentec&#244;te, la Caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie (CNSA) &#233;tait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-753-" rel="tag"&gt;753&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En juillet 2002, Chirac avait annonc&#233; que le handicap constituait un des trois chantiers prioritaires du quinquennat. Qu'en est-il presque trois ans apr&#232;s ? De m&#233;diatiques &#201;tats g&#233;n&#233;raux appellent aujourd'hui &#224; une &#171; mutation culturelle &#187; et &#224; une &#171; d&#233;sinsularisation &#187; du handicap&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233; du secteur du handicap est parfois soit pol&#233;mique, soit l&#233;gislative. Quelques jours avant la fameuse &#171; journ&#233;e de solidarit&#233; &#187; du lundi dit de Pentec&#244;te, la Caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie (CNSA) &#233;tait install&#233;e &#8212; le 2 mai dernier &#8212; avec un budget de 15 milliards d'euros consacr&#233;s &#171; au financement de la d&#233;pendance &#187; (une mission sp&#233;cifique doit &#234;tre confi&#233;e &#224; la Cour des comptes ces prochains jours).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des textes r&#233;cents, la centaine d'articles de loi pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es &#233;tait enfin vot&#233;e le 11 f&#233;vrier, apr&#232;s deux ans et demi de discussions. Un de ses volets garantit le libre choix du projet de vie : r&#233;gime de l'allocation adulte handicap&#233; (AAH) r&#233;am&#233;nag&#233;, nouveaux avantages &#224; partir du 1er juillet prochain, nouveau dispositif de r&#233;mun&#233;ration pour les travailleurs handicap&#233;s mis en place &#224; compter de 2006, etc.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir &#224; ce sujet le dossier juridique de Travail social actualit&#233;s n&#176; 1018 du (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&#8230; Autre actualit&#233; l&#233;gislative r&#233;cente, trois milles places suppl&#233;mentaires d'&#233;tablissements et services d'aide par le travail (ESAT, nouvelle appellation des anciens CAT) doivent &#234;tre financ&#233;es cette ann&#233;e, dans le cadre d'une campagne budg&#233;taire fra&#238;chement lanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cause du handicap est appel&#233;e &#224; r&#233;sonner de plus en plus fort. Install&#233; le 23 mars 2003 par Jean-Fran&#231;ois Matt&#233;i, alors ministre de la Sant&#233; et Marie-Th&#233;r&#232;se Boisseau, secr&#233;taire d'&#201;tat aux Personnes handicap&#233;es, un Conseil national Handicap : sensibiliser, informer, former (CNH), se propose ainsi de promouvoir les situations d'interaction entre tous les citoyens. Il est aujourd'hui soutenu par pr&#232;s de 150 personnalit&#233;s du monde artistique et sportif, des chefs d'entreprise, journalistes et responsables de m&#233;dias, chercheurs et m&#233;decins, responsables associatifs et institutionnels&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Conseil national &#171; Handicap : Sensibiliser, Informer, Former &#187; - CRHES (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un rapport au Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#171; sur les citoyens en situation de handicap &#224; l'usage de ceux qui le sont et de ceux qui ne le sont pas &#187;, Julia Kristeva, pr&#233;sidente du Conseil, avait estim&#233; qu'une soci&#233;t&#233; se d&#233;finit par la fa&#231;on &#171; dont elle institue son id&#233;e de la normalit&#233; et, en cons&#233;quence, par la consid&#233;ration qu'elle porte aux fragilit&#233;s des affaires humaines &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des &#233;tats g&#233;n&#233;raux pour une meilleure visibilit&#233; du handicap&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Replacer le handicap, comme toutes les autres formes de vuln&#233;rabilit&#233;, dans l'ordinaire d'une existence humaine &#187; : ce 20 mai, le CNH organisait des &#233;tats g&#233;n&#233;raux &#224; l'Unesco, sous-titr&#233;s Le temps des engagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'important est que tout cela ne reste pas v&#339;u pieux. Quelques assertions bien senties ont permis de d&#233;velopper des pistes pour diff&#233;rents forums : vivre une situation de handicap ne minore pas, mais augmente l'exigence de cr&#233;er pour chacun les conditions d'exercice d'un r&#233;el pouvoir sur sa vie, comme individu et comme citoyen (rubrique vie autonome et citoyenne). La fa&#231;on dont une soci&#233;t&#233; int&#232;gre ceux qu'elle consid&#232;re comme &#171; diff&#233;rents &#187; traduit les valeurs qui la fondent (vie, sant&#233;, &#233;thique et d&#233;ontologie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun doit &#234;tre reconnu dans sa capacit&#233; singuli&#232;re &#224; d&#233;sirer et rencontrer l'autre (vie affective, familiale et sexuelle). Il s'agit de faire confiance aux capacit&#233;s de production des personnes en situation de handicap d&#232;s lors qu'on leur accorde &#171; de faire &#339;uvre de leurs mains et de leur esprit &#187; (vie professionnelle). L'&#233;cole de la R&#233;publique est l'&#233;cole de tous les enfants de la R&#233;publique (vie scolaire). Les lieux d'&#233;ducation, les institutions culturelles et artistiques reconnaissent pleinement que ce qui fait l'art, c'est sa puissance d'&#233;branler la norme (vie artistique et culturelle). L'acc&#232;s de chacun selon ses choix aux pratiques sportives, &#224; l'&#233;cole, en loisirs ou en comp&#233;tition permet de briser les barri&#232;res de l'exclusion (vie sportive et loisirs). Vivre en situation de grande d&#233;pendance n'abolit pas le droit de chacun &#224; r&#233;aliser son propre projet de vie, soutenu par sa famille, ses proches et des professionnels comp&#233;tents (vie digne et grande d&#233;pendance).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun de ces huit forums doit d&#233;boucher sur la r&#233;daction &#171; solennelle &#187; d'un engagement &#171; concret &#187;. Des dialogues entre personnes en situation de handicap et de nombreuses personnalit&#233;s politiques et m&#233;diatiques devaient avoir &#233;galement lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais concr&#232;tement ? Un calendrier de r&#233;alisations et d'engagements &#8212; initiatives ou projets divers &#8212; doit &#234;tre mis en r&#233;seau. Une campagne m&#233;diatique et une campagne p&#233;dagogique aupr&#232;s des scolaires doit se poursuivre. Par ailleurs, les huit engagements pris se verront en principe relay&#233;s par les &#171; acteurs influents de la soci&#233;t&#233; civile &#187; qui s'y seront impliqu&#233;s. Dernier temps, le Conseil s'engage &#224; accompagner, dans les r&#233;gions, la mise en acte de ces engagements. Deux propositions ont d'ores et d&#233;j&#224; &#233;merg&#233; : la cr&#233;ation d'une fonction de m&#233;diateur national, &#171; vigile des droits les plus vuln&#233;rables &#187;, et la proposition d'un Institut national de formation, de recherche et innovation sur le handicap (IFRI). &#192; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres initiatives existent : l'association Futur compos&#233; organise ainsi le 25 mai, &#224; Paris, une soir&#233;e intitul&#233;e Autistes, artistes, une lettre de diff&#233;rence, r&#233;unissant de grands artistes de cabaret et de jeunes autistes musiciens, pr&#233;sent&#233;e par Shirley et Dino&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Organis&#233; par Beautiful world - 23 rue Paul &#201;luard - 93000 Bobigny. 1400 (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Avec les fonds recueillis, l'association ouvrira un lieu d&#233;di&#233; aux projets artistiques de jeunes autistes et &#224; leur promotion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet le dossier juridique de Travail social actualit&#233;s n&#176; 1018 du 29 avril 2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conseil national &#171; Handicap : Sensibiliser, Informer, Former &#187; - CRHES Universit&#233; Lumi&#232;re Lyon 2-16 quai Claude Bernard 69365 Lyon cedex 07. T&#233;l : 04 78 69 73 62.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.etatsgenerauxhandicap.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.etatsgenerauxhandicap.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Organis&#233; par Beautiful world - 23 rue Paul &#201;luard - 93000 Bobigny. 1400 places vendues &#224; 15 et 25 &#8364; aupr&#232;s des points de vente classiques&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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