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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; L'enjeu est d'associer les populations aux d&#233;cisions &#187;</title>
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		<dc:subject>752</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour Cyprien Avenel, sociologue , enseignant &#224; Sciences Po Paris et auteur de Sociologie des quartiers sensibles (Armand Colin, 2004), la construction et la d&#233;molition de logements dans le cadre de la loi de coh&#233;sion sociale, vise &#224; restaurer la mixit&#233; et &#224; casser le ghetto. Mais, explique Cyprien Avenel, la notion de mixit&#233; ne va pas de soi. Les familles n'ont pas n&#233;cessairement envie de quitter leurs quartiers. Et les gens ne veulent pas forc&#233;ment se m&#233;langer. Tout d&#233;pendra pour r&#233;ussir, des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Cyprien Avenel, sociologue , enseignant &#224; Sciences Po Paris et auteur de Sociologie des quartiers sensibles (Armand Colin, 2004), la construction et la d&#233;molition de logements dans le cadre de la loi de coh&#233;sion sociale, vise &#224; restaurer la mixit&#233; et &#224; casser le ghetto. Mais, explique Cyprien Avenel, la notion de mixit&#233; ne va pas de soi. Les familles n'ont pas n&#233;cessairement envie de quitter leurs quartiers. Et les gens ne veulent pas forc&#233;ment se m&#233;langer. Tout d&#233;pendra pour r&#233;ussir, des contextes locaux et des n&#233;gociations avec les habitants&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les destructions de barres ne sont pas un ph&#233;nom&#232;ne nouveau, pourquoi rencontrent-elles aujourd'hui comme aux Ulis ou &#224; Gennevilliers, une opposition ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la loi de programmation de coh&#233;sion sociale, il y a la volont&#233; de franchir un pas significatif dans les politiques de peuplement. Il ne s'agit plus seulement de r&#233;&#233;quilibrer la composition du parc HLM, mais d'en changer radicalement la configuration. La r&#233;novation porte sur le quartier, elle repose sur le principe du zonage, avec la volont&#233; de taper fort et de produire une mutation urbaine en profondeur. Le renforcement des politiques de construction et de d&#233;molition vise &#224; restaurer la mixit&#233;. C'est une politique volontariste, planifi&#233;e et quantifi&#233;e de &#171; rattrapage &#187; des quartiers pauvres. Entre 2004 et 2008, le plan Borloo pr&#233;voit la destruction de 200 000 logements tr&#232;s d&#233;grad&#233;s, la r&#233;habilitation de 200 000 logements et la construction de 200 000 nouveaux logements&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous revenons &#224; l'&#233;poque du baron Haussman&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut le voir comme cela ! L'esprit du plan de coh&#233;sion sociale est bien de mettre en &#339;uvre une nouvelle politique de peuplement, qui vise non plus &#224; &#171; dorer le ghetto &#187;, comme disent les Anglo-Saxons, mais &#224; &#171; casser le ghetto &#187;. La dimension sociale de cette action, en revanche, est incertaine. Nous sommes dans une approche o&#249; l'action physique de revitalisation des quartiers pr&#233;domine. Par exemple, pour les r&#233;habilitations, on peut avoir le sentiment d'en revenir aux op&#233;rations &#171; Habitat et Vie sociale &#187; (HVS) des ann&#233;es 1970, mais sans la dimension &#171; Vie sociale &#187;. Le risque est de dissocier l'action urbanistique des d&#233;marches d'accompagnement social en lien avec les proc&#233;dures de relogement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, il faut relativiser l'id&#233;e de rupture avec les politiques ant&#233;rieures, car cette d&#233;marche s'inscrit dans la continuit&#233; des politiques de la ville men&#233;es depuis 30 ans. La loi de coh&#233;sion sociale r&#233;actualise le d&#233;bat entre les dimensions urbaines et les dimensions sociales de la politique de la ville. Il y a toujours eu une tension entre ces deux dimensions, la cr&#233;ation de la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la Ville (DIV) en 1988 incarnant la volont&#233; de faire fusionner le social, l'urbain et la pr&#233;vention de la d&#233;linquance. Par ailleurs, les d&#233;molitions sont plus g&#233;n&#233;ralement une vieille histoire des politiques de logement, et elles ont toujours &#233;t&#233; utilis&#233;es pour &#171; faire la ville &#187;. Si j'osais, la d&#233;molition est un &#171; ph&#233;nom&#232;ne sociologique normal &#187; du peuplement urbain. La d&#233;molition n'est pas une nouveaut&#233; de la politique de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette logique ne prend pas vraiment en compte les habitants&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui et non. Cela d&#233;pend des contextes locaux. Apparemment oui, dans le cas des Ulis. Il y a une tension tr&#232;s forte lors de la mise en &#339;uvre de ces politiques, car c'est tr&#232;s angoissant de savoir qu'on va quitter son logement pour un autre, sans vraiment savoir comment et dans quelles conditions. Et encore plus quand les habitants concern&#233;s ne se sentent pas pris en compte. Ce qui explique qu'ils commencent &#224; faire du bruit. &#192; protester. L'absence d'accompagnement, avec des perspectives claires, sans d&#233;magogie, peut expliquer la col&#232;re des habitants. Ainsi, faire en sorte que les familles concern&#233;es se sentent associ&#233;es, est un d&#233;fi. Une autre question concerne le positionnement des travailleurs sociaux. R&#233;cemment, un agent de d&#233;veloppement social me disait qu'elle vivait des contradictions parfois &#224; la limite du supportable. Je la cite : &#171; au moment o&#249; des habitants se font expulser de leur logement, on organise un concours de balcons fleuris ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette col&#232;re des habitants est aussi li&#233;e au fait qu'on peut leur proposer des logements plus petits, plus excentr&#233;s et plus chers&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une volont&#233; de faire revenir les couches moyennes, de d&#233;concentrer la pauvret&#233;, de se r&#233;approprier le foncier, dans des quartiers hautement stigmatis&#233;s, mais, du m&#234;me coup, le danger est de cr&#233;er de la s&#233;gr&#233;gation dans la s&#233;gr&#233;gation. La question du relogement peut appara&#238;tre tr&#232;s paradoxale. En effet, comment reloger alors que le principal probl&#232;me aujourd'hui, surtout en r&#233;gion parisienne, est de trouver un logement ? Le prix du m&#232;tre carr&#233; s'est envol&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es et les &#233;tudes d&#233;montrent que cette situation fait peser de fortes tensions sur toutes les cat&#233;gories socioprofessionnelles, sur les plus fragiles bien s&#251;r, mais aussi sur les classes moyennes et les cat&#233;gories ais&#233;es, qui ont le sentiment qu'elles ne vont plus pouvoir se maintenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est donc : comment l'application de la loi Borloo peut-elle venir contrebalancer cette logique de la sp&#233;culation immobili&#232;re ? Car si ce probl&#232;me du logement affecte tout le monde, les plus pauvres, qui sont au bout de la cha&#238;ne, n'auront plus aucune marge de man&#339;uvre. Au final, la col&#232;re des habitants vient exprimer la crainte de perdre &#224; la politique de mixit&#233; sociale, en &#233;tant relog&#233;s dans de moins bonnes conditions, avec un loyer plus &#233;lev&#233;, sans m&#234;me parler du deuil des liens de proximit&#233; qui se sont nou&#233;s au fil du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut para&#238;tre paradoxal, mais les familles n'ont pas n&#233;cessairement envie de quitter ces quartiers, pour lesquels elles ont un attachement ambivalent. Ces quartiers sont tr&#232;s stigmatis&#233;s, mais la r&#233;alit&#233; n'est pas aussi terrible que ce qui se raconte. Ainsi, m&#234;me si les habitants souhaitent d&#233;m&#233;nager, ils ont un attachement fort dans ces lieux de vie, o&#249; ils ont su cr&#233;er des solidarit&#233;s, une &#233;conomie de la d&#233;brouille, qu'ils ne sont pas s&#251;rs de retrouver ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;anmoins, il est logique que dans une commune qui compte 60 % de logements sociaux, les bailleurs comme les &#233;lus, tentent d'introduire un peu de mixit&#233; sociale&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r. Mais la notion de mixit&#233; ne va pas de soi. Elle renvoie dans une large mesure &#224; un mythe. On pense &#224; l'image d'une ville caract&#233;ris&#233;e par la diversit&#233; sociale et culturelle. Par extension, on accorde &#224; la mixit&#233; des vertus comme l'&#233;change et la tol&#233;rance, l'enrichissement mutuel et la coh&#233;sion sociale. Elle est consid&#233;r&#233;e, plus particuli&#232;rement en France, comme une valeur &#233;vidente, que l'on oppose aux ghettos et aux communautarismes. En clair, il s'agit avant tout d'un instrument politique l&#233;gitimant l'intervention de l'&#201;tat, qui prend le r&#244;le de b&#226;tisseur du lien social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en &#339;uvre de la mixit&#233; repose sur deux actions principales : d'une part il s'agit de &#171; lutter contre le ghetto &#187; ; d'autre part de r&#233;partir le logement social de fa&#231;on plus &#233;quilibr&#233;e au niveau de l'agglom&#233;ration, en introduisant des quotas dans les communes riches. C'est int&#233;ressant de voir qu'il y a un consensus politique autour de la notion de mixit&#233;. Pourtant, les &#233;tudes men&#233;es conduisent &#224; dresser un constat mitig&#233;. Elles montrent que les exp&#233;riences de mixit&#233; exacerbent souvent plus les tensions entre les classes sociales qu'elles ne les apaisent. Les gens ne veulent pas forc&#233;ment se m&#233;langer. En fait, le lien entre r&#233;novation urbaine, mixit&#233; et coh&#233;sion sociale n'est gu&#232;re &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre contexte, l'&#233;cole sociologique de Chicago a montr&#233; que le repli communautaire est une &#233;tape du processus d'int&#233;gration, avant la mobilit&#233; sociale et spatiale. Par ailleurs, les banlieues de l'apr&#232;s-guerre n'&#233;taient pas plus mixtes qu'aujourd'hui. Mais autant on pouvait valoriser l'homog&#233;n&#233;it&#233; des communaut&#233;s ouvri&#232;res, autant aujourd'hui l'appel &#224; la mixit&#233; comme instrument de lutte contre le &#171; ghetto &#187; manifeste, d'une certaine fa&#231;on, la peur des communaut&#233;s &#171; ethniques &#187;. Dans une large mesure, la question de la mixit&#233;, c'est implicitement un d&#233;bat sur l'int&#233;gration des immigr&#233;s. La question pos&#233;e &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, c'est la place qu'elle accorde &#224; ses quartiers multiculturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les habitants qui sont les premiers concern&#233;s par ces mesures, semblent tr&#232;s peu associ&#233;s &#224; leur r&#233;alisation. Comment cela s'explique-t-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation des habitants est une probl&#233;matique r&#233;currente de la politique de la ville. D'une certaine mani&#232;re, la loi de coh&#233;sion sociale part du constat d'un relatif &#233;chec sur le versant social de cette politique men&#233;e depuis trente ans. C'est pourquoi elle pr&#233;conise de casser &#171; physiquement &#187; le &#171; ghetto &#187;, la question de l'accompagnement social &#233;tant alors positionn&#233;e en aval du processus. Avec le recul, la politique de la ville peine &#224; mobiliser les habitants. Elle encourage une d&#233;mocratie participative &#224; laquelle elle ne croit pas vraiment. De plus, on empile les mesures les unes sur les autres, sans leur donner une coh&#233;rence globale et sans associer les premiers int&#233;ress&#233;s au processus d&#233;cisionnel, ce qui alimente chez ces populations un sentiment de frustration et de rejet. En contrepartie, on &#171; ach&#232;te &#187; souvent la paix sociale en distribuant des subventions. Cette pratique conduit plus &#224; d&#233;velopper des liens paternalistes et client&#233;listes qu'elle ne favorise une v&#233;ritable politique participative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, on confond souvent la notion de participation avec celle de politique de proximit&#233;, qui engendre un dialogue de sourd le plus souvent. Le r&#233;sultat, c'est que les habitants de ces quartiers se sentent souvent abandonn&#233;s, malgr&#233; les politiques actives et nombreuses. Sur cette question, le probl&#232;me reste entier. L'enjeu est de faire acc&#233;der la population aux processus d&#233;cisionnels, au-del&#224; d'une simple action marketing ou autre logique de consultation. Comment sortir d'une &#171; d&#233;mocratie administrative &#187; ? C'est une question de fond. L'approche par le renouvellement urbain ne va pas forc&#233;ment dans ce sens, car elle favorise plut&#244;t le traitement des carences d'un territoire, peut &#234;tre au d&#233;triment de la valorisation des ressources et des comp&#233;tences des habitants. Ceci dit, tout d&#233;pendra des contextes locaux et des n&#233;gociations. Il n'y a aucune fatalit&#233; &#224; la s&#233;gr&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, la loi de coh&#233;sion sociale cr&#233;e de nouveaux instruments d'&#233;valuation. Elle introduit, au sein de la politique de la ville, la d&#233;marche objectifs/r&#233;sultats, l&#224; o&#249; l'on d&#233;plorait l'absence de lignes directrices et d'objectifs mesurables. Le nouvel observatoire national des zones urbaines sensibles a la responsabilit&#233; de mesurer l'&#233;volution de la situation et l'efficience des politiques conduites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>200 000 d&#233;molition de logements pr&#233;vues par le plan Borloo : Comment les habitants de La Dauni&#232;re r&#233;sistent </title>
		<link>https://www.lien-social.com/200-000-demolition-de-logements-prevues-par-le-plan-Borloo-Comment-les-habitants-de-La-Dauniere-resistent</link>
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		<title> D&#233;molition d'immeubles HLM : </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Demolition-d-immeubles-HLM</link>
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		<dc:subject>Politique de la ville</dc:subject>
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&lt;p&gt;Comme de nombreuses communes de banlieues avec la loi Borloo, la ville des Ulis a d&#233;but&#233; sa restructuration urbaine, avec au programme la cr&#233;ation d'un centre-ville et la destruction de plusieurs immeubles HLM. Si tout se passe au mieux dans deux cit&#233;s, &#224; la r&#233;sidence de &#171; la Dauni&#232;re &#187;, la mesure se heurte &#224; la fronde des habitants. Chronique d'une situation qui pourrait bien se produire ailleurs, avec la mont&#233;e en puissance de la loi de coh&#233;sion sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les Ulis : ghetto sale et difficile &#187;, chante (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme de nombreuses communes de banlieues avec la loi Borloo, la ville des Ulis a d&#233;but&#233; sa restructuration urbaine, avec au programme la cr&#233;ation d'un centre-ville et la destruction de plusieurs immeubles HLM. Si tout se passe au mieux dans deux cit&#233;s, &#224; la r&#233;sidence de &#171; la Dauni&#232;re &#187;, la mesure se heurte &#224; la fronde des habitants. Chronique d'une situation qui pourrait bien se produire ailleurs, avec la mont&#233;e en puissance de la loi de coh&#233;sion sociale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les Ulis : ghetto sale et difficile &#187;, chante Sinik, un rapeur local, mais ce n'est pas le point de vue des habitants de la r&#233;sidence de &#171; la Dauni&#232;re &#187;, qui se d&#233;fendent bec et ongle, contre la d&#233;molition d'une partie de l'ensemble HLM. Sur cette r&#233;sidence, 156 logements sont concern&#233;s par le programme de restructuration urbaine d&#233;but&#233; aux Ulis, une commune de l'Essonne. Au total, 283 familles ulissiennes seront relog&#233;es et les destructions d'immeubles auront lieu en deux temps, dans trois cit&#233;s de la ville : la r&#233;sidence de &#171; la Dauni&#232;re &#187;, &#171; les Hautes-Plaines &#187; et &#171; les Amonts &#187;. &#192; &#171; la Dauni&#232;re &#187;, dont le bailleur est les 3 F, l'amicale des locataires est devenue le fer de lance d'une r&#233;bellion de longue haleine. Elle passe tout autant par un refus individuel de collaborer aux mesures, que par des actions de r&#233;sistance collective comme l'&#233;laboration de contre-propositions &#224; chaque initiative du bailleur ou le sabotage des r&#233;unions de conciliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'illustrent les grandes banderoles aux balcons et &#224; quelques m&#232;tres de la mairie, l'ampleur de la contestation et la pugnacit&#233; des habitants forcent le respect. &#192; titre d'exemple, quand le bailleur a soumis son questionnaire pour conna&#238;tre les souhaits en mati&#232;re de relogement, il a eu une douzaine de retours. Pour sa part, le contre questionnaire diffus&#233; imm&#233;diatement par l'amicale des locataires, a obtenu lui, 80 r&#233;ponses. Cette forte mobilisation casse l'image pr&#233;con&#231;ue d'une banlieue dortoir, o&#249; personne ne se conna&#238;t, et que tous cherchent &#224; fuir. &#171; Le pire dans ce projet reste que nos immeubles ne sont pas insalubres, loin de l&#224;. Ils veulent nous expulser pour r&#233;aliser une op&#233;ration immobili&#232;re &#187;, s'insurge Guy Bardin, 34 ans, employ&#233; fun&#233;raire et ancien travailleur social, sans pour autant argumenter plus ses propos. Il habite l'un des appartements vis&#233;s et s'impose comme l'un des moteurs de l'amicale des locataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambition affich&#233;e de la mairie est de construire un v&#233;ritable centre-ville &#224; l'emplacement des b&#226;timents de la r&#233;sidence de &#171; la Dauni&#232;re &#187;. Pour &#171; les Amonts &#187; et &#171; les Hautes-Plaines &#187;, il s'agit d'augmenter la mixit&#233; sociale, dans une agglom&#233;ration qui en a bien besoin. La commune cr&#233;&#233;e il y a 30 ans, &#224; partir des ZUP de deux villes limitrophes, Orsay et Bures-sur-Yvette, totalise 26 000 habitants et pr&#232;s de 60 % de logements sociaux. Elle s'est construite autour d'un centre commercial et en d&#233;pit des efforts d'am&#233;nagement urbain depuis 20 ans, les Ulis reste l'exemple type des agglom&#233;rations qui ont pouss&#233; comme des champignons &#224; la fin des ann&#233;es soixante. &#171; Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une restructuration globale de la Ville, qui est indispensable. Sur les cit&#233;s des Amonts et des Hautes-Plaines, le processus est enclench&#233; et tout se passe bien ; il n'y a que sur la r&#233;sidence de &#171; la Dauni&#232;re &#187;, o&#249; nous connaissons des difficult&#233;s et o&#249; nous nous heurtons &#224; l'incompr&#233;hension des locataires &#187;, explique Denise Karminski, la maire adjointe en charge des affaires sociales. Une autre diff&#233;rence saute aux yeux et explique la r&#233;bellion des habitants de la r&#233;sidence de &#171; la Dauni&#232;re &#187;, la cit&#233; est propre et arbore un cadre de vie en plein centre-ville, o&#249; il fait bon vivre, a contrario des deux autres cit&#233;s beaucoup plus d&#233;grad&#233;es et excentr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une commission pour g&#233;rer les situations difficiles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre aux difficult&#233;s importantes li&#233;es aux mesures de relogement, une cellule d'accompagnement social a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, mais ce sont les bailleurs qui ont la charge de mettre en &#339;uvre la mesure. Cette commission r&#233;unit les diff&#233;rentes &#233;quipes de travailleurs sociaux intervenant sur le secteur et dans le champ du logement : ceux du CCAS, de la CAF, du Conseil g&#233;n&#233;ral, les charg&#233;s d'accompagnement social des bailleurs&#8230; &#171; Le relogement des habitants est une mission qui rel&#232;ve en premier lieu du bailleur, n&#233;anmoins l'accompagnement des situations probl&#233;matiques a &#233;t&#233; ajout&#233; &#224; ma fiche de poste. Nous n'intervenons que sur la demande du bailleur, et dans les situations o&#249; le relogement classique n'est pas envisageable. Par exemple, quand il s'agit de familles lourdement endett&#233;es ou de personnes &#226;g&#233;es ne pouvant plus vivre seules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La restructuration est donc aussi l'occasion de d&#233;tecter des probl&#232;mes &#187;, explique Magali Morand, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale au service habitat de la mairie. &#171; Cette cellule d'accompagnement s'inscrit dans la continuit&#233; de la commission sur les loyers impay&#233;s, que nous avons mise en place en 1999 avec les m&#234;mes partenaires. L'objectif de cette derni&#232;re est d'agir en amont du FSL, pour &#233;viter que les situations s'enveniment, et nous intervenons d&#232;s que le locataire a deux mois de retard. Nous avons donc un bon r&#233;seau et une culture du travail partenarial dans le secteur, sur la question du logement &#187;, poursuit Claudine Merchez, la directrice de la Maison d&#233;partementale des solidarit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#171; Hautes-Plaines &#187;, comme aux &#171; Amonts &#187;, les mesures de relogement ont commenc&#233; et l'ensemble des habitants a rencontr&#233; les charg&#233;s d'accompagnement social mandat&#233;s par le bailleur. Les bailleurs de ces deux sites sont Logirec et la Sic, et la situation est sans commune mesure avec celle de &#171; la Dauni&#232;re &#187;. Aux &#171; Amonts &#187;, il ne reste que deux familles pour lesquelles une solution de relogement n'a pas &#233;t&#233; trouv&#233;e, et la deuxi&#232;me phase de la restructuration sur la cit&#233;, concernant deux b&#226;timents, devrait d&#233;buter sous peu. &#192; &#171; la Dauni&#232;re &#187;, seule une douzaine de familles accepte de collaborer &#224; la mesure, et l'opposition des habitants qui donne &#224; la cit&#233; le visage d'un irr&#233;ductible village gaulois, s'explique, en partie aussi, par les m&#233;thodes d'accompagnement &#233;tablies par le bailleur. La Sic et Logirec ont choisi pour accompagner les habitant dans leurs d&#233;marches de relogement, de passer par une ma&#238;trise d'&#339;uvre urbaine et sociale, mise en place par des travailleurs sociaux ind&#233;pendants du bailleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs sur ces deux sites, les bailleurs n'ont pas perdu de temps. Les demandes de permis de d&#233;molir ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es d&#232;s le mois de mai dernier, et, les mesures d'accompagnement ont pu commencer imm&#233;diatement. &#171; Tous les habitants ont eu tr&#232;s vite des entretiens individuels avec les charg&#233;s d'accompagnement social, ils ont donc su, presque imm&#233;diatement, o&#249; ils allaient aller &#187;, explique Magali Morand. Aux 3 F, le bailleur a opt&#233; pour une autre m&#233;thode d'accompagnement, en d&#233;signant en interne un charg&#233; d'accompagnement social d&#233;p&#234;ch&#233; sur place. &#171; Par ailleurs, ce bailleur a fait le choix de r&#233;unions collectives d'information pour expliquer l'op&#233;ration plut&#244;t que de commencer directement par des entretiens individuels &#187;, poursuit Magali Morand. En plus le bailleur des 3 F, qui a refus&#233; de r&#233;pondre aux questions de &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; a d&#233;pos&#233; plus tardivement que les autres son dossier &#224; l'Agence nationale pour la r&#233;novation urbaine. Les entretiens individuels ont donc &#233;t&#233; planifi&#233;s beaucoup plus tardivement et, face &#224; une situation d'incertitude insupportable, la col&#232;re s'est amplifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres facteurs expliquent la lev&#233;e de bouclier des habitants. En premier lieu bien s&#251;r, la nature m&#234;me de l'initiative, car les habitants ne souhaitent pas quitter leur logement. La cit&#233; conna&#238;t l'un des plus faibles turnovers de la commune, en d&#233;cembre 2004, seul 1 % des appartements &#233;tait vaquant sur le site, et les locataires ont le sentiment de faire les frais d'une mixit&#233; sociale impos&#233;e (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-enjeu-est-d-associer-les-populations-aux-decisions' class='spip_in'&gt;lire l'analyse de Cyprien Avenel, sociologue&lt;/a&gt;). Un sentiment d'injustice accru d&#232;s le lancement du projet, par l'impression de n'&#234;tre absolument pas pris en compte, ni associ&#233; &#224; une restructuration qui les concerne en premier lieu. &#171; Nous avons &#233;t&#233; inform&#233;s d&#233;but mai d'une concertation sur la destruction des immeubles, par une affichette du bailleur agraf&#233;e dans le hall. Il n'y a eu aucune communication au pr&#233;alable, et c'&#233;tait avant m&#234;me que le projet soit officiellement lanc&#233;. Nous avions l'impression de vivre un plan social mis en &#339;uvre par un patron voyou &#187;, poursuit Guy Bardin. Ironie du sort, courant mai, Guy Bardin avait pr&#233;vu la projection d'un film qu'il a r&#233;alis&#233; sur une expulsion locative. La projection de la fiction, devenue r&#233;alit&#233;, a attir&#233; un nombre inesp&#233;r&#233; d'habitants. Elle est devenue l'acte fondateur de la r&#233;sistance au projet, et l'occasion de donner un second souffle &#224; l'amicale des locataires qui vivotait, et compte d&#233;sormais plus de cinquante membres actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, entre l'opposition farouche des habitants et l'incapacit&#233; du bailleur &#224; &#233;tablir une m&#233;diation, la situation semble compl&#232;tement bloqu&#233;e. Les travailleurs sociaux de la mairie et de la Maison des solidarit&#233;s se d&#233;douanent de la situation, en rappelant que c'est au bailleur de mettre en &#339;uvre les mesures de relogement. Le bailleur, pour sa part, souligne que c'est la mairie qui est &#224; l'origine de la mesure, et que le statu quo est d&#251; en premier lieu au comportement des locataires, ce que ces derniers ne d&#233;mentent pas. &#171; Tous les quinze jours, le bailleur organise une r&#233;union de concertation et d'information, mais dans les faits, l'objectif est chaque fois de convaincre quelques-uns d'entre nous d'accepter ses propositions. C'est pourquoi nous venons chaque fois nombreux pour g&#234;ner le bon d&#233;roulement de la man&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, c'est vrai que nous refusons de collaborer &#224; notre expulsion, mais si tous les habitants sont unanimes, c'est peut-&#234;tre &#224; la mairie et au bailleur de se remettre en cause &#187;, poursuit Guy Bardin. Dynamique et r&#233;active, l'amicale des locataires sort tous les 15 jours une nouvelle affiche pour maintenir la mobilisation, et organise r&#233;guli&#232;rement des manifestations ; la derni&#232;re en date &#233;tait le 20 mars dernier. &#171; Les gens se parlent beaucoup plus depuis le printemps 2004 dans la cit&#233;, toutes les g&#233;n&#233;rations sont concern&#233;es, et c'est un traumatisme important. Il ne faut pas oublier que certaines personnes &#226;g&#233;es sont l&#224; depuis trente ans, et elles ne pensaient partir que les pieds en avant &#187;, ne d&#233;col&#232;re pas Guy Bardin, en soulignant que la cit&#233; n'a jamais connu autant de lien social qu'&#224; l'occasion de cette lutte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une impasse totale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi du c&#244;t&#233; des habitants, il n'est pas question de baisser les armes et aucun n'envisage de changer de position. Il n'existe pas de demi-mesure, et l'&#233;volution de la situation passera n&#233;cessairement par l'enclenchement du processus de relogement. &#171; Nous savons pertinemment, et nous l'avons vu &#224; travers les propositions faites &#224; ceux qui ont accept&#233; de collaborer, que les conditions de relogement seront bien en dessous de celles dans lesquelles nous vivons. Les appartements sont plus petits, excentr&#233;s et dans des quartiers parfois difficiles &#187;, poursuit Guy Bardin. De plus, les appartements HLM libres sur la commune, sont peu nombreux, et, force est de constater que ces restructurations et les besoins induits n'ont pas &#233;t&#233; anticip&#233;s en amont. Il existe en moyenne 300 logements disponibles sur la commune, par an, soit un peu moins que le nombre n&#233;cessaire pour reloger &#171; ces victimes &#187; de la mixit&#233; sociale. Mais attention, car il existe d&#233;j&#224; une liste d'attente de 1000 demandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, m&#234;me si les familles en voie de relogement sont prioritaires, elles n'auront gu&#232;re de choix et seront pratiquement contraintes d'accepter les propositions qui leur seront faites. En outre, elles ne croient pas &#224; la possibilit&#233;, &#233;voqu&#233;e par le bailleur, de les reloger sur d'autres communes. Par ailleurs, la cit&#233; compte un nombre important de retrait&#233;s, et, pour l'immense majorit&#233; des locataires, il est impensable de se reloger par ses propres moyens. Comme partout en r&#233;gion parisienne, le prix du foncier a explos&#233; aux Ulis ces derni&#232;res ann&#233;es et ce ph&#233;nom&#232;ne se r&#233;percute, bien entendu, sur le montant des loyers priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; tr&#232;s court terme, les habitants de &#171; la Dauni&#232;re &#187; pourraient avoir int&#233;r&#234;t au statu quo. En th&#233;orie tout du moins, car en r&#233;alit&#233;, ils sont pris dans un v&#233;ritable cercle vicieux. Plus le temps passe et moins ils auront de choix dans les propositions de relogement qui leur seront faites. De plus, l'incertitude est tr&#232;s anxiog&#232;ne et le nombre de d&#233;pressions comme d'arr&#234;ts de travail, va crescendo &#224; &#171; la Dauni&#232;re &#187;, depuis le printemps dernier. L&#224; encore, m&#234;me si les travailleurs sociaux sont pris entre deux feux, d'une part, les missions de relogement dict&#233;es par leurs employeurs et d'autre part, la r&#233;volte des habitants, on peut s'&#233;tonner qu'aucune mesure d'accompagnement psychologique n'ait &#233;t&#233; propos&#233;e. &#171; Nous connaissons la plupart des locataires concern&#233;s par la restructuration et pour certains, les troubles psychologiques sont ant&#233;rieurs aux mesures de restructuration &#187;, explique Claudine Merchez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du service habitat de la mairie, on estime que c'est aux habitants de solliciter un soutien psychologique, s'ils en &#233;prouvent le besoin, mais la question semble au moins avoir d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e. &#171; Mon r&#244;le est d'accompagner au mieux les familles en difficult&#233;, mais face aux contre-coups psychologiques des mesures, nous sommes impuissants. Ceux qui souhaitent peuvent venir nous voir &#224; la mairie, mais jusque-l&#224; nous n'avons vu personne sur cette question. Par ailleurs, nous envisageons de mettre en place un soutien psychologique individuel ou collectif par le biais d'une association, mais rien n'est encore d&#233;cid&#233; &#187;, explique Magali Morand. Pourtant, il y a urgence et plus la situation s'enlise, plus l'issue sera douloureuse pour les familles concern&#233;es. En outre, l'intervention d'un tiers dans le conflit peut permettre une m&#233;diation, le d&#233;nouement d'une situation inextricable dont aucune institution n'est coupable, mais dont toutes les parties sont responsables. Au d&#233;triment des seuls usagers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'enfant proie - Dysfonctionnements et d&#233;rives de la protection de l'enfance</title>
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		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
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&lt;p&gt;Les auteurs l'annoncent d'embl&#233;e : il leur &#171; fallait nommer les faits, &#233;crire ce qui peut se jouer dans le huis clos criminel de l'agression sexuelle &#187; (p.23), pr&#233;alable n&#233;cessaire &#224; un certain nombre de propositions destin&#233;es &#224; &#233;viter de reproduire les d&#233;rives d&#233;nonc&#233;es. Reconnaissons-le tout de suite : si la premi&#232;re partie des intentions est respect&#233;e, la seconde laisse largement le lecteur sur sa faim. Le texte est pourtant &#233;maill&#233; de r&#233;flexions tout &#224; fait pertinentes tant sur la sacralisation de la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les auteurs l'annoncent d'embl&#233;e : il leur &#171; fallait nommer les faits, &#233;crire ce qui peut se jouer dans le huis clos criminel de l'agression sexuelle &#187; (p.23), pr&#233;alable n&#233;cessaire &#224; un certain nombre de propositions destin&#233;es &#224; &#233;viter de reproduire les d&#233;rives d&#233;nonc&#233;es. Reconnaissons-le tout de suite : si la premi&#232;re partie des intentions est respect&#233;e, la seconde laisse largement le lecteur sur sa faim. Le texte est pourtant &#233;maill&#233; de r&#233;flexions tout &#224; fait pertinentes tant sur la sacralisation de la parole de l'enfant (on pourra consulter, en annexe de l'ouvrage, un excellent protocole de recueil du t&#233;moignage des enfants victimes), que sur la faiblesse des moyens de la justice (fragilit&#233; des modalit&#233;s d'expertise, baisse des effectifs des brigades des mineurs, multiplication de pr&#232;s de 90 % des dossiers g&#233;r&#233;s par les juges des enfants en moins de 25 ans&#8230;), les effets pervers de la surench&#232;re des r&#233;formes en mati&#232;re de protection de l'enfance, les fausses all&#233;gations dans les situations de divorce ou encore la contestation de la dimension syst&#233;matiquement th&#233;rapeutique de la proc&#233;dure judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces th&#232;mes qui sont au c&#339;ur de la n&#233;cessaire &#233;volution des pratiques professionnelles auraient m&#233;rit&#233; des d&#233;veloppements. Ils ne sont qu'esquiss&#233;s. Par contre, l'ouvrage est prolixe en d&#233;tails sordides qui soul&#232;vent le c&#339;ur. Malgr&#233; de v&#233;ritables tentatives de la part des auteurs pour humaniser le parcours des agresseurs sexuels, les auteurs n'&#233;viteront peut-&#234;tre pas au lecteur de tomber dans le travers qu'ils d&#233;noncent &#224; juste raison : &#171; au fil du temps, le &#8220;p&#233;dophile'' est devenu le symbole du''monstre'' porteur de tous les maux de notre &#233;poque &#187; (p.17). Du coup, l'agressivit&#233; se retourne aussi contre les professionnels de la protection de l'enfance, jug&#233;s incapables d'accomplir leur mission quand ils ne se montrent pas complices. Sans les pr&#233;cautions minimales qui auraient permis d'&#233;viter l'amalgame, ils sont largement habill&#233;s pour l'hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des cent premi&#232;res pages, on ne croise que des salari&#233;es attachant les b&#233;b&#233;s qui pleurent dans leur lit, une famille d'accueil for&#231;ant un enfant &#224; ravaler son vomi, une r&#233;f&#233;rente ASE ne venant visiter un jeune qu'au bout de deux ans, un &#233;ducateur p&#233;dophile, un service de placement familial accus&#233; d'aveuglement face aux agissements maltraitants d'une de ses familles, des professionnels venant arracher des enfants de leur domicile sans donner la moindre explication&#8230; Il faut attendre la page 81 pour apprendre qu'enfin un enfant rencontre la bonne personne ! Mais la directrice de l'&#233;tablissement qui l'accueille est d'origine am&#233;ricaine (on comprend mieux). Que soit d&#233;nonc&#233; un certain nombre de travers des services de protection quant aux pr&#233;rogatives et aux pr&#233;s carr&#233;s qui freinent leur travail, on peut l'entendre. Que cela d&#233;bouche sur des g&#233;n&#233;ralisations abusives telles que &#171; commence alors la valse des placements que connaissent bien ceux qui sont pass&#233;s par la PJJ &#187; (p78) est bien plus discutable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage &#224; vouloir trop en faire, manque sa cible et tombe dans l'erreur qu'il reproche par ailleurs aux moralistes : placer l'&#233;motion au c&#339;ur de la protection de l'enfance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. le Seuil, 2005 (238 p. ; 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le dispositif fran&#231;ais de protection de l'enfance</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Pierre Rosenczveig ne se prend pas pour Dieu et ce qu'il vient de publier n'est pas une bible. Mais quand m&#234;me, avec pr&#232;s de 1500 pages, le m&#233;diatique pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Bobigny nous livre une somme de connaissances tout &#224; fait consid&#233;rable. Bien s&#251;r, ce n'est pas l&#224; le genre d'ouvrage qu'on emm&#232;ne sur la plage (&#224; moins de l'utiliser comme halt&#232;re : il fait deux kilos). Mais on peut le garder &#224; port&#233;e de main, comme r&#233;f&#233;rence, comme document ressource. L'auteur (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton606-a20f6.jpg?1693670421' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.droitdesjeunes.com/librairie.php&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean-Pierre Rosenczveig ne se prend pas pour Dieu et ce qu'il vient de publier n'est pas une bible. Mais quand m&#234;me, avec pr&#232;s de 1500 pages, le m&#233;diatique pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Bobigny nous livre une somme de connaissances tout &#224; fait consid&#233;rable. Bien s&#251;r, ce n'est pas l&#224; le genre d'ouvrage qu'on emm&#232;ne sur la plage (&#224; moins de l'utiliser comme halt&#232;re : il fait deux kilos). Mais on peut le garder &#224; port&#233;e de main, comme r&#233;f&#233;rence, comme document ressource. L'auteur propose une pr&#233;sentation tout &#224; fait limpide du cadre institutionnel du dispositif de protection de l'enfance qui n'est r&#233;put&#233; ni pour sa simplicit&#233;, ni pour sa clart&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage est structur&#233; autour de cinq sections : la protection familiale (la famille comme premier acteur de protection de l'enfant, mais une famille en libert&#233; surveill&#233;e), la protection m&#233;dico-sociale (promotion de la sant&#233;, mais aussi dispositif en direction de l'enfance porteuse de handicap), la protection administrative (le r&#244;le de l'aide sociale &#224; l'enfance), la protection judiciaire (le tribunal pour enfants face &#224; la d&#233;linquance des mineurs et &#224; l'enfance en danger) et enfin, le statut personnel de l'enfant (enfant sujet, enfant objet, les droits de l'enfant). Chaque paragraphe est num&#233;rot&#233; (comme les codes : civil, p&#233;nal&#8230;), ce qui permet de retrouver facilement l'information recherch&#233;e, un index de mots cl&#233;s de 23 pages constituant un outil des plus pratiques pour y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte fourmille de r&#233;f&#233;rences juridiques, de jurisprudences, d'informations, de tableaux, de statistiques, d'exemples qui donnent une photographie assez compl&#232;te du dispositif &#224; un moment donn&#233;. Certes, la fr&#233;n&#233;sie qui semble agiter la classe politique et qui aboutit &#224; la multiplication des r&#233;formes dans ce domaine, peut faire craindre que l'actualit&#233; d'un tel ouvrage soit assez vite &#233;corn&#233;e. Mais outre que ce qui est d&#233;crit ici risque peu d'&#234;tre brusquement remani&#233; de fond en comble, les professionnels avis&#233;s sauront rectifier par eux-m&#234;mes ce qui aura &#233;t&#233; modifi&#233;. Le plaisir qu'on peut prendre &#224; lire un tel ouvrage, c'est le style dans lequel il est &#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est ni un manuel de droit plein de rigueur, mais aussi d'ennui, ni des chroniques reprenant les propos oiseux du caf&#233; du commerce. Rosenczveig fait du Rosenczveig : dense, inform&#233;, passionn&#233;, mordant, ironique. On trouve l&#224; des donn&#233;es objectives m&#226;tin&#233;es de consid&#233;rations que le fringant magistrat nous livre, fort de son exp&#233;rience et de sa longue pratique professionnelle, associative et &#233;ditoriale. Un ouvrage &#224; se procurer donc sans grand risque d'&#234;tre d&#233;&#231;u !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Jeunesse et Droit, 2005 (1484 p. ; 95 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;radiquer la pauvret&#233; des enfants, en France, d'ici &#224; 2020 ?</title>
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		<dc:date>2005-05-11T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>752</dc:subject>

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&lt;p&gt;Consid&#233;r&#233; comme innovant, un rapport sur la pauvret&#233; des enfants a &#233;t&#233; rendu fin avril au ministre de la Sant&#233;, des solidarit&#233;s et de la famille, en vue de pr&#233;parer plus activement la conf&#233;rence de la famille du mois de juin, consacr&#233;e aux familles fragilis&#233;es. Entre autres propositions, une mesure phare instaure un revenu de solidarit&#233; active permettant de cumuler prestations sociales et revenus du travail &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus d'un million d'allocataires du RMI, soit 9 % de plus qu'en 2003 ; un ou deux millions de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-752-" rel="tag"&gt;752&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Consid&#233;r&#233; comme innovant, un rapport sur la pauvret&#233; des enfants a &#233;t&#233; rendu fin avril au ministre de la Sant&#233;, des solidarit&#233;s et de la famille, en vue de pr&#233;parer plus activement la conf&#233;rence de la famille du mois de juin, consacr&#233;e aux familles fragilis&#233;es. Entre autres propositions, une mesure phare instaure un revenu de solidarit&#233; active permettant de cumuler prestations sociales et revenus du travail&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plus d'un million d'allocataires du RMI, soit 9 % de plus qu'en 2003 ; un ou deux millions de travailleurs pauvres, selon le seuil de pauvret&#233; que l'on &#233;tablit (50 % ou 60 % du revenu m&#233;dian), les personnes pauvres vivant, selon l'Insee, avec 480 e par mois&#8230; Et un million d'enfants pauvres, soit 8 % de l'ensemble, chiffre fourni il y a un an par le Conseil emploi, revenus et coh&#233;sion sociale (Cerc). En gros, une moyenne estim&#233;e, en France, de trois millions et demi de personnes pauvres. Un objectif, faire passer le nombre d'enfants pauvres &#224; z&#233;ro, &#224; l'horizon 2020 (on se souvient du &#171; z&#233;ro SDF d'ici &#224; 2007 &#187; de Jospin, en 2002)&#8230; Douce utopie ? Un tiers de cet objectif pourrait m&#234;me &#234;tre r&#233;alis&#233; d'ici &#224; 2010, assure le rapport Hirsch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci &#233;mane d'une commission Familles vuln&#233;rabilit&#233; pauvret&#233;, install&#233;e en d&#233;cembre dernier par Philippe Douste-Blazy et comprenant des syndicalistes, des universitaires, des d&#233;put&#233;s, des membres d'associations familiales et de lutte contre l'exclusion. Dans un &#233;crit au titre volontariste &#8212; &#171; Au possible nous sommes tenus &#187; &#8212;, elle pr&#233;conisait une mesure phare en vue d'inverser r&#233;solument une logique : un revenu de solidarit&#233; active (RSA) pourrait succ&#233;der au RMI, la diff&#233;rence &#233;tant qu'il puisse s'additionner &#224; un &#233;ventuel salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce RSA permettrait en effet le cumul des revenus du travail, des prestations sociales (RMI, allocation de parent isol&#233;, allocation de solidarit&#233; sp&#233;cifique&#8230;) et des aides fiscales (prime pour l'emploi, aides au logement, par exemple). Toutefois, le montant des prestations sociales serait ajust&#233;, c'est-&#224;-dire diminu&#233;, au fur et &#224; mesure que les revenus du travail s'accro&#238;traient. Car &#171; aujourd'hui, on peut se remettre &#224; travailler et perdre de l'argent &#187; &#8212; en &#233;tant d&#233;poss&#233;d&#233; en prestations de ce que l'on gagne en travail &#8212; a d&#233;plor&#233; Martin Hirsch, pr&#233;sident d'Emma&#252;s, mais aussi de la dite commission : &#171; la reprise d'une activit&#233; professionnelle ne se traduit pas toujours pour les m&#233;nages par un accroissement du revenu disponible &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des propositions concernant le logement, l'&#233;ducation, la sant&#233;, la
nutrition&#8230; et les services sociaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quinze propositions, qui se veulent ambitieuses, ont &#233;t&#233; &#233;mises. Dans le cadre de la cr&#233;ation d'un service public de l'accueil des jeunes enfants, des priorit&#233;s seraient donn&#233;es aux familles &#224; faibles revenus, pour les places en cr&#232;che. C&#244;t&#233; logement, des mesures devraient &#234;tre prises contre le saturnisme (au moins 42 000 enfants atteints) et pour la r&#233;habilitation des logements, des avantages fiscaux consentis aux propri&#233;taires r&#233;duisant leurs loyers, des p&#233;nalit&#233;s aggrav&#233;es inflig&#233;es au contraire aux (nombreuses) communes ne respectant pas la r&#232;gle des 20 % de logements sociaux. De m&#234;me, l'&#233;crit &#233;tablit la n&#233;cessit&#233; d'un droit au logement opposable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan de l'&#233;ducation : des mesures sont pr&#233;conis&#233;es contre les redoublements en primaire, pour l'utilisation d'indicateurs d'in&#233;galit&#233;s dans le domaine scolaire, pour des investissements massifs dans les ZEP et la cr&#233;ation d'&#171; internats de r&#233;ussite &#233;ducative &#187;. Les &#233;tudiants b&#233;n&#233;ficieraient d'un RSA &#171; &#233;tudiant &#187; et les bourses des jeunes adultes n'ayant pas acc&#232;s aux minima sociaux seraient r&#233;&#233;valu&#233;es. Concernant la sant&#233;, des zones prioritaires seraient d&#233;finies, avec une pr&#233;vention accentu&#233;e. L'ob&#233;sit&#233; et les d&#233;s&#233;quilibres nutritionnels seraient particuli&#232;rement surveill&#233;s, et le prix des cantines davantage modul&#233; en fonction des revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le cr&#233;dit sans surendettement serait favoris&#233; par le d&#233;veloppement de &#171; garanties publiques pour le rachat du cr&#233;dit &#187;, et les banques tax&#233;es lorsqu'une aggravation du surendettement ferait son apparition. Les services sociaux se verraient, eux, f&#233;d&#233;r&#233;s, autant que faire se peut, en guichet unique, les familles se voyant octroyer une prestation globale panachant diverses aides pour diff&#233;rents besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une efficacit&#233; plus rigoureuse, le rapport Hirsch impose une obligation de r&#233;sultat, avec objectifs chiffr&#233;s, &#224; l'anglo-saxonne. Le rapport s'inspire d'ailleurs globalement d'une r&#233;cente politique anglaise d&#233;termin&#233;e &#224; combattre l'avanc&#233;e d'une &#171; working poor class &#187;, avec des effets semble-t-il fructueux, en termes de diminution du nombre d'enfants pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &#171; new deal &#187;, &#171; nouvelle &#233;quation sociale &#187;, comme le pr&#233;tend Martin Hirsch, ou &#171; amalgame entre politique sociale et politique familiale au d&#233;triment des familles modestes &#187; comme le craint l'Union nationale des associations familiales (Unaf)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'Unaf organise avec la F&#233;d&#233;ration nationale des associations de r&#233;insertion (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, voire &#171; politique de lutte contre la pauvret&#233; en trompe-l'&#339;il &#187;, comme le d&#233;nonce la Conf&#233;d&#233;ration syndicale des familles (CSF) ? Le syndicat CFDT estime que la cr&#233;ation d'un RSA est &#171; une bonne chose si l'on veut que la reprise d'une activit&#233; professionnelle ne soit pas synonyme de baisse des revenus pour les allocataires de minima sociaux &#187;, en esp&#233;rant (vertueusement ?) que les employeurs n'en profitent pas pour multiplier les temps partiels contraints, crainte exprim&#233;e par plusieurs autres partenaires. Un proche avenir, en particulier la conf&#233;rence de la famille du mois de juin &#8212; qui se penchera sur le th&#232;me des familles fragilis&#233;es &#8212;, pourrait bien faire pencher la balance dans l'un ou l'autre sens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'Unaf organise avec la F&#233;d&#233;ration nationale des associations de r&#233;insertion sociale (Fnars) deux journ&#233;es d'&#233;tude sur le th&#232;me Familles fragilis&#233;es : questions et regards crois&#233;s le 19 et 20 mai &#224; Issy-les-Moulineaux (92). Renseignements : 01 49 95 36 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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