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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Un institut m&#233;dico-professionnel haut en couleurs</title>
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		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
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		<dc:subject>Exposition</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quand le monde du handicap propose ses cr&#233;ations d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral dans l'espace public, ou quand un &#233;tablissement sort &#224; la rencontre d'un quartier : dans le dix-neuvi&#232;me arrondissement parisien, un IMPRO particuli&#232;rement tonique habille les arbres, fait de la radio et des films, ne cesse de cr&#233;er &lt;br class='autobr' /&gt;
Une histoire jeune et dynamique, bourr&#233;e d'imagination, qui annonce tr&#232;s vite la couleur. Dans la foul&#233;e de son ouverture en septembre 2001, l'IMPRO au nom-programme Faites des couleurs ! (quarante jeunes, dont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Exposition" rel="tag"&gt;Exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand le monde du handicap propose ses cr&#233;ations d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral dans l'espace public, ou quand un &#233;tablissement sort &#224; la rencontre d'un quartier : dans le dix-neuvi&#232;me arrondissement parisien, un IMPRO particuli&#232;rement tonique habille les arbres, fait de la radio et des films, ne cesse de cr&#233;er&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une histoire jeune et dynamique, bourr&#233;e d'imagination, qui annonce tr&#232;s vite la couleur. Dans la foul&#233;e de son ouverture en septembre 2001, l'IMPRO au nom-programme Faites des couleurs ! (quarante jeunes, dont la moiti&#233; environ atteinte de trisomie 21) lance un journal, naturellement intitul&#233; Des mots en couleurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='IMPRO Faites des couleurs ! - 35, rue Compans -75019 Paris. T&#233;l. 01 53 19 83 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un an plus tard, l'&#233;tablissement cr&#233;e sa radio interne, diffus&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de l'ensemble de son vaste espace (750 m2 en rez-de-chauss&#233;e). En octobre 2002, une premi&#232;re exposition d'arts plastiques associe le travail des jeunes pris en charge avec celui de six artistes plasticiens. Deux mois plus tard, une com&#233;die musicale, Passage de l'IMPRO, est mont&#233;e et pr&#233;sent&#233;e. L'ann&#233;e suivante, d'autres initiatives se succ&#233;deront : inauguration en danse et en musique d'une manifestation en mairie du XIXe arrondissement, point d'accueil des journ&#233;es portes ouvertes des ateliers d'artistes de Belleville (AAB), avec ponctuation d'animations, lectures radiophoniques, projection de courts-m&#233;trages, musique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me veine cr&#233;atrice, un parquet floral &#171; plexiglass&#233; &#187; &#8212; 22 m2 de champ de fleurs peintes au sol prot&#233;g&#233;s par du plexiglas (magnifique) &#8212; a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;. Encore une exposition d'arts plastiques, puis la participation, en octobre &#224; la manifestation Lire en f&#234;te, ach&#232;veront de faire de 2003 une ann&#233;e particuli&#232;rement riche. Mais l'ann&#233;e 2004 verra d'autres moments forts, telle la r&#233;alisation d'un documentaire sur la re-cr&#233;ation du m&#234;me parquet floral par les enfants d'une cr&#232;che et les adolescents de l'institut m&#233;dico-professionnel. De m&#234;me en d&#233;cembre dernier, les jeunes avaient mis en sc&#232;ne un r&#233;cit, fruit cr&#233;atif d'une rencontre avec un conteur et occasion d'un travail collectif : cr&#233;ation d'instruments de musique, peinture, ombres chinoises&#8230; Avant de lancer, pour la premi&#232;re fois, l'&#171; arc-en-cielage &#187; de la Place des F&#234;tes, &#171; symbole de paix et du vivre ensemble &#187;, pendant un mois. Mais de quoi s'agit-il donc ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L' &#171; arc-en-cielage &#187;, symbole color&#233; du vivre ensemble&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Environ 200 m2 de toile concernant 117 arbres en couleur de toutes tailles (les banderoles font sept, quatre ou trois m&#232;tres de long, pour une largeur de 30 ou 50 centim&#232;tres) : installation plastique urbaine, l'arc-en-cielage se veut avant tout symbole du vivre ensemble. Non d'ailleurs sans une certaine ambition. Son concepteur, &lt;a href=&#034;http://www.lecca.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;S&#233;bastien Lecca&lt;/a&gt;, assistant social et peintre, d&#233;crit l'initiative comme une &#171; d&#233;marche de d&#233;veloppement social local prenant l'espace public comme lieu de communication de notre d&#233;sir de participer &#224; d'autres mani&#232;res de vivre ensemble, notamment en transformant les regards sur l'alt&#233;rit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la barre est volontairement haut plac&#233;e : il s'agit de &#171; permettre &#224; ceux dont on dit qu'ils sont handicap&#233;s, de participer &#224; la construction des savoirs sur l'humain, d'&#234;tre des acteurs sociaux et culturels &#224; part enti&#232;re dans la cit&#233; &#187;. Entendant d&#233;velopper r&#233;guli&#232;rement des pratiques de participation &#224; la vie citoyenne et locale, l'&#233;tablissement a inscrit au c&#339;ur m&#234;me de son projet p&#233;dagogique, les pratiques artistiques : quel meilleur moyen de &#171; transformer les regards sur l'alt&#233;rit&#233; &#187;, de favoriser des rencontres, de cr&#233;er du lien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 20 mai au 21 juin 2005, les dizaines de troncs d'arbre de la bien nomm&#233;e place des F&#234;tes seront donc habill&#233;s aux teintes de l'arc-en-ciel. Sur chaque rev&#234;tement, des pr&#233;noms, recueillis aupr&#232;s de 500 personnes &#171; afin de signifier le Vivre ensemble &#187; seront imprim&#233;s. L'&#339;uvre s'adresse aux fl&#226;neurs, aux usagers des lieux qui accepteront de &#171; se laisser surprendre par les d&#233;clinaisons des couleurs qui redessinent et embellissent les perspectives de la place publique &#187;. Une d&#233;marche de r&#233;appropriation &#8212; l'espace public devenant un lieu de reconnaissance des droits de chacun &#224; vivre, ensemble et diff&#233;rents &#8212;, mais aussi une occasion d'embellir un quartier, ou encore une provocation &#224; la rencontre, tout cela pour r&#233;duire la stigmatisation du handicap. Une premi&#232;re &#233;dition de l'Arc-en-cielage s'&#233;tait d&#233;roul&#233;e l'an dernier &#224; des dates similaires, avec quelques parrainages prestigieux (Bertrand Delano&#233;, maire de Paris, Alain Touraine, sociologue). Un succ&#232;s assur&#233;, et aucune d&#233;gradation constat&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Happening permanent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parfois, les actions de l'IMPRO frisent le happening, voire l'agit-prop : l'&#233;quipe projetait, lorsque nous l'avons rencontr&#233;e, d'organiser des &#171; distributions de sourire &#187; &#8212; sur des cartons color&#233;s &#8212; dans le m&#233;tro, avec une dizaine de jeunes. De m&#234;me, une sorte de toile d'araign&#233;e, jet&#233;e entre quatre arbres (avec l'aide de la marine nationale, s'il vous pla&#238;t) permettra de frapper sur des percussions qui y seront suspendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La radio interne est un vecteur, un m&#233;dia important. Outre les plages d'&#233;coute des musiques aim&#233;es &#8212; Faudel, Yannick Noah ou Johnny, lorsque nous y &#233;tions &#8212; elle permet souvent l'expression directe, par des &#233;missions ou quelques interviews spontan&#233;es. Imagin&#233;es par les jeunes, les premi&#232;res tranches de radio se sont progressivement &#233;labor&#233;es, souvent ludiques : m&#233;t&#233;o, horoscope, improvisations, diffusion de micro-trottoirs, d&#233;bats divers autour de projets, voire s&#233;ances de d&#233;dicace&#8230; Et cet apr&#232;s-midi-l&#224;, Laurence, une &#171; ancienne &#187; de l'IMPRO sortant du CAT o&#249; elle travaille est pass&#233;e voir ses anciens potes. Les jeunes animateurs l'interrogent. Elle pr&#233;cisera, avec &#233;motion, en &#234;tre &#171; &#224; sa cinqui&#232;me fiche de paie &#187;. C'est ainsi que, tout aussi prestigieux, une s&#233;natrice, un &#233;lu, des sportifs de haut niveau ou des artistes ont &#233;t&#233; interrog&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; partenariat, beaucoup d'activit&#233; productrice aussi : avec le CAT d'un arrondissement voisin pour la tenue de stands pendant la dur&#233;e de l'arc-en-cielage, avec le Monoprix voisin pour des stages d'insertion professionnelle d'une semaine, avec les Parcs et Jardins, avec tel centre de loisirs, avec les assistantes sociales de cet h&#244;pital de jour, avec la compagnie D&#233;brouille qui fait de l'art avec des mat&#233;riaux de r&#233;cup&#233;ration&#8230; Des relations amicales se sont tiss&#233;es avec l'association de locataires de l'immeuble, les commer&#231;ants du quartier et du march&#233; voisin, mais aussi avec le conseil de quartier. Dans le m&#234;me immeuble, des voisins amis sous forme d'associations r&#233;unies dans Urbanit&#233;s, avec d'anciens usagers de psychiatrie. Avec eux, l'IMPRO a lanc&#233; un projet urbain sur la place voisine : les passants seront invit&#233;s &#224; fabriquer un personnage en carton ou en fil de fer, &#224; peindre la fa&#231;ade des immeubles&#8230; Et tout au long de l'ann&#233;e, les rencontres interg&#233;n&#233;rationnelles, nous assure-t-on, sont tr&#232;s riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fonctionnement et la vie de l'&#233;tablissement se veulent d&#233;mocratiques. Ainsi, une charte est sign&#233;e par chaque jeune &#224; son arriv&#233;e : class&#233;e en trois items &#8212; &#171; Vivre ensemble la collectivit&#233; &#187;, &#171; Respecter les temps d'activit&#233; &#187; et &#171; &#202;tre responsable &#187; &#8212;, une quinzaine d'engagements basiques sont list&#233;s : &#171; je m'engage &#224; ne pas voler dans l'&#233;tablissement &#187; ou plus sophistiqu&#233; : &#171; en activit&#233;, je m'engage &#224; ne pas emp&#234;cher les autres de travailler et rester le plus possible concentr&#233; pour ne pas troubler le groupe &#187;. Les derni&#232;res &#233;lections au conseil de vie sociale ont donn&#233; lieu &#224; une campagne entre onze candidats, pour retenir au final quatre &#233;lus.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'IMPRO n'oublie pas non plus de pr&#233;parer les jeunes pour la suite, c'est-&#224;-dire, le plus souvent, une entr&#233;e en CAT : blanchisserie, menuiserie, bient&#244;t une activit&#233; de conditionnement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arc-en-cielage et les autres d&#233;marches artistiques ont progressivement conf&#233;r&#233; &#224; l'&#233;tablissement &#8212; voire au quartier ! &#8212; une image positive. Quelques articles, y compris dans la presse nationale, ont d&#233;j&#224; relay&#233; l'habillage 2004 de la Place des F&#234;tes : un lieu qui pouvait &#234;tre per&#231;u comme invisible, ou m&#234;me inqui&#233;tant, a pu devenir ainsi partie prenante dynamique de la vie culturelle d'un quartier. Une r&#233;ussite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.improfaitesdescouleurs.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;IMPRO Faites des couleurs !&lt;/a&gt; - 35, rue Compans -75019 Paris. T&#233;l. 01 53 19 83 59&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>L'&#233;quipe du Papotin rencontre Jacques Chirac</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-equipe-du-Papotin-rencontre-Jacques-Chirac</link>
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&lt;p&gt;Le 24 janvier 2002 Le Papotin &#233;tait invit&#233; &#224; L'&#201;lys&#233;e. Extrait &lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Nathana&#235;l : On aimerait faire quelque chose pour les Fran&#231;ais Jacques Chirac : Je vais te dire ce qu'il faut faire : il faut d&#233;velopper l'esprit de tol&#233;rance. Les Fran&#231;ais ont l'habitude de se battre entre eux. Pas obligatoirement physiquement, mais de se disputer. Il faut d&#233;velopper la tol&#233;rance et la compr&#233;hension de tout le monde. Chacun a quelque chose &#224; apporter. Et ce que vous faites l&#224; notamment avec Le Papotin, avec l'association, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 24 janvier 2002 Le Papotin &#233;tait invit&#233; &#224; L'&#201;lys&#233;e. Extrait&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : On aimerait faire quelque chose pour les Fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : Je vais te dire ce qu'il faut faire : il faut d&#233;velopper l'esprit de tol&#233;rance. Les Fran&#231;ais ont l'habitude de se battre entre eux. Pas obligatoirement physiquement, mais de se disputer. Il faut d&#233;velopper la tol&#233;rance et la compr&#233;hension de tout le monde. Chacun a quelque chose &#224; apporter. Et ce que vous faites l&#224; notamment avec Le Papotin, avec l'association, c'est quelque chose qui apporte un peu de diversit&#233;, de tol&#233;rance. C'est donc quelque chose de tr&#232;s positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : Mais il y a autre chose &#224; faire : les Fran&#231;ais sont les quatri&#232;mes du monde au point de vue &#233;conomique. Comment va-t-on augmenter la puissance &#233;conomique de la France ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : C'est une grande question et une grande ambition. Il faut tout faire pour encourager les Fran&#231;ais &#224; travailler. C'est lorsqu'on travaille qu'on produit de la richesse et deuxi&#232;mement, les encourager &#224; investir. Tout cela doit se faire dans le respect d'un progr&#232;s social n&#233;cessaire pour que tous les Fran&#231;ais se sentent solidaires et prot&#233;g&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : Nous voulons que tu t'arranges pour que le commerce augmente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : Tu as raison, c'est une ambition normale. Le commerce est essentiel dans une &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : On voudrait rendre riches tous les Fran&#231;ais.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : Il faudrait tout faire pour que tout le monde ait les moyens n&#233;cessaires pour vivre bien. C'est tr&#232;s difficile, mais c'est une grande ambition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : Lorsqu'un pays ach&#232;te des produits &#224; un autre, &#231;a se passe comment ? Est-ce que tu dois t'en m&#234;ler ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : Non, les &#233;changes sont libres maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : Qu'est-ce que tu as &#224; la boutonni&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : C'est l'insigne de la L&#233;gion d'honneur. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique est traditionnellement grand ma&#238;tre de la L&#233;gion d'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : Je peux en avoir un ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : Tu es trop jeune, mais puisque tu veux tant faire de choses pour les Fran&#231;ais, alors un jour tu auras certainement la L&#233;gion d'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : Nous sommes jeunes pour cela, mais pas pour &#234;tre connus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : Tu as raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l : Est-ce que tu peux parler de nous &#224; la t&#233;l&#233;vision devant tous les Fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac : Du Papotin, j'en parlerais volontiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une exp&#233;rience originale en institution : Le Papotin, journal atypique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Une-experience-originale-en-institution-Le-Papotin-journal-atypique</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>751</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les journalistes du Papotin sont de jeunes adultes qui pr&#233;sentent des troubles de la communication de diverses origines et qui fr&#233;quentent plusieurs institutions sp&#233;cialis&#233;es d'Ile-de-France. Quelques-uns participent depuis 16 ans &#224; la r&#233;alisation de ce journal original, beau et po&#233;tique. Reportage depuis la salle de r&#233;daction &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Papotin se pr&#233;sente comme un journal atypique. Il l'est. Les r&#233;dacteurs, de jeunes adultes en difficult&#233; de communication, en r&#233;alisent le contenu sous la houlette de Driss (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-751-" rel="tag"&gt;751&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les journalistes du Papotin sont de jeunes adultes qui pr&#233;sentent des troubles de la communication de diverses origines et qui fr&#233;quentent plusieurs institutions sp&#233;cialis&#233;es d'Ile-de-France. Quelques-uns participent depuis 16 ans &#224; la r&#233;alisation de ce journal original, beau et po&#233;tique. Reportage depuis la salle de r&#233;daction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Papotin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Papotin - Fen&#234;tre sur la ville - 37, avenue L&#233;on Jouhaux - 92167 Antony (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se pr&#233;sente comme un journal atypique. Il l'est. Les r&#233;dacteurs, de jeunes adultes en difficult&#233; de communication, en r&#233;alisent le contenu sous la houlette de Driss El Kesri, leur r&#233;dacteur en chef. Interviews, reportages, po&#232;mes, points de vue ne manquent ni de fra&#238;cheur ni de na&#239;vet&#233; pertinente. Du &#171; Jacques Chirac qu'est ce que tu as comme voiture ? &#187; au pr&#233;sident de la R&#233;publique (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-equipe-du-Papotin-rencontre-Jacques-Chirac' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;), en passant par &#171; Qu'est-ce qui a fait que vous vous &#234;tes dirig&#233; l&#224;-dedans, plut&#244;t que dans un autre boulot ? &#187; &#224; Jean-Luc Brunin, ancien &#233;v&#234;que de Lille, on sourit, on rit, en lisant leurs questions. Les journalistes du Papotin ne manquent pas de sugg&#233;rer des id&#233;es aux personnes rencontr&#233;es. Ainsi &#224; Patrick Poivre d'Arvor &#171; Vous ne pourriez pas organiser avec vos confr&#232;res, une sorte de s&#233;minaire sur le remords, parce que les criminels n'en ont jamais ? Ils tuent &#224; droite, ils tuent &#224; gauche, mais ils n'ont jamais de remords. On pourrait faire une &#233;tude scientifique sur ce th&#232;me &#187;. Le Papotin a une parution &#171; irr&#233;guli&#232;re &#187;, mais son comit&#233; de r&#233;daction se r&#233;unit chaque mercredi depuis seize ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, nous voici un mercredi matin d'hiver au Lucernaire, salle d'art et essai, de rencontres et de restauration qui accueille depuis cinq ans l'&#233;quipe du Papotin pour sa conf&#233;rence de r&#233;daction hebdomadaire (elle se tenait auparavant &#224; l'h&#244;pital de jour d'Antony dans le 92). Vingt-sept jeunes &#8211; &#226;g&#233;s de 17 &#224; 45 ans, venant de onze institutions diff&#233;rentes, accompagn&#233;s de leurs &#233;ducateurs, rejoignent par une succession d'escaliers en colima&#231;on une petite salle de th&#233;&#226;tre sous les toits. Autour d'une grande table blanche patin&#233;e, Driss El Kesri et quatre jeunes : Gr&#233;gory, Thomas, Ren&#233;-Pierre et Carole. En face, trois rang&#233;es de fauteuils rouges sur lesquels sont assis les autres r&#233;dacteurs, un peu comme pour une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre interactive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le groupe &#233;voque la mort du chanteur Pierre Bachelet, rencontr&#233; par certains en 1993. &#171; Un vendredi, nous avions &#233;t&#233; le voir dans sa loge apr&#232;s le spectacle, pr&#233;cise Arnaud. Je lui avais pos&#233; mes questions habituelles : &#187; Pierre Bachelet, puis-je vous tutoyer ? O&#249; habitez-vous ? Avez-vous une secr&#233;taire&#8230; ? &#187; &#187;. Puis il s'inqui&#232;te : &#171; Pourquoi est-il mort ? Dave est-il toujours en vie ? &#187;. Driss El Kesri pousse le groupe &#224; s'exprimer : &#171; Qu'est-ce que &#231;a vous fait que Pierre Bachelet soit mort ? &#187;, demande-t-il. &#171; Rien de sp&#233;cial, r&#233;pond Arnaud. Mais je n'aime pas qu'on soit mort, il y a trop de gens qui meurent &#187;. Un autre jeune se souvient que le chanteur vivait dans le Nord et avait 60 ans. &#171; Priez pour lui &#187;, dit Thomas. Gr&#233;gory &#171; l'aimait beaucoup &#187;. Particuli&#232;rement en forme, il lui rend hommage en chantant trois de ses chansons qu'il conna&#238;t par c&#339;ur, concluant d'un radieux : &#171; Je chante vraiment bien ! &#187;. Il est tr&#232;s applaudi. &#171; Y aura-t-il Guy B&#233;art &#224; l'enterrement ? &#187;, interroge Thomas. Paola, d'origine libanaise, est davantage attrist&#233;e par l'attentat qui a co&#251;t&#233; la vie &#224; Rafic Hariri, ex premier ministre libanais. Le chapitre des d&#233;c&#232;s est clos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#233;gory sermonne Ana&#239;s qui fait &#171; des gamineries &#187; en pr&#233;cisant &#171; je dis &#231;a pour ton bien &#187;. Une expression que le r&#233;dacteur en chef reprend au vol en demandant au groupe si on peut vraiment savoir ce qui est bien pour l'autre. Longue discussion sur ce th&#232;me. L'&#233;quipe parle ensuite des personnes qu'elle aimerait interviewer : Fran&#231;oise Hardy, Audrey Tautou et le nouvel archev&#234;que de Paris. Pendant ce temps, Esther croque les participants. Ses &#233;tonnants portraits illustreront le prochain Papotin.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il est temps de passer &#224; la r&#233;daction. Ana&#239;s improvise une histoire. Elle parle de son futur voyage en Renault 21, de son nounours Pierrot, du Petit prince qu'elle lit actuellement. Avec ces trois &#233;l&#233;ments et l'aide de ses camarades, na&#238;t une histoire. Elle la conclut en cabotinant &#171; S'il te pla&#238;t, dessine-moi une Renault 21 &#187;, provoquant le rire de ceux qui connaissent Le petit prince. Driss El Kesri a retranscrit l'histoire. &#171; Je sers de scribe aux jeunes, qui pour la plupart, ne savent ni lire ni &#233;crire &#187;, souligne-t-il. Ce n'est pas le cas de L&#233;onor. Elle a r&#233;dig&#233; un tr&#232;s beau texte et le lit devant ses camarades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps a fil&#233; et Jean-Ren&#233;, le benjamin du groupe, se l&#232;ve et cl&#244;ture la s&#233;ance d'un &#171; bisous et bon app&#233;tit &#224; tous &#187;. Les r&#233;dacteurs partent joyeusement d&#233;jeuner dans la salle de restaurant du Lucernaire.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les jeunes choisissent 90 % des reportages et interviews du journal. &#171; Leurs textes ne sont pas seulement &#171; recueillis &#187;. Aux r&#233;unions, ils font leur journal. Ils dictent leurs textes. Ils savent ce qu'ils font. J'ai vu Nathana&#235;l protester parce qu'il n'&#233;tait pas content de la chute d'un de ses textes et insister pour le corriger &#187;, t&#233;moigne le r&#233;alisateur Gilles Cohen qui pr&#233;pare un film sur les Papotins. Pour les interviews, les jeunes choisissent souvent des personnalit&#233;s vues &#224; la t&#233;l&#233; ou entendues &#224; la radio. Des rencontres valorisantes : &#234;tre re&#231;u par Jacques Chirac ou rencontrer Zinedine Zidane n'est pas donn&#233; &#224; tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de sa cote de popularit&#233;, la rencontre avec une personne doit avoir du sens &#171; c'est souvent un ami du Papotin qui nous met en lien avec une personnalit&#233;. Elle accepte de r&#233;pondre &#224; leurs questions par curiosit&#233; et non par charit&#233; &#187;, insiste Driss El Kesri. Le chanteur Marc Lavoine, parrain du Papotin, a pr&#233;sent&#233; de nombreux artistes &#224; l'&#233;quipe. Les Papotins r&#233;alisent aussi des reportages et jouent parfois les envoy&#233;s sp&#233;ciaux. Ainsi, l'un d'eux, parti en Russie avec la compagnie amie Turbulences ! (voir LS n&#176; 670), a rapport&#233; plusieurs interviews. D'autres se sont envol&#233;s pour Los Angeles o&#249; ils ont notamment interrog&#233; un danseur de Buto et un professeur de psychologie de l'UCLA (&#224; la question : &#171; Pour vous, c'est quoi un autiste ? &#187;, un jeune r&#233;pondit du tac au tac : &#171; C'est quoi un Am&#233;ricain ? &#187;). L'&#233;t&#233; dernier, ils &#233;taient au festival d'Avignon o&#249; des artistes amis leur avaient r&#233;serv&#233; un temps de rencontre avec le public. En septembre, ils partent au Br&#233;sil visiter une &#233;cole de Samba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la mati&#232;re journalistique du Papotin est fournie par les jeunes, la r&#233;alisation et la conception du journal incombent &#224; des professionnels de la sant&#233;, de l'&#233;ducation, des concepteurs graphiques et des b&#233;n&#233;voles. Sa p&#233;rennit&#233; est rendue possible par le soutien des directeurs des diff&#233;rentes institutions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Papotin s&#233;duit beaucoup&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'aventure du Papotin commence donc voici seize ans. Driss El Kesri alors &#233;ducateur &#224; l'h&#244;pital de jour d'Antony &#8212; soutenu par le directeur Gilles Roland-Manuel et le Dr. Mo&#239;se Assouline, pr&#233;sident de l'association Le Papotin-Fen&#234;tre sur la ville &#8212; r&#233;alise ce &#171; vrai &#187; journal avec les jeunes autistes. Changement de poste, il part travailler &#224; l'h&#244;pital de jour Santos Dumont &#224; Paris &#8211; dont il est aujourd'hui chef de service &#8211;. Durant cinq ans, il associe les jeunes des deux structures &#224; la r&#233;alisation du journal. D'autres les rejoindront par la suite. D&#232;s le d&#233;part, l'&#233;quipe d'encadrement a &#233;nonc&#233; onze commandements : s'adresser au public ordinaire, d&#233;fendre l'acc&#232;s &#224; la culture pour tous, fuir la discrimination positive, rechercher la dignit&#233; et la reconnaissance sociale des jeunes, refuser la compassion, transmettre la parole autonome des journalistes atypiques, r&#233;aliser des interviews de personnalit&#233;s publiques connues des Papotins, d&#233;couvrir les autres avec les reportages culturels et politiques, montrer les similitudes entre les humains, ne pas cacher l'insolite des uns et des autres et enfin ne pas utiliser le mat&#233;riel clinique et les diagnostics. Une aventure rendue possible par une subvention annuelle de l'Education nationale et le soutien de 5000 abonn&#233;s, fid&#232;les malgr&#233; la parution irr&#233;guli&#232;re. &#171; Nous gardons un aspect artisanal, souligne le r&#233;dacteur en chef. Et continuons &#224; r&#233;aliser le journal par plaisir et non en r&#233;ponse &#224; une exigence de parution r&#233;guli&#232;re qui nous mettrait sous pression. De toute fa&#231;on, nous sommes trop peu nombreux pour faire autrement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Papotin s&#233;duit de nombreux visiteurs. Depuis huit mois, le photographe Fran&#231;ois Lef&#232;vre, grande &#233;charpe couleur safran autour du cou, mitraille les jeunes durant les comit&#233;s de r&#233;daction. &#171; Je suis arriv&#233; un peu par hasard au Papotin et j'ai eu un v&#233;ritable coup de foudre relationnel pour eux. Je viens maintenant chaque mercredi, leur contact m'enrichit &#187;, sourit-il. La journaliste Annie Morillon pr&#233;pare pour France 2 un court-m&#233;trage sur Le Papotin qu'elle consid&#232;re comme un &#171; v&#233;ritable espace de libert&#233; et de respect &#187;. Elle appr&#233;cie la curiosit&#233; des jeunes qu'elle a notamment suivis lors de leur reportage dans un garage transform&#233; en galerie d'art. Le garagiste a d&#233;coup&#233; des morceaux de 2 CV que des artistes &#8211; dont Esther &#8212; ont peints et qu'il expose. Le Papotin avait &#233;galement s&#233;duit le psychiatre Stanislas Tomkiewicz, (d&#233;c&#233;d&#233; en 2003), rencontr&#233; &#224; l'occasion d'une interview. &#171; Nous redoutions un peu les psychiatres qui renvoient aux jeunes leurs questions sans jamais y r&#233;pondre. Stanislas n'&#233;tait pas venu seul, une religieuse l'accompagnait. Peut-&#234;tre avait-il peur ? Nous avons beaucoup ri, &#233;voque Driss El Kesri. &#192; une jeune fille qui lui demandait s'il aimait la couleur violette, il r&#233;pondit : &#8220;et vous ?&#8221; &#187;. Elle ne se laissa pas faire et dit fermement &#8220;ici, c'est moi qui pose les questions&#8221; &#187;. &#192; partir de ce jour, il devint &#171; un grand ami des Papotins &#187;, venant parler avec eux de sexualit&#233; et partageant leurs voyages. &#171; Vous avez raison de faire le plus de choses possibles avec eux, &#231;a les nourrit et leur sera utile pour la suite &#187;, disait-il &#224; Driss El Kesri qui parfois s'inqui&#233;tait de la pertinence d'accompagner ces jeunes adultes autistes en voyage, en bo&#238;te de nuit, au cin&#233;ma alors que plus rien ne leur serait propos&#233; au sortir des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Howard Buten, &#233;crivain, clown et psychologue, travaillant aupr&#232;s de personnes autistes, parraine Le Papotin depuis sa cr&#233;ation. S&#233;duit par la convivialit&#233; des s&#233;ances, il dit qu'&#171; assister &#224; une telle f&#234;te au service de l'&#233;criture chez ces jeunes-l&#224; [lui] faisait beaucoup de bien &#187;. Il a vu l'aventure &#233;voluer et souligne comment &#171; les complications inh&#233;rentes &#224; une telle entreprise n'ont pas manqu&#233; (probl&#232;mes de logistique pour sortir mat&#233;riellement un num&#233;ro, d&#233;saccords parmi les encadrants concernant le tri des textes, jalousies et egos fatalement pr&#233;sents dans l'&#233;volution d'un projet passionnant, prenant de ce fait quelque fois des allures passionnelles), sans jamais heureusement nuire aux jeunes &#187;. Howard Buten consid&#232;re que des jeunes retirent de l'aventure des bienfaits importants : &#171; une reconnaissance publique, esprit de corps fort et valorisation de chacun &#187;. Il lit Le Papotin avec une certaine distance : &#171; C'est une revue, point. J'appr&#233;cie donc certains textes tandis que d'autres m'ennuient. L'&#233;criture est parfois parfaitement exaltante. Elle le serait m&#234;me si je ne connaissais pas personnellement les auteurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le reportage se termine. Les jeunes ont fini leur repas. Manteaux sur le dos, ils saluent chaleureusement tout le monde : consommateurs, serveurs, h&#244;tes d'accueil. Hors institutions, ils semblent chez eux, du moins ici dans cet endroit lui aussi atypique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lepapotin.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Le Papotin&lt;/a&gt; - Fen&#234;tre sur la ville - 37, avenue L&#233;on Jouhaux - 92167 Antony cedex. T&#233;l. 01 48 28 43 33&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le Papotin et l'Impro : deux exp&#233;riences originales</title>
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		<dc:subject>751</dc:subject>

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		<title>Construire le sens de sa vie. Une anthropologie des valeurs</title>
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		<dc:subject>751</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>

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&lt;p&gt;La question du mal que produit l'homme dans la soci&#233;t&#233;, taraude l'histoire de l'humanit&#233; : est-il possible que l'&#234;tre humain accomplisse un jour un autre destin que celui de la mis&#232;re et du malheur ? On peut ne plus y croire. On peut aussi d&#233;cider de se battre pour mieux apprendre &#224; vivre ensemble. Ne pas d&#233;sesp&#233;rer, ce n'est pas manquer de lucidit&#233; et nier les r&#233;alit&#233;s de l'exclusion et de l'exploitation. C'est croire que malgr&#233; tous ces d&#233;g&#226;ts, d'autres possibles s'ouvrent &#224; nous. Le livre de G&#233;rard Mendel, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton583-b5639.jpg?1693679350' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question du mal que produit l'homme dans la soci&#233;t&#233;, taraude l'histoire de l'humanit&#233; : est-il possible que l'&#234;tre humain accomplisse un jour un autre destin que celui de la mis&#232;re et du malheur ? On peut ne plus y croire. On peut aussi d&#233;cider de se battre pour mieux apprendre &#224; vivre ensemble. Ne pas d&#233;sesp&#233;rer, ce n'est pas manquer de lucidit&#233; et nier les r&#233;alit&#233;s de l'exclusion et de l'exploitation. C'est croire que malgr&#233; tous ces d&#233;g&#226;ts, d'autres possibles s'ouvrent &#224; nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de G&#233;rard Mendel, qui explique comment la morale d'une soci&#233;t&#233;, tout comme ses r&#232;gles et ses lois, n'int&#233;resse pas seulement le fonctionnement social, mais constitue aussi un rep&#232;re essentiel de l'identit&#233; individuelle. Les efforts des philosophes pour d&#233;terminer des constantes et des invariants dans les valeurs, ont &#233;t&#233; nombreux, tel L&#233;o Strauss se r&#233;f&#233;rant &#224; un droit naturel, Hans Kelsen en appelant au libre arbitre, ou encore John Rawls convaincu que la raison et la justice habiteraient le c&#339;ur de l'homme, et qu'il suffirait d'aller les solliciter, pour peu qu'on &#233;carte les apparences sensibles&#8230; Tous ces projets de morale universaliste se sont bas&#233;s soit sur une r&#233;v&#233;lation religieuse, soit sur une croyance en une immanence m&#233;taphysique. Ce qui a fait dire &#224; Frederik Nietzsche que toutes ces philosophies n'avaient invent&#233; la transcendance que pour mieux se prot&#233;ger des angoisses de la condition humaine, des changements incessants, du tragique et de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, ce fut la science qui, rejetant les superstitions, pr&#233;tendit constituer une r&#233;f&#233;rence fiable. Mais, &#233;chouant tant sur la question du sens que dans la dimension de la subjectivit&#233;, elle ne permit pas, elle non plus, de fonder une v&#233;ritable &#233;thique personnelle. Si la possibilit&#233; de trouver une r&#233;ponse universelle semble s'&#233;loigner, l'irrationnel habitant le c&#339;ur humain, bien plus que la raison, la n&#233;cessit&#233; subsiste de d&#233;terminer la ligne morale sur laquelle se tenir. L'&#233;volution contemporaine de nos soci&#233;t&#233;s ayant en effet contribu&#233; &#224; d&#233;sagr&#233;ger les communaut&#233;s, &#224; affaiblir l'emprise des traditions et &#224; isoler l'individu, la recherche de rep&#232;res et d'identification est d'autant plus pr&#233;gnante. On est l&#224; au c&#339;ur du mal-&#234;tre actuel qui ne cesse de cro&#238;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2004 (204 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Penser avec Arendt et Levinas. Du mal politique au respect de l'autre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Penser-avec-Arendt-et-Levinas-Du-mal-politique-au-respect-de-l-autre</link>
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		<dc:date>2005-04-27T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>751</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le livre que Fred Poch&#233; consacre &#224; la pens&#233;e d'Hanna Arendt et &#224; Emmanuel Levinas est f&#233;cond en r&#233;ponses possibles. L'auteur rejette d'embl&#233;e toute r&#233;f&#233;rence exclusive soit &#224; des valeurs objectives valables en tous temps et en tous lieux, soit &#224; un relativisme moral qui limiterait l'horizon &#233;thique aux choix individuel de chacun. Il propose au contraire d'articuler la dimension de l'universel (nous appartenons toutes et tous &#224; la m&#234;me esp&#232;ce humaine), &#224; celle du particulier (nous &#233;voluons dans une soci&#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton584-32371.jpg?1693679350' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le livre que Fred Poch&#233; consacre &#224; la pens&#233;e d'Hanna Arendt et &#224; Emmanuel Levinas est f&#233;cond en r&#233;ponses possibles. L'auteur rejette d'embl&#233;e toute r&#233;f&#233;rence exclusive soit &#224; des valeurs objectives valables en tous temps et en tous lieux, soit &#224; un relativisme moral qui limiterait l'horizon &#233;thique aux choix individuel de chacun. Il propose au contraire d'articuler la dimension de l'universel (nous appartenons toutes et tous &#224; la m&#234;me esp&#232;ce humaine), &#224; celle du particulier (nous &#233;voluons dans une soci&#233;t&#233; marqu&#233;e par une culture donn&#233;e et un moment pr&#233;cis de l'histoire) et du singulier (chaque individu et chaque circonstance sont uniques). Entre une pr&#233;tendue v&#233;rit&#233; absolue et des valeurs &#233;troitement individualistes, se glisse donc une approche qui peut avec bonheur s'appuyer tant sur l'engagement personnel pr&#244;n&#233; par Hannah Arendt qu'&#224; l'implication envers l'autre d'Emmanuel Levinas. Hannah Arendt affirme avec force la n&#233;cessit&#233; absolue de se penser comme responsable de ses actes : qu'en est-il de ma propre responsabilit&#233; dans mes relations de proximit&#233; et au sein de l'espace social ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;fl&#233;chissant au d&#233;sastre de l'horreur nazi, elle se refuse &#224; une diabolisation qui exon&#233;rerait l'individu ordinaire. L'homme mauvais, explique-t-elle, c'est chacun d'entre nous : &#171; En chaque homme ordinaire veille une capacit&#233; &#224; tomber dans le mal radical &#187; Et pour tr&#233;bucher, il suffit de renoncer &#224; r&#233;fl&#233;chir aux cons&#233;quences de ses actes. Or, &#171; l'incapacit&#233; de penser n'est pas le d&#233;faut de l&#233;gions de gens qui manquent d'intelligence, mais une possibilit&#233; qui, sans arr&#234;t, guette chacun de nous. &#187; Cela ne d&#233;pend ni de la position sociale, ni de l'&#233;ducation ou de la valeur des individus, mais de l'existence ou non d'espaces o&#249; les hommes peuvent s'expliquer comment ils voient le monde. On ne peut s'emp&#234;cher de se r&#233;f&#233;rer ici aux instances de socialisation et d'int&#233;gration dans le vivre ensemble qui doivent &#234;tre au c&#339;ur du processus tant &#233;ducatif que d&#233;mocratique. C'est bien donc par ce biais que l'individu peut &#233;chapper &#224; la perception &#233;go&#239;ste et autocentr&#233;e qui le menace en permanence. Et Hannah Arendt d'&#233;voquer le fondement de la communication qui consiste pour elle &#224; &#171; penser le point de vue de l'autre. Sinon, jamais on ne le rencontre, jamais on ne parlera en se faisant comprendre de lui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien justement ce rapport &#224; l'autre qui est mis en avant par la philosophie d'Emmanuel Levinas. Pour ce penseur, la rencontre avec cet Autre pr&#233;c&#232;de et structure tout rapport au monde. Ce qui prime, avant m&#234;me d'essayer de le comprendre, c'est de le reconna&#238;tre dans sa radicale singularit&#233;. Je ne le poss&#232;de pas et il ne se r&#233;duit jamais &#224; l'image que je m'en fais. Mais c'est en permanence qu'il m'interpelle, me convoque et m'oblige. Cette relation me rend solidaire d'une fa&#231;on incomparable et unique : le don gratuit, le sens de l'Autre et le d&#233;sint&#233;ressement envers autrui ne sont jamais ce qui limite ma libert&#233;, mais toujours ce qui me permet d'y acc&#233;der. Il ne saurait donc y avoir r&#233;ciprocit&#233; et recherche d'une reconnaissance dans l'&#233;change, car en luttant pour am&#233;liorer la vie de ses cong&#233;n&#232;res, on exp&#233;rimente une certaine satisfaction int&#233;rieure, puisqu'on acc&#232;de &#224; la v&#233;ritable r&#233;alisation de soi ! L'engagement envers l'autre, comme antidote &#224; la marchandisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e des biens naturels comme des relations interpersonnelles : voila un choix qui ne peut que renforcer l'action quotidienne de bien des acteurs au premier rang desquels, les professionnels du social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2004 (128 p. ; 12,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une politique du logement dans l'incapacit&#233; de r&#233;pondre &#224; la pr&#233;carit&#233;</title>
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		<dc:date>2005-04-27T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>751</dc:subject>

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&lt;p&gt;Un &#233;pisode paroxystique et particuli&#232;rement meurtrier a r&#233;cemment m&#233;diatis&#233; &#8212; une fois n'est pas coutume &#8212; les dysfonctionnements de la politique du logement : h&#233;bergements par l'aide sociale &#224; des co&#251;ts astronomiques, &#233;tat des lieux calamiteux pour le logement social, expulsions sans relogement&#8230; Tout cela malgr&#233; le volet logement du plan de coh&#233;sion sociale et la pr&#233;paration de la loi Habitat pour tous&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques milliers de personnes, dont les coordinations franciliennes de travailleurs sociaux derri&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;pisode paroxystique et particuli&#232;rement meurtrier a r&#233;cemment m&#233;diatis&#233; &#8212; une fois n'est pas coutume &#8212; les dysfonctionnements de la politique du logement : h&#233;bergements par l'aide sociale &#224; des co&#251;ts astronomiques, &#233;tat des lieux calamiteux pour le logement social, expulsions sans relogement&#8230; Tout cela malgr&#233; le volet logement du plan de coh&#233;sion sociale et la pr&#233;paration de la loi Habitat pour tous&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques milliers de personnes, dont les coordinations franciliennes de travailleurs sociaux derri&#232;re leur banderole, se sont rassembl&#233;es le 18 avril devant l'h&#244;tel incendi&#233; &#8212; 24 morts dont la moiti&#233; d'enfants, des dizaines de bless&#233;s &#8212; dans lequel &#233;taient h&#233;berg&#233;es, par l'aide sociale, plusieurs familles demandeuses d'asile et de logement. L'&#201;tat financerait ainsi en permanence &#8212; hors prise en charge des d&#233;partements &#8212; 18 000 nuit&#233;es d'h&#244;tel (chiffres &#233;manant du cabinet de la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Lutte contre la pr&#233;carit&#233;, Nelly Olin, et cit&#233;s par Lib&#233;ration des 16-17 avril). Autres donn&#233;es : &#224; Paris, 10 500 personnes en situation d'urgence sont h&#233;berg&#233;es en permanence dans ces h&#244;tels pour le moins inadapt&#233;s et au co&#251;t faramineux. Et dans un communiqu&#233; du 19 avril, la f&#233;d&#233;ration nationale des centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (Fnars) estimait qu'en r&#233;gion parisienne, 18 % des personnes vivent en centres d'h&#233;bergement dits d'&#171; urgence &#187; depuis plus d'un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Foyers et h&#244;tels satur&#233;s, places de centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) en nombre insuffisant, marchands de sommeil prosp&#232;res, foyers de travailleurs migrants en voie de d&#233;gradation rapide, accroissement de l'h&#233;bergement pr&#233;caire par des proches : d&#233;bord&#233;s de demandes, les travailleurs sociaux ne peuvent plus r&#233;pondre aux urgences des personnes &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec d'autres associations &#8212; Droits devant !!, la ligue des Droits de l'homme, Droit au logement (DAL), le MRAP, etc. &#8212;, ils r&#233;clamaient ce soir-l&#224; l'application de la loi de r&#233;quisition, la reconnaissance du droit au logement opposable, l'arr&#234;t des expulsions sans relogement et des ventes &#224; la d&#233;coupe, de m&#234;me que la production massive de logements tr&#232;s sociaux (d'autres actions et manifestations se sont d&#233;roul&#233;es les 21 et 24 avril). Bref, une autre politique du logement. Les expulsions, par exemple, ont doubl&#233; en douze ann&#233;es, grimpant de 12 160 en 1992 jusqu'&#224; 21 500 en 2003 (dont la moiti&#233; en Ile-de-France). Depuis mi-mars, elles sont &#224; nouveau autoris&#233;es, jusqu'au 1er novembre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un habitat pour tous ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 23 mars, le DAL&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='DAL - 8 rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris. T&#233;l. 01 42 78 22 00. Le (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait d&#233;j&#224; occup&#233; le si&#232;ge social d'un r&#233;servataire HLM collecteur du 1 % patronal d&#233;tenant des droits de r&#233;servation sur plus de onze mille logements sociaux. L'association rappelait qu'il appartenait &#224; ces structures de loger les salari&#233;s des entreprises, mais &#233;galement de consacrer 10 % des sommes recueillies pour aider les personnes et familles &#171; en situation d'exclusion par le logement &#187;. Deux millions de m&#233;nages sont ainsi demandeurs d'un logement social en France, dont 400 000 en-&#206;le-de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sombre paysage. Pourtant, en juin 2003, six millions de personnes &#233;taient en principe concern&#233;es par un programme national de r&#233;novation urbaine visant &#224; r&#233;habiliter d'ici &#224; 2011 environ 750 quartiers en difficult&#233;. Dans un autre registre, le minist&#232;re avait &#233;voqu&#233; la cr&#233;ation de six mille places de CADA&#8230; Dans le cadre du volet logement du r&#233;cent plan de coh&#233;sion sociale, les propositions ont &#233;t&#233; &#233;galement s&#233;duisantes : 500 000 logements locatifs sociaux dans les cinq ans, 45 000 emplois cr&#233;&#233;s, remise sur le march&#233; de 100 000 logements vacants dans le parc priv&#233; en cinq ans, dispositif de pr&#233;vention des expulsions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au conseil des ministres du 19 janvier, le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; au Logement et &#224; la Ville, Marc-Philippe Daubresse, avait annonc&#233; la pr&#233;sentation prochaine d'un projet de loi intitul&#233; Habitat pour tous. Principal objectif : faciliter l'acc&#232;s au logement pour les m&#233;nages en difficult&#233; par l'encouragement de la construction de logements sociaux et l'acquisition de leur logement par les locataires HLM. Dans les jours qui viennent, la loi devrait &#234;tre ent&#233;rin&#233;e dans plusieurs de ses composantes : abandon (d&#233;cri&#233;) de la loi de 1948, promotion de l'accession sociale &#224; la propri&#233;t&#233;, incitation de la vente de logements HLM aux locataires pour financer de nouvelles constructions, pourraient ainsi &#234;tre mis &#224; l'ordre du jour. Le dispositif imagin&#233; pour permettre aux m&#233;nages de devenir propri&#233;taires, installerait des s&#233;curit&#233;s en cas d'accident de la vie &#8212; essentiellement ch&#244;mage ou divorce &#8212;, et le moyen financier retenu serait l'usage de parts de soci&#233;t&#233; civile immobili&#232;re (SCI) de capitalisation. La m&#233;thode permettrait aux m&#233;nages d'acheter en fonction de leurs capacit&#233;s financi&#232;res, chaque ann&#233;e, des parts de propri&#233;t&#233; de leur immeuble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://globenet.org/dal&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;DAL&lt;/a&gt; - 8 rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris. T&#233;l. 01 42 78 22 00. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le DAL anime, &#224; Paris, une &#233;mission radio, Sans toit je meurs, un jeudi sur deux sur 106.3 FM&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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