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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Prison &#8226; Des SAS pour pr&#233;parer &#224; la vraie vie</title>
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&lt;p&gt;Les prisons fran&#231;aises souffrent de nombreux maux. Notamment celui du manque de pr&#233;paration des d&#233;tenus &#224; la sortie, &#233;tape essentielle pour &#233;viter la r&#233;cidive. Exp&#233;riment&#233; depuis 2018, un nouveau dispositif p&#233;nitentiaire, la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), propose un accompagnement renforc&#233; pour favoriser la r&#233;insertion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des inaugurations &#224; Valence, Caen et Montpellier, une visite de chantier &#224; Colmar&#8230; Ces derniers mois, l'agenda du ministre de la Justice, &#201;ric Dupont-Moretti, a &#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Endettement" rel="tag"&gt;Endettement&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les prisons fran&#231;aises souffrent de nombreux maux. Notamment celui du manque de pr&#233;paration des d&#233;tenus &#224; la sortie, &#233;tape essentielle pour &#233;viter la r&#233;cidive. Exp&#233;riment&#233; depuis 2018, un nouveau dispositif p&#233;nitentiaire, la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), propose un accompagnement renforc&#233; pour favoriser la r&#233;insertion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des inaugurations &#224; Valence, Caen et Montpellier, une visite de chantier &#224; Colmar&#8230; Ces derniers mois, l'agenda du ministre de la Justice, &#201;ric Dupont-Moretti, a &#233;t&#233; sensiblement occup&#233; par un sujet : les structures d'accompagnement vers la sortie. Encore m&#233;connues du grand public, ces SAS, comme on les appelle couramment, sont des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires d'un nouveau genre. Pens&#233;s pour assurer une transition entre la vie carc&#233;rale et la vie civile, ils se sont vu confier la mission d'am&#233;liorer la r&#233;insertion des sortants de prison gr&#226;ce &#224; un accompagnement social renforc&#233; en amont de la sortie, pour &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; lutter contre la r&#233;cidive. L'enjeu est fondamental pour le minist&#232;re de la Justice et l'Administration p&#233;nitentiaire. Car la prison a deux missions : &lt;i&gt;&#171; Afin d'assurer la protection de la soci&#233;t&#233;, de pr&#233;venir la commission de nouvelles infractions et de restaurer l'&#233;quilibre social, dans le respect des int&#233;r&#234;ts de la victime, la peine a pour fonction : de sanctionner l'auteur de l'infraction, de favoriser son amendement, son insertion ou sa r&#233;insertion &#187;&lt;/i&gt; (article 130-1 du code p&#233;nal). Si la premi&#232;re est bien remplie - il y a tr&#232;s peu d'&#233;vasion en France -, la seconde souffre de profondes carences. Des chiffres publi&#233;s l'an dernier par le service statistique du minist&#232;re de la Justice l'illustrent : parmi les personnes sorties de prison en 2016, 33,4 % ont commis une nouvelle infraction dans les douze mois suivant leur lib&#233;ration et 53,7 % dans les trois ans (1).&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6911 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH305/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.35.54-3ccab.png?1693499107' width='500' height='305' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Pour que les d&#233;tenus r&#233;apprennent &#224; se d&#233;placer en autonomie, les &#233;quipes d'accompagnement favorisent les rendez-vous &#224; l'ext&#233;rieur&lt;/i&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Surpopulation et manque de moyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'&#233;tat actuel, peut-il seulement en &#234;tre autrement ? &lt;i&gt;&#171; La prison, notamment du fait des conditions de d&#233;tention en maison d'arr&#234;t, ne peut aujourd'hui atteindre ses objectifs de r&#233;insertion et de pr&#233;vention de la r&#233;cidive &#187;&lt;/i&gt;, estime Alice Maintigneux, juge d'application des peines et pr&#233;sidente de l'association nationale des juges d'application des peines (ANJAP). En maison d'arr&#234;t, &#233;tablissement pour les pr&#233;venus en attente de leur proc&#232;s et les d&#233;tenus condamn&#233;s &#224; une peine inf&#233;rieure &#224; deux ans, la surpopulation grimpe &#224; 140 % (2). La d&#233;tention s'effectue souvent dans des conditions qui ont valu &#224; la France d'&#234;tre condamn&#233;e par la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme pour traitements inhumains et d&#233;gradants. D&#233;bord&#233;s, les services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) ne peuvent mener leur mission &#224; bien, d'autant plus que la plupart des d&#233;tenus ex&#233;cutent des peines courtes, ce qui rend complexe tout travail d'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; les efforts de recrutement r&#233;alis&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, des personnes sortent de prison sans jamais avoir vu un conseiller p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (CPIP), c'est une r&#233;alit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, souligne Alice Tallon, charg&#233;e de mission Justice &#224; la f&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233; (FAS). Les &#171; sorties s&#232;ches &#187; constituent d&#232;s lors la norme : 23 % seulement des sortants de prison de 2016 avaient b&#233;n&#233;fici&#233; d'un am&#233;nagement de peine pour pr&#233;parer leur sortie (3). Ceci alors que l'on sait que la prison accueille une population plus pr&#233;caire que la moyenne et qu'elle a des effets psycho-sociaux sur les d&#233;tenus qui rendent d'autant plus difficile le retour &#224; une vie &#171; normale &#187; : perte d'emploi et de revenus, difficult&#233; &#224; conserver son logement, rupture des liens familiaux et amicaux, aggravation des troubles psychiques et des addictions du fait de l'isolement, l'inactivit&#233;, le stress,&#8239;etc. &lt;i&gt;&#171; La prison pr&#233;carise et la pr&#233;carit&#233; n'est pas un bon levier pour lutter contre la r&#233;cidive. Un v&#233;ritable cercle vicieux &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Alice Tallon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les SAS peuvent-elles changer la donne ? C'est en tout cas l'espoir du gouvernement. Ce nouveau concept a &#233;t&#233; lanc&#233; en 2018 dans le cadre d'un plan immobilier p&#233;nitentiaire pr&#233;voyant la cr&#233;ation en dix ans de 15 000 nouvelles places de prison. Parmi celles-ci, 2 100 doivent &#234;tre des places en SAS, auxquelles s'ajoutent environ 500 places d'autres dispositifs qui seront requalifi&#233;es. Six sont actuellement ouverts et sept autres devraient l'&#234;tre en 2023. &#192; terme, vingt-trois de ces structures doivent mailler le territoire fran&#231;ais. Chacun de ces &#233;tablissements peut accueillir entre 90 et 180 d&#233;tenus dont le reliquat de peine est inf&#233;rieur &#224; deux ans - courte peine ou fin de longue incarc&#233;ration - et qui pr&#233;sentent un besoin d'accompagnement soutenu pour leur r&#233;insertion. L'Administration p&#233;nitentiaire et les SPIP &#233;valuent &#233;galement chez le d&#233;tenu le risque d'&#233;vasion et la capacit&#233; &#224; s'adapter &#224; la vie en collectivit&#233;. Ce n'est pas un magistrat, mais bien la P&#233;nitentiaire qui d&#233;cide de l'affectation d'un d&#233;tenu vers ces &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6912 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH311/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.35.22-e26c0.png?1693499107' width='500' height='311' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Au 1er mars 2023, 88 183 personnes &#233;taient plac&#233;es sous &#233;crou en France, dont 48 880 en maisons d'arr&#234;t. &lt;/i&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prison infantilisante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e derri&#232;re les SAS n'est pas nouvelle. Il y a d&#233;j&#224; eu des structures p&#233;nitentiaires cens&#233;es faciliter la r&#233;insertion : quartiers pour peines am&#233;nag&#233;es, quartiers nouveau concept,&#8239;etc. Mais alors que n'&#233;taient orient&#233;s dans ces lieux que les d&#233;tenus jug&#233;s &#171; bons &#233;l&#232;ves &#187;, c'est-&#224;-dire ceux n'ayant pas connu d'incidents lors de leur d&#233;tention, la SAS a une approche diff&#233;rente : &lt;i&gt;&#171; Le principe ? Accueillir les personnes pour lesquelles tout reste &#224; faire sur l'insertion : celles avec lesquelles il n'a pas &#233;t&#233; possible de pr&#233;parer leur sortie, soit &#224; cause de difficult&#233;s sp&#233;cifiques ou par manque de r&#233;ceptivit&#233;, soit parce que la surpopulation dans la maison d'arr&#234;t l'a emp&#234;ch&#233; &#187;&lt;/i&gt;, indique Romain Emelina, chef du d&#233;partement des parcours de peine au sein de la direction de l'Administration p&#233;nitentiaire. Dans la doctrine SAS, aider &#224; cette r&#233;insertion passe par plusieurs leviers. D'abord par le choix du lieu d'implantation des &#233;tablissements : au plus proche des villes pour faciliter l'acc&#232;s via les transports en commun aux services publics et partenaires alentour. Ensuite et surtout, les SAS proposent un accompagnement avec une &#233;quipe du SPIP renforc&#233;e : &lt;i&gt;&#171; il y a un ratio d'un conseiller p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (CPIP) pour trente personnes. Dans les autres &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, la th&#233;orie c'est soixante, la r&#233;alit&#233; est plut&#244;t autour de quatre-vingt &#187;&lt;/i&gt;, souligne Romain Emelina. Un poste d'assistante de service social est aussi pr&#233;vu pour chacun de ces &#233;tablissements, de m&#234;me qu'une unit&#233; sanitaire en charge de l'accompagnement th&#233;rapeutique des personnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;gime de d&#233;tention pr&#233;vu en SAS doit permettre de travailler l'autonomie et la responsabilisation des d&#233;tenus. S'il s'agit bien d'un lieu de privation de libert&#233;, il est aussi pr&#233;vu des cellules ouvertes en journ&#233;e et l'obtention de permissions de sortie facilit&#233;e pour se rendre &#224; des rendez-vous ext&#233;rieurs d'insertion professionnelle, permettre la restauration des liens familiaux,&#8239;etc. &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s une vie rythm&#233;e par la prison pendant plusieurs mois, il est parfois compliqu&#233; de retrouver une autonomie. La prison est infantilisante, la SAS est pens&#233;e pour ne pas l'&#234;tre. Les d&#233;tenus ont un planning &#224; la semaine, des activit&#233;s o&#249; ils doivent participer, les cellules sont ouvertes, ils ont acc&#232;s aux diff&#233;rents lieux, il n'y a pas un surveillant qui vient ouvrir leur porte et les chercher &#187;&lt;/i&gt;, salue une CPIP travaillant dans une SAS. &#171; En maison d'arr&#234;t, les d&#233;tenus passent vingt-deux heures par jour en cellule. La SAS, en mati&#232;re d'activit&#233;s et de possibilit&#233; de sortir, on est vraiment dans une offre beaucoup plus &#233;toff&#233;e &#187;, souligne, quant &#224; elle, Manon Distani, assistante de service social au sein de celle des Baumettes &#224; Marseille. L'&#233;quipe de la SAS d&#233;finit un programme d'accompagnement personnalis&#233; avec chaque d&#233;tenu.&lt;i&gt; &#171; Je re&#231;ois tous les &#8216;&#8216;sassistes'' individuellement pour faire une &#233;valuation de leur situation et nous examinons ensemble le plan d'accompagnement &#224; mettre en place. L'id&#233;e est la prise en charge globale : refaire les papiers d'identit&#233;, travailler l'acc&#232;s aux droits, la question du logement, le retour &#224; l'emploi,&#8239;etc. &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Manon Heurtin, assistante de service social &#224; la SAS d'Aix-en-Provence. L'accompagnement s'appuie alors sur des suivis individuels, des ateliers collectifs et des sorties &#224; l'ext&#233;rieur, mais aussi la venue sur site de la CPAM, la CAF, P&#244;le emploi, la mission locale et le SIAO (service d'h&#233;bergement), pour faciliter l'ensemble des d&#233;marches de r&#233;insertion. La cr&#233;ation d'un lien avec le dehors est particuli&#232;rement recherch&#233;e. &#192; l'instar des d&#233;marches de soins o&#249; les unit&#233;s sanitaires veillent &#224; garder le cap de l'autonomisation des personnes : &lt;i&gt;&#171; &#192; l'inverse des lieux de d&#233;tention classique o&#249; l'on internalise le plus de mat&#233;riel m&#233;dical possible pour &#233;viter la sortie des d&#233;tenus, dans la SAS l'id&#233;e est d'avoir le strict n&#233;cessaire sur place et inciter &#224; se rendre dans les structures de soins &#224; l'ext&#233;rieur, CMP, CSAPA,&#8239;etc. &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Morgan Donaz-Pernier, juge d'application des peines &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travailler l'autonomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pour l'heure pas d'&#233;tudes sur le taux de r&#233;cidive des personnes pass&#233;es entre les murs de ces &#233;tablissements. Mais les acteurs contact&#233;s n'ont pas de doute : les SAS donnent du sens &#224; la peine. &lt;i&gt;&#171; Avoir ce nombre de personnel de surveillance, de CPIP, d'assistante de service social, de r&#233;f&#233;rent mission locale,&#8239;etc., devrait &#234;tre le fonctionnement normal de la prison. Ce dispositif m&#233;rite d'&#234;tre d&#233;velopp&#233; car beaucoup de personnes en d&#233;tention ont un profil qui justifie ce type d'accompagnement &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne ainsi Morgan Donaz-Pernier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tous ces atouts apparents, ces structures rencontrent plusieurs &#233;cueils. &#192; commencer par celui de voir leur r&#244;le d&#233;voy&#233;, l'Administration p&#233;nitentiaire pouvant &#234;tre tent&#233;e de s'en servir pour r&#233;duire la surpopulation en maisons d'arr&#234;t. &lt;i&gt;&#171; La pression pour le d&#233;sencombrement est importante. C'est une lutte pour garder la main sur les affectations &#187;&lt;/i&gt;, constate la CPIP travaillant dans une SAS. Une situation aussi v&#233;cue &#224; Marseille, o&#249; la SAS a re&#231;u pendant un temps &lt;i&gt;&#171; trop de personnes sans gros besoins d'accompagnement ou avec un reliquat tr&#232;s court o&#249; il n'y avait pas le temps de travailler grand-chose &#187;&lt;/i&gt;, indique Morgan Donaz-Pernier, avant de pr&#233;ciser : &lt;i&gt;&#171; C'est un peu moins le cas aujourd'hui. &#187;&lt;/i&gt; Le taux d'occupation des SAS est pour l'heure de 75 %, alors que l'objectif de l'administration p&#233;nitentiaire est de 95 %. Il y a donc le d&#233;fi de &lt;i&gt;&#171; remplir mieux, mais tout en respectant les crit&#232;res d'acc&#232;s &#224; cette structure &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t de son c&#244;t&#233; Romain Emelina.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de &#171; sassistes &#187; restent aussi trop peu de temps dans la structure pour b&#233;n&#233;ficier d'un accompagnement social efficace. &lt;i&gt;&#171; Ils restent en moyenne entre trois et six mois, parce qu'ils obtiennent des remises de peine. C'est tr&#232;s court, surtout pour des gens en grande difficult&#233; (&#8230;). On va permettre &#224; la personne d'obtenir un am&#233;nagement de peine, souvent en semi-libert&#233;, pour que nous puissions continuer &#224; travailler la sortie &#187;&lt;/i&gt;, rel&#232;ve Manon Distani, car la plupart des SAS proposent &#233;galement des places de semi-libert&#233;. Et m&#234;me avec les meilleures intentions, l'&#233;quipe des SAS reste confront&#233;e aux manques de places dans les structures d'h&#233;bergement, aux difficult&#233;s pour faire des papiers d'identit&#233;,&#8239;etc. Sans parler, explique Manon Heurtin, des repr&#233;sentations n&#233;gatives qui p&#232;sent sur les sortants de prison. &lt;i&gt;&#171; Cela se voit par exemple sur l'h&#233;bergement, o&#249; l'on a des refus inexplicables. Il faut d&#233;construire les pr&#233;jug&#233;s. La personne a certes fait quelque chose qui l'a amen&#233; en d&#233;tention, mais dans tous les cas elle va sortir. Si on veut lutter contre la r&#233;cidive, c'est l&#224; o&#249; il faut tendre la main. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;R&#233;cidive des sortants de prison de 2016, Infos rapides justice&lt;/i&gt;, d&#233;cembre 2022. Disponible sur &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3MTO8Pg&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://bit.ly/3MTO8Pg&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Mesure de l'incarc&#233;ration, indicateurs cl&#233;s au 1er mars 2023&lt;/i&gt;, minist&#232;re de la Justice. Disponible sur &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3AlXDit&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://bit.ly/3AlXDit&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Mesurer et comprendre les d&#233;terminants de la r&#233;cidive des sortants de prison, Infostat Justice&lt;/i&gt;, juillet 2021. Disponible sur &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3GZExT6&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://bit.ly/3GZExT6&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chantier d'insertion &#8226; Le go&#251;t de l'&#233;vasion</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Chantier-d-insertion-o-Le-gout-de-l-evasion</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Chantier-d-insertion-o-Le-gout-de-l-evasion</guid>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2018, la prison des Baumettes &#224; Marseille ouvre le premier service d'accompagnement &#224; la sortie. Elle poursuit l'exp&#233;rimentation en accueillant d&#233;sormais l'unique restaurant fran&#231;ais en milieu carc&#233;ral, ouvert au public. Ce chantier d'insertion, port&#233; par l'association Festin, pr&#233;pare et accompagne la sortie. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord longer la monumentale muraille orn&#233;e de hauts-reliefs figurant les sept p&#233;ch&#233;s capitaux. Une fois devant une imposante porte rouge sigl&#233;e Structure d'accompagnement &#224; la sortie (SAS) et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2018, la prison des Baumettes &#224; Marseille ouvre le premier service d'accompagnement &#224; la sortie. Elle poursuit l'exp&#233;rimentation en accueillant d&#233;sormais l'unique restaurant fran&#231;ais en milieu carc&#233;ral, ouvert au public. Ce chantier d'insertion, port&#233; par l'association Festin, pr&#233;pare et accompagne la sortie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord longer la monumentale muraille orn&#233;e de hauts-reliefs figurant les sept p&#233;ch&#233;s capitaux. Une fois devant une imposante porte rouge sigl&#233;e Structure d'accompagnement &#224; la sortie (SAS) et Semi-libert&#233;, sonner. Une matonne en uniforme vient ouvrir, tout sourire, avant de vous inviter &#224; vous d&#233;lester de vos cl&#233;s, t&#233;l&#233;phone, argent liquide. Vos effets personnels restent &#224; l'entr&#233;e dans une consigne. Bienvenue en milieu carc&#233;ral ou plut&#244;t : bon app&#233;tit !&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis novembre 2022, la prison des Baumettes redore son blason gr&#226;ce &#224; une exp&#233;rimentation unique en France : l'ouverture d'un restaurant. Depuis 8 h 30, six d&#233;tenus s'affairent en cuisine et en salle pour assurer les deux services du midi. Les Beaux Mets offre une carte bistronomique qui suppose un certain standing aux fourneaux comme en salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Appliqu&#233;e et enjou&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, un salari&#233; fait d&#233;faut, il a &#171; p&#233;t&#233; les plombs &#187; suite &#224; une remarque de la cheffe. Pourtant, l'ambiance en cuisine para&#238;t appliqu&#233;e et enjou&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Quand j'ai fait mes classes, le climat pouvait &#234;tre assez militaire&lt;/i&gt;, souligne la ma&#238;tre queux, Sandrine Sollier. &lt;i&gt;Depuis, on a appris &#224; travailler sans crier. Ici, la fibre sociale compte pour 80 %. Humainement, nous avons tous des choses &#224; nous apporter. Comme dehors, il arrive que les salari&#233;s ne se pr&#233;sentent pas au service, souvent parce qu'ils sont malades. Ce matin, l'un d'eux &#233;tait &#233;nerv&#233; : alors il est retourn&#233; en cellule, on en parlera calmement demain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trois encadrants techniques du chantier d'insertion (la cheffe, la seconde et le ma&#238;tre d'h&#244;tel) pratiquent un management doux, bas&#233; sur la valorisation, la complicit&#233;, l'adh&#233;sion et l'humour. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de mauvaise &#233;quipe, mais de mauvais managers&lt;/i&gt;, assure Marc Balthazard qui encadre les serveurs. &lt;i&gt;Le m&#233;tier est difficile, il ne faudrait pas les d&#233;courager. On est l&#224; pour les faire &#233;voluer, pour qu'ils ne se retrouvent plus entre ces murs. &#187;&lt;/i&gt; Tout en discutant avec le barman de l'ajout, ou pas, de gla&#231;ons dans les cocktails (sans alcool bien s&#251;r), il garde un &#339;il sur Hamid (1) qui lisse les nappes et dresse les tables. &lt;i&gt;&#171; Y'a rien qui te choque, l&#224;, chouchou ? &#187;&lt;/i&gt;, lance-t-il au serveur. Malgr&#233; ses airs de dur, le trentenaire cherche l'erreur sans moufter : &lt;i&gt;&#171; Ah, j'ai oubli&#233; un verre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, Wissem, 21 ans, a enfin obtenu l'autorisation de faire des pizzas pour le repas du personnel. &lt;i&gt;&#171; La levure boulang&#232;re permet de faire de l'alcool, elle est donc interdite en prison, il a fallu deux mois pour obtenir l'autorisation &#187;&lt;/i&gt;, explique le jeune homme qui a eu une exp&#233;rience de pizzaiolo avant son incarc&#233;ration. Fier d'offrir un peu de vari&#233;t&#233; &#224; ses coll&#232;gues, il invite les salari&#233;s en insertion, les encadrants techniques et les surveillantes &#224; se servir. L'&#171; &#233;quipe &#187; mange et &#233;change autour d'une m&#234;me tabl&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Le restaurant, je suis pour &#224; 2 000 %&lt;/i&gt;, affirme Nath, l'une des deux surveillantes du chantier d'insertion, dix-sept ans d'exp&#233;rience. &lt;i&gt;&#199;a leur apporte &#233;norm&#233;ment, ne serait-ce que le B.a.-ba : se lever, &#234;tre pr&#234;ts &#224; l'heure. Pour certains, c'est loin d'&#234;tre &#233;vident, mais &#231;a vient. &#187;&lt;/i&gt; Elle am&#232;ne le surplus de pizza aux autres surveillants du SAS et transmet leurs f&#233;licitations au cuistot.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Je m'&#233;tais form&#233; sur le tas, mais l&#224; je vais essayer d'obtenir une qualification. &#187;&lt;/i&gt; En effet, accompagn&#233; par la conseill&#232;re en insertion professionnelle de l'association porteuse du projet, Festin, Wissem a obtenu une place dans un organisme de formation pour adultes apr&#232;s quatre mois aux Beaux Mets. &lt;i&gt;&#171; Quand la juge m'a envoy&#233; aux Baumettes, je n'imaginais pas travailler&lt;/i&gt;, se souvient-il. &lt;i&gt;&#192; mon arriv&#233;e, on m'a propos&#233; de rejoindre la SAS puis le restaurant. &#199;a demande de la motivation, mais &#231;a aide &#224; faire passer le temps. La d&#233;tention classique, c'est vingt-deux heures de cellule par jour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le restaurant Les Beaux Mets, les quatorze salari&#233;s en insertion travaillent de 8 h 15 &#224; 16 h 45, vingt-six heures hebdomadaires pay&#233;es 45 % du SMIC, une sp&#233;cificit&#233; du contrat d'emploi p&#233;nitentiaire. Deux &#233;quipes de sept - quatre commis et trois serveurs - se relaient pour assurer le service tous les midis en semaine. En rev&#234;tant leur costume - un pantalon noir et une chemise blanche -, ils sortent de leur statut de d&#233;tenu pour endosser celui de salari&#233;s d'un restaurant raffin&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_6910 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L375xH280/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.31.58-4abe8.png?1693499108' width='375' height='280' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Salari&#233;s d'un resto raffin&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les clients naviguent dans le syst&#232;me carc&#233;ral (juges, avocats&#8230;) ou viennent par curiosit&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'est notre deuxi&#232;me fois&lt;/i&gt;, raconte Ouria, attabl&#233;e avec sa s&#339;ur et une copine. &lt;i&gt;J'ai d&#233;couvert le concept &#224; la t&#233;l&#233;, nous avons tent&#233; l'exp&#233;rience en d&#233;cembre. L'accueil par les surveillants est agr&#233;able, les serveurs sont aux petits soins et les plats excellents. Notre fr&#232;re est &#233;ducateur &#224; la PJJ&lt;/i&gt; (ndlr : protection judiciaire de la jeunesse), &lt;i&gt;nous savons que si ces personnes sont l&#224;, c'est souvent qu'elles n'ont pas eu de chance. L'id&#233;e est int&#233;ressante pour leur r&#233;insertion, mais autour de nous, on parle surtout de la qualit&#233; de la carte. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Assistante de service social aupr&#232;s des quatre-vingts d&#233;tenus de la SAS et de la quarantaine de b&#233;n&#233;ficiaires d'une semi-libert&#233;, Manon Distani constate l'apport des Beaux Mets dans l'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; En fait, &#231;a change tout. La plupart des salari&#233;s cherchent un logement pour pr&#233;parer leur sortie, toucher un salaire rend leur candidature beaucoup plus attractive. &#199;a aide aussi sur le plan professionnel en &#233;vitant le trou sur le CV cr&#233;&#233; par l'incarc&#233;ration. L&#224;, la peine prend du sens puisqu'elle apporte une nouvelle exp&#233;rience professionnelle. Nous manquons de recul sur ce projet, mais nous observons d&#233;j&#224; les impacts &#233;vidents sur le savoir-&#234;tre et les comp&#233;tences sociales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec un encadrement technique de trois pour sept, l'association sp&#233;cialiste de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique se donne les moyens d'un accompagnement renforc&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ce taux d'encadrement permet de g&#233;rer les &#233;motions avec un public particuli&#232;rement explosif&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Carole Guillerm, responsable du projet. &lt;i&gt;Nous sommes la premi&#232;re marche vers l'insertion professionnelle, ils se retrouvent dans une bulle o&#249; les encadrants peuvent prendre le temps d'expliquer. Ce public ne tiendrait pas en formation, il lui faut cette premi&#232;re &#233;tape. Apr&#232;s la sortie, nous les invitons d'ailleurs &#224; poursuivre l'accompagnement. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Souvent &#233;court&#233; par des remises de peine, des transferts, le contrat de travail dure quatre mois, l'accompagnement &#224; la recherche d'emploi peut lui se prolonger sur six mois. Pour mieux pr&#233;parer la sortie et confronter les d&#233;tenus &#224; la r&#233;alit&#233; du monde du travail, la conseill&#232;re en insertion professionnelle (CIP) des Beaux Mets, Nissa Boudhalay, travaille en lien avec les conseillers p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation du SAS. &lt;i&gt;&#171; J'ai l'impression d'&#234;tre une facilitatrice, une interlocutrice privil&#233;gi&#233;e sur les besoins, d&#233;crit-elle en d&#233;couvrant le m&#233;tier sur ce poste. Je les re&#231;ois au moins une fois par semaine pour travailler le projet. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;velopp&#233; depuis trente ans, le tissu partenarial de Festin facilite la recherche de stages, d'autres chantiers d'insertion, de formations, ou m&#234;me de postes dans la restauration. &lt;i&gt;&#171; Il faut anticiper parce qu'il y a une proc&#233;dure &#224; mettre en place pour autoriser les stages en immersion&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Nissa Boudhalay. &lt;i&gt;Des contraintes plut&#244;t dynamisantes parce qu'il faut faire preuve de cr&#233;ativit&#233; et de pers&#233;v&#233;rance et il y a de gros enjeux. Le dedans pr&#233;pare le dehors dans toute sa complexit&#233; : heureusement que nous travaillons en partenariat pluridisciplinaire &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur. &#187;&lt;/i&gt; L'accord-cadre qui lie l'administration p&#233;nitentiaire et Festin reste unique en France.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Corinne Rostaing &#8226; L'impens&#233; de la sortie de prison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Corinne-Rostaing-o-L-impense-de-la-sortie-de-prison</link>
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		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
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		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tr&#232;s attentif aux questions s&#233;curitaires, le syst&#232;me carc&#233;ral fran&#231;ais rel&#232;gue encore aujourd'hui au second plan le sujet de la r&#233;insertion des d&#233;tenus. Si les SAS vont dans le bon sens, lutter efficacement contre la r&#233;cidive, n&#233;cessite d'aller plus loin. &lt;br class='autobr' /&gt; Entretien avec Corinne Rostaing, sociologue sp&#233;cialiste des institutions publiques et plus particuli&#232;rement du monde carc&#233;ral, professeure des universit&#233;s &#224; Lyon 2, membre du centre Max Weber et auteure (1). &lt;br class='autobr' /&gt;
En France, on sait emprisonner, mais (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s attentif aux questions s&#233;curitaires, le syst&#232;me carc&#233;ral fran&#231;ais rel&#232;gue encore aujourd'hui au second plan le sujet de la r&#233;insertion des d&#233;tenus. Si les SAS vont dans le bon sens, lutter efficacement contre la r&#233;cidive, n&#233;cessite d'aller plus loin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6909 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH222/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.29.20-b27b4.png?1693475601' width='250' height='222' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Entretien avec &lt;strong&gt;Corinne Rostaing&lt;/strong&gt;, sociologue sp&#233;cialiste des institutions publiques et plus particuli&#232;rement du monde carc&#233;ral, professeure des universit&#233;s &#224; Lyon 2, membre du centre Max Weber et auteure (1).
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En France, on sait emprisonner, mais sait-on r&#233;ins&#233;rer les d&#233;tenus ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'Administration p&#233;nitentiaire fran&#231;aise est une institution qui ne marche pas sur ses deux jambes. Elle consacre essentiellement ses moyens &#224; l'ex&#233;cution des peines. Elle ne s'acquitte que partiellement de ses missions de r&#233;insertion et de lutte contre la r&#233;cidive. On peut le constater avec la disproportion entre les personnels de surveillance et les personnels sociaux, malgr&#233; les efforts ces derni&#232;res ann&#233;es sur le recrutement de CPIP. Cette orientation correspond aux moyens octroy&#233;s par le Parlement et &#224; la demande de s&#233;curit&#233; exprim&#233;e par la soci&#233;t&#233;. De fait, en France, la prison est tourn&#233;e vers l'int&#233;rieur, pas vers l'ext&#233;rieur. Cela pose probl&#232;me car on emprisonne des gens, on les maintient coup&#233;s du monde, et un jour on va les lib&#233;rer et s'imaginer qu'ils vont pouvoir se r&#233;ins&#233;rer facilement. Il y a comme un impens&#233; de la sortie de prison. Or quasiment tous les d&#233;tenus finiront par sortir un jour.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les SAS apportent-elles alors une solution ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de d&#233;part est bonne : cr&#233;er un espace de transition entre le dedans et le dehors. On peut cependant d&#233;plorer que le nombre de places soit limit&#233; : 2 600 places pr&#233;vues environ pour l'instant, alors que l'on compte quelques 90 000 sortants de prison chaque ann&#233;e. Si ces &#233;tablissements sont &#233;galement cens&#233;s permettre aux d&#233;tenus de d&#233;velopper leur autonomie en pr&#233;vision de la sortie, on s'aper&#231;oit que les locaux ne le permettent pas forc&#233;ment, notamment pour les SAS install&#233;es dans d'anciens b&#226;timents p&#233;nitentiaires ou celles avec des r&#232;gles de fonctionnement ne favorisant pas toujours l'autonomie. Par exemple, on fonctionne encore avec le principe des permissions de sortie, quelques-unes par mois, pour aller voir sa famille, se soigner,&#8239;etc. Dans d'autres structures, il existe une relative libert&#233; de mouvement &#224; l'int&#233;rieur avec les cellules ouvertes, mais j'en ai visit&#233; o&#249; les cellules sont ferm&#233;es, comme en maison d'arr&#234;t. &#192; l'heure actuelle, il n'existe pas d'homog&#233;n&#233;it&#233; entre les diff&#233;rentes SAS.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Selon vous, le meilleur moyen pour am&#233;liorer la r&#233;insertion serait de limiter l'incarc&#233;ration ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui, il faut limiter l'incarc&#233;ration pour les courtes peines et la petite d&#233;linquance, la prison doit rester une situation exceptionnelle pour les d&#233;lits graves ou les crimes. Certes, l'exp&#233;rience carc&#233;rale va constituer pour certains un &#233;lectrochoc, ils n'y reviendront jamais. Mais pour d'autres, il s'agira plut&#244;t d'une longue d&#233;gringolade : ils vont sortir plus pauvres, plus isol&#233;s, et donc plus sujets &#224; r&#233;it&#233;rer. Car la prison est synonyme de difficult&#233; &#224; maintenir des liens familiaux, de perte d'emploi et parfois de logement. Cela peut ab&#238;mer la sant&#233; psychique ou somatique des personnes, &#224; cause de l'enfermement, du stress,&#8239;etc. Il s'agit aussi d'un monde o&#249; les d&#233;tenus sont compl&#232;tement d&#233;responsabilis&#233;s, assujettis du jour au lendemain au personnel p&#233;nitentiaire. Pour toutes ces raisons, l'incarc&#233;ration peut repr&#233;senter un obstacle &#224; la r&#233;insertion. La Suisse, par exemple, l'&#233;vite pour les courtes peines apr&#232;s avoir constat&#233; qu'elle provoque une d&#233;socialisation et n'apporte pas de solutions pour la sortie. Incarc&#233;rer moins permettrait aussi d'avoir moins de d&#233;tenus, donc &#234;tre en mesure de mieux les accompagner, leur proposer des formations, des activit&#233;s, et travailler un vrai projet de d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) &lt;i&gt;Une institution d&#233;gradante, la prison&lt;/i&gt;, &#201;d. Gallimard, 2021.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prison &#8226; Des SAS pour pr&#233;parer &#224; la vraie vie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prison-o-Des-SAS-pour-preparer-a-la-vraie-vie-10973</link>
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		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Endettement</dc:subject>
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		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les prisons fran&#231;aises souffrent de nombreux maux. Notamment celui du manque de pr&#233;paration des d&#233;tenus &#224; la sortie, &#233;tape essentielle pour &#233;viter la r&#233;cidive. Exp&#233;riment&#233; depuis 2018, un nouveau dispositif p&#233;nitentiaire, la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), propose un accompagnement renforc&#233; pour favoriser la r&#233;insertion. Social actu La plume de L&#233;na, assistante sociale de rue La l&#233;gitimit&#233; des foules (1) La Rubrik' Hors Cadre De Vince Plaidoyer pour l'incertain Sur le vif d'&#201;tienne Liebig (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Logement" rel="tag"&gt;Logement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Delinquance" rel="tag"&gt;D&#233;linquance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Endettement" rel="tag"&gt;Endettement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Entreprise-d-insertion" rel="tag"&gt;Entreprise d'insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison-288" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton10973-c04ab.png?1693499108' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les prisons fran&#231;aises souffrent de nombreux maux. Notamment celui du manque de pr&#233;paration des d&#233;tenus &#224; la sortie, &#233;tape essentielle pour &#233;viter la r&#233;cidive. Exp&#233;riment&#233; depuis 2018, un nouveau dispositif p&#233;nitentiaire, la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), propose un accompagnement renforc&#233; pour favoriser la r&#233;insertion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de L&#233;na, assistante sociale de rue&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; La l&#233;gitimit&#233; des foules (1)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La Rubrik' Hors Cadre De Vince&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Plaidoyer pour l'incertain&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Hypocrisie&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Travail-social-o-La-fuite-des-cerveaux&#034;&gt;&lt;strong&gt;Travail social&lt;/strong&gt; &#8226; La fuite des cerveaux&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dans Lien Social il y a 30 ans&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La Fabrique du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Psychologue-de-rue-o-La-sante-mentale-hors-cadre&#034;&gt;&lt;strong&gt;Psychologue de rue&lt;/strong&gt; &#8226; La sant&#233; mentale hors cadre&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Paroles de m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Faut-il-toujours-etre-dans-la-legalite&#034;&gt;Faut-il toujours &#234;tre dans la l&#233;galit&#233; ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/La-delocalisation-entraine-t-elle-la-fin-d-une-institution&#034;&gt;La d&#233;localisation entra&#238;ne-t-elle la fin d'une institution ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt; : Prison
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Prison-o-Des-SAS-pour-preparer-a-la-vraie-vie&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des SAS pour pr&#233;parer &#224; la vraie vie&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chantier d'insertion&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Chantier-d-insertion-o-Le-gout-de-l-evasion&#034;&gt;Le go&#251;t de l'&#233;vasion&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Corinne Rostaing&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Corinne-Rostaing-o-L-impense-de-la-sortie-de-prison&#034;&gt;L'impens&#233; de la sortie de prison&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#201;chos du terrain &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Karl-Marx-et-Marcel-Mauss-a-l-Esat&#034;&gt;Karl Marx et Marcel Mauss &#224; l'Esat&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Journal-d-une-asperge&#034;&gt;Journal d'une asperge&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres&#034;&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#192; propos du Cannabis / &#192; propos de la pauvret&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Cinema-o-Boxe-inclusive&#034;&gt;Boxe inclusive&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Cinema-o-Papa-ou-t-es&#034;&gt;Papa o&#249; t'es ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le surendettement, une souffrance sociale</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Endettement</dc:subject>
		<dc:subject>1076</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Accidents de la vie, ch&#244;mage, recours excessif au cr&#233;dit renouvelable, difficult&#233;s &#224; g&#233;rer son budget&#8230; autant de causes qui peuvent provoquer une baisse des revenus et une situation de surendettement. En France, elle touche plus de 200 000 personnes et entra&#238;ne souvent une chute de l'estime de soi qui renforce les risques d'exclusion. Le travailleur social qui accompagne une personne en situation de surendettement &#233;tudie avec elle les possibilit&#233;s d'assainissement de sa dette. Si cela s'av&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3837-74f69.jpg?1694619933' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Accidents de la vie, ch&#244;mage, recours excessif au cr&#233;dit renouvelable, difficult&#233;s &#224; g&#233;rer son budget&#8230; autant de causes qui peuvent provoquer une baisse des revenus et une situation de surendettement. En France, elle touche plus de 200 000 personnes et entra&#238;ne souvent une chute de l'estime de soi qui renforce les risques d'exclusion.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le travailleur social qui accompagne une personne en situation de surendettement &#233;tudie avec elle les possibilit&#233;s d'assainissement de sa dette. Si cela s'av&#232;re impossible, il l'aide &#224; constituer un dossier de surendettement et &#224; mieux g&#233;rer son budget pour &#233;viter la r&#233;cidive. Il prend &#233;galement en compte son rapport &#224; l'argent et &#224; la consommation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Toxicomanie : bient&#244;t des salles de consommation ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Le surendettement&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le surendettement, une souffrance sociale&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'analyse de Vincent de Gaulejac, sociologue&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Initiative&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&#192; Besan&#231;on, un espace pour le &#171; bien na&#238;tre &#187; des parents et des b&#233;b&#233;s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Analyse&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e en danger ? Entretien avec Bernard Monnier, pr&#233;sident de l'association de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ARC75&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif&#8230; &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Nous sommes tous homos ! par Jean Cartry&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le rap comme outil &#233;ducatif, regard atypique et &#233;clectique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pr&#233;alables &#224; toute clinique des psychoses - Jean Oury &amp;Patrick Faugeras&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le surendettement cache une souffrance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-surendettement-cache-une-souffrance</link>
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		<dc:date>2002-10-24T16:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Endettement</dc:subject>
		<dc:subject>639</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Arnaud de La Hougue, sociologue, forme depuis 20 ans des travailleurs sociaux sur le th&#232;me du surendettement. Il explique pourquoi le probl&#232;me des personnes surendett&#233;es d&#233;passe largement la gestion et m&#234;me la dimension &#233;conomique et comment la difficult&#233; financi&#232;re est souvent un cri de d&#233;tresse adress&#233; &#224; la soci&#233;t&#233; pour dire la difficult&#233; &#224; y vivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles difficult&#233;s psychosociales peuvent cacher un comportement d&#233;raisonnable vis-&#224;-vis de l'argent ? Le manque de reconnaissance sociale repr&#233;sente la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Arnaud de La Hougue, sociologue, forme depuis 20 ans des travailleurs sociaux sur le th&#232;me du surendettement. Il explique pourquoi le probl&#232;me des personnes surendett&#233;es d&#233;passe largement la gestion et m&#234;me la dimension &#233;conomique et comment la difficult&#233; financi&#232;re est souvent un cri de d&#233;tresse adress&#233; &#224; la soci&#233;t&#233; pour dire la difficult&#233; &#224; y vivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles difficult&#233;s psychosociales peuvent cacher un comportement d&#233;raisonnable vis-&#224;-vis de l'argent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de reconnaissance sociale repr&#233;sente la premi&#232;re des difficult&#233;s. La personne qui en souffre a l'impression de ne pas avoir r&#233;ussi socialement par rapport &#224; sa famille et &#224; ses amis. Elle peut compenser cette frustration par l'achat d'une voiture ou d'une maison, alors qu'elle n'en a pas les moyens. C'est l'histoire de Monsieur X., technicien, p&#232;re d'un jeune apprenti. Les fr&#232;res de Monsieur X. sont tous cadres. Il a honte de sa situation sociale, s'ach&#232;te une belle maison pour leur ressembler et se surendette. Quelquefois ce sont les adolescents qui demandent des v&#234;tements de marque &#224; leurs parents pour avoir l'impression d'exister. Certains parents c&#232;dent, m&#234;me s'ils ont peu d'argent, pour avoir l'impression d'&#234;tre de &#171; bons parents &#187; qui ne frustrent pas leur enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous parlez aussi des personnes qui compensent par les achats un manque d'amour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces comportements surviennent souvent apr&#232;s une rupture amoureuse, comme pour Dana&#233;, bacheli&#232;re, fonctionnaire, m&#232;re de deux enfants, qui chaque fois qu'un amant la quitte r&#233;alise un achat on&#233;reux. Sa famille a ainsi trouv&#233; dans la cave 4 t&#233;l&#233;visions, 3 micro-ondes et un lave-vaisselle, encore emball&#233;s. Elle a demand&#233; sa mise sous tutelle financi&#232;re. On observe aussi souvent ce comportement &#224; la suite d'un deuil, comme cet homme de 40 ans, qui apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de sa m&#232;re, s'est mis &#224; faire des d&#233;penses excessives en les cachant &#224; sa femme. La famille s'est retrouv&#233;e surendett&#233;e. Il s'agit parfois d'un amour qu'on ach&#232;te, parce qu'on a peur de le perdre, comme cette vieille dame qui pense garder l'amour de ses petits-enfants en leur offrant des cadeaux tr&#232;s chers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres fois, l'achat cache un sentiment de culpabilit&#233; : des parents peuvent r&#233;aliser des d&#233;penses excessives &#224; la suite du d&#233;c&#232;s d'un enfant. La d&#233;pense aide &#224; remplir un vide affectif ou &#224; g&#233;rer la culpabilit&#233; : on se punit par le surendettement. Le manque de r&#233;alisme face &#224; la d&#233;pense est parfois li&#233; &#224; une d&#233;pression. Des psychiatres r&#233;pertorient d'ailleurs la d&#233;pense compulsive comme une maladie qui n&#233;cessite un traitement antid&#233;presseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La souffrance qui pousse au surendettement peut-elle cacher un traumatisme ancien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Le surendettement cache tr&#232;s souvent une souffrance. Depuis deux, trois ans les travailleurs sociaux re&#231;oivent de plus en plus de t&#233;moignages de personnes surendett&#233;es ayant subi des violences, voire un inceste dans leur enfance. Cela rejoint les conclusions d'une &#233;tude men&#233;e par le monde bancaire dans les ann&#233;es 70 pour le scoring &#8211; technique pour &#233;viter les mauvais payeurs &#8211;. Les statistiques montraient que les personnes &#171; &#224; risque &#187; financi&#232;rement consommaient des m&#233;dicaments (tranquillisants et laxatifs) et avaient v&#233;cu des traumatismes pr&#233;coces. L'&#233;tude concluait que ces traumatismes se traduisent &#224; l'&#226;ge adulte par des probl&#232;mes financiers. W de Carvalho, psychiatre &#224; Sainte-Anne, soutient que la d&#233;pense excessive est un appel au secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rapport au temps s'est transform&#233; : &#171; On ach&#232;te une croisi&#232;re avant d'avoir gagn&#233; l'argent n&#233;cessaire &#187; &#233;crivez-vous. Quelles cons&#233;quences cela entra&#238;ne-t-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent est devenu abstrait, tout-puissant et disponible comme Dieu jadis. Certaines personnes projettent sur lui leurs souffrances, leurs difficult&#233;s et leurs esp&#233;rances. En face, le monde commercial sait parfaitement utiliser les d&#233;fauts de leur cuirasse et les pi&#233;ger. &#171; Vous pouvez satisfaire vos d&#233;sirs tout de suite, pourquoi attendre ? &#187;, proposent les organismes de cr&#233;dit. Les personnes les plus vuln&#233;rables ne comprennent pas forc&#233;ment que ces r&#233;serves d'argent sont des cr&#233;dits &#224; 17 %. Dans notre soci&#233;t&#233;, les personnes se sentent souvent isol&#233;es et ne savent pas forc&#233;ment demander conseil. De plus, l'argent reste un sujet tabou dont on ne parle pas. Lorsqu'une conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale (CESF) analyse le budget d'une famille, elle d&#233;couvre les relations du couple, celles entre les parents et les enfants, elle peut d&#233;celer des probl&#232;mes d'alcoolisme, de d&#233;pendance au jeu&#8230; la relation &#224; l'argent d&#233;voile beaucoup de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez : &#171; L'int&#233;r&#234;t de la dette est d'&#234;tre facteur de lien social &#187;. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En caricaturant un peu, je dirais que le fait d'avoir des dettes permet de recevoir des courriers d'huissiers mais surtout de rencontrer quelqu'un qui &#233;coute. Il n'y a pas beaucoup de gens capables d'&#233;couter, &#224; part le coiffeur pour dames, le psychologue et le travailleur social. En principe ce dernier &#233;coute sans juger. Les travailleurs sociaux observent souvent que les personnes qu'ils re&#231;oivent ne se mettent pas &#224; parler d'argent avant d'avoir sorti leur &#171; paquet &#187;. Si la dette permet d'avoir une relation avec un cr&#233;ancier, elle permet aussi de tenir son rang dans la soci&#233;t&#233; de consommation. Exclu de la consommation, on peut se sentir exclu de la soci&#233;t&#233;. Pour obtenir un cr&#233;dit, il faut &#234;tre accept&#233; par un pr&#233;teur, donc &#234;tre consid&#233;r&#233; comme digne de confiance. Il s'agit d&#233;j&#224; d'un lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment le travailleur social peut-il d&#233;celer une difficult&#233; autre qu'&#233;conomique dans un cas de surendettement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;tant ouvert &#224; l'id&#233;e que le surendettement peut cacher une souffrance. Si la conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale se contente simplement d'aider les gens &#224; faire leurs comptes ou l'assistante sociale de d&#233;bloquer une aide financi&#232;re, ce sera souvent insuffisant. Mais pour aller plus loin, il faut que les intervenants sociaux soient pr&#234;ts &#224; entendre cette souffrance cach&#233;e. Pour cela, il faut qu'ils aient eux-m&#234;mes r&#233;fl&#233;chi &#224; leur rapport &#224; l'argent, sinon ils vont manquer de libert&#233; pour &#233;couter l'autre et risquer de projeter sur lui leurs propres angoisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans vos formations, vous proposez aux travailleurs sociaux de travailler sur leur g&#233;nogramme. En quoi cela consiste-t-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de r&#233;aliser son arbre g&#233;n&#233;alogique sur trois g&#233;n&#233;rations sur une grande feuille de papier et de rep&#233;rer tout ce qui touche &#224; l'argent. Le g&#233;nogramme permet de voir les r&#233;p&#233;titions, les ruptures, les traumatismes parfois, li&#233;s &#224; notre histoire familiale. Des conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale remarquent que dans leur lign&#233;e maternelle, les femmes sont toutes de bonnes gestionnaires, ce qui n'est peut-&#234;tre pas &#233;tranger au choix de leur formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres constatent que dans leur famille, on dilapide l'argent par d&#233;pendance au jeu ou &#224; l'alcool. Une conseill&#232;re a racont&#233; que dans sa famille, assez pauvre, on l'envoyait chaque fin de mois acheter du pain &#224; cr&#233;dit. &#201;tant la cadette, elle allait &#233;mouvoir la boulang&#232;re qui ne refuserait pas le cr&#233;dit. Seulement, &#224; sa grande honte, la commer&#231;ante critiquait la famille devant les autres clients. Dans son travail de conseill&#232;re, ses r&#233;actions face aux usagers en difficult&#233; financi&#232;re auraient pu &#234;tre color&#233;es par cette histoire si elle n'avait pas eu conscience de la honte &#233;prouv&#233;e &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pr&#233;conisez aussi une formation &#224; l'approche syst&#233;mique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, car elle permet d'&#233;tudier les relations &#224; l'argent au sein d'une famille. Chaque membre a des d&#233;sirs et s'efforce d'obtenir une part de l'argent familial pour les satisfaire : le gamin veut un scooter, le p&#232;re une inscription au club musculation, la m&#232;re aider sa m&#232;re invalide&#8230; Prendre en consid&#233;ration le syst&#232;me qui joue dans la famille est tr&#232;s int&#233;ressant. Comment va-t-elle s'organiser pour la gestion des d&#233;penses ? En fonction de quelles priorit&#233;s ? Qui apporte l'argent ? Qui le g&#232;re ? Dans les situations de surendettement, les travailleurs sociaux observent souvent un manque de communication dans le couple ou dans la famille par rapport &#224; l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se demander si les d&#233;penses excessives ne sont pas le sympt&#244;me d'un malaise. L'approche syst&#233;mique va donner au travailleur social le r&#233;flexe de ne pas se contenter de ce que lui dit un membre de la famille mais l'inciter &#224; regarder le fonctionnement de la famille. Il ne faut pas oublier qu'en cas de passage devant la commission de surendettement, la famille va devoir g&#233;rer les d&#233;penses avec un &#171; reste &#224; vivre &#187;, souvent minime qu'elle va devoir utiliser au mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le travail social face au surendettement</title>
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		<dc:subject>Endettement</dc:subject>
		<dc:subject>639</dc:subject>

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&lt;p&gt;Aujourd'hui le surendettement est davantage li&#233; aux accidents de la vie tels que le ch&#244;mage ou la s&#233;paration, qu'&#224; un usage immod&#233;r&#233; du cr&#233;dit. Les plus pauvres constituent les victimes les plus nombreuses et les plus fragiles. Des commissions sp&#233;cialis&#233;es proposent, en cherchant &#224; concilier les int&#233;r&#234;ts des cr&#233;anciers et des d&#233;biteurs, des solutions pour &#233;purer les d&#233;ficits chroniques. Les travailleurs sociaux de leur c&#244;t&#233; tentent des actions de pr&#233;vention et de gu&#233;rison. Sortir de cette spirale infernale (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui le surendettement est davantage li&#233; aux accidents de la vie tels que le ch&#244;mage ou la s&#233;paration, qu'&#224; un usage immod&#233;r&#233; du cr&#233;dit. Les plus pauvres constituent les victimes les plus nombreuses et les plus fragiles. Des commissions sp&#233;cialis&#233;es proposent, en cherchant &#224; concilier les int&#233;r&#234;ts des cr&#233;anciers et des d&#233;biteurs, des solutions pour &#233;purer les d&#233;ficits chroniques. Les travailleurs sociaux de leur c&#244;t&#233; tentent des actions de pr&#233;vention et de gu&#233;rison. Sortir de cette spirale infernale de l'accumulation des dettes ou &#233;viter d'y tomber s'av&#232;rent un objectif difficile &#224; atteindre qui n&#233;cessite un accompagnement par de vrais professionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, il y a sans doute au moins 500 000 m&#233;nages en situation de surendettement ayant d&#233;pos&#233; un dossier ou s'effor&#231;ant laborieusement de respecter un plan qui r&#233;duit leur pouvoir d'achat au niveau des b&#233;n&#233;ficiaires du RMI &#187;, indique Arnaud de La Hougue, sp&#233;cialiste du surendettement (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-surendettement-cache-une-souffrance' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). En 1988, au moment de la pr&#233;paration de la loi Neiertz, on estimait &#224; 200 000 le nombre de m&#233;nages surendett&#233;s (soit moins de 1 % de la population). Actuellement c'est 1 200 000 dossiers qui ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s devant les commissions de surendettement de la Banque de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1988, le surendettement &#233;tait souvent li&#233; &#224; un emprunt pour l'accession &#224; la propri&#233;t&#233; &#8212; taux progressif conduisant &#224; des remboursements trop &#233;lev&#233;s, d&#233;penses annexes mal &#233;valu&#233;es, baisse de revenus due au ch&#244;mage ou &#224; une s&#233;paration &#8212; et &#224; la d&#233;r&#233;glementation du cr&#233;dit qui a favoris&#233; le recours imprudent &#224; celui-ci. Puis le ch&#244;mage de masse, l'augmentation des s&#233;parations a provoqu&#233; des baisses importantes de revenu et accentu&#233; les risques de surendettement. Depuis ces derni&#232;res ann&#233;es, l'appauvrissement de certaines couches de la population provoque des difficult&#233;s pour faire face aux charges fixes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle de surendettement lorsque le poids de l'ensemble des remboursements support&#233; est trop &#233;lev&#233; par rapport aux ressources courantes. Une enqu&#234;te de la Banque de France, r&#233;alis&#233;e en 2001, &#224; partir de l'&#233;tude de 14 600 dossiers, r&#233;v&#232;le une accentuation des tendances observ&#233;es pour la premi&#232;re fois en 1990 : les c&#233;libataires surendett&#233;s sont aujourd'hui trois fois plus nombreux qu'il y a douze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les d&#233;biteurs, l'&#233;tude de la Banque de France, souligne l'augmentation des familles monoparentales. On retrouve parmi eux une majorit&#233; de personnes &#226;g&#233;es de 35 &#224; 55 ans et on constate une augmentation des jeunes de moins de 25 ans et des personnes &#226;g&#233;es. Le surendettement touche surtout des cat&#233;gories socioprofessionnelles peu favoris&#233;es (55 % d'ouvriers et d'employ&#233;s). La part des ch&#244;meurs et des inactifs s'&#233;l&#232;ve &#224; 32 %. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les personnes surendett&#233;es poss&#232;dent un patrimoine de faible valeur : 15 % d'entre elles sont propri&#233;taires de leur logement ou sont en voie de l'acqu&#233;rir tandis que les trois quarts d'entre elles sont locataires. &#171; Le nombre d'occupants &#224; titre gratuit a quelque peu augment&#233; &#187;, souligne pudiquement l'&#233;tude. Ce groupe est semble-t-il compos&#233; en grande majorit&#233; de jeunes h&#233;berg&#233;s par leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le surendettement dit &#171; actif &#187;, qui sanctionne un usage immod&#233;r&#233; du cr&#233;dit, fait place &#224; un surendettement &#171; passif &#187;, n&#233; des &#171; accidents de la vie &#187; (ch&#244;mage, divorce, d&#233;c&#232;s du conjoint&#8230;). Dans trois situations sur quatre, l'endettement est mixte : il m&#234;le les cr&#233;ances li&#233;es &#224; la vie quotidienne aux pr&#234;ts consentis par des &#233;tablissements financiers. Dans 80 % des dossiers pr&#233;sent&#233;s en commission de surendettement, on retrouve les cr&#233;dits permanents ou &#171; revolvings &#187; - &#171; v&#233;ritable plaie &#187;, selon les associations de d&#233;fense des consommateurs -. Il s'agit de r&#233;serves d'argent disponibles sur simple coup de fil, dont le taux d'int&#233;r&#234;t s'&#233;l&#232;ve &#224; 15 % et 17 %. Lorsque les d&#233;biteurs souscrivent ce type de cr&#233;dits &#224; la consommation, ils en prennent en moyenne quatre. &#171; La perversit&#233; du discours publicitaire qui pr&#233;sente le cr&#233;dit comme un acte anodin, qui lib&#232;re et procure du bonheur, efface la prise de conscience de l'impact n&#233;gatif sur le budget, d&#233;clarait Odile Nicolas-Etienne, directrice du d&#233;veloppement et de la communication de l'UFC-Que Choisir, au journal Le Monde en avril 2002. Il fait croire aux consommateurs qu'ils peuvent vivre au-dessus de leurs moyens. Les consommateurs perdent l'habitude d'&#233;pargner avant d'acheter &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les commissions de surendettement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mises en place en 1989, les commissions de surendettement ont pour mission de pr&#233;server l'int&#233;r&#234;t des particuliers et de leurs cr&#233;anciers en &#233;tablissant un plan conventionnel de redressement, c'est-&#224;-dire un plan amiable de remboursement, approuv&#233; par la personne surendett&#233;e et ses principaux cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;La commission n&#233;gocie avec les cr&#233;anciers des d&#233;lais de paiement, l'allongement de la dur&#233;e du cr&#233;dit, le report de la dette&#8230; Dans certains cas, elle impose &#224; la personne surendett&#233;e la vente d'une partie de ses biens. Elle &#233;tablit le budget de la personne surendett&#233;e en calculant ce qui est consacr&#233; au remboursement des dettes et ce qui est laiss&#233; pour la vie quotidienne. Le d&#233;biteur doit conserver des ressources au moins &#233;gales au RMI, major&#233; de 50 % pour un couple. Si la personne surendett&#233;e se trouve dans l'impossibilit&#233; manifeste de respecter le plan, ou si des changements interviennent dans sa situation personnelle ou financi&#232;re, elle peut rapidement saisir la commission pour l'&#233;laboration d'un nouveau plan.
&lt;p&gt;Si les cr&#233;anciers refusent le plan conventionnel de redressement, la commission dispose de deux mois pour en &#233;laborer un second soumis au juge qui le valide et en impose l'application. Si la personne surendett&#233;e est insolvable, la commission peut pr&#233;voir un moratoire de 3 ans maximum durant lesquels les dettes seront gel&#233;es. &#192; l'issue de ces trois ans, la situation de la personne est r&#233;&#233;tudi&#233;e et l'effacement des dettes peut &#234;tre &#8211; dans certains cas &#8211; prononc&#233;. Les commissions de surendettement se trouvent dans les succursales de la Banque de France. Le service des relations avec le public en donne les adresses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Banque de France - 48, rue Croix-des-Petits-Champs - 75001 Paris. Tel. 01 42 92 39 08.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quelle est leur efficacit&#233; ? &#171; Au vu des r&#233;sultats constat&#233;s, le dispositif para&#238;t globalement adapt&#233; &#187;, indique la Banque de France. Les d&#233;biteurs qui s'adressent &#224; une commission de surendettement ont des capacit&#233;s de remboursement tr&#232;s limit&#233;es : dans 78 % des cas, elles sont inf&#233;rieures au minimum d'insertion (405,62 euros/mois pour une personne, 608,43 pour un couple) ou inexistantes (27 % des personnes surendett&#233;es ne peuvent rien rembourser). Malgr&#233; ces tr&#232;s faibles ressources, les commissions de surendettement parviennent, dans pr&#232;s de 60 % des cas, &#224; trouver des solutions qui recueillent l'adh&#233;sion du d&#233;biteur et de ses cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, Nicolas Revenu, juriste, charg&#233; de mission &#224; l'Union nationale des associations familiales (UNAF), regrette que la commission de surendettement n'ait pas le pouvoir de v&#233;rifier la r&#233;gularit&#233; des pr&#234;ts responsables de la situation de surendettement. Il d&#233;plore que le fameux &#171; reste &#224; vivre &#187; (diff&#233;rence entre les charges fixes d'un m&#233;nage et ses ressources), soit calcul&#233; de fa&#231;on diff&#233;rente selon les commissions - il peut varier du simple au double - m&#234;me s'il doit rester au minimum &#233;quivalent au RMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la commission de surendettement ne parvient pas &#224; concilier les protagonistes, elle &#233;met des &#171; recommandations &#187; qui peuvent aller jusqu'au gel des dettes (moratoire de trois ans maximum). Au terme du moratoire, la situation du d&#233;biteur est r&#233;examin&#233;e, s'il est toujours insolvable, la commission peut demander l'effacement total ou partiel des dettes. Instaur&#233;e par la loi de lutte contre les exclusions de 1998, cette nouvelle disposition n'a pas &#233;t&#233; beaucoup exploit&#233;e jusqu'&#224; pr&#233;sent : les suppressions de cr&#233;ances ne repr&#233;sentaient que 6,5 % des mesures pr&#233;conis&#233;es par les commissions de surendettement en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'UNAF, cette mesure est diversement appliqu&#233;e par les commissions. Elle demande &#224; ce que leur pratique soit examin&#233;e de fa&#231;on &#224; mettre en place des r&#232;gles communes d'application. Quant &#224; son &#233;valuation, il est encore trop t&#244;t pour la r&#233;aliser &#171; le gel des dettes prononc&#233;es depuis 1999 peut durer jusqu'&#224; trois ans ; pour savoir s'il se conclut par un effacement des dettes, il faut d'abord attendre qu'il arrive &#224; &#233;ch&#233;ance &#187;, souligne Nicolas Revenu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Moins de dossier de surendettement en 2001&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude de la Banque de France montre que le nombre de dossiers d&#233;pos&#233;s devant les commissions de surendettement a diminu&#233; de 7,3 % en 2 001. Pour certaines associations de d&#233;fense des consommateurs, &#171; la loi de lutte contre les exclusions de 1998 a mis en place des aides pour les m&#233;nages qui ne parviennent pas &#224; r&#233;gler leur facture d'eau et d'&#233;lectricit&#233; &#187;. Gr&#226;ce &#224; elles, ces associations disent r&#233;ussir &#224; mieux accompagner les personnes en difficult&#233;, trouver des arrangements amiables avec leurs cr&#233;anciers et &#233;viter ainsi la saisie de la commission de surendettement. L'UFC-Que Choisir ne partage pas cet enthousiasme : &#171; La situation des personnes surendett&#233;es, loin de s'&#234;tre am&#233;lior&#233;e, a m&#234;me &#233;volu&#233; de mani&#232;re inqui&#233;tante. L'enqu&#234;te de la Banque de France sur le surendettement montre un appauvrissement des personnes dans cette situation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Nicolas Revenu : &#171; La baisse constat&#233;e s'explique notamment par le fait qu'il y a deux ans, le gouvernement avait pris la d&#233;cision d'effacer les dettes fiscales des personnes qui d&#233;posaient un dossier aupr&#232;s de la commission de surendettement. Le nombre de dossiers avait alors augment&#233;, nous sommes simplement revenus &#224; une vitesse de croisi&#232;re &#187;. Il souligne que la structure de l'endettement a chang&#233; : les cr&#233;dits immobiliers &#8211; les plus difficiles &#224; g&#233;rer &#8211; ont baiss&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proc&#233;dure de surendettement est contraignante pour le d&#233;biteur, qui renonce, pour plusieurs ann&#233;es, &#224; tout cr&#233;dit ou d&#233;couvert et subit souvent les repr&#233;sailles de son banquier et de ses cr&#233;anciers. Il est donc judicieux, avant l'impay&#233;, de se tourner vers d'autres solutions, de r&#233;clamer des d&#233;lais de paiement au juge, qui les accorde assez volontiers, de restructurer sa dette, de fondre plusieurs cr&#233;dits en un seul pour en faire baisser le taux global et la mensualit&#233;, bref de g&#233;rer ses dettes avant qu'elles ne conduisent &#224; l'interdit bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'accompagnement social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; La famille B., en difficult&#233; depuis plusieurs ann&#233;es, &#233;tait sous la menace d'une expulsion. Sa charge locative (382 euros), &#233;tait devenue trop importante par rapport &#224; ses revenus (991 euros par mois pour quatre personnes)&#8230; Elle sollicita l'aide du Fonds de solidarit&#233; logement (FSL) sous la forme d'un pr&#234;t remboursable de 77 euros par mois&#8230;, ainsi elle entrait dans la spirale du surendettement &#187;, t&#233;moigne Annie De Backer, ing&#233;nieur social, dans un num&#233;ro de la revue Fondations consacr&#233;e au surendettement. Un cas tr&#232;s loin d'&#234;tre isol&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin des ann&#233;es 1980, les travailleurs sociaux ont eu &#224; accompagner un nombre croissant de personnes en difficult&#233; financi&#232;re. L'approche du surendettement a &#233;t&#233; envisag&#233;e tout d'abord sous l'angle comptable : apurer les dettes en les restructurant, conseiller sur la gestion budg&#233;taire en fournissant des outils, des conseils, voire un accompagnement et &#233;ventuellement accorder une aide pour rebondir. Isabelle Chary, psychosociologue et responsable de formation &#224; Praxis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Praxis formation conseil - 38, quai Claude Le Lorrain -54000 Nancy. T&#233;l. 03 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, accompagne le montage de projets de pr&#233;vention du surendettement des travailleurs sociaux depuis 15 ans. &#171; Certains conseils g&#233;n&#233;raux et caisses d'allocations familiales n'utilisent que cette approche comptable pour lutter contre le surendettement. D'autres ont une politique g&#233;n&#233;rale diff&#233;rente. Constatant que les familles aid&#233;es par les travailleurs sociaux dans le r&#233;&#233;quilibrage de leur budget reviennent souvent au bout de deux ans avec de nouveau un probl&#232;me de surendettement, ils ont mis en place des actions plus approfondies &#187;. En ce qui concerne les dossiers de surendettement, certaines institutions accompagneront les familles dans le montage de leur dossier et ne les verront plus, d'autres continueront un travail de pr&#233;vention apr&#232;s. La plupart du temps, on ne peut pas demander &#224; un travailleur social d'aider une famille &#224; r&#233;&#233;quilibrer son budget en trois mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'institut de formation Praxis, les travailleurs sociaux affirment souvent &#171; Je viens en formation parce que je suis &#224; bout de souffle sur les techniques budg&#233;taires. J'ai accompagn&#233; une famille sur la gestion de son budget et deux ans apr&#232;s, elle est dans la m&#234;me situation qu'au d&#233;part. Pourquoi ? &#187;. Ils souhaitent acqu&#233;rir une m&#233;thodologie d'accompagnement pour travailler avec une famille sur une dur&#233;e suffisante, soit 12 &#224; 18 mois. Ils pourront notamment l'accompagner dans l'apprentissage de nouveaux rep&#232;res pour &#233;viter le surendettement : faire un budget, savoir de quel poste on parle quand on dit &#171; hygi&#232;ne/alimentation &#187;, apprendre &#224; dire &#171; non &#187; aux demandes de certains membres de la famille&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travailleur social apprend aussi &#224; faire la distinction entre ce qui lui semble la priorit&#233; &#224; lui et celle de la famille. Certaines familles en difficult&#233; budg&#233;taire privil&#233;gieront le paiement d'un cr&#233;dit plut&#244;t que celui du loyer malgr&#233; un risque d'expulsion. Il se peut qu'elles pr&#233;f&#232;rent poss&#233;der une voiture parce que c'est important dans le quartier. Les voisins verront un huissier venir saisir la voiture et plus difficilement un huissier saisir les meubles. L'achat d'une paire de Nike pour un adolescent peut &#234;tre privil&#233;gi&#233; au d&#233;pens du paiement du loyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le du travailleur social sera de faire r&#233;fl&#233;chir la famille &#171; Quels risques encourez-vous si vous ne payez pas le loyer ? &#187; Les priorit&#233;s dans l'utilisation de l'argent font partie des choses que l'on apprend tout petit&#8230; ou que l'on n'apprend pas. Le rapport &#224; l'argent est aussi un bon indicateur des rapports qui circulent dans la famille. Une famille monoparentale pourra acheter des choses ch&#232;res &#224; un enfant pour r&#233;parer la perte de l'autre parent ; une maman seule qui travaille beaucoup, qui n'a pas le temps d'assister aux temps forts de la vie de ses enfants, pourra compenser son absence et montrer son amour en leur achetant des cadeaux tr&#232;s chers alors qu'elle a un tout petit budget. Certains enfants pensent que l'argent &#171; s'ach&#232;te dans les murs &#187; (le distributeur de carte bleue) et ne font pas le lien entre l'argent et le travail ou les prestations sociales. Autant de repr&#233;sentations li&#233;es &#224; ce que l'utilisation de l'argent signifie symboliquement au sein de chaque famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les structures sociales mettent en place de nombreuses actions de pr&#233;vention : animations grand public (forum sur l'utilisation de l'argent, mise en place d'un num&#233;ro vert sur le cr&#233;dit &#224; la consommation, cr&#233;ation d'une association d'aide aux particuliers en cas de litiges&#8230;). Dans le Nord, d&#233;partement qui a une grande culture du collectif, il existe des &#233;coles de consommateurs mont&#233;es par le Centre r&#233;gional de la consommation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre r&#233;gional de la consommation - Service formation - 47 bis, rue (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Certaines CAF cr&#233;ent des clubs de consommateurs dans lesquels les particuliers se r&#233;unissent pour rechercher des informations et les diffuser. Dans des endroits plus isol&#233;s, certaines CAF n'h&#233;sitent pas &#224; sillonner la campagne en bus avec une exposition sur le cr&#233;dit. Dans d'autres, les &#171; Caf&#233; conso &#187; voient le jour sur le m&#234;me mod&#232;le que les &#171; Caf&#233; philo &#187;. La CAF de Meurthe et Moselle a cr&#233;&#233; le Kiosque famili conseil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Kiosque Fami-conseil - 49, rue des Ponts -	54000 Nancy. T&#233;l. 03 83 37 94 (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, une grande surface vitr&#233;e en centre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1987, cette CAF privil&#233;gie les actions contre le surendettement dans son plan d'intervention. Elle favorise les actions collectives plus qu'individuelles &#8211; m&#234;me si elle propose des stages individuels sur le budget et un accueil personnalis&#233; pour l'aide &#224; la clarification du budget -. Le Kiosque famili conseil propose r&#233;guli&#232;rement une exposition accompagn&#233;e de conf&#233;rences sur le th&#232;me du budget et du surendettement. Cette CAF a &#233;galement cr&#233;&#233; un groupe de r&#233;flexion sur le th&#232;me des relations &#224; l'argent. Trois personnes, une psychosociologue, une assistante sociale et une conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale animent ce groupe une fois par mois. Elles ont eu l'id&#233;e de le cr&#233;er parce que dans les stages individuels sur la gestion du budget, les personnes &#233;voquaient spontan&#233;ment leurs difficult&#233;s par rapport &#224; l'argent. Le groupe est constitu&#233; de 6 personnes, en majorit&#233; des femmes et dure un an. On y retrouve autant de personnes en difficult&#233; que de familles ais&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d'autres CAF, les conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale animent les plus traditionnels - mais n&#233;anmoins efficaces - cours de couture et cuisine, supports &#224; l'&#233;ducation &#224; la consommation et &#224; la gestion du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis peu, Praxis propose une formation intitul&#233;e &#171; Mener un entretien dans le cadre de l'accompagnement des familles endett&#233;es et surendett&#233;es &#187;. &#171; Le sujet de l'argent est parfois tabou pour le travailleur social qui n'ose pas poser de questions de peur d'&#234;tre intrusif, alors que souvent les familles attendent ces questions &#187;, explique Isabelle Chary. Les techniques d'entretien am&#232;nent la personne &#224; s'exprimer plus librement sur l'argent. &#171; Quelquefois, nous, intervenants sociaux, pensons que les gens sont impudiques lorsqu'ils parlent d'argent, alors que chez eux c'est naturel. Ils disent des choses tr&#232;s int&#233;ressantes si nous nous autorisons &#224; les &#233;couter &#187;, affirme la formatrice. &#171; L'entretien ne doit pas &#234;tre qu'une grille budget que l'on remplit ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui importe dans l'accompagnement est de travailler avec la personne sur ses priorit&#233;s. Plut&#244;t que de lui dire &#8220;l&#224;, si vous supprimez ce poste qui vous co&#251;te 50 euros, vous &#233;quilibrez votre budget &#8220;, mieux vaut essayer de comprendre pourquoi elle d&#233;pense ces 50 euros de trop &#187;. Arnaud de La Hougue confirme qu'&#171; il appara&#238;t vite que les probl&#232;mes des personnes surendett&#233;es d&#233;passent largement la gestion et m&#234;me la dimension &#233;conomique : la difficult&#233; financi&#232;re est souvent un cri de d&#233;tresse adress&#233; &#224; la soci&#233;t&#233; pour dire la difficult&#233; &#224; y vivre, les conflits avec les proches ou le mal-&#234;tre personnel. L'argent est ainsi un langage, mais il reste silence : seuls l'&#233;coute puis le dialogue permettent, &#233;ventuellement, l'expression et l'analyse de ce qui ne va pas, pour r&#233;ussir &#224; changer ce qui est insupportable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une protection du consommateur insuffisante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour pr&#233;venir le risque de surendettement, l'UNAF pr&#233;conise de multiplier les actions en mati&#232;re d'&#233;ducation. &#171; Les consommateurs ont besoin d'une information sur le danger du cr&#233;dit afin de prendre conscience de ses risques et de se responsabiliser &#187;, indique Nicolas Revenu. L'UNAF propose &#233;galement : &#171; Une action aupr&#232;s des organismes financiers qui pr&#233;sentent le cr&#233;dit comme une solution face aux d&#233;penses en occultant le prix de ces op&#233;rations. Or c'est souvent le cr&#233;dit de tr&#233;sorerie qui fait basculer dans le surendettement &#187;. Elle inclurait une formation sur le droit &#224; la consommation dans le cursus scolaire, universitaire et dans la formation permanente &#8211; notamment celles des travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quid de la mise en place &#171; de fichiers positifs &#187; pour prot&#233;ger les consommateurs ? Ce fichier recenserait l'ensemble des cr&#233;dits accord&#233;s &#224; un particulier que les pr&#234;teurs devraient obligatoirement consulter. En cas de pr&#234;t &#224; une personne fragile financi&#232;rement et d&#233;j&#224; bard&#233;e de cr&#233;dits, on pourrait dire &#224; l'organisme financier : &#171; Vous avez accord&#233; un cr&#233;dit &#224; quelqu'un qui en avait d&#233;j&#224; 5 sur le dos, sans vous pr&#233;occuper de ses capacit&#233;s de remboursement, vous avez pris un risque, tant pis pour vous. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette solution n'emballe pas les &#233;tablissements financiers et laisse les consommateurs tr&#232;s partag&#233;s. Le syst&#232;me comporte des risques au niveau de la protection de la vie priv&#233;e et il n'a pas &#233;t&#233; observ&#233; de baisse du surendettement dans les pays o&#249; il existe. Apr&#232;s l'explosion des cr&#233;dits &#224; la consommation depuis les ann&#233;es 1980, tous les pays europ&#233;ens connaissent un ph&#233;nom&#232;ne de surendettement des m&#233;nages. La Commission de Bruxelles a adopt&#233;, en 1998 et en 2001, des directives relatives au cr&#233;dit afin de prot&#233;ger les consommateurs. La France vient quant &#224; elle de d&#233;cr&#233;ter un solde bancaire insaisissable &#233;gal au RMI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un solde bancaire insaisissable &#233;gal au RMI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chose avait &#233;t&#233; annonc&#233;e et mise en route par le gouvernement Jospin, mais retard&#233;e par les &#233;lections. Ce qui &#233;tait demand&#233; depuis de nombreuses ann&#233;es par les associations a fait, &#224; la mi-septembre, l'objet d'un d&#233;cret, et sera applicable le 1er d&#233;cembre 2002 : il s'agit du &#171; dispositif d'acc&#232;s urgent aux sommes &#224; caract&#232;re alimentaire &#187; en cas de saisie bancaire. Il faut savoir que pr&#232;s de deux millions de personnes font chaque ann&#233;e l'objet d'une saisie sur leur compte bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, une personne confront&#233;e &#224; cette situation pourra garder une somme insaisissable &#233;gale au RMI, dans la limite du montant disponible sur son compte. Mais pour cela, il lui faudra d&#233;poser une demande aupr&#232;s de sa banque dans les quinze jours suivant la saisie. Et en cas de saisies multiples, le d&#233;biteur devra attendre un mois entre chaque demande de retrait du &#171; solde bancaire insaisissable &#187; (SBI). Forfait d'urgence destin&#233; &#224; faire face aux besoins les plus imm&#233;diats et vitaux, ce dispositif s'ajoute &#233;videmment aux m&#233;canismes existants de protection : minima sociaux, pensions alimentaires et allocations familiales sont insaisissables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre limite du syst&#232;me : le montant ne peut pas varier &#8212; l'&#233;quivalent du RMI pour une personne seule, donc, soit 405, 62 euros &#8212; m&#234;me si la personne subissant la saisie a une ou plusieurs personnes &#224; charge.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Praxis formation conseil - 38, quai Claude Le Lorrain -54000 Nancy. T&#233;l. 03 83 37 85 67&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre r&#233;gional de la consommation - Service formation - 47 bis, rue Barth&#233;l&#233;my Delespaul - 59000 Lille. T&#233;l. 03 32 82 89 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Kiosque Fami-conseil - 49, rue des Ponts -	54000 Nancy. T&#233;l. 03 83 37 94 95&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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