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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Comment travailler avec les enfants polyhandicap&#233;s ?</title>
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		<title>La prison en changement</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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&lt;p&gt;Michel Foucault affirmait que l'id&#233;e de r&#233;forme de la prison &#233;tait contemporaine de la prison elle-m&#234;me. Autrement dit, pour le c&#233;l&#232;bre auteur de Surveiller et punir, inutile de se faire des illusions sur un &#233;ventuel changement d'une institution carc&#233;rale &#171; condamn&#233;e &#187; en quelque sorte &#224; l'immobilisme. Ce sombre pronostic n'a pourtant pas fait renoncer une poign&#233;e de courageux chercheurs, bien d&#233;cid&#233;s &#224; ausculter cette vieille maison &#224; qui l'on demande d'assumer une double mission paradoxale : punir par la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton577-18b17.jpg?1694630402' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Michel Foucault affirmait que l'id&#233;e de r&#233;forme de la prison &#233;tait contemporaine de la prison elle-m&#234;me. Autrement dit, pour le c&#233;l&#232;bre auteur de Surveiller et punir, inutile de se faire des illusions sur un &#233;ventuel changement d'une institution carc&#233;rale &#171; condamn&#233;e &#187; en quelque sorte &#224; l'immobilisme. Ce sombre pronostic n'a pourtant pas fait renoncer une poign&#233;e de courageux chercheurs, bien d&#233;cid&#233;s &#224; ausculter cette vieille maison &#224; qui l'on demande d'assumer une double mission paradoxale : punir par la privation de libert&#233; et r&#233;&#233;duquer afin de pr&#233;parer au mieux un retour dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In&#233;vitablement, lorsqu'on s'int&#233;resse &#224; la prison, rode le concept d'institution totale d&#233;fini par E. Goffman. Pour sa part, le sociologue P. Combessie observe que si la fronti&#232;re entre la prison et le monde ext&#233;rieur a tendance &#224; devenir plus mouvante, elle n'en demeure pas moins dot&#233;e d'une &#233;tonnante facult&#233; de se reconstituer d&#232;s qu'une br&#232;che semble vouloir s'ouvrir, contribuant ainsi in&#233;vitablement &#224; scl&#233;roser l'articulation entre ce qui se passe dans l'institution et les prolongements esp&#233;r&#233;s de l'autre c&#244;t&#233; des murs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'institution totale produit toujours ses effets m&#234;me si les m&#233;thodes sont devenues moins brutales, et l'alt&#233;rit&#233; fondamentale volontairement entretenue entre l'univers carc&#233;ral et le monde &#171; libre &#187; constitue une constante stable du fonctionnement p&#233;nitencier. La conception architecturale de la majorit&#233; des prisons et l'inertie patente constat&#233;e en ce domaine restent d'ailleurs de puissants freins &#224; une int&#233;gration harmonieuse des b&#226;timents dans le paysage de la cit&#233;. Pourtant, ind&#233;niablement, la reconnaissance des droits des d&#233;tenus est en marche. Qu'il s'agisse du droit &#224; l'&#233;ducation, au loisir, &#224; la sant&#233;, le statut de la personne incarc&#233;r&#233;e &#233;volue et les r&#232;gles carc&#233;rales s'attachent, dans un mouvement g&#233;n&#233;ral de normalisation, &#224; respecter l'exercice d'une certaine citoyennet&#233; en d&#233;pit de l'enfermement. Le droit p&#233;nitentiaire tend, peu &#224; peu, &#224; se rapprocher du droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de sant&#233; adopt&#233;e en milieu carc&#233;ral est &#233;galement r&#233;v&#233;latrice d'une volont&#233; de lutter contre la marginalisation des d&#233;tenus. Dor&#233;navant, la prise en charge des questions de sant&#233; est confi&#233;e au service public hospitalier et non plus &#224; l'administration p&#233;nitentiaire. Cette &#233;volution notable t&#233;moigne d'un souci d'apporter des solutions concr&#232;tes mais non discriminantes &#224; l'ensemble des probl&#232;mes sanitaires qui trouvent en prison un terrain particuli&#232;rement fertile pour prosp&#233;rer (VIH, conduites addictives &#224; risque, etc.). Des entraves sp&#233;cifiques au strict respect du droit des malades subsistent toutefois et les compromis qui se dessinent ne sont donc encore que partiellement satisfaisants. En marge des &#171; scoop &#187; &#233;ditoriaux, cet ouvrage apporte une contribution positive &#224; la r&#233;flexion prospective en faveur d'une d&#233;tention plus &#171; humanis&#233;e &#187;. Il atteste &#224; sa mani&#232;re que des progr&#232;s sont en cours et que la prison en changement est d&#233;sormais une r&#233;alit&#233;, n'en d&#233;plaise &#224; certains ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2000 (304 p. ; 25,15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Monoparentalit&#233; : y a-t-il p&#233;ril en la demeure ?</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>562</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La monoparentalit&#233; ne pr&#233;sente pas les facteurs de danger qu'on lui pr&#234;te parfois, car elle n'est le plus souvent que l'un des &#233;pisodes d'une trajectoire complexe dont chacun porte la responsabilit&#233; d'une &#233;ventuelle d&#233;gradation. En fait, ce qui peut poser probl&#232;me, c'est plus la solitude de la m&#232;re qui vit par procuration au travers de son enfant &#224; la fois capt&#233; et transform&#233; en protecteur, provoquant chez lui une hyper maturit&#233;, une parentification en m&#234;me temps qu'une fragilit&#233; &#224; la d&#233;pendance et une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La monoparentalit&#233; ne pr&#233;sente pas les facteurs de danger qu'on lui pr&#234;te parfois, car elle n'est le plus souvent que l'un des &#233;pisodes d'une trajectoire complexe dont chacun porte la responsabilit&#233; d'une &#233;ventuelle d&#233;gradation. En fait, ce qui peut poser probl&#232;me, c'est plus la solitude de la m&#232;re qui vit par procuration au travers de son enfant &#224; la fois capt&#233; et transform&#233; en protecteur, provoquant chez lui une hyper maturit&#233;, une parentification en m&#234;me temps qu'une fragilit&#233; &#224; la d&#233;pendance et une vuln&#233;rabilit&#233; &#224; l'entourage. Consolant sa m&#232;re de ses d&#233;boires amoureux, l'enfant peut se trouver branch&#233; sur une g&#233;nitalit&#233; dont il aurait du &#234;tre mis &#224; l'&#233;cart. Cela provoque parfois &#224; l'adolescence une prise du pouvoir du jeune sur son parent et son explosion. D'o&#249; l'importance d'animer des lieux de parole permettant &#224; la m&#232;re de sortir de cette solitude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.anthea.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anth&#233;a&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;7 place aux herbes&lt;br class='manualbr' /&gt;BP 219&lt;br class='manualbr' /&gt;83006 Draguignan Cedex&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 04 94 68 98 48&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Comment travailler avec les enfants polyhandicap&#233;s ?</title>
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		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
		<dc:subject>562</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On a longtemps pens&#233; que pour travailler avec ce public le personnel d'encadrement n'avait pas besoin de grandes connaissances. C'est tout le contraire qui appara&#238;t aujourd'hui. Avec la prise de conscience qu'une soci&#233;t&#233; juste et coh&#233;rente a un devoir envers tous les individus sans exception, une formation sp&#233;cialis&#233;e et pointue se r&#233;v&#232;le indispensable pour les professionnels qui interviennent aupr&#232;s de ces personnes en tr&#232;s grande difficult&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant des lustres, les institutions ont refus&#233; les enfants (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On a longtemps pens&#233; que pour travailler avec ce public le personnel d'encadrement n'avait pas besoin de grandes connaissances. C'est tout le contraire qui appara&#238;t aujourd'hui. Avec la prise de conscience qu'une soci&#233;t&#233; juste et coh&#233;rente a un devoir envers tous les individus sans exception, une formation sp&#233;cialis&#233;e et pointue se r&#233;v&#232;le indispensable pour les professionnels qui interviennent aupr&#232;s de ces personnes en tr&#232;s grande difficult&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant des lustres, les institutions ont refus&#233; les enfants polyhandicap&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;finition du polyhandicap &#171; Une association de d&#233;ficiences graves avec retard (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Seules les structures hospitali&#232;res les accueillaient. Si les choses ont chang&#233;, &#171; l'accompagnement &#233;ducatif de l'enfant polyhandicap&#233; reste encore largement &#224; inventer &#187;, affirme Patrick Geuns, chef de service &#233;ducatif &#224; Polym&#244;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Polym&#244;mes, service rattach&#233; &#224; l'Institut m&#233;dico-&#233;ducatif Le Recueil - 200 rue de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous sommes au d&#233;but d'une histoire. On consid&#232;re encore les professionnels qui s'occupent d'enfants polyhandicap&#233;s comme des non-professionnels. &#171; A-t-on besoin d'autant de qualifications pour travailler aupr&#232;s d'enfants et d'adolescents polyhandicap&#233;s ? &#187;, se demandent nombre d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Formatrice en institut r&#233;gional de travail social (aide m&#233;dico-psychologique, moniteur &#233;ducateur, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, &#233;ducateur de jeunes enfants), Annick Bataille, chef de service de l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif de l'Adret&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='IME de l'Adret - Rue Pierre Bochu - 59247 F&#233;chain. T&#233;l. 03 27 94 50 (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, constate que beaucoup d'&#233;tudiants ont une repr&#233;sentation fausse du polyhandicap. Elle leur propose de passer une apr&#232;s-midi avec les jeunes de l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif, de partager leurs activit&#233;s, de les aider, lors du repas par exemple. Apr&#232;s cette exp&#233;rience, pour quelques uns, na&#238;t une v&#233;ritable motivation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des structures d'accueil insuffisantes &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les services d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile, (SESSAD), les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP), les instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs, les maisons d'enfants &#224; caract&#232;re social, et le placement familial sp&#233;cialis&#233;, constituent les lieux d'accueil des enfants polyhandicap&#233;s ; les maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es (MAS) et les foyers &#224; double tarification (FDT), ceux des adultes. La carence en &#233;tablissement d'accueil, surtout pour les adolescents et les adultes, est dramatique : environ une place pour 2,5 enfants ; une place pour six &#224; sept adultes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Ann&#233;e 1997 (source CTNERHI)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation s'am&#233;liore certes, mais beaucoup trop lentement. La carence reste insupportable dans trois cas : celui des enfants atteints de psychose d&#233;ficitaire, dans certaines grandes villes comme Paris, pour les adultes polyhandicap&#233;s et malades. Carence due &#224; l'image sociale encore tr&#232;s n&#233;gative du polyhandicap et au co&#251;t &#233;lev&#233; de l'encadrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institut m&#233;dico-&#233;ducatif de l'Adret accueille 47 enfants de 3 &#224; 20 ans en pr&#233;sence continue et propose trois places d'accueil relais temporaire d'urgence, pour les familles ext&#233;rieures &#224; l'institution. En 1989 et en 1992, l'Adret a d&#251; cr&#233;er deux maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es pour les jeunes &#224; partir de vingt ans. Aujourd'hui, 13 de leurs jeunes sont &#226;g&#233;s de vingt ans ou plus, mais n'ont pas de place dans ces maisons.&lt;i&gt; &#171; Les structures d'accueil manquent cruellement &#187;,&lt;/i&gt; d&#233;plore Annick Bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Geuns, reconna&#238;t que sa structure est privil&#233;gi&#233;e. Polym&#244;mes accueille huit enfants de moins de dix ans. C'est une petite structure. Polym&#244;mes re&#231;oit les enfants trois jours par semaine en institution, compl&#233;t&#233;s par des visites &#224; domicile, effectu&#233;es par les &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es. Cette forme d'accueil prend tout son sens, parce qu'elle s'adresse &#224; de tr&#232;s jeunes enfants qui n'ont pas encore b&#233;n&#233;fici&#233; d'accompagnement en &#233;tablissement. Compte tenu de la p&#233;nurie de structures d'accueil, l'&#233;quipe de Polym&#244;mes doit anticiper la recherche d'une place dans un autre &#233;tablissement, pour le jour o&#249; l'enfant partira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, Polym&#244;mes est un sas qui permet &#224; la famille et &#224; l'enfant de souffler. Le manque de place provoque cette situation paradoxale : accueillir un enfant et penser d&#233;j&#224; &#224; lui trouver une place ailleurs &#224; sa sortie&#8230; En effet, dans le Nord, les listes d'attente sont tr&#232;s longues : environ quatre vingt enfants et adolescents attendent une place en structure d'accueil. A Polym&#244;mes, la liste d'attente est importante aussi. La situation de ces enfants &#171; sans place &#187; est souvent dramatique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Travailler ensemble pour l'enfant handicap&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chez l'enfant polyhandicap&#233;, la prise en charge de la douleur est une priorit&#233;. Elle est constante et fait partie de son quotidien du fait de la multiplicit&#233; de ses atteintes organiques. Elle est un pr&#233;alable obligatoire &#224; toute prise en charge &#233;ducative ou r&#233;-&#233;ducative car elle bloque un processus relationnel d&#233;j&#224; limit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une obligation &#233;thique et l&#233;gale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Loi 96-452 du 28 mai 1996. Elle stipule : &#171; Les &#233;tablissements de sant&#233;, (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&#171; Malheureusement, &#224; l'heure actuelle, la douleur de l'enfant reste encore trop souvent ni&#233;e, m&#233;connue ou insuffisamment trait&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, souligne un m&#233;decin. Ce d&#233;ni peut arriver dans les &#233;tablissements pour enfants polyhandicap&#233;s, et exister chez les professionnels comme chez les parents, d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de sensibilisation et de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annick Bataille propose une r&#233;forme dans les programmes de formation des professionnels de la sant&#233; et de l'&#233;ducation. Elle pr&#233;conise un nombre d'heures d'enseignement obligatoire sur les particularit&#233;s des personnes polyhandicap&#233;es. En effet, bien que diverses formations abordent le sujet, les besoins sp&#233;cifiques des personnes polyhandicap&#233;es constituent encore rarement une unit&#233; de formation en soi. Les &#233;tudiants acqui&#232;rent des connaissances th&#233;oriques, mais rarement des connaissances pratiques.&lt;i&gt; &#171; On peut parler de transdisciplinarit&#233;,&lt;/i&gt; d&#233;clare Annick Bataille. &lt;i&gt;Chaque professionnel doit avoir une bonne formation initiale, notamment une bonne connaissance des &#233;tapes du d&#233;veloppement psychologique de l'enfant sain, mais aussi du d&#233;veloppement de la motricit&#233; et de la perception. Il doit savoir apprendre un peu du m&#233;tier de l'autre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Adret a d&#233;velopp&#233; une strat&#233;gie de formation pour l'&#233;quipe en place et va cr&#233;er une formation en interne pour les professionnels qu'elle embauche. Cependant, Annick Bataille demande &#224; ce que ce type de module de formation soit inscrit dans les textes de loi, pour le bon accompagnement des personnes polyhandicap&#233;es (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-formation-specifique-d-un-etablissement' class='spip_in'&gt;lire leur exp&#233;rience&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de polyhandicap n'est pas enseign&#233; comme tel en institut de formation en massokin&#233;sith&#233;rapie. Le programme des &#233;tudes n'y fait qu'explicitement allusion. L'approche th&#233;orique passe d'abord par la prise en charge des troubles orthop&#233;diques pour pr&#233;venir et traiter les d&#233;formations du corps. Souci l&#233;gitime puisque le corps de la personne polyhandicap&#233;e est soumis &#224; d'&#233;normes contraintes biom&#233;caniques. Mais il faut ouvrir les &#233;tudiants &#224; la dimension polysensorielle de la prise en charge. &lt;i&gt;&#171; Le corps n'est pas seulement un corps orthop&#233;dique &#224; redresser, c'est surtout un corps de relation, de communication, d'&#233;motion &#187;&lt;/i&gt;, dit Jean-Michel Hennebel, enseignant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tudiant va rencontrer la r&#233;alit&#233; du polyhandicap sur le terrain de stage. La rencontre se fait au niveau du corps : il faut toucher l'enfant, le prendre, le lever, l'habiller, le nourrir, le masser, le mobiliser, le faire respirer&#8230; &#171; L&#224;, l'&#233;tudiant appr&#233;hende ce qu'est l'autre dans sa vuln&#233;rabilit&#233;, parfois dans sa fragilit&#233; extr&#234;me. &#187; Tout cela demande l'apprentissage de pr&#233;cautions, de la douceur, de la tendresse. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;tudiant jeune, sportif, plein de vitalit&#233; et de sant&#233; rencontre un &#234;tre diam&#233;tralement oppos&#233;. Le contraste le saisit dans sa fougue et l'inhibition th&#233;rapeutique est parfois manifeste &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Michel Hennebel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Patrick Geuns, &#171; la rencontre avec le polyhandicap, si elle est accept&#233;e, permet de d&#233;gager l'essence m&#234;me de l'acte &#233;ducatif &#187;. Les personnes polyhandicap&#233;es interrogent le d&#233;bat social actuel : comment faire une soci&#233;t&#233; coh&#233;rente et juste avec de nombreuses diff&#233;rences qui r&#233;clament chacune &#224; &#234;tre reconnue ? Pourquoi penserait-on le pouvoir, la sexualit&#233;, la religion, la pauvret&#233; et pas le handicap ou le polyhandicap ? &#171; La question du polyhandicap est bien embl&#233;matique de nos h&#233;sitations du traitement de l'alt&#233;rit&#233; sociale. Le plus d&#233;muni peut &#234;tre un r&#233;gulateur social, comme il est une formidable loupe des malheurs du monde. La personne polyhandicap&#233;e vient nous poser la question de sa place et r&#233;clame reconnaissance et dignit&#233; quand elle demande &#224; &#234;tre scolaris&#233;e comme tout un chacun. Elle nous questionne sur les fondements indispensables d'une soci&#233;t&#233; humaine et d&#233;mocratique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps, on a pens&#233; que pour travailler avec des enfants pr&#233;sentant une r&#233;ceptivit&#233; aussi r&#233;duite, un niveau cognitif si bas, le personnel d'encadrement n'avait pas besoin de grandes connaissances, &#171; des soins simples, un peu d'affection, quelques caresses et petites histoires semblaient correspondre &#224; une d&#233;marche p&#233;dago-th&#233;rapeutique suffisante. &#187; La syst&#233;matisation de la prise en charge, telle qu'elle est apparue ces derni&#232;res ann&#233;es, a mis en &#233;vidence une richesse de connaissances sans lesquelles il est impossible d&#233;sormais de faire un travail de qualit&#233;. Les besoins en &#233;ducation, particuli&#232;rement &#233;lev&#233;s, exigent une qualification diff&#233;renci&#233;e des professionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;finition du polyhandicap&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Une association de d&#233;ficiences graves avec retard mental moyen, s&#233;v&#232;re ou profond (QI &lt; 50), entra&#238;nant une d&#233;pendance importante &#224; l'&#233;gard d'une aide humaine et technique permanente, proche et individualis&#233;e &#187;, telle est la d&#233;finition du polyhandicap, propos&#233;e par le centre technique national d'&#233;tudes et de recherches sur les handicaps et les inadaptations. Elle a &#233;t&#233; retenue par l'inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales pour r&#233;unir le polyhandicap, les psychoses d&#233;ficitaires et les associations rares de d&#233;ficiences graves (la surdit&#233;-c&#233;cit&#233; par exemple), dans la notion plus large de multihandicap&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Polym&#244;mes, service rattach&#233; &#224; l'Institut m&#233;dico-&#233;ducatif Le Recueil - 200 rue de Lannoy - 59650 Villeneuve d'Ascq. Tel. 03 20 61 72 72&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;IME de l'Adret - Rue Pierre Bochu - 59247 F&#233;chain. T&#233;l. 03 27 94 50 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ann&#233;e 1997 (source CTNERHI)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi 96-452 du 28 mai 1996. Elle stipule : &#171; Les &#233;tablissements de sant&#233;, publics ou priv&#233;s, et les &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, mettent en &#339;uvre les moyens propres &#224; prendre en charge la douleur des personnes qu'ils accueillent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La formation sp&#233;cifique d'un &#233;tablissement</title>
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		<dc:subject>562</dc:subject>

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&lt;p&gt;En 1974, l'institut m&#233;dico &#233;ducatif de l'Adret accueillait, en internats permanents, des enfants pr&#233;sentant un grand retard mental, une atteinte physique importante, des perturbations psychologiques graves ; ils pouvaient &#234;tre orphelins, voire combiner plusieurs de ces probl&#232;mes. &#192; l'&#233;poque, on parlait de &#171; plantes vertes &#187;. Les personnes qui les gardaient n'avaient pas besoin de qualification. L'&#233;quipe d'encadrement de l'&#233;poque s'est oppos&#233;e &#224; ce raisonnement. Elle a regard&#233; ces personnes autrement et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-562-" rel="tag"&gt;562&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1974, l'institut m&#233;dico &#233;ducatif de l'Adret accueillait, en internats permanents, des enfants pr&#233;sentant un grand retard mental, une atteinte physique importante, des perturbations psychologiques graves ; ils pouvaient &#234;tre orphelins, voire combiner plusieurs de ces probl&#232;mes. &#192; l'&#233;poque, on parlait de &#171; plantes vertes &#187;. Les personnes qui les gardaient n'avaient pas besoin de qualification. L'&#233;quipe d'encadrement de l'&#233;poque s'est oppos&#233;e &#224; ce raisonnement. Elle a regard&#233; ces personnes autrement et d&#233;velopp&#233; une solide strat&#233;gie de formation (aide m&#233;dico-psychologique, moniteur &#233;ducateur, &#233;ducateur de jeunes enfants ou &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;), obligatoire pour tous les salari&#233;s. Elle a constitu&#233; une &#233;quipe d'encadrement solide (directeur, directeur adjoint, chef de service, psychologue, psychiatre, r&#233; &#233;ducateur, assistantes sociales, m&#233;decins&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du recrutement, l'Adret a privil&#233;gi&#233; les qualit&#233;s professionnelles et humaines et la capacit&#233; &#224; observer et &#224; rep&#233;rer les besoins de ces jeunes. &lt;i&gt;&#171; Nous &#233;tions d&#233;pourvus mais nous r&#233;alisions que des potentialit&#233;s, des comp&#233;tences &#233;manaient de ces enfants lorsque nous prenions le temps de bien les observer &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Annick Bataille, Chef de service de l'Institut m&#233;dico-&#233;ducatif de l'Adret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les formations &#224; la petite enfance furent leurs premiers guides et permirent de relier leurs observations &#224; la th&#233;orie du d&#233;veloppement de l'enfant. Ces bases minimales acquises, l'Adret a propos&#233; au personnel une sp&#233;cialisation au polyhandicap. Elle a mis en place la m&#233;thode Bobath,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='M&#233;thode ludique utilis&#233;e par les kin&#233;sith&#233;rapeutes, pour que l'enfant soit (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; laquelle sont form&#233;s tous les kin&#233;sith&#233;rapeutes de l'Institut m&#233;dico-&#233;ducatif. Elle a d&#233;velopp&#233; une prise en charge sp&#233;cifique des personnes lourdement handicap&#233;es (prise en compte de la port&#233;e des gestes sur le corps de l'autre, de la qualit&#233; et l'intensit&#233; du toucher &#8211; en particulier au moment de la toilette &#8211;, des gestes qui peuvent procurer plaisir ou d&#233;plaisir) et une connaissance des besoins fondamentaux de l'enfant (en particulier les besoins physiologiques, et de s&#233;curit&#233; et l'importance de la stimulation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel est form&#233; aux premiers secours pour adopter une attitude pr&#233;ventive (par exemple, des aliments pass&#233;s au mixer plut&#244;t qu'en morceaux pour un enfant qui ne m&#226;che pas). Il apprend les techniques d'alimentation et de d&#233;glutition, qui pr&#233;viennent les accidents et rendent plus agr&#233;able le repas, ainsi que les techniques de manutention qui limitent l'aggravation du handicap de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La collaboration avec la famille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La visite &#224; domicile est inscrite dans le contrat de d&#233;part que la structure d'accueil Polym&#244;mes passe avec la famille pour l'accueil de l'enfant handicap&#233;. &lt;i&gt;&#171; La visite &#224; domicile est un exercice professionnel difficile et d&#233;routant de prime abord. Son but n'est pas la prise en charge &#233;ducative &#224; domicile, mais la construction avec les parents, et par leur interm&#233;diaire, de liens de confiance et de collaboration qui facilitent l'&#233;panouissement de l'enfant &#187;&lt;/i&gt;, explique Brigitte Bert, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e &#224; Polym&#244;mes. &lt;i&gt;&#171; La collaboration avec les parents am&#232;ne &#224; beaucoup d'humilit&#233; dans le travail ; il s'agit de leur reconna&#238;tre toute leur comp&#233;tence et de les aider &#224; cheminer dans un parcours souvent douloureux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Polym&#244;mes propose un espace pour parler des premiers mois de la vie de l'enfant, de l'annonce du handicap, pour revenir sur les moments douloureux, sur les questions qui restent, pour aborder la question de l'avenir et les inqui&#233;tudes sur la sant&#233; de l'enfant. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, la visite est subie. Sans parler d'intrusion, il est difficile de se lib&#233;rer, de se confier &#224; l'&#233;ducatrice &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne un parent. Puis elle est v&#233;cue comme un soutien, &lt;i&gt;&#171; enfin un soutien professionnel &#224; domicile ! &#187;.&lt;/i&gt; Les parents consid&#232;rent que la visite &#224; domicile est la m&#233;thode d'&#233;change la plus interactive entre eux, l'&#233;ducateur et leur enfant. Si le professionnel vient &#224; domicile, il existe avec Polym&#244;mes une r&#233;ciprocit&#233;. La structure est ouverte aux parents que Polym&#244;mes sollicite pour participer &#224; l'animation d'ateliers ou d'activit&#233;s au sein de l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La communication chez l'enfant polyhandicap&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les supports de communication utilis&#233;s par l'enfant polyhandicap&#233; sont d'abord globaux et corporels. Ils peuvent s'affiner avec des modifications du tonus, de la posture, des mimiques, du regard, les cris ou des pleurs, c'est ce que l'on appelle le langage originel.&lt;i&gt; &#171; L'enfant polyhandicap&#233; est un &#233;metteur &#224; part enti&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, souligne Maryl&#232;ne Secqueville, orthophoniste et chef de service au Centre de r&#233;&#233;ducation fonctionnelle Marc Sautelet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre de r&#233;&#233;ducation fonctionnelle Marc Sautelet - 64 rue de la Libert&#233; - BP (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&#171; L'enfant a un r&#233;el d&#233;sir de transmettre, de faire part de ses &#233;motions. &#187;&lt;/i&gt; Le langage originel doit &#234;tre reconnu dans un premier temps, dans toutes les situations de la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cependant, ce mode de communication reste tr&#232;s limit&#233; : bien souvent, seuls les interlocuteurs les plus proches peuvent y avoir acc&#232;s et ce langage se contente de r&#233;pondre aux besoins et d&#233;sirs simples. Les orthophonistes aideront alors l'enfant &#224; codifier sa communication. Ces codes lui permettront d'exprimer ses besoins mais aussi ses affects. &lt;i&gt;&#171; Il va se situer comme sujet et par cons&#233;quent susciter la reconnaissance de l'autre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ergoth&#233;rapeute, lui, rep&#233;rera le segment du corps de l'enfant qui est le plus fonctionnel pour actionner un contacteur. Il servira autant &#224; piloter un fauteuil qu'&#224; jouer ou &#224; communiquer avec une bo&#238;te &#224; message ou &#224; synth&#232;se vocale. L'expression de l'enfant polyhandicap&#233; ne prendra valeur de communication que si quelqu'un l'a re&#231;ue et y donne sens. Nombre de fois, malheureusement, les sollicitations de l'enfant peuvent rester sans r&#233;ponse, faute de temps ou de patience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communication chez l'enfant polyhandicap&#233; a deux versants : expression et r&#233;ception. Il sera le plus souvent en situation de r&#233;cepteur. Certains enfants ne d&#233;codent pas ou tr&#232;s mal le langage cod&#233;. La personne qui parle &#224; l'enfant devra alors ajuster ses paroles, les simplifier, les r&#233;duire parfois &#224; un seul mot - toujours le m&#234;me pour une situation donn&#233;e - ou avoir recours aux gestes, mimiques ou encore &#224; l'image pour souligner ses paroles. Ce droit fondamental &#224; la communication autonome &#8211; m&#234;me si elle est limit&#233;e &#8211; de la personne polyhandicap&#233;e est stipul&#233; dans les circulaires du 30 octobre 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au quotidien, les enfants polyhandicap&#233;s sont en fauteuil, maintenus dans une coquille. En s&#233;ance de psychomotricit&#233;, ils en sont sortis et install&#233;s sur un tapis de sol. Cela peut engendrer un petit temps d'inqui&#233;tude ou d'agitation. Mais tout est fait pour que l'enfant se trouve en situation de bien-&#234;tre et qu'il d&#233;veloppe la conscience de son corps. Le psychomotricien cherche &#224; optimiser les capacit&#233;s de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Delepine, psychomotricien &#224; l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif Lelandais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='IME Lelandais - 64 rue Gaston Baratte - 59493 Villeneuve d'Ascq. Tel. 03 20 (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, re&#231;oit des enfants polyhandicap&#233;s qu'il accueille dans trois lieux. La salle de psychomotricit&#233; est un lieu pour bouger, jouer de l'&#233;quilibre, ma&#238;triser la coordination des mouvements. Elle favorise l'expansivit&#233; g&#233;n&#233;rale de l'enfant. Avec les enfants polyhandicap&#233;s, ces domaines d'acquisition sont travaill&#233;s dans une mesure et un mat&#233;riel adapt&#233;s &#224; leur potentiel. Le deuxi&#232;me espace est d&#233;di&#233; au sensoriel. Sous l'influence d'ambiances lumineuses, sonores, chromatiques, aromatiques, l'enfant travaille l'&#233;veil et la stimulation. Le troisi&#232;me espace, situ&#233; dans une maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;, est constitu&#233; d'un bac &#224; boules et d'un matelas &#224; eau chaude vibrant selon la musique. Ce bac donne envie de s'y jeter, de nager. Les enfants polyhandicap&#233;s n'ont pas peur de s'y enfoncer. Ils d&#233;veloppent, notamment, la motricit&#233; de la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble de ces soins complexes vient d'&#234;tre reconnu officiellement comme n&#233;cessitant une formation compl&#233;mentaire approfondie commune aux m&#233;decins et aux r&#233;&#233;ducateurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Depuis, octobre 2 000 une formation universitaire est propos&#233;e &#224; Paris XI (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#233;thode ludique utilis&#233;e par les kin&#233;sith&#233;rapeutes, pour que l'enfant soit acteur de sa r&#233;&#233;ducation&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre de r&#233;&#233;ducation fonctionnelle Marc Sautelet - 64 rue de la Libert&#233; - BP 119 - 59652 Villeneuve d'Ascq cedex. Tel. 03 20 67 74 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;IME Lelandais - 64 rue Gaston Baratte - 59493 Villeneuve d'Ascq. Tel. 03 20 84 05 61&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Depuis, octobre 2 000 une formation universitaire est propos&#233;e &#224; Paris XI sous la direction du Pr. Marc Tardieu et de M. Le Metayer. Contact : APETREIMC - 217 rue Saint Charles &#8211; 75015 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les jeunes polyhandicap&#233;s ont les m&#234;mes espoirs que tous les jeunes</title>
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		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
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&lt;p&gt;Entretien avec &#201;lisabeth Zucman, m&#233;decin de r&#233;adaptation fonctionnelle, elle a &#233;t&#233; directrice fondateur du CESAP, conseill&#232;re technique de CTNERHI, professeur au CNEFEI de Suresnes et m&#233;decin responsable aux Amis de Karen &lt;br class='autobr' /&gt;
Compte tenu de votre exp&#233;rience, quel regard portez-vous sur les prises en charges du &#171; polyhandicap &#187; et leur &#233;volution au cours de ces 50 derni&#232;res ann&#233;es ? Il y a cinquante ans, n'existait aucune prise en charge, en r&#233;gion parisienne du moins, pour les enfants atteints de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec &#201;lisabeth Zucman, m&#233;decin de r&#233;adaptation fonctionnelle, elle a &#233;t&#233; directrice fondateur du CESAP, conseill&#232;re technique de CTNERHI, professeur au CNEFEI de Suresnes et m&#233;decin responsable aux Amis de Karen&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compte tenu de votre exp&#233;rience, quel regard portez-vous sur les prises en charges du &#171; polyhandicap &#187; et leur &#233;volution au cours de ces 50 derni&#232;res ann&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a cinquante ans, n'existait aucune prise en charge, en r&#233;gion parisienne du moins, pour les enfants atteints de polyhandicap. Le terme m&#234;me n'existait pas : on parlait &#224; leur sujet de &#171; grabataires &#187;, &#171; d'enc&#233;phalopathes &#187; puis &#171; d'arri&#233;r&#233;s profonds &#187;. Ce d&#233;sert, dans les faits et dans les mots, laissait les parents seuls dans leur malheur avec un enfant tr&#232;s handicap&#233;, refus&#233; par toutes les structures m&#233;dico-&#233;ducatives existantes et qui mourrait dans ses premi&#232;res ann&#233;es. Une telle carence qui &#233;tait en fait un refus actif et parfois explicite de soins, reposait chez les professionnels connus dans le grand public sur une repr&#233;sentation sociale totalement n&#233;gative : &#171; Ces enfants n'&#233;volueront pas, il n'y a rien &#224; faire pour eux, ils ne seront jamais des citoyens utiles &#224; la collectivit&#233; &#187; ; on nous demandait &#224; nous m&#233;decins, de certifier leur &#171; irr&#233;cup&#233;rabilit&#233; &#187;. La S&#233;curit&#233; sociale, elle-m&#234;me, confirmait ces non-sens en refusant de rembourser par exemple la plus simple kin&#233;sith&#233;rapie, reproduisant sans doute inconsciemment un d&#233;ni d'appartenance de ces enfants &#224; l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;tat de fait dura jusqu'en 1965, date &#224; laquelle le CESAP (Comit&#233; d'&#233;tude et de soins aux arri&#233;r&#233;s profonds de la r&#233;gion parisienne) d&#233;montra &#224; la Caisse nationale de l'assurance maladie que le soin apport&#233; &#224; l'enfant dit &#171; irr&#233;cup&#233;rable &#187; pouvait permettre en fait &#224; l'ensemble de sa famille de retrouver et de conserver une qualit&#233; de vie, garante de la sant&#233; de tout le groupe familial. &#192; partir de l&#224; on put commencer &#224; cr&#233;er une gamme de services (consultations sp&#233;cialis&#233;es, accueils temporaires, aide &#224; domicile, placements familiaux&#8230;) et d'&#233;tablissements en externat ou internat qui puisse r&#233;pondre aux attentes tr&#232;s diversifi&#233;es et &#233;volutives des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux grands textes l&#233;gislatifs ont contribu&#233; &#224; changer les mentalit&#233;s : la loi de juin 1975 qui affirmait le droit de toute personne handicap&#233;e, quel que soit son &#233;tat, d'avoir acc&#232;s aux soins et &#224; l'&#233;ducation, ainsi qu'&#224; une vie dans le milieu le plus ordinaire possible. Les nouvelles annexes 24 en 1989-1990 ont donn&#233; aux enfants polyhandicap&#233;s un acc&#232;s &#233;gal &#224; l'&#233;ducation et aux soins sp&#233;cialis&#233;s en imposant dans l'annexe 24 ter les m&#234;mes crit&#232;res de qualit&#233; que dans les autres textes : projets individualis&#233;s et coh&#233;rents, accueil des parents, &#233;valuation r&#233;guli&#232;re des pratiques&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la l&#233;gislation, peut &#234;tre effray&#233;e par les co&#251;ts &#233;lev&#233;s de la qualit&#233; dans ces ann&#233;es de crise &#233;conomique, donna dans l'annexe 24 ter une d&#233;finition dangereusement restrictive du polyhandicap : &#171; QI inf&#233;rieur &#224; 35 (!) avec d&#233;ficience motrice associ&#233;e et restriction extr&#234;me de l'autonomie et des possibilit&#233;s de perception, d'expression et de relation &#187;. Ce faisant elle n'a s&#251;rement pas mesur&#233; le risque de coller ainsi aux enfants et aux familles une &#233;tiquette sociale n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les structures d'accueil sont-elles suffisantes et adapt&#233;es aux besoins ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de r&#233;pondre rapidement &#224; une question si complexe et je ne peux pr&#233;tendre tout conna&#238;tre de l'&#233;tat des lieux. Parti de rien, il y a seulement 35 ans, il me semble que le champ du polyhandicap a rattrap&#233; une partie du retard :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Sur le plan quantitatif, services et &#233;tablissements sont plus proches des besoins pour les enfants que pour les adultes pour lesquels la carence en MAS ou FDT reste dramatique. Mais pour les uns et les autres les in&#233;galit&#233;s g&#233;ographiques sont &#233;normes et la r&#233;gion parisienne, et singuli&#232;rement Paris, sont d'une r&#233;voltante pauvret&#233; encore aujourd'hui. Pour combler les carences les plus criantes, de grands &#233;tablissements sanitaires publics ont &#233;t&#233; reconvertis, mais sans qu'on leur donne toujours les outils humains et techniques indispensables pour assurer la qualit&#233; de vie des personnes polyhandicap&#233;es comme des personnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Sur le plan qualitatif en effet, un v&#233;ritable esprit de recherche s'est d&#233;velopp&#233; d'embl&#233;e sur la plupart des terrains de la pratique. On n'a plus le droit de dire que &#171; pour le polyhandicap, il n'y a rien &#224; faire &#187;&#8230; On sait avec pr&#233;cision aujourd'hui mettre la plupart des enfants et des adultes polyhandicap&#233;s &#224; l'abri de la d&#233;shydratation, des complications orthop&#233;diques les plus graves, des surinfections pulmonaires, des &#233;pilepsies rebelles, de la douleur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que cette m&#233;decine, patiente et modeste doit &#234;tre connue et partag&#233;e avec l'ensemble des &#233;quipes et par les parents. Des progr&#232;s, aussi importants sont r&#233;alis&#233;s dans les domaines de la communication, de la vie sensorielle, cognitive, relationnelle&#8230; permettent de donner aux enfants et aux adultes polyhandicap&#233;s, en d&#233;pit de leur grande d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des gestes de la vie quotidienne, des possibilit&#233;s de choix, la reconnaissance de leur personnalit&#233; unique, des exp&#233;riences de rencontres sociales, culturelles et d'attachements familiaux, amicaux, sexualis&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est essentiellement l'individualisation du regard, de l'attention port&#233;e &#224; chacun d'eux qui ont permis ces avanc&#233;es. Mais beaucoup reste &#224; faire pour que chaque lieu de vie en ait les moyens. L'in&#233;galit&#233; r&#232;gne, l&#224; comme ailleurs, en d&#233;pit de notre belle devise r&#233;publicaine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AMP, &#233;ducateurs, travailleurs sociaux sont-ils suffisamment form&#233;s pour offrir des pratiques de qualit&#233; avec ces personnes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la formation est une des clefs principales de la poursuite d'un approfondissement qualitatif des prises en charges, je suis &#233;tonn&#233;e et navr&#233;e de constater encore aujourd'hui que l'information sur le polyhandicap est r&#233;duite tr&#232;s souvent &#224; la portion congrue : 3 &#224; 6 heures th&#233;oriques dans la formation qualifiante d'un &#233;ducateur ou d'une AMP ! Cette carence renforce le st&#233;r&#233;otype n&#233;gatif et d&#233;tourne sans doute les jeunes dipl&#244;m&#233;s de cette voie difficile : &#171; Sans doute n'y ai-je rien &#224; y faire puisqu'on &#224; rien &#224; m'en dire ? &#187; Et pourtant ce n'est pas faute de formateurs, car les &#233;quipes des &#233;tablissements ont beaucoup &#224; apporter sur leurs exp&#233;riences et leurs r&#233;flexions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se per&#231;oit ais&#233;ment dans les colloques et journ&#233;es d'&#233;tude de la formation continue, souvent organis&#233;es par les CREAI, principalement pour et par les &#233;quipes de MAS. Un bon nombre d'AMP exp&#233;riment&#233;es et r&#233;fl&#233;chies se sont r&#233;v&#233;l&#233;es &#234;tre des p&#233;dagogues de valeur pour aider des &#233;quipes insuffisamment nombreuses et trop souvent non qualifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est certain que soignants, r&#233;&#233;ducateurs et &#233;ducateurs ne pourront jamais arriver &#171; tout arm&#233;s &#187; sur le terrain du polyhandicap &#8212; je n'ai pas oubli&#233; mon propre d&#233;sarroi &#224; la sortie de la facult&#233; de m&#233;decine &#8212; il serait temps de donner, dans toutes les formations soignantes ou &#233;ducatives, les bases suffisantes pour d&#233;sirer et oser franchir le seuil des &#233;tablissements qui accueillent les personnes polyhandicap&#233;es pour savoir si on peut et si on veut y demeurer un temps et pour savoir comment continuer de se former sur les plans pratiques et th&#233;oriques &#171; en cours d'emploi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles seraient les am&#233;liorations essentielles &#224; apporter &#224; la situation des polyhandicap&#233;s et de leur famille ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'insisterai surtout sur les am&#233;liorations souhaitables pour le polyhandicap, mais beaucoup d'entre elles concernent l'ensemble du champ social. D'abord pour changer le regard social, il me semble qu'il faudrait &#233;largir et &#171; positiver &#187; la d&#233;finition du polyhandicap. Un groupe d'&#233;tude du CTNERHI et le rapport Bordeloup avaient adapt&#233; la d&#233;finition suivante : &#171; Association de d&#233;ficiences graves avec retard mental moyen, s&#233;v&#232;re ou profond (QI inf&#233;rieur &#224; 50) entra&#238;nant une d&#233;pendance importante &#224; l'&#233;gard d'une aide humaine et technique permanente, proche, individualis&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette red&#233;finition fonctionnelle exprim&#233;e en termes positifs met l'accent sur les qualit&#233;s de l'aide n&#233;cessaire et non plus sur les manques de la personne. Si elle &#233;tait officiellement adopt&#233;e, elle limiterait aussi le risque d'une surs&#233;gr&#233;gation homog&#232;ne des plus d&#233;pendants en permettant d'accueillir ensemble, mais bien entendu avec des projets individualis&#233;s diversifi&#233;s, ceux qui aujourd'hui encore sont refus&#233;s partout : les autistes d&#233;ficitaires par exemple et les polyhandicap&#233;s au sens &#233;troit du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre am&#233;lioration indispensable est la prise de conscience par les associations gestionnaires comme par les tutelles qu'il ne peut y avoir de prise en charge du polyhandicap sans un encadrement nombreux, (un ratio d'1,5 pour 1 est n&#233;cessaire&#8230;) form&#233; et soutenu. Pratiquer &#224; l'&#233;conomie dans ce domaine devrait &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un d&#233;lit parce qu'on y met en danger la vie d'autrui : les personnes polyhandicap&#233;es qui r&#233;gressent (ou qui meurent parfois dans les semaines qui suivent leur entr&#233;e en h&#244;pital psychiatrique par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les risques existent aussi pour les familles culpabilis&#233;es &#224; nouveau ; et pour les professionnels qui s'&#233;puisent vite lorsqu'ils ne sont pas assez nombreux et soutenus. En d&#233;pit de la pression des besoins non satisfaits surtout pour les adultes il faut s'interdire d'ouvrir MAS ou FDT sans moyens humains suffisamment denses et qualifi&#233;s. C'est une illusion de croire que &#171; &#231;a peut s'am&#233;liorer apr&#232;s &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin les nouvelles annexes 24 nous donnent toutes les clefs de l'am&#233;lioration de la qualit&#233; : il y est dit que les familles doivent &#234;tre &#171; inform&#233;es, associ&#233;es et soutenues &#187;. Dans le champ du polyhandicap, comme ailleurs, ne serait-il pas judicieux d'appliquer ces trois termes aux trois partenaires en pr&#233;sence : les personnes handicap&#233;es, les familles, les professionnels qui ont le droit et le devoir d'&#234;tre &#233;galement inform&#233;s, associ&#233;s et soutenus. Quelle am&#233;lioration pour demain !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut esp&#233;rer une personne polyhandicap&#233;e en terme d'&#233;volution au cours de sa vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moyens y compris informatiques que nous avons aujourd'hui de d&#233;coder avec beaucoup de patience, mais aussi avec pr&#233;cision, leur langage infraverbal, nous autorisent sans doute &#224; &#234;tre leur &#171; porte-parole &#187; au sens fort du terme. Les jeunes polyhandicap&#233;s ont les m&#234;mes espoirs que tous les jeunes : des psychologues tr&#232;s patientes et exp&#233;riment&#233;es leur ont fait raconter leurs r&#234;ves : adolescents, ils se voient marcher, parler, aimer et &#234;tre aim&#233;s comme leurs fr&#232;res et s&#339;urs. Ils aiment la vie, s'int&#233;ressent &#224; leur sant&#233; et aux soins qui aujourd'hui leur permettent d'acc&#233;der &#224; l'&#226;ge adulte et au d&#233;but du vieillissement. Comme beaucoup d'adolescents, certains d'entre eux connaissent cependant une phase d&#233;pressive nourrie par l'angoisse de ne pouvoir &#234;tre aim&#233;, de ne pouvoir exercer un r&#244;le parental et trop souvent d'&#234;tre priv&#233; des r&#233;ponses les plus simples &#224; leurs d&#233;sirs sexuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la fin de l'adolescence la plupart d'entre eux renoncent &#224; l'espoir d'acqu&#233;rir une autonomie du geste, de la vie quotidienne, mais tous esp&#232;rent tout au long de leur vie et en toute l&#233;gitimit&#233;, affirmer leur autonomie psychique : ils veulent &#234;tre compris et entendus en tant que sujet &#224; part enti&#232;re : exercer des choix, &#234;tre assist&#233; sans &#234;tre chosifi&#233;, exprimer leurs attachements ou leurs refus, leurs joies ou leurs inqui&#233;tudes. Dans leur combat incessant pour exister en tant que personne unique, ils ont besoin de nous, parents, amis, professionnels, ils v&#233;rifient dans notre regard et nos comportements que nous ne nous laissons pas prendre au leurre de leur d&#233;pendance physique pour faire d'eux d'&#233;ternels enfants. Ils attendent de nous que derri&#232;re la prison de leur corps immobile et silencieux, nous les reconnaissons capables de vivre chacun diff&#233;remment les int&#233;r&#234;ts, les attentes, les espoirs successifs de leur avanc&#233;e en &#226;ge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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