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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les travailleurs sociaux face &#224; la r&#233;f&#233;rence musulmane de certains jeunes</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>A chacun sa place et chacun &#224; sa place</title>
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&lt;p&gt;D'aucuns dans le monde associatif s'inqui&#232;tent des perturbations actuelles qui traversent la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e dans plusieurs d&#233;partements de France. Ces perturbations portent des noms modernes : appel &#224; projets, appel d'offres, d&#233;nonciation des conventions, d&#233;conventionnement, cahier des charges, contrats d'objectifs, j'en passe et des meilleurs. Toutes ces r&#233;alit&#233;s, que je qualifie de perturbatrices, malgr&#233; le rythme de leur acc&#233;l&#233;ration, leur croissance, pour ne pas dire l'inflation de leur (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'aucuns dans le monde associatif s'inqui&#232;tent des perturbations actuelles qui traversent la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e dans plusieurs d&#233;partements de France. Ces perturbations portent des noms modernes : appel &#224; projets, appel d'offres, d&#233;nonciation des conventions, d&#233;conventionnement, cahier des charges, contrats d'objectifs, j'en passe et des meilleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces r&#233;alit&#233;s, que je qualifie de perturbatrices, malgr&#233; le rythme de leur acc&#233;l&#233;ration, leur croissance, pour ne pas dire l'inflation de leur &#233;mergence, ne semblent pas troubler plus que cela le champ associatif. Entendons-nous se lever des voix ? Percevons-nous des r&#233;actions collectives ? Lisons-nous avec quelque clart&#233; des positionnements affirm&#233;s ? Que nenni !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la qualit&#233; des travaux des Assises 2002 de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e qui se sont tenues sous la conduite du CNLAPS &#224; Marseille en octobre 2002, et qui ont d&#233;montr&#233; une belle &#233;nergie, nous entrons dans une &#232;re de grande lassitude. Dans les turpitudes actuelles, ce qui appara&#238;t clairement, c'est le champ libre laiss&#233; aux &#233;lus et aux politiques pour penser l'intervention. Comment s'&#233;tonner, en effet, que des conseils g&#233;n&#233;raux et des communes cherchent &#224; imposer leurs repr&#233;sentations, leurs d&#233;sirs, leurs objectifs quand des associations sont incapables de d&#233;fendre des valeurs, des principes, une philosophie de l'action ? Bien s&#251;r, ici et l&#224;, des associations se d&#233;fendent et luttent pour se faire comprendre, pour se faire entendre. D'autres cherchent, en r&#233;seau, &#224; construire de nouvelles strat&#233;gies pour opposer leur expertise. Isol&#233;ment, leur d&#233;marche consiste &#224; r&#233;sister aux pressions, &#224; d&#233;fendre des positions, &#224; justifier leurs pratiques de terrain, et en d&#233;finitive, &#224; survivre quand c'est encore possible. Mais, collectivement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte socio-politique troubl&#233;, pour euph&#233;miser le tumulte r&#233;cent de suffrages troublants, la valorisation de la r&#233;pression se r&#233;alise de mani&#232;re &#233;vidente et m&#233;diatique dans une opposition et une connotation n&#233;gative de la pr&#233;vention, en g&#233;n&#233;ral, et sp&#233;cialis&#233;e, en particulier, cette derni&#232;re n'&#233;tant qu'un moyen parmi d'autres dans le triptyque pr&#233;vention/dissuasion/r&#233;pression. Pourtant, ce champ d'intervention se compla&#238;t &#224; demeurer au sud de nulle part. On ne l'entend pas r&#233;agir aux attaques, autrement que mollement. Dans le mutisme g&#233;n&#233;ral, qui semble lui convenir, il se fait le complice silencieux de ceux qui d&#233;conventionnent &#224; tel endroit, qui imposent des contrats d'objectifs &#224; tel autre, qui lancent enfin &#224; la cantonade des appels d'offres ou des appels &#224; projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvrons les yeux ! Que cela nous plaise ou non, nous vivons dans un monde lib&#233;ral, qui impose une logique marchande au travail social en g&#233;n&#233;ral et &#224; la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e en particulier. Mais il demeure que les conseils g&#233;n&#233;raux et les communes sont dans leur r&#244;le quand ils d&#233;ploient des outils et des techniques lib&#233;rales pour construire leur politique de la jeunesse. Les citoyens votent et &#233;lisent leurs repr&#233;sentants qui n'ont pas uniquement vocation &#224; financer mais &#233;galement &#224; penser une vision politique, traduite par des actions financ&#233;es, dont ils se doivent d'exiger des r&#233;sultats, argent public oblige. Il est de la responsabilit&#233; de l'op&#233;rateur, en revanche, c'est-&#224;-dire de l'association qui met en &#339;uvre les actions sur les territoires, qui op&#232;re donc, d'affirmer le sens et les valeurs de son intervention. Il appartient au directeur de diriger les op&#233;rations, en respectant l'engagement associatif tel que les administrateurs le formalisent. Mais cela demande de l'&#233;nergie, des convictions, de l'affirmation, du militantisme, toutes choses qu'il est bien difficile de percevoir aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations qui n'occupent pas leur place, en ne d&#233;fendant pas une philosophie de l'action &#233;ducative, ne devraient pas s'&#233;tonner que la vacance soit combl&#233;e par ceux qui n'en ont pourtant pas la technicit&#233;, c'est-&#224;-dire les &#233;lus. A contrario, celles qui luttent pour construire leur place dans ce contexte troubl&#233; ne sont pas garanties d'une pr&#233;servation d'effets retours n&#233;gatifs, de feedback pour le formuler &#224; l'am&#233;ricaine. Du moins, auront-elles accompli leur mission, en respectant un esprit, une d&#233;ontologie, avec le souci des personnes en direction de qui elles avaient un devoir permanent d'efficacit&#233;, de pertinence, d'empathie. De ces associations, il restera peut-&#234;tre une m&#233;moire de laquelle, j'ose l'esp&#233;rer, pourront germer les moyens et les termes futurs d'un changement social, favorable aux habitants d&#233;munis des quartiers de la paup&#233;risation, victimes du monde technologique et de sa moderne indiff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Le Rest, ethnologue, charg&#233; de cours &#224; l'universit&#233; d'Orl&#233;ans-Tours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les d&#233;rouilleurs - Fran&#231;ais de banlieue</title>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
		<dc:subject>642</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On a coutume de dire de celles et ceux qui, par ennui ou oisivet&#233;, &#171; tiennent les murs &#187; dans les quartiers qu'ils &#171; rouillent &#187;. Les &#171; d&#233;rouilleurs &#187; sont, par opposition, celles et ceux qui ont r&#233;ussi &#224; bouger, &#224; sortir du cercle morbide, qui se sont donn&#233; les moyens de faire peau neuve, et sont devenus acteurs de leur destin&#233;e. C'est &#224; elles et &#224; eux qu'Azouz Begag a consacr&#233; son dernier ouvrage, &#224; la fois r&#233;cit de vie et investigation pour mieux comprendre. Dans la trajectoire de ces jeunes on trouve tout (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton544-1dd9e.jpg?1694684703' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On a coutume de dire de celles et ceux qui, par ennui ou oisivet&#233;, &#171; tiennent les murs &#187; dans les quartiers qu'ils &#171; rouillent &#187;. Les &#171; d&#233;rouilleurs &#187; sont, par opposition, celles et ceux qui ont r&#233;ussi &#224; bouger, &#224; sortir du cercle morbide, qui se sont donn&#233; les moyens de faire peau neuve, et sont devenus acteurs de leur destin&#233;e. C'est &#224; elles et &#224; eux qu'Azouz Begag a consacr&#233; son dernier ouvrage, &#224; la fois r&#233;cit de vie et investigation pour mieux comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la trajectoire de ces jeunes on trouve tout d'abord un p&#232;re omnipr&#233;sent, structurant l'&#233;volution de ses enfants et assurant la coh&#233;sion familiale. Mais, paradoxalement, l'enfance pass&#233;e dans un milieu d&#233;chir&#233; peut aussi produire les conditions d'une autonomisation pr&#233;coce. Une famille nombreuse ou un logement surpeupl&#233; peut aussi faire &#233;merger un besoin d'&#233;mancipation qui appara&#238;t tr&#232;s t&#244;t. Le caract&#232;re individuel joue aussi un r&#244;le non-n&#233;gligeable : sens de l'audace, sensibilit&#233;, imagination etc. les d&#233;rouilleurs sont en permanence &#224; la recherche de l'autre et de l'ailleurs. Ils ont besoin, pour nourrir leur estime de soi, d'&#234;tre aim&#233;, de se sentir appr&#233;ci&#233;, sympathique, populaire, comme si cela les aidait &#224; se sentir comp&#233;tent. On note aussi parfois ce go&#251;t pour la lecture qui aura &#233;t&#233; leur premier moyen de s'&#233;chapper et de r&#234;ver. Trait commun, la curiosit&#233; qu'on peut associer &#224; la notion de risque, de voyage et de mobilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a le d&#233;clic, le virage qui transforme le regard port&#233; sur sa place dans la soci&#233;t&#233; le changement de perspective : premi&#232;re exp&#233;rience d'&#233;loignement par rapport aux siens ou &#224; son territoire (comme par exemple l'entr&#233;e dans un coll&#232;ge ou un lyc&#233;e ext&#233;rieur au quartier) ou une rencontre avec une personne signifiante (enseignant, &#233;ducateur ?) qui les encourage ou amplifie leur d&#233;marche. &#171; Une fois qu'on leur a fait confiance, ces gar&#231;ons et ces filles consolident leur estime de soi, gagnent en assurance et peuvent envisager d'autres mobilit&#233;s ascendantes &#187; (p.82). Avec l'exp&#233;rience de la distance personnelle, les d&#233;rouilleurs acceptent difficilement l'inertie de leurs copains. La nouvelle vie qu'ils se construisent entra&#238;ne in&#233;luctablement un divorce avec eux. Ils sont fiers d'avoir trouv&#233; le moyen d'&#233;viter le pi&#232;ge qui les mena&#231;ait : &#233;touffement de la personnalit&#233; par la bande, repli du groupe sur le territoire, parano&#239;a germant sur cet isolement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la rupture avec les codes a &#233;t&#233; dig&#233;r&#233;e, un nouvel &#233;quilibre peut s'&#233;tablir avec le milieu d'origine. Mais une fois la cit&#233; quitt&#233;e, on ne revient plus y vivre, car on comprend mieux son fonctionnement de type ghetto avec son corollaire anesth&#233;siant et son cort&#232;ge d'oisivet&#233; et de vice. Malgr&#233; les douleurs de l'arrachement, tous les d&#233;rouilleurs reconnaissent que la mobilit&#233; hors des murs a &#233;t&#233; ce qui leur a permis de construire leur personnalit&#233; actuelle, &#224; partir de la d&#233;couverte d'un monde qu'ils n'auraient autrement jamais connu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Mille et une nuits, 2002 (174 p. ; 9 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>80 % au bac ? et apr&#232;s ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/80-au-bac-et-apres</link>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>642</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;St&#233;phane Beaud met en vie des personnages &#224; la fois passionnants et attachants qui seraient dignes d'un roman, s'il ne s'agissait d'une &#233;tude sociologique des plus m&#233;thodiques. L'auteur nous livre le r&#233;sultat de dix ann&#233;es d'&#233;tude sur le terrain qu'on aura du mal &#224; l&#226;cher, la derni&#232;re page tourn&#233;e. Cela commence au d&#233;but de la d&#233;cennie 90, alors que se joue &#224; plein le compromis historique entre un pouvoir politique d&#233;sireux de lutter &#224; court terme contre le ch&#244;mage et d'&#233;lever &#224; moyen terme le niveau de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L90xH150/arton545-e29d8.jpg?1694684703' width='90' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;St&#233;phane Beaud met en vie des personnages &#224; la fois passionnants et attachants qui seraient dignes d'un roman, s'il ne s'agissait d'une &#233;tude sociologique des plus m&#233;thodiques. L'auteur nous livre le r&#233;sultat de dix ann&#233;es d'&#233;tude sur le terrain qu'on aura du mal &#224; l&#226;cher, la derni&#232;re page tourn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela commence au d&#233;but de la d&#233;cennie 90, alors que se joue &#224; plein le compromis historique entre un pouvoir politique d&#233;sireux de lutter &#224; court terme contre le ch&#244;mage et d'&#233;lever &#224; moyen terme le niveau de qualification de la main d' ?uvre et de nombreuses familles populaires soucieuses d'arracher leurs enfants &#224; l'usine. Des jeunes qui auraient &#233;t&#233; destin&#233;s au cycle professionnel court passent massivement en seconde. Les lyc&#233;es d'enseignement professionnels &#233;tant alors v&#233;cus comme l'antichambre du ch&#244;mage, le lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral procure l'assurance provisoire d'&#233;chapper &#224; la rel&#233;gation scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge m&#233;dian de fin d'&#233;tude passe de 19 ans, en 1987 &#224; 22 ans, en 1995. Le nombre de bacheliers, quant &#224; lui bondit de 30 &#224; 63 % d'une classe d'&#226;ge. Cette situation s'est accompagn&#233;e d'un certain co&#251;t social pour la population des nouveaux lyc&#233;ens : &#171; Concilier un pass&#233; qui meurt et un avenir qui leur tourne le dos, rester fid&#232;le au p&#232;re affectif tout en &#233;tant fortement tent&#233; de renier le p&#232;re social, respecter l'autorit&#233; du p&#232;re de famille et contester la soumission du p&#232;re &#224; l'usine &#187; (p.41).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement dans les &#233;tudes longues repr&#233;sente le d&#233;fi de porter la promesse de r&#233;ussite sociale (avec ce que repr&#233;sente la hantise de trahir les espoirs de promotion), mais aussi un d&#233;but de d&#233;saffiliation partiel avec le groupe d'origine (l'int&#233;gration &#224; la culture scolaire se soldant par une prise de distance d'un quartier per&#231;u comme lieu de rel&#233;gation sociale et partiale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en m&#234;me temps qu'ils aspirent &#224; &#233;chapper &#224; la condition ouvri&#232;re, ces jeunes ont le sentiment d'une certaine ill&#233;gitimit&#233;, n'&#233;tant pas pr&#234;ts &#224; sacrifier leur jeunesse &#224; des &#233;tudes longues et &#224; un asc&#233;tisme pourtant n&#233;cessaires &#224; la voie dans laquelle ils se sont engag&#233;s. Leur distance &#224; la culture scolaire, leur d&#233;sarroi face &#224; un savoir par trop abstrait, la tentation toujours pr&#233;sente des attraits du quartier (bruits ext&#233;rieurs qui ne cessent de les solliciter, copains qui passent) et la n&#233;cessaire mise au travail ont constitu&#233; pour beaucoup d'entre eux des &#233;preuves d'un monde universitaire qu'ils ont rejet&#233; et qui les a rejet&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole n'a finalement pas tenu ses promesses et fabriqu&#233; des illusions. La s&#233;lection n'a fait que se d&#233;placer : l'excellence scolaire s'est centr&#233;e sur les classes scientifiques du lyc&#233;e, les classes pr&#233;paratoires, IUT et BTS, majoritairement fr&#233;quent&#233;s par les enfants de cadres sup&#233;rieurs, les enfants des milieux populaires se contentant des sections technologiques et des DEUG (o&#249; ils &#233;chouent massivement). Rien n'a vraiment chang&#233; dans l'in&#233;galit&#233; des chances d'acc&#232;s au savoir, &#224; l'emploi et aux positions sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2002, (321 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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