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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Il faut des solutions interm&#233;diaires entre l'AEMO et le placement !</title>
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		<dc:date>2002-10-17T09:19:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Les troubles de la parentalit&#233;</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Membre du groupe de travail dirig&#233; par le professeur Houzel, l'auteur d&#233;veloppe ici les trois dimensions de la parentalit&#233; &#224; l'&#233;laboration desquelles il a contribu&#233;. L'exercice tout d'abord de la parentalit&#233; renvoie aux dimensions id&#233;ologiques et symboliques : chaque soci&#233;t&#233; d&#233;termine les attributions relatives au statut de parent. Il n'y a l&#224; aucune esp&#232;ce d'universalit&#233; : depuis l'autorit&#233; sur l'enfant non exerc&#233;e par le g&#233;niteur jusqu'&#224; la coutume polyn&#233;sienne consistant &#224; donner le premier n&#233; &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Membre du groupe de travail dirig&#233; par le professeur Houzel, l'auteur d&#233;veloppe ici les trois dimensions de la parentalit&#233; &#224; l'&#233;laboration desquelles il a contribu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice tout d'abord de la parentalit&#233; renvoie aux dimensions id&#233;ologiques et symboliques : chaque soci&#233;t&#233; d&#233;termine les attributions relatives au statut de parent. Il n'y a l&#224; aucune esp&#232;ce d'universalit&#233; : depuis l'autorit&#233; sur l'enfant non exerc&#233;e par le g&#233;niteur jusqu'&#224; la coutume polyn&#233;sienne consistant &#224; donner le premier n&#233; &#224; la grand-m&#232;re maternelle pour compenser le d&#233;part de sa fille, en passant par l'esclave de la Gr&#232;ce antique servant de m&#232;re porteuse, le r&#244;le du parent est fonction des soci&#233;t&#233;s et des &#233;poques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite la pratique de la parentalit&#233; : les croyances et repr&#233;sentations l&#224; aussi particuli&#232;res &#224; chaque soci&#233;t&#233; fixent des r&#232;gles d'authentification des conduites et attitudes parentales &#224; l'aune desquelles chacun peut se comparer. Les normes changent : si ne pas battre son enfant &#233;tait autrefois ne pas l'aimer, aujourd'hui, la norme veut qu'on lui parle et qu'on l'&#233;coute, chose inimaginable autrefois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'exp&#233;rience de la parentalit&#233;, elle s'appuie sur les processus inconscients et exp&#233;riences intersubjectives. Le fait de devenir parent constitue une &#233;tape maturative de l'existence : le rapport &#224; soi, l'identit&#233; psychosociale, la relation &#224; autrui et &#224; ses propres parents s'en trouvent modifi&#233;s. C'est tout particuli&#232;rement &#224; l'exp&#233;rience de la parentalit&#233; que l'auteur s'attache en illustrant cette dimension gr&#226;ce aux concepts psychanalytiques. Il y est question de &#171; l'id&#233;al du moi qui relie le complexe imaginaire responsable du d&#233;sir d'enfant &#224; d'autre que soi, &#224; l'inverse du moi id&#233;al, qui impr&#232;gne ce complexe d'un d&#233;sir tourn&#233; vers une qu&#234;te ontologique et de r&#233;paration &#187; (p.36). Un dysfonctionnement familial interviendrait d&#232;s lors que chacun des parents inverserait l'ordre de primaut&#233; des formations narcissiques inh&#233;rentes &#224; sa position sp&#233;cifique : le p&#232;re investissant le moi id&#233;al (en lieu et place de l'id&#233;al du moi) et la m&#232;re le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage d&#233;veloppe un certain nombre d'autres troubles de la parentalit&#233; li&#233;s aux remaniements du versant narcissique de la personnalit&#233;. Difficult&#233;s des m&#232;res psychotiques &#224; investir les besoins objectifs du nourrisson (soins, nourriture ?) et des parents en situation d'&#233;tat limite &#224; investir subjectivement l'enfant ? Sans oublier l'organisation perverse de la famille amenant un p&#232;re &#224; se consid&#233;rer sur un m&#234;me plan que ses enfants et l'organisation parano&#239;aque ou ce m&#234;me p&#232;re met &#224; distance m&#232;re et enfants en r&#233;primant toutes leurs vell&#233;it&#233;s d'autonomie. Accompagnement de la maternit&#233;, soutien de proximit&#233; et d&#233;veloppement de la psychiatrie p&#233;rinatale sont les ma&#238;tres mots pr&#233;sent&#233;s ici comme les axes du traitement de la parentalit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2002, (196 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le soutien th&#233;rapeutique aux parents</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>638</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De nombreuses situations permettent de venir en aide aux parents : c'est ce que d&#233;montre cet ouvrage qui r&#233;unit les contributions de neuf sp&#233;cialistes. C'est d'abord du c&#244;t&#233; de la th&#233;rapie que commence ce tour d'horizon. La relation des psychoth&#233;rapeutes aux parents est li&#233;e en g&#233;n&#233;ral &#224; deux types d'intention : faire en sorte que le travail engag&#233; avec l'enfant ne soit pas entrav&#233; par sa famille, le meilleur moyen pour atteindre ce but &#233;tant d'instaurer avec elle une alliance th&#233;rapeutique ou bien entendre (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton522-17380.jpg?1694583203' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nombreuses situations permettent de venir en aide aux parents : c'est ce que d&#233;montre cet ouvrage qui r&#233;unit les contributions de neuf sp&#233;cialistes. C'est d'abord du c&#244;t&#233; de la th&#233;rapie que commence ce tour d'horizon. La relation des psychoth&#233;rapeutes aux parents est li&#233;e en g&#233;n&#233;ral &#224; deux types d'intention : faire en sorte que le travail engag&#233; avec l'enfant ne soit pas entrav&#233; par sa famille, le meilleur moyen pour atteindre ce but &#233;tant d'instaurer avec elle une alliance th&#233;rapeutique ou bien entendre les parents parler de ce qui leur fait probl&#232;me. La psychanalyse a &#233;volu&#233; sur cette question : certains praticiens pr&#233;f&#232;rent encore restreindre le plus possible les contacts avec les parents de l'enfant avec qui ils sont engag&#233;s dans une cure. D'autres se sont carr&#233;ment engag&#233;s dans la th&#233;rapie familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai qu'il est difficile de s&#233;parer ainsi le sujet qui grandit de celles et ceux qui le font grandir. C'est un v&#233;ritable travail de deuil que doivent accomplir ces parents qui voient leur petit remplac&#233; par un jeune adulte avec qui il va falloir n&#233;gocier. En outre, celui qu'on pouvait c&#226;liner et traiter avec tendresse est devenu un &#234;tre sexuellement mature qui peut r&#233;activer les d&#233;sirs incestueux. S'il n'est pas facile aujourd'hui d'&#234;tre adolescent, il ne l'est pas plus d'&#234;tre parent d'adolescent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s sont encore d&#233;cupl&#233;es quand un dysfonctionnement intervient. Ce peut-&#234;tre la migration familiale qui prive des &#233;tayages naturels de l'entourage d'origine et qui place parfois l'enfant en situation de m&#233;diation ou de d&#233;marche quand celui-ci doit servir d'interpr&#232;te (ce qui le place alors en situation de parentalisation). Ce peut &#234;tre encore un divorce parental, les services de m&#233;diation familiale pouvant &#234;tre confront&#233;s au refus de l'enfant de voir le parent chez qui il ne vit pas. C'est aussi l'&#233;chec scolaire qui plonge les parents dans une profonde atteinte narcissique que doivent prendre en compte les centres m&#233;dicaux psychologiques qui sont alors souvent consult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout autre sont les situations o&#249; l'enfant est plac&#233; en famille d'accueil. Le relais pris constitue une blessure directe &#224; l'image du bon parent. Mais une alliance est parfois possible qui permet de partager quelques moments de la vie quotidienne de l'enfant dans une logique de parentalit&#233; crois&#233;e. Les relations avec les parents d'enfants autistes sont encore difficiles, car la psychanalyse les a longtemps accus&#233;s d'&#234;tre responsables de cette terrible affection. Mais un travail est n&#233;anmoins envisageable quand les th&#233;rapeutes font preuve de l'empathie et du profond respect n&#233;cessaires. 16 % des enfants de parents psychotiques risquent de souffrir de schizophr&#233;nie (contre 1 % dans la population g&#233;n&#233;rale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; le n&#233;cessaire travail de pr&#233;vention qui porte ses fruits quand on accompagne la famille, suffisamment longtemps. Le soutien th&#233;rapeutique aux parents est donc non seulement concevable, mais s'effectue tous les jours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2001, (208 p. ; 23,60 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violence ! Pr&#233;venir de toute urgence</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Violence-Prevenir-de-toute-urgence</link>
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		<dc:date>2002-10-16T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
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&lt;p&gt;Pr&#233;venir la violence d&#232;s l'&#233;cole primaire ? Comment ? Ce film nous livre quatre t&#233;moignages. Quatre &#233;coles qui apprennent aux enfants &#224; la combattre. En douceur. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il faut vraiment comprendre qu'aujourd'hui la violence est un probl&#232;me de sant&#233; publique &#187;, souligne le directeur g&#233;n&#233;ral de la sant&#233;, Lucien Abenhaim. En effet, physique, verbale, psychologique, la violence marque ses victimes dont certaines peuvent &#234;tre aussi, &#224; d'autres occasions, auteurs. &#171; Trop de personnes en sont les t&#233;moins silencieux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;venir la violence d&#232;s l'&#233;cole primaire ? Comment ? Ce film nous livre quatre t&#233;moignages. Quatre &#233;coles qui apprennent aux enfants &#224; la combattre. En douceur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut vraiment comprendre qu'aujourd'hui la violence est un probl&#232;me de sant&#233; publique &#187;&lt;/i&gt;, souligne le directeur g&#233;n&#233;ral de la sant&#233;, Lucien Abenhaim. En effet, physique, verbale, psychologique, la violence marque ses victimes dont certaines peuvent &#234;tre aussi, &#224; d'autres occasions, auteurs. &lt;i&gt;&#171; Trop de personnes en sont les t&#233;moins silencieux et inactifs. La violence r&#233;clame une mobilisation pr&#233;coce pour y faire face et la surmonter, avant de devenir un mode de r&#233;ponse banalis&#233; chez les jeunes &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;conisent les r&#233;alisateurs du reportage. L'&#233;cole, est, &#224; c&#244;t&#233; de la famille, un des lieux &#233;ducatifs les plus favorables au d&#233;veloppement et &#224; l'exp&#233;rimentation pr&#233;coce des comp&#233;tences indispensables pour de bonnes relations &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quatre t&#233;moignages enthousiastes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La violence &#231;a sert &#224; rien, on peut tr&#232;s bien r&#233;gler les probl&#232;mes par la parole &#187;&lt;/i&gt;, annonce tr&#232;s convaincue Hidja, une &#233;l&#232;ve de Roubaix. Le programme &#171; Mieux vivre ensemble &#187; [1] s'adresse aux &#233;l&#232;ves du CM2. A partir d'une situation v&#233;cue - o&#249; qu'ils pourraient vivre - (racket, racisme, drogue&#8230;), les enfants discutent par petits groupes, mettent en sc&#232;ne et jouent la situation devant la classe. Ils r&#233;fl&#233;chissent ensemble aux r&#233;actions des personnages. &lt;i&gt;&#171; Il s'agit d'apprendre &#224; faire des choix et &#224; dire &#171; non &#187; &#187;&lt;/i&gt;, indique Laurence Copin, la directrice. L'enfant d&#233;veloppe la confiance en lui qui lui permettra d'avoir des conduites diff&#233;rentes. Il apprend aussi &#224; d&#233;crypter ses &#233;motions, celles de l'autre et &#224; s'appuyer sur un r&#233;seau relationnel qui l'aidera &#224; g&#233;rer les situations qui le d&#233;passent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Gen&#232;ve (Suisse), l'Institut de sant&#233; de la jeunesse [2] soutient un programme d'apprentissage &#224; la r&#233;solution des conflits par la m&#233;diation entre des &#233;l&#232;ves de 6 &#224; 11 ans. Les enfants qui le souhaitent suivent une formation et deviennent m&#233;diateurs. Ecouter et respecter le point de vue de l'autre tout en faisant valoir le sien, apprendre &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ses actes, r&#233;guler les tensions et les conflits&#8230; n&#233;cessitent un contr&#244;le de soi qui s'acquiert peu &#224; peu dans l'exp&#233;rience quotidienne et sous la supervision d'adultes motiv&#233;s. &#171; Il faut discuter et trouver des moyens d'arrangement&#8230; la violence &#231;a aggrave plut&#244;t les choses &#187;, exprime la petite Adifete.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A B&#233;ziers, l'&#233;cole associative franco-occitanne [3] pratique la p&#233;dagogie institutionnelle, ses principes coop&#233;ratifs, ses temps et lieux d'&#233;changes et de r&#233;gulation entre &#233;l&#232;ves et avec les adultes. Tout peut se dire dans le respect r&#233;ciproque. Les droits et les devoirs sont clairement exprim&#233;s et chacun veille &#224; leur respect. Quand un enfant fait une erreur, les &#233;l&#232;ves en discutent et lui donnent leur avis : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas &#233;vident mais on assume nos actes &#187;&lt;/i&gt;, explique Margot. &lt;i&gt;&#171; Le conseil de classe a des lois qui le prot&#232;ge. Ce qui s'y dit, ne sort pas de la salle &#187;,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Xavier Ferr&#233;, l'enseignant. Les parents sont associ&#233;s &#233;troitement et activement au projet &#233;ducatif de l'&#233;cole ; ils en apportent le prolongement et en renforcent les messages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Montr&#233;al (Qu&#233;bec), la pr&#233;vention pr&#233;coce de la violence est reconnue et pratiqu&#233;e depuis de longues ann&#233;es. Avec le programme &#171; Contes sur moi &#187; [4] l'&#233;l&#232;ve, gr&#226;ce &#224; ses camarades, d&#233;couvre ses qualit&#233;s. L'accent est mis sur la connaissance, l'attention et le respect port&#233; &#224; l'autre, le renforcement de l'estime de soi, le d&#233;veloppement de qualit&#233;s altruistes&#8230; autant de facteurs importants dans la r&#233;solution des conflits. &lt;i&gt;&#171; Des petits exemples au quotidien nous montrent que &#231;a marche, les enfants cherchent des solutions aux probl&#232;mes &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Martine Vidal, intervenante en pr&#233;vention de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces initiatives b&#233;n&#233;ficient d&#233;j&#224; de suffisamment de recul pour appr&#233;cier leurs effets positifs sur les ambiances en classe. Les conflits, qui font partie de la vie, n'ont certes pas disparu mais ils ont perdu en intensivit&#233; et dur&#233;e. Chaque intervenant s'accorde &#224; dire que la pr&#233;vention de la violence doit commencer d&#232;s l'enfance. Des exp&#233;riences qui feront &#233;cole ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] CHRU, H&#244;pital Calmette, Professeur Jacques Fortin, Service d'Epid&#233;miologie et de Sant&#233; Publique 59037 Lille cedex. Tel. 03 20 44 55 18. mail : &lt;a href=&#034;mailto:jfortin@mailsc.univ-lille2.fr&#034; class='spip_mail'&gt;jfortin@mailsc.univ-lille2.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Institut de Sant&#233; de la jeunesse, Docteur Paul Bouvier - 11, rue des Glacis - Case Postale 3682 1211 Gen&#232;ve 3 - Suisse. Tel. (41) 22 787 61 50. mail : &lt;a href=&#034;mailto:paul.bouvier@etat.ge.ch&#034; class='spip_mail'&gt;paul.bouvier@etat.ge.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Ecole Calandreta Ametlier, Patrice Baccou - 7, rue Franklin - 34500 Beziers. Tel. 04 67 30 11 97. mail : &lt;a href=&#034;mailto:patrici@libertysurf.fr&#034; class='spip_mail'&gt;patrici@libertysurf.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Direction de la Sant&#233; publique de Montr&#233;al Centre, Jean B&#233;langer, - 1301 rue Sherbrooke est Montr&#233;al, Qu&#233;bec - Canada, H2L IM3. Tel. (514) 528 2400, poste 3413. mail : &lt;a href=&#034;mailto:jbelange@santepub-mtl.qc.ca&#034; class='spip_mail'&gt;jbelange@santepub-mtl.qc.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Production : CECOM - H&#244;pital Rivi&#232;re-des-Prairies et Service de sant&#233; publique, Universit&#233; de Lille 2, (2002 40 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;Distribution &lt;br class='manualbr' /&gt;Fondation de France&lt;br class='manualbr' /&gt;40, avenue Hoche&lt;br class='manualbr' /&gt;75008 Paris&lt;br class='manualbr' /&gt;Tel. 01 44 21 31 22&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Il faut des solutions interm&#233;diaires entre internat et AEMO !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-faut-des-solutions-intermediaires-entre-internat-et-AEMO</link>
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		<dc:date>2002-10-16T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Aemo</dc:subject>
		<dc:subject>Placement familial</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Il arrive parfois que la situation d'une famille soit trop d&#233;grad&#233;e pour qu'une simple aide &#233;ducative en milieu ouvert soit suffisante, mais pas assez pour qu'un placement en internat ou en famille d'accueil soit n&#233;cessaire. Pourtant il y a des jeunes qui ne rel&#232;vent ni de l'un ni de l'autre mais qui ont besoin des deux, voire d'autre chose. Nous avons &#233;t&#233; &#224; la rencontre de deux dispositifs originaux le SEMO (service d'&#233;ducation en milieu ouvert) et le SAPMN ( service d'adaptation progressive en milieu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Aemo" rel="tag"&gt;Aemo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Placement-familial" rel="tag"&gt;Placement familial&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-638-" rel="tag"&gt;638&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il arrive parfois que la situation d'une famille soit trop d&#233;grad&#233;e pour qu'une simple aide &#233;ducative en milieu ouvert soit suffisante, mais pas assez pour qu'un placement en internat ou en famille d'accueil soit n&#233;cessaire. Pourtant il y a des jeunes qui ne rel&#232;vent ni de l'un ni de l'autre mais qui ont besoin des deux, voire d'autre chose. Nous avons &#233;t&#233; &#224; la rencontre de deux dispositifs originaux le SEMO (service d'&#233;ducation en milieu ouvert) et le SAPMN ( service d'adaptation progressive en milieu naturel)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'intervention des professionnels fait une place toujours plus importante &#224; l'usager en tant que sujet et acteur de sa propre transformation. De plus en plus, d&#233;cideurs et intervenants en sont convaincus, l'institution devra s'adapter en r&#233;pondant au projet individualis&#233;. La r&#233;forme de la loi de 1975, intervenue en janvier 2002, en a fait un principe cardinal. Le plus difficile est de passer des intentions aux applications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, trop souvent, les personnes en difficult&#233; doivent coller aux cadres existants et venir remplir une case pr&#233;&#233;tablie. Par exemple, traditionnellement, un enfant est l'objet soit d'un placement en famille d'accueil ou en foyer soit b&#233;n&#233;ficiaire d'une mesure dite d'AEMO. Cela a toujours &#233;t&#233; soit l'un soit l'autre. Dans de nombreux cas, cette alternative convient bien &#224; la probl&#233;matique et au degr&#233; de difficult&#233; de la situation familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant il arrive parfois qu'une prise de distance soit n&#233;cessaire sur quelques jours seulement ou encore qu'une alternance entre une partie de la semaine &#224; la maison et telle fin d'apr&#232;s-midi ou telle soir&#233;e dans une petite structure collective soit pertinente. Mais le dispositif de protection de l'enfance ne poss&#232;de pratiquement pas d'outils permettant de r&#233;pondre &#224; une telle d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas tout &#224; fait, heureusement ! Nous avons ainsi trouv&#233; deux services qui r&#233;pondent &#224; cet entre-deux qui sont ni compl&#232;tement l'internat ni tout &#224; fait l'AEMO : le SEMO (service d'&#233;ducation en milieu ouvert) &#224; Lisieux dans le Calvados&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='SEMO - 30, rue du g&#233;n&#233;ral Leclerc - 14100 Lisieux. Tel. 02 31 31 17 15 Fax 02 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui est parti de sa situation de service en milieu ouvert et le SAPMN (service d'adaptation progressive en milieu naturel) de l'association Samuel Vincent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Samuel Vincent - 27, rue Saint Gilles - 30000 N&#238;mes. T&#233;l. 04 66 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; N&#238;mes et de la maison d'enfants Lumi&#232;re et joie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Lumi&#232;re et Joie - 66 impasse du Ch&#226;teau Silhol - BP 1457 - 30017 N&#238;mes cedex. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans le Gard parties, elles, de leur statut d'internat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le SEMO&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le Calvados, dans les ann&#233;es 70, l'&#339;uvre intitul&#233;e La Charit&#233; qui prenait en charge des jeunes filles, transmet le flambeau &#224; la Sauvegarde d&#233;partementale : l'ACSEA. Ce changement institutionnel est l'occasion d'un r&#233;am&#233;nagement des structures dans lequel survient la prise de conscience d'un maillon manquant. Les jeunes filles, qui acc&#232;dent &#224; l'autonomie apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'institution, ne sont pas toutes pr&#234;tes &#224; r&#233;ussir &#224; s'int&#233;grer dans leur famille ou leur milieu naturel. Certaines y arrivent tr&#232;s vite. D'autres r&#233;ussissent gr&#226;ce &#224; l'accompagnement du service de suite. Mais pour quelques-unes, c'est l'&#233;chec et le retour en foyer, v&#233;cu par elles et par leurs &#233;ducateurs comme une r&#233;gression. Une nouvelle structure d'accueil para&#238;t donc n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vise un dispositif qui r&#233;pondrait &#224; l'entre-deux dont les jeunes filles auraient besoin : pas tout &#224; fait un foyer, mais pas non plus un retour complet en famille. Un groupe de jeunes professionnels frais &#233;moulus de l'&#233;cole d'&#233;ducateurs s'empare du projet. Son action sera soutenue par l'ACSEA et le CREAI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'internat classique est le plus souvent le lieu d'une division du travail entre l'&#233;ducateur de vie, le service qui s'occupe plus du soin ou de la formation, et celui qui travaille en relation avec la famille. Il existe m&#234;me des &#233;tablissements o&#249; l'&#233;ducateur se voit interdire non seulement le moindre contact avec les familles, mais n'a m&#234;me pas acc&#232;s au dossier de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de base du SEMO est, au contraire, de confier au m&#234;me professionnel la globalit&#233; du suivi du jeune. La continuit&#233; s'applique &#224; l'intervention au sein de la famille qui peut &#234;tre combin&#233;e &#224; un moment ou &#224; un autre, avec un h&#233;bergement. Cet h&#233;bergement est rendu possible soit au sein m&#234;me du service soit au travers de tout un r&#233;seau qui a &#233;t&#233; construit au cours des ann&#233;es (foyer de jeunes travailleurs, chambres en ville, internat scolaire&#8230;) voire en demandant l'aide de la famille &#233;largie du jeune. Lorsque la n&#233;cessit&#233; appara&#238;t d'une prise de distance entre le (la) jeune et sa famille, un accord est pass&#233; entre le mineur, ses parents et le service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est appliqu&#233;e d'une mani&#232;re adapt&#233;e : ce qui est avant tout recherch&#233;, c'est le maintien du cadre de vie (proximit&#233;), la r&#233;versibilit&#233; de l'option (souplesse) et l'utilisation de la fonction h&#233;bergement comme un outil &#224; c&#244;t&#233; de bien d'autres (transformation de l'objectif en moyen).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq postes et demi d'&#233;ducateurs pour trente prises en charge : on est bien l&#224; dans du milieu ouvert intensif &#224; la limite du milieu ouvert classique et de l'internat. La dur&#233;e moyenne de prise en charge est de 18 mois. Sur cinquante jeunes filles accueillies &#224; Lisieux en 2001, deux seulement ont d&#251; &#234;tre r&#233;orient&#233;es en internat. Pour les autres, il n'a quasiment pas &#233;t&#233; n&#233;cessaire de pr&#233;voir un relais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'orientation vers ce service correspond &#224; des situations dont l'indication est particuli&#232;re et tr&#232;s bien identifi&#233;e. Elle ne s'oppose ni &#224; une mesure de placement, ni &#224; une mesure d'AEMO, mais vient compl&#233;ter le dispositif propos&#233; aux professionnels. M&#234;me s'il est toujours tentant pour les partenaires d'utiliser la structure comme un internat classique, l'&#233;quipe &#233;ducative tient beaucoup &#224; pr&#233;server le cadre de leur action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les SEMO fonctionnent dans des maisons banalis&#233;es. Salon d'accueil, cuisine, chambres et bureaux des &#233;ducateurs se r&#233;partissent les lieux. Un soin tout particulier est apport&#233; aux meubles, &#224; la d&#233;coration, &#224; l'am&#233;nagement, aux papiers peints. On constate tr&#232;s peu de d&#233;gradations : les jeunes qui viennent ici sont volontaires. Ils ont l&#224; un endroit o&#249; ils peuvent trouver une aide et une &#233;coute. Ils savent qu'en cas de trop grosse tension, un h&#233;bergement y est possible. Ils peuvent passer pour prendre un caf&#233; ou n&#233;gocier pour &#234;tre accueillis sur plusieurs nuits (avec toutefois, l'accord des parents). L'urgence est rare. Mais, il peut arriver qu'un jeune d&#233;barque &#224; 23h 00 : il sera accept&#233;. D&#232;s le lendemain, la situation sera r&#233;gularis&#233;e avec ses parents. Environ, cent nuits sont assur&#233;es ainsi, chaque ann&#233;e. Ce n'est pas l&#224; un taux d'occupation important. L'h&#233;bergement n'est qu'une possibilit&#233; et non l'objectif premier et l'h&#233;bergement en interne qu'une possibilit&#233; &#224; c&#244;t&#233; d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se trouvent ainsi m&#234;l&#233;s le travail de milieu ouvert et le travail d'internat. Mais attention, l'habilitation de d&#233;part ne pr&#233;voit pas cette possibilit&#233; de placement. C'est bien une ordonnance de milieu ouvert qui est accord&#233;e par le magistrat (90 % des situations) ou un contrat d'aide &#233;ducative administrative qui est sign&#233; (les 10 % des cas restant). On est l&#224; tr&#232;s clairement dans un dispositif pas tout &#224; fait reconnu par la loi, qui n'a aucune existence vraiment l&#233;gale et qui est n&#233;anmoins adoub&#233; par le juge des enfants et le conseil g&#233;n&#233;ral ! Et cela dure depuis plus de 30 ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les SEMO se sont &#233;tendus progressivement sur l'ensemble du d&#233;partement : pour les filles &#224; Caen (1970) et &#224; Lisieux (1975), pour les gar&#231;ons &#224; Lisieux (1994) et une unit&#233; mixte en pr&#233;vision &#224; Bayeux (2002). Le choix a &#233;t&#233; fait plut&#244;t d'essaimer que de grossir. Chaque unit&#233; ne d&#233;passe pas trente prises en charge. Chaque jeune est plus particuli&#232;rement suivi par un ou deux r&#233;f&#233;rents &#233;ducatifs. Mais tous les dossiers sont syst&#233;matiquement revus une fois par semaine. Cela permet &#224; tous les intervenants de conna&#238;tre toutes les situations, ce qui facilite pour celui qui est de permanence d'accueil la possibilit&#233; de dialoguer avec celle (celui) des jeunes qui se pr&#233;sente. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'accessibilit&#233; permanente au service demande de la part de l'&#233;quipe une organisation et une disponibilit&#233; qui favorisent la souplesse et l'adaptabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de l'enfant passe ici avant un certain confort des personnels. Les emplois du temps peuvent parfois &#234;tre modifi&#233;s en cas de n&#233;cessit&#233;. Mais ces modifications se font en &#233;quipe : elles ne sont pas impos&#233;es par la direction qui laisse une grande latitude dans l'organisation. L'&#233;quipe de Lisieux &#233;voque l'int&#233;r&#234;t que constitue pour elle la possibilit&#233; d'intervenir sur la globalit&#233; des jeunes. En m&#234;me temps, elle a bien conscience des risques totalisants qu'induit cette approche : &#224; force d'&#234;tre omnipr&#233;sent, on peut se sentir tout-puissant. Les garanties prises contre une telle d&#233;rive rel&#232;vent d'un partenariat tant &#224; l'int&#233;rieur (travail d'&#233;quipe) qu'ext&#233;rieur (relais assur&#233; tant au niveau scolaire, professionnel qu'en mati&#232;re de sant&#233;, de loisirs&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action socio-&#233;ducative ne peut s'appuyer sur un seul mod&#232;le. Elle a besoin de disposer de structures qui r&#233;pondent &#224; diff&#233;rents niveaux de probl&#233;matiques. Toutes les situations familiales ne conviennent pas &#224; ce qui est propos&#233; par les SEMO. Il ne s'agit donc pas de faire de ce service un arch&#233;type transf&#233;rable en l'&#233;tat. Il peut surtout inspirer d'autres exp&#233;rimentations. Pour autant, si ce type de fonctionnement est aussi profitable aux jeunes pris en charge qu'aux professionnels qui y travaillent, on peut s'&#233;tonner que depuis 30 ans, cette exp&#233;rience soit rest&#233;e confin&#233;e dans le seul Calvados.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le SAPMN&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le passage brutal d'un enfant de son placement en internat &#233;ducatif &#224; sa famille naturelle pose parfois probl&#232;me. Les &#233;quipes &#233;ducatives ont souvent exprim&#233; leur souhait d'un retour progressif qui permettrait que les uns et les autres se pr&#233;parent et s'ajustent &#224; cette nouvelle situation. Certaines maisons d'enfants ont, d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 80, exp&#233;riment&#233; des dispositifs individualis&#233;s. Mais cela se faisait au coup par coup, d'une mani&#232;re un peu bricol&#233;e. C'est que la loi est relativement rigide. Rien n'autorise le juge &#224; prendre une mesure &#224; l'entre-deux : l'enfant est soit sous la responsabilit&#233; de ses parents (et est donc chez eux) soit du service ou de la personne d&#233;sign&#233;e &#224; cet effet (et il n'est pas dans sa famille).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Service d'adaptation progressive en milieu naturel (SAPMN) propose une solution m&#233;diane qui, pour avoir une grande pertinence &#233;ducative, n'en est pas moins ill&#233;gale : autoriser qu'un enfant soit en permanence avec ses parents, alors m&#234;me qu'il est plac&#233; sous la responsabilit&#233; d'une maison d'enfant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment cela se passe-t-il concr&#232;tement ? C'est le magistrat qui indique &#224; la famille, dans son cabinet, qu'il confie l'enfant &#224; une maison d'enfants mais que celui-ci vivra au domicile familial. Il pr&#233;cise que cette mesure donne le pouvoir &#224; la maison d'enfants de suspendre l'h&#233;bergement soit &#224; la demande de la famille, soit en cas de danger d'une mani&#232;re autoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, l'id&#233;e &#233;tait bien d'am&#233;nager une phase de transition entre la p&#233;riode d'h&#233;bergement en internat et le retour d&#233;finitif. L'enfant restait officiellement plac&#233;, mais faisait un s&#233;jour test prolong&#233; dans sa famille, accompagn&#233; par un intervenant qui s'inscrivait dans le &#171; faire avec &#187; ou &#171; le faire faire &#187; et non plus dans le faire &#224; la place des parents. Cette aide durait jusqu'au moment o&#249; la cohabitation de l'enfant avec ses parents s'av&#233;rant concluante, on pouvait ent&#233;riner le retour en famille (avec mainlev&#233;e de la mesure de placement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, tr&#232;s vite, les magistrats ont utilis&#233; ce dispositif en amont, pour tenter d'&#233;viter la mesure de placement en internat. Seul d&#233;partement &#224; officialiser cette nouvelle proc&#233;dure, le Gard a aujourd'hui banalis&#233; le SAPMN comme l'une des mesures du dispositif &#233;ducatif aux c&#244;t&#233;s de l'aide &#233;ducative aupr&#232;s des parents (judiciaire ou administrative), du placement familial, de l'internat &#233;ducatif ou du simple accueil de jour (aide aux devoirs, activit&#233;s du mercredi&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roselyne B&#233;cue, directrice du service famille enfance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Roselyne B&#233;cue, directrice du service famille enfance - 10 rue Vielle Perdix (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, confirme que ce dispositif a quitt&#233; le champ de l'exp&#233;rience pour devenir une r&#233;ponse &#224; part enti&#232;re qui s'articule avec les autres outils disponibles. La d&#233;marche est d&#233;j&#224; ancienne. Les exp&#233;rimentations qui s'&#233;taient d&#233;roul&#233;es tout au long des ann&#233;es 80, ont abouti &#224; une conceptualisation qui a trouv&#233; sa l&#233;gitimit&#233; dans l'&#233;laboration du sch&#233;ma d&#233;partemental r&#233;alis&#233; en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Progressivement, des lits d'internat (ils sont pass&#233;s de 422 en 1988 &#224; 323 en 2000) ont &#233;t&#233; transform&#233;s en places de SAPMN (100 en 1988 &#224; 213 en 2000). D&#233;but 2000, une charte a &#233;t&#233; con&#231;ue dans le cadre de la r&#233;vision du sch&#233;ma d&#233;partemental. Elle pr&#233;cise les grands axes de cette proc&#233;dure. Le SAPMN ne se confond pas avec une AEMO renforc&#233;e qui, quoi qu'intensive, n'autorise pas l'&#233;ducateur qui se d&#233;place &#224; domicile &#224; faire autre chose que du soutien et de l'assistance, l'exercice de l'autorit&#233; parentale restant intact. Alors que dans le cadre du SAPMN, l'intervenant peut, &#224; tout moment, &#234;tre amen&#233; &#224; proc&#233;der &#224; un retrait autoritaire de l'enfant, s'il constate un danger. L'&#233;ducateur d'AEMO confront&#233; &#224; la m&#234;me situation devra passer par un signalement (y compris en urgence aupr&#232;s du procureur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La charte fixe des d&#233;tails pratiques comme par exemple le quota de prise en charge (un &#233;quivalent temps plein pour 5 ou 6 mineurs suivis), le temps moyen disponible pour l'enfant de 10 heures hebdomadaires (toutes interventions confondues aupr&#232;s des parents, du jeune ou des partenaires mais aussi des d&#233;marches, r&#233;unions, &#233;crits professionnels). C'est du ressort de chaque MECS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s qu'a remport&#233; le SAPMN dans le Gard, a souvent &#233;t&#233; li&#233; &#224; la pr&#233;sence de personnalit&#233;s de magistrats ou de directeurs. Et, c'est vrai que la stabilit&#233; d'un certain nombre d'acteurs tant au niveau du conseil g&#233;n&#233;ral que des associations ou du tribunal pour enfant (ainsi que leur envie commune de disposer d'un outil adapt&#233;) a permis une &#233;volution sereine qui a pu se d&#233;rouler dans le temps : cela fait quand m&#234;me plus de 20 ans que le mouvement a &#233;t&#233; amorc&#233;. Roselyne B&#233;cue n'imagine pas comment serait possible un retour en arri&#232;re, tant la pratique du SAPMN s'est banalis&#233;e et est vraiment entr&#233;e dans les habitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'association Samuel Vincent le choix a &#233;t&#233; fait de ne pas sp&#233;cialiser une &#233;quipe qui ne se consacrerait qu'au SAPMN. Ce sont aussi bien les &#233;quipes d'internat que celles d'accueil de jour qui g&#232;rent ces mesures. Les interventions au sein de la famille font l'objet d'un projet &#233;crit qui d&#233;finit les objectifs fix&#233;s : action de soutien &#224; la parentalit&#233;, action en direction de l'enfant, participation de celui-ci &#224; des moments collectifs&#8230; L'outil qui est propos&#233; est adaptable dans la totalit&#233; de ses modalit&#233;s aux besoins de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une situation de tension survient et qu'une prise de distance appara&#238;t n&#233;cessaire, un cadre &#233;ducatif est contact&#233; (une astreinte permet une disponibilit&#233; 24 heures sur 24) qui &#233;value le danger et appr&#233;cie la n&#233;cessit&#233; du retrait. Un courrier est alors aussit&#244;t r&#233;dig&#233;, constatant la d&#233;gradation de la situation et informant de la d&#233;cision d'h&#233;bergement et l'endroit o&#249; sera accueilli l'enfant. Ce document est apport&#233; imm&#233;diatement &#224; la famille. La non-sp&#233;cialisation permet que ce soit le m&#234;me r&#233;f&#233;rent qui soit pr&#233;sent aux c&#244;t&#233;s de l'enfant ou du jeune, au cours de certaines soir&#233;es de son s&#233;jour en internat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maison d'enfants Lumi&#232;re et Joie, quant &#224; elle, a pr&#233;f&#233;r&#233; sp&#233;cialiser une &#233;quipe de professionnels qui ne se consacre qu'au SAPMN. Quatre &#233;ducateurs (pour 3,25 ETP), une psychologue &#224; mi-temps, un m&#233;decin psychiatre &#224; 1/8&#232;me de temps, sous l'autorit&#233; du directeur adjoint ont en charge 17 situations. Deux r&#233;unions de r&#233;gulation ont lieu chaque semaine. Ce faible nombre de suivis permet une disponibilit&#233; des intervenants qui, toutefois, sont attentifs &#224; &#233;viter l'intrusion dans l'intimit&#233; des familles. M&#234;me s'il arrive que l'enfant ou le jeune soit accueilli sur des temps collectifs de repas, de soutien scolaire ou de sortie (le mercredi ou pendant les vacances), le travail essentiel est tourn&#233; vers le soutien &#224; la parentalit&#233;. Il s'agit d'&#233;viter de se rendre indispensable et surtout de ne pas entrer en rivalit&#233; avec les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; aussi, un contact est toujours possible 24 heures sur 24 par l'interm&#233;diaire des astreintes de cadres assur&#233;s dans la maison d'enfant adjacente. En cas de n&#233;cessit&#233;, l'enfant ou l'adolescent (e) peut toujours y &#234;tre admis (e). Cet accueil est assur&#233; par l'&#233;quipe d'internat, l'&#233;ducateur du SAPMN restant pr&#233;sent, que ce soit dans la relation avec la famille ou, par exemple, pour effectuer les trajets pour pr&#233;server la scolarisation dans le quartier d'origine. La moyenne de prise en charge d'une telle mesure est de 2 ans. Mais elle peut aller jusqu'&#224; 5 voire 6 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vocation du SAPMN est bien de cheminer vers un retour en famille, sans qu'il y ait besoin d'un relais d'AEMO (m&#234;me si cela arrive quand m&#234;me parfois). Les difficult&#233;s familiales auxquelles l'&#233;quipe fait face sont le plus souvent li&#233;es &#224; des probl&#233;matiques de maladie mentale, de toxicomanie ou d'alcoolisme. L'habilitation permet de suivre des enfants &#226;g&#233;s de 3 &#224; 21 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des crit&#232;res de r&#233;ussite (ou d'&#233;chec) de la mesure de SAPMN est l'adh&#233;sion de la famille. Per&#231;ues parfois avec d&#233;fiance au d&#233;part, il n'est pas rare que les parents investissent la proc&#233;dure au point de faire eux-m&#234;mes la demande de prise de distance pendant quelques jours, voire de souhaiter que les enfants plus jeunes b&#233;n&#233;ficient &#224; leur tour du dispositif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SEMO - 30, rue du g&#233;n&#233;ral Leclerc - 14100 Lisieux. Tel. 02 31 31 17 15 Fax 02 31 31 62 36&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Samuel Vincent - 27, rue Saint Gilles - 30000 N&#238;mes. T&#233;l. 04 66 38 84 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lumi&#232;re et Joie - 66 impasse du Ch&#226;teau Silhol - BP 1457 - 30017 N&#238;mes cedex. T&#233;l. 04 66 02 12 20&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Roselyne B&#233;cue, directrice du service famille enfance - 10 rue Vielle Perdix - 30000 N&#238;mes. T&#233;l. 04 66 76 75 85&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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