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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Exil &#8226; Villes accueillantes</title>
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		<dc:date>2019-02-05T10:59:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>
		<dc:subject>1244</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Bayonne, des b&#233;n&#233;voles, appuy&#233;s par la mairie et soutenus par l'intervention de travailleurs sociaux, ont mont&#233; en quelques semaines un centre d'accueil pour les exil&#233;s. La municipalit&#233; revendique une politique d'accueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bayonne, &#224; 30&#8239;km de la fronti&#232;re espagnole, voit arriver depuis l'&#233;t&#233; dernier un afflux de migrants &#224; sa gare routi&#232;re. Un collectif militant baptis&#233; &#171; Diakit&#233; &#187; a mont&#233; avec le soutien de la mairie un centre d'accueil pour ces exil&#233;s en transit vers d'autres villes. D'abord install&#233; dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances" rel="directory"&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Benevolat" rel="tag"&gt;B&#233;n&#233;volat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1244-" rel="tag"&gt;1244&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Bayonne, des b&#233;n&#233;voles, appuy&#233;s par la mairie et soutenus par l'intervention de travailleurs sociaux, ont mont&#233; en quelques semaines un centre d'accueil pour les exil&#233;s. La municipalit&#233; revendique une politique d'accueil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bayonne, &#224; 30&#8239;km de la fronti&#232;re espagnole, voit arriver depuis l'&#233;t&#233; dernier un afflux de migrants &#224; sa gare routi&#232;re. Un collectif militant baptis&#233; &#171; Diakit&#233; &#187; a mont&#233; avec le soutien de la mairie un centre d'accueil pour ces exil&#233;s en transit vers d'autres villes. D'abord install&#233; dans les locaux d&#233;saffect&#233;s de l'ancien centre communal d'action sociale, le centre a d&#233;m&#233;nag&#233; fin novembre dans une ancienne caserne remise aux normes et &#233;quip&#233;e par la mairie &#8211; de sanitaires, douches, lave-linge, dortoirs, connexion internet, espace d&#233;di&#233; aux femmes. Le lieu est cog&#233;r&#233; par les 350 b&#233;n&#233;voles du collectif Diakit&#233;, et par sept salari&#233;s de l'association Atherbea, historique dans la r&#233;gion et gestionnaire de deux Centres d'accueil et d'orientation. &lt;i&gt;&#171; Le centre accueille entre 100 et 200 personnes par jour, avec un nombre variable de b&#233;n&#233;voles &#8211; c'est pourquoi on nous a mandat&#233;s pour structurer l'organisation et assurer une pr&#233;sence en continu &#187;&lt;/i&gt;, explique le Directeur d'Atherbea. L'association a recrut&#233; six accueillants qui se relaient 24&#8239;heures sur 24, et un coordinateur, dipl&#244;m&#233; du Caf&#233;ruis. Les salaires sont pris en charge par la communaut&#233; d'agglom&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; du centre est organis&#233;e en &#171; p&#244;les &#187;. &lt;i&gt;&#171; Le p&#244;le accueil re&#231;oit les nouveaux arrivants, note leur identit&#233; sur une base d&#233;clarative, et leur remet un bracelet qui facilite les entr&#233;es et les sorties &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;dric P&#233;douan, coordinateur. Le p&#244;le alimentation s'occupe des repas, qui le midi sont livr&#233;s par un prestataire et le soir cuisin&#233;s par des b&#233;n&#233;voles avec des denr&#233;es de la banque alimentaire. Le p&#244;le transport aide &#224; r&#233;server et acheter des billets de bus en ligne au meilleur prix, avec leur propre argent. Le p&#244;le vestiaire fournit des v&#234;tements gr&#226;ce &#224; des appels aux dons cibl&#233;s. Enfin, des infirmiers et m&#233;decins b&#233;n&#233;voles assurent des premiers soins et aiguillent vers l'h&#244;pital si besoin, notamment les femmes enceintes. L'accueil dans le centre est limit&#233; &#224; trois jours.&lt;i&gt; &#171; Des fois ils ont d&#233;j&#224; leur billet et repartent dans la journ&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, souligne C&#233;dric P&#233;douan. Depuis novembre, 3 000 migrants sont pass&#233;s par le centre, dont 600 mineurs. &lt;i&gt;&#171; En fonction de leur vuln&#233;rabilit&#233; (&#226;ge, absence de contacts en France) les mineurs sont orient&#233;s vers les services de protection de l'enfance du d&#233;partement, via la Cimade &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2487 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH314/capture_d_ecran_2021-02-03_a_10.06.22-964ee.png?1694425781' width='500' height='314' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux abonn&#233;s absents&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; de pilotage &#8211; mairie, communaut&#233; d'agglom&#233;ration, Atherbea, Diakit&#233;, et les r&#233;f&#233;rents des p&#244;les &#8211; se r&#233;unit une fois par semaine. &lt;i&gt;&#171; La mairie est tr&#232;s investie &#187;&lt;/i&gt;, constate C&#233;dric P&#233;douan, qui sollicite souvent les services techniques. &lt;i&gt;&#171; Le maire a voulu r&#233;pondre &#224; cette situation d'urgence humanitaire&lt;/i&gt;, rapporte David Tollis, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint &#224; la mairie, &lt;i&gt;il a investi 150 000&#8239;euros dans l'am&#233;nagement du local, et le co&#251;t de fonctionnement du centre d'accueil s'&#233;l&#232;ve &#224; 70 000&#8239;euros par mois, support&#233;s par la communaut&#233; d'agglom&#233;ration &#187;&lt;/i&gt;. L'&#201;tat en revanche brille par son absence : &lt;i&gt;&#171; Il n'encourage pas cette action, mais laisse faire &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume le DG d'Atherbea, en contact avec le pr&#233;fet. La municipalit&#233; a sollicit&#233; son aide financi&#232;re et attend une r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;lus d'autres villes investis dans cet accueil humanitaire ont cr&#233;e il y a quelques mois l'association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita) :&lt;i&gt; &#171; Nantes, Montreuil, Brian&#231;on,&#8230; cinquante communes nous ont rejoint&lt;/i&gt;, rapporte son pr&#233;sident Damien Car&#234;me, maire de Grande-Synthe qui a pr&#233;vu de contacter son homologue de Bayonne. &lt;i&gt;On revendique ce positionnement d'hospitalit&#233; et on veut partager nos pratiques d'accueil. Hier encore j'avais 400 exil&#233;s &#224; la rue et j'ai ouvert deux gymnases pour en h&#233;berger 280, on demande &#224; l'&#201;tat une r&#233;ponse plus p&#233;renne. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La solidarit&#233;, &#231;a existe&#8230; et en plus, &#231;a rapporte</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-solidarite-ca-existe-et-en-plus-ca-rapporte</link>
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		<dc:date>2015-10-14T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Humanitaire</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>
		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>1171</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que rien ne peut garantir de fa&#231;on absolue contre les risques, la maladie ou la perte physique, nos contemporains paniquent face au moindre impr&#233;vu, incapables de g&#233;rer les al&#233;as. Si la conscience de notre vuln&#233;rabilit&#233; et de notre fragilit&#233; est essentielle &#224; r&#233;tablir, il est une autre r&#233;alit&#233; tout aussi n&#233;cessaire &#224; rappeler : notre soci&#233;t&#233; est travaill&#233;e en permanence par de multiples formes d'&#233;change, de partage, de services mutuels et de r&#233;ciprocit&#233;. Nous fonctionnons toutes et tous sur la base (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1171-" rel="tag"&gt;1171&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton4666-39a95.jpg?1693499097' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que rien ne peut garantir de fa&#231;on absolue contre les risques, la maladie ou la perte physique, nos contemporains paniquent face au moindre impr&#233;vu, incapables de g&#233;rer les al&#233;as. Si la conscience de notre vuln&#233;rabilit&#233; et de notre fragilit&#233; est essentielle &#224; r&#233;tablir, il est une autre r&#233;alit&#233; tout aussi n&#233;cessaire &#224; rappeler : notre soci&#233;t&#233; est travaill&#233;e en permanence par de multiples formes d'&#233;change, de partage, de services mutuels et de r&#233;ciprocit&#233;. Nous fonctionnons toutes et tous sur la base d'une &#233;cologie du souci d'autrui et d'une &#233;conomie de la convivialit&#233;. Serge Gu&#233;rin multiplie les illustrations de la th&#232;se centrale de son essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas de ces seniors largement pr&#233;sents au sein des associations, des retrait&#233;s occupant 32% des postes de maire, des grands-parents consacrant vingt trois millions d'heures chaque semaine &#224; leurs petits-enfants, ou encore de ces treize mille b&#233;n&#233;voles assurant le succ&#232;s de l'op&#233;ration &#171; lire et faire lire &#187; aupr&#232;s des enfants des &#233;coles. Sans oublier cette solidarit&#233; entre g&#233;n&#233;rations qui se concr&#233;tise, dans les quartiers de nos villes, par des personnes &#226;g&#233;es gardant ponctuellement des enfants, des jeunes leur faisant leurs courses. Tout cet investissement humain n'est que rarement comptabilis&#233;, ne trouvant aucune place dans les d&#233;comptes de l'&#233;change marchand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, une &#233;tude r&#233;alis&#233;e en Grande-Bretagne a permis de d&#233;terminer que l'aide informelle gracieuse repr&#233;sente 104&#8239;milliards d'euros pour une d&#233;pense publique de 98&#8239;milliards. Pour ce qui est de notre pays, l'action de ceux qu'on appelle les aidants familiaux, informels ou entourant, &#233;quivaut &#224; 80&#8239;milliards d'euros, contre 22&#8239;milliards d&#233;pens&#233;s par l'&#201;tat pour la d&#233;pendance. Et l'auteur de se projeter sur un nouveau mod&#232;le de soci&#233;t&#233;, &#224; construire, qui ne serait pas fond&#233;e sur le productivisme, mais sur la coop&#233;ration et les services mutuels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Michelon, 2013, (219 p. &#8211; 18&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Guide du b&#233;n&#233;vole social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Guide-du-benevole-social</link>
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		<dc:date>2007-11-15T13:22:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>
		<dc:subject>861</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'accompagnement &#224; vuln&#233;rabilit&#233; psychique en passant par bonne distance ou relation d'aide, ce guide d&#233;finit chaque terme ou chaque type d'intervention du b&#233;n&#233;volat social qui fait le pari de l'aide aupr&#232;s d'autres personnes. &#171; La mission que se donne le b&#233;n&#233;vole est difficile, elle se heurte &#224; de nombreux obstacles qu'il faut sans doute cerner pour pouvoir tenter de les d&#233;passer &#187;. En France aujourd'hui, on estime entre dix &#224; quinze millions les personnes b&#233;n&#233;voles dont il faut distinguer l'implication (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton2110-d8ac7.jpg?1694594171' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'accompagnement &#224; vuln&#233;rabilit&#233; psychique en passant par bonne distance ou relation d'aide, ce guide d&#233;finit chaque terme ou chaque type d'intervention du b&#233;n&#233;volat social qui fait le pari de l'aide aupr&#232;s d'autres personnes. &#171; La mission que se donne le b&#233;n&#233;vole est difficile, elle se heurte &#224; de nombreux obstacles qu'il faut sans doute cerner pour pouvoir tenter de les d&#233;passer &#187;. En France aujourd'hui, on estime entre dix &#224; quinze millions les personnes b&#233;n&#233;voles dont il faut distinguer l'implication occasionnelle ou r&#233;guli&#232;re. Les b&#233;n&#233;voles recherchent de plus un plus un &#171; b&#233;n&#233;volat de mission &#187;, concernant des actions pr&#233;cises, ponctuelles. Le manque de perspectives &#224; long terme induit cette modification de l'engagement. &#171; Demain sera meilleur &#187; est remplac&#233; par &#171; demain risque d'&#234;tre pire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re raison d'ordre historique est compl&#233;t&#233;e par une raison plus d'ordre psychologique. Cela tient &#224; la mont&#233;e d'un certain individualisme. Les engagements sont ainsi moins nombreux pour les causes altruistes. Pourtant, la motivation du lien social reste un des moteurs du b&#233;n&#233;vole. Une implication b&#233;n&#233;vole est un signe de bonne sant&#233; mentale, certains en font mention dans leur CV. &#192; l'inverse, bon nombre d'associations recherchent de plus en plus des comp&#233;tences particuli&#232;res. Il ne s'agit plus uniquement d'&#234;tre pr&#233;sent, mais de mettre &#224; disposition d'un collectif un savoir-faire pr&#233;cis. La formation fait ainsi son entr&#233;e dans le monde du b&#233;n&#233;volat. Si l'on en croit ce psychiatre fac&#233;tieux, &#171; un b&#233;n&#233;vole est un retrait&#233; qui a un (e) conjoint (e) compr&#233;hensif (ve) &#187; tant la disponibilit&#233; reste grande sachant qu'il n'y a pas de r&#233;mun&#233;ration en retour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2007 (192 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; quoi sert le b&#233;n&#233;volat ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/A-quoi-sert-le-benevolat</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/A-quoi-sert-le-benevolat</guid>
		<dc:date>2003-09-24T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>679</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on fait &#233;tat de son action b&#233;n&#233;vole dans son CV et celle-ci peut &#234;tre reconnue dans la validation des acquis professionnels. Par ailleurs, militer dans une association ou parrainer quelqu'un est par d&#233;finition une activit&#233; b&#233;n&#233;vole. Mais encore ? Le b&#233;n&#233;volat, comment &#231;a marche ? Quelle protection, quelle formation, quelles responsabilit&#233;s ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors d'un colloque &#224; la fin de l'ann&#233;e 2000, le directeur de l'Observatoire national de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (Odas), Jean-Louis Sanchez, en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Benevolat" rel="tag"&gt;B&#233;n&#233;volat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, on fait &#233;tat de son action b&#233;n&#233;vole dans son CV et celle-ci peut &#234;tre reconnue dans la validation des acquis professionnels. Par ailleurs, militer dans une association ou parrainer quelqu'un est par d&#233;finition une activit&#233; b&#233;n&#233;vole. Mais encore ? Le b&#233;n&#233;volat, comment &#231;a marche ? Quelle protection, quelle formation, quelles responsabilit&#233;s ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors d'un colloque &#224; la fin de l'ann&#233;e 2000, le directeur de l'Observatoire national de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (Odas), Jean-Louis Sanchez, en &#233;voquant gravement le d&#233;ficit de lien social, avait abruptement pr&#233;conis&#233; : &#171; Chaque Fran&#231;ais devrait &#234;tre un b&#233;n&#233;vole, c'est une question de survie de notre soci&#233;t&#233; &#187; ; le gouvernement jospinien d'alors d&#233;fendait l'&#233;mergence de la notion de temps d'utilit&#233; sociale qui, du fait des lois sur les 35 heures, aurait pu se voir r&#233;percuter sur la vie associative&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En pleine expansion, le b&#233;n&#233;volat renouvelle les solidarit&#233;s sociales &#187;, avait d&#233;j&#224; titr&#233; pleine page le journal Le Monde en f&#233;vrier&#8230; 1998, arguant d'un fort d&#233;veloppement de l'action sociale, notant que de plus en plus de personnes au ch&#244;mage ou en situation de pr&#233;carit&#233; s'engageaient dans des r&#233;seaux, et voyant &#233;merger de nouvelles formes de parrainage&#8230; Ainsi, au r&#233;cent rassemblement contre l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Larzac 2003, qui permit, du 8 au 10 ao&#251;t, le d&#233;bat entre 250 000 et 300 000 personnes, ce sont quelques centaines de b&#233;n&#233;voles qui assuraient, dans une organisation somme toute assez remarquable, circulation, s&#233;curit&#233;, bonne tenue&#8230; et hygi&#232;ne de la rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les volontaires s'inspirant de la D&#233;claration universelle des droits de l'Homme de 1948 et de la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989, consid&#232;rent leur engagement comme instrument de d&#233;veloppement social, culturel et &#233;conomique et de l'environnement dans un monde en mutation. Ils font leur principe que toute personne a droit &#224; la libert&#233; de r&#233;union et d'association pacifique &#187;, d&#233;finit le Centre national du volontariat (CNV)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CNV - 127, rue Falgui&#232;re - 75015 Paris. T&#233;l. 01 40 61 01 61' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui d&#233;veloppe et coordonne un large r&#233;seau de b&#233;n&#233;voles sur le territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Conseil &#233;conomique et social, un b&#233;n&#233;vole est plus pragmatiquement &#171; celui qui s'engage librement pour mener une action non salari&#233;e en direction d'autrui, en dehors de son temps professionnel et familial &#187;&#8230; Une autre d&#233;finition, celle du Centre d'&#233;tudes et d'information sur le volontariat, rejoint cette approche : &#171; Le b&#233;n&#233;vole est celui qui s'engage, de son plein gr&#233;, de mani&#232;re d&#233;sint&#233;ress&#233;e, dans une action organis&#233;e au service de la communaut&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son ouvrage B&#233;n&#233;volat et solidarit&#233;, Dan Ferrand-Bechmann estime, elle, que le b&#233;n&#233;volat reste &#171; une dimension cach&#233;e mais importante de notre soci&#233;t&#233; car il articule l'individuel et le collectif, l'action personnelle et l'action organis&#233;e associative, le geste gratuit et le geste marchand, le travail et le loisir, le religieux et le la&#239;c, le militant et l'homme tranquille &#187; (Paris, Syros Alternatives, 1992. Elle publiera en 2000 Le M&#233;tier du b&#233;n&#233;vole, aux &#233;ditions Anthropos)&#8230; En tout cas, la r&#233;mun&#233;ration du b&#233;n&#233;vole n'est pas financi&#232;re : &#171; Mais elle existe &#187;, indiquaient r&#233;cemment les responsables de la F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise des banques alimentaires dans un entretien au Monde, &#171; on fait don de ses capacit&#233;s, mais on en retire une identit&#233;, une satisfaction qui ont aussi une valeur en termes de reconnaissance sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, la comm&#233;moration du centenaire de la loi 1901 aura permis quelques approches statistiques. Le niveau du nombre d'associations cr&#233;&#233;es par an en France se porte plut&#244;t bien : presque 60 000 en 2000, plus de 68 000 l'ann&#233;e suivante, sachant que le nombre total d'associations est estim&#233; &#224; 880 000 (la progression la plus nette ayant lieu dans les domaines culturel et sportif). &#171; Nul ne peut &#234;tre oblig&#233; de faire partie d'une association &#187;, rappelle l'article 20 de la D&#233;claration universelle des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;alis&#233;e pour les assises nationales de la vie associative en 1999, une enqu&#234;te du Centre de recherche pour l'&#233;tude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) avait chiffr&#233; &#224; dix millions le nombre de b&#233;n&#233;voles mettant leurs comp&#233;tences et un peu de leur temps libre au service de la vie associative. L'&#233;tude distinguait les membres impliqu&#233;s &#8212; celles et ceux qui passent plus de cinq heures par mois dans une association &#8212;, les membres ordinaires &#8212; moins de 5 heures mensuelles &#8212; et les participants occasionnels qui, sans &#234;tre adh&#233;rents, effectuent ponctuellement des dons ou participent &#224; des actions, notamment dans le cadre des grandes causes. Une autre sp&#233;cialiste de la question, &#201;dith Archambault, avan&#231;ait quant &#224; elle, en d&#233;cembre 2002, le chiffre de onze millions de personnes ayant pris part dans l'ann&#233;e &#224; une action b&#233;n&#233;vole&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='In Le Monde du 11.12.02' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le chiffre continuera-t-il ainsi d'aller croissant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux d&#233;veloppements ont vu le jour, par exemple en lien avec la suppression du service national : ainsi la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; l'innovation sociale et &#224; l'&#233;conomie sociale (DIES) publiait-elle, le 28 juillet 2003, une circulaire sign&#233;e par douze ministres et relative &#224; un &#171; volontariat de coh&#233;sion sociale &#187;. Les grands r&#233;seaux associatifs nationaux pourront d&#233;sormais solliciter la conclusion d'un accord-cadre aupr&#232;s de l'un ou l'autre des minist&#232;res concern&#233;s, d&#233;finissant leurs engagements, la nature des activit&#233;s, l'accompagnement, la formation et la prise en charge mat&#233;rielle des personnes accueillies. Une fois conventionn&#233;, une lettre d'engagement doit formaliser le contrat. En fin de service, un certificat attestant de l'accomplissement du volontariat sera d&#233;livr&#233; &#224; l'int&#233;ress&#233;. Une &#233;valuation des r&#233;sultats sera r&#233;alis&#233;e, donnant lieu &#224; un rapport final, dont la DIES sera destinataire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, un bilan quantitatif et qualitatif sera remis par les associations, faisant appara&#238;tre le nombre de volontaires accueillis en distinguant le nombre des femmes et des hommes, l'&#226;ge, la dur&#233;e du volontariat, la nature des t&#226;ches r&#233;alis&#233;es et, le cas &#233;ch&#233;ant, les difficult&#233;s rencontr&#233;es. C'est dans ce cadre, par exemple, que l'association Unis-Cit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Unis-Cit&#233; - 16, Place des Abbesses - 75018 Paris. T&#233;l. 01 53 41 81 (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; recrute actuellement des jeunes de 18 &#224; 25 ans dans les grandes villes fran&#231;aises pour venir en renfort des structures et associations de lutte contre l'exclusion sous la forme d'un service volontaire de six ou neuf mois. Une bourse de volontariat (540 euros ) leur est mensuellement vers&#233;e, chacun disposant d'un mois pour suivre un stage dans le domaine de son choix, dans le cadre de la pr&#233;paration de son avenir professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de nombreuses associations organisent elles-m&#234;mes des formations en direction de &#171; leurs &#187; b&#233;n&#233;voles ; depuis bient&#244;t vingt ans (1985), un Fonds national pour le d&#233;veloppement de la vie associative (FNDVA) les finance. Le 3 mars 2000, un nouveau d&#233;cret a pr&#233;cis&#233; ses domaines d'intervention, au premier rang desquels figuraient d'ailleurs ces actions de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;dit&#233; par le minist&#232;re de la Jeunesse et des Sports en 2001, la deuxi&#232;me &#233;dition du Guide du b&#233;n&#233;vole s'int&#233;resse dans le d&#233;tail &#224; leurs droits, en s'appuyant sur quelques illustrations concr&#232;tes. Lorsqu'un b&#233;n&#233;vole participe par exemple &#224; une action associative, estime la jurisprudence, il existe de fait une &#171; convention tacite d'assistance &#187; imposant &#224; l'association l'indemnisation du b&#233;n&#233;vole victime de dommages corporels. Le l&#233;gislateur estime &#233;galement qu'en l'absence de contrat de travail, un &#171; lien de pr&#233;position &#187; existe entre l'association et le b&#233;n&#233;vole dans la mesure o&#249; celui-ci agit sous l'autorit&#233; directe de la premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, une faute ou une imprudence du b&#233;n&#233;vole pourra entra&#238;ner ipso facto la responsabilit&#233; de l'association &#171; sans que celle-ci, apr&#232;s avoir indemnis&#233; la victime, puisse exercer un recours contre le b&#233;n&#233;vole &#187;, sauf en cas de faute personnelle sans rapport avec la mission. De m&#234;me, les b&#233;n&#233;voles doivent b&#233;n&#233;ficier d'une protection sociale m&#234;me a minima : il arrive que des associations souscrivent une assistance volontaire sp&#233;cifique contre les accidents du travail pour leurs b&#233;n&#233;voles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'ils cohabitent, les relations entre les b&#233;n&#233;voles et les travailleurs sociaux ne vont pas toujours de soi : m&#233;connaissance, voire condescendance par rapport &#224; l'autre, incompr&#233;hensions mutuelles et reproches de corporatisme ou d'assistanat charitable. Les choses ont certainement &#233;volu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, la question de la formation devient &#8212; heureusement &#8212; centrale, et certaines associations ont trac&#233; un chemin : ainsi, les associations de service d'aide &#224; domicile (ADMR) ont &#233;labor&#233; il y a peu un &#171; triangle d'or &#187; entre personne aid&#233;e, professionnel et b&#233;n&#233;vole, chacun apportant &#224; l'autre sa sp&#233;cificit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#234;ve ? Un portrait de cette France des b&#233;n&#233;voles a &#233;t&#233; r&#233;cemment publi&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Bilan de la vie associative 2000-2002, Conseil national de la vie (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avec les cartes en couleurs des r&#233;gions o&#249; il se cr&#233;e le plus d'associations (Ile-de-France, Bretagne, r&#233;gions du Sud). &#192; sa lecture, on d&#233;couvre par exemple que les associations de locataires ou celles de d&#233;fense des droits de l'homme n'auraient plus, depuis quelques ann&#233;es, le vent en poupe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Est-ce que les associations et ceux qui les font vivre, comme le pr&#233;conisait le p&#232;re de la loi du 1er juillet 1901, Pierre Waldeck-Rousseau, &#171; rapprochent les hommes, les apprennent &#224; s'aider, &#224; se conna&#238;tre, et substituent &#224; l'&#233;go&#239;sme individuel la loi f&#233;conde de la fraternit&#233; &#187; ? Cent et quelques ann&#233;es plus tard, l'enjeu, pour les salari&#233;s et les b&#233;n&#233;voles qui leur donnent souffle, serait donc l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.globenet.org/CNV/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CNV&lt;/a&gt; - 127, rue Falgui&#232;re - 75015 Paris. T&#233;l. 01 40 61 01 61&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;In Le Monde du 11.12.02&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.unis-cite.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Unis-Cit&#233;&lt;/a&gt; - 16, Place des Abbesses - 75018 Paris. T&#233;l. 01 53 41 81 43&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bilan de la vie associative 2000-2002, Conseil national de la vie associative, La Documentation fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Portraits de trois b&#233;n&#233;voles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Portraits-de-trois-benevoles</link>
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		<dc:subject>679</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bernard Aubr&#233;e, b&#233;n&#233;vole au Gisti ; Nicole Hubert, b&#233;n&#233;vole &#224; l'association Emma&#252;s ; Isabelle Juillard, volontaire &#224; AIDES &lt;br class='autobr' /&gt;
Bernard Aubr&#233;e, b&#233;n&#233;vole au Gisti &lt;br class='autobr' /&gt;
B&#233;ret et manteau noirs, Canard Encha&#238;n&#233; qui d&#233;passe de la poche, Bernard Aubr&#233;e, est b&#233;n&#233;vole au Groupe d'information et de soutien des immigr&#233;s (Gisti) depuis 1996. En 1982, il est conseiller social &#224; la Direction des affaires sanitaires et sociales (DASS) de Paris, charg&#233; des dossiers de regroupement familial. En 1986, il est charg&#233; des enqu&#234;tes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-679-" rel="tag"&gt;679&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Benevolat" rel="tag"&gt;B&#233;n&#233;volat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bernard Aubr&#233;e, b&#233;n&#233;vole au Gisti ; Nicole Hubert, b&#233;n&#233;vole &#224; l'association Emma&#252;s ; Isabelle Juillard, volontaire &#224; AIDES&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bernard Aubr&#233;e, b&#233;n&#233;vole au Gisti&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;B&#233;ret et manteau noirs, Canard Encha&#238;n&#233; qui d&#233;passe de la poche, Bernard Aubr&#233;e, est b&#233;n&#233;vole au Groupe d'information et de soutien des immigr&#233;s (Gisti) depuis 1996. En 1982, il est conseiller social &#224; la Direction des affaires sanitaires et sociales (DASS) de Paris, charg&#233; des dossiers de regroupement familial. En 1986, il est charg&#233; des enqu&#234;tes relatives &#224; la d&#233;claration de nationalit&#233; par mariage. Le d&#233;part &#224; la retraite d'un coll&#232;gue et le manque de personnel l'am&#232;nent &#224; si&#233;ger &#224; la Commission d'expulsion relative au s&#233;jour des &#233;trangers. On lui confie les enqu&#234;tes sociales remises &#224; la pr&#233;fecture de police. Il d&#233;couvre &#171; des pratiques abominables &#187;, se bat contre l'administration et d&#233;missionne &#224; deux ans de la retraite. Dans son ancien poste, il a &#233;tudi&#233; les textes relatifs au droit des &#233;trangers et travaill&#233; avec le Gisti, qu'il rejoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il s'y investit 5 jours par semaine. &lt;i&gt;&#171; Un peu par vengeance contre l'administration et pour me mettre au service des &#233;trangers &#187;&lt;/i&gt;, dit cet homme qui parle doucement. Il r&#233;pond aux nombreux courriers et appels t&#233;l&#233;phoniques que re&#231;oit l'association et se sp&#233;cialise dans la gestion des brochures et publications. Comme tous les b&#233;n&#233;voles, Bernard a b&#233;n&#233;fici&#233; de la formation sur le droit des &#233;trangers dispens&#233;e par le Gisti. &lt;i&gt;&#171; Elle est utile, mais c'est surtout au jour le jour, par l'&#233;change avec les salari&#233;s, l'&#233;tude des textes, que l'on acqui&#232;re une v&#233;ritable connaissance dans le droit des &#233;trangers. Aujourd'hui, j'ai une r&#233;elle comp&#233;tence dans le domaine du s&#233;jour et de la nationalit&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s actif, le Gisti est pourtant une petite association. Elle compte 160 membres, dont une quarantaine d'avocats. Le travail quotidien est assur&#233; par une &#233;quipe de 8 salari&#233;s &#224; temps partiel (&#233;quivalence de 6,5 temps plein), auxquels une trentaine de b&#233;n&#233;voles pr&#234;tent leur concours. &lt;i&gt;&#171; Le rapport avec les salari&#233;s est excellent, imm&#233;diat. Je me sens &#224; ma place, r&#233;ellement utile. Je b&#233;n&#233;ficie d'une grande libert&#233; d'action. J'ai r&#233;cemment propos&#233; au bureau, apr&#232;s discussion avec les salari&#233;s, un dossier d'ajournement de naturalisation, pour que le Gisti suive l'affaire jusqu'au tribunal &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Bernard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle des b&#233;n&#233;voles, une dizaine de personnes autour d'une grande table r&#233;pondent aux nombreux courriers du Gisti, une trentaine de lettres par jour. &lt;i&gt;&#171; Le recrutement des b&#233;n&#233;voles n'est pas vraiment structur&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Fran&#231;ois Martini, un permanent. &lt;i&gt;&#171; Nous recevons une vingtaine de propositions par an, surtout de la part de juristes, de travailleurs sociaux qui ont eu l'occasion de travailler avec nous et de personnes retrait&#233;es connaissant le Gisti par des relations. Chaque ann&#233;e, une vingtaine d'&#233;tudiants en droit nous sollicitent pour effectuer leur stage. Ils restent souvent b&#233;n&#233;voles. Nous confions aux b&#233;n&#233;voles et aux stagiaires le soin de r&#233;pondre aux courriers et les incitons &#224; se plonger dans les textes. Ils nous soumettent leurs r&#233;ponses que nous retravaillons ensemble si n&#233;cessaire. Ils se forment sur le tas et rapidement se sp&#233;cialisent &#187;&lt;/i&gt;. Les publications du Gisti - &#8211; pourtant pointues &#8211; sont r&#233;dig&#233;es avec la participation des b&#233;n&#233;voles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;i&gt; &#171; Au Gisti, la d&#233;fense des &#233;trangers passe par le droit, c'est essentiel pour moi &#187;&lt;/i&gt;, appuie Bernard. &lt;i&gt;&#171; L'association est g&#234;nante tant pour le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur que celui des Affaires sociales. De nombreuses circulaires ont &#233;t&#233; annul&#233;es &#224; sa demande, en totalit&#233; ou partiellement par le Conseil d'&#201;tat &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'annulation, le 24 novembre 1978, des circulaires Fontanet-Marcellin de (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;Les communiqu&#233;s avec d'autres associations de lutte pour les droits de l'Homme&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Amnesty international, Action des chr&#233;tiens contre la torture, Anaf&#233; (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;,&lt;i&gt; les courriers aux &#233;lus, le travail avec les syndicats, font partie de notre action &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi un tel investissement au Gisti ? &lt;i&gt;&#171; Je me sens r&#233;ellement utile, appr&#233;ci&#233;. La rencontre avec les jeunes b&#233;n&#233;voles et stagiaires, souvent &#233;tudiants en droit, est tr&#232;s enrichissante. Les salari&#233;s ne sont pas des gens ordinaires. Tr&#232;s ouverts, ils croient &#224; ce qu'ils font, ils se donnent. &#199;a fait du bien. Ce sont des militants, nous sommes sur la m&#234;me longueur d'onde. J'apprends en permanence des choses nouvelles. La m&#233;canique intellectuelle n'a pas le temps de rouiller ! Enfin, je me sens entour&#233; d'affection &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Bernard. Son investissement ne l'emp&#234;che-t-il pas de vivre autre chose ? &lt;i&gt;&#171; Je n'&#233;prouve pas le besoin de m'&#233;parpiller, de militer ailleurs, de voyager. Ici le travail est sans fin. Je trouve mon &#233;quilibre dans les divers aspects qu'il nourrit : intellectuel, personnel et militant. Enfin, ce travail est tr&#232;s gratifiant. Ce matin j'ai re&#231;u un e-mail m'informant qu'un homme a vu son arr&#234;t&#233; de reconduite &#224; la fronti&#232;re annul&#233; gr&#226;ce aux recours r&#233;alis&#233;s par nos stagiaires &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Katia Rouff&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gisti - 3, villa Marc&#232;s - 75011 Paris. T&#233;l. 01 43 14 84 82&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nicole Hubert, b&#233;n&#233;vole &#224; l'association Emma&#252;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un matin de f&#233;vrier 2003. Il fait tr&#232;s froid &#224; Paris. L'Agora, l'immense lieu d'accueil de jour de l'association Emma&#252;s, est bond&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='L'association Emma&#252;s fait partie du mouvement du m&#234;me nom, fond&#233; il y a 50 ans (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il re&#231;oit des hommes en grande pr&#233;carit&#233;, sans domicile fixe, quelques femmes et leurs enfants et de nombreux r&#233;fugi&#233;s politiques. Invit&#233;s par la maraude ou venus seuls, tous se r&#233;chauffent, un gobelet fumant &#224; la main. &#192; l'Agora, ils trouvent un accueil, une &#233;coute et une r&#233;ponse &#224; leurs premiers besoins : douche, lessive, caf&#233;, petit-d&#233;jeuner, repas et colis alimentaires. L'Agora propose aussi des animations, un premier travail de reconstruction administrative, un bilan de sant&#233;, une remise &#224; niveau en fran&#231;ais. Une &#233;quipe de travailleurs sociaux assure l'aide &#224; la recherche d'emploi ou de logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Donner des raisons de vivre par le partage ; permettre &#224; chacun d'&#234;tre utile et de trouver sa place au sein de la soci&#233;t&#233; &#187;, sont les deux objectifs fondamentaux de l'association. La d&#233;marche b&#233;n&#233;vole compl&#232;te le travail des salari&#233;s et des compagnons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Le statut de compagnon est particulier au mouvement Emma&#252;s. Les 70 (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&#171; Le b&#233;n&#233;volat permet la rencontre de membres de la soci&#233;t&#233; et de personnes qui en sont exclues. L'indiff&#233;rence de la rue des uns vis-&#224;-vis des autres se mue en dialogue et partage d'activit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Fr&#233;d&#233;rique Rastoll, charg&#233;e de mission b&#233;n&#233;volat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole Hubert est b&#233;n&#233;vole &#224; la caf&#233;t&#233;ria de l'Agora depuis 4 ans et demi. En duo avec une salari&#233;e, elle sert th&#233;s et chocolats chauds le vendredi de 8h 30 &#224; midi. Jeune retrait&#233;e d'une direction commerciale dans la publicit&#233;, entra&#238;n&#233;e par une amie, elle rejoint Emma&#252;s. &lt;i&gt;&#171; J'appr&#233;cie beaucoup les actions de l'Abb&#233; Pierre mais je ne connaissais rien au fonctionnement d'Emma&#252;s et encore moins &#224; la d&#233;tresse des gens de la rue. Un monde &#224; mille lieux du mien &#187;&lt;/i&gt;, explique cette dame si douce de 65 ans. &lt;i&gt;&#171; L'agora est comme un hall de gare rempli de monde en permanence. Les personnes qui vivent dans la rue ont une apparence difficile mais je me suis vite sentie &#224; l'aise. Mon r&#244;le consiste &#224; offrir un gobelet chaud, &#224; dire bonjour, &#233;changer un sourire, prendre des nouvelles &#187;&lt;/i&gt;. La vie dans la rue est dure. &lt;i&gt;&#171; Dans la rue ces personnes sont rejet&#233;es. Elles disent souvent qu'elles d&#233;testent aller dans les foyers. Leurs affaires disparaissent. On s'y bat. &#192; l'Agora, on voit beaucoup de d&#233;tresse. L'autre jour un homme est venu avec une seule chaussure. On lui avait vol&#233; l'autre. Il s'&#233;tait confectionn&#233; une chaussure en papier &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole sert jusqu'&#224; 600 gobelets par matin&#233;e, re&#231;oit des confidences, mais pas d'agressivit&#233;. &lt;i&gt;&#171; La relation est facile. La plupart me connaissent. Si une personne semble agressive ou alcoolis&#233;e, un salari&#233; g&#232;re le probl&#232;me &#224; l'entr&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Nicole renseigne aussi les personnes accueillies sur le fonctionnement de l'Agora et les oriente vers les travailleurs sociaux pour une recherche de logement ou d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que lui apporte le b&#233;n&#233;volat ? &#171; &lt;i&gt; Je suis bien avec eux. J'ai l'impression d'&#234;tre utile. Les gens de la rue tra&#238;nent souvent des casseroles depuis l'enfance. La plupart ne demandent qu'&#224; travailler mais c'est difficile, surtout pour les personnes sans papiers. Dans ma vie habituelle, je ne rencontre pas du tout ce type de personnes en qu&#234;te permanente d'un toit et de nourriture. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;rique Rastoll accueille les b&#233;n&#233;voles, croise leurs d&#233;sirs et comp&#233;tences avec les besoins des diff&#233;rents services de l'association. &lt;i&gt;&#171; Le point commun entre tous les b&#233;n&#233;voles est le d&#233;sir de lutter &#224; leur niveau contre l'exclusion et d'apporter une aide concr&#232;te aux gens qui vivent dans la rue &#187;.&lt;/i&gt; Les comp&#233;tences sont tr&#232;s vari&#233;es. Un coiffeur ou une personne parlant russe sont pr&#233;cieux. Techniciens, gestionnaires, formateurs, personnes souhaitant faire du m&#233;nage&#8230; tout le monde peut prendre une place. Les b&#233;n&#233;voles b&#233;n&#233;ficient d'une formation si leur poste le n&#233;cessite. Pour l'accueil, ils sont sensibilis&#233;s &#224; la relation &#224; l'autre, &#224; la gestion de l'agressivit&#233; ; pour l'alphab&#233;tisation ils suivent une formation p&#233;dagogique sur l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains b&#233;n&#233;voles sont form&#233;s &#224; la demande des responsables de service qui ont besoin de comp&#233;tences particuli&#232;res. Tous, &#224; leur arriv&#233;e, font le tour des services de l'association pour la conna&#238;tre. Chaque trimestre une rencontre leur est propos&#233;e pour &#233;changer entre eux et discuter avec des sp&#233;cialistes de probl&#232;mes li&#233;es &#224; la pr&#233;carit&#233;. &#192; la demande des responsables des diff&#233;rents services, un groupe transversal de 9 b&#233;n&#233;voles a &#233;t&#233; constitu&#233;. Son r&#244;le consiste &#224; accompagner physiquement les personnes qui en ont besoin dans leurs d&#233;marches administratives : &#233;trangers, personnes mal &#224; l'aise dans les administrations ou ne sachant plus effectuer seule une d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;valuation n'est propos&#233;e qu'aux b&#233;n&#233;voles formateurs. Tous en revanche s'engagent &#224; signer la charte du b&#233;n&#233;volat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;K.R.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Isabelle Juillard, volontaire &#224; AIDES&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; AIDES, on n'est pas b&#233;n&#233;vole mais volontaire, ce second terme &#233;tant cens&#233; &#234;tre plus engag&#233; que le pr&#233;c&#233;dent. Donc, depuis deux ans, Isabelle Juillard est volontaire. Rien en fait ne semblait pr&#233;disposer cette jeune femme &#224; s'engager dans l'aide aux personnes s&#233;ropositives parmi les plus d&#233;munies : une enfance heureuse, des &#233;tudes sup&#233;rieures, un compagnon, un b&#233;b&#233;, une vie sociale active&#8230;. Aucune personne atteinte du VIH dans son entourage, pas de carence &#224; r&#233;parer, pas de &#171; mission &#187; de quelque ordre&#8230; Rien, sinon depuis longtemps une &#171; fibre sociale &#187; &#233;touff&#233;e dans l'&#339;uf par des &#233;tudes de commerce puis un emploi de cadre dans la vente : un monde o&#249; la mis&#232;re du monde n'est pas la pr&#233;occupation majeure ! Alors, un jour, Isabelle d&#233;cide de&lt;i&gt; &#171; ne plus se contenter de d&#233;noncer mais de donner de son temps et de son c&#339;ur. &#187;&lt;/i&gt; Elle choisit AIDES car, m&#234;me si elle n'est pas directement concern&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Le sida est la maladie de (sa) g&#233;n&#233;ration. &#187;&lt;/i&gt; Elle a suivi de pr&#232;s les positions et les m&#233;thodes de l'association et elle se sent en accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais devenir volontaire &#224; Aides se m&#233;rite : un premier entretien avec la responsable de l'association et, la r&#233;ponse &#233;tant positive, une formation cons&#233;quente sur deux week-ends. Deux professionnels et des intervenants vont ainsi balayer le champ de la maladie et sa p&#233;riph&#233;rie : &#233;pid&#233;miologie, traitements, mais aussi approche de l'homosexualit&#233; et de la toxicomanie. &#192; la session &#224; laquelle participe Isabelle, ils sont une vingtaine de stagiaires, plut&#244;t jeunes, de tous milieux culturels, avec toutefois une majorit&#233; de professionnels du secteur socio &#233;ducatif et majoritairement des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quasiment tous sont concern&#233;s par le VIH, soit qu'ils aient une personne atteinte - ou d&#233;c&#233;d&#233;e - dans leur entourage, soit qu'eux m&#234;mes soient contamin&#233;s. &#171; Pour certains de ceux-l&#224;, regrette Isabelle, la formation peut &#234;tre un substitut de th&#233;rapie et ils doivent remettre &#224; plat leur motivation. &#187; Pour tout le monde la formation est rude, r&#233;veillant des souffrances enfouies : quelques-unes craquent, fondent en larmes&#8230;. En fait, il s'agit pour les formateurs de tester les r&#233;sistances, de prendre toutes les pr&#233;cautions pour ne pas envoyer sur le terrain des gens inaptes &#224; supporter une r&#233;alit&#233; particuli&#232;rement &#233;prouvante. Un mois environ apr&#232;s la fin de la formation, la soir&#233;e de validation permet &#224; chacun d'exprimer son choix et de se voir remettre la carte de l'association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Isabelle pour sa part a choisi le soutien en ville. Il s'agit d'accompagner une personne, &#224; raison de quelques heures par semaine, en fonction de sa demande et de ses besoins. Soit la personne a contact&#233; directement l'association soit elle a pu &#234;tre orient&#233;e par une assistante sociale, une travailleuse familiale ou suite &#224; une hospitalisation. Toute intervention d'un volontaire est pr&#233;c&#233;d&#233;e de l'entretien d'un r&#233;f&#233;rent d'Aides avec le malade pour &#233;valuer le bien fond&#233; de la demande et surtout les possibilit&#233;s de son accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'Isabelle se retrouve en charge d'un monsieur d'origine africaine, en France depuis 40 ans, sans aucune famille ou relation, atteint en outre de diverses maladies. Sa premi&#232;re impression est celle d'une infinie tristesse : un quartier d&#233;sh&#233;rit&#233;, un petit appartement sombre, en d&#233;sordre et, surtout, un homme de 55 ans en paraissant 80&#8230; Malaise du premier contact, puis la relation s'engage : la demande de Michel est claire : sortir, faire des activit&#233;s&#8230; Pendant un an, Isabelle va essayer de remplir le contrat, mais Michel refuse de plus en plus souvent de quitter son domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, progressivement, il r&#233;pond plus &#233;vasivement aux appels t&#233;l&#233;phoniques d'Isabelle et, bient&#244;t ne donne pas suite aux messages qu'elle laisse sur son r&#233;pondeur. Un mois se passe. Elle est inqui&#232;te, appelle l'&#233;tablissement o&#249; il est r&#233;guli&#232;rement hospitalis&#233; : on lui apprend qu'il est mort voil&#224; quelques jours. Isabelle encaisse le coup, s'interroge, regrette d'avoir laiss&#233; s'installer le non - dit entre eux. Quand les relations ont commenc&#233; &#224; se distendre, elle pense qu'elle aurait d&#251; lui proposer de faire un bilan, cette notion de bilan syst&#233;matique et formalis&#233; &#233;tant d'ailleurs l'une des demandes des volontaires aupr&#232;s de leur association. De m&#234;me, ils souhaitent b&#233;n&#233;ficier au moins une fois par trimestre d'un superviseur. Pour l'instant, les seules s&#233;ances de r&#233;gulation sont celles qui r&#233;unissent une fois par mois les cinq volontaires du groupe du soutien &#224; domicile de Paris Nord. Convivial mais insuffisant pour les cas les plus lourds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Isabelle a constat&#233; que Michel avait de moins en moins d'attentes &#224; son &#233;gard, elle a demand&#233; &#224; prendre en charge un deuxi&#232;me malade. Et pour du changement, elle a trouv&#233; du changement : Suzanne, dix ans de rue, trois enfants plac&#233;s en province, un compagnon violent, d'immenses difficult&#233;s &#224; effectuer les d&#233;marches les plus simples. Elle ne prend pas son traitement, ce qui soul&#232;ve dans le groupe de r&#233;gulation la question de la pertinence de l'intervention. Mais dans ces situations tr&#232;s marginalis&#233;es, aider un tant soit peu le malade &#224; stabiliser sa situation est d&#233;j&#224; un pas consid&#233;rable vers la prise en charge de sa pathologie. Ainsi, apr&#232;s des mois d'efforts, Isabelle est-elle parvenue &#224; ce que Suzanne consulte un m&#233;decin ; son prochain d&#233;fi est maintenant de la faire aller seule mettre &#224; jour sa carte Vitale. &lt;i&gt;&#171; Et puis, &lt;/i&gt; sourit-elle, &lt;i&gt;une fois par semaine je sais qu'elle va passer deux heures plus agr&#233;ables et c'est d&#233;j&#224; en soi la justification de mon engagement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'annulation, le 24 novembre 1978, des circulaires Fontanet-Marcellin de 1974 qui abrogeaient unilat&#233;ralement des conventions bilat&#233;rales sur l'immigration et supprimaient la possibilit&#233; du regroupement familial est un exemple notoire. Plus r&#233;cemment, le 20 mars 2000, le Conseil d'&#201;tat annulait, &#224; la demande du Gisti, le d&#233;cret fixant le montant de la taxe vers&#233;e &#224; l'Office des migrations internationales (OMI) &#224; l'occasion de la visite m&#233;dicale obligatoire pour se voir d&#233;livrer une premi&#232;re carte de s&#233;jour. Le droit est un instrument mais l'action politique reste essentielle aupr&#232;s des &#233;lus et du public&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Amnesty international, Action des chr&#233;tiens contre la torture, Anaf&#233; (Association nationale d'assistance aux fronti&#232;res pour les &#233;trangers), Cimade, Droits d'urgence, F&#233;d&#233;ration internationale des ligues des droits de l'homme, M&#233;decins du Monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'association Emma&#252;s fait partie du mouvement du m&#234;me nom, fond&#233; il y a 50 ans par l'Abb&#233; Pierre. Elle propose un ensemble de r&#233;ponses aux situations des personnes en grande difficult&#233; : accueils de jour, h&#233;bergements, h&#244;tels sociaux, logements d'insertion, domiciliation du RMI&#8230; Association Emma&#252;s - 32, rue des Bourdonnais - 75001 Paris. Tel. 01 44 82 77 20&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le statut de compagnon est particulier au mouvement Emma&#252;s. Les 70 compagnons qui composent les communaut&#233;s de service de Paris de l'association sont des personnes anciennement h&#233;berg&#233;es ou des compagnons venant d'autres communaut&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; On est rarement d'embl&#233;e b&#233;n&#233;vole, on apprend &#224; le devenir &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/On-est-rarement-d-emblee-benevole-on-apprend-a-le-devenir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/On-est-rarement-d-emblee-benevole-on-apprend-a-le-devenir</guid>
		<dc:date>2003-09-24T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>679</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour Maud Simonet-Cusset, sociologue qui a soutenu une th&#232;se &#171; Les mondes sociaux du travail citoyen, sociologie comparative de la pratique b&#233;n&#233;vole en France et aux &#201;tats-Unis &#187;, on sait d&#233;sormais que la bonne volont&#233; ne suffit plus et que l'on peut m&#234;me parler d'une professionnalisation du b&#233;n&#233;volat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis quelques ann&#233;es, le b&#233;n&#233;volat semble se professionnaliser. Cela correspond-il &#224; une r&#233;alit&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une question complexe qui m&#233;rite, &#224; mon sens, d'&#234;tre abord&#233;e &#224; deux niveaux d'analyse : celui des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-679-" rel="tag"&gt;679&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Benevolat" rel="tag"&gt;B&#233;n&#233;volat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Maud Simonet-Cusset, sociologue qui a soutenu une th&#232;se &#171; Les mondes sociaux du travail citoyen, sociologie comparative de la pratique b&#233;n&#233;vole en France et aux &#201;tats-Unis &#187;, on sait d&#233;sormais que la bonne volont&#233; ne suffit plus et que l'on peut m&#234;me parler d'une professionnalisation du b&#233;n&#233;volat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis quelques ann&#233;es, le b&#233;n&#233;volat semble se professionnaliser. Cela correspond-il &#224; une r&#233;alit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une question complexe qui m&#233;rite, &#224; mon sens, d'&#234;tre abord&#233;e &#224; deux niveaux d'analyse : celui des discours et celui des pratiques. Au niveau des discours, cela correspond assur&#233;ment &#224; une r&#233;alit&#233;&#8230; L'affirmation selon laquelle la &#171; bonne volont&#233; ne suffit plus &#187; est aujourd'hui largement r&#233;pandue dans le monde associatif fran&#231;ais, et on peut l'analyser, en partie au moins, comme une r&#233;action de d&#233;fense contre l'image peu valoris&#233;e et peu valorisante des &#171; bonnes &#339;uvres &#187;, de la &#171; dame patronnesse &#187; qui a longtemps pr&#233;valu dans l'appr&#233;hension du b&#233;n&#233;volat en France. Cette question de la professionnalisation du b&#233;n&#233;volat renvoie donc sous cet angle, au d&#233;veloppement d'une revendication du monde associatif, &#224; un appel croissant &#224; la reconnaissance de cette pratique sociale qui s'inscrit dans un discours, assez g&#233;n&#233;ral aujourd'hui, de l&#233;gitimation du b&#233;n&#233;volat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me niveau d'analyse, c'est celui des pratiques mises en &#339;uvre par les associations pour construire (c'est-&#224;-dire pour d&#233;finir et contr&#244;ler) le r&#244;le du b&#233;n&#233;vole comme travailleur : pratiques de recrutement, et donc de s&#233;lection des candidats au b&#233;n&#233;volat, pratiques de formation, de soutien, de suivi du b&#233;n&#233;vole dans l'exercice de son activit&#233;, d&#233;finition des profils de postes b&#233;n&#233;voles et parfois m&#234;me des contraintes d&#233;ontologiques qui y sont associ&#233;es, ou encore pratiques contractuelles &#187; d&#233;finissant la dur&#233;e et la r&#233;gularit&#233; de l'engagement&#8230; Cette r&#233;alit&#233; concerne de mani&#232;re tr&#232;s in&#233;gale l'ensemble du monde associatif : en fonction de l'activit&#233; exerc&#233;e et de l'organisation dans laquelle elle est exerc&#233;e, le r&#244;le du travailleur b&#233;n&#233;vole est plus ou moins formellement construit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout cela ressemble au monde du travail salari&#233;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, en ce sens que les mondes du b&#233;n&#233;volat poss&#232;dent une hi&#233;rarchie des r&#244;les, des modalit&#233;s et des r&#232;gles d'apprentissage de ces r&#244;les. L'analyse empirique &#224; laquelle j'ai pu proc&#233;der, en France et aux &#201;tats-Unis, m'a permis de mettre en lumi&#232;re le principe suivant : dans les activit&#233;s b&#233;n&#233;voles impliquant un contact &#233;troit et r&#233;gulier avec le public b&#233;n&#233;ficiaire de l'activit&#233; (activit&#233;s de face &#224; face exerc&#233;es de fa&#231;on r&#233;guli&#232;re, relevant de l'aide, du suivi, du soutien, de l'accompagnement) comme dans les activit&#233;s impliquant un contact &#233;troit et r&#233;gulier avec des travailleurs salari&#233;s, d&#233;j&#224; inscrits, par leur statut, dans une division du travail institutionnalis&#233;e, on est rarement d'embl&#233;e b&#233;n&#233;vole, on le devient ; on apprend &#224; le devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Professionnels et b&#233;n&#233;voles ne se regardent pas toujours d'un tr&#232;s bon &#339;il, surtout dans le champ du travail social. Comment analysez-vous ce type de rapports ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition courante entre b&#233;n&#233;voles et professionnels a tendance &#224; masquer un fait important : b&#233;n&#233;voles et professionnels ne sont pas deux esp&#232;ces distinctes ! Au vu du nombre de m&#233;decins, d'enseignants, de travailleurs sociaux qui ont men&#233; ou m&#232;nent, parall&#232;lement ou successivement, des activit&#233;s b&#233;n&#233;voles et des activit&#233;s professionnelles dans le m&#234;me secteur d'activit&#233;, il faudrait bien plut&#244;t parler (et penser en termes) de &#171; casquettes &#187; diff&#233;rentes&#8230; C'est bien l&#224; que r&#233;side la dimension non institutionnelle du travail b&#233;n&#233;vole : le b&#233;n&#233;volat ne peut se d&#233;finir a priori par la comp&#233;tence de celui qui exerce une t&#226;che pas plus qu'il ne peut se d&#233;finir a priori, comme l'a soulign&#233; Dan Ferrand-Bechmann, par la t&#226;che exerc&#233;e (de deux pompiers qui &#233;teignent un feu dit-elle en substance l'un peut &#234;tre b&#233;n&#233;vole, l'autre pas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le du b&#233;n&#233;vole dans une situation de travail, sa place dans la division du travail ne sont donc jamais pr&#233;d&#233;finis institutionnellement. Et plus cette division du travail est pr&#233;cise et institutionnalis&#233;e, plus l'arriv&#233;e du b&#233;n&#233;vole dans cette &#171; matrice sociale du travail &#187; comme dirait le sociologue am&#233;ricain Everett Hughes, pose probl&#232;me. Ce n'est donc pas un hasard si c'est dans le secteur hospitalier (plus encore que dans celui du travail social) que les rapports entre b&#233;n&#233;voles et professionnels ont &#233;t&#233; les plus conflictuels&#8230; et c'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; o&#249; les conflits autour de cette r&#233;partition des r&#244;les ont &#233;t&#233; les plus forts que les tentatives d'int&#233;gration (ou de r&#233;int&#233;gration) des b&#233;n&#233;voles dans la division du travail, par la d&#233;finition, la construction et le contr&#244;le de leurs r&#244;les, ont &#233;t&#233; les plus soutenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le b&#233;n&#233;volat en France para&#238;t tr&#232;s empreint de valeurs religieuses (charit&#233; chr&#233;tienne) ou militante&#8230; Peut-il y &#233;chapper ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme je l'ai rapidement &#233;voqu&#233; dans ma r&#233;ponse &#224; vos pr&#233;c&#233;dentes questions, je crois que si l'on s'int&#233;resse au b&#233;n&#233;volat, on ne peut pas passer &#224; c&#244;t&#233; du fait que le b&#233;n&#233;volat comme pratique sociale rel&#232;ve du travail, au sens large du terme&#8230; tout comme on ne peut pas passer &#224; c&#244;t&#233; du fait que cette pratique sociale rel&#232;ve &#233;galement de l'engagement. Quand on interroge des b&#233;n&#233;voles sur leur pratique, comme je l'ai fait au cours de ma recherche en France et aux &#201;tats-Unis, on constate que ces acteurs inscrivent toujours leur pratique dans un rapport de continuit&#233; ou d'alternative &#224; d'autres formes d'engagement, politiques ou religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'appuyant sur le discours des acteurs on peut ainsi pr&#233;senter trois visions (id&#233;al-typiques) de ce monde de l'engagement b&#233;n&#233;vole : celle d'un monde de l'engagement politique, celle d'un monde de l'engagement religieux et celle d'un &#171; nouveau monde &#187; de l'engagement (essentiellement d&#233;fini par son opposition &#224; un engagement politique plus traditionnel). Ces trois repr&#233;sentations de l'engagement b&#233;n&#233;vole qui coexistent dans le monde du b&#233;n&#233;volat ne se distribuent certes pas au hasard et elles refl&#232;tent en un sens l'extr&#234;me diversit&#233; des projets et des valeurs port&#233;es par les organisations associatives. Mais ces diff&#233;rentes visions peuvent aussi coexister, et c'est important de garder cela &#224; l'esprit, &#224; l'int&#233;rieur de la m&#234;me structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le b&#233;n&#233;volat s'exerce-t-il uniquement dans la mission humanitaire ou le quart-monde europ&#233;en ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore votre question nous plonge au c&#339;ur des relations complexes entre la r&#233;alit&#233; des pratiques et leurs repr&#233;sentations dominantes. Il existe un d&#233;bat aujourd'hui en France sur le poids r&#233;el du b&#233;n&#233;volat social dans l'ensemble des pratiques b&#233;n&#233;voles. Des &#233;conomistes comme Edith Archambault ou Lionel Prouteau ont en effet montr&#233; r&#233;cemment dans des &#233;tudes statistiques que contrairement &#224; la repr&#233;sentation commune, le b&#233;n&#233;volat caritatif et humanitaire arrivait loin derri&#232;re le b&#233;n&#233;volat sportif, de loisirs ou culturel dans la r&#233;partition des b&#233;n&#233;voles par secteurs d'activit&#233;. Lionel Prouteau souligne ainsi l'&#233;cart entre la &#171; figure embl&#233;matique du b&#233;n&#233;volat &#187; (le b&#233;n&#233;vole des Restos du c&#339;ur) et son &#171; image statistique &#187;. Sans prendre part &#224; (et donc parti dans) ce d&#233;bat, je crois qu'on aurait tort de l'&#233;vacuer rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord parce qu'il r&#233;v&#232;le plusieurs difficult&#233;s relatives &#224; la cat&#233;gorisation et &#224; la mesure de cette pratique. Il n'existe pas une seule mani&#232;re de d&#233;finir les associations qui rel&#232;vent du secteur social (certaines &#233;tudes ayant une acception large de ce terme, d'autres une acception plus restreinte), et au-del&#224; se pose la question de la congruence entre l'activit&#233; de l'association et celle du b&#233;n&#233;vole (un b&#233;n&#233;vole peut effectuer des activit&#233;s &#224; caract&#232;re social dans des associations sportives et culturelles et du b&#233;n&#233;volat d'administration dans des associations du secteur social&#8230;.). Plus fondamentalement, je crois que m&#234;me s'il n'est que symbolique, ce poids du b&#233;n&#233;volat social nous dit bien quelque chose de la r&#233;alit&#233; de cette pratique en France. Il rappelle que le crit&#232;re normatif qui est mis en avant, aussi bien par les acteurs b&#233;n&#233;voles que par les repr&#233;sentants du monde associatif ou les pouvoirs publics en France, pour justifier et l&#233;gitimer cette pratique sociale c'est son &#171; utilit&#233; sociale &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vivre une relation d'aide</title>
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		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>

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&lt;p&gt;La France compte 11 millions de b&#233;n&#233;voles. Qui sont-ils ? Des militants, des bienfaiteurs paternalistes ou des professionnels de l'entraide ? Leur r&#244;le et leur place sont devenus au cours des ann&#233;es incontournables. Or, certaines aides peuvent parfois faire plus de mal que de bien. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de leur apporter une formation. C'est ce que propose ici Cl&#233;ment Pichaud. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les th&#232;mes abord&#233;s sont le plus souvent issus de l'exp&#233;rience des associations caritatives. Ils sont tr&#232;s justes et d'une grande (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-635-" rel="tag"&gt;635&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Benevolat" rel="tag"&gt;B&#233;n&#233;volat&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton516-e4226.jpg?1694594171' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La France compte 11 millions de b&#233;n&#233;voles. Qui sont-ils ? Des militants, des bienfaiteurs paternalistes ou des professionnels de l'entraide ? Leur r&#244;le et leur place sont devenus au cours des ann&#233;es incontournables. Or, certaines aides peuvent parfois faire plus de mal que de bien. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de leur apporter une formation. C'est ce que propose ici Cl&#233;ment Pichaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;mes abord&#233;s sont le plus souvent issus de l'exp&#233;rience des associations caritatives. Ils sont tr&#232;s justes et d'une grande pertinence. Si un toit et de la nourriture semblent les premiers besoins &#224; satisfaire, le fondateur des Petits fr&#232;res des pauvres r&#233;pliquait qu'il fallait apporter des fleurs avant le pain ! On aide souvent bien plus quelqu'un en lui demandant service qu'en lui rendant service, explique de son c&#244;t&#233; l'Abb&#233; Pierre qui a appliqu&#233; ce principe avec les Compagnons d'Emma&#252;s. L'un des premiers crit&#232;res de l'accueil, c'est l'&#233;coute et la reconnaissance de l'autre. Inclure les personnes marginales, c'est accepter leur don et apprendre d'elles, comme l'a bien montr&#233; ATD quart monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'auteur sait aussi puiser dans les sciences humaines pour mieux armer les b&#233;n&#233;voles. Ainsi, explique-t-il, que pour r&#233;pondre aux besoins de l'&#234;tre humain, il faut s'inspirer de la pyramide de Maslow qui &#233;voque les exigences minimales &#224; satisfaire : physiologiques, de s&#233;curit&#233;, de relation sociale, d'autonomie et de r&#233;alisation de soi. Il faut aussi savoir faire face aux m&#233;canismes de d&#233;fense et de r&#233;sistance au changement : d&#233;ni, refus, fuite, col&#232;re, agressivit&#233; ou effondrement. Les attitudes types des b&#233;n&#233;voles rel&#232;vent de six mod&#232;les diff&#233;rents : la d&#233;cision (trouver une solution), le soutien (rassurer, apaiser, consoler), l'interpr&#233;tation (mieux comprendre la difficult&#233; qui se vit), l'&#233;valuation (porter un jugement de valeur positif ou n&#233;gatif), le questionnement (&#233;claircir ce qui se vit) et la compr&#233;hension (reformulation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacune de ces r&#233;ponses comporte ses avantages et ses inconv&#233;nients qu'il convient de comprendre pour savoir les utiliser au mieux. Elles doivent en tout cas respecter trois axes essentiels : se d&#233;tourner de la prise en charge (et son lot de d&#233;pendance) pour privil&#233;gier l'accompagnement (qui favorise un r&#244;le actif de part et d'autre), se centrer sur la personne et non sur ses probl&#232;mes et enfin int&#233;grer la compassion (qui place l'aidant et l'aid&#233; sur un plan horizontal) et non la piti&#233; (approche condescendance). Des trois formes d'amour que sont l'&#233;ros (fonci&#232;rement &#233;gocentrique), le philia (bas&#233; sur la r&#233;ciprocit&#233;) et l'agap&#232; (amour gratuit et inconditionnel), c'est bien ce dernier que le b&#233;n&#233;vole met en jeu : &#171; Je t'aime sans chercher &#224; &#234;tre aim&#233; en retour &#187;. Pour autant, la d&#233;marche du b&#233;n&#233;vole doit se comprendre autant comme une action pour soi que pour les autres : l'&#233;change qui fonde la relation profite aussi &#224; celui qui aide.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2001, (192 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'usure des personnels</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;n&#233;volat</dc:subject>
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

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