<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=312&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Portraits d'&#233;ducs</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Portraits-d-educs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Portraits-d-educs</guid>
		<dc:date>2002-07-11T09:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>629</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-629-" rel="tag"&gt;629&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9563-05ccb.png?1694613758' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2002_-_629_-_basse_def.pdf" length="13510247" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Esquive !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Esquive</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Esquive</guid>
		<dc:date>2002-07-10T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>629</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Je pense qu'un jeune n'est jamais irr&#233;cup&#233;rable. Plus on attend, plus c'est difficile de le r&#233;cup&#233;rer, plus c'est lourd d'avoir un pass&#233; n&#233;gatif. Mais je crois, et heureusement, parce que quand je ne le croirai plus je ne sais pas comment je tiendrai pour enseigner, que l'on peut toujours trouver le d&#233;clic &#187;. Brigitte Puget, professeur de classe d'insertion &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous allez mettre 70 % de votre poids sur la jambe arri&#232;re. Jambes &#233;cart&#233;es, les poings hauts, et on envoie &#187; : les coll&#233;giens se donnent &#224; fond, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/critiques-de-videos" rel="directory"&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecole" rel="tag"&gt;&#201;cole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-629-" rel="tag"&gt;629&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je pense qu'un jeune n'est jamais irr&#233;cup&#233;rable. Plus on attend, plus c'est difficile de le r&#233;cup&#233;rer, plus c'est lourd d'avoir un pass&#233; n&#233;gatif. Mais je crois, et heureusement, parce que quand je ne le croirai plus je ne sais pas comment je tiendrai pour enseigner, que l'on peut toujours trouver le d&#233;clic&lt;/i&gt; &#187;. Brigitte Puget, professeur de classe d'insertion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Vous allez mettre 70 % de votre poids sur la jambe arri&#232;re. Jambes &#233;cart&#233;es, les poings hauts, et on envoie &#187; : les coll&#233;giens se donnent &#224; fond, cognent, cognent encore, sur d'autres ados, voire sur le prof ! Les coups volent bas, et par voie de cons&#233;quence, les relations ont du punch, m&#234;me verbalement. O&#249; sommes-nous ? &#192; Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le coll&#232;ge Jean Moulin, class&#233; en zone d'&#233;ducation prioritaire, abrite une classe d'insertion &#8212; de niveau 3&#232;me &#8212; d'&#233;l&#232;ves en difficult&#233;. Y sont &#233;tablies des relations privil&#233;gi&#233;es dans le cadre de la pr&#233;paration &#224; une formation qualifiante (CAP, BEP, avec stages en entreprise). Par ailleurs, un Espace SOS accueille pour quelques semaines (en g&#233;n&#233;ral quatre) des &#233;l&#232;ves particuli&#232;rement indisciplin&#233;s, connus pour actes de violence, insultes ou absent&#233;isme grave. Ces classes-sas ont pour fonction essentielle de diminuer efficacement le nombre d'exclusions apr&#232;s conseil de discipline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; un enseignement g&#233;n&#233;ral dispens&#233; par la prof principale de la classe d'insertion [1], s'est greff&#233;e une exp&#233;rience pilote de boxe &#233;ducative, dirig&#233;e par un enseignant d'&#233;ducation physique et sportive (EPS), Ren&#233; Acquaviva. Comment la boxe peut-elle repr&#233;senter un outil p&#233;dagogique de citoyennet&#233; et de responsabilisation ? L'int&#233;r&#234;t et les b&#233;n&#233;fices d'une telle activit&#233; pour des jeunes tr&#232;s en difficult&#233; semblent en tout cas certains et se d&#233;clinent en termes vari&#233;s : d&#233;passement de soi (et pourquoi dans certains cas ne pas devenir champion de France ?), ma&#238;trise de ses gestes et de son corps, respect mutuel (jamais de coups bas, on ne touche pas le visage, etc.), valorisation de soi-m&#234;me, exutoire des violences&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, pour ceux qui sont &#224; l'origine de cette entreprise, morale, civisme et sport vont clairement s'entrecroiser dans cet entra&#238;nement : l'agressivit&#233; d&#233;bordante s'y voit &#233;videmment canalis&#233;e, et certaines ressources motrices sont mobilis&#233;es. &#192; l'exact oppos&#233; de la bagarre de rue, des r&#232;gles strictes imposent l'objectif de ne pas faire mal &#224; l'autre. &#171; Il faut souligner &#187;, rajoute encore l'intervenant, &#171; une attitude plus respectueuse des &#233;l&#232;ves qui, lorsqu'ils franchissent une salle de sport de combat, commencent par ne pas cracher par terre, jeter le chewing-gum &#224; la poubelle, respecter le mat&#233;riel, le partenaire, les consignes, les r&#232;gles en g&#233;n&#233;ral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, dans le film, la rugosit&#233; des relations peut surprendre : les deux profs peuvent crier, se montrer plus qu'abrupts, voire donner l'impression d'opposer, en une ambiance parfois commando, une surench&#232;re verbale haute en couleurs (la prof principale est m&#233;ridionale) aux provocations d'un adolescent. Mais ils sont usants, ces jeunes sans rep&#232;res, sans loi aucune, devan&#231;ant constamment leur &#233;chec : il faut se les coltiner au jour le jour. On pr&#233;sente l'un d'eux &#224; l'intervenant, quatorze ans, dont personne n'arrive &#224; rien tirer&#8230; Comment lui &#233;viter l'exclusion ? Le prof de boxe &#8212; ancien champion de France de boxe anglaise et entra&#238;neur national, tout de m&#234;me&#8230; &#8212; lui propose un &#171; compl&#233;ment d'&#233;ducation &#187; via son sport. &#171; Sur le ring, on ne peut pas tricher, on peut &#234;tre fanfaron, insolent, bagarreur en classe ou dans la cour, mais lorsque l'on p&#233;n&#232;tre dans le &#171; carr&#233; magique &#187;, on est face &#224; soi-m&#234;me, face &#224; l'adversaire et l&#224;, la violence et la force brutale ne servent &#224; rien &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les suites du film ? Moussa termine son apprentissage de boulanger, nous informe-t-on, Bilal poursuit sa scolarit&#233; au lyc&#233;e, et Thomas travaille en entreprise&#8230; Depuis quelque temps, l'enseignement s'est &#233;largi aux filles, jusqu'&#224; d'ailleurs une parit&#233; totale dans l'&#233;quipe&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Une version du film (3 x 15 mn, intitul&#233;e Face &#224; face) a &#233;t&#233; fabriqu&#233;e pour la formation des enseignants et des &#233;ducateurs : d&#233;coup&#233; en trois parties correspondant aux trois trimestres de l'ann&#233;e scolaire, le film suit le quotidien des ados rythm&#233; par les cours, les examens, la pr&#233;occupation de la moyenne &#224; tenir, les entretiens avec les parents et les professeurs. Par ailleurs, Ren&#233; Acquaviva &#8212; qui nous dit s'&#233;tonner des lenteurs administratives &#8212; entend, avec le parrainage de Bernard Lavilliers, &#233;tendre son activit&#233; &#224; trente villes fran&#231;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Pour contacter Brigitte Puget : Coll&#232;ge Jean Moulin - 74, rue Henri Barbusse &#8211; 93300 Aubervilliers. T&#233;l. 01 43 52 63 07&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2002 - 52 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Cathode&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;119 rue Pierre S&#233;mard&lt;br class='manualbr' /&gt;93000 Bobigny&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 48 30 81 60&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tagueurs d'esp&#233;rance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Tagueurs-d-esperance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Tagueurs-d-esperance</guid>
		<dc:date>2002-07-10T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>629</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tim Gu&#233;nard n'est pas un apiculteur tr&#232;s ordinaire. Aujourd'hui mari&#233; et p&#232;re de quatre enfants, il a v&#233;cu une enfance particuli&#232;rement difficile : abandonn&#233; par sa m&#232;re, cruellement battu par son p&#232;re, maltrait&#233; par les familles d'accueil qui l'ont re&#231;u successivement, il a n&#233;anmoins r&#233;ussi &#224; s'en sortir, personnalisant ainsi la notion de r&#233;silience ch&#232;re &#224; Boris Cyrulnik qui d'ailleurs pr&#233;face son livre. C'est de l'int&#233;rieur d'un enfant victime devenu adulte qu'il nous parle. Et il nous d&#233;crit l'impossibilit&#233; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance" rel="tag"&gt;Enfance maltrait&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-629-" rel="tag"&gt;629&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton499-0f7fd.jpg?1694613758' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tim Gu&#233;nard n'est pas un apiculteur tr&#232;s ordinaire. Aujourd'hui mari&#233; et p&#232;re de quatre enfants, il a v&#233;cu une enfance particuli&#232;rement difficile : abandonn&#233; par sa m&#232;re, cruellement battu par son p&#232;re, maltrait&#233; par les familles d'accueil qui l'ont re&#231;u successivement, il a n&#233;anmoins r&#233;ussi &#224; s'en sortir, personnalisant ainsi la notion de r&#233;silience ch&#232;re &#224; Boris Cyrulnik qui d'ailleurs pr&#233;face son livre. C'est de l'int&#233;rieur d'un enfant victime devenu adulte qu'il nous parle. Et il nous d&#233;crit l'impossibilit&#233; d'oublier et la r&#233;activation d'un pass&#233; qui peut resurgir &#224; tout moment. Il nous parle de la difficult&#233; de pardonner, mais aussi de la force de ce sentiment qui permet de &#171; donner un coup de pied &#224; la peur et au manque de confiance &#187; (p.27).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il lui en fallut des efforts pour se croire capable de rompre avec la loi des s&#233;ries. A la naissance de son premier enfant, il a tellement peur de lui faire du mal qu'il pr&#233;f&#232;re s'enfuir. Il faudra toute la patience de sa femme pour qu'il s'approprie pleinement son r&#244;le de p&#232;re et qu'il d&#233;couvre comment aimer, de cet amour qui lui a tant manqu&#233;. &#171; Je d&#233;sirais tellement me blottir dans les bras d'une maman, tenir la main d'un papa, devenir un enfant tout petit, &#234;tre attendu comme un fils. Le plus dur, c'&#233;tait de ne pas pouvoir pleurer et &#234;tre envahi par la rage, par la haine &#187; (p.47). Cette violence, elle est l&#224;, tapie au fond de lui, pr&#234;te &#224; se r&#233;veiller comme un volcan, &#224; tout moment. Elle ne dispara&#238;tra jamais : Tim Gu&#233;nard a simplement appris &#224; vivre avec elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce savoir-faire, il n'h&#233;site pas &#224; le mettre au service des autres. C'est Yves, &#226;g&#233; de 16 ans, qui apr&#232;s une tentative de suicide vient passer quelques jours chez lui, juste le temps d'arriver &#224; convaincre ses parents de r&#233;investir leur enfant. C'est Miloud petit dealer qui fait la demande &#224; son juge d'&#234;tre re&#231;u &#224; la ferme de l'apiculteur, et qui va se transformer au cours des mois. C'est encore Daniel, p&#232;re d'une petite-fille qui t&#233;l&#233;phone un soir pour confier la terrible violence qu'il reproduit sur sa famille apr&#232;s l'avoir lui-m&#234;me subie de son p&#232;re. Ou encore cette jeune fille qui appelle en pleine nuit et qui parle pendant une heure. Tim Gu&#233;nard l'interrompt tout de go &#171; &#192; quelle heure arrive ton train ? &#187; &#171; Je me suis sentie soudain attendue quelque part. Cela m'a enlev&#233; l'id&#233;e de me suicider &#187;, expliquera-t-elle quelques mois plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;ducateurs, Tim Gu&#233;nard en conna&#238;t qui se mettent en quatre pour accompagner les jeunes bless&#233;s par la vie. Mais il ne comprend pas ces &#233;tablissements o&#249; les changements d'&#233;ducateurs sont fr&#233;quents pour &#233;viter que ne s'&#233;tablissent des liens affectifs. &#171; Pourquoi les enfants bless&#233;s n'auraient-ils pas droit d'avoir des rep&#232;res, s'&#233;tonne-t-il, chaque apprivoisement suivi d'un d&#233;part non expliqu&#233; fait souffrir l'enfant, la peur de l'abandon est r&#233;activ&#233;e &#187; (p.179).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Presses de la Renaissance, 2001, (209 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>J'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; que l'on me tue ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/J-aurais-prefere-que-l-on-me-tue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/J-aurais-prefere-que-l-on-me-tue</guid>
		<dc:date>2002-07-10T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>629</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout bascule un soir de d&#233;cembre 1980 : Jo&#235;l le pr&#233;dateur, celui qu'aucune bagarre n'effraie, commet l'agression de trop. Il tue &#224; coup de couteau. La peine de mort disparaissant peu de temps apr&#232;s, il est condamn&#233; &#224; la perp&#233;tuit&#233;. Et c'est l'apprentissage de la prison, celle d'il y a 20 ans, quand le d&#233;tenu n'&#233;tait rien face aux surveillants qu'il ne fallait pas regarder dans les yeux et aux injonctions desquels il fallait r&#233;pondre &#171; Oui, chef ! &#187;, sous peine de passages &#224; tabac. C'est aussi la confrontation (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-629-" rel="tag"&gt;629&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton500-1075d.jpg?1694613758' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout bascule un soir de d&#233;cembre 1980 : Jo&#235;l le pr&#233;dateur, celui qu'aucune bagarre n'effraie, commet l'agression de trop. Il tue &#224; coup de couteau. La peine de mort disparaissant peu de temps apr&#232;s, il est condamn&#233; &#224; la perp&#233;tuit&#233;. Et c'est l'apprentissage de la prison, celle d'il y a 20 ans, quand le d&#233;tenu n'&#233;tait rien face aux surveillants qu'il ne fallait pas regarder dans les yeux et aux injonctions desquels il fallait r&#233;pondre &#171; Oui, chef ! &#187;, sous peine de passages &#224; tabac. C'est aussi la confrontation aux cod&#233;tenus, dont certains sont tellement d&#233;molis qu'ils tentent d'&#233;chapper &#224; leur propre douleur en faisant souffrir leurs semblables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, c'est l'arbitraire permanent qui fait du prisonnier le jouet de l'administration : l'&#233;loignement familial, les conditionnelles attribu&#233;es au compte-gouttes, l'absence de moyens de d&#233;fense face au pr&#233;toire (le tribunal interne), les abus et le racisme de certains gardiens, l'infantilisation. &#171; Ma peine &#8211; &#171; perpete ! &#187; &#8212; attire tous les regards. Chacun raisonne, sp&#233;cule, ergote sur ma capacit&#233; &#224; r&#233;sister. Les d&#233;tenus sont plut&#244;t compatissants. Les matons, en dehors de leur indiff&#233;rence maladive, appuient l&#224; o&#249; &#231;a fait mal : &#171; reste tranquille, le temps est encore long ? tr&#232;s long ! &#187; (p.90). Un seul espoir auquel se raccrocher : la commutation de la peine en 20 ann&#233;es de prison. Elle peut l'&#234;tre &#224; date d'&#233;crou (englobant donc la peine d&#233;j&#224; accomplie) ou &#224; date de d&#233;cret (qui additionne les 20 ans &#224; la peine d&#233;j&#224; accomplie). Tout d&#233;pend de l'&#226;ge et du comportement g&#233;n&#233;ral du d&#233;tenu, de l'avis du service social et des psychiatres, du crime commis et son impact sur l'opinion publique, de la volont&#233; et des preuves de r&#233;insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1991, apr&#232;s plusieurs tentatives, la peine de Jo&#235;l Troussier est enfin commu&#233;e, mais &#224; date de d&#233;cret : sortie programm&#233;e, en 2011 ! &#171; &#194;g&#233; de 22 ans &#224; mon entr&#233;e, il me faudra attendre la nuit de mes 53 ans pour esp&#233;rer revoir la lumi&#232;re. Pourquoi ne m'ont-ils pas tu&#233; ? &#187; (p.167). Reste la conditionnelle. Jo&#235;l Troussier propose &#224; la mairie de Villeurbanne de servir de contre-exemple &#224; la d&#233;linquance : aider les jeunes &#224; ne pas chuter. Ajournement de la d&#233;cision puis rejet. Permission exceptionnelle pour rencontrer les partenaires. Ce n'est pas rien de recruter un taulard condamn&#233; &#224; perp&#233;tuit&#233; ! Et puis, le 25 juin 1999 : c'est le bout du tunnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, Jo&#235;l Troussier travaille comme &#233;ducateur sportif. Il est confront&#233; &#224; ces jeunes qui provoquent, intimident et testent pour d&#233;stabiliser l'adulte et le faire craquer. Il lui est m&#234;me arriv&#233; de s'entendre demander ce qu'il connaissait de la prison pour donner ainsi des le&#231;ons. &#171; Je ne d&#233;nonce pas la soci&#233;t&#233; qui nous rejette. Je ne critique pas la justice et son bras arm&#233;, soucieux de veiller &#224; l'ordre public [?] J'accuse la hi&#233;rarchie administrative d'avoir des passe-droits pour cogner, pour annihiler la volont&#233; de s'en sortir &#187; (p.176).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Presse de la Renaissance, 2002, (276 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
