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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Les r&#233;seaux d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs</title>
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&lt;p&gt;La formule est un peu obscure pour d&#233;signer une id&#233;e tr&#232;s simple : chacun de nous sait quelque chose et nous pouvons tous &#233;changer. Il suffisait de penser &#224; organiser des rencontres. C'est fait et &#231;a ne demande qu'&#224; se multiplier. Explications. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un truc pour troquer les connaissances &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, tout part d'une r&#233;union regroupant une quarantaine d'habitants d'un quartier un peu isol&#233; du centre ville. Le tissu associatif qui y est tr&#232;s dense a facilit&#233; l'organisation de la rencontre. C'est l'assistante (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La formule est un peu obscure pour d&#233;signer une id&#233;e tr&#232;s simple : chacun de nous sait quelque chose et nous pouvons tous &#233;changer. Il suffisait de penser &#224; organiser des rencontres. C'est fait et &#231;a ne demande qu'&#224; se multiplier. Explications.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un truc pour troquer les connaissances&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, tout part d'une r&#233;union regroupant une quarantaine d'habitants d'un quartier un peu isol&#233; du centre ville. Le tissu associatif qui y est tr&#232;s dense a facilit&#233; l'organisation de la rencontre. C'est l'assistante sociale de secteur qui est charg&#233;e d'animer les d&#233;bats. Elle commence par pr&#233;senter rapidement le syst&#232;me et c&#232;de tr&#232;s vite la parole &#224; un monsieur qui a emm&#233;nag&#233; depuis peu, et qui a d&#233;j&#224; v&#233;cu cette exp&#233;rience, l&#224; o&#249; il habitait auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assistante sociale invite les participants &#224; s'exprimer sur les besoins qu'ils ont et aussi sur ce qu'ils peuvent offrir. Elle fait ensuite le point sur les ressources : temps, &#233;nergie, disponibilit&#233; que chacun peut consacrer. Puis, est abord&#233; le mode d'organisation qui pourrait &#234;tre mis en place. Un grand tableau a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; : sur la colonne de gauche, elle commence &#224; inscrire la liste de ce qui est offert, sur la colonne de droite, la liste de ce qui est propos&#233;. Christian, avant d'&#234;tre au ch&#244;mage, &#233;tait r&#233;parateur de t&#233;l&#233;vision, il se propose de regarder de plus pr&#232;s les appareils qui tomberaient en panne, pour v&#233;rifier si une petite r&#233;paration est suffisante ou s'il vaut mieux s'adresser &#224; un professionnel. Fatima est r&#233;put&#233;e pour &#234;tre une excellente cuisini&#232;re : &#224; qui veut, elle peut apprendre les recettes de son pays. Youssouf aimerait bien trouver un ordinateur sur lequel il pourrait saisir ses curriculum vitae.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a les cours particuliers en maths ou en fran&#231;ais que certaines familles aimeraient donner &#224; leurs enfants. Violette, elle, propose une initiation au yoga qu'elle pratique depuis 15 ans. Pour une premi&#232;re r&#233;union, c'est d&#233;j&#224; pas mal. Quelqu'un propose qu'une salle du centre social serve de lieu de rencontre et d'affichage de ces propositions : il faudra en faire la demande &#224; la directrice. Un &lt;i&gt;r&#233;seau d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs&lt;/i&gt; vient d'&#234;tre cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Naissance d'un concept&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'en faut, parfois, pas beaucoup, pour que naisse une id&#233;e g&#233;niale. Les circonstances qui sont &#224; l'origine des &lt;i&gt;r&#233;seaux d'&#233;change r&#233;ciproques de savoirs&lt;/i&gt;, en sont une tr&#232;s bonne illustration. Ainsi, &#224; Orly, en 1971, Claire H&#233;ber-Suffrin, institutrice, accompagne sa classe &#224; la neige. Souhaitant faire d&#233;couvrir le tissu &#233;conomique du lieu qui les accueille, elle envoie ses &#233;l&#232;ves &#224; la d&#233;couverte des principaux acteurs du village. Un groupe revient et annonce qu'un fermier leur a propos&#233; de venir traire les vaches, le lendemain &#224; 4 heures du matin ! Aussit&#244;t dit, aussit&#244;t fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re exp&#233;rience est suivie d'une autre aupr&#232;s d'un menuisier, puis encore de personnes &#226;g&#233;es qui acceptent de raconter aux enfants des contes traditionnels du pays... Le s&#233;jour se termine. &#192; peine rentr&#233;e, dans sa commune, l'institutrice sollicite l'ouvrier de la chaufferie de la cit&#233; HLM voisine pour lui demander de faire visiter son outil de travail &#224; ses &#233;l&#232;ves. Rendez-vous est pris : il les re&#231;oit chaleureusement et leur explique le fonctionnement de la machinerie. Claire H&#233;ber-Suffrin venait d'inventer le concept d'&#233;change de savoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la base, il y a une grande humilit&#233; face au savoir : &lt;i&gt;&#171; Je ne sais pas&lt;/i&gt;, explique-t-elle, alors, &#224; l'enfant qui l'interroge sur une question d&#233;passant ses comp&#233;tences, &lt;i&gt;mais il y a des personnes qui connaissent ce domaine, on va chercher &#224; les contacter pour qu'elles puissent nous enseigner elles-m&#234;mes l'objet de notre question. &#187;&lt;/i&gt; Le r&#233;seau se d&#233;veloppe au sein de l'&#233;ducation nationale, mais d&#233;borde tr&#232;s vite le cadre de la seule classe et s'ouvre sur le quartier, la biblioth&#232;que, le caf&#233; du coin, les commer&#231;ants, les travailleurs sociaux... Cette initiative laissant appara&#238;tre une multitude d'implications, le mari de l'institutrice, conseiller &#224; la ville d'Evry, impulse une commission extra-municipale pour r&#233;fl&#233;chir &#224; l'extension de cette id&#233;e &#224; l'&#233;chelle de toute une commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est de permettre &#224; chacun de d&#233;couvrir le potentiel qu'il a en lui-m&#234;me et dans ses r&#233;seaux sociaux, ce qu'il faut pour commencer &#224; essayer de r&#233;soudre ses probl&#232;mes, mieux participer &#224; la vie collective et mieux vivre ensemble. Le travail de la commission d&#233;bouche tr&#232;s vite sur la cr&#233;ation d'un r&#233;seau. Celui-ci compte au d&#233;but des ann&#233;es 80, une vingtaine de personnes. Il y en a aujourd'hui pr&#232;s de deux mille !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est bient&#244;t reprise un peu partout, en France, mais aussi dans le monde entier : il existe environ 600 r&#233;seaux, qui concernent environ 100 000 personnes. Ce d&#233;veloppement s'est fait &#224; partir de relations de proximit&#233; g&#233;ographique ou d'int&#233;r&#234;t (on en parle &#224; un coll&#232;gue, un ami qu'on conna&#238;t dans une autre r&#233;gion), mais aussi par le biais des m&#233;dias et des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement des &lt;i&gt;r&#233;seaux d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour mutualiser les exp&#233;riences qui se sont ainsi d&#233;velopp&#233;es. Pour autant, les modalit&#233;s d'organisation et de fonctionnement ne sont pas codifi&#233;es d'une mani&#232;re rigide et &#233;troite. Elles peuvent &#233;voluer d'un endroit &#224; un autre, et m&#234;me d'un moment &#224; un autre &#224; l'int&#233;rieur de la m&#234;me structure. Les r&#233;seaux, comme tout syst&#232;me vivant, peuvent parfois s'arr&#234;ter. Le plus souvent, c'est par manque de moyens, car on ne peut s'appuyer &#233;ternellement sur la seule &#233;nergie des b&#233;n&#233;voles. Ce qui ne l'emp&#234;che nullement de repartir quelques ann&#233;es plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment &#231;a fonctionne ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre le mode de fonctionnement des &lt;i&gt;r&#233;seaux d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs&lt;/i&gt;, il faut &#233;voquer les trois principes de base : chacun sait quelque chose, tout le monde peut donc s'&#233;changer &#224; partir de ce qu'il peut offrir et doit pour cela entrer en relation avec l'autre. Toute personne poss&#232;de un savoir ou un savoir-faire : c'est l&#224; une id&#233;e essentielle qui permet d'identifier l'individu comme avant tout possesseur de richesses. Des personnes qui ont v&#233;cu l'&#233;chec ou l'exclusion ont parfois vu les ressorts de leur dynamisme tellement malmen&#233;s qu'ils peuvent se penser quasi exclusivement dans le n&#233;gatif et ne reconna&#238;tre que leur incomp&#233;tence et leur manque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il y a n&#233;cessairement chez chacun une part de capacit&#233;s. Il faut parfois du temps et des t&#226;tonnements, il est &#233;ventuellement n&#233;cessaire de proc&#233;der par essais et erreurs, mais au final il est toujours possible de d&#233;terminer des comp&#233;tences. Cela implique de positiver la personne et de consid&#233;rer les points faibles comme autant de besoins qu'il s'agit de combler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me principe essentiel, celui de la r&#233;ciprocit&#233;. Il n'est plus question de respecter la division du travail qui placerait les uns dans une position de plut&#244;t recevoir et d'&#234;tre aid&#233;, et les autres dans celles de donner et d'aider. Au sein des r&#233;seaux, personne n'est seulement celui qui offre ou celui qui demande, celui qui apprend ou celui qui transmet, celui qui v&#233;rifie ou celui qui applique, celui qui initie ou celui qui assiste. L'&#233;change de savoirs implique qu'on soit tour &#224; tour &#224; chacune de ces places, puisqu'on est &#224; la fois consommateur et pourvoyeur de ressources. Offrir incite l'autre &#224; demander et demander porte l'autre &#224; offrir. Cela signifie que la valeur des diff&#233;rents savoirs propos&#233;s est consid&#233;r&#233;e sur un pied d'&#233;galit&#233; : il n'est pas &#233;tabli de hi&#233;rarchie entre les diff&#233;rentes offres et les diff&#233;rents souhaits. Ce qui compte, ce n'est pas la valeur marchande de ce qui est propos&#233;, mais le fait que cela corresponde &#224; un besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes qui s'investissent dans cette d&#233;marche sont souvent &#233;tonn&#233;es que ce qu'elle pouvait proposer ait eu autant de succ&#232;s ! Pour &#233;changer, encore faut-il entrer en relation avec l'autre : les r&#233;seaux constituent un formidable facteur de lien social, &#224; partir justement de ce qui constitue le troisi&#232;me principe : celui de la m&#233;diation. Ce qui se joue alors, rel&#232;ve de la n&#233;gociation : chacun va parler de ce qu'il offre ou de ce qu'il attend, accepter ou non de modifier ses propositions pour permettre que l'&#233;change de savoirs ait effectivement lieu. Chacun doit se sentir libre d'accepter ou non. La convivialit&#233; n'est pas obligatoire : si on est l&#224; pour apprendre, on n'est pas oblig&#233; de s'aimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, la relation qui s'&#233;tablit permet de se reconna&#238;tre (et de reconna&#238;tre l'autre) comme diff&#233;rent. Elle permet d'&#233;tablir un pont qui facilite les rencontres. L'&#233;change n'est d'ailleurs pas conditionn&#233; par l'obligation d'en attendre toutes et tous les m&#234;mes avantages. Progression de la tol&#233;rance, connaissance d'autres cultures, perspective d'insertion, d&#233;veloppement de la convivialit&#233;, accomplissement d'une d&#233;marche d'apprentissage, ciment d'une forme de citoyennet&#233; ou formidable outil de travail social, chacun vient y chercher ce qu'il d&#233;sire sans que ces multiples projections n'entrent en contradiction les unes par rapport aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;seaux et travail social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Transmettre son savoir constitue un fantastique moyen de valorisation et d'utilit&#233; sociale qui permet de sortir l'individu de l'isolement et de l'exclusion et de le restaurer dans sa dignit&#233; et son identit&#233;. Ce qui compte finalement le plus, et qui est non-mesurable et non-quantifiable, c'est la r&#233;habilitation de l'image de soi et c'est le changement dans le rapport &#224; l'apprentissage...&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est gu&#232;re &#233;tonnant que cette pratique ait eu tr&#232;s rapidement les faveurs des travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si elle est intervenue &#224; un moment o&#249; les professionnels s'&#233;taient engag&#233;s dans une dynamique favorisant l'autonomie des usagers et l'&#233;mergence de leurs potentialit&#233;s, elle a n&#233;anmoins provoqu&#233; l'interpellation d'un certain nombre d'approches traditionnelles. Il y a d'abord cette multiplication des propositions, des occasions, des provo-cations, des incitations &#224; la transmission de savoirs, faite en dehors de toute hi&#233;rarchie install&#233;e et fig&#233;e : imaginez-vous un tel fourmillement, sans contr&#244;le ni demande d'autorisation qui ne cadre pas toujours avec la dimension institutionnelle ! Il y a ensuite cette r&#233;ciprocit&#233; &#233;tablie dans la relation entre l'aidant et l'aid&#233; qui ne rel&#232;ve pas vrai-ment des habitudes du travail social : faut-il dor&#233;navant consid&#233;rer l'usager comme un coll&#232;gue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut encore &#233;voquer la d&#233;marche du professionnel visant &#224; l'insertion qui revient si souvent &#224; consid&#233;rer l'autre comme objet de l'action engag&#233;e, alors que le r&#233;seau en pla&#231;ant la personne en situation de s'approprier par elle-m&#234;me les moyens de ses comp&#233;tences, la consid&#232;re comme sujet. Il y a aussi cette volont&#233; de vouloir changer l'autre qui constitue une tentative de prise de pouvoir sur celui-ci, alors que savoir qu'on peut arriver &#224; savoir sans d&#233;pendre pour cela de l'autre, c'est aussi &#233;chapper &#224; son pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, cette mise &#224; distance et ce refus de l'affectif qui constituent la base de la professionnalit&#233; dans les m&#233;tiers du social et qui semblent faire bien mauvais m&#233;nage avec la parit&#233; et l'&#233;galit&#233; pr&#244;n&#233;es par les r&#233;seaux. Ce sont l&#224; des contradictions qui ont permis de dynamiser l'intervention sociale, obligeant celles et ceux qui y &#233;taient confront&#233;s &#224; s'interroger sur leurs modalit&#233;s d'intervention et sur leurs attitudes quotidiennes, contribuant, insensiblement mais s&#251;rement &#224; faire progresser les pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous avions, au final, &#224; d&#233;finir ce qu'ont apport&#233; les r&#233;seaux, il suffirait peut-&#234;tre de donner le dernier mot &#224; Claire H&#233;ber-Suffrin : &lt;i&gt;&#171; Les gens qui se red&#233;couvrent capables et surtout capables d'apprendre, qui se r&#233;assurent et qui retrouvent suffisamment d'estime de soi arrivent &#224; mieux se r&#233;aliser. On dit souvent dans le r&#233;seau que chacun sait quelque chose, mais on dit tout autant que chacun est ignorant. Un syst&#232;me o&#249; l'ignorance n'est pas une honte mais une occasion d'apprendre cela d&#233;dramatise beaucoup les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela donne une autonomie de pens&#233;e dans le rapport &#224; soi-m&#234;me. On n'est plus enferm&#233; dans l'image que les autres vous ont donn&#233;e de vous-m&#234;me. C'est l&#224; le r&#233;sultat le plus constat&#233;, v&#233;rifi&#233;, &#233;valu&#233;. M&#234;me si on ne sait pas toujours bien mesurer tous les effets que &#231;a a dans la vie des gens. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;changeons nos savoirs ! Syros, 2001 (192 p. ; 15 &#8364;)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; S'il n'y avait qu'un m&#233;rite &#224; retenir pour ces r&#233;seaux, celui d'avoir su projeter des comp&#233;tences, de la r&#233;ussite et du positif sur des populations traditionnellement stigmatis&#233;es, cela constituerait, convenons-en, une extraordinaire r&#233;ussite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#201;changeons nos savoirs ! Syros&lt;/i&gt;, 2001 (192 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Histoire d'un r&#233;seau de savoirs entre enfants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Histoire-d-un-reseau-de-savoirs-entre-enfants</link>
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		<dc:subject>P&#233;dagogie</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#192; Belleville, on apprend des choses. Un peu comme &#224; l'&#233;cole, sauf que les &#233;l&#232;ves et les profs ont entre 6 et 12 ans. Les petits gar&#231;ons et les petites filles prennent chacun conscience de leurs aptitudes. Partager les connaissances avec d'autres leur donne le d&#233;sir de les d&#233;velopper et la curiosit&#233; d'en construire d'autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233; en 1990 dans un quartier du nord-est parisien &lt;br class='autobr' /&gt;
Printemps sur Belleville. Elodie, 9 ans, arrive la premi&#232;re pour parler de son exp&#233;rience dans le r&#233;seau d'&#233;changes r&#233;ciproques de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pedagogie" rel="tag"&gt;P&#233;dagogie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mediation-41" rel="tag"&gt;M&#233;diation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-626-" rel="tag"&gt;626&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relations" rel="tag"&gt;Relations&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Belleville, on apprend des choses. Un peu comme &#224; l'&#233;cole, sauf que les &#233;l&#232;ves et les profs ont entre 6 et 12 ans. Les petits gar&#231;ons et les petites filles prennent chacun conscience de leurs aptitudes. Partager les connaissances avec d'autres leur donne le d&#233;sir de les d&#233;velopper et la curiosit&#233; d'en construire d'autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cr&#233;&#233; en 1990 dans un quartier du nord-est parisien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Printemps sur Belleville. Elodie, 9 ans, arrive la premi&#232;re pour parler de son exp&#233;rience dans le r&#233;seau d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs d'enfants. Ses cheveux sont s&#233;par&#233;s par de petites m&#232;ches tress&#233;es serr&#233;es et retenues par un chouchou jaune p&#233;tant. P&#233;tillante et volubile, elle raconte le d&#233;roulement d'un &#233;change en cuisine. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, un enfant &#8211; souvent une fille &#8211; propose une recette et nous la lit. Nous listons les ingr&#233;dients n&#233;cessaires et allons faire les courses tous ensemble. Nous &#233;tudions les prix et l'animatrice r&#232;gle les achats &#224; la caisse. Ensuite la fille nous apprend &#224; cuisiner le plat &#8211; une omelette par exemple &#8211; et nous le d&#233;gustons &#187;&lt;/i&gt; explique Ljudmila Pammer, l'animatrice p&#233;dagogique du r&#233;seau. Pendant l'atelier un enfant sert d'observateur. Il note comment se d&#233;roule l'&#233;change, si les r&#232;gles sont respect&#233;es ou pas. &#192; la fin de la s&#233;ance il lit ce qu'il a &#233;crit. &lt;i&gt;&#171; Cela d&#233;veloppe leur sens de l'observation &#187;&lt;/i&gt; ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;seau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;seau d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs de Belleville - Th&#233;&#226;tre de (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1990 dans le bas de Belleville, un quartier du nord-est parisien, populaire et riche d'un tissu associatif dense, dynamique et souvent inventif. Marqu&#233; par l'histoire de la Commune, du mouvement ouvrier, le quartier jouit d'une multiculturalit&#233; souvent fi&#232;rement revendiqu&#233;e par les habitants. Dense et class&#233; en d&#233;veloppement social urbain (DSU), il provoque aussi souvent un sentiment d'ins&#233;curit&#233; et de violence. &lt;i&gt;&#171; Les enfants vivent parfois dans un climat d'agressivit&#233; latente qui joue par impr&#233;gnation sur leur comportement et s'exprime par de l'anxi&#233;t&#233; ou de l'agressivit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, constate l'animatrice. Certains parents h&#233;sitent &#224; inscrire leur enfant au r&#233;seau car des sc&#232;nes de violence entre jeunes adultes ont eu lieu dans le centre social qui l'accueille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les enfants d'abord&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une r&#232;gle de base r&#233;git le r&#233;seau : ce sont les enfants qui agissent. Celui qui offre un savoir g&#232;re l'atelier et veille &#224; ce que tout le monde comprenne. Il intervient si un enfant se moque d'un autre qui &#233;prouve des difficult&#233;s de compr&#233;hension. &lt;i&gt;&#171; Si l'offreur explique mal, nous le lui signalons &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Elodie. &#192; la fin de l'atelier, les enfants d&#233;composent tous les petits savoirs appris lors de l'atelier (casser un &#339;uf, se servir d'un &#233;pluche patate...). L'animatrice valorise ce qui a &#233;t&#233; accompli et favorise les f&#233;licitations entre les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; les copines d'Elodie : Fanie et Dieynabou, 7 ans, Dialla, 9 ans. Dialla explique d'embl&#233;e la diff&#233;rence entre les r&#233;seaux et l'&#233;cole. &lt;i&gt;&#171; Ici nous choisissons les activit&#233;s et les choses que nous d&#233;sirons apprendre. &#192; l'&#233;cole, le directeur est tr&#232;s s&#233;v&#232;re. En cas de retard, nous devons imm&#233;diatement sortir le carnet de correspondance. Ici, il suffit de dire&lt;/i&gt; &#171; Je suis d&#233;sol&#233;e &#187;.&lt;i&gt; Mais en cas de b&#234;tises graves, l'animatrice pr&#233;vient nos parents &#187;&lt;/i&gt;. Fanie aime les spectacles r&#233;alis&#233;s en atelier th&#233;&#226;tre &lt;i&gt;&#171; Kil&#233;dou en clown et Lalia en graine &#233;taient tr&#232;s rigolotes &#187;&lt;/i&gt;. Dialla a appris &#224; faire des scoubidous avec Kiladou &lt;i&gt;&#171; J'aime bien, ils ont de belles couleurs &#187;&lt;/i&gt;. Elodie confirme : &lt;i&gt;&#171; De plus, tirer sur les fils fait du bien aux doigts &#187;&lt;/i&gt;. Dialla et Kil&#233;dou ont propos&#233; leur savoir-faire dans la confection de hamburgers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieynabou raconte timidement que Kil&#233;dou lui a enseign&#233; l'art du g&#226;teau au chocolat. Pour sa part, elle propose d'enseigner celui du pop corn. &lt;i&gt;&#171; Beaucoup d'&#233;changes sont propos&#233;s en cuisine &#187;&lt;/i&gt;, explique l'animatrice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les petites filles doivent filer. Elles rejoignent Myriam Villefroy, animatrice de l'association Le chant des chapeaux, qui travaille en partenariat avec le r&#233;seau. Elle pr&#233;pare avec les enfants du centre social une parade &#224; l'occasion de l'op&#233;ration &lt;i&gt;&#171; 48 heures contre le sida &#187;&lt;/i&gt;. Avant de pr&#233;parer la parade, les enfants sont all&#233;s dans une association de lutte contre le sida avec Le chant des chapeaux s'informer sur la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau travaille aussi avec Belleville insolite, une association de jeunes qui proposent des visites de quartier et la rencontre de personnes ressources : architectes, urbanistes, historiens... Jean-Pierre Delay, instituteur, pr&#233;side l'association et coordonne les r&#233;seaux d'enfants et d'adultes de Belleville. &lt;i&gt;&#171; Nous touchons beaucoup d'enfants en &#233;chec scolaire. Il est tr&#232;s important pour eux d'avoir acc&#232;s au savoir par un autre biais que l'&#233;cole. Cela le d&#233;dramatise. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau fonctionne les mercredis et samedis apr&#232;s midi et durant les vacances scolaires. Les sorties propos&#233;es ont toujours un rapport avec l'&#233;change. Si les enfants vont &#224; la patinoire, l'animatrice leur proposera de former des duos : un enfant qui sait patiner avec un enfant qui d&#233;sire apprendre. Lors des sorties culturelles, les enfants rencontrent des personnes qui leur parlent de leur m&#233;tier : un ma&#238;tre verrier, un guitariste, un architecte... L'atelier d'expression th&#233;&#226;trale tient particuli&#232;rement &#224; c&#339;ur &#224; Jean-Pierre Delay. Il rassemble les comp&#233;tences de chaque enfant au service d'un projet collectif : une repr&#233;sentation en fin d'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'atelier, les jeux d'expression tournent autour du rapport des enfants &#224; l'&#233;change de savoirs. Comme dans cette histoire o&#249; un clown et un jardinier se battent &#224; propos d'une petite graine que chacun veut garder pour lui. Apr&#232;s moultes disputes, la graine leur conseille de mettre en commun leurs savoirs pour lui permettre de grandir et devenir une fleur. Les enfants se construisent &#224; travers l'&#233;coute, le plaisir de la collaboration, la confiance en soi et en l'autre. &lt;i&gt;&#171; Ils apprennent &#224; d&#233;passer leur timidit&#233; mais aussi la rivalit&#233;. Un long travail &#187;&lt;/i&gt;, sourit le pr&#233;sident. La notion force des r&#233;seaux r&#233;side dans l'objectif de la r&#233;ciprocit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Cependant, si au bout de six mois un enfant de six ans n'a encore rien propos&#233;, nous ne consid&#233;rons pas cela comme un &#233;chec. Il lui faut parfois beaucoup plus de temps &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;dagogie des r&#233;seaux s'inspire &#224; 90% de celle de Freinet, fond&#233;e notamment sur l'exp&#233;rience concr&#232;te. De nombreuses &#233;coles ont int&#233;gr&#233; sa d&#233;marche dans leur projet p&#233;dagogique. &lt;i&gt;&#171; Nous r&#233;fl&#233;chissons avec les enfants &#224; la mani&#232;re d'apprendre qu'ils privil&#233;gient : r&#233;flexion, action ou &#233;coute &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Pierre Delay. La d&#233;marche des r&#233;seaux int&#233;resse aussi des chercheurs en sciences de l'&#233;ducation qui envisagent de l'int&#233;grer dans la formation des professeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif ? Prendre en consid&#233;ration les comp&#233;tences de chaque &#233;l&#232;ve prof et l'int&#233;r&#234;t de leur mutualisation, favoriser un esprit de coop&#233;ration qu'ils transmettront aux enfants. Les premiers r&#233;seaux ont d'ailleurs vu le jour dans les &#233;coles avant que le champ social ne les adopte. &lt;i&gt;&#171; Plus l'enfant avance dans le cycle scolaire, plus il va vers la comp&#233;tition, vers l'adaptation syst&#233;matique au niveau. Dans le r&#233;seau, nous partons de la situation r&#233;elle de l'enfant par rapport au savoir plut&#244;t que de la comp&#233;tence requise par l'institution scolaire dans sa classe d'&#226;ge. Nous valorisons ses comp&#233;tences plut&#244;t que de le r&#233;duire &#224; ses difficult&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de cette reconnaissance, l'enfant jusque-l&#224; &#233;tiquet&#233; &#171; en difficult&#233; &#187;, devient capable de s'accepter lui-m&#234;me, de prendre conscience de ses aptitudes et de ses savoirs. Les partager avec d'autres l'encourage, lui donne le d&#233;sir de les d&#233;velopper et la curiosit&#233; d'en construire d'autres, que ses blocages lui rendaient auparavant inaccessibles a priori. Durant ses dix premi&#232;res ann&#233;es d'existence, le r&#233;seau a beaucoup travaill&#233; avec les &#233;coles du quartier lors des activit&#233;s p&#233;riscolaires. Par manque de moyens humains, cette collaboration a &#233;t&#233; provisoirement suspendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui l'association aimerait pouvoir la reprendre mais aussi d&#233;velopper un &#233;change entre les personnes du troisi&#232;me &#226;ge et les enfants. , &lt;i&gt;&#171; Les personnes &#226;g&#233;es sont d&#233;positaires d'une histoire. Ces rencontres donneraient des points de rep&#232;re, un enracinement aux enfants &#187;&lt;/i&gt;. Rep&#232;res sur les m&#233;tiers, l'&#233;volution du quartier, son histoire. &lt;i&gt;&#171; Une personne tr&#232;s &#226;g&#233;e a parl&#233; aux enfants de la r&#233;pression &#224; Belleville au moment de la Commune. Sa grand-m&#232;re lui avait racont&#233; l'histoire lorsqu'elle &#233;tait enfant &#187;&lt;/i&gt;. Les enfants du r&#233;seau sont souvent issus de l'immigration, coup&#233;s de leurs grands-parents et de leurs racines. Ils manquent de r&#233;f&#233;rences culturelles et historiques tant fran&#231;aises que du pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impliquer les parents dans les activit&#233;s du r&#233;seau s'av&#232;re difficile : &lt;i&gt;&#171; Ils ne s'int&#233;ressent pas forc&#233;ment &#224; la d&#233;marche de l'association. Ils consid&#232;rent qu'il s'agit d'une activit&#233; comme une autre &#187;&lt;/i&gt;, regrette l'animatrice. Les parents se mobilisent autour d'activit&#233;s simples, comme l'accompagnement lors des sorties &#224; la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les inciter &#224; participer davantage, le r&#233;seau organise des f&#234;tes et des spectacles qui valorisent les enfants au sein de leur famille. Elles peuvent appr&#233;cier les comp&#233;tences de l'enfant et sa capacit&#233; d'initiative. Au niveau financier, tout n'est pas rose au r&#233;seau de Belleville. &lt;i&gt;&#171; Il fonctionne dans la pr&#233;carit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, regrette le pr&#233;sident. Une pr&#233;carit&#233; incompatible avec les demandes potentielles des structures d'action sociale et celles de l'&#233;ducation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions de l'association sont financ&#233;es dans le cadre de la Politique de la ville et par le Fond d'action et de soutien pour l'int&#233;gration et la lutte contre les discriminations (FASDIL). Elle b&#233;n&#233;ficie d'un agr&#233;ment jeunesse et sport. &lt;i&gt;&#171; Il s'agit de petites subventions indispensables certes mais insuffisantes pour la cr&#233;ation de nouveaux postes salari&#233;s, la location de nouveaux locaux et de bon fonctionnement administratif &#187;&lt;/i&gt;. Pourquoi une telle fragilit&#233; financi&#232;re ? &lt;i&gt;&#171; La ville est d&#233;bord&#233;e de sollicitations. Cependant, notre demande de locaux permanents est &#224; l'&#233;tude, nous avons bon espoir &#187;.&lt;/i&gt; Revoil&#224; Elodie, ravie de la pr&#233;paration du spectacle contre le sida dans lequel elle sera &lt;i&gt;&#171; habill&#233;e en globule blanc &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;seau d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs de Belleville - Th&#233;&#226;tre de l'Epouvantail, 6 rue de la Folie M&#233;ricourt - 75011 Paris. T&#233;l. 01 42 23 54 47 (permanences les mercredis et vendredis de 16h &#224; 19h).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'&#233;ducation sans violence</title>
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		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>626</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si la maltraitance des enfants est devenue r&#233;cemment un sujet de pr&#233;occupation du monde des adultes, la violence &#233;ducative reste largement banalis&#233;e. La violence dans la soci&#233;t&#233; a diminu&#233; depuis le XIXe si&#232;cle, pas le nombre de parents qui frappe leurs enfants : en dessous d'un certain seuil, on consid&#232;re ces comportements comme relevant de la normalit&#233;. Or, de telles attitudes ne sont pas anodines : la lib&#233;ration des hormones de stress provoque la diminution des capacit&#233;s &#224; &#234;tre empathique et la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si la maltraitance des enfants est devenue r&#233;cemment un sujet de pr&#233;occupation du monde des adultes, la violence &#233;ducative reste largement banalis&#233;e. La violence dans la soci&#233;t&#233; a diminu&#233; depuis le XIXe si&#232;cle, pas le nombre de parents qui frappe leurs enfants : en dessous d'un certain seuil, on consid&#232;re ces comportements comme relevant de la normalit&#233;. Or, de telles attitudes ne sont pas anodines : la lib&#233;ration des hormones de stress provoque la diminution des capacit&#233;s &#224; &#234;tre empathique et la perversit&#233; se d&#233;veloppe d'autant plus que l'on convainc l'enfant qu'on le frappe pour son bien. L'une des sources des d&#233;rives violentes, c'est l'imitation par l'enfant de ce que l'adulte lui fait subir. Ce peut &#234;tre aussi les angoisses non g&#233;r&#233;es, non &#233;labor&#233;es. Les parents qui sont d&#233;pass&#233;s sont ceux qui sont d&#233;bord&#233;s par les &#233;motions provoqu&#233;es par l'enfant. Pour mieux faire face &#224; leur enfant, ils se doivent d'identifier leurs propres limites et d'aller chercher l'enfant qu'ils ont &#233;t&#233;, en distinguant entre les sentiments (toujours acceptables) et leurs propres passages &#224; l'acte (qu'ils doivent contr&#244;ler).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.anthea.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ANTHEA&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;7 place aux herbes&lt;br class='manualbr' /&gt;BP 219&lt;br class='manualbr' /&gt;83006 Draguignan Cedex&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 04 94 68 98 48&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;changeons nos savoirs</title>
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		<dc:subject>626</dc:subject>
		<dc:subject>Connaissance</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand on parle d'une innovation aussi cr&#233;atrice que les r&#233;seaux d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs (RERS), mieux vaut s'adresser au bon Dieu qu'&#224; ses Saints. Et l&#224;, nous disposons d'une r&#233;f&#233;rence de qualit&#233; : la fondatrice de ce mouvement qui rappelle tr&#232;s clairement que le concept qui a essaim&#233; depuis une trentaine d'ann&#233;es ne poss&#232;de pas de mod&#232;le, car qui dit mod&#232;le implique un objet &#224; reproduire tel quel selon des r&#232;gles pr&#233;cises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, il n'y a dans les RERS aucun catalogue de solutions toutes faites, mais (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on parle d'une innovation aussi cr&#233;atrice que les r&#233;seaux d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs (RERS), mieux vaut s'adresser au bon Dieu qu'&#224; ses Saints. Et l&#224;, nous disposons d'une r&#233;f&#233;rence de qualit&#233; : la fondatrice de ce mouvement qui rappelle tr&#232;s clairement que le concept qui a essaim&#233; depuis une trentaine d'ann&#233;es ne poss&#232;de pas de mod&#232;le, car qui dit mod&#232;le implique un objet &#224; reproduire tel quel selon des r&#232;gles pr&#233;cises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il n'y a dans les RERS aucun catalogue de solutions toutes faites, mais un certain nombre de r&#233;f&#233;rences dont on peut s'inspirer pour cr&#233;er sa propre d&#233;marche. Et ces r&#233;f&#233;rences peuvent &#234;tre d&#233;clin&#233;es &#224; partir de l'intitul&#233; lui-m&#234;me. Ce sont d'abord des r&#233;seaux. Ceux-ci sont transversaux car ils sont au croisement d'int&#233;r&#234;ts diff&#233;rents et horizontaux car paritaires et non hi&#233;rarchis&#233;s. Ce n'est pas l&#224; un regroupement d'amis, mais des personnes qui s'engagent dans une action commune bas&#233;e sur un respect mutuel. De nombreuses &#233;tudes d&#233;montrent que l'&#233;quilibre de tout individu est directement reli&#233; &#224; l'importance et l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des r&#233;seaux dans lesquels il est impliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ensuite l'&#233;change : les RERS ne constituent pas un rouage de l'&#233;conomie marchande, mais un syst&#232;me de don. Depuis que l'homme est homme nous nous sommes rendu service, les uns les autres, sans que ces services n'entra&#238;nent forc&#233;ment une transaction financi&#232;re. Ensuite, vient la r&#233;ciprocit&#233; : le souci principal est bien l'autre. Or, reconna&#238;tre l'autre comme diff&#233;rent, c'est accepter de relativiser son propre syst&#232;me de valeurs, c'est admettre qu'il puisse y avoir d'autres motivations, d'autres r&#233;f&#233;rences que la sienne. Enfin vient le savoir : issues d'un processus jamais termin&#233; et qui ne peuvent se r&#233;sumer &#224; des objets stock&#233;s, les connaissances, on les poss&#232;de en propre mais elles sont aussi le fruit de l'h&#233;ritage de centaines de g&#233;n&#233;rations. La posture requise ici, n'exclut pas l'ignorance, mais tout au contraire, l'installe et l'autorise comme facteur de stimulation : &#171; Que l'on me donne une erreur f&#233;conde, pleine de graines, pr&#234;te &#224; &#233;clater sous l'effet de ses propres corrections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez garder pour vous, votre st&#233;rile v&#233;rit&#233; &#187; (Vilfr&#233;do Par&#233;to cit&#233; p.72). On est l&#224; dans une approche qui place l'individu non seulement comme acteur, mais aussi comme auteur de son processus d'apprentissage. &#171; La cl&#233;ricature des d&#233;tenteurs patent&#233;s de savoirs est remise en cause par un syst&#232;me dans lequel chacun sait quelque chose et peut le transmettre &#187; (p.155) Formidable outil de lien social, les RERS cultivent l'ambition d'agir comme m&#233;diateur social et offrent l'opportunit&#233; de se rencontrer tout en se signifiant diff&#233;rent, de s'apprivoiser mutuellement, de construire des lieux de n&#233;gociation : proclamer la dignit&#233; de tous, affirmer une &#233;thique du vivre ensemble et la mettre en actes dans un syst&#232;me souple d'organisation sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Syros, 2001, (192 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Partager les savoirs, construire le lien</title>
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&lt;p&gt;Les r&#233;seaux d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs (RERS) d&#233;passent l'horizon de leur seule cr&#233;atrice. C'est plus de 80 contributions qui viennent, dans cet ouvrage, en dresser un tableau haut en concepts et en illustrations. Ce mouvement embrasse une foule d'acteurs qui ont construit des lieux o&#249; chacun peut &#234;tre accueilli, reconnu, respect&#233; et &#233;tay&#233; par la r&#233;ciprocit&#233; des savoirs. Face &#224; une soci&#233;t&#233; qui a beaucoup de mal &#224; penser &#233;galit&#233; et diff&#233;rence, il offre une socialisation alternative &#224; celle propos&#233;e par (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;seaux d'&#233;changes r&#233;ciproques de savoirs (RERS) d&#233;passent l'horizon de leur seule cr&#233;atrice. C'est plus de 80 contributions qui viennent, dans cet ouvrage, en dresser un tableau haut en concepts et en illustrations. Ce mouvement embrasse une foule d'acteurs qui ont construit des lieux o&#249; chacun peut &#234;tre accueilli, reconnu, respect&#233; et &#233;tay&#233; par la r&#233;ciprocit&#233; des savoirs. Face &#224; une soci&#233;t&#233; qui a beaucoup de mal &#224; penser &#233;galit&#233; et diff&#233;rence, il offre une socialisation alternative &#224; celle propos&#233;e par l'&#233;cole ou l'entreprise. &#192; la comp&#233;tition et &#224; la course au meilleur il oppose l'individualisation constructive et l'apprentissage des comp&#233;tences sociales collectives. Entre le &#171; tout pour soi &#187; et l'int&#233;grisme, ce peut &#234;tre l&#224;, la pr&#233;figuration de ce que pourrait devenir notre monde, si seulement l'action engag&#233;e sortait du laboratoire que constituent encore les RERS. &#171; On ne r&#233;soudra aucun des probl&#232;mes de notre soci&#233;t&#233; sans les savoirs, savoir-faire, comp&#233;tences, aspirations, exp&#233;riences et compr&#233;hensions de tous ceux qui sont concern&#233;s &#187; (p.15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;marche est d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre dans nombre d'endroits. Enfants de l'&#233;ducation populaire et des p&#233;dagogies Freinet et institutionnelle, les RERS concernent d'abord l'&#233;cole : au ma&#238;tre explicateur qui affirme &#171; sans mon explication, tu n'y arriveras pas &#187; s'oppose le ma&#238;tre &#233;mancipateur &#171; tu es capable de comprendre, tu vas apprendre &#224; apprendre et &#224; comprendre en cherchant les explications y compris aupr&#232;s des autres &#187;. Et les petits de maternelle de se proposer pour s'apprendre mutuellement &#224; se beurrer leur tartine ou &#224; se lacer leurs chaussures. Et les grands de coll&#232;ge apposant une gommette de couleur diff&#233;rente sur le tableau &#233;non&#231;ant des connaissances qui leur semblent acquises ou non-acquises, se donnant ainsi les moyens alors de solliciter ceux de leurs camarades qui pourraient les aider &#224; progresser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela peut aussi &#234;tre un outil pour les travailleurs sociaux. M&#234;me si les intervenants cherchent &#224; faire fructifier le potentiel de l'usager, ils ne prennent pas toujours les moyens de bien les identifier. Rep&#233;rer les savoirs de l'autre, c'est aussi un apprentissage. Cela passe d'ailleurs aussi par la reconnaissance de ses propres comp&#233;tences et de ses propres manques. Se confronter aux savoirs d'usagers, per&#231;us alors comme des partenaires, permet de percevoir les compl&#233;mentarit&#233;s qu'ils proposent. C'est finalement adopter une position d'accompagnateur-transmetteur visant &#224; l'autonomie de son interlocuteur. Cela se manifeste par exemple dans la d&#233;marche qui, se refusant de r&#233;pondre directement aux demandes, propose des rencontres avec d'autres usagers ayant les comp&#233;tences pour apprendre &#224; apporter ses propres r&#233;ponses. Les RERS constituent un formidable support permettant de se (re)construire une image positive de soi et une relation de confiance &#224; l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2001, (220p. ; 21,34 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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