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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Des malades mentaux citoyens comme tout le monde</title>
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		<dc:subject>625</dc:subject>

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&lt;p&gt;A Caen (Basse-Normandie), l'association Advocacy propose &#224; des usagers de la psychiatrie de vivre comme tout le monde&#8230; Selon Jean Morin, cadre infirmier et secr&#233;taire adjoint de cette m&#234;me association : &#171; La politique prend mieux en compte les droits des usagers &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Advocacy propose aux usagers de la psychiatrie de vivre comme tout un chacun en s'organisant. Est-ce une chose facile &#224; r&#233;aliser ? Bien s&#251;r les usagers de la psychiatrie ne se montent pas en association comme n'importe quel citoyen ! Il (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-625-" rel="tag"&gt;625&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A Caen (Basse-Normandie), l'association Advocacy propose &#224; des usagers de la psychiatrie de vivre comme tout le monde&#8230; Selon Jean Morin, cadre infirmier et secr&#233;taire adjoint de cette m&#234;me association : &#171; La politique prend mieux en compte les droits des usagers &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Advocacy propose aux usagers de la psychiatrie de vivre comme tout un chacun en s'organisant. Est-ce une chose facile &#224; r&#233;aliser ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r les usagers de la psychiatrie ne se montent pas en association comme n'importe quel citoyen ! Il faut les &#233;couter pour prendre la mesure des difficult&#233;s, des r&#233;sistances pratiques et id&#233;ologiques qu'ils rencontrent. Rencontrer un financeur potentiel lorsque l'on est sous tutelle, d&#233;cider de l'attribution de l'argent collectif lorsque l'on est habitu&#233; &#224; g&#233;rer un maigre budget, prendre une place de citoyen quand on ressent la d&#233;valorisation, l'exclusion et la solitude, organiser son travail alors qu'il suffirait de suivre des conseils avis&#233;s&#8230; c'est conqu&#233;rir un autre espace, prendre une place &#224; laquelle les usagers ne sont pas pr&#233;par&#233;s. On a souvent d&#233;nonc&#233; la s&#233;gr&#233;gation mais on m&#233;conna&#238;t a contrario les mal&#233;fices de la d&#233;pendance que l'on fait peser sur eux, les attitudes induites &#224; leur &#233;gard par notre fa&#231;on de penser les soins, que l'on soit un professionnel, un proche ou un intervenant social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des exp&#233;riences associatives actuelles, il ressort partout que l'accompagnement militant doit &#234;tre structur&#233; en association et trouver un soutien des pouvoirs publics pour tenir ses objectifs. Certains groupes d'entraide ont d&#233;j&#224; exist&#233;, des clubs hors les murs dans la lign&#233;e de la psychoth&#233;rapie institutionnelle, comme l'ex-association Trames. Ils se sont &#233;puis&#233;s faute de reconnaissance. Depuis quelques ann&#233;es, gr&#226;ce entre autres &#224; l'engagement de certaines personnalit&#233;s, la politique en sant&#233; mentale tend &#224; mieux prendre en compte les droits des usagers et &#224; promouvoir le &#171; Do it yourself &#187; de nos pr&#233;d&#233;cesseurs anglo-saxons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment cela se passe chez vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Advocacy Basse-Normandie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Advocacy - 5, rue Singer - 14000 Caen. T&#233;l. 08 70 29 48 59' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et Auser (Association des usagers solidaires et r&#233;agissants) ont cr&#233;&#233; un espace convivial citoyen &#224; partir d'une subvention allou&#233;e par la Fondation de France et une autre derni&#232;rement par la Caisse d'&#233;pargne. Chaque lundi une r&#233;union rassemble l'ensemble des participants pour organiser la semaine : sorties, activit&#233;s internes (courrier, infos, caf&#233; rencontres,&#8230;) et externes (informatique, une &#233;mission radio Oser &#234;tre fou sur TSF 98, un film avec l'association Moderniser sans exclure,&#8230;). Vient qui veut, la permanence est assur&#233;e par un ex-patient en CES et un emploi-jeune, mais aussi gr&#226;ce &#224; l'insertion dans le quartier. Mais il ne s'agit pas que d'une alternative aux structures extra-hospitali&#232;res. C'est aussi un lieu o&#249; l'on peut se plaindre, chercher un appui pour faire aboutir une demande, trouver un tiers pour intervenir dans une affaire, s'informer de ses droits et les d&#233;fendre, essayer de prendre part &#224; la vie publique, &#233;conomique et politique. Alors, on voit bien ce qui peut d&#233;ranger et m&#234;me l&#233;gitimement inqui&#233;ter comme une possible augmentation des recours juridiques qui p&#232;seraient n&#233;gativement sur les relations entre partenaires du soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne risquez-vous pas d'une part la &#171; d&#233;rive comportementaliste &#187; &#224; l'am&#233;ricaine, et d'autre part une sur&#233;valuation des capacit&#233;s de vos usagers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;rive &#224; &#171; l'am&#233;ricaine &#187; n'est souhait&#233;e par personne en France. Nous-m&#234;mes faisons surtout de la m&#233;diation-conciliation, dans les affaires de tutelle essentiellement. Mais il y a des risques, au-del&#224; des contre-pouvoirs l&#233;gitimes et n&#233;cessaires, des risques de crispation identitaire, de mise en place de syst&#232;me de protection lourds pour les institutions et surtout sans b&#233;n&#233;fice pour les personnes. On voit d&#233;j&#224; comment le strict respect des textes sur la libert&#233; des patients contribue &#224; l'augmentation des hospitalisations sous contraintes. Mais peut-on y &#233;chapper ? En ce moment, le droit d'acc&#232;s au dossier m&#233;dical focalise les r&#233;flexes de d&#233;fense, stimule la tentation d'&#233;tablir un double dossier. O&#249; serait le b&#233;n&#233;fice pour les usagers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de ceux qui soutiennent les associations d'usagers les d&#233;rives pourraient &#234;tre de cacher ses propres int&#233;r&#234;ts derri&#232;re ceux des patients-usagers, de continuer de mani&#232;re d&#233;guis&#233;e de parler &#224; leur place ou d'id&#233;aliser la folie. Pratiquement, chacun est particuli&#232;rement soucieux d'une possible mise en danger des usagers en les surexposant ou en surestimant leurs possibilit&#233;s. Heureusement, les usagers savent nous dire leurs limites ! Par rapport &#224; ces risques de d&#233;rive, la seule garantie est de faire fonctionner deux associations : l'une rassemblant des b&#233;n&#233;voles divers encadr&#233;s par un comit&#233; scientifique, l'autre associant majoritairement des usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce alors une remise en question d'une psychiatrie plus traditionnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, la psychiatrie traditionnelle est remise en cause depuis longtemps, parfois de fa&#231;on inqui&#233;tante et pour d'autres raisons que l'int&#233;r&#234;t des patients. L'hospitalisation ne repr&#233;sente d&#233;j&#224; plus qu'un temps de plus en plus court dans la vie d'une personne souffrant de difficult&#233;s psychologiques et les alternatives sont encore &#224; d&#233;velopper sur l'ensemble du territoire. L'enjeu au niveau de l'hospitalisation est surtout de l'adapter &#224; l'&#233;volution de notre soci&#233;t&#233;, de faire mieux converger l'offre de soins et les besoins de la population. En ce sens, la &#171; forteresse psychiatrique &#187; avec ses malades sans droits ni devoirs autres que d'&#234;tre complaisants, est d&#233;j&#224; condamn&#233;e. Mais des traces subsistent dans l'attitude de ceux qui savent et ne partagent pas leur savoir, quand on n'a de comptes &#224; rendre &#224; personne&#8230; Comment expliquer que les usagers ne soient pas pr&#233;sents dans les conseils d'administration ? L'extra-hospitalier devrait aussi &#233;voluer en visant la sortie sans jeter pour autant l'ex-patient dans la jungle. Les associations d'usagers et les espaces conviviaux ont ici leur place. Dire qu'ils annoncent la fin de la psychiatrie institutionnelle serait une mystification comme la fin de la folie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre initiative peut-elle &#234;tre transf&#233;rable dans d'autres secteurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; m&#233;dico-social des coop&#233;rations existent d&#233;j&#224;. Les personnes en foyer d'accueil, CAT, IMP devraient pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'espaces hors institutions, installant de la circulation et une solidarit&#233; citoyenne. Les travailleurs sociaux paraissent, eux, plus coup&#233;s de la psychiatrie et il y a tout un travail de mise en r&#233;seau, de liens &#224; tisser. Ce, d'autant qu'ils rencontrent fr&#233;quemment des personnes pour lesquelles ils n'ont pas de solution, quand le mat&#233;riel est plus ou moins assur&#233; par des aides mais que cela ne suffit pas pour vivre ! Il faut aussi que les Directions des services sociaux suivent car on ne peut se borner &#224; donner une adresse. Dans un premiers temps l'accompagnement est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Advocacy - 5, rue Singer - 14000 Caen. T&#233;l. 08 70 29 48 59&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les nouveaux chantiers de la psychiatrie</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
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&lt;p&gt;La folie n'est plus tout &#224; fait ce qu'elle &#233;tait aupr&#232;s du grand public. Bien s&#251;r il reste encore du chemin &#224; faire. N&#233;anmoins les usagers de la sant&#233; mentale commencent &#224; s'organiser et &#224; faire respecter leurs droits avec l'aide d'associations, de b&#233;n&#233;voles, de professionnels et m&#234;me... de politiques. La cause du droit des usagers fait des avanc&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec 23 psychiatres pour 100 000 habitants, la France se classe au troisi&#232;me rang mondial (derri&#232;re la Suisse et les &#201;tats-Unis). &#192; noter que Paris compte 80 (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La folie n'est plus tout &#224; fait ce qu'elle &#233;tait aupr&#232;s du grand public. Bien s&#251;r il reste encore du chemin &#224; faire. N&#233;anmoins les usagers de la sant&#233; mentale commencent &#224; s'organiser et &#224; faire respecter leurs droits avec l'aide d'associations, de b&#233;n&#233;voles, de professionnels et m&#234;me... de politiques. La cause du droit des usagers fait des avanc&#233;es&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec 23 psychiatres pour 100 000 habitants, la France se classe au troisi&#232;me rang mondial (derri&#232;re la Suisse et les &#201;tats-Unis). &#192; noter que Paris compte 80 psychiatres pour 100 000 habitants alors que certaines r&#233;gions en manquent cruellement, et que 10 % des postes de psychiatres du secteur public ne sont pas pourvus. Chaque ann&#233;e, selon les donn&#233;es officielles, un Fran&#231;ais sur quatre souffrira d'un trouble mental&#8230; Mais les temps changent : si la pr&#233;valence des maladies mentales reste stable avec 1 % de schizophr&#233;nies et 15 % de d&#233;pressions, on observe une augmentation constante des consultations psychiatriques, avec notamment&#8230; six fois plus de d&#233;pressions d&#233;clar&#233;es qu'il y a trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2001, &#224; l'occasion de la Journ&#233;e mondiale de la sant&#233;, le minist&#232;re de la Sant&#233; annoncait vouloir lancer une politique &#171; r&#233;nov&#233;e &#187; de la sant&#233; mentale et une r&#233;vision de la loi actuelle sur la protection des personnes hospitalis&#233;es pour troubles mentaux. &#192; sa suite &#8212; le 9 juillet 2001 &#8212;, un rapport, &lt;i&gt;De la psychiatrie &#224; la sant&#233; mentale&lt;/i&gt;, &#233;tait rendu par deux psychiatres, les docteurs Piel et Roelandt &lt;a href=&#034;http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/psy/sommaire.htm&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;consulter le rapport&lt;/a&gt;. Ceux-ci y insistaient notamment sur les droits des usagers en sant&#233; mentale &#224; acc&#233;der librement &#224; leur dossier, et sur l'adoption d'une charte par les professionnels de sant&#233;. &#171; Justice et psychiatrie ne doivent pas &#234;tre confondues, pas plus que ne doivent l'&#234;tre prison et h&#244;pital &#187; distinguaient-ils, souhaitant que la loi de 1990 soit modifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La France est le seul pays d'Europe o&#249; ce sont les pr&#233;fets &#8212; et non les juges &#8212; qui sont charg&#233;s d'interner les malades mentaux &#187; argumentait l'&#233;crit, pr&#233;conisant un d&#233;lai d'observation de deux &#224; trois jours avant une d&#233;cision d'internement. D'autres th&#232;mes &#233;taient &#233;voqu&#233;s : n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper et d'implanter des structures de psychiatrie dans la cit&#233;, &#224; proximit&#233; des usagers, mais dans le m&#234;me temps &#171; de d&#233;finir un plan d&#233;cennal de fermeture des h&#244;pitaux psychiatriques et des lieux d'exclusion m&#233;dicaux et sociaux. Cette r&#233;forme d&#233;boucherait sur moins d'hospitalisations et plus de soins en ambulatoire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mis en &#233;vidence aussi, l'existence d'un syst&#232;me de soins &#224; (au moins) deux vitesses, reposant notamment sur des diff&#233;rences de formation et de statut ainsi que sur une in&#233;galit&#233; d'implantation territoriale des psychiatres : &#171; il existe une m&#233;decine psychiatrique, qui re&#231;oit pr&#233;f&#233;rentiellement les classes ais&#233;es qui s'adressent &#224; la psychiatrie lib&#233;rale, un secteur priv&#233; &#224; but lucratif essentiellement financ&#233; par les deniers publics &#187;. En outre, cette offre de soins est &#171; pl&#233;thorique &#224; Paris, &#224; Lyon et en r&#233;gion Provence-Alpes-C&#244;te-d'Azur et dans d'autres grandes villes universitaires alors que la psychiatrie publique, qui s'adresse en th&#233;orie &#224; toutes les populations, est le plus souvent utilis&#233;e par les cat&#233;gories les moins ais&#233;es, les pauvres et les d&#233;munis [&#8230;] qui sont aussi globalement les plus gravement atteints psychiquement et socialement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence de cette psychiatrie &#224; deux vitesses : des sorties parfois trop rapides de l'h&#244;pital de patients en souffrance psychique et en situation de d&#233;tresse sociale ou, &#224; l'inverse, des prolongations abusives d'hospitalisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affinant encore ces propos, un nouveau rapport sur la place des usagers et le travail en partenariat dans la cit&#233;, La d&#233;mocratie sanitaire dans le champ de la sant&#233; mentale, &#233;tait remis le 12 avril 2002 au ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la Sant&#233; d'alors, Bernard Kouchner, par le m&#234;me docteur Roelandt. Un bilan &#171; en demi-teinte &#187; &#233;tait &#233;tabli de la loi de 1986 introduisant la sectorisation psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs associations de r&#233;sistance, comme le Groupe information asiles (GIA) ou Advocacy, prennent actuellement toute leur place. Anglo-saxon, le terme Advocacy est d&#233;fini par ses promoteurs comme un mode d'aide &#224; l'expression de personnes s'estimant victimes d'un pr&#233;judice et insuffisamment respect&#233;es par leurs interlocuteurs institutionnels. Une sorte de m&#233;diation sociale, en somme, introduisant un tiers &#171; amplifiant la demande du patient usager sans parler &#224; sa place &#187;. Concept et pratique en cours dans plusieurs pays d'Europe du Nord, l'id&#233;e se fraye son chemin en France depuis quelques ann&#233;es. En 1998, la Commission de Bruxelles accorde un financement &#224; Advocacy-France&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Advocacy France - 5 place des F&#234;tes - 75019 Paris. Tel. 01 46 07 18 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, inscrite dans un programme europ&#233;en intitul&#233; &#171; D&#233;veloppement de l'accessibilit&#233; au recours en sant&#233; mentale &#187;. Une d&#233;l&#233;gation r&#233;gionale voit le jour &#224; Caen, en Normandie (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Des-malades-mentaux-citoyens-comme-tout-le-monde' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un lieu de proximit&#233;, convivial et ouvert, y fonctionne depuis mai 2001 en centre ville avec quelques activit&#233;s : organisation de repas, pr&#233;paration d'une &#233;mission ou d'un d&#233;bat, activit&#233;s cr&#233;atrices et sorties culturelles&#8230; &#171; Le projet s'adresse &#224; toute personne souffrant d'exclusion, d'isolement et de s&#233;gr&#233;gation, qu'elle fr&#233;quente ou non par ailleurs des structures de soin, de milieu prot&#233;g&#233; ou d'accueil pour personnes handicap&#233;es et/ou inadapt&#233;es &#187;, pr&#233;cise le document fondateur. Soixante-dix personnes y passent r&#233;guli&#232;rement, et 35 d'entre elles sont assez motiv&#233;es pour adh&#233;rer &#224; l'association d'usagers. L'espace est ouvert tous les jours de 10h &#224; 18h, avec un animateur (temps plein), un conseiller technique pour la gestion (mi-temps), un animateur (usager) en CES en cours de devenir CEC (Contrat emploi consolid&#233;), et une secr&#233;taire (30h par semaine). La reconnaissance institutionnelle est venue : le lieu est m&#234;me inscrit dans le PRAPS (Programme r&#233;gional d'acc&#232;s &#224; la pr&#233;vention et aux soins) pour trois ans ; et un d&#233;bat avec un juge des tutelles est pr&#233;vu. La Fondation de France &#233;tudie actuellement la possibilit&#233; de soutenir financi&#232;rement le m&#234;me type de projet sur Paris. En effet, un nouveau lieu a r&#233;cemment entrouvert, deux apr&#232;s-midi par semaine, une porte dans la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moyen principal pour des personnes se consid&#233;rant victimes et d&#233;sirant avoir un recours sur les d&#233;cisions prises &#224; leur &#233;gard est la Commission d'&#233;tude des demandes d'intervention (CEDI). Constitu&#233;e d'usagers (certains se d&#233;finissent comme &#171; aidants/aid&#233;s &#187;) et de professionnels, elle re&#231;oit des demandes &#233;manant de particuliers, de services sociaux, d'associations d'usagers ou de parents. Certaines demandes peuvent &#234;tre r&#233;gl&#233;es par des &#233;changes t&#233;l&#233;phoniques, lorsqu'elles rel&#232;vent de la r&#233;assurance, d'un conseil, d'une info sur les droits. Des membres de la commission peuvent, le cas &#233;ch&#233;ant, accompagner certaines d&#233;marches, r&#233;diger des courriers ou rendre visite &#224; des personnes hospitalis&#233;es. Toujours, un avis est formul&#233;, mais le demandeur reste ma&#238;tre des d&#233;marches qu'il souhaite ou non entreprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bulletin de l'association, Le M&#233;gaphone-le porte-plume des porte-voix, donne des nouvelles r&#233;guli&#232;res. Dans son n&#176;10, en d&#233;but d'ann&#233;e, des exemples d'intervention &#233;taient fournis par rapport &#224; des demandes adress&#233;es &#224; la CEDI : &#171; Certaines sont l'occasion de revisiter des questions de droit, mais dans leur majorit&#233;, les personnes sont plut&#244;t confront&#233;es &#224; des imbroglios administratifs et &#224; un grand isolement, leur parole est devenue suspecte. Les discussions qui font suite &#224; ces derni&#232;res demandes d&#233;bouchent sur des conseils, une &#233;coute et c'est donc sous cette forme de soutien et d'entraide que nous sommes amen&#233;s le plus souvent &#224; intervenir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 22 au 24 novembre 2002, &#224; Aubervilliers, une rencontre &#8212; intitul&#233;e Vent de&#8230; Folies et qualifi&#233;e de &#171; chantier, festival, f&#234;te, &#233;v&#233;nement &#187; &#8212; proposera de &#171; questionner l'ordre du discours, bousculer le partage du bon sens et du d&#233;raisonnable et ouvrir de nouvelles possibilit&#233;s de vie &#187;&#8230; Des exp&#233;rimentations individuelles et collectives y seront pr&#233;sent&#233;es, et des secteurs tels que la psychiatrie, la politique de la Ville ou l'action culturelle s'y croiseront. Le projet est port&#233; par l'association &#201;carts, mais aussi par des associations, par la ville d'Aubervilliers et le Centre de formation professionnelle d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s (CFPES/C&#201;MEA). On y retrouvera la trace des mouvements antipsychiatriques, de la psychoth&#233;rapie institutionnelle, et de nombreuses pratiques cliniques de terrain, fran&#231;aises et &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un caf&#233; de folisophie offrira son ambiance &#171; mi-r&#233;flexive, mi humoristique &#187; ; Advocacy-France y participera, probablement sous la forme d'un atelier de r&#233;cits et de t&#233;moignages de vie ; le philosophe-com&#233;dien-accord&#233;oniste Oreste Scalzone r&#233;galera les participants de ses &#171; journaux imaginaires &#187; ; un espace info sera assur&#233; et mille expressions permises : arts plastiques, happenings, &#339;uvres chor&#233;graphiques, contes, cin&#233;ma, chansons&#8230; Plus globalement, un r&#233;seau de pratiques artistiques en rapport avec cette culture pourrait s'y voir d&#233;velopp&#233;. Des propositions seront &#233;mises pour &#171; proposer et amorcer des dispositifs et outils concrets pour la construction d'une cit&#233; plus hospitali&#232;re aux difficult&#233;s de la vie et aux expressions singuli&#232;res &#187;. Deux tables rondes &#8212; Folie et cr&#233;ation, et Folie et territoire &#8212; cl&#244;tureront le forum.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Advocacy France - 5 place des F&#234;tes - 75019 Paris. Tel. 01 46 07 18 18&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les nouveaux chantiers de la psychiatrie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-nouveaux-chantiers-de-la-psychiatrie-9567</link>
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		<title>La m&#233;diation : exp&#233;riences et comp&#233;tences</title>
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		<dc:subject>M&#233;diation</dc:subject>
		<dc:subject>625</dc:subject>

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&lt;p&gt;La m&#233;diation, dans son principe, cherche &#224; r&#233;soudre des diff&#233;rends en privil&#233;giant une approche relationnelle. Elle repose sur le pari qu'une authentique implication des parties en pr&#233;sence dans une n&#233;gociation &#233;quitable est plus susceptible de d&#233;boucher &#224; terme sur un accord durable qu'une solution apport&#233;e (voire impos&#233;e) de l'ext&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce sens, l'issue d'une m&#233;diation r&#233;ussie est toujours le produit des seuls protagonistes en cause car le m&#233;diateur, loin de toute intention d'imposer quoi que ce soit, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-625-" rel="tag"&gt;625&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton486-fee12.jpg?1694651090' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La m&#233;diation, dans son principe, cherche &#224; r&#233;soudre des diff&#233;rends en privil&#233;giant une approche relationnelle. Elle repose sur le pari qu'une authentique implication des parties en pr&#233;sence dans une n&#233;gociation &#233;quitable est plus susceptible de d&#233;boucher &#224; terme sur un accord durable qu'une solution apport&#233;e (voire impos&#233;e) de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, l'issue d'une m&#233;diation r&#233;ussie est toujours le produit des seuls protagonistes en cause car le m&#233;diateur, loin de toute intention d'imposer quoi que ce soit, se contente pour sa part de faciliter les &#233;changes dans la plus grande neutralit&#233;. C'est donc une philosophie de la participation d&#233;mocratique et une r&#233;elle croyance dans les vertus du d&#233;bat et de l'action citoyenne qui sous-tend l'ensemble du dispositif. Ce type de traitement des conflits intervient dans trois grands domaines que l'on a coutume de d&#233;signer par m&#233;diations p&#233;nale, sociale et familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;diation p&#233;nale a une existence officielle dans le code de proc&#233;dure p&#233;nale depuis 1993. Dans le cas d'infractions mineures, le procureur peut effectivement faire appel &#224; la m&#233;diation pour qu'une transaction &#171; amiable &#187; intervienne entre l'auteur d'une infraction et sa victime et &#233;viter ainsi une condamnation p&#233;nale stigmatisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;diation sociale s'int&#233;resse quant &#224; elle aux conflits li&#233;s &#224; la vie quotidienne. En dehors de tout cadre r&#233;glementaire pr&#233;cis elle cherche, via des structures associatives le plus souvent, &#224; traiter les difficult&#233;s qui font le charme de la vie en soci&#233;t&#233; : probl&#232;mes de voisinage, nuisances diverses, divagation d'animaux domestiques, etc. S'agissant des relations de proximit&#233;, le r&#232;glement des diff&#233;rends repose ici sur une r&#233;elle volont&#233; des personnes concern&#233;es de sortir de la discorde qui les oppose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la m&#233;diation familiale vise &#224; rechercher une solution de conciliation principalement en mati&#232;re de divorce. Qu'elle soit engag&#233;e en amont ou pendant la proc&#233;dure l&#233;gale, le but est de formaliser des arrangements &#224; caract&#232;re &#171; priv&#233; &#187; pour tout ce qui touche les questions patrimoniales mais &#233;galement l'organisation future de la vie familiale (droit de visite, d'h&#233;bergement). Outre cette &#233;tude tr&#232;s fouill&#233;e sur les diff&#233;rents modes de m&#233;diation, l'ouvrage explore &#233;galement la gen&#232;se et la structuration des conflits. Les faits imm&#233;diats qui am&#232;nent les personnes en m&#233;diation dissimulent souvent les ressorts profonds des diff&#233;rends qui les opposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est particuli&#232;rement vrai en mati&#232;re de m&#233;diation sociale et familiale o&#249; il appartient alors au m&#233;diateur de faire &#233;merger l'histoire vraie partag&#233;e par les acteurs sur le long terme. La m&#233;diation p&#233;nale, elle, s'av&#232;re plus simple de ce point de vue puisqu'il s'agit avant tout d'att&#233;nuer le pr&#233;judice direct d'une victime bien identifi&#233;e. Il convient de souligner le remarquable travail de &#171; clinique &#187; sociale r&#233;alis&#233; par l'auteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2002 (170 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La justice de proximit&#233; en Europe</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-justice-de-proximite-en-Europe</link>
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		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>625</dc:subject>

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&lt;p&gt;Qu'entend-on par justice de proximit&#233; ? Il s'agit d'un mode d'exercice de la justice qui cherche, tout au moins au niveau des intentions, &#224; r&#233;aliser un id&#233;al de r&#233;gulation des conflits plus proche des citoyens tant au niveau spatial que temporel qu'en termes de proximit&#233; relationnelle. Sur ce dernier plan, l'ambition est de privil&#233;gier une approche compr&#233;hensive des diff&#233;rends entre les individus et de favoriser le dialogue, la n&#233;gociation, la solution concert&#233;e au d&#233;triment de la sanction. Vaste projet, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Europe" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Justice" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-625-" rel="tag"&gt;625&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton487-00dc9.jpg?1694651090' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'entend-on par justice de proximit&#233; ? Il s'agit d'un mode d'exercice de la justice qui cherche, tout au moins au niveau des intentions, &#224; r&#233;aliser un id&#233;al de r&#233;gulation des conflits plus proche des citoyens tant au niveau spatial que temporel qu'en termes de proximit&#233; relationnelle. Sur ce dernier plan, l'ambition est de privil&#233;gier une approche compr&#233;hensive des diff&#233;rends entre les individus et de favoriser le dialogue, la n&#233;gociation, la solution concert&#233;e au d&#233;triment de la sanction. Vaste projet, donc, qui ne concerne pas seulement le territoire fran&#231;ais mais tend &#224; gagner, sous une forme ou sous une autre, l'ensemble de l'Europe occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement de rapprochement de la justice et du citoyen tire sa justification de plusieurs &#233;l&#233;ments. Tout d'abord, le sentiment diffus d'ins&#233;curit&#233; qui constitue aujourd'hui un th&#232;me majeur du d&#233;bat public induit l'id&#233;e qu'il y a urgence, en effet, &#224; implanter des antennes de justice (essentiellement p&#233;nale &#224; ce niveau) dans les quartiers sensibles g&#233;n&#233;ralement ressentis comme des zones de non droit. Par ailleurs, la demande objective de &#171; proc&#233;dure judiciaire &#187; augmente, sans doute li&#233;e &#224; la complexification des relations sociales et au besoin de recourir &#224; une forme d'arbitrage en dernier ressort lorsque les autres modalit&#233;s de conciliation n'ont pas abouti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de proximit&#233; renvoie &#224; l'id&#233;e d'une justice plus humaine, plus en rapport avec les pr&#233;occupations quotidiennes et donc plus positive. L'objectif est bien de substituer &#224; la froide et tentaculaire machine judiciaire, une approche affin&#233;e des diff&#233;rends prenant en compte les contextes particuliers des territoires, les facteurs sociaux et &#233;conomiques locaux qui exercent manifestement une influence d&#233;terminante sur les rapports entre individus. La justice se veut alors partenariale en cherchant &#224; associer les acteurs pr&#233;sents sur le terrain (travailleurs sociaux, associations ?). Elle y gagne en clairvoyance puisque la d&#233;cision rendue sera inspir&#233;e par plusieurs logiques plus en prise avec les aspirations imm&#233;diates des habitants. La volont&#233; sous-jacente est aussi de donner &#224; la justice un caract&#232;re p&#233;dagogique, en particulier lorsqu'elle s'adresse &#224; des jeunes, car ces derniers ont de toute &#233;vidence quelques difficult&#233;s &#224; percevoir la port&#233;e symbolique de la sanction ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, et c'est en particulier la position des sociologues belges et anglais qui t&#233;moignent dans l'ouvrage, on peut &#233;galement voir dans le d&#233;veloppement de la justice de proximit&#233; une esp&#232;ce de subterfuge qui vise en r&#233;alit&#233; &#224; mieux quadriller des territoires qui auparavant &#233;chappaient &#224; l'emprise de la justice p&#233;nale.&lt;br class='manualbr' /&gt;Alors, la justice de proximit&#233;, v&#233;ritable avanc&#233;e sociale ou simple poudre aux yeux ? Au lecteur de juger ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick M&#233;heust&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2001 (176 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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