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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Exp&#233;rience d'un centre &#233;ducatif renforc&#233;</title>
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		<title>Il y a mieux qu'incarc&#233;rer les mineurs d&#233;linquants</title>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
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&lt;p&gt;La prise en charge des jeunes r&#233;cidivistes d&#233;fie le monde adulte. On parle de plus de les placer dans des centres ferm&#233;s. Pourtant, dans ce Centre &#233;ducatif renforc&#233; des &#233;ducateurs d&#233;montrent chaque jour qu'il est possible de r&#233;pondre autrement &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans notre num&#233;ro 616 du 4 avril 2002 (lire&#8230;) nous avions rendu compte des d&#233;rives de Cheval pour tous et du proc&#232;s de son directeur, Fran&#231;ois Sup&#233;ri, condamn&#233; &#8212; rappelons le &#8212; &#224; douze ann&#233;es de r&#233;clusion criminelle pour les viols de plusieurs adolescents qu'il avait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-621-" rel="tag"&gt;621&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La prise en charge des jeunes r&#233;cidivistes d&#233;fie le monde adulte. On parle de plus de les placer dans des centres ferm&#233;s. Pourtant, dans ce Centre &#233;ducatif renforc&#233; des &#233;ducateurs d&#233;montrent chaque jour qu'il est possible de r&#233;pondre autrement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans notre num&#233;ro 616 du 4 avril 2002 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Proces-Superi-quelle-lecon-pour-la-profession' class='spip_in'&gt;lire&#8230;&lt;/a&gt;) nous avions rendu compte des d&#233;rives de Cheval pour tous et du proc&#232;s de son directeur, Fran&#231;ois Sup&#233;ri, condamn&#233; &#8212; rappelons le &#8212; &#224; douze ann&#233;es de r&#233;clusion criminelle pour les viols de plusieurs adolescents qu'il avait en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Figaro se gaussait, le 21 mars dernier, des dysfonctionnements de la PJJ. S'appuyant sur un pr&#233;rapport confidentiel de la Cour des comptes, &#233;taient d&#233;nonc&#233;s p&#234;le-m&#234;le : le syndicat majoritaire SNPES (trait&#233; de &#171; trotskiste &#187;, sic), la difficult&#233; de contenance des jeunes accueillis (absent&#233;isme ou fugues fr&#233;quentes), la complexit&#233; de faire face &#224; la violence pour des personnels jeunes (les moins exp&#233;riment&#233;s &#233;tant plac&#233;s dans les postes les plus durs) et tr&#232;s f&#233;minis&#233;s (70 % en Ile-de-France).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en charge des plus d&#233;jant&#233;s des jeunes d&#233;linquants serait-elle &#224; ce point une &#171; mission impossible &#187; qu'on ne pourrait la confier qu'&#224; des aventuriers plus ou moins louches ? Les professionnels de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e sont-ils &#224; ce point d&#233;cal&#233;s face &#224; ce public particuli&#232;rement &#233;prouvant psychiquement qu'ils seraient incapables de proposer des r&#233;ponses ? La question qui se pose avec force est bien de savoir comment mener &#224; bien cette t&#226;che, en &#233;vitant &#224; la fois de tomber dans la violence institutionnelle et &#224; la fois d'&#234;tre confront&#233; &#224; l'&#233;clatement d'une &#233;quipe &#233;puis&#233;e et &#224; la fermeture rapide de l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'on pourrait penser, des exp&#233;riences qui fonctionnent, &#231;a existe. Des structures qui accueillent des adolescents en grande difficult&#233;, en offrant un cadre structurant, en imposant des limites sans concession, sans pour autant utiliser la violence physique, &#231;a marche. Et c'est notamment le cas d'un centre qui fonctionne avec succ&#232;s depuis bient&#244;t six ann&#233;es, aux portes de Rouen, en Seine Maritime&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre d'action &#233;ducative - 87, rue d'Elboeuf - 76100 Rouen. T&#233;l. 02 32 18 05 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, en janvier 1996, Jacques Toubon, alors Garde des Sceaux, d&#233;cide l'ouverture des Unit&#233;s &#233;ducatives &#224; encadrement renforc&#233; (UEER) sur tout le territoire national, c'est &#224; la protection judiciaire de la jeunesse que la commande est pass&#233;e. Chaque direction r&#233;gionale de cette administration se trouve devant l'injonction d'avoir &#224; cr&#233;er de telles structures. Comme c'est un peu trop souvent l'habitude, les politiques r&#233;clament une visibilit&#233; de leurs d&#233;cisions qui soit, sinon imm&#233;diate, du moins qui puisse d&#233;montrer le plus rapidement possible l'efficacit&#233; de leur gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur de la r&#233;gion normande n'&#233;chappe pas &#224; cette pression. Il lance donc un appel pour la cr&#233;ation d'un UEER en Seine Maritime. Il se heurte &#224; la m&#233;fiance des syndicats de la PJJ qui s'&#233;tonnent de la pr&#233;cipitation de ces mesures spectacle et craignent de voir l&#224; l'amorce d'une orientation vers la cr&#233;ation de centres ferm&#233;s. Le projet qui est propos&#233; d&#233;cuple encore cette hostilit&#233; latente : le b&#226;timent qui est destin&#233; &#224; recevoir la nouvelle structure est alors d&#233;j&#224; occup&#233; par un atelier-brocante (deux &#233;ducateurs y re&#231;oivent des jeunes en grande difficult&#233; et r&#233;parent avec eux des vieux meubles) et par un appartement de fonction. Qu'&#224; cela ne tienne : les lieux seront vid&#233;s de leurs occupants pour &#234;tre rendus disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UEER ouvrira parrain&#233; par un mouvement de protestation des personnels, l'entr&#233;e de la nouvelle &#233;quipe dans les lieux se faisant sous les hu&#233;es d'une manifestation vindicative : bonjour l'ambiance ! Mais, n'allons pas trop vite : pour l'heure, seul un &#233;ducateur technique de la PJJ a r&#233;pondu positivement &#224; l'appel d'offres. C'est donc vers les professionnels du conseil g&#233;n&#233;ral et plus particuli&#232;rement du foyer d&#233;partemental de l'enfance que le directeur r&#233;gional se tourne. C'est ainsi que l'&#233;quipe sera enfin constitu&#233;e : elle va trouver son pivot, sa cheville ouvri&#232;re, dans un couple form&#233; par un chef de service &#233;ducatif et sa femme qui fait office de ma&#238;tresse de maison, de femme d'entretien et de secr&#233;taire. Six personnes en tout vont d&#233;marrer l'aventure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re session ouvre le 16 septembre 1996. Elle durera douze semaines. Le choix est fait de travailler tout d'abord avec un lieu de vie proche qui se consacre aux soins apport&#233;s aux animaux bless&#233;s des cirques, des m&#233;nageries ou des zoos. L'approche des m&#233;tiers du cirque vient compl&#233;ter la d&#233;marche initiale (jonglage, acrobatie&#8230;). Les cinq jeunes, qui sont les premiers &#224; fr&#233;quenter la nouvelle structure, ont tous commis des viols. Les conditions de constitution de l'UEER, l'hostilit&#233; ambiante, l'isolement de la structure, la probl&#233;matique des jeunes concentr&#233;e en un m&#234;me lieu : tout pouvait pr&#233;disposer &#224; un &#233;chec de la tentative. Et pourtant, &#231;a passe. La dynamique &#233;ducative engag&#233;e y est sans doute pour beaucoup. Mais, en tout cas, l'&#233;quipe tient bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sessions se succ&#232;dent. &#201;lizabeth Guigou remplace Jacques Toubon, au minist&#232;re de la Justice. Les UEER deviennent Centres &#233;ducatifs renforc&#233;s (CER). Celui de Rouen se sp&#233;cialise dans l'accueil des jeunes sortant de prison. Il choisit d'alterner les chantiers ext&#233;rieurs de d&#233;broussaillage (une convention est pass&#233;e avec l'association des sentiers de grande randonn&#233;e) et la remise &#224; niveau scolaire confi&#233;e &#224; un agent de justice (emploi-jeune) en partenariat avec les mus&#233;es d&#233;partementaux. Le travail de reconstruction psychique qui est entrepris ici passe aussi par la r&#233;gularit&#233; d'une vie qui am&#232;ne le jeune &#224; se lever le matin ou &#224; prendre un repas en commun, l&#224; o&#249;, auparavant, il vivait en faisant ce qu'il voulait, quand il le voulait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1999 est un moment charni&#232;re dans la vie du CER. Et c'est d'abord du fait du renouvellement d'une bonne partie de l'&#233;quipe. Un nouveau directeur PJJ, Gilles Grancher, est nomm&#233; qui entend bien jouer son r&#244;le, mais aussi quatre des six encadrants sont remplac&#233;s. Reste le couple pivot qui va assurer la continuit&#233; avec ce qui avait &#233;t&#233;, jusqu'alors, mis en &#339;uvre. Parmi les nouveaux arrivants, la premi&#232;re &#233;ducatrice de la PJJ en provenance d'un service milieu ouvert (ce qui n'est pas tr&#232;s courant, le mouvement allant traditionnellement plut&#244;t de l'internat vers les services fonctionnant de jour).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais 1999, c'est aussi l'ann&#233;e des grandes catastrophes : celle de l'Erika qui pollue une partie des c&#244;tes atlantiques et celle d'une temp&#234;te m&#233;morable qui traverse le pays en ravageant des r&#233;gions enti&#232;res. L'&#233;quipe n'h&#233;site pas un instant : forte de l'exp&#233;rience acquise dans les travaux de d&#233;broussaillage, elle propose aux r&#233;gions concern&#233;es de se mettre &#224; leur disposition. Pour le nettoyage des plages, la solution b&#233;n&#233;vole a tr&#232;s vite &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e : la r&#233;ponse des municipalit&#233;s bretonnes contact&#233;es est n&#233;gative. Du c&#244;t&#233; de la Dordogne, le directeur de la chambre d'agriculture accepte les seize bras qui sont mis &#224; sa disposition (cinq adolescents et trois adultes) contre un h&#233;bergement (qui se fera en g&#238;te rural).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux sessions de quinze jours sont ainsi organis&#233;es. Chaque jour, le groupe se d&#233;place chez un agriculteur. Une fois, c'est pour trier les briques d'un mur effondr&#233;, une autre fois pour remonter un s&#233;choir &#224; tabac&#8230; Ces travaux sont l'occasion, pour ces jeunes, de prendre tr&#232;s vite conscience de leur valeur : ils ne demandent pas une haute technicit&#233; mais produisent des r&#233;sultats rapidement visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, quand on est un gamin de banlieue qui a commis parfois de graves d&#233;lits, il n'est pas anodin d'&#234;tre re&#231;u &#224; la table d'un agriculteur pour manger la soupe apr&#232;s une matin&#233;e pass&#233;e &#224; fournir un travail parfois &#233;reintant ! Cette mise au service de la collectivit&#233; est un support largement utilis&#233; par l'&#233;quipe, comme cet am&#233;nagement du chemin qui m&#232;ne au cimeti&#232;re de la petite commune qui accueille le CER. Il n'est l&#224; non plus pas anodin que les personnes &#226;g&#233;es qui se rendent sur la tombe de leurs proches croisent de jeunes d&#233;linquants occup&#233;s &#224; rendre leur acc&#232;s plus ais&#233; ! Tous ces travaux se font gratuitement. Le CER ne re&#231;oit aucune contrepartie financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les municipalit&#233;s qui ont sign&#233; une convention de collaboration s'engagent simplement &#224; recevoir le groupe en fin de session pour remettre &#224; chaque jeune un dipl&#244;me ou une attestation frapp&#233;e de la cocarde tricolore &#171; pour services rendus &#224; la collectivit&#233; &#187;. Combien de p&#233;titions ont surgi dans les r&#233;gions de France o&#249; &#233;tait pr&#233;vue l'installation d'un &#233;tablissement pour toxicomanes, pour SDF ou pour jeunes d&#233;linquants ? La maire de Saint L&#233;ger du Bourg Denis n'h&#233;site pas, elle, &#224; affirmer que le CER est un plus pour sa commune. Le travail de resocialisation, d&#233;j&#224; bien entam&#233;, au travers de telles actions est compl&#233;t&#233; par un stage de secourisme (permettant de passer l'attestation nationale de premier secours) encadr&#233; par des pompiers en uniformes (ceux que certains jeunes auraient pu caillasser, peu de temps auparavant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de principes pr&#233;sident au fonctionnement de ce CER. Ils jouent un r&#244;le sans doute important dans le succ&#232;s de l'action engag&#233;e et surtout dans sa p&#233;rennisation. L'objectif recherch&#233; n'est pas tant l'&#233;loignement g&#233;ographique du jeune que la rupture dans sa t&#234;te avec des comportements d&#233;linquants. Parmi les moyens utilis&#233;s pour y arriver ont trouve ces chantiers volontairement organis&#233;s sur de courtes p&#233;riodes : il ne s'agit pas de s'installer dans une routine, mais de cr&#233;er une rupture permanente. Autre support essentiel : la philosophie de l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des premiers axes est la p&#233;dagogie de l'exemple : tout ce que l'on exige des jeunes, on l'exige de soi-m&#234;me. Ce qui r&#233;git le CER, ce n'est pas un r&#232;glement int&#233;rieur &#8212; plus per&#231;u ici comme un mode de fonctionnement qui serait impos&#233; aux jeunes par les adultes &#8212;, mais bien des r&#232;gles de vie commune. Cela concerne par exemple les adultes fumeurs qui se plient aux m&#234;mes r&#232;gles que les jeunes quand l'interdiction a &#233;t&#233; pos&#233;e de fumer dans les b&#226;timents (les uns et les autres sortent alors, m&#234;me par moins treize degr&#233;s). Cela concerne aussi le psychologue qui participe au d&#233;broussaillage avant de recevoir les jeunes. Cela concerne encore les r&#232;gles de politesse qui sont r&#233;ciproques : on se salue le matin en se rencontrant et le soir en se quittant. Et cela est aussi valable pour le directeur qui trouva un gamin m&#233;content devant la porte de sa voiture un jour o&#249; il &#233;tait particuli&#232;rement press&#233; : il avait juste oubli&#233; de dire au revoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde dominante, c'est la relation bas&#233;e sur le &#171; vivre avec &#187;. S'il s'agit bien de partager tous les moments de la journ&#233;e avec les jeunes, ce qui est privil&#233;gi&#233; c'est &#224; la fois la continuit&#233; de la pr&#233;sence des adultes (la r&#233;partition de l'emploi du temps favorise plus la pr&#233;sence aupr&#232;s du groupe que le confort des personnels) et la place massive et assidue qu'ils occupent (d&#232;s que l'&#233;ducateur sent que la pression monte et que le jeune est pr&#234;t au passage &#224; l'acte, il est disponible pour l'aider &#224; passer ce cap difficile).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me ressort de cette prise en charge intensive, c'est l'engagement professionnel fort qui est demand&#233; aux adultes. Sur le temps de la session, il est beaucoup exig&#233; d'eux. Gilles Grancher affirmera qu'ils sont &#171; taillables et corv&#233;ables &#224; merci : ce sont bien les jeunes qui passent avant tout, et non les conditions de travail &#187;. Cet investissement est demand&#233; sur 34 semaines (27 semaines de fonctionnement, 6 semaines de pr&#233;paration et 1 semaine de formation), la r&#232;gle voulant que les 18 semaines restantes soient une p&#233;riode de r&#233;cup&#233;ration pendant laquelle aucun membre du personnel ne doit &#234;tre sollicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mode de fonctionnement a &#233;t&#233; con&#231;u avec l'accord de tous. C'est un choix d&#233;lib&#233;r&#233; de renoncer &#224; certains avantages pour ne se consacrer qu'&#224; la prise en charge des jeunes. Cette d&#233;marche est d'autant plus facile que le recrutement de l'&#233;quipe se fait sur la base du volontariat. D'o&#249; une atmosph&#232;re bas&#233;e sur une solidarit&#233; et une confiance r&#233;ciproque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains indices viennent confirmer objectivement cette r&#233;alit&#233;. C'est d'abord la stabilit&#233; des personnels (deux contractuels viennent de mettre un terme &#224; leur contrat, mais c'est pour entrer en formation apr&#232;s avoir r&#233;ussi leur concours d'entr&#233;e &#224; la PJJ). C'est aussi le faible taux d'arr&#234;t de travail (deux journ&#233;es depuis 1996). C'est encore l'&#233;mergence de &#171; vocations &#187; &#233;tonnantes pour des postes aux conditions aussi dures : une deuxi&#232;me &#233;ducatrice de la PJJ, elle aussi issue d'un service de milieu ouvert, est venue r&#233;cemment renforcer l'&#233;quipe en place. Cet engagement se ressent dans l'approche des gamins qui reconnaissent tr&#232;s vite qui ils ont en face d'eux. Si cette condition n'est pas suffisante (combien d'&#233;ducateurs anim&#233;s de leur seule bonne volont&#233; se sont cass&#233;s les dents&#8230;), elle semble n&#233;anmoins n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, tout au long des sessions, l'&#233;quipe a appris &#224; apporter beaucoup de soins &#224; la constitution du groupe de jeunes. Leurs probl&#233;matiques doivent s'articuler d'une fa&#231;on qui respecte l'&#233;quilibre de chacun (ne pas mettre ensemble, par exemple un jeune plus fragile avec d'autres accus&#233;s d'agression sexuelle). Lorsqu'une candidature est pr&#233;sent&#233;e, un dossier est demand&#233;. Ensuite, c'est un membre de l'&#233;quipe qui se d&#233;place pour aller rencontrer le jeune l&#224; o&#249; il se trouve (tr&#232;s souvent en maison d'arr&#234;t). Le message qui est adress&#233; est clair : le jeune est suffisamment important pour qu'un adulte se d&#233;place et fasse parfois plusieurs centaines de kilom&#232;tres, &#224; plusieurs reprises, pour venir le rencontrer. Toute une d&#233;marche &#233;ducative est ainsi &#233;labor&#233;e qui pose des exigences qui sont pr&#233;sent&#233;es d'embl&#233;e. En venant dans ce centre, le jeune ne peut ignorer ce qui va l'attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CER de Rouen vient en mars 2002, de boucler sa dix-septi&#232;me session. Avec un taux de remplissage moyen de 91 %, les r&#233;sultats obtenus sont quand m&#234;me int&#233;ressants. Pour autant, tout ne s'est pas forc&#233;ment d&#233;roul&#233; d'une fa&#231;on id&#233;ale. Il est arriv&#233; que l'&#233;quipe demande au magistrat une main lev&#233;e, quand un jeune ne pouvait vraiment trouver sa place au sein du CER. Ainsi, ce jeune Africain r&#233;fugi&#233; en France apr&#232;s avoir &#233;t&#233; recrut&#233; et entra&#238;n&#233; tr&#232;s jeune dans les milices de son pays. Les adultes et les autres jeunes du centre se sont sentis vraiment en danger face &#224; ses r&#233;actions toujours impr&#233;visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 110 jeunes accueillis depuis six ans et demi, &#171; 1/3 n'a pas donn&#233; de ses nouvelles, 1/3 a replong&#233; tr&#232;s rapidement et 1/3 ne s'est pas fait reprendre &#187; explique Gilles Grancher. Face aux chiffres du minist&#232;re (40 % seulement de r&#233;cidive), il reste prudent : l'absence de mauvaise nouvelle n'est pas le signe que le jeune ne commet pas des d&#233;lits. Et d'&#233;voquer cet adolescent qui avait eu autant de mal &#224; int&#233;grer le CER qu'&#224; en repartir. Une fois rentr&#233; chez lui, il t&#233;l&#233;phona chaque jour, pendant trois semaines durant, pour expliquer qu'il r&#233;ussissait &#224; tenir. Un jour, il cessa d'appeler. L'&#233;quipe apprendra plus tard que c'&#233;tait parce qu'il avait &#233;t&#233; r&#233;incarc&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se pose bien l&#224; le probl&#232;me crucial de tous les CER : l'organisation de l'apr&#232;s. Si les jeunes pris en charge d'une fa&#231;on intensive et continuelle se retrouvent du jour au lendemain dans des conditions traditionnelles, la d&#233;compensation est un risque permanent, le passage &#224; l'acte une tentation tr&#232;s rapide, le renouvellement des d&#233;lits une menace pesante. Tout le travail r&#233;alis&#233; pendant le s&#233;jour dans la structure peut alors &#234;tre remis en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CER constituent-ils la solution &#224; la d&#233;linquance ? C'en est au moins une. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fin avril 2002, on en comptait sept au sein de la PJJ et 37 dans le secteur associatif. On est loin des 150 structures souhait&#233;es par le gouvernement d&#233;but 2000&#8230; Les difficult&#233;s pour les faire fonctionner ne sont pas minces. Et la moindre n'est pas la non-conformit&#233; avec la l&#233;gislation du travail. Si de tels dispositifs ont quelque chance de remplir le r&#244;le qu'on leur confie, il est difficile de faire autrement. Imagine-t-on que la continuit&#233; et l'intensit&#233; requises pour permettre la pr&#233;sence massive de l'adulte aupr&#232;s de ces jeunes grandement d&#233;structur&#233;s puissent se r&#233;aliser dans la logique de l'amplitude horaire (pas plus de 10 heures d'affil&#233;es et 12 heures de repos entre deux journ&#233;es de travail) ? Ce qui est au contraire demand&#233;, c'est un engagement professionnel et une capacit&#233; &#224; s'investir sur un temps long, mais limit&#233; dans l'ann&#233;e. Assisterait-on &#224; un retour du refoul&#233; ? Ce sont l&#224; des conditions qu'ont bien connues des &#233;ducateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pratiques peuvent l&#233;gitimement appara&#238;tre comme une r&#233;gression par rapport &#224; un pass&#233; o&#249; les intervenants ne regardaient ni le temps, ni l'&#233;nergie qu'ils d&#233;pensaient (au d&#233;triment, souvent, de leur famille et de leurs loisirs). Il s'agit plut&#244;t de voir l&#224; une d&#233;marche de fond qui consiste &#224; adapter l'action sociale aux besoins des populations en difficult&#233;. Cela ne peut fonctionner qu'&#224; deux conditions : d'abord que l'institution reconnaissent les efforts consentis (et soit pr&#234;te &#224; proposer les compensations n&#233;cessaires), ensuite que les salari&#233;s qui s'engagent dans une telle voie soient volontaires pour le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun a &#224; y gagner : les usagers pour la qualit&#233; des prestations propos&#233;es, la soci&#233;t&#233; pour l'efficacit&#233; des actions r&#233;alis&#233;es et les professionnels pour l'int&#233;r&#234;t qu'ils peuvent trouver dans ce travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre d'action &#233;ducative - 87, rue d'Elboeuf - 76100 Rouen. T&#233;l. 02 32 18 05 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Mille et un jours d'un &#233;ducateur</title>
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		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>621</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Francis Alf&#246;ldi nous a commis l&#224; rien moins qu'un petit bijou. Son ouvrage poss&#232;de toutes les qualit&#233;s. Il est d'abord &#233;crit magnifiquement. Il est ensuite produit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui, en tant que praticien, nous met en r&#233;cit ses techniques de travail. Il articule enfin avec une rare dext&#233;rit&#233; la th&#233;orie et la pratique, l'abstraction pure et l'exp&#233;rience directe. On ne trouvera pas ici de ces vignettes cliniques fastidieuses qui rentrent dans tous les d&#233;tails avec l'espoir ainsi (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton478-893a7.jpg?1694307603' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Francis Alf&#246;ldi nous a commis l&#224; rien moins qu'un petit bijou. Son ouvrage poss&#232;de toutes les qualit&#233;s. Il est d'abord &#233;crit magnifiquement. Il est ensuite produit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui, en tant que praticien, nous met en r&#233;cit ses techniques de travail. Il articule enfin avec une rare dext&#233;rit&#233; la th&#233;orie et la pratique, l'abstraction pure et l'exp&#233;rience directe. On ne trouvera pas ici de ces vignettes cliniques fastidieuses qui rentrent dans tous les d&#233;tails avec l'espoir ainsi de les objectiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur fait le choix de privil&#233;gier les temps forts de son travail et revendique la subjectivit&#233; d'un observateur qui participe &#224; ce qu'il observe. Son objectif est bien de montrer un professionnel de l'intervention &#224; domicile en action. Et puis, il y a cette profonde humilit&#233; qui fait place au doute et aux pentes inconfortables de l'incertitude : aucune m&#233;thode unique ne peut correspondre &#224; coup s&#251;r aux situations de terrain, aucune r&#233;ponse ne peut pr&#233;tendre apporter la bonne solution. &#171; En clinique du social, comme en bien d'autres domaines, il faut savoir changer d'avis &#187; (p. 96).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les descriptions qui nous sont faites servent de support &#224; un certain nombre de concepts th&#233;oriques qui trouvent ainsi une illustration magistrale dans leur confrontation au r&#233;el. Ainsi de l'&#233;tablissement du lien de confiance qui constitue la voie royale du travail &#224; domicile et qui passe par la &#171; technique Columbo &#187; : savoir, &#224; un moment, se placer en position basse par rapport &#224; l'usager, le requalifier en le mettant en situation de comp&#233;tence par rapport au professionnel. Ainsi de l'utilisation de la relation fortement n&#233;gative (en cas de conflit) ou positive (en cas de grande confiance) qui se cr&#233;e, lors des suivis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;is Alf&#246;ldi n'h&#233;site pas &#224; parler tant de l'amour professionnel qu'il voue &#224; certains parents que de la n&#233;cessit&#233; pour un &#171; travailleur social qui a &#233;t&#233; d&#233;positaire d'un transfert intense de savoir l&#226;cher prise quand il est temps &#187; (p. 96). Ainsi du cheminement accompli par un message difficile &#224; accepter et qui finit par percer chez l'autre (et qu'en psychanalyse, on d&#233;nomme d'une fa&#231;on barbare perlaboration).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de cette pens&#233;e double qui traverse l'esprit humain en permanence (plaisir/douleur, domination/soumission, puissance/fragilit&#233;, rationalit&#233;/intuition, objectivit&#233;/subjectivit&#233;) et &#224; laquelle est confront&#233; en permanence l'intervenant. Le praticien doit alors apprendre &#224; int&#233;grer ces dimensions oppos&#233;es en assimilant dans une m&#234;me compr&#233;hension des discours contraires : passer d'une logique de contradiction (pens&#233;e binaire) &#224; une logique du paradoxe (pens&#233;e bipolaire). Ainsi de la strat&#233;gie du l&#226;cher-prise qui permet au professionnel un retour &#224; l'int&#233;rieur de soi propice &#224; la r&#233;activation du discernement, de l'empathie et de la prise de distance. Un ouvrage &#224; surtout ne pas manquer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2002, (190 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qualifier le travail social</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>621</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'instauration du premier dipl&#244;me, celui d'assistante sociale, en 1932, la fili&#232;re des formations socio-&#233;ducative s'est progressivement construite, partant du niveau V (CAP) pour aller jusqu'au niveau I (dipl&#244;me d'&#233;tudes sup&#233;rieures sp&#233;cialis&#233;es). Ce bel &#233;difice a commenc&#233; &#224; se fissurer dans les ann&#233;es 80, sous la pouss&#233;e de plusieurs facteurs. L'action sociale en butte &#224; la massification des besoins sociaux a &#233;t&#233; confront&#233;e &#224; la n&#233;cessit&#233; d'apporter des r&#233;ponses nouvelles. Une kyrielle de nouveaux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-621-" rel="tag"&gt;621&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton479-80000.jpg?1694307603' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'instauration du premier dipl&#244;me, celui d'assistante sociale, en 1932, la fili&#232;re des formations socio-&#233;ducative s'est progressivement construite, partant du niveau V (CAP) pour aller jusqu'au niveau I (dipl&#244;me d'&#233;tudes sup&#233;rieures sp&#233;cialis&#233;es). Ce bel &#233;difice a commenc&#233; &#224; se fissurer dans les ann&#233;es 80, sous la pouss&#233;e de plusieurs facteurs. L'action sociale en butte &#224; la massification des besoins sociaux a &#233;t&#233; confront&#233;e &#224; la n&#233;cessit&#233; d'apporter des r&#233;ponses nouvelles. Une kyrielle de nouveaux m&#233;tiers a &#233;merg&#233;, venant ainsi obscurcir encore la lisibilit&#233; du travail social. L'encadrement budg&#233;taire a incit&#233; les employeurs &#224; plut&#244;t recruter des personnels de faible qualification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s de recrutement sont aussi apparues : les 2/3 des emplois nouveaux li&#233;s aux 35 heures sont &#224; temps partiel (ce qui multiplie d'autant le nombre de salari&#233;s recherch&#233;s), sans compter les d&#233;parts en retraite qui augmenteront de 63 % pour la p&#233;riode 2003/2007 et de 130 % pour 2008/2012. &#192; ce tableau d&#233;j&#224; contrast&#233;, segment&#233; et en pleine &#233;volution est venue se rajouter une pression en provenance des employeurs (l'id&#233;e est venue du MEDEF) visant &#224; favoriser les comp&#233;tences au d&#233;triment de la qualification. La qualification serait devenue une r&#233;f&#233;rence statique et d&#233;pass&#233;e, incapable d'adaptation et trop &#233;loign&#233;e des conditions concr&#232;tes de mise en oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comp&#233;tence serait alors l'outil id&#233;al r&#233;pondant au profil souhait&#233; par les d&#233;cideurs. Il s'agirait d'&#233;laborer un r&#233;f&#233;rentiel d'activit&#233;s d&#233;crivant les aptitudes requises pour exercer une fonction ou une profession. Or, produire du social n'est pas produire un service interchangeable : la qualit&#233; du service rendu et l'enrichissement collectif ne pourraient qu'en p&#226;tir. Il s'agirait d'adapter l'action sociale aux priorit&#233;s politiques et aux besoins des populations. Or, &#171; le travail social n'est pas r&#233;ductible &#224; l'agir au quotidien, il est aussi dans toute une architecture qualifiante qui donne sens aux actes professionnels &#187; (p.129).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'opposent donc l&#224; deux visions de l'action sociale : une logique gestionnaire et une logique professionnelle. Quand elles deviennent trop exclusives, la premi&#232;re d&#233;poss&#232;de les intervenants de leur m&#233;tier et la seconde installe et renforce le corporatisme. Il convient donc de cultiver les ressources de chacune de ces dimensions : l'empirisme ne peut que compl&#233;ter les m&#233;thodes rigoureuses ; le charisme et l'authenticit&#233; de la relation, eux, viennent s'articuler avec les savoirs pr&#233;cis. La qualification n'est qu'un aspect de la comp&#233;tence qui elle-m&#234;me n'est pas qu'une liste de savoir-faire mais doit aussi s'ancrer dans une position &#233;thique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2002, (144 p. ; 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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