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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Conna&#238;tre &#171; les significations sociales et culturelles du langage des jeunes &#187;</title>
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&lt;p&gt;Propos recueillis par Guy Benloulou &lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-on parler de langue &#224; propos du parler des cit&#233;s ? Le plus souvent quand la langue parl&#233;e dans les banlieues est &#233;voqu&#233;e, c'est &#224; propos de mots, d'expressions, d'intonations, de quelques usages restreints comme l'insulte et la vanne, ou sp&#233;cialis&#233; comme le rap (ces diff&#233;rents usages n'&#233;tant d'ailleurs que rarement d&#233;crits dans leur complexit&#233;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, une langue ne peut &#234;tre r&#233;duite &#224; des &#233;l&#233;ments lexicaux (m&#234;me si ceux-ci disent beaucoup de ceux qui les prononcent, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par Guy Benloulou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on parler de langue &#224; propos du parler des cit&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent quand la langue parl&#233;e dans les banlieues est &#233;voqu&#233;e, c'est &#224; propos de mots, d'expressions, d'intonations, de quelques usages restreints comme l'insulte et la vanne, ou sp&#233;cialis&#233; comme le rap (ces diff&#233;rents usages n'&#233;tant d'ailleurs que rarement d&#233;crits dans leur complexit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, une langue ne peut &#234;tre r&#233;duite &#224; des &#233;l&#233;ments lexicaux (m&#234;me si ceux-ci disent beaucoup de ceux qui les prononcent, de leur fa&#231;on de voir le monde), une langue c'est aussi une syntaxe et c'est surtout une fa&#231;on de s'en servir qui correspond &#224; une culture, un ensemble de valeurs et d'habitudes sociales et cognitives. Il est n&#233;cessaire de mieux conna&#238;tre ces diff&#233;rents domaines, ne serait-ce que pour mieux cerner ce qui de la langue et de ses usages peut-&#234;tre mis en relation avec les difficult&#233;s scolaires et d'apprentissages professionnels des jeunes et ce ne peut &#234;tre seulement les mots et expressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs bien autre chose que des particularismes qui se dit dans ces formes verbales, et qui r&#233;siste aux apprentissages et &#224; leur n&#233;cessaire mise en forme scolaire. Ce qui se dit dans ces expressions verbales des cit&#233;s, c'est un rapport au langage, une fa&#231;on de vivre et de comprendre le monde, qui correspondent s&#251;rement &#224; un conflit de valeurs &#8212; et ce faisant un conflit social &#8212; avec celles qui sous-tendent les usages scolaires et culturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a donc un risque d'enfermement culturel et social pour les jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots et expressions, une syntaxe norm&#233;e par l'oral quotidien plus que par l'&#233;crit, stigmatisent leurs auteurs et par ce biais g&#234;nent sans doute l'insertion scolaire et culturelle, mais lorsque les formes syntaxiques ou textuelles utilis&#233;es correspondent &#224; une absence de familiarit&#233; avec les usages de l'&#233;crit et/ou &#224; une r&#233;sistance &#224; leur &#233;gard, le risque est grand qu'elles s'accompagnent aussi de difficult&#233;s dans les apprentissages scolaires qui reposent principalement sur l'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ouvrages parus ces derni&#232;res ann&#233;es, visant &#224; faire conna&#238;tre ce qui est souvent appel&#233; le &#171; parler banlieue &#187; ou &#171; la langue des cit&#233;s &#187;, montrent que ces jeunes que l'on dit incapables d'&#233;crire peuvent produire des textes po&#233;tiques ou narratifs, en particulier, qui expriment des &#233;motions, des sentiments, des morceaux de vie, des exp&#233;riences et sont capables de r&#233;flexions sur la langue et ses usages &#224; condition de partir de leur langue quotidienne et de l'utiliser. Et c'est important de ne pas assimiler, comme on le fait souvent, la &#171; langue des cit&#233;s &#187; &#224; la vulgarit&#233;, &#224; une incomp&#233;tence g&#233;n&#233;ralis&#233;e, tout au moins &#224; la m&#233;connaissance de la langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire r&#233;f&#233;rence &#224; &#171; la langue des cit&#233;s &#187; en classe n'est pourtant pas sans poser d'importants probl&#232;mes. La marge de man&#339;uvre est &#233;troite entre ce qui pourrait &#234;tre v&#233;cu par les &#233;l&#232;ves comme de la r&#233;cup&#233;ration par l'institution (un empi&#233;tement de territoire), une reconnaissance qui mettrait en cause le fran&#231;ais de l'&#233;cole, fran&#231;ais d'intercompr&#233;hension, langue du territoire national et langue des apprentissages scolaires, et aide facilitatrice pour les &#233;l&#232;ves dans leurs apprentissages, comme dans la reconnaissance de leur propre place &#224; l'&#233;cole. Les enseignants sont peu form&#233;s &#224; cette question et c'est tr&#232;s dommage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et dans le champ du travail social comment faut-il se situer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines de ces &#171; nouvelles pratiques langagi&#232;res &#187; (ateliers rap, th&#233;atre&#8230;) qui valorisent la &#171; langue des cit&#233;s &#187; sont anim&#233;es par des &#233;ducateurs, qui d&#233;sirent ainsi aider ces jeunes en difficult&#233; scolaire et plus largement en difficult&#233; sociale ; mais, si elles s'originent dans une tendance &#224; &#171; vouloir ins&#233;rer &#187;, elles risquent aussi de survaloriser les jeunes en confondant la fonction identitaire et embl&#233;matique de ces pratiques, avec des fonctions cognitives qu'elles n'ont sans doute pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes des cit&#233;s s'identifient &#224; leurs mots, &#224; leurs expressions, &#171; on est ce que l'on parle &#187; et avec qui on parle, et non ce que l'on a &#224; dire et &#224; penser, sans la distance qu'introduit justement la symbolisation langagi&#232;re. Cette identification du sujet aux formes linguistiques qu'il utilise au nom de l'appartenance &#224; un groupe et de la manifestation identitaire r&#233;duit le langage &#224; fonctionner selon une centration sur les mots et expressions, par &#171; slogans &#187;, &#224; &#234;tre d&#233;tourn&#233; de sa sp&#233;cificit&#233;, &#224; &#234;tre code et non plus langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport au langage ne valorise donc pas la communication, l'&#233;change, la compr&#233;hension du monde, de soi&#8230; Le r&#233;sultat est le plus souvent un enfermement des jeunes sur le groupe et la &#171; cit&#233; &#187;, souvent volontaire (auto-exclusion) devant l'exclusion dont ils font l'objet, exclusion sociale (g&#233;ographique, d'habitation, d'emploi&#8230;) et en g&#233;n&#233;ral scolaire. Par voie de cons&#233;quence, ces d&#233;marches risquent d'accro&#238;tre les diff&#233;rences entre &#233;l&#232;ves, entre jeunes, au d&#233;triment de ceux que l'on veut justement aider &#224; s'ins&#233;rer scolairement et socialement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi l'&#233;ducateur peut-il intervenir pour contrecarrer cet &#171; enfermement &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est n&#233;cessaire que les travailleurs sociaux et les enseignants connaissent mieux les usages du langage des jeunes et leurs significations sociales et culturelles. Ils s'apercevraient ainsi que les formes d'insultes ne sont pas toujours des insultes, que celles qui sont consid&#233;r&#233;es comme vulgaires ne sont pas telles pour ceux qui les produisent. Ainsi la stigmatisation, ou &#224; l'oppos&#233; les processus de l&#233;gitimisation et de revendication mis en place, m&#234;me inconsciemment par les uns et les autres, n'auraient ni le m&#234;me sens ni les m&#234;mes effets, si justement on pouvait mettre en relation le rapport au langage de certains jeunes, plus particuli&#232;rement, leur rapport &#224; l'&#233;criture avec les formes culturelles et les pratiques sociales qui les sous-tendent et qu'elles contribuent &#224; construire plut&#244;t qu'avec des manques de ma&#238;trise et une inculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, les enjeux sociaux et cognitifs des formes et usages langagiers, et ce faisant de l'&#233;cole, pourraient &#234;tre explicit&#233;s et &#233;ducateurs/jeunes ou enseignants/&#233;l&#232;ves, seraient mieux &#224; m&#234;me de se situer en connaissance de cause. Il est sans doute du r&#244;le des &#233;ducateurs de confronter les jeunes &#224; des formes linguistiques et langagi&#232;res qui les &#233;loignent du groupe d'enfermement, sinon les &#233;carts ne cesseront pas de se creuser, comme c'est le cas aux &#201;tats-Unis. Il est aussi important que les &#233;ducateurs prennent conscience de la n&#233;cessit&#233; de ne pas &#171; s'adapter &#187; syst&#233;matiquement en allant sur le territoire langagier du jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous qu'il existe une responsabilit&#233; politique dans une certaine promotion r&#233;serv&#233;e &#224; ce langage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que les politiques ne sont pas toujours coh&#233;rents dans leur d&#233;marche et ce &#224; plusieurs niveaux. Comme je viens de le dire, sans doute qu'une meilleure formation des enseignants &#224; ce qu'on appelle la sociologie du langage et, plus pr&#233;cis&#233;ment, aux usages identitaires que font certains jeunes de la &#171; langue des cit&#233;s &#187; leur permettrait de mieux comprendre ce qui se produit en classe et qui d&#233;bouche souvent sur malentendu et violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, peut-&#234;tre en effet, a-t-on valoris&#233;, au nom d'une aide &#224; la pacification sociale et par rejet g&#233;n&#233;reux et fond&#233; de l'exclusion de certains jeunes dans les quartiers d&#233;favoris&#233;s, des formes d'expression qui contribuent au contraire &#224; exacerber les revendications identitaires, l'appartenance &#224; la cit&#233; (n'oublions pas que les formes linguistiques dont nous parlons varient d'une cit&#233; &#224; l'autre, d'un quartier &#224; l'autre) au d&#233;triment donc d'un sentiment d'appartenance plus large qui est celui qui construit la citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la sp&#233;cificit&#233; de l'&#233;cole &#8212; de ce qui est exig&#233; par elle, de ce qui est possible dans ce qui n'est pas elle &#8212; n'est pas non plus assez explicit&#233;e pour que les jeunes puissent se rep&#233;rer dans ce qui est possible, relationnellement, langagi&#232;rement,&#8230; entre le dedans et le dehors de l'&#233;cole. Sans doute faudrait-il penser en premier lieu la question fondamentale de la fa&#231;on dont actuellement les jeunes en grande difficult&#233; sociale et scolaire sont trait&#233;s &#224; l'&#233;cole, dans un coll&#232;ge qui n'a plus d'unique que le nom.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La langue des cit&#233;s est-elle fr&#233;quentable ?</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>&#171; Le danger d'appauvrissement de la langue est r&#233;el &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-danger-d-appauvrissement-de-la-langue-est-reel</link>
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		<dc:subject>608</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le point de vue de Fran&#231;ois Ilboudo, professeur de lettres au lyc&#233;e Delambre dans les quartiers Nord d'Amiens &lt;br class='autobr' /&gt;
Constatez-vous une pauvret&#233; de langage chez les &#233;l&#232;ves ? Le vocabulaire, restreint, se fonde sur des clich&#233;s, du verlan et des hyperboles. La syntaxe malmen&#233;e se r&#233;duit &#224; des phrases-noyaux (sujet-verbe). Les &#233;l&#232;ves connaissent mal le sens exact des mots et la propri&#233;t&#233; des termes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous insistez aupr&#232;s de vos &#233;l&#232;ves sur l'importance de l'&#233;loquence. Pourquoi ? Il y a encore quelques dizaines (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le point de vue de Fran&#231;ois Ilboudo, professeur de lettres au lyc&#233;e Delambre dans les quartiers Nord d'Amiens&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constatez-vous une pauvret&#233; de langage chez les &#233;l&#232;ves ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vocabulaire, restreint, se fonde sur des clich&#233;s, du verlan et des hyperboles. La syntaxe malmen&#233;e se r&#233;duit &#224; des phrases-noyaux (sujet-verbe). Les &#233;l&#232;ves connaissent mal le sens exact des mots et la propri&#233;t&#233; des termes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous insistez aupr&#232;s de vos &#233;l&#232;ves sur l'importance de l'&#233;loquence. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a encore quelques dizaines d'ann&#233;es, dans la classe de seconde, dite &#171; de rh&#233;torique &#187;, on enseignait l'art de bien parler et de bien &#233;crire. Enseignement aujourd'hui consid&#233;rablement amoindri. La recherche de la pr&#233;cision et de la rigueur passe par l'&#233;tude des classiques. Au-del&#224; des images convenues d'ennui et d&#233;su&#233;tude associ&#233;es aux auteurs du XVIIe au XIXe si&#232;cle et encore plus &#224; ceux du Moyen &#194;ge &#224; la Renaissance, la fr&#233;quentation du beau style constitue encore la meilleure &#233;cole pour la ma&#238;trise de la langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les &#233;l&#232;ves r&#233;agissent-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut de l'aimer, ils finissent par se familiariser avec un style caract&#233;ristique d'une &#233;poque. Ils rep&#232;rent des proc&#233;d&#233;s encore en usage de nos jours dans certains milieux (chez les hommes politiques par exemple) et r&#233;visent les figures de rh&#233;torique. Ils s'exercent &#224; la dimension inventive : pastiche, parodie, comme un musicien fait ses gammes. Ils se prennent au jeu et il en reste toujours quelque chose : un mot, une locution, un vers, un proc&#233;d&#233;&#8230; qu'ils r&#233;utilisent dans leurs devoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la ma&#238;trise de l'&#233;loquence judiciaire, nous organisons une sortie au tribunal. Elle permet de travailler la rh&#233;torique de fa&#231;on pratique avec les &#233;l&#232;ves de seconde. Ils observent la diff&#233;rence entre un r&#233;quisitoire et une plaidoirie et les moyens rh&#233;toriques utilis&#233;s pour convaincre et persuader. Je les encourage aussi &#224; &#233;couter attentivement des hommes politiques ou religieux, et - malgr&#233; la longueur, la redondance des termes et la difficult&#233; de certains mots - &#224; analyser la forme rh&#233;torique et &#224; juger le fond du discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes emploient-ils le langage des banlieues dans vos cours ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, les &#233;l&#232;ves connaissent la diff&#233;rence entre les registres. Si un jeune utilise ce langage, je manifeste mon int&#233;r&#234;t sans ironie. Je le corrige seulement s'il ignore que l'expression ne s'utilise pas dans la situation d'&#233;nonciation qu'est un cours. Certains mots et tournures syntaxiques passeront dans la langue, en d&#233;pit de l'Acad&#233;mie et des professeurs car la langue &#233;volue. Pourtant, le danger d'appauvrissement est r&#233;el. La subtilit&#233; de notre langue se perd dans un jargon pseudo-moderne qui manie &#224; tort un vocabulaire et une syntaxe anglaise &#171; relook&#233;s &#187;. Les &#233;l&#232;ves ont tendance &#224; perdre les rep&#232;res culturels. Le r&#244;le de l'&#233;cole, et des professeurs de lettres en particulier, est de replacer les &#339;uvres dans leur contexte, leur &#233;poque et leur courant litt&#233;raire. Cela ne va pas sans quelques froncements de sourcils des &#233;l&#232;ves qui cloisonnent les disciplines et acceptent difficilement les incursions d'un professeur dans un autre domaine que le sien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La langue des cit&#233;s est-elle fr&#233;quentable ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-langue-des-cites-est-elle-frequentable</link>
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		<dc:subject>Langage</dc:subject>

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&lt;p&gt;C'est un langage &#224; prendre en consid&#233;ration tout comme le savoyard, le breton ou le corse n'h&#233;sitent pas &#224; plaider des sp&#233;cialistes. Pour d'autres observateurs ce parler est au contraire une machine &#224; exclure suppl&#233;mentaire qui ne fait que refermer un peu plus le ghetto sur les jeunes des quartiers. Pour tous en tout cas le ph&#233;nom&#232;ne existe. Et il faut au moins le respecter, le comprendre et s'en occuper &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#8220;Il m'a rotca&#8221;, m'a dit une fille l'autre jour en parlant d'un gar&#231;on. J'ai pens&#233; que &#231;a signifiait (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est un langage &#224; prendre en consid&#233;ration tout comme le savoyard, le breton ou le corse n'h&#233;sitent pas &#224; plaider des sp&#233;cialistes. Pour d'autres observateurs ce parler est au contraire une machine &#224; exclure suppl&#233;mentaire qui ne fait que refermer un peu plus le ghetto sur les jeunes des quartiers. Pour tous en tout cas le ph&#233;nom&#232;ne existe. Et il faut au moins le respecter, le comprendre et s'en occuper&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#8220;Il m'a rotca&#8221;, m'a dit une fille l'autre jour en parlant d'un gar&#231;on. J'ai pens&#233; que &#231;a signifiait &#8220;Il m'a carot&#233;&#8221;, donc &#8220;il m'a roul&#233;&#8221;. En fait, il lui avait &#8220;pos&#233; un lapin&#8221; &#187;&lt;/i&gt;. Il s'agit peut-&#234;tre d'une association carotte &#8211; lapin ? s'amuse Lise Nathanson, coordinatrice du Club du Canal, pour illustrer les n&#233;ologismes employ&#233;s par les jeunes avec lesquels l'&#233;quipe de pr&#233;vention travaille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233; dans le nord-est de Paris et implant&#233; dans un quartier h&#233;t&#233;roclite, le Club du Canal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Club de pr&#233;vention du Canal - 5, rue de Nantes - 75019 Paris. T&#233;l. 01 40 34 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; couvre des micro-quartiers, &lt;i&gt;&#171; v&#233;ritables lieux de rel&#233;gation &#187;,&lt;/i&gt; une partie plus mixte, avec des probl&#232;mes de communication entre les diff&#233;rentes cultures et g&#233;n&#233;rations et une partie plus culturelle, peu accessible aux familles de ces jeunes. Le club rel&#232;ve de la protection de l'enfance et de la jeunesse. Il accueille les enfants &#224; partir de 9 ans, les adolescents et les jeunes adultes mais le travail de rue constitue le pilier de son action. La langue des jeunes, cod&#233;e, a de tout temps exist&#233; en opposition &#224; celle des adultes. Les jeunes l'utilisent surtout de fa&#231;on ludique entre eux, parfois de mani&#232;re provocante - ou qui peut &#234;tre ressentie comme telle - envers d'autres g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, les jeunes qui emploient &#171; le langage des cit&#233;s &#187; &#8211; scand&#233;, rythm&#233; - sont souvent de nationalit&#233; fran&#231;aise, issus de l'immigration. Ils parlent fran&#231;ais &#224; l'&#233;cole, la langue de leur pays d'origine chez eux et la langue de la rue avec leurs amis &#187;&lt;/i&gt;, constate Lise Nathanson. Le passage d'un langage &#224; l'autre n'est pas forc&#233;ment &#233;vident. Ce parl&#233; multiplie les emprunts &#224; diverses langues : arabe (ahchouma &#171; honte &#187;), tsigane (bedo &#171; joint &#187;), sonink&#233; (djiangalaim&#233; &#171; fils de pute &#187;), argot anglo-am&#233;ricain (boss &#171; chef de bande &#187;), parl&#233;s locaux fran&#231;ais (panouille &#171; abruti &#187;, du proven&#231;al panissa) et vieil argot fran&#231;ais (s'arracher &#171; s'enfuir &#187;). La m&#233;taphore est largement employ&#233;e : airbags (seins), bounty (noir voulant ressembler &#224; un blanc)&#8230; Par malaxage et torsion du fran&#231;ais refa&#231;onn&#233;, les usagers s'approprient la langue. &#171; M&#232;re &#187;, devient, &#171; reume &#187; par verlanisation, puis &#171; reum &#187; par apocope (troncation de la finale), et &#171; meureu &#187; par une nouvelle verlanisation. L'aph&#233;r&#232;se, tr&#232;s employ&#233;e, ampute le mot de sa partie initiale (rien pour alg&#233;rien, zon pour prison).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les &#233;ducateurs du Club du Canal reconnaissent la richesse et la vitalit&#233; de la langue, ils en regrettent certains aspects : &lt;i&gt;&#171; Des gar&#231;ons emploient des mots tr&#232;s durs envers les filles qui peuvent se banaliser sans qu'elles r&#233;agissent. Entendent-ils de la violence verbale dans leur famille ? &#187;&lt;/i&gt; s'interroge Marie-Line Smaga. Pour son coll&#232;gue, Patrick A&#239;dan, &lt;i&gt;&#171; ce vocabulaire souligne leur incapacit&#233; &#224; communiquer avec l'autre sexe, leurs difficult&#233;s par rapport &#224; la diff&#233;rence, ici sexuelle. Il d&#233;note une difficult&#233; &#224; s'exprimer, de la peur, du repli sur l'agressivit&#233;. Le langage de la rue les d&#233;sinqui&#232;te &#187;&lt;/i&gt;. Les mots des jeunes sont aussi r&#233;v&#233;lateurs de leurs maux. &lt;i&gt;&#171; Par la violence des mots, ils expriment leur malaise. Leurs mots nous permettent aussi d'entendre quelque chose de leur souffrance &#187;&lt;/i&gt;, dit Marie-Line Smaga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au m&#234;me titre que n'importe quelle autre vari&#233;t&#233; de fran&#231;ais, comme le corse ou le savoyard, le fran&#231;ais contemporain des cit&#233;s constitue un &#233;l&#233;ment du patrimoine linguistique culturel. Des centaines de milliers, voire des millions de personnes le connaissent. Il n'existe donc aucune raison de ne pas l'&#233;tudier &#187;&lt;/i&gt;, souligne Jean-Pierre Goudaillier, auteur de &#171; Comment tu tchatches ! &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Comment tu tchatches ! Dictionnaire du Fran&#231;ais contemporain des cit&#233;s - (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les formes non l&#233;gitim&#233;es du langage int&#233;ressent ce chercheur, elles posent toujours un probl&#232;me dans le cadre scolaire et peuvent entra&#238;ner des exclusions. L'&#233;tude le passionne aussi d'un point de vue sociologique. Pourquoi des groupes se mettent-ils &#224; produire de telles formes langagi&#232;res ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Du point de vue du cryptage, il est important d'&#233;tudier le codage de l'ensemble des formes et de les expliquer. La langue est le reflet d'une culture &#187;&lt;/i&gt;. Le langage exerce une fonction identitaire, il permet de se reconna&#238;tre, de s'identifier au sein d'un m&#234;me groupe, d'une m&#234;me communaut&#233;. &lt;i&gt;&#171; Les jeunes &#171; taguent &#187; la langue pour se l'approprier. &#171; Pourquoi parlerions-nous le fran&#231;ais des &#171; costards-cravates &#187; qui nous excluent ? &#187; disent-ils. &#171; Nous les &#171; casquettes-baskets &#187; avons le droit de marquer notre diff&#233;rence &#187;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;. L&#224; intervient bien entendu &#233;galement la diff&#233;rence interg&#233;n&#233;rationnelle. Ils mettent leurs propres marques identitaires dans la langue. Les jeunes, mais aussi les moins jeunes issus de l'univers des cit&#233;s et quartiers fran&#231;ais, se l'approprient, c'est leur langue &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Pierre Goudaillier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;i&gt;&#171; langue des cit&#233;s &#187;&lt;/i&gt; peut devenir excluante si les jeunes coupent les ponts avec le reste de la population. Pour Yazid Kherfi, consultant en violences urbaines, les jeunes perdent l'usage et la richesse de la langue fran&#231;aise et ont du mal &#224; se d&#233;barrasser de leur langage. &lt;i&gt;&#171; Ils l'utilisent d'ailleurs de plus en plus partout, m&#234;me &#224; l'&#233;cole et dans la famille &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-danger-d-appauvrissement-de-la-langue-est-reel' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Fran&#231;ois Ilboudo, professeur de lettres au lyc&#233;e Delambre d'Amiens&lt;/a&gt;). Chaque cit&#233; &#224; son langage, il permet aux jeunes de s'identifier &#224; leur territoire et peut provoquer des probl&#232;mes s'il est employ&#233; dans une autre cit&#233;. L'expression &#171; nique ta m&#232;re &#187;, par exemple, consid&#233;r&#233;e comme tout &#224; fait banale dans certains territoires, sera &#233;videmment tr&#232;s insultante dans d'autres. &lt;i&gt;&#171; Ce langage enferme les jeunes qui l'emploient dans leur ghetto et les tire vers le bas, &lt;/i&gt; regrette Yazid Kherfi, &lt;i&gt;ce n'est pas le langage utilis&#233; par le reste de la population. Dans les cit&#233;s les jeunes communiquent de moins en moins avec les autres et risquent l'enfermement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les emplois-jeunes ou &#171; les grands fr&#232;res &#187; ont tendance &#224; employer ce langage avec les jeunes car c'est aussi le leur. Ils pensent aussi s'int&#233;grer plus facilement au groupe. &lt;i&gt;&#171; C'est une erreur, ils doivent parler autrement. Lorsqu'ils discutent avec les repr&#233;sentants des institutions, ils adoptent un langage appropri&#233;. Il faut permettre aux jeunes de sortir de leur ghetto en cr&#233;ant de la mixit&#233; et en favorisant la rencontre avec les autres &#187;&lt;/i&gt;, insiste Yazid Kherfi. Pour lui, ce langage ne doit pas &#234;tre valoris&#233; : &lt;i&gt;&#171; Parler une langue &#233;trang&#232;re constitue une richesse, mais ce langage, mixage de fran&#231;ais, de verlan, d'insultes, de portugais, d'arabe ou d'autres langues constitue plut&#244;t une r&#233;gression, un mode de communication qui &#233;loigne des autres &#187;&lt;/i&gt;. Pour Lise Nathanson, &lt;i&gt;&#171; le r&#244;le de passeur appartient aux &#233;ducateurs. Il nous faut conna&#238;tre les deux c&#244;t&#233;s de la rive, les aimer et accepter d'y naviguer &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de quel &#226;ge adopte-t-on le langage des cit&#233;s ? &lt;i&gt;&#171; Certains petits l'utilisent car ils copient les fr&#232;res et s&#339;urs mais &#231;a reste &#224; un niveau sommaire. &#199;a va du geste du pouce sur la gorge pour menacer, aux erreurs de fran&#231;ais telles &#171; je l'ai gagn&#233; &#187; pour &#171; j'ai gagn&#233; contre lui, je l'ai vaincu &#187;, &#171; ils sontaient pour ils &#233;taient &#187;, &#171; v&#233;ner pour &#233;nerv&#233; &#187;, &#171; vous faisez &#187;&lt;/i&gt;&#8230;, indique &#201;lisabeth Chatenet, directrice de l'&#233;cole maternelle Thionville, situ&#233;e dans le m&#234;me quartier que le Club du Canal. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s qu'ils parlent le fran&#231;ais tout se m&#233;lange, mais je n'ai pas remarqu&#233; de diff&#233;rences suivant les origines culturelles. Ce n'est pas le langage des cit&#233;s, c'est celui des pauvres ! &#187;&lt;/i&gt;. &#192; l'&#233;cole primaire ? &lt;i&gt;&#171; D&#232;s l'&#226;ge de 6 ans, les enfants connaissent et emploient certains termes. Ce langage est de plus en plus utilis&#233; par les filles. Elles sont davantage dans le langage que les gar&#231;ons, qui peuvent avoir recours &#224; des modes d'expression plus agressifs, comme la bagarre &#187;&lt;/i&gt;, observe Yazid Kherfi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducateur doit-il intervenir ? &lt;i&gt;&#171; Nous intervenons si un terme est violent. Nous discutons autour du mot. Nous ne sommes ni de l'&#233;cole, ni des copains, les jeunes nous parlent dans un entre-deux. Nous gardons notre lexique, m&#234;me si parfois, par clin d'&#339;il ou par souci d'&#233;change dans la communication, nous reprenons une expression &#224; eux. Il ne faut pas rester compl&#232;tement fig&#233;s mais &#231;a fait partie de l'acte &#233;ducatif de leur permettre d'&#233;largir leurs possibilit&#233;s d'expression &#187;&lt;/i&gt;, dit Lise Nathanson. &lt;i&gt;&#171; Les jeunes doivent aussi s'adapter au langage commun, pour &#233;viter l'enfermement. Notre responsabilit&#233; est de nous opposer &#224; l'exclusion, le langage vestimentaire, la coiffure, la posture, tout cela est langage mais peut la provoquer &#187;,&lt;/i&gt; ajoute son coll&#232;gue Patrick Assoul&#232;ne (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Connaitre-les-significations-sociales-et-culturelles-du-langage-des-jeunes' class='spip_in'&gt;lire l'analyse de &#201;lisabeth Bautier, professeur en sciences de l'&#233;ducation &#224; Paris VIII&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jean-Pierre Goudaillier : &lt;i&gt;&#171; La frange des jeunes r&#233;ellement en difficult&#233; d'apprentissage est de l'ordre de 10 %. Les autres ne sont pas en &#233;chec scolaire grave, m&#234;me s'il existe des gradations dans les probl&#232;mes d'apprentissage. Il faut regarder comment les jeunes se positionnent quand ils ont en face d'eux la langue norm&#233;e de l'&#233;cole, des examens, de la pr&#233;sentation d'un CV. La ma&#238;trisent-ils ? Le r&#244;le de l'&#233;cole est d'amener l'ensemble des jeunes apprenants, quel que soit leur point de d&#233;part, dans le giron de la langue nationale commun&#233;ment accept&#233;e par l'ensemble des acteurs &#233;conomiques et sociaux, sinon ils risquent l'exclusion &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Goudaillier aimerait que les enseignants, dans certaines s&#233;quences p&#233;dagogiques, prennent en compte ce type de parl&#233; en proposant aux jeunes de r&#233;diger d'abord un texte comme ils parlent puis de le construire en fran&#231;ais norm&#233;. L'enseignant montrerait les points de rapprochement et les divergences entre les deux textes. &lt;i&gt;&#171; Les enseignants n'acceptent pas tous de jouer le jeu, pourtant &#233;couter l'autre c'est prendre en compte l'alt&#233;rit&#233; de sa langue pour l'amener &#224; soi &#187;&lt;/i&gt; pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un atelier d'&#233;criture propos&#233; par le Club du Canal, l'animatrice a d'abord observ&#233; que les adolescents &#233;crivaient d'une mani&#232;re scolaire, supposant que c'est ce que l'on attendait d'eux. Ils &#233;prouvaient des difficult&#233;s puisque ce n'est pas leur lexique. Dans un second temps, elle les a fait travailler sur des propositions d'&#233;criture plus proches d'eux, comme le monologue int&#233;rieur qui fait appel &#224; l'exp&#233;rience propre, au langage personnel. L&#224;, elle a constat&#233; une lib&#233;ration. Dans un troisi&#232;me temps, la rencontre entre ces deux lexiques s'est faite d'elle-m&#234;me. Les jeunes ont trouv&#233; leur propre &#233;criture avec leurs images et leurs scansions, alors que souvent ils d&#233;valorisent leurs modes d'expression. L'animatrice leur a propos&#233; la lecture et l'explication de textes litt&#233;raires. Petit &#224; petit ils se sont appropri&#233;s le langage norm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il ne faudrait pas que parler de &#171; langage des cit&#233;s &#187; stigmatise encore les jeunes &#187;,&lt;/i&gt; indique Lise Nathanson. &lt;i&gt;&#171; On dit que les jeunes ont des logiques de territoires. Mais ce sont des territoires o&#249; ont les a plac&#233;s, qu'ils subissent &#187;&lt;/i&gt;. En effet, rench&#233;rit Patrick A&#239;dan : &lt;i&gt;&#171; Ils poss&#232;dent un langage &#224; eux, aussi respectable que le n&#244;tre. Ce n'est pas un sous-langage &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Goudaillier qui intervient dans le cadre de formations &#224; la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) conclut : &lt;i&gt;&#171; Je constate que les &#233;ducateurs sont tr&#232;s sensibles &#224; la gestuelle langagi&#232;re des jeunes. Il s'agit de rentrer dans la strat&#233;gie de l'autre sans d&#233;magogie, de trouver un moyen de l'amener &#224; soi. La p&#233;dagogie consiste &#224; prendre en compte le niveau auquel la personne se situe et &#224; la faire progresser. Il ne s'agit pas d'enfermer les jeunes dans la caricature d'eux m&#234;mes, ainsi que le souhaitent certains &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Club de pr&#233;vention du Canal - 5, rue de Nantes - 75019 Paris. T&#233;l. 01 40 34 15 29&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comment tu tchatches ! Dictionnaire du Fran&#231;ais contemporain des cit&#233;s - Jean-Pierre Goudaillier, 2001, &#233;ditions Maisonneuve &amp; Larose&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En prison avec des ados</title>
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		<dc:date>2002-02-06T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>608</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; raison de 7000 mineurs incarc&#233;r&#233;s par an, les &#171; sauvageons &#187; sont en permanence entre 700 et 900 &#224; se r&#233;partir sur une cinquantaine d'&#233;tablissements p&#233;nitentiaires. Si cette mise &#224; l'&#233;cart prot&#232;ge la soci&#233;t&#233; de nouveaux passages &#224; l'acte, elle ne fait que pr&#233;parer ceux qui surviendront plus tard. Les principes de justice qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; l'enfermement d'un jeune sont quotidiennement bafou&#233;s tout au long de son s&#233;jour en prison : racket, consommation de stup&#233;fiants, arbitraire des d&#233;cisions administratives, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-608-" rel="tag"&gt;608&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison-288" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton448-cdb6a.jpg?1694640423' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; raison de 7000 mineurs incarc&#233;r&#233;s par an, les &#171; sauvageons &#187; sont en permanence entre 700 et 900 &#224; se r&#233;partir sur une cinquantaine d'&#233;tablissements p&#233;nitentiaires. Si cette mise &#224; l'&#233;cart prot&#232;ge la soci&#233;t&#233; de nouveaux passages &#224; l'acte, elle ne fait que pr&#233;parer ceux qui surviendront plus tard. Les principes de justice qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; l'enfermement d'un jeune sont quotidiennement bafou&#233;s tout au long de son s&#233;jour en prison : racket, consommation de stup&#233;fiants, arbitraire des d&#233;cisions administratives, conditions de vie d&#233;plorables, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re chose qu'il doit d&#233;cliner, &#224; son arriv&#233;e, c'est sa pointure : ses chaussures sont susceptibles de lui &#234;tre vol&#233;es dans les tout premiers jours par ses cod&#233;tenus. Les faibles doivent payer leur tribut aux plus forts. Il est ensuite affranchi des codes qu'il se doit de respecter. Il en va ainsi de l'approvisionnement en produits psychotropes de toutes sortes : cannabis d'abord qui circule largement, mais aussi m&#233;dicaments prescrits par le service m&#233;dical et qui font l'objet d'un trafic florissant. Les Terciac&#169;, Valium&#169;, Vanax&#169;, Tranx&#232;ne&#169; et Subutex&#169; (qui reste le produit le plus pris&#233;) pr&#233;sident ainsi &#224; la d&#233;fonce carc&#233;rale. Les cachets sont concass&#233;s pour &#234;tre r&#233;duits en poudre. Ils sont alors soit sniff&#233;s, soit inject&#233;s apr&#232;s avoir &#233;t&#233; dilu&#233;s dans un peu de jus de citron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a la violence qui peut surgir &#224; tout instant : les lames des rasoirs jetables sont fr&#233;quemment r&#233;cup&#233;r&#233;es pour &#234;tre transform&#233;es en arme. La cour de promenade est alors le lieu des r&#232;glements de compte : l'occasion d'infliger &#224; son ennemi une belle balafre que celui-ci s'empressera d'affirmer s'&#234;tre fait en tombant, si un gardien l'interroge. Rien d'&#233;tonnant donc si 75 % des jeunes incarc&#233;r&#233;s retournent un jour en prison. Comment rem&#233;dier &#224; cette r&#233;alit&#233; affligeante ? La question des moyens est sans doute essentielle. Avec son 1,67 % du budget de la nation, la Justice constitue le parent pauvre de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la prison de Lyon, par exemple, 957 &#8364; (6280 F) &#233;taient disponibles en 2000, pour financer les cours d'inscription au CNED, soit 1,5 &#8364; (10 F) par d&#233;tenu permanent. Mais, il y aussi la pesanteur administrative &#224; r&#233;agir face aux conditions d'incarc&#233;ration parfois inqualifiables. Sans oublier ces gardiens pas form&#233;s et peu pr&#233;par&#233;s &#224; faire face &#224; des adolescents, et qui ne cherchent qu'une seule chose : ne pas &#234;tre ennuy&#233;s, y compris en tol&#233;rant si n&#233;cessaire un ca&#239;disme susceptible de faire respecter un certain ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des exp&#233;riences ont &#233;t&#233; men&#233;es permettant &#224; des quartiers de mineurs d'&#234;tre notablement renforc&#233;s en personnels, choisis, en outre, sur la base du volontariat. Mais ces gardiens qui ont investi leur nouveau r&#244;le sont fr&#233;quemment l'objet des attaques de leurs coll&#232;gues (qui les traitent d'assistantes sociales !). Et puis, il y a cette n&#233;cessit&#233; de tenter de faire respecter la loi aussi derri&#232;re les barreaux. Si les choses changent, cela est encore loin d'&#234;tre gagn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Deno&#235;l, 2001, (186 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Libres de savoir. Ouvrir les yeux sur notre propre histoire</title>
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&lt;p&gt;Tout au long des ouvrages qu'elle publie ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e (celui-ci est le dixi&#232;me depuis 1983), Alice Miller n'a de cesse que de d&#233;montrer ce qui lui tient &#224; c ?ur : faire prendre conscience &#224; ses contemporains des effets d&#233;vastateurs que l'&#233;ducation traditionnelle a pu produire dans le psychisme de chacun. Sa th&#232;se a quelque chose d'&#224; la fois tr&#232;s tentant et tr&#232;s irritant. La d&#233;nonciation de cette fess&#233;e &#171; qui n'a jamais fait de mal &#224; personne &#187; est ici essentielle. Les l&#233;sions que peuvent provoquer de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout au long des ouvrages qu'elle publie ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e (celui-ci est le dixi&#232;me depuis 1983), Alice Miller n'a de cesse que de d&#233;montrer ce qui lui tient &#224; c ?ur : faire prendre conscience &#224; ses contemporains des effets d&#233;vastateurs que l'&#233;ducation traditionnelle a pu produire dans le psychisme de chacun. Sa th&#232;se a quelque chose d'&#224; la fois tr&#232;s tentant et tr&#232;s irritant. La d&#233;nonciation de cette fess&#233;e &#171; qui n'a jamais fait de mal &#224; personne &#187; est ici essentielle. Les l&#233;sions que peuvent provoquer de tels coups sur le cerveau de l'enfant qui se structure dans les trois premi&#232;res ann&#233;es de la vie, aboutissent &#224; la destruction de neurones nouvellement form&#233;s et de leurs connexions et peuvent provoquer une empreinte d&#233;vastatrice qui perdurera toute la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'auteur a beau d&#233;clarer n'avoir &#171; jamais affirm&#233; que les m&#233;canismes que j'ai d&#233;couverts &#233;taient la seule cause des &#233;v&#233;nements qui ont fait l'histoire du monde &#187; (p.126), cela ne l'emp&#234;che nullement de pr&#233;tendre que &#171; les massacres qui ont eu lieu au Rwanda, peuvent, me semble-t-il s'expliquer par cette maltraitance des nourrissons &#187; (p.74). Vous avez dit explication unifactorielle ? Pour l'essentiel, Alice Miller en est convaincue : la fa&#231;on dont va se comporter l'adulte d&#233;pend &#233;troitement de comment il a commenc&#233; sa vie. Et selon qu'il a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'affection, de la protection, de la tendresse et de la compr&#233;hension souhaitables ou bien, au contraire, qu'il a subi rejet, froideur, incompr&#233;hension, indiff&#233;rence, voire cruaut&#233;, il se montrera &#224; son tour bienveillant ou au contraire haineux et brutal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela est encore plus vrai pour les ch&#226;timents corporels. Les m&#233;canismes de d&#233;fense mis en place par le petit enfant pour les supporter provoque un v&#233;ritable blocage mental et une c&#233;cit&#233; &#233;motionnelle qui emp&#234;chent de faire tout travail sur les souffrances pr&#233;coces. Mais, refuser de voir la cruaut&#233; de ce qu'on a subi, c'est le meilleur moyen de la reprendre &#224; son compte : &#171; La n&#233;gation des blessures re&#231;ues autrefois am&#232;ne &#224; infliger les m&#234;mes &#224; la g&#233;n&#233;ration suivante. Sauf si l'on se d&#233;cide &#224; accepter de savoir &#187; (p.184). Et, c'est bien l&#224; le r&#244;le des t&#233;moins &#233;clair&#233;s que d'aider &#224; s'affranchir des mod&#232;les anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice Miller cite l'exemple &#233;difiant du dialogue qu'elle a eu, &#224; l'occasion de l'un de ses s&#233;minaires avec un professeur de psychologie qui s'opposait &#224; l'id&#233;e d'interdire les ch&#226;timents corporels. Interrog&#233; sur son propre v&#233;cu infantile, il n'h&#233;sita pas &#224; affirmer que lorsque son propre p&#232;re le frappait, c'est qu'il l'avait m&#233;rit&#233;. Ainsi, cet homme &#233;clair&#233;, au fait de la psychologie du d&#233;veloppement et militant contre la maltraitance, continuait &#224; attribuer une valeur p&#233;dagogique &#224; ce qui ne pouvait que se r&#233;sumer &#224; des brutalit&#233;s d&#233;nu&#233;es de sens. Le changement de mentalit&#233; prendra du temps. Mais il est inexorable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2001, (198 p. ; 13,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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