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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; Toute une r&#233;flexion nous a conduit &#224; concevoir l'id&#233;e d'un livret d'accueil &#187;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Dominique M&#233;rel chef de service &#233;ducatif &#224; l'IME du Val de S&#232;vre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi avez-vous pris l'initiative de ce livret d'accueil et comment la r&#233;alisation a-t-elle &#233;t&#233; men&#233;e ? Au d&#233;part, il y a la volont&#233; de notre directeur, Jean Louis Bourout, soucieux de mettre en &#339;uvre les orientations de la nouvelle loi sociale, qui reconna&#238;t une place fondamentale aux enfants et aux familles. L'&#233;quipe de direction, tr&#232;s sensible &#224; cette question, a commenc&#233; &#224; se renseigner sur ce qui existait d&#233;j&#224;. Nous avons constat&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dominique M&#233;rel chef de service &#233;ducatif &#224; l'IME du Val de S&#232;vre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avez-vous pris l'initiative de ce livret d'accueil et comment la r&#233;alisation a-t-elle &#233;t&#233; men&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, il y a la volont&#233; de notre directeur, Jean Louis Bourout, soucieux de mettre en &#339;uvre les orientations de la nouvelle loi sociale, qui reconna&#238;t une place fondamentale aux enfants et aux familles. L'&#233;quipe de direction, tr&#232;s sensible &#224; cette question, a commenc&#233; &#224; se renseigner sur ce qui existait d&#233;j&#224;. Nous avons constat&#233; que peu d'&#233;tablissements s'&#233;taient pench&#233;s sur ce sujet. Nous avons lu des ouvrages comme celui de Roland Janvier et d'Yves Matho. Nous avons aussi b&#233;n&#233;fici&#233; des conseils du CREAI des pays de Loire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, l'&#233;tablissement proposant deux journ&#233;es institutionnelles de r&#233;flexion &#224; tout le personnel, nous avons invit&#233; en 1998, Jean-Ren&#233; Loubat, psychosociologue &#224; venir nous parler de l'&#233;valuation et du projet individualis&#233;. Son apport a consid&#233;rablement enrichi notre d&#233;marche, nous amenant &#224; d&#233;finir, &#224; partir de la mission qui nous incombe, ce qu'il d&#233;nomme des prestations offertes aux usagers, en l'occurrence ici, les enfants et leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en capacit&#233; de d&#233;cliner nos diff&#233;rentes actions de mani&#232;re transversale : apprentissage cognitif, socialisation, expression verbale et langagi&#232;re, soutien moral affectif et psychologique, suivi et vigilance m&#233;dicale, promotion d'une &#233;ducation &#224; l'hygi&#232;ne et &#224; la sant&#233;, reconnaissance et &#233;ducation &#224; la citoyennet&#233;, accueil et association des familles. L'id&#233;e est que personne n'est &#8220;d&#233;tenteur &#8220;d'une prestation au regard de sa fonction. Chaque professionnel, selon qu'il soit &#233;ducateur, enseignant, psychologue, psychomotricien&#8230; selon sa sp&#233;cificit&#233; et son r&#244;le, met en &#339;uvre ces actions aupr&#232;s de chaque jeune. Elles servent par ailleurs de support &#224; l'&#233;laboration du projet individualis&#233; &#233;ducatif, p&#233;dagogique, th&#233;rapeutique et social de chaque jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une approche plus transversale, pluridisciplinaire et collective. Toute cette r&#233;flexion nous a conduit &#224; concevoir l'id&#233;e d'un livret d'accueil dont la n&#233;cessit&#233; s'est progressivement impos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui a r&#233;dig&#233; ce livret d'accueil ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous l'avons r&#233;dig&#233; &#224; trois. Le secteur m&#233;dico-social ne sait pas toujours utiliser les techniques de communication, notamment celles qui consistent &#224; cibler les destinataires que l'on cherche &#224; toucher. Forts de cette conviction, nous avons sollicit&#233; une aide ext&#233;rieure pour nous aider &#224; concevoir la maquette de ce document. Mais, nous nous sommes aussi appuy&#233;s sur plusieurs membres de l'&#233;quipe pluridisciplinaire. Nous avons volontairement vis&#233; une expression &#233;crite &#233;pur&#233;e. Nous avons consult&#233; les d&#233;l&#233;gu&#233;s parents du conseil d'&#233;tablissement pour conna&#238;tre et prendre en compte leur point de vue. Ils ont pu ainsi parler des points qu'ils souhaitaient voir &#233;claircis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons consacr&#233; toute une partie sous la forme questions/r&#233;ponses, &#224; partir des centres d'int&#233;r&#234;t qu'ils nous ont indiqu&#233;s. Ils nous ont propos&#233; des th&#232;mes auxquels nous n'aurions pas pens&#233;. Cela nous a permis de glisser des informations utiles : est-ce une vraie &#233;cole ? Avec qui l'enfant va-t-il se retrouver ? Quels sont les diff&#233;rents professionnels &#224; intervenir ? Qui fait quoi ? Comment la journ&#233;e est-elle organis&#233;e ? Nous avons veill&#233; &#224; nous mettre &#224; la port&#233;e des non-sp&#233;cialistes qui ne s'y retrouvent pas forc&#233;ment dans tous les sigles (IME, IR, CCPE, CDES, DRASS, AEMO, ASE&#8230;) que nous avons pr&#233;sent&#233;s dans un glossaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui a d&#233;cid&#233; de la version d&#233;finitive ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous l'avons fait valider en deux temps. D'abord, nous avons pr&#233;sent&#233; la maquette et le plan en r&#233;union institutionnelle devant tout le personnel. Puis, une fois le texte r&#233;dig&#233;, nous l'avons largement diffus&#233;, en proposant &#224; chacun de soumettre les corrections et modifications qu'il souhaitait voir apporter. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s parents ont, eux aussi, &#233;t&#233; sollicit&#233;s pour donner leur avis. Nous serons certainement amen&#233;s &#224; le r&#233;&#233;crire d'ici quelques temps, quand le besoin s'en fera sentir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Comment concevoir le livret d'accueil ?</title>
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		<dc:subject>607</dc:subject>
		<dc:subject>Projet individuel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les institutions sociales et m&#233;dico-sociales devront d&#233;sormais pr&#233;senter dans un recueil leur fonctionnement aux usagers et &#224; leurs familles. Anticipant sur la loi, un IME l'a d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; en collaboration avec le personnel et les parents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme beaucoup d'institutions, l'IME du Val de S&#232;vre, qui accueille des enfants d&#233;ficients intellectuels l&#233;gers et moyens de 6 &#224; 14 ans, disposait d'une petite plaquette cartonn&#233;e, relativement simple avec quelques photos, quelques lignes de commentaires et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les institutions sociales et m&#233;dico-sociales devront d&#233;sormais pr&#233;senter dans un recueil leur fonctionnement aux usagers et &#224; leurs familles. Anticipant sur la loi, un IME l'a d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; en collaboration avec le personnel et les parents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme beaucoup d'institutions, l'IME du Val de S&#232;vre, qui accueille des enfants d&#233;ficients intellectuels l&#233;gers et moyens de 6 &#224; 14 ans, disposait d'une petite plaquette cartonn&#233;e, relativement simple avec quelques photos, quelques lignes de commentaires et l'organigramme des diff&#233;rents services propos&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='IME du Val de S&#232;vre - Les Th&#233;baudi&#232;res Route de Saint Fiacre - 44120 Vertou. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de produire un document un peu plus cons&#233;quent qui serait le fruit d'un travail collectif est n&#233;e de la conjonction de plusieurs r&#233;alit&#233;s. Il y a d'abord la nouvelle place prise par les enfants et les parents au travers notamment du fonctionnement des conseil d'&#233;tablissement. Ici, cette instance fonctionne depuis 1991 et les d&#233;l&#233;gu&#233;s parents y jouent pleinement leur r&#244;le. Les familles ont ainsi pu exprimer leur v&#233;cu au moment de l'admission, v&#233;cu marqu&#233; souvent par le parcours du combattant et des besoins d'information non satisfaits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu concomitamment la r&#233;flexion sur le droit des usagers qui traverse tout le secteur et qui tient une place centrale dans la r&#233;forme de la loi de 1975, en pla&#231;ant l'enfant et sa famille au centre de l'action de professionnels. Certains &#233;tablissements ont pris le parti d'attendre les indications pr&#233;cises que cette loi allait donner quant aux modalit&#233;s d'accompagnement de la proc&#233;dure d'accueil. L'IME du Val de S&#232;vre a fait le choix d'engager ce travail non sous la contrainte et l'obligation, mais dans une d&#233;marche dynamique et cr&#233;ative (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Toute-une-reflexion-nous-a-conduit-a-concevoir-l-idee-d-un-livret-d-accueil' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Dominique M&#233;rel, chef de service&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; a permis de faire &#233;voluer le projet : entre l'id&#233;e de d&#233;part et l'aboutissement, il y a eu tout un cheminement. L'objectif qui a finalement &#233;merg&#233; a bien &#233;t&#233; de r&#233;pondre &#224; deux soucis : produire un &#233;crit &#224; destination des familles mais aussi rendre compte du travail qui est accompli, remplir un r&#244;le &#224; la fois pratique et p&#233;dagogique. La plaquette qui a &#233;t&#233; produite a r&#233;pondu &#224; cette double d&#233;marche : elle est simple et emploie un vocabulaire abordable aux non initi&#233;s mais elle permet aussi d'exposer le fondement de l'action engag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e le livret d'accueil s'ouvre sur une profession de foi du directeur, Jean-Louis Bourout : &#171; Notre but est de donner les moyens &#224; l'enfant ou l'adolescent de devenir Sujet, Acteur de son propre d&#233;veloppement et Citoyen. &#187; Cet objectif global est d&#233;clin&#233; en douze prestations offertes par l'&#233;quipe interdisciplinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les 12 prestations propos&#233;es par l'IME&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Accueillir et associer les familles &#224; l'&#233;laboration et au suivi du projet individualis&#233; de leur enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.Les aider &#224; se reconna&#238;tre comme sujet pour devenir acteur de leur d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.Leur offrir une scolarit&#233; adapt&#233;e et individualis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Leur permettre d'exp&#233;rimenter et de d&#233;velopper leurs comp&#233;tences et leurs capacit&#233;s cognitives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Leur assurer des enseignements manuels, sportifs et artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. D&#233;velopper les facult&#233;s psychomotrices et leur expression verbale et langagi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Leur apporter un soutien moral, affectif et psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Leur assurer un suivi et une vigilance m&#233;dicale. Promouvoir une &#233;ducation &#224; l'hygi&#232;ne et &#224; la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Les prendre en compte dans leur contexte socio-familial en lien avec la famille et les services ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Leur fournir une prestation h&#244;teli&#232;re de qualit&#233;, h&#233;bergement, restauration dans un environnement s&#233;curisant, stimulant et structurant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Favoriser leur socialisation en d&#233;veloppant leurs capacit&#233;s d'adaptation sociale, d'autonomie et de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Les reconna&#238;tre comme citoyens et les &#233;duquer &#224; la pratique de cette citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Extrait du livret d'accueil IME Val de S&#232;vre)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pas moins de six pages sont ensuite consacr&#233;es au projet d'&#233;tablissement : la pr&#233;sentation du cadre r&#233;glementaire et l&#233;gal de la d&#233;ficience intellectuelle d&#233;bouche sur l'&#233;vocation de l'internat et du groupe-classe comme outils &#233;ducatifs, th&#233;rapeutiques et lieux d'exp&#233;rimentation. Une place essentielle est consacr&#233;e aux relations entre la famille et l'institut. Puis viennent le projet individualis&#233; et sa m&#233;thodologie qui s'appuie sur des moyens p&#233;dagogiques &#233;ducatifs et th&#233;rapeutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'&#224; ce stade du document qu'est propos&#233; un descriptif de la structure et de son organigramme. L'ensemble de ces &#233;l&#233;ments prend la moiti&#233; des vingt pages que comporte la plaquette. L'autre moiti&#233; est consacr&#233;e &#224; un jeu de questions / r&#233;ponses : &#171; A quoi sert un IME ? &#187;, &#171; Quelle diff&#233;rence entre &#233;ducation ordinaire et &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e &#187;, &#171; Quel est le calendrier de l'Institut &#187;, &#171; Le ramassage scolaire &#187;, &#171; L'argent de poche est-il n&#233;cessaire ? &#187; &#171; Comment puis-je rester en contact avec mon enfant durant la semaine ? &#187; &#171; L'emploi du temps de la journ&#233;e &#187; etc. en tout une trentaine de th&#232;mes destin&#233;s &#224; satisfaire les demandes d'information les plus courantes des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livret d'accueil est dense du fait de la volont&#233; de ses concepteurs d'articuler pr&#233;sentation th&#233;orique et r&#233;ponse aux questionnements. Il est n&#233;anmoins a&#233;r&#233; gr&#226;ce &#224; une conception graphique qui utilise de nombreuses photos d'enfants en situation. Il est surtout l'illustration de la volont&#233; affirm&#233;e de consid&#233;rer les familles et leurs enfants comme partenaires d'une d&#233;marche commune et non plus comme objet d'une intervention de sp&#233;cialistes d&#233;tenteurs de ce qui est bien pour eux. Il ne s'agit plus de se contenter d'expliquer le &#171; comment &#231;a se passe &#187;, mais aussi le pourquoi, de donner en quelque sorte du sens &#224; l'action engag&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;IME du Val de S&#232;vre - Les Th&#233;baudi&#232;res Route de Saint Fiacre - 44120 Vertou.	T&#233;l. 02 40 34 40 35&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les proc&#233;dures d'accueil en institution</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-procedures-d-accueil-en-institution</link>
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		<dc:subject>607</dc:subject>
		<dc:subject>Projet individuel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hier, l'accueil tr&#232;s rapide &#233;tait pratiqu&#233; syst&#233;matiquement. Aujourd'hui, &#231;a devient l'exception. En effet, les travailleurs sociaux sont d&#233;sormais partisans de donner le temps &#224; la r&#233;flexion dans les admissions d'usagers. Illustration &#224; travers l'exemple d'un &#233;tablissement qui re&#231;oit des adolescents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Longtemps, les enfants et jeunes en difficult&#233; ont &#233;t&#233; accueillis dans les &#233;tablissements sans, le plus souvent, que ne soit engag&#233;e aucune &#233;tude pr&#233;alable de leur situation. Ce qui primait alors, c'&#233;tait (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hier, l'accueil tr&#232;s rapide &#233;tait pratiqu&#233; syst&#233;matiquement. Aujourd'hui, &#231;a devient l'exception. En effet, les travailleurs sociaux sont d&#233;sormais partisans de donner le temps &#224; la r&#233;flexion dans les admissions d'usagers. Illustration &#224; travers l'exemple d'un &#233;tablissement qui re&#231;oit des adolescents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Longtemps, les enfants et jeunes en difficult&#233; ont &#233;t&#233; accueillis dans les &#233;tablissements sans, le plus souvent, que ne soit engag&#233;e aucune &#233;tude pr&#233;alable de leur situation. Ce qui primait alors, c'&#233;tait l'urgence : la gravit&#233; de la situation impliquant une prise de distance d'avec le milieu familial, il fallait trouver une solution rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pratiques ont fini par laisser insatisfaits nombre de professionnels qui n'y voyaient pas les conditions d'un accueil de qualit&#233;. Sans aucune connaissance exploratoire de l'enfant et de sa famille, les &#233;quipes devaient mener les investigations en m&#234;me temps que l'admission et l'h&#233;bergement. Seul le besoin de protection &#233;tait alors pris en compte au d&#233;triment de bien d'autres exigences au premier rang desquelles, on trouve la capacit&#233; &#224; offrir une solution qui soit adapt&#233;e aux besoins de la situation. Cela aboutissait &#224; des passages &#224; l'acte destructeurs des mineurs tant envers les autres qu'envers eux-m&#234;mes, sans que les &#233;quipes ne puissent d&#233;coder ce qui se passait. Les comportements de d&#233;structuration ou d'explosion laissaient perplexes car il n'y avait pas d'&#233;l&#233;ments susceptibles de les interpr&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques ont depuis largement chang&#233;. Dans la plupart des &#233;tablissements, pour chaque candidature, un dossier est demand&#233; qui donne lieu &#224; un premier examen au sein de l'&#233;quipe. Une rencontre pr&#233;alable est ensuite organis&#233;e qui comporte divers entretiens tant avec les &#233;ducateurs qu'avec un psychologue ou m&#234;me un psychiatre. L'id&#233;e est bien ici de faire de l'internat &#233;ducatif un outil op&#233;rant, qui puisse r&#233;pondre aux besoins du jeune qui ne doit pas &#234;tre un objet ni que l'on d&#233;place, ni qui subit son sort, mais une personne qui puisse &#234;tre associ&#233;e &#224; un projet con&#231;u avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il ne faudrait pas que cette d&#233;marche devienne un v&#233;ritable parcours du combattant et que la proc&#233;dure d'accueil ne s'identifie &#224; des &#233;preuves de s&#233;lection, concoct&#233;es surtout pour &#233;viter les cas les plus complexes. Ainsi en va-t-il parfois, quand l'exigence d'une demande suffisamment &#233;labor&#233;e de la part du jeune aboutit &#224; une confusion entre intervention &#233;ducative et d&#233;marche th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque &#233;tablissement se d&#233;finit &#224; partir d'un projet &#233;ducatif, et c'est &#224; partir de ce sch&#233;ma directeur qu'il doit pouvoir d&#233;terminer l'ad&#233;quation entre la candidature propos&#233;e pour un jeune et ce que peut lui offrir l'&#233;quipe. Pour &#233;claircir un peu ces pratiques sur le terrain, nous avons rencontr&#233; Roland Bataille, chef de service du foyer Ty Breiz&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Service Ext&#233;rieur - 106, rue des Ch&#226;latres - 44000 Nantes. T&#233;l 02 40 74 95 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, une structure pour adolescentes qui a ouvert en 1988, un service d'appartements (dit &#171; Service Ext&#233;rieur &#187;) destin&#233; &#224; accueillir de jeunes majeurs (filles ou gar&#231;ons).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quinze logements sont propos&#233;s, dont douze en individuel et trois pr&#233;vus pour deux locataires. D&#232;s qu'une place est en voie de se lib&#233;rer, une nouvelle candidature peut &#234;tre &#233;tudi&#233;e. L'objectif qui est fix&#233;, est bien de conduire le jeune &#224; &#234;tre acteur de sa d&#233;marche. Majeur ou &#224; quelques mois de le devenir, il n'est plus possible de l'entretenir dans la logique de d&#233;pendance &#224; l'adulte dans laquelle il a baign&#233; des ann&#233;es durant. Il lui faut prendre conscience de ce qui est n&#233;cessaire et r&#233;alisable pour faire aboutir son projet de vie personnel. L'amener &#224; &#233;laborer sa demande, &#224; construire son souhait de b&#233;n&#233;ficier d'une aide &#233;ducative et &#224; donner du sens &#224; ses perspectives d'avenir n&#233;cessitent qu'il souhaite faire &#233;voluer sa situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proc&#233;dure qui lui est alors propos&#233;e, est con&#231;ue autour de cette recherche de l'accession &#224; l'autonomie. Et c'est d'abord &#224; lui que s'adresse le protocole : premi&#232;re &#233;tape, il doit prendre rendez-vous avec le chef de service. Cet entretien a pour objectif de v&#233;rifier rapidement sa situation, de situer l'origine premi&#232;re de la sollicitation (qui se r&#233;sume le plus souvent au conflit ou la rupture avec la famille d'origine) et &#224; pr&#233;senter les potentiels du service : ce que celui-ci peut offrir mais aussi ses limites. Il n'est pas question ici ni du psychologique, ni du scolaire, ni des &#233;ventuels actes de d&#233;linquance commis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est abord&#233;, c'est ce qui a amen&#233; le jeune &#224; faire une demande de logement. &lt;i&gt;&#171; On ne sait jamais ce qui va ressortir de ce premier entretien, &lt;/i&gt; explique Roland Bataille. &lt;i&gt;Il arrive parfois que le jeune craque et parle du viol qu'il a subi. Il m'est m&#234;me arriv&#233;, une fois, de recevoir l'aveu d'un jeune affirmant qu'il avait tu&#233; quelqu'un. &#187;&lt;/i&gt; Il s'agit l&#224; d'un espace qui lui est propos&#233; et qu'il est invit&#233; &#224; investir. &#192; lui, de pr&#233;ciser comment il veut &#234;tre aid&#233; : &#234;tre h&#233;berg&#233;, avoir de quoi vivre, apprendre les rudiments du logement autonome (comme r&#233;ussir &#224; faire la cuisine, par exemple), savoir comment s'y prendre pour &#233;viter les ennuis, reprendre contact avec sa famille etc&#8230; Ce qui compte au cours de cet entretien, c'est avant tout, d'aboutir &#224; ce que le jeune se (re) saisisse d'un int&#233;r&#234;t pour sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; l'issue de cette rencontre, il lui est demand&#233; d'adresser une lettre de motivation. Son contenu doit tout simplement reprendre l'essentiel de l'&#233;change avec le chef de service : quelles sont les difficult&#233;s que je rencontre et comment on peut m'aider &#224; y rem&#233;dier ? &lt;i&gt;&#171; Les jeunes savent trouver les moyens de r&#233;diger cette lettre, y compris en se faisant aider, quand ils ont quelques h&#233;sitations face &#224; l'&#233;crit. C'est &#233;tonnant, ce ne sont pas les plus instruits qui r&#233;agissent le plus vite ! &#187;&lt;/i&gt; Le service s'engage, d&#232;s r&#233;ception de cette missive, &#224; donner une r&#233;ponse dans les 48 heures ou les 72 heures. Le candidat n'est pas recontact&#233; (sauf cas tr&#232;s exceptionnels).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les permanences d'&#233;ducateurs s'&#233;tendant de 9h &#224; 22h, il y a donc toujours le moyen de joindre quelqu'un. L'utilisation du r&#233;pondeur est limit&#233;e : il est important d'&#233;tablir un contact en direct. L&#224; encore, c'est au jeune de faire la d&#233;marche de rappeler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lui donne alors les coordonn&#233;es de la psychologue et des &#233;ducateurs qu'il doit contacter pour convenir d'un rendez-vous. La psychologue n'est pas tant l&#224; pour le jeune que pour &#233;clairer l'&#233;quipe sur les difficult&#233;s qu'il peut rencontrer. Les &#233;ducateurs, quant &#224; eux, abordent tous les aspects de la vie dont ils vont avoir besoin pour conna&#238;tre le jeune et construire la relation ult&#233;rieure : histoire familiale, scolarit&#233;, sant&#233;, gestion financi&#232;re, choix de l'appartement seul ou &#224; deux, r&#232;gles &#224; respecter, modalit&#233;s des relations avec le service etc&#8230; Cela peut prendre de 3 &#224; 6 rencontres, selon la complexit&#233; de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux principes pr&#233;sident &#224; tous ces entretiens : la ponctualit&#233; (tout rendez-vous o&#249; le jeune arrive en retard est remis &#224; une autre date) et le vouvoiement (la r&#233;f&#233;rence est le monde du travail o&#249; un entretien d'embauche exclut le tutoiement). On peut se demander les r&#233;sultats que peut avoir sur la demande, un cheminement qui appara&#238;t si long et si exigeant.&lt;i&gt; &#171; Quand un jeune entre dans cette d&#233;marche, il va jusqu'au bout. Je n'ai pas souvenir d'un abandon en cours de route. C'est plut&#244;t nous, qui, parfois, pr&#233;cisons au cours de la proc&#233;dure que nous ne pensons pas pouvoir r&#233;pondre &#224; ce qui est attendu. Cela a &#233;t&#233; le cas, par exemple, de ce jeune qui nous a &#233;t&#233; adress&#233; par ses parents parce qu'il fumait du cannabis. Les contacts ont permis de d&#233;dramatiser la situation. Elle n'a pas d&#233;bouch&#233; sur un accueil. Cette forme d'admission participe &#224; &#233;vacuer tout ce qui pourrait &#234;tre dans le registre d'un placement de confort ou de l'ordre d'un simple diff&#233;rent parents/enfants. Avec pour cons&#233;quences, la prise en charge de jeunes en v&#233;ritable difficult&#233;, voire pour certains en tr&#232;s grande difficult&#233; (les dits &#171; incasables &#187; repr&#233;sentant parfois 30 &#224; 40 % de l'effectif &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est n&#233;cessaire parfois, c'est plus une &#233;coute qu'une prise en charge en h&#233;bergement. D'o&#249; la r&#233;flexion qui a abouti &#224; l'ouverture, en janvier 2001, d'un point d'&#233;coute-jeunes susceptible d'apporter cette attention qui est recherch&#233;e plus que tout autre chose. La d&#233;marche d'autonomisation tr&#232;s pr&#233;gnante avant l'accueil ne s'arr&#234;te pas &#224; l'admission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finalisation de la demande se poursuit apr&#232;s que le jeune ait int&#233;gr&#233; son logement. Guid&#233; par un &#233;ducateur, c'est lui qui, au cours du premier mois, a la responsabilit&#233; de r&#233;diger son propre projet individuel qu'il pr&#233;sentera &#224; une tierce personne (le plus souvent un autre &#233;ducateur qui joue le r&#244;le de candide). Ce qui est recherch&#233;, ce n'est pas que le jeune s'installe, mais puisse rebondir tr&#232;s vite en apprenant &#224; se d&#233;brouiller tout seul. &#192; peine est-il entr&#233;, qu'on lui demande dans quels d&#233;lais il pense sortir du service ext&#233;rieur. L'aide qui lui est apport&#233;e est ponctuelle. Elle doit aboutir &#224; ce que le jeune ne soit plus d&#233;pendant et rentre le plus vite possible dans le dispositif ordinaire que fr&#233;quente le citoyen moyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, il faut l'encourager &#224; se jeter &#224; l'eau. C'est la concr&#233;tisation de l'&#233;ternelle qu&#234;te des travailleurs sociaux &#224; se rendre inutile ! Il n'y a aucun d&#233;lai impos&#233; pour un d&#233;part. Mais on cherche surtout &#224; ce que le jeune trouve une solution &#224; 20 ans, ce qui permet de conserver un filet de s&#233;curit&#233; (les contrats jeunes majeurs sign&#233;s par l'aide sociale &#224; l'enfance vont jusqu'&#224; 21 ans). Si, dans l'ann&#233;e qui suit, il fait appel &#224; nouveau, il pourra trouver dans le service un relais de quelques mois lui permettant de faire le bilan des erreurs commises et d'en &#233;viter la reproduction. La continuit&#233; au-del&#224; des 21 ans n'est pas possible l&#233;galement. Son &#233;ventualit&#233; fait n&#233;anmoins partie des pistes de r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de cette proc&#233;dure ne se sont pas fait attendre. Alors qu'auparavant, le travail intervenait surtout sur l'&#233;v&#233;nementiel, l'intervention peut avoir lieu sur le fond des difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Service Ext&#233;rieur est pass&#233; d'une prise en charge moyenne de 12 &#224; 16 mois &#224; un s&#233;jour qui se limite &#224; pr&#233;sent entre 7 et 8 mois. Le taux de rotation a &#233;t&#233; augment&#233; de 30 % environ. Certes, en dix ans, le nombre de demandes a presque doubl&#233; (passant de 34 en 1990 &#224; 65 en 2000) alors que le nombre de suivis passait d'une moyenne de 24 (dans les cinq premi&#232;res ann&#233;es de la d&#233;cennie) &#224; 32 (dans les cinq derni&#232;res).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas l&#224; une fa&#231;on de r&#233;pondre &#224; plus de demandes avec les m&#234;mes moyens ? Ce serait ne pas tenir compte de l'am&#233;lioration qualitative de l'intervention. Le travail de pr&#233;paration et la demande du jeune plac&#233; comme pivot de la d&#233;marche provoquent une mobilisation bien plus efficace autour de solutions possibles. Du coup, le jeune reste moins longtemps tout en &#233;tant aussi bien pr&#233;par&#233; &#224; devenir autonome. La r&#233;ponse &#224; donner au nombre croissant de demandes doit se situer &#224; la fois dans l'augmentation des capacit&#233;s globales d'accueil propos&#233;es dans le d&#233;partement (sur ce service ou sur un autre) mais &#224; la fois aussi dans l'innovation et la recherche de nouvelles modalit&#233;s (ce qui implique des capacit&#233;s de remise en cause et d'adaptation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre questionnement : une telle proc&#233;dure n'est-elle pas un obstacle &#224; l'admission des situations les plus complexes ? Roland Bataille n'a pas le souvenir d'une seule demande qui aurait &#233;t&#233; refus&#233;e du fait des difficult&#233;s pr&#233;sent&#233;es. Depuis 1996, un seul jeune a d&#251; &#234;tre exclu de l'institution. &#192; raison d'une trentaine de situations g&#233;r&#233;es chaque ann&#233;e, cela fait un taux d'&#233;chec tr&#232;s faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution des proc&#233;dures d'accueil vient d&#233;montrer, s'il en &#233;tait besoin, que l'internat n'est plus cette derni&#232;re solution trop longtemps utilis&#233;e en catastrophe, mais une option r&#233;pondant &#224; des indicateurs pr&#233;cis dont l'un des principaux est bien la place centrale accord&#233;e &#224; l'usager.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Service Ext&#233;rieur - 106, rue des Ch&#226;latres - 44000 Nantes. T&#233;l 02 40 74 95 58&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Comment accueillir en internat ?</title>
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		<title>L'homme qui marche</title>
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		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
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&lt;p&gt;Un installateur d'ordinateurs tombe, lors d'un trajet professionnel, en panne salutaire : la courroie de transmission p&#232;te, celle qui commande l'arbre &#224; cames, ce qui va permettre, estime-t-il, une autre rupture, essentielle, afin de retrouver son &#226;me, son essence humaine. Pour ce faire, il lui faudra marcher, marcher encore, et surtout rencontrer Pat', jeune fugueur de 13 ans, qui fuit obstin&#233;ment une famille d'accueil &#171; qui ne pense qu'&#224; empocher le fric de la Ddass &#187;. Les deux marcheurs doivent (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un installateur d'ordinateurs tombe, lors d'un trajet professionnel, en panne salutaire : la courroie de transmission p&#232;te, celle qui commande l'arbre &#224; cames, ce qui va permettre, estime-t-il, une autre rupture, essentielle, afin de retrouver son &#226;me, son essence humaine. Pour ce faire, il lui faudra marcher, marcher encore, et surtout rencontrer Pat', jeune fugueur de 13 ans, qui fuit obstin&#233;ment une famille d'accueil &#171; qui ne pense qu'&#224; empocher le fric de la Ddass &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux marcheurs doivent donc aller vers leur destin : l'adolescent veut rencontrer sa m&#232;re, 600 km au sud, histoire d'en avoir le c&#339;ur net ; le VRP, lui, esp&#232;re un renouveau dans un autre rapport au temps et &#224; la nature. Ainsi motiv&#233;s, ils traversent la France profonde, font de rares mais belles rencontres, s'engueulent, piquent temporairement un 4x4, se quittent, se retrouvent, jusqu'&#224; se faire &#8212; enfin ! &#8212; choper par la gendarmerie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Outre l'ambigu&#239;t&#233; de cette relation de conte de f&#233;e, le parti-pris du r&#233;alisateur a &#233;t&#233; de d&#233;peindre (une fois encore) des services sociaux born&#233;s, sans &#233;coute, une &#233;ducatrice sans attention, un centre d'accueil dont on ne peut que s'&#233;chapper. J&#233;r&#244;me, l'adulte marcheur, aide Pat', le jeune adolescent, &#224; fuir la m&#232;re Ddass et ses &#233;ducateurs flics. C'est aussi simple que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes sortis de ce &#171; road-movie p&#233;destre &#187; mal &#224; l'aise, forc&#233;ment mal &#224; l'aise, et avons pu le dire au cin&#233;aste : m&#234;me si de fortes et belles choses sont dites sur la marche qui rend libre (&#171; chaque &#234;tre humain a un itin&#233;raire &#224; suivre qui le m&#232;ne au bout de lui-m&#234;me &#187;), la confusion r&#232;gne entre ces deux g&#233;n&#233;rations, sur tous les plans ; voulant trop embrasser, le film &#233;treint mal tous les sujets qu'il aborde. La description caricaturale des professionnels qui pourraient aider Pat'ne sert qu'&#224; sublimer un individualisme forcen&#233;, sans avenir.&lt;br class='manualbr' /&gt;Cela dit, le propos peut probablement, dans un d&#233;bat, soutenir une conversation critique, un d&#233;bat sur la fugue&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;2001 (77 minutes)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Cathode&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;119 rue Pierre S&#233;mard&lt;br class='manualbr' /&gt;93000 Bobigny&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 48 30 81 60&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fait-maison</title>
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&lt;p&gt;Appelons-la Farida. Jupe longue, corsage brod&#233;, foulard sur la t&#234;te, elle pourrait &#234;tre &#8211; vingt ans plus tard &#8211; la Zouina d'Inch'Allah dimanche, comme elle, arrach&#233;e &#224; sa famille et &#224; son pays pour rejoindre en France un mari immigr&#233; de longue date, si peu et si mal connu, et qui ne gagnera certes pas &#224; l'&#234;tre&#8230; Mais, alors que dans le film de Yamina Benguigui, les personnages secondaires caricaturaux et les situations convenues desservent le portrait de l'h&#233;ro&#239;ne, le documentaire de Marinca Villanova, au (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Appelons-la Farida. Jupe longue, corsage brod&#233;, foulard sur la t&#234;te, elle pourrait &#234;tre &#8211; vingt ans plus tard &#8211; la Zouina d'Inch'Allah dimanche, comme elle, arrach&#233;e &#224; sa famille et &#224; son pays pour rejoindre en France un mari immigr&#233; de longue date, si peu et si mal connu, et qui ne gagnera certes pas &#224; l'&#234;tre&#8230; Mais, alors que dans le film de Yamina Benguigui, les personnages secondaires caricaturaux et les situations convenues desservent le portrait de l'h&#233;ro&#239;ne, le documentaire de Marinca Villanova, au contraire, laisse toute sa place au t&#233;moignage de Farida et de ses compagnes maghr&#233;bines et africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assises autour d'un th&#233;, en groupe, dans des &#233;changes vifs ou des &#171; confessions &#187; plus intimes, elles vont, pr&#232;s d'une heure durant, faire un bilan de leur vie, d&#233;m&#234;ler les fils d'une histoire qu'elles n'ont pas choisie, &#8212; tous les mariages ont &#233;t&#233; &#171; arrang&#233;s &#187; &#8212;, une histoire que la plupart ont subie mais dont certaines ont r&#233;ussi &#224; modifier le cours. En miroir &#224; ce groupe, et film&#233;es individuellement, deux jeunes femmes : Lynda, l'Alg&#233;rienne et Koura, la Malienne, t&#233;moignent de la volont&#233; d'une partie de la nouvelle g&#233;n&#233;ration d'&#234;tre actrice de sa vie, fut-ce au prix de la rupture familiale et du bannissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; Farida et &#224; ses compagnes. D'abord tr&#232;s m&#233;fiantes et oppos&#233;es &#224; l'id&#233;e d'un film, elles se sont peu &#224; peu laiss&#233;es convaincre et un certain nombre d'entre elles a fini par accepter de tenter l'aventure. Toutefois, &lt;i&gt;&#171; beaucoup ont refus&#233;, reconna&#238;t la r&#233;alisatrice, par crainte de leur mari, de leurs enfants, du regard des voisins &#187;&lt;/i&gt;. Les participantes, elles-m&#234;mes, n'ont pas souhait&#233; que la famille assiste &#224; la projection. Courageuses, mais pas t&#233;m&#233;raires&#8230; ! &lt;i&gt;&#171; Pour la plupart d'entre elles,&lt;/i&gt; dit encore Marinca Villanova, &lt;i&gt;ce fut une r&#233;v&#233;lation de pouvoir exprimer leurs regrets, leurs r&#233;voltes et leurs souffrances &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a d&#251; prendre le temps de les &lt;i&gt;&#171; apprivoiser &#187;&lt;/i&gt; et partager pendant plusieurs mois leurs rencontres dans le lieu d'&#233;coute et de parole de leur cit&#233; du Moulin Neuf &#224; Stains pour saisir la parole lib&#233;r&#233;e de ces femmes si peu libres. &lt;i&gt;&#171; Prisonni&#232;res &#187;&lt;/i&gt; ose Farida : &lt;i&gt;&#171; Toujours &#224; la maison. Sinon, le march&#233; &#224; Saint Denis. Stains. C'est tout. &#187;&lt;/i&gt; Il faut dire qu'elle est particuli&#232;rement mal tomb&#233;, Farida : un mari au mieux indiff&#233;rent et souvent violent et qui, une fois les enfants partis, a song&#233; &#224; divorcer pour en &#233;pouser une plus fra&#238;che. Cette fois-l&#224;, Farida la soumise s'est r&#233;volt&#233;e, mena&#231;ant de lui &#171; &lt;i&gt; casser la t&#234;te avec un marteau &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec suffisamment de conviction pour qu'il oublie ses projets&#8230; Pourtant, &#224; l'&#233;couter &#233;voquer son lot quotidien depuis tant d'ann&#233;es, on peut se demander ce qui rattache encore Farida &#224; son tyran. Pas l'amour, ni les enfants, ni m&#234;me l'habitude. &#192; une Alg&#233;rienne comme elle qui &#233;voque son d&#233;funt mari &lt;i&gt;&#171; si gentil &#187;&lt;/i&gt;, elle r&#233;plique dans un rire conjuratoire : &lt;i&gt;&#171; Le mien, s'il meurt, je pleure m&#234;me pas ! &#187;&lt;/i&gt;. Non, rien ne la retient mais rien ne l'autorise &#224; partir. Programm&#233;es pour demeurer sous tutelle, toutes &#233;voquent la malchance d'&#234;tre n&#233;e fille dans une culture o&#249; l'homme est le ma&#238;tre : &lt;i&gt;&#171; T'as pas le choix : quand tu es la fille de la maison, c'est comme le service militaire. Aider la m&#232;re, c'est oblig&#233; &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;cole : &lt;i&gt;&#171; Mon p&#232;re ne voulait pas qu'on me remplisse la t&#234;te ! &#187;&lt;/i&gt;. Alors ? Alors les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et puis, l'&#226;ge venu, le mariage. Les m&#234;mes t&#226;ches, le sexe en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui frappe, dans le discours de ces femmes d'un autre temps, c'est l'authenticit&#233; du propos, voire leur crudit&#233;. Les Africaines y vont carr&#233;ment : &lt;i&gt;&#171; Quand il en a envie, il te prend, il te monte, il redescend. &#187;&lt;/i&gt; Car la sexualit&#233;, elles la subissent, et pas question qu'il en soit autrement : &lt;i&gt;&#171; Une fois, j'ai eu le malheur de dire que j'avais envie. Qu'est ce que j'avais pas dit l&#224; ! &#187;&lt;/i&gt;. Alors ? Alors, pour se consoler de tout et m&#234;me du pire : les enfants. Ils occupent toute la place, justifient tous les sacrifices, ils &lt;i&gt;&#171; sauvent l'honneur &#187;&lt;/i&gt;. Certes, elles esp&#232;rent qu'ils auront une vie meilleure que la leur, surtout les filles, mais les sch&#233;mas ont la vie dure et les gar&#231;ons continuent &#224; attendre que leur m&#232;re les serve et que leur s&#339;ur d&#233;barrasse la table. &lt;i&gt;&#171; C'est pourtant vous qui les &#233;levez vos fils ? &#187;&lt;/i&gt; interroge la r&#233;alisatrice. Silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Farida et les femmes de sa g&#233;n&#233;ration ne peuvent gu&#232;re faire plus. La parole est &#224; leurs filles, fussent-elles rebelles comme Koura. Koura qui dit : &lt;i&gt;&#171; Je veux une fille, Inch'Allah (&#8230;) Ce sera ma copine &#187;&lt;/i&gt;. Et qui esp&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Peut-&#234;tre sera-t-elle plus combattante que moi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;2001 (52 minutes)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Cathode&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;119 rue Pierre S&#233;mard&lt;br class='manualbr' /&gt;93000 Bobigny&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 48 30 81 60&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La tentation du n&#233;ant. Comprendre le suicide pour mieux le pr&#233;venir</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-tentation-du-neant-Comprendre-le-suicide-pour-mieux-le-prevenir</link>
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		<dc:subject>Suicide</dc:subject>

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&lt;p&gt;Beaucoup d'esp&#232;ces animales sont capables de se montrer t&#233;m&#233;raires et violentes et de s'auto-mutiler. La seule &#224; pouvoir s'infliger la mort avec l'intention de le faire est l'&#234;tre humain. Ce trait sp&#233;cifique se retrouve &#224; toutes les &#233;poques. Les plus anciennes civilisations y ont eu recours, parfois, comme forme de survie, quand il s'agissait d'&#233;conomiser les vivres ou de permettre &#224; la communaut&#233; nomade de se d&#233;placer sans &#234;tre handicap&#233;e par les vieillards ou les malades. Dans l'Antiquit&#233;, les &#233;picuriens (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Beaucoup d'esp&#232;ces animales sont capables de se montrer t&#233;m&#233;raires et violentes et de s'auto-mutiler. La seule &#224; pouvoir s'infliger la mort avec l'intention de le faire est l'&#234;tre humain. Ce trait sp&#233;cifique se retrouve &#224; toutes les &#233;poques. Les plus anciennes civilisations y ont eu recours, parfois, comme forme de survie, quand il s'agissait d'&#233;conomiser les vivres ou de permettre &#224; la communaut&#233; nomade de se d&#233;placer sans &#234;tre handicap&#233;e par les vieillards ou les malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'Antiquit&#233;, les &#233;picuriens et les sto&#239;ciens &#233;taient convaincus du droit de chacun de choisir le moment et les modalit&#233;s de sa mort. Ce sont les religions juive puis chr&#233;tienne qui vont stigmatiser cette pratique en privant son auteur de toute fun&#233;raille, voire de s&#233;pulture (le corps &#233;tant jet&#233; dans une d&#233;charge). Il faudra attendre les XVIIIe et les XIXe si&#232;cles, pour voir progressivement le suicide d&#233;criminalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses &#233;tudes ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es sur cette question. On en conna&#238;t les facteurs (h&#233;r&#233;dit&#233;, maladie mentale, temp&#233;rament violent et impulsif), les &#233;v&#233;nements et circonstances d&#233;clenchants (&#233;chec sentimental, faillite, perte d'emploi, maladie fatale ?) ou encore le profil des suicidants (milieux sociaux &#224; risque, tranche d'&#226;ge ?), on sait o&#249;, quand et comment cela se passe le plus fr&#233;quemment. Mais on bute encore sur l'essentiel : r&#233;pondre avec certitude &#224; la question du pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'auteur, l'immense majorit&#233; des suicides peut &#234;tre associ&#233;e aux troubles mentaux du sujet : psychose maniaco-d&#233;pressive, schizophr&#233;nie, troubles de la personnalit&#233;, d&#233;pendance &#224; l'alcool et &#224; la drogue ? La fr&#233;quence de ce geste est plus grande dans les cas de traumatisme psychique que les traumatismes physiologiques (tels le Sida ou le cancer par exemple). &#171; Les difficult&#233;s de la vie se contentent de pr&#233;cipiter le passage &#224; l'acte, mais la personnalit&#233; typiquement suicidaire se forge ses propres probl&#232;mes &#187;, affirme un message laiss&#233; &#224; la suite d'un geste fatal (cit&#233; p.85).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les signes pr&#233;curseurs, on trouve le sentiment de ne plus pouvoir faire face ou la vision irr&#233;m&#233;diablement pessimiste de l'avenir. La pens&#233;e de la personne suicidaire est comme paralys&#233;e : elle n'a pas l'impression d'avoir le choix et le d&#233;sespoir impr&#232;gne tout son univers mental. On ne doit, toutefois, pas confondre id&#233;e suicidaire et passage &#224; l'acte : une pulsion suicidaire peut &#234;tre stopp&#233;e l&#224; o&#249; une tentative intervient parfois, sans pr&#233;m&#233;ditation et en pr&#233;sence d'une forte envie de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette forme de mort repr&#233;sentait, en 1998, 1,8 % des 54 millions de morts dans le monde : c'est l&#224; un probl&#232;me de sant&#233; majeur. Notamment, pour la classe d'&#226;ge des 20-25 ans, dont le risque suicidaire a progress&#233; de 260 % entre 1950 et 1980. Au travers de r&#233;cits parfois poignants, de pr&#233;sentations d'&#233;tudes et de r&#233;flexions d'une grande pertinence, l'auteur nous propose ici un ouvrage qui m&#233;rite vraiment le d&#233;tour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Robert Laffont, 2000 (302 p. ; 21,19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Suicide de l'adolescent</title>
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		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Petit mais costaud &#187; : avec ses 120 pages, cet opuscule donne au lecteur une vision synth&#233;tique et apporte l'essentiel de ce que l'on doit conna&#238;tre sur cette question. Tr&#232;s bien pr&#233;sent&#233; et tr&#232;s bien &#233;crit, il passe en revue les nombreuses &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques et statistiques r&#233;alis&#233;es et les multiples hypoth&#232;ses &#233;labor&#233;es, propose des vignettes cliniques et de petits r&#233;sum&#233;s sous forme d'encadr&#233;s. Destin&#233;, &#224; l'origine, &#224; un public m&#233;dical, il est aussi accessible aux non sp&#233;cialistes qui ne peuvent que (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Petit mais costaud &#187; : avec ses 120 pages, cet opuscule donne au lecteur une vision synth&#233;tique et apporte l'essentiel de ce que l'on doit conna&#238;tre sur cette question. Tr&#232;s bien pr&#233;sent&#233; et tr&#232;s bien &#233;crit, il passe en revue les nombreuses &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques et statistiques r&#233;alis&#233;es et les multiples hypoth&#232;ses &#233;labor&#233;es, propose des vignettes cliniques et de petits r&#233;sum&#233;s sous forme d'encadr&#233;s. Destin&#233;, &#224; l'origine, &#224; un public m&#233;dical, il est aussi accessible aux non sp&#233;cialistes qui ne peuvent que s'enrichir &#224; sa lecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat des lieux pr&#233;sent&#233; n'est pas fait pour rassurer. Avec 11 000 d&#233;c&#232;s par an la France est dans le peloton de t&#234;te, pour le taux de suicide qui repr&#233;sente la deuxi&#232;me cause de mortalit&#233; chez les 15-24 ans (16 %) derri&#232;re les accidents de la route (49 %). Les tentatives elles, sont de l'ordre de 40 000, par an. Parmi les facteurs de risque, l'auteur rappelle qu'il y a la r&#233;it&#233;ration (apr&#232;s une premi&#232;re tentative, 40 % r&#233;cidivent), un certain nombre d'&#233;v&#233;nements d&#233;clenchants (menace de s&#233;paration, stress, rupture sentimentale, conflits avec les proches, difficult&#233;s scolaires ?) ou encore la dimension familiale (dimension g&#233;n&#233;tique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi ces situations de maltraitance qui plongent dans une souffrance permanente, ces consommations d'alcool et autres substances toxiques qui ont un puissant effet d&#233;sinhibiteur, ces conduites &#224; risque qui font flirter avec la mort ou encore ces maladies chroniques qui poussent parfois &#224; refuser un traitement pourtant vital. Mais un des facteurs essentiels est quand m&#234;me la pathologie psychiatrique. C'est d'abord la d&#233;pression qui peut envahir le jeune avec son cort&#232;ge de sentiment de vide, d'ennui et de d&#233;sint&#233;r&#234;t &#224; l'&#233;gard de tout ce qui le passionnait auparavant. Mais cela peut &#234;tre aussi le produit de l'impulsivit&#233; : instabilit&#233; de l'humeur, fr&#233;quence des passages &#224; l'acte sur soi ou sur les autres, mauvaise estime de soi. On doit compl&#233;ter le tableau avec les souffrances anxieuses, les troubles du comportement alimentaire ou encore les psychoses schizophr&#233;niques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi des tentatives de suicide sans facteur de risque &#233;vident : ces adolescent (e) s &#224; qui tout semble sourire dans la vie. Parfois, la pression exerc&#233;e pour les stimuler et les inciter &#224; r&#233;ussir peut parfois avoir un effet compl&#232;tement destructeur : au moindre &#233;chec, le jeune est alors persuad&#233; avoir d&#233;m&#233;rit&#233; et ne veut pas imposer cette humiliation &#224; ses proches. Comment r&#233;agir si on est confront&#233; &#224; cette situation ? La r&#233;ponse doit tourner le dos &#224; toute remontrance et &#224; tout reproche. Elle doit &#234;tre inconditionnellement bienveillante : &#171; Tu en avais marre, tu avais des probl&#232;mes, tu ne te sens pas &#224; la hauteur ? on va essayer de t'aider, il y a certainement des moyens, tes soucis sont importants, mais on doit pouvoir y voir plus clair, tu vas pouvoir t'en sortir &#187;. Ce conseil donn&#233; au m&#233;decin traitant peut avantageusement &#234;tre repris &#224; son compte par l'&#233;ducateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Masson, 2001 (120 p. ; 21,6 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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