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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Mon fr&#232;re est un extra-terrestre</title>
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&lt;p&gt;Mon fr&#232;re en est t&#233;moin &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est vrai qu'avec sa haute stature et son regard fi&#233;vreux, ses traits anguleux et ses r&#233;actions impr&#233;visibles, il ne passe pas inaper&#231;u. Mais, c'est son fr&#232;re. Et le lien affectif qui les relie est ind&#233;fectible. N&#233; trois ans avant lui, Samuel &#233;tait d&#233;j&#224; un b&#233;b&#233; rigide, tendu et hyperactif. En grandissant, ses retards s'accumulent tant pour s'asseoir, parler que jouer. Ses difficult&#233;s de coordination et de motricit&#233; posent probl&#232;me, d&#232;s son entr&#233;e en maternelle : compter sur ses (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1290-" rel="tag"&gt;1290&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton8166-a33c3.png?1694613708' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon fr&#232;re en est t&#233;moin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai qu'avec sa haute stature et son regard fi&#233;vreux, ses traits anguleux et ses r&#233;actions impr&#233;visibles, il ne passe pas inaper&#231;u. Mais, c'est son fr&#232;re. Et le lien affectif qui les relie est ind&#233;fectible. N&#233; trois ans avant lui, Samuel &#233;tait d&#233;j&#224; un b&#233;b&#233; rigide, tendu et hyperactif. En grandissant, ses retards s'accumulent tant pour s'asseoir, parler que jouer. Ses difficult&#233;s de coordination et de motricit&#233; posent probl&#232;me, d&#232;s son entr&#233;e en maternelle : compter sur ses doigts, d&#233;chiffrer ses premiers mots, &#233;crire son pr&#233;nom sont plus que laborieux. Les rendez-vous m&#233;dicaux et param&#233;dicaux se multiplient, sans qu'aucun diagnostic ne soit pos&#233;. Il reste en boucle sur les m&#234;mes activit&#233;s et hurle quand on veut l'en sortir. Surgissent alors les regards malveillants, les murmures ou les interpellations des t&#233;moins &#233;bahis de ces col&#232;res irr&#233;pressibles. &#171; Mon fr&#232;re est un soleil, mais un soleil &#233;puisant &#187; confirme l'auteur. Voire m&#234;me &#233;touffant, d&#233;vorant, tentaculaire Il pose les m&#234;mes questions auxquelles il faut r&#233;pondre inlassablement. S'il n'est pas stimul&#233;, il se r&#233;fugie dans ses automatismes, se renferme et se recroqueville. En grandissant, il s'est r&#233;fugi&#233; dans une forteresse cadenass&#233;e, son syst&#232;me de d&#233;fense &#233;tant verrouill&#233;. Son avenir d'adulte autonome semblait compromis. Pourtant, il finira par int&#233;grer une biblioth&#232;que municipale et rejoindre une communaut&#233; de l'Arche.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. L'Iconoclaste, 2020 (230 p. &#8211; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le regard</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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		<dc:subject>1287</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La petite fille est assise sous un grand arbre, seule, pas de jouet, ni un quelconque objet fabriqu&#233; de bric, de broc ou de bout de ficelle. Pas de copain qui s'arr&#234;te pour bavarder. Sa grande robe rouge recouvre ses jambes jusqu'aux chevilles, ses pieds sont nus et remuent dans le sable. Elle a six ans, tout au plus. Ses cheveux sombres cachent parfois ses yeux quand le vent est au rendez-vous. Un vent ti&#232;de et l&#233;ger. Son visage s'illumine ces jours-l&#224;. Elle aime cette douceur qui va, qui vient et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1287-" rel="tag"&gt;1287&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La petite fille est assise sous un grand arbre, seule, pas de jouet, ni un quelconque objet fabriqu&#233; de bric, de broc ou de bout de ficelle. Pas de copain qui s'arr&#234;te pour bavarder. Sa grande robe rouge recouvre ses jambes jusqu'aux chevilles, ses pieds sont nus et remuent dans le sable. Elle a six ans, tout au plus. Ses cheveux sombres cachent parfois ses yeux quand le vent est au rendez-vous. Un vent ti&#232;de et l&#233;ger. Son visage s'illumine ces jours-l&#224;. Elle aime cette douceur qui va, qui vient et qui soul&#232;ve un peu le sable et fait gonfler le bas de sa robe. Elle s'imagine montgolfi&#232;re, ferme les yeux pour mieux voir le monde d'en haut. Elle a trouv&#233; cet arbre sur le chemin de sa fuite. Comment rester dedans, quand le dehors l'appelle si fort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a un &#171; &lt;i&gt;chez elle&lt;/i&gt; &#187; comme un grand nombre d'enfants, mais son &#171; &lt;i&gt;chez elle&lt;/i&gt; &#187; est trop bruyant, trop encombr&#233;, trop agit&#233;. Ses fr&#232;res, son p&#232;re, sa m&#232;re prennent toute la place ; ils crient, braillent, bousculent, ne demandent pas &#171; &lt;i&gt;comment tu vas&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, ne disent pas &#171; &lt;i&gt;&#8239;je t'aime ma puce&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;&#8239;mon ange&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;&#8239;mon petit amour&lt;/i&gt; &#187;, ne s'attardent pas sur ses chagrins qui d&#233;boulent ou sur les notes qu'elle ram&#232;ne de l'&#233;cole. Elle vit dans un cyclone permanent, sans attention, ni gestes de tendresse ; ils ne savent pas faire. Alors, elle se r&#233;fugie dans son coin ombrag&#233; de plus en plus souvent. Petite derni&#232;re oubli&#233;e, pas vraiment attendue, elle se sent de trop dans le tourbillon des gar&#231;ons. D&#232;s le lever, &#231;a court, &#231;a se bouscule, &#231;a va vite, &#231;a ne prend pas le temps de petit-d&#233;jeuner, de raconter la nuit et les r&#234;ves enchant&#233;s. Chacun est press&#233;, pr&#233;occup&#233; par la pendule qui cadence les d&#233;parts vers les rendez-vous de la journ&#233;e : le lyc&#233;e, l'&#233;cole, le travail. La m&#232;re impatiente de retrouver sa maison vide. Que toute cette marmaille et leur p&#232;re lui d&#233;barrassent le plancher ! Accouchement, sur accouchement, elle a perdu le go&#251;t et le plaisir d'&#234;tre au monde. Elle ne per&#231;oit plus vraiment comment elle en est arriv&#233;e l&#224;, envahie par un brouhaha quotidien auquel elle &#233;chappe enfin quand la porte claque &#224; 8 h 00. Quand la petite est n&#233;e, elle s'est dit cette fois c'est s&#251;r, c'est mon dernier enfant, on ne m'y prendra plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La petite a pouss&#233; toute seule. Pass&#233;e de bras en bras, chacun se relayait pour les biberons, les changes et pas question de pleurer dans son couffin pos&#233; au milieu de la cuisine. Elle &#233;tait au milieu sans jamais &#234;tre au centre ; quand le couffin g&#234;nait, il &#233;tait d&#233;plac&#233;. Ce matin, elle a mis sa robe la plus voyante, celle que sa marraine disparue lui a offerte pour ses 5 ans. Elle lui va encore bien -la nourriture ne l'a jamais vraiment passionn&#233;e- : les repas, pris &#224; la va-vite, sans mots et sans sourires, l'ont toujours d&#233;go&#251;t&#233;e. Elle est rest&#233;e fine et d&#233;licate. Elle a d&#233;cid&#233; d'attendre sous son arbre jusqu'&#224; tr&#232;s tard, elle ne sait pas combien de temps, le temps qu'il faudra. Les voisins, les passants, s'attardent un moment d&#232;s qu'ils l'aper&#231;oivent, lui disent quelques mots, mais sa r&#233;ponse est sans appel, elle joue. Les habitu&#233;s ne sont pas surpris, mais l&#224;, quand m&#234;me, &#231;a dure longtemps. Elle y &#233;tait d&#232;s le matin, il est 18&#8239;heures, une journ&#233;e de pass&#233;e et la petite n'a pas boug&#233;. Tout le village commence &#224; s'inqui&#233;ter. Je ne l'ai pas quitt&#233;e des yeux derri&#232;re mes carreaux, on ne sait pas s'il lui arrivait quelque chose, une mauvaise rencontre&#8230; Je suis fascin&#233; par l'&#233;tranget&#233; de cette enfant, je connais ses parents, et elle n'a rien de commun avec eux. Je veille sur elle, depuis toujours. Elle ne le sait pas encore. Elle s'est install&#233;e exactement &#224; l'endroit protecteur o&#249; elle peut jouer en toute tranquillit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'appelle Hippolyte, je n'ai pas d'enfant, ma femme est partie trop t&#244;t. Mais si j'en avais un, je l'aurais voulu exactement comme elle, douce, discr&#232;te et curieuse. La vie est mal faite, trop d'enfants d'un c&#244;t&#233;, aucun de l'autre. Je suis envahi de tristesse. Personne ne me suivra, personne &#224; choyer, &#224; mettre sur mes genoux pour raconter le temps pass&#233; et les joies de la vie ; je me sens si seul. La petite &#233;gaye mes vieux jours, mais je suis amer, amer pour elle qui n'a personne pour s'arrimer, m&#234;me pas le regard de sa m&#232;re. Debout &#224; l'aube -ce n'est pas grave je dors peu- je me cale derri&#232;re cette fen&#234;tre pour profiter de chaque moment et voir grandir l'enfant. Comment la rencontrer, ne pas l'effrayer, lui dire combien elle est importante ? Je ne sais pas les mots qu'un enfant attend. Je n'ai que mes yeux fatigu&#233;s qui brillent de la voir grandir. Mes larmes d&#233;boulent, quand je revois comment d&#232;s ses premi&#232;res heures elle a &#233;t&#233; malmen&#233;e. J'&#233;tais l&#224;, au retour de la maternit&#233;, quand la m&#232;re &#233;plor&#233;e trimbalait la gosse comme un paquet de supermarch&#233;. J'essuyais les vitres embu&#233;es de ma cuisine, et mes joues de tristesse. Dehors il faisait froid, les gar&#231;ons se sont pench&#233;s sur le paquet et la m&#232;re les a houspill&#233;s une fois de plus. Alors, ils ont d&#233;guerpi sans plus d'attention pour la nouvelle venue. Elle a fait ses premiers pas dans la neige, et, surprise se retournait maladroitement pour regarder les petits trous qui marquaient son passage. Au printemps, le nez en l'air, ses yeux s'&#233;merveillaient &#224; chaque vol d'oiseau, de papillon ou de coccinelle. La d&#233;couverte du monde autour d'elle, elle la faisait seule. Je me suis accroch&#233; &#224; elle et, depuis, ne l'ai jamais abandonn&#233;e. Elle &#233;tait ma pr&#233;occupation de la journ&#233;e. Sans elle, je ne serais, sans aucun doute, plus de ce monde. La nuit est en train de tomber. Hippolyte allume machinalement la petite lampe du gu&#233;ridon. Le nez toujours coll&#233; &#224; la vitre, il voit la petite bouger, elle tourne le visage dans sa direction, se l&#232;ve doucement et marche vers la lumi&#232;re qui d&#233;coupe une silhouette derri&#232;re les carreaux. C'est tr&#232;s joli, pense-t-elle, &#231;a lui rappelle les ombres chinoises qu'elle affectionne tant. Hippolyte ne bouge pas, le battement de son c&#339;ur acc&#233;l&#232;re, sa vue se brouille ; il fr&#244;le ce moment tant attendu avec peur et bonheur. Lui, qui n'a jamais su faire le premier pas, est chamboul&#233; par l'arriv&#233;e d&#233;cid&#233;e de sa prot&#233;g&#233;e. Hiss&#233;e sur la pointe des pieds, elle s'appuie sur le rebord de la fen&#234;tre et d&#233;couvre le vieux monsieur, tout rid&#233;, un d&#233;but de sourire dans ses yeux humides. Ce regard-l&#224;, elle n'en a jamais vu. Le vieillard se l&#232;ve, doucement pour ne pas l'effrayer, et entrouvre sa porte. La petite fille comprend enfin ce qui lui manque depuis toujours. &#202;tre attendue par quelqu'un. Elle n'h&#233;site pas &#224; entrer. La maison est calme et sent le feu de bois. Personne ne sait ce qu'ils se sont racont&#233;s tous les deux. Hippolyte a d&#251; trouver les mots car l'arbre a &#233;t&#233; d&#233;sert&#233; depuis ce jour-l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il n'y a personne &#224; la maison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-n-y-a-personne-a-la-maison</link>
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&lt;p&gt;Du drame de l'enfant &#224; la qu&#234;te spirituelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'histoire d'un enfant ou peut &#234;tre bien celle d'un adulte. Celle d'un enfant devenu adulte. Celle d'un enfant devenu grand cach&#233; derri&#232;re les apparences. C'est l'histoire de l'enfance et de l'&#233;ducation, dans certains cas, certaines d&#233;rives. C'est l'histoire d'une d&#233;connexion &#224; soi, aux autres, &#224; la nature. C'est l'histoire d'un vide int&#233;rieur que la religion n'a pas combl&#233;e. Il n'y avait personne &#224; la maison. Parents absents, en d&#233;placement ou chez des amis, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1279-" rel="tag"&gt;1279&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du drame de l'enfant &#224; la qu&#234;te spirituelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est l'histoire d'un enfant ou peut &#234;tre bien celle d'un adulte. Celle d'un enfant devenu adulte. Celle d'un enfant devenu grand cach&#233; derri&#232;re les apparences. C'est l'histoire de l'enfance et de l'&#233;ducation, dans certains cas, certaines d&#233;rives. C'est l'histoire d'une d&#233;connexion &#224; soi, aux autres, &#224; la nature. C'est l'histoire d'un vide int&#233;rieur que la religion n'a pas combl&#233;e. Il n'y avait personne &#224; la maison. Parents absents, en d&#233;placement ou chez des amis, encore. Des parents l&#224;, pas vraiment l&#224;, pr&#233;occup&#233;s par la t&#233;l&#233;, le canap&#233;. Il y avait des enfants criants, courants, dans la maison. Il y avait la vie et les &#233;crans. Ceux qui font obstacles et permettent de vivre une vie par procuration. Celle-l&#224; m&#234;me absente de la r&#233;alit&#233;. Finalement, dans ces jeux, on y trouve tout ce qu'on n'a pas trouv&#233; ailleurs : le d&#233;sir de se sentir vivant, la combativit&#233;, l'ardeur, la confrontation, oui, celle-l&#224; m&#234;me qui est constructive. &#202;tre parent, ce n'&#233;tait pas se la couler douce, &#234;tre tranquille, se reposer, et baigner dans le plaisir. &#202;tre parent, si ce n'est un travail, c'est une occupation, &#224; temps plein, inconditionnelle. Qui &#233;tait vraiment pr&#234;t &#224; cela ? &#202;tre parent. Fixer des limites et traverser les tourments. &#202;tre un phare ou un navire coul&#233;. Abandonner ou accueillir. Survivre ou s'amuser. Il n'y a pas deux parents identiques. Il y a des parents qui prennent soin de leur enfant int&#233;rieur. L'enfant qui crie et qui jubile, quand &#231;a s'amuse. Il y a les autres. Il y a des parents qui ont tu&#233; leur enfant int&#233;rieur ou du moins qui l'ont musel&#233;, par trop de souffrances, pensent-ils. Il est toujours vivant, lui, l&#224;, sous la couche de Terre. Il est &#224; l'int&#233;rieur, bien au fond, pr&#234;t &#224; agir, &#224; r&#233;agir et &#224; arguer ses droits, son bon droit. Pr&#234;t &#224; se r&#233;jouir, &#224; danser s'il le faut. Il attend parfois comme un enterr&#233; vivant et tombe toujours sur le r&#233;pondeur du parent absent. Veuillez laisser un message. Mais o&#249; &#234;tes-vous ? O&#249; &#234;tes-vous papa, maman ? M'entendez-vous, vraiment ? Il n'a pas de morale dans l'&#233;ducation et les parents sont les premiers &#233;ducateurs. Il y a la r&#233;alit&#233;. Nos actes parlent pour nous, nos paroles, nos pens&#233;es aussi, bien que nous ne sommes pas eux. Prendre soin, ce n'est pas donn&#233; &#224; tout le monde. Absents &#224; soi-m&#234;me, comment peut-on nourrir l'autre, cet autre, qui me rappelle &#224; moi-m&#234;me, sans arr&#234;t. Jusqu'&#224; quand rester assis &#224; ne rien faire. Jusqu'&#224; quand d&#233;blat&#233;rer sur l'&#233;tat du monde et ne pas entendre le cri de son propre enfant. Les enfants, lanceurs d'alertes. Parfois, l'enfant c'est le monde qui crie famine et nous nous taisons ce qui vit en nous. Mais bon Dieu, o&#249; donc es-tu pass&#233; ? Cet enfant grandit. Cet enfant, sort du ventre de sa m&#232;re, oui, elle qui n'a pas pris soin d'elle et de son enfant bien int&#233;rieur. Il grandit, brinquebalant ses cliques et ses clacs, cherchant refuge ici dans le bouddhisme et l&#224; dans l'hindouisme, le christianisme, le chamanisme. Tout ce qui finit en -isme et qui peut indiquer une ligne de conduite, une direction, quitte &#224; ce que ce soit l'alcoolisme. Cela peut &#234;tre aussi le sport, la drogue, l'humour ou tant d'autres refuges. Pas de clochers de chapelles pourvu que l'on n'emmerde pas trop ces adultes absents. Pas l&#224;, &#224; la maison. Pas &#224; leur maison, absents de leur propre corps, de leur douleur, de leurs pens&#233;es, de leurs &#233;motions. Il y a le feu, mais les pompiers sont absents, en gr&#232;ve, au t&#233;l&#233;phone ou devant la t&#233;l&#233;. Irr&#233;m&#233;diablement l&#226;ch&#233;s dans un monde qu'ils ne comprennent plus et qu'ils ont depuis longtemps arr&#234;t&#233; de chercher &#224; comprendre. Pardon ? Arr&#234;ter de chercher &#224; comprendre le monde ? Certainement pas ! L'enfant, juste l&#224; &#224; l'int&#233;rieur, se r&#233;volte, s'obstine, curieux, peut-&#234;tre timide, mais intr&#233;pide ! Il crie &#171; &lt;i&gt;&#224; l'aide&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;&#224; l'aide&lt;/i&gt; &#187; et personne ne lui r&#233;pond. Certains avant-gardistes se lanc&#232;rent dans une qu&#234;te sauvage, parfois disproportionn&#233;e, les menant sur milles chemins. Perdus et d&#233;sesp&#233;r&#233;s, leur salut ne tenait qu'au fait de se retrouver, de s'unifier et de se construire des rep&#232;res, l&#224; o&#249; il n'y en a jamais eu. Condamner, non. Il sait &#224; quel point l'enfermement est invivable. Juger, non. Vivre, oui, et discriminer encore, pour construire son jugement, ses raisonnements, son chemin. De la maison vide &#224; la qu&#234;te spirituelle, il n'y a parfois qu'un pas. Celui qui fait passer de l'absence &#224; la pr&#233;sence, du vide au plein, du r&#233;pondeur &#224; la r&#233;ponse. Cette qu&#234;te, si elle n'a pas de fin, peut &#233;viter bien des d&#233;g&#226;ts. N&#233;anmoins, elle en d&#233;couvrira d'autres aussi. N'en d&#233;plaise aux ayatollah et totalitaristes de tous bords.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chemins crois&#233;s. Histoires de rencontres</title>
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		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
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		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des mots sur la relation &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela fait vingt ans que Monique Eyraud Garnier partage ces moments chaque fois uniques avec des enfants polyhandicap&#233;s et leurs parents, dans l'IMP o&#249; elle travaille comme &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. C'est de ces rencontres qu'il est question ici, &#224; travers les mots de l'auteure, ceux des enfants dont elle devine et traduit la communication emp&#234;ch&#233;e, mais aussi ceux de parents qui ont pris leur plume pour confier leur v&#233;cu. La justesse et la force de l'&#233;criture sont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton6053-bcea5.jpg?1694613708' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des mots sur la relation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait vingt ans que Monique Eyraud Garnier partage ces moments chaque fois uniques avec des enfants polyhandicap&#233;s et leurs parents, dans l'IMP o&#249; elle travaille comme &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. C'est de ces rencontres qu'il est question ici, &#224; travers les mots de l'auteure, ceux des enfants dont elle devine et traduit la communication emp&#234;ch&#233;e, mais aussi ceux de parents qui ont pris leur plume pour confier leur v&#233;cu. La justesse et la force de l'&#233;criture sont proportionnelles &#224; l'intensit&#233; des exp&#233;riences &#233;motionnelles v&#233;cues. Ne pas acc&#233;der &#224; la parole n'exclut pas d'&#234;tre impatients &#224; exister et &#234;tre aim&#233;s, entendus et compris. En face, il y a une professionnelle en qu&#234;te d'interpr&#233;tation qui t&#226;tonne dans la compr&#233;hension, tentant de coller au mieux &#224; ce que l'enfant veut exprimer : observer son langage corporel, ses crispations et ses d&#233;tentes, ces mains tendues et ces visages boudeurs, ces cris et ces regards qui se d&#233;tournent ; puis renvoyer des mots sur ce qu'on croit avoir d&#233;chif-fr&#233; ; constater enfin un immense sourire ou au contraire une frustration, signe d'une (in) compr&#233;hension potentielle&#8230; il faut du temps pour que l'un et l'autre s'accordent. Quant aux parents, ils doivent apprendre &#224; faire confiance : comment peuvent-ils lais-ser leur enfant si vuln&#233;rable et &#234;tre s&#251;rs que l'on saura s'occuper de lui correcte-ment, lui donner de l'amour, le prot&#233;ger, en prendre soin, le comprendre et r&#233;pondre &#224; ses besoins complexes ? Il s'agit donc de proc&#233;der en douceur et de ne pas aggra-ver la blessure, au risque de d&#233;chirer et de faire vaciller le fragile &#233;quilibre familial. Pour se d&#233;tacher, l'enfant doit commencer par s'approprier le manque, &#234;tre reconnu dans sa souffrance et, enfin, r&#233;ussir &#224; se lier &#224; un autre adulte qui deviendra sa figure d'attachement. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Tr&#233;mintin &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. La pens&#233;e vagabonde, 2019, (189 p. &#8211; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les nouvelles h&#233;t&#233;rosexualit&#233;s</title>
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		<dc:subject>Couple</dc:subject>
		<dc:subject>Homosexualit&#233;</dc:subject>
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		<dc:subject>1265</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Inventaire sexuel &#224; la Pr&#233;vert &lt;br class='autobr' /&gt;
L'h&#233;t&#233;ronorme est le logiciel donnant aux hommes et aux femmes une matrice fonctionnant comme mode d'emploi de la conformit&#233; des corps et des postures sexuelles. Cet h&#233;t&#233;rosexisme impose un contr&#244;le social en assignant des places qui correspondent aux cat&#233;gories de genres. C'est justement cette promotion incessante de la sup&#233;riorit&#233; de l'h&#233;t&#233;rosexualit&#233; qui l&#233;gitime l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie ou la biphobie&#8230; Daniel Welzer-Lang nous propose ici une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relations-276" rel="tag"&gt;Relations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1265-" rel="tag"&gt;1265&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inventaire sexuel &#224; la Pr&#233;vert &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;t&#233;ronorme est le logiciel donnant aux hommes et aux femmes une matrice fonctionnant comme mode d'emploi de la conformit&#233; des corps et des postures sexuelles. Cet h&#233;t&#233;rosexisme impose un contr&#244;le social en assignant des places qui correspondent aux cat&#233;gories de genres. C'est justement cette promotion incessante de la sup&#233;riorit&#233; de l'h&#233;t&#233;rosexualit&#233; qui l&#233;gitime l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie ou la biphobie&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Daniel Welzer-Lang nous propose ici une pr&#233;sentation quelque peu vertigineuse de la diversit&#233; d'une sexualit&#233; humaine qui d&#233;passe le seul registre binaire pour s'&#233;panouir dans une combinaison entre sexualit&#233; et genre. Il y a d'abord des cat&#233;gories qu'il d&#233;signe comme stabilis&#233;es : les gays, lesbiennes, bisexuels, transgenres et intersexu&#233;s. L&#224;, en faisant un effort, on arrive &#224; peu pr&#232;s &#224; s'y retrouver. Puis vient, accrochons-nous, ce que l'auteur d&#233;crit comme des cat&#233;gories mouvantes : pansexualit&#233;, asexualit&#233;, aromantique, hypo sexualit&#233;, androsexualit&#233;, androgynosexualit&#233;, autosexualit&#233;, demisexualit&#233;, demi-romantique, gyno-sexualit&#233;, gray-sexualit&#233;, spatio-sexualit&#233;, caudalisme, sapiosexualit&#233;, etc. On ne saurait oublier les cisgenres dont la sexualit&#233; colle au genre ! Je n'ai pas bien compris si les non-genre, les bi-genre, les agenres, les non concern&#233;s par le genre ou les troisi&#232;mes sexes sont stabilis&#233;s ou mouvants. Bon, j'avoue : je suis un peu perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. &#201;r&#232;s, 2018 (203 p. &#8211; 12,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tableau de familles</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>1263</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Num&#233;ro sp&#233;cial #8 : Tableau de Familles &lt;br class='autobr' /&gt;
Recompos&#233;es, monoparentales, homoparentales, handiparentales&#8230; la notion de famille recouvre une multitude de r&#233;alit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment les travailleurs sociaux accompagnent ces familles aux mille visages dans un paysage bouscul&#233; par de multiples r&#233;formes et une politique d'aust&#233;rit&#233; qui fragilise les liens ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce num&#233;ro sp&#233;cial, les professionnels nous font part de leur exp&#233;riences. Cha&#238;nes et liens L'id&#233;ologie du lien &#224; tout prix ? par Roger Aime Triste nouvelle (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1263-" rel="tag"&gt;1263&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5992-8345d.jpg?1693938735' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Num&#233;ro sp&#233;cial #8 : Tableau de Familles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recompos&#233;es, monoparentales, homoparentales, handiparentales&#8230; la notion de famille recouvre une multitude de r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les travailleurs sociaux accompagnent ces familles aux mille visages dans un paysage bouscul&#233; par de multiples r&#233;formes et une politique d'aust&#233;rit&#233; qui fragilise les liens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce num&#233;ro sp&#233;cial, les professionnels nous font part de leur exp&#233;riences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cha&#238;nes et liens&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'id&#233;ologie du lien &#224; tout prix ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Roger Aime&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Triste nouvelle &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Charline Olivier&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Parentalit&#233; institutionnelle &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Matthieu Garot&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Malgr&#233; tout, chefs de famille &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Lucile Barbery&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Prendre place&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&#201;coute et nous &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Christyane Labille&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Papa o&#249; t'es ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Lola Le Scouarnec&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Jamais sans le p&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Morgan Caldeireiro da Silva, M&#233;lissa Julien, Fr&#233;d&#233;ric Van der Borght&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Courir, toujours courir &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par &#201;milie Grongnet&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faire Familles&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Parents singuliers, pluriels &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Marine Crespin&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le ventre des femmes &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Ibtissam Bouchaara&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &#9702;	&lt;i&gt;Une affaire de famille&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Docu&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &#9702;	&lt;i&gt;&#192; tes c&#244;t&#233;s&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;7.50&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un enfant cousu de fil gris</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-enfant-cousu-de-fil-gris</link>
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&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux les connaissent bien ces itin&#233;raires bris&#233;s d'enfants ou d'adolescents qui prolongent leur vie adulte dans des conditions tout aussi al&#233;atoires que l'ont &#233;t&#233; leurs vingt premi&#232;res ann&#233;es. Mais ils ne les suivent, en g&#233;n&#233;ral, qu'une tr&#232;s petite fraction de temps. Assistants sociaux, &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, infirmiers, psychiatres, psychologues les ont accompagn&#233;s, chacun un moment, puis se sont retir&#233;s, passant le relais aux suivants. Ce qui n'est pas le cas des parents qui sont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1153-" rel="tag"&gt;1153&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4420-17b68.jpg?1693499199' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux les connaissent bien ces itin&#233;raires bris&#233;s d'enfants ou d'adolescents qui prolongent leur vie adulte dans des conditions tout aussi al&#233;atoires que l'ont &#233;t&#233; leurs vingt premi&#232;res ann&#233;es. Mais ils ne les suivent, en g&#233;n&#233;ral, qu'une tr&#232;s petite fraction de temps. Assistants sociaux, &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, infirmiers, psychiatres, psychologues les ont accompagn&#233;s, chacun un moment, puis se sont retir&#233;s, passant le relais aux suivants. Ce qui n'est pas le cas des parents qui sont pr&#233;sents avant et pendant ces interventions sp&#233;cialis&#233;es et surtout apr&#232;s, quand ils constituent le seul recours : ce sont les seuls qui restent, quand tous les autres ont disparu du circuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant il est important de parler, sans langue de bois, de ces familles toxiques qui pourrissent la vie de leurs enfants en les enfermant dans les placards, en les battant ou en les n&#233;gligeant, autant il est essentiel d'&#233;voquer celles qui restent pr&#233;sentes &#224; leur poste, ind&#233;fectiblement et sans beaucoup de failles, vivant dans le d&#233;sespoir de ne jamais voir leurs enfants r&#233;ussir &#224; s'en sortir. Le livre de Lisa Heme nous d&#233;crit un tel parcours s'&#233;chelonnant sur pr&#232;s de quarante ans. Le r&#233;cit qu'elle nous livre constitue un hommage &#224; tous ces parents emp&#234;tr&#233;s dans une v&#233;ritable gal&#232;re dont ils ne savent s'ils en verront, un jour, la fin. Tout semblait se d&#233;rouler sans anicroches pour Alexandre, jusqu'&#224; ses huit ans, enfant choy&#233; par un p&#232;re et une m&#232;re qui, quoique divorc&#233;s, respectaient chacun la place de l'autre. Une maladie tr&#232;s invalidante va &#234;tre le d&#233;clencheur d'une v&#233;ritable descente en enfer pour l'enfant, devenu adolescent puis adulte, faisant perdre tout espoir &#224; sa famille. Toxicomanie, d&#233;linquance, errance vont s'encha&#238;ner, les &#233;pisodes dramatiques se succ&#233;dant aux &#233;v&#233;nements tragiques sur une interminable p&#233;riode faite d'angoisse et de souffrance, jusqu'&#224; une issue plus que surprenante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d IS, 2014 (169 p. &#8211; 15,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>O&#249; va la famille ?</title>
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		<dc:date>2014-05-28T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>1142</dc:subject>

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&lt;p&gt;Comment r&#233;ussir &#224; penser la sp&#233;cificit&#233; qui fait la famille, face &#224; l'alternative d'un moralisme abstrait la r&#233;duisant &#224; une unit&#233; id&#233;alis&#233;e, &#233;ternelle et naturelle et d'un relativisme la dissolvant dans la multiplication de ses configurations culturelles ? Peut-&#234;tre, en se tournant vers un philosophe comme Jean-Philippe Pierron qui, &#233;vitant tout r&#233;ductionnisme, pr&#233;serve la complexit&#233;. Cette institution, explique-t-il, se trouve &#224; la conjonction du biologique et du symbolique, de la nature et de la culture, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment r&#233;ussir &#224; penser la sp&#233;cificit&#233; qui fait la famille, face &#224; l'alternative d'un moralisme abstrait la r&#233;duisant &#224; une unit&#233; id&#233;alis&#233;e, &#233;ternelle et naturelle et d'un relativisme la dissolvant dans la multiplication de ses configurations culturelles ? Peut-&#234;tre, en se tournant vers un philosophe comme Jean-Philippe Pierron qui, &#233;vitant tout r&#233;ductionnisme, pr&#233;serve la complexit&#233;. Cette institution, explique-t-il, se trouve &#224; la conjonction du biologique et du symbolique, de la nature et de la culture, de la dette et du don. Elle est au carrefour du conservatisme et de l'innovation, de l'axe horizontal des contemporains et de l'axe vertical des successeurs, du pass&#233; et de l'avenir. Elle est &#224; la charni&#232;re de l'affirmation naturaliste de &#171; tout est donn&#233; &#187; et de l'affirmation culturaliste de &#171; tout est construit &#187;, de l'&#233;laboration d'une place dans la g&#233;n&#233;alogie et de la construction d'un avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle peut &#234;tre le lieu de reproduction d'un ordre injuste, elle est aussi l'espace de socialisation et d'humanisation permettant &#224; chacun d'exp&#233;rimenter l'autre &#224; travers la conjugalit&#233;, la g&#233;n&#233;alogie et la fraternit&#233;. Si elle peut conforter les in&#233;galit&#233;s de genre, c'est aussi elle qui confronte &#224; l'&#233;nigme de la sexualit&#233;, &#224; l'&#233;trange exp&#233;rience de l'engendrement et de la suite des g&#233;n&#233;rations. Si elle peut &#234;tre le lieu de la violence physique et/ou psychique, c'est aussi elle qui s'oppose &#224; l'anthropologie utilitariste port&#233;e par la mondialisation, en offrant une hospitalit&#233; et une coop&#233;ration d&#233;nu&#233;es de toute marchandisation et quantification mon&#233;taire. Quand elle est travaill&#233;e par l'&#233;galit&#233; des conditions entre hommes et femmes et entre parents et enfants, quand, progressivement, elle renonce &#224; la contrainte et &#224; l'imposition au profit de la n&#233;gociation et de la m&#233;diation, la famille d&#233;montre qu'elle est avant tout une forme sensible et r&#233;active &#224; son &#233;poque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Les Liens qui Lib&#232;rent, 2014 (231 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un monde sans limite</title>
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		<dc:date>2010-11-10T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>993</dc:subject>

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&lt;p&gt;Comment interpr&#233;ter l'affaiblissement, dans notre soci&#233;t&#233;, des cat&#233;gories de l'autorit&#233;, de l'incertitude, du risque, du temps d'attente, de la conflictualit&#233;, que suppl&#233;e la recherche de consensus et de l'imm&#233;diatet&#233; sans limite ? Pour Jean-Pierre Lebrun, l'une des raisons majeures, sinon la raison principale, tient dans le d&#233;rapage tant de l'autorit&#233; que de la l&#233;gitimit&#233; du p&#232;re. Il fait remonter la remise en cause de cette position de tiers, essentielle &#224; ses yeux pour permettre la s&#233;paration de la relation (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment interpr&#233;ter l'affaiblissement, dans notre soci&#233;t&#233;, des cat&#233;gories de l'autorit&#233;, de l'incertitude, du risque, du temps d'attente, de la conflictualit&#233;, que suppl&#233;e la recherche de consensus et de l'imm&#233;diatet&#233; sans limite ? Pour Jean-Pierre Lebrun, l'une des raisons majeures, sinon la raison principale, tient dans le d&#233;rapage tant de l'autorit&#233; que de la l&#233;gitimit&#233; du p&#232;re. Il fait remonter la remise en cause de cette position de tiers, essentielle &#224; ses yeux pour permettre la s&#233;paration de la relation fusionnelle primaire de la m&#232;re avec son enfant, &#224; l'&#233;mergence d'un discours scientifique venant s&#233;dimenter le savoir, en oubliant qu'il n'est que le produit d'une &#233;nonciation. Alors que la position paternelle privil&#233;gie l'affirmation, explique-t-il, laissant ainsi de la place &#224; l'incertitude et &#224; l'impossible, la position maternelle que favorise la science cherche &#224; d&#233;montrer logiquement, faisant le lit d'une efficacit&#233; illusoire et d'une capacit&#233; op&#233;ratoire trompeuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, dans un raccourci fulgurant, l'auteur fait de ce discours scientifique la source du nazisme qu'il analyse comme une posture maternelle refusant l'alt&#233;rit&#233;, au profit de la m&#234;met&#233;. &#171; Tout se passe comme si le nazisme avait pos&#233; anticipativement les questions auxquelles nous nous confrontons dans notre soci&#233;t&#233; actuelle &#187; (p.119). Voil&#224; bien une construction audacieuse que l'on peut s'amuser &#224; analyser selon les concepts de la psychanalyse que professe l'auteur. Ainsi du d&#233;ni : Jean-Pierre Lebrun ne cesse d'affirmer qu'il n'a pas la nostalgie du patriarcat pass&#233;. Pourtant, nombre de ses prises de position peuvent &#234;tre per&#231;ues comme un retour du refoul&#233;. Le voil&#224; regrettant qu'un patient puisse s'opposer &#224; la violence de son p&#232;re, pour ne pas se soumettre &#224; la loi qu'il repr&#233;sente pourtant (p.165) ; que l'affaiblissement du mariage r&#233;duit aux seuls sentiments entre conjoints soit synonyme de l'ab&#226;tardissement du symbolique (p.190) ; que, s'il est important de rappeler au p&#232;re l'interdit de l'inceste, son emprisonnement prive n&#233;anmoins ses enfants de la place de tiers qu'il aurait d&#251; jouer &#224; leurs c&#244;t&#233;s (p.204).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre concept, celui de la projection qui localise &#224; l'ext&#233;rieur ce qui se situe en fait &#224; l'int&#233;rieur de soi. Quand Jean-Pierre Lebrun accuse la d&#233;marche scientifique de produire des mots et des concepts qui deviennent totalisants et universels, apr&#232;s qu'elle ait oubli&#233; qu'ils avaient &#233;t&#233; &#233;nonc&#233;s, n'est-ce pas de la psychanalyse dont il parle ? Car, si la science se construit par la critique permanente de ses th&#233;ories, ne les consid&#233;rant comme justes que jusqu'&#224; ce que l'on d&#233;montre qu'elles sont fausses, ce n'est pas le cas de la psychanalyse qui transforme ses hypoth&#232;ses en v&#233;rit&#233; g&#233;n&#233;rale et exon&#232;re ses concepts de tout statut d'&#233;nonciation ponctuelle et singuli&#232;re, revendiquant leur validit&#233; partout et tout le temps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (367 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le conflit, la femme et la m&#232;re</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-conflit-la-femme-et-la-mere</link>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>976</dc:subject>

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&lt;p&gt;Limpide, lumineuse et passionnante, telle est la derni&#232;re livraison d'Elisabeth Badinter, qui va bien au-del&#224; de la simple pol&#233;mique pour ou contre les couches jetables, raccourci auquel on a eu un peu trop tendance &#224; la r&#233;duire. &#192; la fin des ann&#233;es 1970, explique-t-elle, les femmes ont acc&#233;d&#233; au choix entre d'un c&#244;t&#233; donner la priorit&#233; &#224; leurs ambitions personnelles en jouissant de leur c&#233;libat et de l'autre satisfaire &#224; leur d&#233;sir de maternit&#233;. Et puis, une nouvelle id&#233;ologie est venue s'instiller, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton3216-d1cf5.jpg?1694360302' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Limpide, lumineuse et passionnante, telle est la derni&#232;re livraison d'Elisabeth Badinter, qui va bien au-del&#224; de la simple pol&#233;mique pour ou contre les couches jetables, raccourci auquel on a eu un peu trop tendance &#224; la r&#233;duire. &#192; la fin des ann&#233;es 1970, explique-t-elle, les femmes ont acc&#233;d&#233; au choix entre d'un c&#244;t&#233; donner la priorit&#233; &#224; leurs ambitions personnelles en jouissant de leur c&#233;libat et de l'autre satisfaire &#224; leur d&#233;sir de maternit&#233;. Et puis, une nouvelle id&#233;ologie est venue s'instiller, faisant la part belle au retour &#224; la nature, &#224; l'instinct maternel, &#224; la n&#233;cessit&#233; incontournable du contact m&#232;re/enfant&#8230; On se devait de refuser l'accouchement en milieu hospitalier, la p&#233;ridurale et en revenir &#224; la douleur, aux couches en tissu moins polluantes et &#224; l'allaitement tellement plus naturel. De l&#224; &#224; pr&#233;coniser le retour de la m&#232;re au foyer, il n'y avait qu'un pas&#8230; franchi all&#232;grement par certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la d&#233;monstration d'Elisabeth Badinter consiste justement &#224; combattre et relativiser toutes ces &#171; v&#233;rit&#233;s &#187;. Non, la reproduction n'est pas le destin de toute femme qui serait faite, avant tout, pour procr&#233;er. Oui, &#171; qu'on le veuille ou non, la maternit&#233; n'est plus qu'un aspect important de l'identit&#233; f&#233;minine. Et non plus le facteur n&#233;cessaire &#224; l'acquisition du sentiment de pl&#233;nitude de soi f&#233;minine &#187; (p.229). Non, l'infertilit&#233; ne signe pas l'&#233;chec de toute f&#233;minit&#233;. Oui, d&#232;s que les femmes ma&#238;trisent leur reproduction, font des &#233;tudes, envahissent le march&#233; du travail, pr&#233;tendent &#224; l'ind&#233;pendance financi&#232;re ou &#224; faire carri&#232;re, la maternit&#233; n'est plus une &#233;vidence, mais une question, tant elle peut &#234;tre synonyme de bonheur infini que de tornade d&#233;vastatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de rappeler la mont&#233;e des Childfree qui ont fait le choix de renoncer aux enfants. Frapp&#233;s au coin du manque et de l'inachev&#233;, ils devraient se justifier, alors qu'on ne le demande jamais aux couples qui veulent &#234;tre parents. Non, la bonne m&#232;re n'est pas seulement celle qui allaite : les laits artificiels se rapprochent aujourd'hui de plus en plus de la qualit&#233; du lait maternel. Oui, l'allaitement comporte aussi beaucoup d'inconv&#233;nients. C'est &#224; la m&#232;re de choisir son mode de vie, au mieux de ses int&#233;r&#234;ts et ceux de son enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une tradition fran&#231;aise, remontant au XVIIe si&#232;cle, encourage l'accomplissement avant tout en tant qu'individu. Cela explique sans doute la statistique qui place les Fran&#231;aises bonnes derni&#232;res en mati&#232;re, par exemple, d'allaitement. Dans le combat qui oppose la vision naturaliste &#224; l'individualisme h&#233;doniste revendiquant le plaisir sans les frustrations, le stress et le sacrifice de soi, on peut refuser le tout ou rien. On peut aussi d&#233;cider de composer, en articulant le fait d'&#234;tre femme, professionnelle et m&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2010 (270 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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