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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La fess&#233;e &#8226; Questions sur la violence &#233;ducative</title>
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		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me &#233;dition r&#233;&#233;crite et r&#233;actualis&#233;e de l'ouvrage d'Olivier Maurel, devenu un classique de la litt&#233;rature d'&#233;ducation non-violente, pourrait constituer le point final du combat contre les ch&#226;timents corporels, tant son propos semble percutant, convainquant et exhaustif. Mais, il y a encore tant d'adultes &#224; persuader. L'argument est implacable. Que l'on souhaite aborder la question d'un point de vue descriptif, historique, g&#233;ographique, juridique, psychologique, m&#233;dical,&#8239;etc&#8230; on trouvera ici une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4514-a5bb2.jpg?1694077686' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me &#233;dition r&#233;&#233;crite et r&#233;actualis&#233;e de l'ouvrage d'Olivier Maurel, devenu un classique de la litt&#233;rature d'&#233;ducation non-violente, pourrait constituer le point final du combat contre les ch&#226;timents corporels, tant son propos semble percutant, convainquant et exhaustif. Mais, il y a encore tant d'adultes &#224; persuader. L'argument est implacable. Que l'on souhaite aborder la question d'un point de vue descriptif, historique, g&#233;ographique, juridique, psychologique, m&#233;dical,&#8239;etc&#8230; on trouvera ici une r&#233;ponse richement d&#233;taill&#233;e et structur&#233;e. En quinze ans, le nombre de pays ayant interdit l&#233;galement la violence &#233;ducative ordinaire a tripl&#233;. M&#234;me le pr&#233;sident du r&#233;seau des imams de Mauritanie a &#233;mis une fatwa pour la proscrire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France, elle, est rest&#233;e passive, en d&#233;pit des interpellations du comit&#233; des droits de l'enfant de l'ONU et du conseil de l'Europe. La violence faite aux femmes est combattue activement. Les dresseurs d'animaux ont renonc&#233; aux coups. Transformer un chien en danger public est tr&#232;s simple, expliquait un v&#233;t&#233;rinaire en 1999 : privez-le d'attachement affectif, ajoutez une pinc&#233;e de traumatisme et secouez bien fort. Mais, pour ce qui est de l'enfant, on continue &#224; &#234;tre persuad&#233; que les claques et les fess&#233;es sont indispensables pour extirper le mal qu'il porte en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il pas en lui des pulsions animales &#224; r&#233;primer et une violence fondamentale &#224; canaliser (psychanalyse) et/ou un p&#233;ch&#233; originel &#224; payer (religion) ? En agissant ainsi, on ne fait que renforcer trois convictions qui se perp&#233;tueront &#224; l'&#226;ge adulte, nourrissant la violence sociale et l'agression : on a le droit et raison de frapper un plus faible quand on est le plus fort, on fait du bien en faisant du mal, souffrir et faire souffrir est l&#233;gitime. La nouvelle norme &#233;ducative pr&#233;conis&#233;e par Olivier Maurel est simple : traiter l'enfant comme nous voudrions qu'il nous traite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Page, (154 p. &#8211; 12,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La fess&#233;e, pour ou contre ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-fessee-pour-ou-contre</link>
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		<dc:date>2009-12-03T11:28:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Punition</dc:subject>
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&lt;p&gt;La proposition d'une loi interdisant la fess&#233;e, d&#233;pos&#233;e par la d&#233;put&#233;e UMP Edvige Antier, a re&#231;u un accueil tr&#232;s froid de la part tant de la majorit&#233; parlementaire que des Fran&#231;ais qui viennent, &#224; 82 %, de s'y d&#233;clarer hostiles (Sondage TNS Sofres, 22/11). L'opinion n'est pas pr&#234;te &#224; rejoindre les 18 pays europ&#233;ens (sur 47) l'ayant d&#233;j&#224; fait. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t d&#233;cupl&#233; de ce petit ouvrage tr&#232;s p&#233;dagogique. Stephan Valentin en convient : cette question n'est pas populaire car elle fait intrusion dans l'intimit&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton3079-f854c.jpg?1693715140' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La proposition d'une loi interdisant la fess&#233;e, d&#233;pos&#233;e par la d&#233;put&#233;e UMP Edvige Antier, a re&#231;u un accueil tr&#232;s froid de la part tant de la majorit&#233; parlementaire que des Fran&#231;ais qui viennent, &#224; 82 %, de s'y d&#233;clarer hostiles (Sondage TNS Sofres, 22/11). L'opinion n'est pas pr&#234;te &#224; rejoindre les 18 pays europ&#233;ens (sur 47) l'ayant d&#233;j&#224; fait. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t d&#233;cupl&#233; de ce petit ouvrage tr&#232;s p&#233;dagogique. Stephan Valentin en convient : cette question n'est pas populaire car elle fait intrusion dans l'intimit&#233; des familles qui s'estiment libres d'&#233;lever leur enfant comme bon leur semble. Les ch&#226;timents corporels appartiennent &#224; une tradition ancestrale. Ils se sont impos&#233;s tant qu'on n'a pas consid&#233;r&#233; l'enfant comme un &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re, mais plut&#244;t comme un objet dont on pouvait disposer &#224; sa guise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, cette vision a chang&#233;. Mais subsistent encore deux types de fess&#233;es : la fess&#233;e r&#233;actionnelle (quand l'adulte est d&#233;pass&#233; par l'enfant) et la fess&#233;e &#233;ducative (employ&#233;e comme moyen pour se faire ob&#233;ir). Une &#233;ducation sans violence ne signifie pas renoncer &#224; son autorit&#233;. On peut tout &#224; fait imposer des limites &#224; l'enfant, sans avoir &#224; le frapper. Pour y arriver, il faut veiller &#224; ne pas c&#233;der quand on lui dit non tout en restant souple, &#224; poser des exigences qui ne soient pas excessives tout en lui permettant de faire ses propres exp&#233;riences, &#224; rester coh&#233;rent entre adultes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle approche &#233;ducative n'exclut pas non plus la punition. Elle s'attache juste &#224; lui donner une dimension directe, proportionn&#233;e, juste et compr&#233;hensible. L'&#233;ducation sans fess&#233;e aide l'enfant &#224; grandir plut&#244;t qu'elle ne cherche &#224; le soumettre. Et l'interdiction de ce ch&#226;timent vise non &#224; culpabiliser les parents, mais &#224; les inciter au dialogue avec leur enfant tout en s'interrogeant sur les raisons v&#233;ritables d'un tel acte : pseudo-efficacit&#233; ou &#233;vacuation de son stress et de sa col&#232;re ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Jouvence, 2009 (94 p. ; 4,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le sens de la sanction dans l'action &#233;ducative</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-sens-de-la-sanction-dans-l-action-educative</link>
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		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>918</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le r&#232;gne de l'autoritarisme, m&#234;me si les th&#232;mes de la r&#233;pression et de la discipline sont de retour, est mis &#224; mal et ses nuisances reconnues. Aujourd'hui, l'&#233;ducation distingue la sanction qui s'attache &#224; l'acte, de la punition qui s'en prend &#224; la personne. Les parents comme les professionnels reconnaissent que sans l&#233;gitimit&#233; il est impossible d'asseoir leur autorit&#233; et de faire accepter une sanction. Une l&#233;gitimit&#233; qui se gagne dans le respect, la fermet&#233; et la prise de conscience de l'acte commis (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le r&#232;gne de l'autoritarisme, m&#234;me si les th&#232;mes de la r&#233;pression et de la discipline sont de retour, est mis &#224; mal et ses nuisances reconnues. Aujourd'hui, l'&#233;ducation distingue la sanction qui s'attache &#224; l'acte, de la punition qui s'en prend &#224; la personne. Les parents comme les professionnels reconnaissent que sans l&#233;gitimit&#233; il est impossible d'asseoir leur autorit&#233; et de faire accepter une sanction. Une l&#233;gitimit&#233; qui se gagne dans le respect, la fermet&#233; et la prise de conscience de l'acte commis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'autoritarisme qui domina longtemps le monde de l'&#233;ducation (l'enfant ne parlait &#224; la table familiale que pour r&#233;pondre aux questions que lui posaient les adultes) a pu trouver son antinomie dans l'enfant-roi (&#224; qui on ne refuse rien et qui fait ce qui lui pla&#238;t quand il le veut). Entre ces deux extr&#233;mit&#233;s, l'on trouve de nombreuses situations interm&#233;diaires. Au c&#339;ur de l'attitude propre &#224; chaque &#233;ducateur (familles, enseignants, travailleurs sociaux), il y a la question de la sanction et sa forme r&#233;pressive, la punition. L&#224; encore, entre &#171; qui aime bien, ch&#226;tie bien &#187; qui resta un leitmotiv pendant des mill&#233;naires et le slogan de 1968 &#171; il est interdit d'interdire &#187;, toute une palette de comportements se d&#233;ploie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t ainsi cette incompr&#233;hension de certaines familles immigr&#233;es confront&#233;es au signalement transmis au juge des enfants, quand elles ont voulu punir leur enfant d'une bonne racl&#233;e. Elles ne comprennent pas toujours ce qu'on leur reproche, elles qui ne veulent que le bien de leur prog&#233;niture. &#192; l'autre oppos&#233;, se d&#233;veloppe depuis quelques ann&#233;es une nouvelle th&#233;orie, celle de la p&#233;dagogie non punitive qui affirme qu'en aucune circonstance, la punition ne peut &#234;tre une solution. Faire le point sur cette question s'av&#232;re donc d'une grande pertinence. L'association Anth&#233;a organisait les 19 et 20 mai 2008 &#224; Marseille, deux journ&#233;es d'&#233;tude intitul&#233;es &#171; Sanction et punition dans l'&#233;ducation de l'enfant et de l'adolescent &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Actes disponibles &#224; : Anth&#233;a - BP 219 - 83006 Draguignan cedex. T&#233;l. 04 94 68 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De quoi nourrir notre r&#233;flexion &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu&#234;te de l'autonomie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons donc par le commencement et plus particuli&#232;rement par ce qui attend l'enfant. La construction de son psychisme est &#233;troitement li&#233;e &#224; la pr&#233;sence rassurante de l'adulte &#224; ses c&#244;t&#233;s, expliqua Sabine Domenichino, p&#233;dopsychiatre. Si le f&#339;tus est tr&#232;s vite comp&#233;tent, apprenant d&#232;s le troisi&#232;me mois de grossesse &#224; faire des galipettes et &#224; sucer son pouce, le b&#233;b&#233; n'a rien &#224; lui envier, lui qui, d&#232;s la naissance, montre des aptitudes inn&#233;es, comme fixer les visages, vocaliser ou &#233;tablir un contact du regard. Cette recherche relationnelle tient &#224; un &#233;quipement qui a la particularit&#233; de ne pouvoir se d&#233;velopper pleinement qu'en interaction avec son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que la part de l'instinct dans l'humanisation du petit humain est minime, en comparaison de tout ce que va lui apporter sa confrontation &#224; ses parents, puis &#224; ses pairs. Le b&#233;b&#233; peut r&#233;ussir &#224; g&#233;rer tout seul ses &#233;motions positives. Pour ce qui est des sentiments n&#233;gatifs susceptibles de le terroriser, il a imp&#233;rativement besoin de l'aide de l'adulte, seul capable de mettre de l'ordre dans le chaos qui l'assaille alors. C'est d&#232;s ce moment que commence l'&#339;uvre &#233;ducative qui va mener l'enfant vers l'autonomie tant physique que psychique, autonomie qui doit lui permettre non seulement de d&#233;cider de suivre ou de d&#233;roger &#224; une loi, mais aussi d'assumer les cons&#233;quences de ses choix. Ce r&#244;le de s&#233;curisation de la part de l'adulte, qui fixe les limites de ce qui est autoris&#233; et de ce qui ne l'est pas, est l'une des constantes universelles qui permet de structurer ce que deviendra l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Enjeu de la soumission&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc le b&#233;b&#233; dans un rapport de grande d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des adultes qui l'entourent. La qualit&#233; des relations que ces derniers tisseront autour de lui a fait l'objet d'une recherche initi&#233;e par John Bolby, p&#233;diatre et psychanalyste anglais, qui distingua entre un attachement s&#233;cure et un attachement ins&#233;cure ambivalent ou d&#233;sorganis&#233; annonciateurs d'un (d&#233;s) &#233;quilibre potentiel &#224; l'&#226;ge adulte. Un autre psychanalyste, Serge Lesourd, a rappel&#233; ce qui relie cet attachement &#224; la punition. Au-del&#224; du d&#233;sagr&#233;ment que cette derni&#232;re implique, ce qui incite l'enfant &#224; renoncer &#224; une partie de son plaisir, c'est la crainte de perdre l'amour des adultes qui s'occupent de lui et dont le retrait est per&#231;u comme une menace vitale. La soumission et l'ad&#233;quation aux exigences qui lui sont pr&#233;sent&#233;es constituent autant de garanties au maintien de cette pr&#233;sence. Le punisseur et le puni doivent accepter la perte temporaire de l'amour, permettant &#224; l'enfant, en s'adaptant, de le r&#233;cup&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement dans cette reconqu&#234;te possible que se situe l'efficacit&#233; de la punition. Mais, note Serge Lesourd, notre lien social postmoderne inverse les r&#244;les. En craignant de perdre l'amour de son enfant s'il le punit, l'adulte voit son narcissisme &#234;tre mis en jeu. Il agit comme s'il ne pouvait se passer de l'affection inconditionnelle de l'enfant ! D'o&#249; un d&#233;sarroi certain face aux transgressions enfantines que certains parents n'osent plus sanctionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour sanctionner une transgression, faut-il encore savoir en quoi elle consiste. Jean-Yves Hayez, psychiatre infanto-juv&#233;nile, d&#233;finit ce manquement comme un acte ou une parole d&#233;lib&#233;r&#233;s qui s'opposent &#224; une loi ou &#224; une r&#232;gle. Bien difficile d'&#233;valuer un tel comportement. D'abord, parce qu'il appara&#238;t d'une grande banalit&#233; : chacun transgresse &#224; un moment ou &#224; un autre, m&#234;me si pour l'essentiel, c'est de fa&#231;on &#233;parse et b&#233;nigne. Personne n'est pourtant &#224; l'abri d'un d&#233;rapage bien plus grave. S'il y a bien un ressenti universel, ce sont ces pulsions sexuelles ou agressives, que la plupart d'entre nous r&#233;ussissons &#224; limiter &#224; la sph&#232;re de nos d&#233;sirs. La quasi-totalit&#233; des attirances pour les top models ou des envies de meurtre &#224; l'&#233;gard d'un cong&#233;n&#232;re particuli&#232;rement exasp&#233;rant restent au stade de l'imaginaire. On est l&#224; dans le domaine du fantasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'en cas de mise en projet, voire au-del&#224;, de passage &#224; l'acte, qu'intervient l'atteinte &#224; autrui. Seconde complication concernant les transgressions, celle qui implique de distinguer leur degr&#233; de gravit&#233;. Il est essentiel de ne pas confondre les manquements mineurs et ceux qui s'attaquent d'une mani&#232;re grave au lien social, sans oublier ceux qui se confrontent aux r&#232;gles abusives et non &#233;thiques. Les premiers n'ont pas vocation &#224; &#234;tre g&#233;r&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on que les seconds. Quant aux troisi&#232;mes, ils ne peuvent qu'&#234;tre&#8230; encourag&#233;s ! Enfin, troisi&#232;me nuance qui m&#233;rite d'&#234;tre &#233;voqu&#233;e ici : l'intentionnalit&#233;. Pour agir d'une mani&#232;re d&#233;lib&#233;r&#233;e, il faut &#234;tre lucide et capable d'effectuer un choix et donc &#234;tre en mesure d'exercer sa libert&#233; int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tout ce processus, bien des facteurs interviennent qui exon&#232;rent tout ou partie de la responsabilit&#233; de l'acteur : impulsions irr&#233;sistibles, ignorance des cons&#233;quences, l&#233;gitime d&#233;fense, contraintes externes et internes, conflit de loyaut&#233; entre les r&#232;gles des adultes et celles du groupe de pairs&#8230; Ces conjonctures font d'ailleurs l'objet des d&#233;bats et des d&#233;lib&#233;r&#233;s lors des proc&#232;s, sous forme de circonstances tant att&#233;nuantes qu'aggravantes. Dans certains cas, les conditions sont remplies pour d&#233;terminer que le sujet a agi en pleine connaissance de cause. Dans d'autres, elles ne le sont pas. Mais, il arrive aussi souvent que le doute subsiste. Il ne faut donc pas statuer trop vite, ni dans la mise en accusation, ni dans l'exon&#233;ration du suppos&#233; transgresseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sanction implique donc la plus grande des circonspections dans son application, pour &#233;viter une d&#233;cision qui, en &#233;tant per&#231;ue comme injuste ou in&#233;quitable, aboutirait &#224; l'inverse des buts recherch&#233;s. Apr&#232;s tout, l'objectif final n'est quand m&#234;me pas d'organiser la chasse aux transgresseurs, mais d'accompagner ces sujets pour leur permettre de s'accomplir certes, mais en apprenant &#224; respecter le cadre du vivre ensemble. Contrepoint propos&#233; par No&#235;lle P&#233;chairal, directrice d'&#233;tablissement, sur cette th&#233;matique de la responsabilit&#233; : &lt;i&gt;&#171; On est toujours responsable non seulement de ce qu'on a souhait&#233; et accompli, mais aussi de ce qu'on a souhait&#233; mais qu'on n'a pas accompli, qu'on a accompli sans l'avoir souhait&#233; et de ce qu'on n'a ni souhait&#233;, ni accompli mais qu'on n'a pas su &#233;viter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La sanction &#233;ducative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir tent&#233; de circonvenir la transgression, il fallait faire de m&#234;me avec la sanction. Eirik Prairat, professeur en sciences de l'&#233;ducation et auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet, remplit fort bien cet office. Penser la sanction, c'est r&#233;fl&#233;chir &#224; son contexte, en int&#233;grant l'amont, l'aval et la question &#233;thique, explique-t-il. Et, tout de suite, il &#233;carte le champ de la morale qui ignore tant la r&#233;tribution que la compensation. La sanction est inscrite dans le monde de la r&#232;gle et de la loi. Effectivement, ce concept prendra d'abord, au XVIIIe si&#232;cle, le sens de &#171; peine ou r&#233;compense pr&#233;vue pour assurer l'ex&#233;cution d'une loi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, c'est son expression r&#233;pressive qui sera privil&#233;gi&#233;e, l'acte d'&#233;ducation &#233;tant r&#233;duit &#224; la violence, &#224; la coercition et aux brimades qui &#233;taient exerc&#233;es pour l'accomplir. Mais que la sanction soit &#233;ducative ou r&#233;pressive, elle a toujours une fonction de dissuasion par rapport &#224; l'expression spontan&#233;e des pulsions. Sa finalit&#233; est d'abord politique : affirmer la centralit&#233; de la loi et de la r&#232;gle tout autant que la coh&#233;sion et l'identit&#233; du groupe. Elle est ensuite &#233;thique : faire advenir un sujet responsable &#224; m&#234;me d'assumer les cons&#233;quences de ses actes. Elle est enfin psychosociale : &#234;tre un cran d'arr&#234;t &#224; une d&#233;rive r&#233;gressive ou &#224; la toute-puissance. Il s'agit d'apporter une r&#233;ponse &#224; un comportement probl&#233;matique et ouvrir sur une autre temporalit&#233; et non y enfermer le sujet. Pour qu'une sanction r&#233;ponde &#224; ces finalit&#233;s, encore faut-il qu'elle r&#233;ponde &#224; quatre r&#232;gles importantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les quatre r&#232;gles d'or&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La sanction doit, tout d'abord, donner &#224; penser et non &#224; voir ; et donc renoncer tant au spectaculaire, qu'&#224; la mise en sc&#232;ne ou &#224; l'&#233;dification du groupe. S'il n'y a pas de sanction exemplaire, mais que des punisseurs exemplaires, c'est parce que ce qui doit toujours &#234;tre privil&#233;gi&#233;, c'est le sens donn&#233; par une parole &#233;tablissant une relation avec la transgression. La sanction n'a pas l'obligation d'&#234;tre admise, du moment qu'elle est comprise. Cette compr&#233;hension peut se manifester tardivement, ses effets ayant un r&#244;le bien plus structurant qu'on ne l'imagine. En cela, la sanction se distingue de la vengeance qui, elle, est silencieuse et ne s'annonce pas forc&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde r&#232;gle, la sanction porte sur des actes : on sanctionne un manquement &#224; un contrat social, pas celui qui s'en est rendu coupable, l'indignit&#233; de ce qui a &#233;t&#233; commis et non l'indignit&#233; de son auteur, le vol et non le voleur. Le sujet doit b&#233;n&#233;ficier d'une bienveillance inconditionnelle. C'est sur ses conduites que s'exerce l'intol&#233;rance. On pr&#233;serve ainsi l'infracteur d'une culpabilit&#233; ontologique qui porterait sur sa personne, sur son manque ou son d&#233;ficit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me r&#232;gle, la sanction doit appara&#238;tre comme privative d'un avantage, d'une joie ou d'un droit partag&#233; (comme &#234;tre avec ses pairs). S'il y a l&#224; une in&#233;vitable source de frustration, il ne peut y avoir d'humiliation. Aristote expliquait qu'il y a une bonne honte, c'est celle qui freine les attitudes, sans alt&#233;rer la personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re r&#232;gle d'une sanction qui se veut &#233;ducative : un geste &#224; l'intention de la victime. Ce qu'il est de coutume d'appeler la r&#233;paration, permet non seulement de compenser le tort commis, mais aussi, par un acte positif, de r&#233;int&#233;grer le lien social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Protocole pr&#233;cis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toute cette conceptualisation est des plus pr&#233;cieuses. Reste &#224; savoir comment l'appliquer dans le concret, en contact avec les populations les plus difficiles. Fran&#231;oise Puig, directrice de l'AISAD, une maison d'enfants &#224; caract&#232;re social situ&#233;e dans le Var, a apport&#233; son t&#233;moignage sur une pratique &#233;ducative d&#233;ploy&#233;e en direction d'un public d'adolescentes marqu&#233;es par un tr&#232;s bas seuil de frustration et la non int&#233;gration des interdits. L'&#233;quipe &#233;ducative, se refusant &#224; avoir recours &#224; des r&#233;ponses brutales (neuroleptiques ou escalade sym&#233;trique), opta pour une strat&#233;gie privil&#233;giant l'humanisation des relations : si la punition comporte une dimension expiatoire dirig&#233;e contre la personne (pour un mal subi, infliger un mal), la sanction quant &#224; elle, se r&#233;f&#232;re &#224; un acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif &#233;tant de faire penser les jeunes par o&#249; elles agissaient, les adultes mirent au point un protocole pr&#233;cis : notification du d&#233;saccord en temps r&#233;el, sanction imm&#233;diate si la transgression s'av&#232;re moindre, temporisation si elle est plus grave, en tout cas sanction unique, r&#233;paration proportionnelle au dommage cr&#233;&#233;, d&#233;centration de l'acte vers le contrat de r&#233;paration&#8230; Le r&#233;sultat est tout &#224; fait positif : l'application de mesures de r&#233;paration cr&#233;ative, personnalis&#233;e et adapt&#233;e &#224; chaque situation et m&#234;me n&#233;goci&#233;e avec chaque jeune, a permis d'espacer les passages &#224; l'acte, d'apaiser le groupe et de relancer la confiance en elle de l'&#233;quipe &#233;ducative, sans oublier le r&#233;tablissement du dialogue et le recul du d&#233;ni.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Apprendre &#224; accepter la loi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tablissement s'est donn&#233; comme principe de tout faire pour &#233;viter l'exclusion. Bien s&#251;r, il a ses propres limites et ne peut admettre qu'un jeune particuli&#232;rement pervers mette en souffrance le groupe de ses pairs ou celui des adultes. Aussi, a-t-il pr&#233;vu la possibilit&#233; d'un temps de r&#233;flexion dans un lieu tiers, permettant tout &#224; la fois une distanciation et le maintien du suivi par l'&#233;quipe. Cette question de l'exclusion, Michel Defrance, directeur d'Itep, l'aborde dans son aspect paradoxal : &lt;i&gt;&#171; On ne peut exclure ces jeunes pour les m&#234;mes raisons que celles qui les ont fait admettre &#187;&lt;/i&gt;. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/C-est-notre-legitimite-qui-fonde-l-autorite-et-la-sanction' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;) Si l'on retire aux enfants la possibilit&#233; de dire leur souffrance par la transgression, comment pourront-ils l'exprimer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, la sanction ne peut se concevoir que dans une logique clinique. L'enfant doit pouvoir se confronter aux limites et &#224; leurs cons&#233;quences, tout en se sentant en s&#233;curit&#233; dans une institution qui sache le contenir. Pour y arriver, il faut &#233;lever ses capacit&#233;s cognitives (lui donner les outils qui lui permettront d'apprendre &#224; g&#233;rer ses pulsions), lui proposer d'exp&#233;rimenter son inscription dans l'espace social (en analysant et mesurant les cons&#233;quences de ses actes, plut&#244;t qu'en restant &#224; distance avec l'autre), lui donner la possibilit&#233; de se projeter dans l'avenir (lui qui vit essentiellement dans l'imm&#233;diatet&#233;)&#8230; enfin, tout ce qui permet de travailler autant sinon plus &#224; l'&#233;ducation de son h&#233;t&#233;ronomie que de son autonomie. Entre le respect spontan&#233; de certains commandements moraux fondamentaux et la pression qu'exerce la menace r&#233;pressive, il y a une certaine marge de man&#339;uvre laiss&#233;e &#224; l'&#233;ducation, conclura Fran&#231;ois Sottet, substitut du procureur &#224; Paris. L'objectif recherch&#233; consiste bien &#224; accepter la loi qui s'impose sans que rien ne nous y impose, sauf l'int&#233;gration de sa n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Actes disponibles &#224; : &lt;a href=&#034;http://www.anthea.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anth&#233;a&lt;/a&gt; - BP 219 - 83006 Draguignan cedex. T&#233;l. 04 94 68 98 48&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Pour une sanction non-violente. Rep&#232;res &#233;ducatifs</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pour-une-sanction-non-violente-Reperes-educatifs</link>
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		<dc:date>2007-07-05T15:41:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>847</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier num&#233;ro de la s&#233;rie de recueils que l'association Non-violence actualit&#233; vient de publier est vraiment une r&#233;ussite. Cette compilation d'articles et d'interviews parus dans la revue &#233;ponyme permet une compr&#233;hension fine et intelligente du th&#232;me choisi. Jusqu'&#224; la moiti&#233; du XXe si&#232;cle, y explique-t-on, les adultes, tant &#224; l'&#233;cole qu'en famille, avaient l'habitude pour se faire ob&#233;ir des enfants de les frapper (fess&#233;e, coups divers&#8230;), de les isoler (piquet, cachot) ou de les (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le premier num&#233;ro de la s&#233;rie de recueils que l'association Non-violence actualit&#233; vient de publier est vraiment une r&#233;ussite. Cette compilation d'articles et d'interviews parus dans la revue &#233;ponyme permet une compr&#233;hension fine et intelligente du th&#232;me choisi. Jusqu'&#224; la moiti&#233; du XXe si&#232;cle, y explique-t-on, les adultes, tant &#224; l'&#233;cole qu'en famille, avaient l'habitude pour se faire ob&#233;ir des enfants de les frapper (fess&#233;e, coups divers&#8230;), de les isoler (piquet, cachot) ou de les humilier (le bonnet d'&#226;ne). On pensait alors que seule la peur des repr&#233;sailles pouvait leur permettre de se soumettre et de ne pas r&#233;cidiver, seuls les privations ou les s&#233;vices &#233;taient &#224; m&#234;me de produire le changement de conduite attendu et la prise de conscience souhait&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les d&#233;cennies qui suivirent, une tentation inverse s'est progressivement impos&#233;e : on a pu croire, par peur du conflit ou par rejet de toute attitude r&#233;pressive, qu'il ne fallait par r&#233;agir aux transgressions des enfants. Aujourd'hui, on consid&#232;re &#224; juste titre que la pire des violences qui puisse leur &#234;tre faite serait de les abandonner dans un espace sans limites et sans rep&#232;res. Mais c'est bien &#224; tort que l'on croit pertinent de r&#233;habiliter la punition. S'il est essentiel que l'enfant soit repris pour lui apprendre la n&#233;cessit&#233; des r&#232;gles du vivre ensemble et l'amener &#224; assumer les cons&#233;quences de ses actes, il n'est point utile pour autant d'employer des m&#233;thodes punitives qui s'av&#232;rent bien plus &#234;tre des repr&#233;sailles et des vengeances de la part d'adultes que des moyens efficaces pour amener l'adoption d'un code de conduite positif. Toute autre est la d&#233;marche de la sanction &#233;ducative qui, pour &#234;tre ferme et r&#233;solue, n'en propose pas moins face aux transgressions enfantines une r&#233;ponse claire tant au civil (r&#233;paration des dommages) qu'au p&#233;nal (mesure de r&#233;torsion au regard de la r&#232;gle qui n'a pas &#233;t&#233; respect&#233;e), sans oublier la dimension &#233;ducative (puisqu'elle s'accompagne syst&#233;matiquement d'une r&#233;flexion sur les raisons qui ont amen&#233; &#224; transgresser).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas ici la moindre concession &#224; un quelconque laxisme. Les adultes doivent se montrer capables de frustrer, d'interdire, de mettre des limites d'une mani&#232;re r&#233;solue et juste, sans avoir &#224; basculer pour autant dans la cruaut&#233;, dans un rapport de force d&#233;s&#233;quilibr&#233; bas&#233; sur le pouvoir du plus fort ou dans le r&#232;glement de compte. Il s'agit ni plus ni moins de montrer que l'ob&#233;issance n'implique pas la soumission humiliante, que l'&#233;ducation ne se r&#233;duit pas au dressage et que la fermet&#233; ne s'oppose pas au respect. Simplement, &#171; pour amener l'enfant &#224; plus d'humanit&#233;, la sanction doit &#234;tre compatible avec la dignit&#233; humaine &#187; (p.59). D&#232;s lors, faire preuve &#224; la fois de d&#233;termination et de bienveillance permet &#224; l'enfant de comprendre que la loi et l'affection qu'on peut lui prodiguer ne sont pas contradictoires mais qu'au contraire, l'une et l'autre sont n&#233;cessaires &#224; son &#233;panouissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Non-violence actualit&#233;, 2006 (112 p. ; 11 &#8364; port compris)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sanctionner sans punir</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sanctionner-sans-punir</link>
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		<dc:date>2005-10-26T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>771</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'aucuns expriment leur nostalgie du temps o&#249; l'enfant ob&#233;issait sans rechigner. C'&#233;tait pourtant une &#233;poque o&#249; l'on identifiait &#233;ducation et soumission. Transgresser n'a rien de pathologique : &#171; L'enfant a besoin d'&#234;tre reconnu, de recevoir une r&#233;ponse des adultes qui l'entourent, de v&#233;rifier les limites entre le permis et l'interdit, de tester l'autorit&#233; &#187; (p.111). En outre, le petit d'homme n'est pas pleinement responsable de ce qu'il commet. Il a droit &#224; l'erreur. On ne peut avoir &#224; son &#233;gard les m&#234;mes (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'aucuns expriment leur nostalgie du temps o&#249; l'enfant ob&#233;issait sans rechigner. C'&#233;tait pourtant une &#233;poque o&#249; l'on identifiait &#233;ducation et soumission. Transgresser n'a rien de pathologique : &#171; L'enfant a besoin d'&#234;tre reconnu, de recevoir une r&#233;ponse des adultes qui l'entourent, de v&#233;rifier les limites entre le permis et l'interdit, de tester l'autorit&#233; &#187; (p.111). En outre, le petit d'homme n'est pas pleinement responsable de ce qu'il commet. Il a droit &#224; l'erreur. On ne peut avoir &#224; son &#233;gard les m&#234;mes exigences qu'avec les adultes. L'attitude &#233;ducative lui permet certes de diff&#233;rer son plaisir, de temp&#233;rer ses pulsions et de faire le deuil de la satisfaction imm&#233;diate de ses d&#233;sirs. Mais cela n'est pas suffisant pour &#233;viter des transgressions qui ne peuvent se r&#233;soudre par la simple admonestation ou l'appel &#224; la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, lui imposer des contraintes ne constitue pas un &#233;chec, mais appara&#238;t comme l'une des r&#233;ponses possibles dans la panoplie &#233;ducative qui va de la non-r&#233;action (qui correspond trop souvent &#224; une d&#233;mission) aux ch&#226;timents corporels (qui constituent une atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; physique de l'enfant), en passant par la parole seule, la dissuasion, la privation, l'expiation, la contrainte de r&#233;flexion, l'exclusion etc. Adopter des exigences fermes n'exclut pas un dialogue chaleureux, tout comme &#233;couter ne signifie pas c&#233;der. Cette double attitude distingue peut-&#234;tre ce qui rel&#232;ve de l'autoritarisme, de ce qui s'inscrit plus dans l'autorit&#233; non-violente. Les comportements que l'on pr&#233;sente &#224; cette occasion signent nos valeurs. Il s'agit donc de poser des actes qui &#233;tablissent le cadre et la r&#232;gle, tout en signifiant son respect pour la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, il y a la punition qui sert surtout &#224; calmer la col&#232;re de l'adulte et &#224; le d&#233;culpabiliser. Elle vise &#224; blesser, &#224; ch&#226;tier et &#224; soumettre celui qui la re&#231;oit. L'humiliation, les vexations, la d&#233;valorisation syst&#233;matique, la condamnation de la personne ne sont pas loin. De l'autre c&#244;t&#233;, il y a la sanction qui cherche avant tout la r&#233;paration, la d&#233;culpabilisation et la r&#233;insertion : c'est le moyen par lequel l'enfant &#233;labore sa culpabilit&#233; et s'en d&#233;livre, se r&#233;conciliant avec lui et avec les autres. Ce qui permet de distinguer l'une de l'autre, c'est la r&#233;ponse &#224; deux questions : est-ce que je cherche &#224; me venger ? L'adulte doit mettre de la distance avec l'&#233;v&#233;nement qui provoque son exasp&#233;ration et essayer, dans la mesure du possible, de surseoir lui aussi &#224; ses propres impulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est-il la p&#233;nibilit&#233; ou bien la prise de conscience ? M&#234;me si la sanction ne cherche pas obligatoirement &#224; &#234;tre agr&#233;able, sa dimension plaisante &#224; r&#233;aliser et gratifiante ne nuit pas forc&#233;ment &#224; son efficacit&#233;. Ce n'est pas le degr&#233; de souffrance inflig&#233;e qui rend la contrainte efficace. Quand on fonde son autorit&#233; sur son seul pouvoir de coercition ou de subordination, elle ne tient que par la crainte qu'elle inspire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chroniques Sociales, 2005 (232 p. ; 16,30 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Punir : pour quoi faire ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Punir-pour-quoi-faire</link>
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		<dc:date>2004-06-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>711</dc:subject>
		<dc:subject>Punition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout avait bien commenc&#233;. L'affirmation de l'inacceptable de toute sanction corporelle dont l'&#233;radication fut un progr&#232;s ind&#233;niable. Le rappel que la demande de l'enfant tient dans une recherche de limites et d'interdits qui lui permettent d'identifier les chemins praticables et ceux qui ne le sont pas. L'explication que l'h&#233;sitation de l'adulte &#224; lui servir de guide dans un monde complexe et embrouill&#233; pour lui ne peut que miner sa confiance dans l'avenir. Le regret que la punition apparaisse comme (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton346-a20a2.jpg?1694077686' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout avait bien commenc&#233;. L'affirmation de l'inacceptable de toute sanction corporelle dont l'&#233;radication fut un progr&#232;s ind&#233;niable. Le rappel que la demande de l'enfant tient dans une recherche de limites et d'interdits qui lui permettent d'identifier les chemins praticables et ceux qui ne le sont pas. L'explication que l'h&#233;sitation de l'adulte &#224; lui servir de guide dans un monde complexe et embrouill&#233; pour lui ne peut que miner sa confiance dans l'avenir. Le regret que la punition apparaisse comme l'&#233;chec de la n&#233;gociation et de la communication qui sont devenues au fil des ann&#233;es trop importantes dans la relation &#233;ducative. Puis vint la pr&#233;sentation de ce que n'est pas la punition (une vengeance) et ce qu'elle est (rappel &#224; la loi, d&#233;fense de la soci&#233;t&#233;, &#233;ducation de l'individu) et en quoi elle permet de consid&#233;rer l'autre comme libre et responsable en lui reconnaissant sa dignit&#233; universelle (tout en r&#233;tablissant le droit de la victime). Sans oublier ses fondements historiques reli&#233;s &#224; la notion morale de r&#233;ciprocit&#233; : chacun doit rendre &#224; autrui ce qu'il a re&#231;u (en bien, c'est l'&#233;change, en mal, c'est la punition face &#224; la transgression).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque-l&#224;, tout allait &#224; peu pr&#232;s bien. Et puis, patatras ! Voil&#224; la mont&#233;e des vieilles lunes et l'auteur qui s'enfonce maladroitement et lamentablement dans une &#233;num&#233;ration de refrains ringards. De nos jours, ma brave dame, &#171; les enfants ont pris l'habitude de contester les enseignants &#187; (p.37), &#171; quand un &#233;l&#232;ve roue de coups une surveillante, on se demande comment le sanctionner positivement &#187; (p.101), &#171; au nom de cette pseudo-&#233;galit&#233;, durant la derni&#232;re d&#233;cennie du XXe si&#232;cle, des jeunes de banlieues ont pu b&#233;n&#233;ficier d'une impunit&#233; quelques fois ahurissante &#187; (p. 134). Tel son pr&#233;d&#233;cesseur biblique se levant du pays des morts, Madame Lazar sort de la naphtaline et d'un pass&#233; ch&#233;ri, trop vite disparu. Ah, de mon temps, au moins la jeunesse &#233;tait prop' sur elle : &#171; Les jeunes ne se d&#233;pla&#231;aient pas en troupeau dans les rues et n'agressaient personne par plaisir &#187; (p.53), &#171; vu de nos jours, on pourrait dire que c'&#233;tait une p&#233;riode heureuse o&#249; tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes &#187; (p.90).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteure craint-elle qu'on lui reproche d'&#171; avoir c&#233;d&#233; &#224; la nostalgie d'une &#233;poque r&#233;volue o&#249; la surveillance et la correction r&#233;gnaient, o&#249; la r&#233;pression guettait tout acte sortant de la normalit&#233; et o&#249; les policiers surveillaient tous les coins de rue &#187; (p.179) ? Elle persiste et signe, se donnant pour d&#233;fi de &#171; maintenir une mince flamme qui est en train de s'&#233;tioler. &#187; Propos d'autant plus d&#233;sesp&#233;rants que l'auteure elle-m&#234;me reconna&#238;t qu'entre le chemin du tout r&#233;pressif et du tout permis, il reste &#224; trouver le juste &#233;quilibre. Eh bien, on ne peut pas dire qu'elle aide &#224; le chercher ! Il y a au moins une bonne raison de lire ce livre : beaucoup rire en d&#233;couvrant que finalement, Sarkozy &#233;tait sans doute un ministre de l'Int&#233;rieur un peu gauchiste !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2004 (184 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Libres de savoir. Ouvrir les yeux sur notre propre histoire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Libres-de-savoir-Ouvrir-les-yeux-sur-notre-propre-histoire</link>
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		<dc:date>2002-02-06T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>608</dc:subject>

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&lt;p&gt;Tout au long des ouvrages qu'elle publie ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e (celui-ci est le dixi&#232;me depuis 1983), Alice Miller n'a de cesse que de d&#233;montrer ce qui lui tient &#224; c ?ur : faire prendre conscience &#224; ses contemporains des effets d&#233;vastateurs que l'&#233;ducation traditionnelle a pu produire dans le psychisme de chacun. Sa th&#232;se a quelque chose d'&#224; la fois tr&#232;s tentant et tr&#232;s irritant. La d&#233;nonciation de cette fess&#233;e &#171; qui n'a jamais fait de mal &#224; personne &#187; est ici essentielle. Les l&#233;sions que peuvent provoquer de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout au long des ouvrages qu'elle publie ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e (celui-ci est le dixi&#232;me depuis 1983), Alice Miller n'a de cesse que de d&#233;montrer ce qui lui tient &#224; c ?ur : faire prendre conscience &#224; ses contemporains des effets d&#233;vastateurs que l'&#233;ducation traditionnelle a pu produire dans le psychisme de chacun. Sa th&#232;se a quelque chose d'&#224; la fois tr&#232;s tentant et tr&#232;s irritant. La d&#233;nonciation de cette fess&#233;e &#171; qui n'a jamais fait de mal &#224; personne &#187; est ici essentielle. Les l&#233;sions que peuvent provoquer de tels coups sur le cerveau de l'enfant qui se structure dans les trois premi&#232;res ann&#233;es de la vie, aboutissent &#224; la destruction de neurones nouvellement form&#233;s et de leurs connexions et peuvent provoquer une empreinte d&#233;vastatrice qui perdurera toute la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'auteur a beau d&#233;clarer n'avoir &#171; jamais affirm&#233; que les m&#233;canismes que j'ai d&#233;couverts &#233;taient la seule cause des &#233;v&#233;nements qui ont fait l'histoire du monde &#187; (p.126), cela ne l'emp&#234;che nullement de pr&#233;tendre que &#171; les massacres qui ont eu lieu au Rwanda, peuvent, me semble-t-il s'expliquer par cette maltraitance des nourrissons &#187; (p.74). Vous avez dit explication unifactorielle ? Pour l'essentiel, Alice Miller en est convaincue : la fa&#231;on dont va se comporter l'adulte d&#233;pend &#233;troitement de comment il a commenc&#233; sa vie. Et selon qu'il a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'affection, de la protection, de la tendresse et de la compr&#233;hension souhaitables ou bien, au contraire, qu'il a subi rejet, froideur, incompr&#233;hension, indiff&#233;rence, voire cruaut&#233;, il se montrera &#224; son tour bienveillant ou au contraire haineux et brutal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela est encore plus vrai pour les ch&#226;timents corporels. Les m&#233;canismes de d&#233;fense mis en place par le petit enfant pour les supporter provoque un v&#233;ritable blocage mental et une c&#233;cit&#233; &#233;motionnelle qui emp&#234;chent de faire tout travail sur les souffrances pr&#233;coces. Mais, refuser de voir la cruaut&#233; de ce qu'on a subi, c'est le meilleur moyen de la reprendre &#224; son compte : &#171; La n&#233;gation des blessures re&#231;ues autrefois am&#232;ne &#224; infliger les m&#234;mes &#224; la g&#233;n&#233;ration suivante. Sauf si l'on se d&#233;cide &#224; accepter de savoir &#187; (p.184). Et, c'est bien l&#224; le r&#244;le des t&#233;moins &#233;clair&#233;s que d'aider &#224; s'affranchir des mod&#232;les anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice Miller cite l'exemple &#233;difiant du dialogue qu'elle a eu, &#224; l'occasion de l'un de ses s&#233;minaires avec un professeur de psychologie qui s'opposait &#224; l'id&#233;e d'interdire les ch&#226;timents corporels. Interrog&#233; sur son propre v&#233;cu infantile, il n'h&#233;sita pas &#224; affirmer que lorsque son propre p&#232;re le frappait, c'est qu'il l'avait m&#233;rit&#233;. Ainsi, cet homme &#233;clair&#233;, au fait de la psychologie du d&#233;veloppement et militant contre la maltraitance, continuait &#224; attribuer une valeur p&#233;dagogique &#224; ce qui ne pouvait que se r&#233;sumer &#224; des brutalit&#233;s d&#233;nu&#233;es de sens. Le changement de mentalit&#233; prendra du temps. Mais il est inexorable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2001, (198 p. ; 13,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La punition corporelle est-elle maltraitante ou p&#233;dagogique ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-punition-corporelle-est-elle-maltraitante-ou-pedagogique</link>
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		<dc:date>1999-07-01T19:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>493</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aveu d'impuissance ou faiblesse &#233;ducative pour certains, philosophie ang&#233;liste ou attitude masochiste pour d'autres, la violence-z&#233;ro n'a pas aujourd'hui beaucoup plus d'adeptes que la violence totale. C'est encore la c&#233;l&#232;bre litote : &#171; Une claque ou une fess&#233;e n'a jamais fait de mal &#224; personne &#187; qui satisfait le plus grand nombre de parents. Elle sert d'argument tant aux tortionnaires nostalgiques qu'aux &#233;ducateurs les plus modernes. Qu'est-ce qui s&#233;pare les seconds des premiers ? Tout ! Oui, mais encore ? (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aveu d'impuissance ou faiblesse &#233;ducative pour certains, philosophie ang&#233;liste ou attitude masochiste pour d'autres, la violence-z&#233;ro n'a pas aujourd'hui beaucoup plus d'adeptes que la violence totale. C'est encore la c&#233;l&#232;bre litote : &#171; Une claque ou une fess&#233;e n'a jamais fait de mal &#224; personne &#187; qui satisfait le plus grand nombre de parents. Elle sert d'argument tant aux tortionnaires nostalgiques qu'aux &#233;ducateurs les plus modernes. Qu'est-ce qui s&#233;pare les seconds des premiers ? Tout ! Oui, mais encore ? Explications&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rappelons-nous d'un pass&#233; pas si ancien : un jeune fuguait, &#233;tait rattrap&#233;. Le retour &#233;tait l'occasion d'un comit&#233; d'accueil des plus muscl&#233; : passage &#224; tabac, cr&#226;ne ras&#233; et enfermement au cachot. C'&#233;tait le r&#233;gime impos&#233; par un certain nombre d'internats. Aujourd'hui, et l'actualit&#233; r&#233;cente le d&#233;montre, ce n'est plus tol&#233;r&#233; (et puis les jeunes se rasent le cr&#226;ne sans avoir besoin de fuguer au pr&#233;alable !). Pour autant, la culture de la claque p&#233;dagogique n'a pas perdu tous ses partisans, m&#234;me si ceux-ci, un brin nostalgiques, n'exercent leur pr&#233;rogative que sous forme de d&#233;rapage ponctuel, parfois sanctionn&#233;s &#224; juste raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A d&#233;charge, remarquons au pr&#233;alable, que dans le secteur de l'enfance d&#233;linquante ou souffrant de troubles du comportement et du caract&#232;re, la pression est souvent forte. La violence, l'agressivit&#233;, les insultes sont fr&#233;quemment le quotidien de beaucoup de professionnels, qui subissent de plein fouet les confrontations avec les jeunes (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-educateur-peut-il-invoquer-la-legitime-violence' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;). On demande aux adultes un contr&#244;le sur eux-m&#234;mes qui peut se traduire par un &#233;puisement nerveux ou une d&#233;rive ponctuelle (cela peut arriver &#224; tout le monde de &#171; craquer &#187;). Cette question doit pouvoir n&#233;anmoins &#234;tre abord&#233;e en toute transparence, avec rigueur et sans chercher &#224; d&#233;fendre un quelconque corporatisme. L'honneur d'une profession consiste &#224; balayer devant sa porte et &#224; savoir revendiquer ses forces, mais aussi reconna&#238;tre certaines de ses faiblesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te, r&#233;alis&#233;e en 1985&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf article fort int&#233;ressant de Jean Legal &#171; Ch&#226;timents corporels ou (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; aupr&#232;s des parents, permettait de d&#233;gager une majorit&#233; de 59 % utilisant la force comme pratique &#233;ducative (m&#234;me si 72 % d'entre eux consid&#233;raient qu'elle devait &#234;tre exceptionnelle) : 25 % &#233;taient adeptes de la gifle, 34 % de la fess&#233;e, 29,5 % reconnaissaient secouer l'enfant et 11,3 % pratiquaient d'autres moyens physiques. Ces attitudes n'ont rien d'universelles. La d&#233;finition de ce qui est violent et de ce qui ne l'est pas, varie avec le temps et l'espace. Si on se limite &#224; notre vieille Europe, on trouve tous les extr&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en France, une circulaire du minist&#232;re de l'Instruction a interdit les ch&#226;timents corporels &#224; l'&#233;cole et ce d&#232;s 1887. Pour autant, la Cour de Cassation avait, d&#232;s f&#233;vrier 1889, reconnu aux ma&#238;tres et &#233;ducateurs un droit de correction au m&#234;me titre que celui attribu&#233; aux parents. Gifles et soufflets furent alors tol&#233;r&#233;s dans la mesure o&#249; il n'y avait pas exc&#232;s et que la sant&#233; de l'enfant n'&#233;tait pas compromise. Cet avis a &#233;t&#233; confirm&#233; r&#233;cemment. Un groupe de parents a port&#233; plainte contre un instituteur qui tirait les cheveux et les oreilles de ses &#233;l&#232;ves et leur donnait des claques. La Cour d'Appel de Caen a fini par leur donner tort en affirmant que les pratiques de l'enseignant relevaient d'une p&#233;dagogie normale, puisque les jeunes victimes ne souffraient pas d'une incapacit&#233; de travail de plus de 8 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil de l'Europe a propos&#233; une recommandation qui &#171; estime que les ch&#226;timents sont un mal qu'il faut au moins d&#233;courager dans une premi&#232;re phase pour finir par interdire. En effet, c'est la conception m&#234;me qui rend l&#233;gitime le ch&#226;timent corporel d'un enfant qui, d'une part, ouvre la voie &#224; tous les exc&#232;s et d'autre part, rend acceptables par des tiers les marques et les sympt&#244;mes de ces ch&#226;timents &#187; Et de proposer aux Etats membres &#171; de revoir leur l&#233;gislation concernant le pouvoir de correction &#224; l'&#233;gard des enfants dans le but de limiter, voire d'interdire les ch&#226;timents corporels, m&#234;me si la violation de cette interdiction n'entra&#238;ne pas n&#233;cessairement une sanction p&#233;nale &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Violences au sein de la famille, recommandations n&#176; R (85) 4 adopt&#233;e par le (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de cette orientation, le Royaume-Uni a d&#251; proscrire les ch&#226;timents corporels, pierre angulaire traditionnelle de ses &#233;tablissements scolaires depuis des si&#232;cles. Mais, les meilleurs &#233;l&#232;ves en la mati&#232;re sont sans conteste, les pays nordiques. Les royaumes de Su&#232;de, de Norv&#232;ge et du Danemark, ont proclam&#233; un texte de loi qui interdit la claque. Que le parent se rassure : la baffe qu'il donne &#224; son ch&#233;rubin ne risque pas de le mener en prison. Son interdiction marque seulement la r&#233;probation g&#233;n&#233;rale qui entoure l'utilisation de la violence dans la pratique &#233;ducative. Dialogue et n&#233;gociation sont de mises. La sanction n'est pas exclue, mais elle ne peut prendre la forme du moindre coup. &#171; Frapper un enfant revient &#224; lui enseigner un mode de comportement violent qu'il reproduira &#224; l'&#233;cole &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Le Point &#187; n&#176; 1304' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; explique un p&#232;re de famille, par ailleurs directeur de la maternelle de Stockholm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; vient cette sensibilit&#233; particuli&#232;re &#224; l'enfant ? &lt;br class='autobr' /&gt;
On &#233;voque la crise de la natalit&#233; des ann&#233;es 70-80 qui donne &#224; l'enfant un caract&#232;re pr&#233;cieux et irrempla&#231;able. On parle aussi de ces longs hivers contraignant les familles &#224; cohabiter en harmonie dans des espaces limit&#233;s&#8230; En tout cas, c'est l&#224; une tradition bien ancr&#233;e qui se manifeste aussi sous la forme de la r&#233;glementation de la vente des armes&#8230; en plastique ou de jouets pouvant &#233;voquer une guerre post&#233;rieure &#224; 1914.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de sophismes servent &#224; donner bonne conscience et &#224; justifier l'utilisation de la violence en &#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commencera par dire : &#171; Une claque ou une fess&#233;e n'a jamais fait de mal &#224; personne &#187;. L'atteinte peut &#234;tre autant psychologique que physique. L'absence de traces ne suffit pas pour pr&#233;tendre &#224; l'absence d'effets n&#233;gatifs. Certaines sanctions pouvant &#234;tre traumatisantes. Ce dont il est question, c'est bien d'impulser un mod&#232;le de relation humaine. Comment est-il possible de d&#233;fendre aupr&#232;s de l'enfant d'autres modes de gestion des conflits si l'adulte n'est pas capable de donner l'exemple de ce qu'il pr&#244;ne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est plus fort que moi, je ne peux pas me retenir. &#187; L'&#233;ducation consiste justement &#224; apprendre &#224; l'enfant &#224; g&#233;rer et &#224; &#233;vacuer ses pulsions de violence et de haine, ses emportements et sa brutalit&#233;. Comment arriver &#224; cet objectif, quand l'adulte cens&#233; l'accompagner dans cet apprentissage n'y arrive pas lui-m&#234;me ? L'enfant qui pique une col&#232;re m&#233;riterait un ch&#226;timent alors que celui qui lui r&#233;pond par le m&#234;me mouvement impulsif serait dans son bon droit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai subi moi-m&#234;me de tels actes &#233;tant jeune, non seulement je n'en suis pas mort mais cela m'a aid&#233;. &#187; On retrouve l&#224; un m&#233;canisme qui commence &#224; &#234;tre bien connu et qu'on d&#233;signe sous le terme d'&#171; identification &#224; l'agresseur &#187;. Ne pouvant ni condamner, ni culpabiliser des &#234;tres proches et aim&#233;s qui sont souvent ses propres parents, on pr&#233;f&#232;re les d&#233;fendre en donnant raison &#224; leurs attitudes&#8230; et, ultime fa&#231;on de les l&#233;gitimer, en se comportant comme eux. Ainsi, de ce jeune adulte rencontr&#233; en prison qui r&#233;fl&#233;chissant &#224; son enfance et aux racl&#233;es administr&#233;es par son p&#232;re en concluait qu'il les avait bien m&#233;rit&#233;es. Ce qui lui fut renvoy&#233;, c'est que raisonner ainsi le pr&#233;parait alors potentiellement &#224; reproduire sur ses propres enfants ce que lui-m&#234;me avait v&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; S'il a pris une claque, c'est qu'il le m&#233;ritait bien &#187; certains enfants savent parfaitement comment faire pour pousser les adultes qui les entourent &#224; bout. Ils les titillent, les provoquent. On a l'impression qu'ils ne sont satisfaits que lorsqu'ils &#171; s'en sont pris une &#187;. Et c'est vrai que parfois, l'int&#233;r&#234;t qui leur a &#233;t&#233; port&#233; n'est jamais pass&#233; que par la violence. D'o&#249; leur recherche quant &#224; la reproduction de ce qu'ils ont d&#233;j&#224; connu. Certaines familles d'accueil sont confront&#233;es &#224; ces r&#233;actions d'enfants maltrait&#233;s qui semblent tout mettre en &#339;uvre pour reproduire dans leur nouveau lieu de vie la situation violente qu'ils ont v&#233;cue. Il convient de savoir d&#233;coder ces situations de renouvellement de victimisation et de ne pas justement reproduire l'inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est de sa faute, si je l'ai frapp&#233;. &#187; Reporter sur l'autre la responsabilit&#233; de son propre acte est une d&#233;marche classique qui permet de se d&#233;culpabiliser. Quelles que soient les provocations de l'enfant, c'est celui qui a agi qui doit assumer et reconna&#238;tre sa faiblesse. Car l'utilisation de la force constitue toujours un aveu d'impuissance, et montre que l'on a &#233;chou&#233; dans d'autres moyens : ceux de la n&#233;gociation, de l'autorit&#233;, de la contrainte non-violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; A pr&#233;sent on ne peut plus rien leur dire aux gamins, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. &#187; L'absence de violence ne signifie pas l'absence de sanctions. Punir un enfant appara&#238;t comme une obligation quand les r&#232;gles ne sont pas respect&#233;es ou qu'une transgression a &#233;t&#233; commise. Pour autant, l'utilisation de la violence n'est pas incontournable. Il existe une multitude de privations que l'on peut imposer &#224; l'enfant ou de g&#234;nes qu'on peut lui occasionner en r&#233;action &#224; un comportement que l'on souhaite r&#233;primer sans coups, ni brutalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce &#224; dire, que la claque ou la fess&#233;e devront relever dor&#233;navant de la correctionnelle ? Tout parent ou &#233;ducateur qu'il soit, l'adulte reste un &#234;tre humain, qui, &#224; tout moment, peut ne pas contr&#244;ler une pulsion. Ce n'est pas catastrophique d&#232;s lors qu'il sait reconna&#238;tre pour lui-m&#234;me &#8212; et pour l'enfant &#8212; ce d&#233;rapage pour ce qu'il est et qu'il arr&#234;te de se justifier en voulant se donner bonne conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut proposer un code de bonne conduite applicable tant aux enfants qu'aux adultes. La violence appara&#238;t l&#233;gitime &#224; trois conditions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; qu'elle intervienne dans une position d'autod&#233;fense&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; qu'elle soit proportionn&#233;e &#224; l'agression subie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; qu'elle respecte un &#233;quilibre de force chez les protagonistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'aune de ces crit&#232;res &#8212; pour autant qu'on les accepte &#8212; la violence de l'adulte &#224; l'encontre de l'enfant n'est &#224; aucun moment l&#233;gitime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf article fort int&#233;ressant de Jean Legal &#171; Ch&#226;timents corporels ou intervention physique &#187; Journal du Droit des Jeunes n&#176; 185 mai 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.coe.int/t/f/affaires_juridiques/coop%E9ration_juridique/lutte_contre_l%27exploitation_sexuelle_des_enfants/4_instruments_internationaux/f85r4.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Violences au sein de la famille, recommandations n&#176; R (85) 4&lt;/a&gt; adopt&#233;e par le Comit&#233; des Ministres du Conseil de l'Europe le 26 mars 1985&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le Point &#187; n&#176; 1304&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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