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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Mineurs isol&#233;s &#233;trangers &#8226; Quand l'exclusion devient la norme</title>
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		<dc:date>2023-04-24T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


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		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
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		<dc:subject>1338</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Face &#224; la remise &#224; la rue quasi-syst&#233;matique des mineurs non accompagn&#233;s, l'association Utopia 56 a d&#233;cid&#233; de r&#233;agir. En juin dernier, &#233;tait inaugur&#233;e &#224; Lille une maison d'accueil et de r&#233;pit pour les jeunes &#224; la minorit&#233; contest&#233;e par le d&#233;partement du Nord. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les rires r&#233;sonnent dans les &#233;tages de la maison d'Utopia 56. En cet apr&#232;s-midi pluvieux, ils sont une vingtaine d'adolescents de toutes nationalit&#233;s, r&#233;unis au rez-de-chauss&#233;e. Les t&#233;l&#233;phones sont charg&#233;s, les t&#234;tes repos&#233;es, et le temps est comme mis sur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/MNA" rel="tag"&gt;MNA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-non-accompagne" rel="tag"&gt;Mineur non accompagn&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1338-" rel="tag"&gt;1338&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la remise &#224; la rue quasi-syst&#233;matique des mineurs non accompagn&#233;s, l'association Utopia 56 a d&#233;cid&#233; de r&#233;agir. En juin dernier, &#233;tait inaugur&#233;e &#224; Lille une maison d'accueil et de r&#233;pit pour les jeunes &#224; la minorit&#233; contest&#233;e par le d&#233;partement du Nord.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les rires r&#233;sonnent dans les &#233;tages de la maison d'Utopia 56. En cet apr&#232;s-midi pluvieux, ils sont une vingtaine d'adolescents de toutes nationalit&#233;s, r&#233;unis au rez-de-chauss&#233;e. Les t&#233;l&#233;phones sont charg&#233;s, les t&#234;tes repos&#233;es, et le temps est comme mis sur pause. Ils ont entre 15 et 17 ans et ont tous pour point commun d'avoir &#233;t&#233; remis &#224; la rue par le d&#233;partement du Nord.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2022, l'association rencontrait &#224; Lille 222 jeunes ayant re&#231;u une d&#233;cision d&#233;favorable de la cellule d'&#233;valuation de la minorit&#233; et une &#171; fin d'accueil provisoire &#187; impliquant un d&#233;logement imm&#233;diat. &lt;i&gt;&#171; Il y a un an, l'entretien d'&#233;valuation pouvait durer trois heures et l'h&#233;bergement jusqu'&#224; une semaine. Aujourd'hui, certains jeunes ne restent pas m&#234;me pas une nuit &#224; l'abri &#187;&lt;/i&gt;, constate Anna Fraisse, coordinatrice de l'antenne locale d'Utopia 56. Durant le temps de recours, qui varie entre six mois et deux ans, les jeunes se trouvent dans un n&#233;ant administratif, exclus du droit. L'association d&#233;plore chaque jour les cons&#233;quences directes de cette exclusion sur leur sant&#233; physique et psychologique. Plusieurs &#233;pid&#233;mies de gale et de tuberculose ont notamment &#233;t&#233; observ&#233;es ces derniers mois. Comble de l'absurde, &lt;i&gt;&#171; 82 % des jeunes qui ont men&#233; un recours &#224; Lille ont finalement &#233;t&#233; reconnus mineurs par le juge des enfants &#187;&lt;/i&gt;. Une &#233;preuve de mis&#232;re impos&#233;e donc de mani&#232;re absurde &#224; des enfants d&#233;j&#224; fragilis&#233;s par le parcours d'exil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le processus est toujours le m&#234;me. Les jeunes &#233;trangers obtiennent un rendez-vous aupr&#232;s de la cellule d'&#233;valuation et de la mise &#224; l'abri de Lille (Ema). Durant une heure, des salari&#233;s du d&#233;partement les interrogent sur leur enfance, les circonstances de leur d&#233;part, leur parcours d'exil. &lt;i&gt;&#171; Les jeunes sont pr&#233;sum&#233;s menteurs par les &#233;valuateurs. La vuln&#233;rabilit&#233; passe au second plan &#187;&lt;/i&gt;, regrette Sol&#232;ne Deglaire, salari&#233;e d'Utopia 56 depuis un an. Les jeunes sont ensuite mis &#224; l'abri au sein de deux centres d'h&#233;bergement d'urgence qui accueillent les mineurs non accompagn&#233;s de l'agglom&#233;ration lilloise. Quelques jours plus tard, le glas sonne. &lt;i&gt;&#171; J'ai eu mon entretien un vendredi sans traducteur dans ma langue maternelle. Le surlendemain, on m'a expliqu&#233; que mon histoire n'&#233;tait pas cr&#233;dible et on m'a demand&#233; de quitter les lieux &#187;&lt;/i&gt;, explique Youssuf (1), le visage marqu&#233; par la rue et la pubert&#233;. La travailleuse sociale du foyer qui lui a montr&#233; la sortie lui a conseill&#233; de se diriger vers Utopia 56. &lt;i&gt;&#171; On ne sait pas trop si on doit s'en r&#233;jouir &#187;&lt;/i&gt;, soupire Anna Fraisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une machine bien huil&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maison a ouvert en juin dernier et est financ&#233;e par des dons de particuliers et de fondations priv&#233;es. Quatorze adolescents y dorment chaque nuit. Le jour, les portes sont grandes ouvertes. &lt;i&gt;&#171; Je viens ici tous les jours. La journ&#233;e, j'oublie un peu mes soucis. Utopia 56 m'a accompagn&#233; pour le recours aupr&#232;s du juge des enfants et pour que je puisse &#234;tre scolaris&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Ahmed, 16 ans, qui projette de devenir carreleur. Quatre salari&#233;s et une dizaine de b&#233;n&#233;voles se relaient jour et nuit pour accompagner les adolescents dans leurs d&#233;marches administratives et proposer des activit&#233;s &#233;ducatives. Faute de pouvoir accueillir l'ensemble des mineurs ni&#233;s par l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE), l'association mobilise un r&#233;seau d'h&#233;bergeurs citoyens qui proposent quelques nuits de repos aux exil&#233;s. Pour une grande partie de ces enfants des rues, la toile de tente est souvent le seul moyen de survie. Mais dans l'espace public, la vue de la pr&#233;carit&#233; met mal &#224; l'aise les autorit&#233;s, qui tentent par tous les moyens de dissimuler cette r&#233;alit&#233; sociale.	&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 15 juin dernier, la pr&#233;fecture du Nord organisait la mise &#224; l'abri de quarante-quatre jeunes &#233;trangers en recours, occupant un campement dans le quartier de Lille Sud. &lt;i&gt;&#171; En r&#233;alit&#233;, on pense que ce n'&#233;tait qu'un moyen de faire &#233;vacuer la zone &#187;&lt;/i&gt;, assure Anna Fraisse, qui d&#233;nonce un coup de communication des autorit&#233;s. Les mineurs &#233;taient alors h&#233;berg&#233;s dans trois centres d'accueil et d'examen des situation (Caes) de la r&#233;gion, g&#233;r&#233;s par l'association Coallia et pr&#233;vus pour accueillir des personnes exil&#233;es majeures. D&#232;s lors, le d&#233;partement se rendait sur place et proc&#233;dait &#224; l'&#233;valuation sociale des jeunes, d&#233;bouchant sur la prise en charge de huit d'entre eux par l'aide sociale &#224; l'enfance. Le juge des enfants a, par la suite, contredit l'&#233;valuation du d&#233;partement en confirmant la minorit&#233; de vingt-cinq jeunes sur les quarante-quatre rejet&#233;s en premier lieu.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6860 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH319/capture_d_e_cran_2023-04-19_a_11.04.55-f9e24.png?1693504305' width='500' height='319' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;En 2022, 82 % des jeunes ayant d&#233;pos&#233; un recours aupr&#232;s du juge des enfants &#233;taient finalement reconnus mineurs &#224; Lille.&lt;/i&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entraves &#224; la proc&#233;dure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, la direction de Coallia informait les jeunes qu'ils allaient devoir quitter les lieux sans autre solution. &#192; force de menaces quotidiennes d'expulsions, la plupart des mineurs pr&#233;f&#233;raient partir d'eux-m&#234;mes par peur d'&#234;tre confront&#233;s aux forces de l'ordre. Ils se retrouvaient ainsi de nouveau &#224; la rue, en proie au froid et aux contr&#244;les d'identit&#233;. Plusieurs jeunes de retour sur le campement ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et plac&#233;s en centre de r&#233;tention pour des dur&#233;es de quatre jours &#224; deux mois. D&#233;but mars, la pr&#233;fecture du Nord d&#233;livrait une d&#233;cision de justice autorisant l'expulsion de quatre mineurs en recours qui se maintenaient dans les lieux malgr&#233; les intimidations. Ils &#233;taient finalement d&#233;log&#233;s quelques jours plus tard par la police au petit matin, avec la passivit&#233; des travailleurs sociaux. Un des mineurs &#233;tait interpell&#233; et plac&#233; en centre de r&#233;tention. Indign&#233;e par de telles pratiques, Utopia 56 et ses soutiens se rassemblaient le 24 mars devant le centre de r&#233;tention administrative de Lesquin pour demander &lt;i&gt;&#171; sa lib&#233;ration imm&#233;diate &#187;&lt;/i&gt; et rappeler que &lt;i&gt;&#171; le droit au recours est un droit fondamental &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; des placements en centre de r&#233;tention, les entraves &#224; la proc&#233;dure de reconnaissance de la minorit&#233; sont nombreuses. Absence de traducteurs lors des entretiens d'&#233;valuation, intimidations, confiscation des pi&#232;ces originales d'identit&#233;, les jeunes sont emp&#234;ch&#233;s dans leurs acc&#232;s aux droits. Si bien que m&#234;me reconnu mineur par le juge des enfants, l'&#226;ge est souvent trop avanc&#233; pour esp&#233;rer une reprise de la scolarit&#233; et une r&#233;gularisation &#224; la majorit&#233;. Pour rendre encore un peu plus difficile l'acc&#232;s &#224; l'h&#233;bergement, des places dans le diffus ont &#233;t&#233; supprim&#233;es par le d&#233;partement pendant la p&#233;riode de Covid. &lt;i&gt;&#171; Les centres de mises &#224; l'abri sont surcharg&#233;s. On retrouve parfois des jeunes qui ont &#233;t&#233; reconnus mineurs il y a des mois de cela et qui n'ont toujours pas &#233;t&#233; r&#233;orient&#233;s vers des dispositifs de stabilisation &#187;&lt;/i&gt;, explique Sol&#232;ne Deglaire. Dans l'urgence, les accompagnements individuels sont limit&#233;s et les chances de r&#233;gularisation sont faibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'arsenal juridique et administratif se durcit d'ann&#233;e en ann&#233;e pour les mineurs non accompagn&#233;s, la solidarit&#233; demeure. Utopia 56 s'att&#232;le &#224; soulager les plaies ouvertes par l'exclusion syst&#233;matique des institutions. Ceux et celles qui ont travers&#233; la M&#233;diterran&#233;e pour fuir les conflits et la mis&#232;re n'ont pas d'autre choix que de pers&#233;v&#233;rer et contourner les obstacles. &lt;i&gt;&#171; On ne va jamais d&#233;sesp&#233;rer, on continuera &#224; se battre pour nos droits &#187;&lt;/i&gt;, assure Alia, 15 ans, entre deux parties de Jungle Speed.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Les pr&#233;noms des jeunes ont &#233;t&#233; modifi&#233;s par souci d'anonymat.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mineurs non accompagn&#233;s &#8226; Accompagnement difficile des usagers de drogue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mineurs-non-accompagnes-o-Accompagnement-difficile-des-usagers-de-drogue</link>
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		<dc:date>2023-02-27T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>MNA</dc:subject>
		<dc:subject>addiction</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur non accompagn&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur isol&#233; &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1334</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une &#233;tude sur l'usage de drogues chez les mineurs non accompagn&#233;s (MNA), publi&#233;e par l'Observatoire fran&#231;ais des drogues et des tendances addictives (OFTD), souligne l'absence de r&#233;ponse adapt&#233;e et la difficult&#233; d'accompagnement. &lt;br class='autobr' /&gt; L' &#233;tude publi&#233;e par L'OFTD (1) exploite les donn&#233;es collect&#233;es par les soignants et travailleurs sociaux du r&#233;seau Tendances r&#233;centes et nouvelles drogues (TREND) sur &#171; les consommations, les conditions de vie et l'acc&#232;s aux soins d'adolescents venant d'Afrique du Nord &#187;, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-non-accompagne" rel="tag"&gt;Mineur non accompagn&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-isole-etranger" rel="tag"&gt;Mineur isol&#233; &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1334-" rel="tag"&gt;1334&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;tude sur l'usage de drogues chez les mineurs non accompagn&#233;s (MNA), publi&#233;e par l'Observatoire fran&#231;ais des drogues et des tendances addictives (OFTD), souligne l'absence de r&#233;ponse adapt&#233;e et la difficult&#233; d'accompagnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6619 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH283/capture_d_e_cran_2023-02-27_a_09.32.54-e8f9d.png?1693479046' width='400' height='283' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; L' &#233;tude publi&#233;e par L'OFTD (1) exploite les donn&#233;es collect&#233;es par les soignants et travailleurs sociaux du r&#233;seau Tendances r&#233;centes et nouvelles drogues (TREND) sur &lt;i&gt;&#171; les consommations, les conditions de vie et l'acc&#232;s aux soins d'adolescents venant d'Afrique du Nord &#187;&lt;/i&gt;, survivant dans la rue ou dans des squats. Certains consommaient d&#233;j&#224; dans leur pays d'origine o&#249; ils &#233;taient livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, puis ont continu&#233; durant leur parcours migratoire, &#233;maill&#233; de dangers et de violences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'ils se retrouvent en errance sur le territoire fran&#231;ais, ils consomment des m&#233;dicaments - Rivotril (benzodiaz&#233;pines), Lyrica - mais aussi de l'alcool, du cannabis, ou encore de la MDMA (drogue de synth&#232;se). Ils recherchent des effets d&#233;sinhibants, une sensation de puissance et d'&#233;bri&#233;t&#233; ainsi qu'une forme d'autom&#233;dication pour &lt;i&gt;&#171; diminuer les troubles anxieux, d&#233;pressifs et sympt&#244;mes de stress post-traumatique &#187;&lt;/i&gt;. La surconsommation et les m&#233;langes de produits sont dangereux, rappellent les experts, sans parler du probl&#232;me de la d&#233;pendance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les intervenants interrog&#233;s - &#233;ducateurs, animateurs de pr&#233;vention, infirmiers, m&#233;decins - rapportent la difficult&#233; &#224; accompagner ces mineurs sur le plan sanitaire. Un passage &#224; l'h&#244;pital &lt;i&gt;&#171; peut &#234;tre l'occasion d'amorcer une prise en charge &#187;&lt;/i&gt;, mais l'orientation en psychiatrie est rare, et lorsqu'elle aboutit, les jeunes n'y restent pas. Et les demandes de prise en charge en addictologie &lt;i&gt;&#171; n'aboutissent jamais &#187;&lt;/i&gt; pour ce public-l&#224;, t&#233;moigne un m&#233;decin hospitalier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;ponses socio-&#233;ducatives restent aussi limit&#233;es puisque ces jeunes usagers de drogues sollicitent tr&#232;s rarement le statut de &#171; mineur non accompagn&#233;&#8239;(MNA) &#187; qui leur permettrait une prise en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE). Leur mise &#224; l'abri est donc &#171; al&#233;atoire &#187;. Il existe un accueil de nuit dans le quartier de la Goutte d'Or &#224; Paris, g&#233;r&#233; par le centre d'action sociale protestant (CASP) ; une mise &#224; l'abri propos&#233;e par l'association Hors-la-Rue, coupl&#233;e &#224; une action d'aller-vers. Mais &lt;i&gt;&#171; ces adolescents restent en principe exclus des places d'h&#233;bergement d'urgence en raison de leur minorit&#233; &#187;&lt;/i&gt; et peu de structures les acceptent du fait de leur consommation.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, le suivi par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est fr&#233;quent, suite aux d&#233;lits commis (vols, trafics). La proportion de MNA serait m&#234;me &lt;i&gt;&#171; en forte hausse &#187;&lt;/i&gt; dans les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs, avance le rapport. &lt;i&gt;&#171; Or, l'incarc&#233;ration ou le placement en centre &#233;ducatif ferm&#233; repr&#233;sentent une r&#233;ponse inadapt&#233;e, qui renforce leur isolement &#187;&lt;/i&gt;, souligne l'&#233;tude. Pourtant &lt;i&gt;&#171; l'&#233;loignement de la zone d'errance &#187;&lt;/i&gt; peut &#234;tre &lt;i&gt;&#171; b&#233;n&#233;fique &#187;&lt;/i&gt; s'il s'accompagne d'un &lt;i&gt;&#171; travail sur les addictions &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, les placements &#233;ducatifs en foyer &#233;chouent aussi bien souvent, leur cadre &#233;tant inadapt&#233; aux habitudes de vie de ces jeunes. Que ce soit en d&#233;tention ou en foyer, les intervenants socio-&#233;ducatifs se disent d&#233;munis face aux &lt;i&gt;&#171; troubles psychiatriques &#187;&lt;/i&gt;, aux &lt;i&gt;&#171; consommations multiples &#187;&lt;/i&gt;, aux &#233;tats de manque ou d'agressivit&#233; de ces jeunes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude souligne le besoin de formation - notamment sur &lt;i&gt;&#171; l'intervention en r&#233;duction des risques &#187;&lt;/i&gt; -, l'importance d'un &lt;i&gt;&#171; accompagnement pluridisciplinaire &#187;&lt;/i&gt; et d'un cadre d'accueil &lt;i&gt;&#171; adapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &lt;i&gt;Usages de drogues et conditions de vie des &#171; mineurs non accompagn&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, octobre 2022. &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3E6fEnB&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Disponible en t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Solidarit&#233; &#8226; Rosmerta : au secours des mineurs r&#233;fugi&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Solidarite-o-Rosmerta-au-secours-des-mineurs-refugies</link>
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		<dc:date>2023-02-13T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>MNA</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur non accompagn&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur isol&#233; &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1333</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Avignon, l'association Rosmerta occupe depuis 2018 des locaux d&#233;saffect&#233;s du dioc&#232;se pour y h&#233;berger des mineurs isol&#233;s &#233;trangers &#224; la rue. Retour sur une initiative ambitieuse, dont l'avenir reste en suspens. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Plus d'enfants dans la rue &#187;, scande un petit groupe de b&#233;n&#233;voles de la Cit&#233; des Papes la veille de No&#235;l 2018. En cette journ&#233;e symbolique, ces militants issus du R&#233;seau d'&#233;ducation sans fronti&#232;res (RESF 84) d&#233;cident de forcer les portes d'une ancienne &#233;cole d&#233;saffect&#233;e appartenant au dioc&#232;se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances" rel="directory"&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/MNA" rel="tag"&gt;MNA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-non-accompagne" rel="tag"&gt;Mineur non accompagn&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-isole-etranger" rel="tag"&gt;Mineur isol&#233; &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1333-" rel="tag"&gt;1333&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Avignon, l'association Rosmerta occupe depuis 2018 des locaux d&#233;saffect&#233;s du dioc&#232;se pour y h&#233;berger des mineurs isol&#233;s &#233;trangers &#224; la rue. Retour sur une initiative ambitieuse, dont l'avenir reste en suspens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6534 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L370xH201/capture_d_e_cran_2023-02-03_a_08.36.04-0e71e.png?1693468287' width='370' height='201' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&#171; Plus d'enfants dans la rue &#187;&lt;/i&gt;, scande un petit groupe de b&#233;n&#233;voles de la Cit&#233; des Papes la veille de No&#235;l 2018. En cette journ&#233;e symbolique, ces militants issus du R&#233;seau d'&#233;ducation sans fronti&#232;res (RESF 84) d&#233;cident de forcer les portes d'une ancienne &#233;cole d&#233;saffect&#233;e appartenant au dioc&#232;se d'Avignon. &lt;i&gt;&#171; Nous n'arrivions plus &#224; trouver des familles pour h&#233;berger les mineurs isol&#233;s arrivant en France &#187;&lt;/i&gt;, raconte Roberte Cressier, militante de la premi&#232;re heure. Situ&#233; en plein centre-ville d'Avignon, le lieu est rustique, &#233;quip&#233; de bric et de broc apport&#233;s par les uns et les autres mais ne manque pas de chaleur. Le b&#226;timent de deux &#233;tages en forme de U donne sur une grande cour arbor&#233;e de platanes. Beaucoup de v&#233;los sont pos&#233;s par-ci, par-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une cinquantaine de b&#233;n&#233;voles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier &#233;tage, vivent quatre familles avec leurs enfants. Au deuxi&#232;me,&#173; s'entassent une cinquantaine de mineurs issus essentiellement d'Afrique noire. Quelques-uns s'affairent dans la cuisine, d'autres sont en vive discussion dans un salon. En longeant le b&#226;timent, appara&#238;t un long couloir o&#249; se suivent plusieurs dortoirs. Au rez-de-chauss&#233;e, une salle de classe avec une dizaine d'&#233;l&#232;ves studieux aid&#233;s par des b&#233;n&#233;voles. En tout, une cinquantaine de b&#233;n&#233;voles se relaient pour assurer une pr&#233;sence en journ&#233;e dans cet abri autog&#233;r&#233;, essentiellement en fin d'apr&#232;s-midi apr&#232;s les cours. Les num&#233;ros de portable des principaux actifs sont affich&#233;s dans le bureau pour pouvoir &#234;tre joints &#224; tout moment en cas de probl&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'action de Rosmerta (du nom de la d&#233;esse gauloise de la g&#233;n&#233;rosit&#233; et de l'abondance) a certes d&#233;clench&#233; les foudres des responsables de l'&#201;glise qui n'ont pas tard&#233; &#224; porter plainte, mais &#233;galement un vent de solidarit&#233; au sein de la population. &lt;i&gt;&#171; Beaucoup de personnes sont venues nous apporter leur soutien financier, du mobilier, des v&#234;tements, de la nourriture&lt;/i&gt;, explique &#201;lisabeth Cozian, autre solidaire tr&#232;s investie depuis les d&#233;buts. &lt;i&gt;Avec cette action, nous avons voulu lancer un message politique ! &#187;&lt;/i&gt; L'association reproche aux services sociaux d'abandonner ces enfants &#224; leur sort. &lt;i&gt;&#171; Quand ils se pr&#233;sentent &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance, ils sont souvent d'embl&#233;e renvoy&#233;s dans la rue, sans m&#234;me &#234;tre re&#231;us &#187;&lt;/i&gt;, regrette &#201;lisabeth Cozian. Les agents du d&#233;partement les soup&#231;onnent de tricher sur leur &#226;ge pour pouvoir rester en France.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis ses d&#233;buts, Rosmerta a accueilli plus de 150 jeunes et la demande ne cesse d'augmenter. Chaque ann&#233;e, l'association en refuse une cinquantaine, faute de place. En d&#233;cembre dernier, elle a organis&#233; une manifestation devant la pr&#233;fecture pour protester contre les lenteurs administratives. &lt;i&gt;&#171; Plusieurs de nos jeunes ont des propositions d'emploi en CDI qu'ils ne peuvent accepter, faute de papiers en r&#232;gle&lt;/i&gt;, explique Roberte Cressier. &lt;i&gt;Or les employeurs sont en g&#233;n&#233;ral tr&#232;s contents d'eux, tout comme les profs dans les lyc&#233;es. Ils sont volontaires, fiables et travailleurs. Ce sont souvent des &#233;l&#233;ments moteurs au sein d'une classe ou d'une &#233;quipe de travail. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s quatre ans, l'avenir de l'association reste toujours aussi incertain. Suite &#224; une d&#233;cision de justice tomb&#233;e cette ann&#233;e, elle est expulsable &#224; la fin de la p&#233;riode hivernale. Toutefois personne ici ne veut croire &#224; cette &#233;ventualit&#233; et les premiers travaux de mise en conformit&#233; devraient commencer bient&#244;t. M&#234;me si sa proposition d'achat a &#233;t&#233; refus&#233;e, Rosmerta poursuit les n&#233;gociations pour devenir locataire officiel du lieu. Cette histoire continue donc de s'&#233;crire au jour le jour dans l'espoir que la d&#233;esse gauloise influe sur les d&#233;cideurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mer &#224; l'envers </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Discrimination</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sauver l'enfant Youn&#232;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Une croisi&#232;re seule avec ses gosses. Rose s'est d&#233;cid&#233;e &#224; vivre ce s&#233;jour inoubliable sur un luxueux paquebot, de ceux qui proposent aux adultes casino et salles de spectacle, aux enfants pistes de rollers et piscine. Et puis, en pleine mer, cent-cinquante migrants d&#233;rivant sur de fr&#234;les esquifs sont secourus. Pas question de les m&#234;ler aux passagers. Ils s'entassent dans les quartiers du personnel. Dans la foule, il y a Youn&#232;s, un adolescent &#224; peine pub&#232;re. Rose d&#233;cide de lui (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton10251-11cf7.jpg?1693503340' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sauver l'enfant Youn&#232;s &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une croisi&#232;re seule avec ses gosses. Rose s'est d&#233;cid&#233;e &#224; vivre ce s&#233;jour inoubliable sur un luxueux paquebot, de ceux qui proposent aux adultes casino et salles de spectacle, aux enfants pistes de rollers et piscine. Et puis, en pleine mer, cent-cinquante migrants d&#233;rivant sur de fr&#234;les esquifs sont secourus. Pas question de les m&#234;ler aux passagers. Ils s'entassent dans les quartiers du personnel. Dans la foule, il y a Youn&#232;s, un adolescent &#224; peine pub&#232;re. Rose d&#233;cide de lui donner le portable de son fils, avant qu'il ne soit d&#233;barqu&#233; avec ses compagnons d'infortune. Fin de l'histoire ? Non. On ne fournit pas ainsi un cordon ombilical &#224; un enfant perdu, sans qu'il ne s'y accroche. Le roman s'&#233;gr&#232;ne au rythme d'une qu&#234;te r&#233;ciproque d'un ado qui cherche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; retrouver cette m&#232;re improvis&#233;e et d'une femme qui ne se r&#233;sout pas &#224; abandonner cet &#234;tre &#224; peine entrevu. Une histoire touchante qui fait vibrer ce que le lecteur a de plus humain en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Gallimard, 2021, (256 p. - 7,60 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mineurs Non Accompagn&#233;s en famille d'accueil : quels enjeux ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mineurs-Non-Accompagnes-en-famille-d-accueil-quels-enjeux</link>
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		<dc:subject>Placement familial</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1304</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es 1990, la France voit appara&#238;tre un ph&#233;nom&#232;ne nouveau qui attire l'attention des pouvoirs publics : l'arriv&#233;e de jeunes migrants. Ces jeunes entreprennent des voyages &#224; l'&#233;tranger, principalement vers les pays occidentaux, en l'absence de leurs parents. Au regard du contexte actuel mondial, ce ph&#233;nom&#232;ne prend de l'ampleur d'ann&#233;e en ann&#233;e. Les mineurs non accompagn&#233;s constituent incontestablement un enjeu &#224; l'&#233;chelle de l'Union Europ&#233;enne. Apr&#232;s un parcours du combattant et une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Placement-familial" rel="tag"&gt;Placement familial&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1304-" rel="tag"&gt;1304&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es 1990, la France voit appara&#238;tre un ph&#233;nom&#232;ne nouveau qui attire l'attention des pouvoirs publics : l'arriv&#233;e de jeunes migrants. Ces jeunes entreprennent des voyages &#224; l'&#233;tranger, principalement vers les pays occidentaux, en l'absence de leurs parents. Au regard du contexte actuel mondial, ce ph&#233;nom&#232;ne prend de l'ampleur d'ann&#233;e en ann&#233;e. Les mineurs non accompagn&#233;s constituent incontestablement un enjeu &#224; l'&#233;chelle de l'Union Europ&#233;enne. Apr&#232;s un parcours du combattant et une reconnaissance de leur minorit&#233;, les jeunes migrants sont pris en charge par l'Aide Sociale &#224; l'Enfance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Commun&#233;ment appel&#233;s les &#171; Mineurs non accompagn&#233;s &#187; (MNA) la grande majorit&#233; d'entre eux est accueillie en Maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS), en h&#233;bergements &#171; diffus &#187;, et parfois dans des h&#244;tels&#8230; Depuis peu, certains de ces jeunes migrant sont orient&#233;s vers un nouveau lieu d'accueil : le placement familial. Ce qui bouleverse les pratiques des travailleurs sociaux et des familles d'accueil. Les questionnements qui &#233;mergent sont nombreux. Qui sont ces jeunes venus &#171; d'ailleurs &#187; ? Quelle est leur histoire ? Comment les accompagner au mieux ? L'accueil familial peut-il s'adapter aux sp&#233;cificit&#233;s de la prise en charge des MNA ? Quels sont les enjeux de cette rencontre interculturelle entre le mineur non accompagn&#233;, la famille d'accueil et le travailleur social ? Chaque rencontre avec l'autre, est singuli&#232;re. Chacun la construit avec son identit&#233; personnelle mais aussi avec son identit&#233; sociale et culturelle. Tout le monde appartient &#224; une r&#233;alit&#233; bien concr&#232;te, situ&#233;e dans un lieu, une histoire, avec une culture, une organisation sociale, une &#233;conomie, un climat,&#8239;etc. Le placement en famille d'accueil exige du jeune bien plus d'efforts que le placement en MECS. Le foyer est une structure collective g&#233;r&#233;e par les professionnels, o&#249; tout est formalis&#233; (r&#232;gles, droits et obligations). En famille d'accueil, les r&#232;gles sont implicites, propres au cadre de r&#233;f&#233;rences des accueillants. Cela demande au jeune un investissement plus profond en termes d'affects et de subjectivit&#233;. Il doit apprendre &#224; se conformer aux singularit&#233;s de la famille, un ajustement qui conditionne son acceptation et sa place au sein de cet ensemble. Comment le jeune vit-il cette situation ? Le &#171; vivre en famille &#187; lui est-il supportable ? Comment r&#233;ussir &#224; &#233;changer lorsqu'on ne parle pas la m&#234;me langue, qu'on n'est pas issu de la m&#234;me culture ? Entre diff&#233;rences et similitudes, l'assistant familial et le jeune se retrouvent face &#224; face sans qu'ils ne se soient choisis. Comme le souligne R. Kaes &#171; &lt;i&gt;dans la rencontre avec l'autre, que la diff&#233;rence soit g&#233;n&#233;rationnelle, sexuelle ou culturelle, il appara&#238;t que nous sommes un autre pour un autre [&#8230;] toutes les dimensions de la rencontre originaire sont de nouveau mobilis&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. (2004, p 22-25) La premi&#232;re rencontre entre le jeune et sa famille d'accueil repr&#233;sente un enjeu fort et impactera la relation qu'ils vont tisser. &#192; la diff&#233;rence d'un placement en institution, lorsque le mineur non accompagn&#233; est plac&#233; en famille d'accueil, il rentre dans la vie priv&#233;e et l'intimit&#233; de cette famille. &#171; &lt;i&gt;Au sein de sa propre famille, l'assistant familial introduit un enfant dans la vie commune. Ce qui bouscule les rapports pr&#233;&#233;tablis au sein de la cellule familiale. L'enfant introduit sa propre famille par sa fa&#231;on d'&#234;tre, de se comporter, de s'exprimer&lt;/i&gt; &#187; (1). En effet, le jeune arrive avec &#171; &lt;i&gt;dans ses valises&#8239;&lt;/i&gt; &#187; son histoire, son propre cadre de r&#233;f&#233;rences, son h&#233;ritage social et culturel. La famille d'accueil doit &#234;tre consciente, que ce jeune a grandi dans une &#171; &lt;i&gt;niche de d&#233;veloppement&lt;/i&gt; &#187; diff&#233;rente de la sienne. &lt;i&gt;Le concept de &#171; niche de d&#233;veloppement &#187;&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; par Super &amp; Harkness (1986). Ce mod&#232;le est compos&#233; de trois sous-syst&#232;mes : l'environnement physique et social, les coutumes culturelles de soins et d'&#233;ducation des enfants, les repr&#233;sentations et les croyances parentales. L'assistant familial a lui-m&#234;me &#233;volu&#233; dans une niche d&#233;veloppementale unique. Il est impr&#233;gn&#233; par ses propres ethnoth&#233;ories parentales dont d&#233;coulent ses pratiques &#233;ducatives (conception de la famille, de l'&#233;ducation&#8230;). Les ethnoth&#233;ories (2) d&#233;signent les th&#233;ories psychologiques de la vie quotidienne &#233;labor&#233;es par une culture particuli&#232;re. Elles se construisent selon un processus actif en lien avec notre culture, notre histoire, notre propre &#233;ducation. Il est important de pouvoir les cerner, car elles guident nos actions. Tout comme certains jeunes accueillis au titre de l'ASE, le mineur migrant arrive dans sa famille d'accueil d&#233;j&#224; grand, adolescent ou pr&#233;-adolescent. Toutefois, l'assistant familial doit faire fonction de &#171; parent symbolique &#187; aupr&#232;s d'un adolescent qui a &#233;volu&#233; dans une autre famille, dans un autre pays et au sein d'une culture diff&#233;rente. Le risque du &#171; rejet &#187; du c&#244;t&#233; de l'accueillant comme de l'accueilli est grand. En effet, le jeune peut &#234;tre confront&#233; &#224; un conflit de loyaut&#233; entre sa famille d'origine, celle qu'il a quitt&#233;e, et sa famille d'accueil. Myriam David souligne ce paradoxe &#171; &lt;i&gt;c'est le propre du placement familial, de faire de cet enfant un enfant partag&#233;, divis&#233;, qui lutte compulsivement pour et contre son appartenance tant&#244;t &#224; l'une, tant&#244;t &#224; l'autre de ses deux familles&lt;/i&gt; &#187; (3). Aussi, le jeune peut avoir le sentiment de &#171; trahir &#187; sa famille biologique en s'attachant &#224; sa famille d'accueil. Le mineur se sent d'autant plus coupable qu'il ne peut s'autoriser &#224; parler de ses liens d'attachement aux membres de sa famille rest&#233;e au pays. Les familles d'accueil ne se trouvent pas directement en &#171; rivalit&#233; &#187; avec les parents biologiques ou institu&#233;s. L'absence du parent et l'&#233;loignement du pays d'origine, ne doivent pas constituer un frein &#224; la poursuite des liens familiaux pour le mineur. Dans l'int&#233;r&#234;t du jeune, il serait n&#233;cessaire de reconna&#238;tre la force des liens d'appartenance (familiaux, communautaires, religieux, culturels) qui l'ont fa&#231;onn&#233;. La famille d'accueil a un r&#244;le primordial &#224; jouer, on peut &#234;tre &#224; la fois d'ici et d'ailleurs, &#171; &lt;i&gt;en lien avec plusieurs territoires et cultures, sans &#234;tre dans le reniement mais dans la compl&#233;mentarit&#233; et la dynamique plurielle&lt;/i&gt; &#187; (4). &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette reconnaissance, peut aider le mineur &#224; s'extraire de ce conflit de loyaut&#233; et &#224; trouver son &#233;quilibre entre ses deux familles. Loin d'&#234;tre un accueil ordinaire, la famille d'accueil a un r&#244;le de &#171; suppl&#233;ance familiale &#187; qui soutient le jeune accueilli vers son autonomisation. Le jeune est confront&#233; &#224; des enjeux forts : la peur, la crainte, la m&#233;fiance d'un &#171; retour au pays &#187;. Dans ces conditions incertaines, comment faire confiance aux professionnels qui l'entourent ? Dans la cr&#233;ation d'un lien de confiance durable, la famille d'accueil, le travailleur social et l'Institution ont chacun un r&#244;le &#224; jouer. C'est un travail de longue haleine, qui demande une coordination entre chaque &#171; espace &#187; o&#249; &#233;volue le jeune : la famille d'accueil, le lieu de scolarisation, l'Aide sociale &#224; l'enfance&#8239;etc. Les professionnels peuvent &#234;tre accompagn&#233;s dans l'apprentissage du processus de d&#233;centration, aller &#224; la rencontre de leur propre cadre de r&#233;f&#233;rences. L'ethnocentrisme, les pr&#233;jug&#233;s et les st&#233;r&#233;otypes sont des processus universaux, face &#224; l'inconnu et &#224; la perte de rep&#232;res. Pour accompagner au mieux les MNA, il y a une n&#233;cessit&#233; d'apporter des cl&#233;s de compr&#233;hension aux professionnels travaillant aupr&#232;s de ces jeunes migrants.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) H.&#8239;Rottman et P. Richard &#171; &lt;i&gt;&#8239;Se construire quand m&#234;me, l'accueil familial comme un soin psychique&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, PUF, 2009.
(2) C.&#8239;Sabatier &#171; &lt;i&gt;&#8239;La socialisation familiale dans une perspective interculturelle&lt;/i&gt; &#187;, 2005.
(3) Myriam David, &lt;i&gt;Le placement familial. De la pratique &#224; la th&#233;orie&lt;/i&gt;, Dunod, 2004.
(4) Julien Bricaud, &lt;i&gt;Accueillir les jeunes migrants les mineurs isol&#233;s &#233;trangers &#224; l'&#233;preuve du soup&#231;on&lt;/i&gt;, Chronique Sociale, 2012.
&lt;p&gt;Voir aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/-1293-&#034;&gt;Lien Social n&#176; 1293 : Mineurs non accompagn&#233;s : d&#233;bout&#233;s de l'enfance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/&#9632;-ACTU-Mineurs-non-accompagnes-o-Une-sante-mentale-fragilisee&#034;&gt;Fil actu : Mineurs non accompagn&#233;s : une sant&#233; mentale fragilis&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des feuilles et des branches</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-feuilles-et-des-branches</link>
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		<dc:date>2020-08-29T06:14:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1276-77</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Parler sans mots &lt;br class='autobr' /&gt;
Ni l'un, ni l'autre ne communique facilement.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Illana, 14 ans, parce qu'elle ne se sent pas comme les autres. Elle a &#233;t&#233; diagnostiqu&#233;e autiste.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Thala, 16 ans, parce qu'il ma&#238;trise bien mal le fran&#231;ais. Il a fui la guerre qui a tu&#233; toute sa famille et a trouv&#233; refuge en France. Ils se c&#244;toient dans le m&#234;me coll&#232;ge.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque chapitre donne alternativement la parole aux deux enfants qui d&#233;crivent le monde dans lequel ils se sentent enferm&#233;s. Cette errance douloureuse d'une ann&#233;e, cette (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Autisme" rel="tag"&gt;Autisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/1276-77" rel="tag"&gt;1276-77&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton6173-5f060.jpg?1693499126' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parler sans mots &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ni l'un, ni l'autre ne communique facilement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Illana, 14 ans, parce qu'elle ne se sent pas comme les autres. Elle a &#233;t&#233; diagnostiqu&#233;e autiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Thala, 16 ans, parce qu'il ma&#238;trise bien mal le fran&#231;ais. Il a fui la guerre qui a tu&#233; toute sa famille et a trouv&#233; refuge en France. Ils se c&#244;toient dans le m&#234;me coll&#232;ge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque chapitre donne alternativement la parole aux deux enfants qui d&#233;crivent le monde dans lequel ils se sentent enferm&#233;s. Cette errance douloureuse d'une ann&#233;e, cette solitude et ce d&#233;sespoir, pour lui ; ce rejet des autres enfants qui la traitent de d&#233;bile, pour elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'amour r&#233;ciproque des arbres qui va les rapprocher et leur permettre de se comprendre encore mieux que s'ils &#233;changeaient avec des mots. Rompre le silence qu'ils ont invent&#233; ensemble risquerait de les faire fuir. Singuliers dans leur diff&#233;rence, ils ont trouv&#233; un langage commun : celui d'un cahier de dessin dans lequel ils se racontent leurs secrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Calicot, 2018, (157 p. &#8211; 9,50&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mineurs isol&#233;s &#8226; Fich&#233;s avant d'&#234;tre prot&#233;g&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1249-Mineurs-isoles-o-Fiches-avant-d-etre-proteges</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1249-Mineurs-isoles-o-Fiches-avant-d-etre-proteges</guid>
		<dc:date>2019-04-16T07:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1249</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'un fichier biom&#233;trique des mineurs non accompagn&#233;s officialise un changement de paradigme d&#233;j&#224; bien visible dans les pratiques : un mineur isol&#233; n'est plus un enfant en danger mais un migrant &#224; contr&#244;ler. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'au 31 janvier, officiellement, un mineur non accompagn&#233; (MNA) &#233;tait consid&#233;r&#233; comme un enfant en danger. Il devait donc &#234;tre pris en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance. &#199;a c'&#233;tait avant. Entr&#233; en vigueur par d&#233;cret le 1er f&#233;vrier, l'article&#8239;51 de la loi du 10 septembre 2018 sur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Angle-droit" rel="directory"&gt;Angle droit&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1249-" rel="tag"&gt;1249&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'un fichier biom&#233;trique des mineurs non accompagn&#233;s officialise un changement de paradigme d&#233;j&#224; bien visible dans les pratiques : un mineur isol&#233; n'est plus un enfant en danger mais un migrant &#224; contr&#244;ler.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'au 31 janvier, officiellement, un mineur non accompagn&#233; (MNA) &#233;tait consid&#233;r&#233; comme un enfant en danger. Il devait donc &#234;tre pris en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance. &#199;a c'&#233;tait avant. Entr&#233; en vigueur par d&#233;cret le 1er f&#233;vrier, l'article&#8239;51 de la loi du 10 septembre 2018 sur l'asile et l'immigration pr&#233;voit que &lt;i&gt;&#171; les empreintes digitales ainsi qu'une photographie des ressortissants &#233;trangers se d&#233;clarant mineurs priv&#233;s temporairement ou d&#233;finitivement de la protection de leur famille puissent &#234;tre relev&#233;es, m&#233;moris&#233;es et faire l'objet d'un traitement automatis&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Officiellement, le but est de faciliter le travail des conseils d&#233;partementaux en luttant contre les fausses d&#233;clarations de minorit&#233;. Concr&#232;tement, pour b&#233;n&#233;ficier d'une protection les jeunes ont l'obligation de faire enregistrer leur nom, empreintes et photo dans un fichier national. S'ils refusent, ils sont d&#233;bout&#233;s de l'aide sociale &#224; l'enfance. Ainsi, une fois fich&#233;s, s'ils ne sont pas reconnus mineurs &#224; Paris, ils ne pourront plus tenter leur chance &#224; Marseille, comme c'est le cas aujourd'hui. D&#233;clar&#233;s majeurs, ils pourront m&#234;me se voir remettre une obligation de quitter le territoire sans saisine du juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour justifier la cr&#233;ation de ce fichier d'&#171; Appui &#224; l'&#233;valuation de la minorit&#233; &#187; (AEM), le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur part d'un constat : &lt;i&gt;&#171; en 2017, sur 54 000 &#233;valuations men&#233;es en France, seules 17 000 ont conclu &#224; la minorit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Le postulat est que ce taux de rejet vient du nombre de demandes infond&#233;es, et voit dans ce dispositif une mani&#232;re de &lt;i&gt;&#171; garantir la protection de l'enfance &#187;&lt;/i&gt; et d'emp&#234;cher le nomadisme des jeunes entre les d&#233;partements. &lt;i&gt;&#171; Cette loi cr&#233;e une forme de dublinage intraterritorial&lt;/i&gt;, constate Jean-Fran&#231;ois Martini, juriste au Gisti. &lt;i&gt;On cherche &#224; emp&#234;cher les jeunes de se tourner vers des d&#233;partements plus respectueux des conventions internationales. Aujourd'hui, je serais bien en peine d'orienter vers un d&#233;partement qui a des bonnes pratiques, tous se sont align&#233;s sur un principe de rejet des demandes. Mais certains sont plus proc&#233;duriers, et engagent des poursuites contre les jeunes d&#233;bout&#233;s pour usurpation d'identit&#233; ou faux et usage de faux. D'autres continuent de mettre &#224; l'abri dans l'attente de l'&#233;valuation, alors que souvent les jeunes sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes dans la rue. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2414 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH202/screenshot_10-7-7058d.png?1694185133' width='500' height='202' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La crise de l'accueil, un choix politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mesure est appr&#233;ci&#233;e par l'Assembl&#233;e des d&#233;partements de France (ADF). En novembre 2018, son pr&#233;sident a clairement exprim&#233; le souhait de d&#233;l&#233;guer &#224; l'&#201;tat la premi&#232;re partie de l'accueil de ces jeunes arrivant en France, &#224; savoir &lt;i&gt;&#171; leur mise &#224; l'abri dans l'urgence ainsi que l'&#233;valuation de leur minorit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Avec la cr&#233;ation de ce fichier d'&#171; Appui &#224; l'&#233;valuation de la minorit&#233; &#187;, le gouvernement r&#233;pond en partie, via les pr&#233;fectures, &#224; cette demande. De leur c&#244;t&#233;, en novembre 2018, dans un communiqu&#233; commun dix associations de d&#233;fense des droits des &#233;trangers et les organismes repr&#233;sentant les travailleurs sociaux d&#233;noncent une mesure du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, &lt;i&gt;&#171; qui permettra aux d&#233;partements de remettre en cause encore plus ais&#233;ment la minorit&#233; des enfants qui sollicitent une protection et facilitera leur &#233;loignement du territoire, sans &#233;gard pour le respect de leur vie priv&#233;e et leur droit &#224; une protection. Ces mineurs sont ainsi consid&#233;r&#233;s d'abord comme des migrants &#224; expulser plut&#244;t que comme des enfants &#224; prot&#233;ger &#187;. &#171; Nous &#233;tions pr&#234;ts &#224; appuyer les d&#233;partements dans une demande d'aide accrue aupr&#232;s de l'&#201;tat afin qu'ils puissent assurer la prise en charge des MNA dans de meilleures conditions&lt;/i&gt;, d&#233;plore Jean-Fran&#231;ois Martini, &lt;i&gt;mais le probl&#232;me n'est pas qu'une question de charge financi&#232;re, la crise de l'accueil est aussi un choix tr&#232;s politique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un dispositif dissuasif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris, en 2016 et 2017, la moiti&#233; des d&#233;cisions administratives de non-reconnaissance de minorit&#233; ont &#233;t&#233; infirm&#233;es par le juge, qui a ordonn&#233; &#224; l'aide sociale &#224; l'enfance d'admettre ces enfants (1). D&#233;nonc&#233; par le d&#233;fenseur des droits, ce fichage syst&#233;matique accentue le traitement &#224; charge des mineurs isol&#233;s &#233;trangers. Emmen&#233;es par l'Unicef, dix-neuf organisations dont l'Uniopss, le Syndicat de la magistrature, la Cimade et la F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233; ont d'ailleurs d&#233;pos&#233;, aupr&#232;s du Conseil d'&#201;tat, un r&#233;f&#233;r&#233; et une requ&#234;te en annulation contre ce d&#233;cret. Une question prioritaire de constitutionnalit&#233; vise &#233;galement cet article de la loi Asile et Immigration. L'objectif est d'&lt;i&gt;&#171; obtenir rapidement la suspension de ce texte, et &#224; terme, son annulation &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cisent dans un communiqu&#233; les requ&#233;rants. Pour l'instant, la cr&#233;ation de ce fichier biom&#233;trique n'est mise en oeuvre que sur trois territoires tests : l'Is&#232;re, l'Essonne et le Bas-Rhin. En r&#233;gion parisienne, l'exp&#233;rimentation produit un premier effet, seuls 62 jeunes sur 150 ont r&#233;pondu &#224; la convocation d'&#233;valuation de leur minorit&#233;. En Auvergne-Rh&#244;ne-Alpes, le dispositif s'av&#232;re &#233;galement dissuasif. &lt;i&gt;&#171; En Is&#232;re, les associations constatent une diminution du nombre de jeunes qui demandent la protection&lt;/i&gt;, explique Marie Lambert-Muyard, &lt;i&gt;conseill&#232;re technique Enfance, famille, jeunesse &#224; l'Uniopss. L'&#201;tat va r&#233;pondre que c'est parce qu'ils &#233;taient majeurs, nous pensons qu'ils refusent de prendre le risque de se faire ficher. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2413 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH322/screenshot_11-6-9d0ea.png?1694185134' width='500' height='322' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Manifestation &#224; Paris le 23 novembre 2018 devant la Croix-Rouge, qui g&#232;re le dispositif d'&#233;valuation des mineurs isol&#233;s &#233;trangers (DEMIE), pour protester contre ses m&#233;thodes qui rejettent environ 70% des demandes de protection. / &#169; M. Langlet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous sommes tr&#232;s inquiets de voir la pr&#233;fecture s'immiscer dans la proc&#233;dure d'&#233;valuation&lt;/i&gt;, rench&#233;rit Violaine Husson,&lt;i&gt; de la Cimade. Normalement, &#231;a doit &#234;tre fait par une &#233;quipe pluridisciplinaire form&#233;e, l&#224; on en est loin. &#199;a va rendre invisibles les jeunes, du coup nous allons avoir encore plus de difficult&#233;s &#224; les rencontrer. Cette porte ouverte &#224; tous les types d'exploitation est compl&#232;tement contraire &#224; l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant, qui est, pourtant, une valeur constitutionnelle. &#187;&lt;/i&gt; Dans un premier temps, les jeunes peuvent encore se tourner vers des d&#233;partements ne pratiquant pas l'AEM, mais le d&#233;cret va s'&#233;tendre &#224; l'ensemble de la France en avril. Son application est laiss&#233;e &#224; l'appr&#233;ciation des d&#233;partements. Ainsi la Seine-Saint-Denis et Paris, ceux qui re&#231;oivent aujourd'hui le plus de MNA, refusent de mettre en place ce fichage, arguant que le contr&#244;le de l'immigration ne rel&#232;ve pas de leur pr&#233;rogative. Le m&#234;me dilemme se pose pour les professionnels de l'aide sociale &#224; l'enfance. Avec ce nouveau syst&#232;me, les travailleurs sociaux seront sens&#233;s orienter des jeunes vers des cellules pr&#233;fectorales. &lt;i&gt;&#171; Ils vont donc devenir des r&#233;gulateurs de l'immigration alors que ce n'est ni leur r&#244;le ni leur formation&lt;/i&gt;, souligne Marie Lambert-Muyard. J&lt;i&gt;usqu'&#224; pr&#233;sent la pr&#233;fecture pouvait &#234;tre saisie pour v&#233;rifier la validit&#233; des pi&#232;ces d'identit&#233;, mais le r&#233;sultat de l'&#233;valuation de minorit&#233; ne lui &#233;tait jamais transmis. D&#233;sormais, toutes les personnes se pr&#233;sentant comme mineur isol&#233; seront r&#233;pertori&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; Ce fichier national pourra &#234;tre crois&#233; avec celui qui recense l'ensemble des &#233;trangers pr&#233;sents sur le territoire, et celui de Visabio (voir encadr&#233;). France terre de fichage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Rapport sur les MNA cor&#233;alis&#233; par les inspections g&#233;n&#233;rales de l'administration, des affaires sociales et de la justice publi&#233; en f&#233;vrier 2018.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mineurs non accompagn&#233;s &#8226; Une tentative d'expulsion rat&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1239-Mineurs-non-accompagnes-o-Une-tentative-d-expulsion-ratee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1239-Mineurs-non-accompagnes-o-Une-tentative-d-expulsion-ratee</guid>
		<dc:date>2018-11-13T07:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1239</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le quartier de la Goutte-d'Or &#224; Paris, la pr&#233;fecture de police et le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur auraient aim&#233; tester en catimini une collaboration avec la police marocaine aupr&#232;s de mineurs non accompagn&#233;s marocains. Rat&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet &#233;t&#233;, la pr&#233;fecture de police de Paris a tent&#233; des petits arrangements avec la loi. Un compte rendu de r&#233;union entre le pr&#233;fet de police et l'ambassadeur du Maroc, dat&#233; du 11 juin 2018, ent&#233;rine un accord concernant la prise en charge des mineurs marocains. Il repose sur la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le quartier de la Goutte-d'Or &#224; Paris, la pr&#233;fecture de police et le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur auraient aim&#233; tester en catimini une collaboration avec la police marocaine aupr&#232;s de mineurs non accompagn&#233;s marocains. Rat&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, la pr&#233;fecture de police de Paris a tent&#233; des petits arrangements avec la loi. Un compte rendu de r&#233;union entre le pr&#233;fet de police et l'ambassadeur du Maroc, dat&#233; du 11 juin 2018, ent&#233;rine un accord concernant la prise en charge des mineurs marocains. Il repose sur la coop&#233;ration entre la police fran&#231;aise et une &#233;quipe de quatre agents marocains (repr&#233;sentant les services du minist&#232;re de l'int&#233;rieur, de la police, consulaires et ceux en charge de la protection de l'enfance). Ce quatuor doit assurer un renfort aupr&#232;s des forces de police du 18 juin et &#224; la fin juillet dernier, en attendant de d&#233;finir les modalit&#233;s de la poursuite de cette collaboration. Sur le papier, la mission de cette &#233;quipe est sans ambigu&#239;t&#233; : &lt;i&gt;&#171; auditionner les mineurs isol&#233;s marocains et recueillir les informations permettant de lancer les investigations en vue de leur identification et de leur retour au Maroc &#187;&lt;/i&gt;. Tout aurait pu se d&#233;rouler dans la plus grande discr&#233;tion, m&#234;me le Centre d'action sociale protestant, association missionn&#233;e sur le terrain par la Ville de Paris depuis d&#233;cembre 2017, ignorait cette initiative. Mais l'information a fuit&#233; jusqu'au Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigr&#233;s), et l'association de conseils juridiques pour les &#233;trangers l'a largement relay&#233;e aupr&#232;s de la presse. Fin de l'op&#233;ration clandestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience vise &#224; apporter une r&#233;ponse &#224; la probl&#233;matique soulev&#233;e par la pr&#233;sence de 40 &#224; 70 mineurs &#224; la Goutte-d'Or dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ils y errent tous les jours, et fuguent quand ils sont plac&#233;s en foyer ou en famille d'accueil. D'apr&#232;s l'&#233;tude men&#233;e par l'association Trajectoires (1), Paris n'est pas leur destination, mais une &#233;tape dans leur parcours &#224; la recherche de moyens de subsistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Identification des mineurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des arriv&#233;es et des d&#233;parts se d&#233;roulent en continu, ils seraient 300 mineurs &#224; &#234;tre pass&#233;s dans le quartier entre f&#233;vrier 2017 et f&#233;vrier 2018. Livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, ces jeunes, parfois tr&#232;s jeunes, sont utilis&#233;s par des majeurs qui les r&#233;tribuent &#224; coups de place en squat, de drogue ou de quelques euros. Ils se &#171; d&#233;brouillent &#187; donc en volant, dealant, se prostituant. Souvent sous l'emprise de Rivotril, de cannabis ou d'ecstasy, ils ont tendance &#224; se montrer violents entre eux et envers les riverains. En 2017, ces gamins des rues ont fait l'objet de 813 gardes &#224; vue, et 482 d&#233;f&#232;rements devant des juges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2531 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH343/screenshot_16-5-726ad.png?1694185134' width='500' height='343' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la situation de ces enfants en danger soul&#232;ve des questionnements, la tentative de r&#233;ponse apport&#233;e par la pr&#233;fecture bafoue les engagements pris par la France en mati&#232;re de protection de l'enfance. Tous les &#201;tats signataires de la convention internationale des droits de l'enfant ont le devoir de prot&#233;ger les mineurs isol&#233;s &#233;trangers sur leur territoire. Dans la vraie vie, la France n'assure pas son r&#244;le de protection, et ils sont tr&#232;s nombreux &#224; rester &#224; la rue, ce qui repr&#233;sente d&#233;j&#224; une infraction, mais chercher une solution pour les expulser est une &#233;tape sup&#233;rieure dans le d&#233;ni de droit. &#171; &lt;i&gt;&#8239;&#192; la Cimade, nous sommes assez inquiets de cette man&#339;uvre puisqu'elle enfreint le syst&#232;me de la protection de l'enfance&lt;/i&gt;, analyse Violaine Husson, responsable nationale des actions femmes et personnes &#233;trang&#232;res victimes de violences. &lt;i&gt;La pr&#233;sence de ces policiers marocains vise &#224; identifier les mineurs en vue de les renvoyer vers leurs familles dans leur pays d'origine, or la plupart d'entre eux sont partis du fait de conflits familiaux et de violences intrafamiliales. Il est &#233;tonnant que la proposition de protection de la France soit le renvoi vers des familles maltraitantes. L'opacit&#233; r&#233;gnant autour de cet accord administratif &#8211; les associations pr&#233;sentes sur le terrain n'ont m&#234;me pas &#233;t&#233; inform&#233;es &#8211; d&#233;montre vraiment qu'il y a un souci au niveau l&#233;gal. Seul un juge des enfants peut permettre l'&#233;loignement d'un mineur isol&#233; &#233;tranger. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Test&#233;e au mois de juillet, cette mesure d&#233;rogatoire au droit commun aurait d&#251; faire l'objet d'un bilan. Trois mois apr&#232;s, la pr&#233;fecture reste bouche cousue. Le milieu associatif per&#231;oit cette exp&#233;rience comme un ballon d'essai. Le d&#233;put&#233; La R&#233;publique en Marche d'Ille-et-Vilaine Mustapha Laabib aurait d'ailleurs bien vu l'exp&#233;rience reproduite &#224; Rennes. Puis cette exception aurait pu s'&#233;tendre &#224; d'autres nationalit&#233;s, &#224; d'autres villes. D&#233;j&#224; en 2010 une loi autorisant une proc&#233;dure sp&#233;cifique pour le renvoi de mineurs non accompagn&#233;s roumains avait &#233;t&#233; retoqu&#233;e par le Conseil constitutionnel car elle ne permettait &lt;i&gt;&#171; aucun recours contre la d&#233;cision de raccompagnement &#187;&lt;/i&gt;. &#192; nouveau, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur a voulu s'autoriser &#224; consid&#233;rer des mineurs comme des &#233;trangers d&#233;linquants &#224; expulser, et non comme des enfants &#224; prot&#233;ger. &lt;i&gt;&#171; Les recherches sur l'identification des familles au Maroc vont &#234;tre men&#233;es par des policiers&lt;/i&gt;, souligne Jean-Fran&#231;ois Martini du Gisti. &lt;i&gt;Il se pourrait qu'ils leur conseillent fortement de demander le retour de leur enfant. Ensuite du c&#244;t&#233; fran&#231;ais, il n'y a plus qu'&#224; se saisir de cette demande pour ex&#233;cuter le retour du mineur. &#187;&lt;/i&gt; De surcro&#238;t, comment l'&#201;tat envisage-t-il de retenir ces jeunes tr&#232;s volatiles avant de les renvoyer ? Compte-t-il les enfermer en attendant l'organisation du voyage de retour ? Et vers o&#249;, famille, foyer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2533 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH436/screenshot_17-6-92b0f.png?1694185134' width='500' height='436' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En France, le droit qui s'applique est le droit du pays o&#249; se situe l'enfant&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Emmanuel Daoud, avocat responsable de l'antenne des mineurs du barreau de Paris. &lt;i&gt;Cela signifie que toute d&#233;cision doit &#234;tre prise dans l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant, et que la capacit&#233; d'assurer la protection de ces enfants sur le territoire marocain doit &#234;tre examin&#233;e au regard de la loi fran&#231;aise. &#187;&lt;/i&gt; En 2015, l'Unicef a r&#233;alis&#233; une analyse de la situation des enfants au Maroc. L'organisation internationale de lutte pour le respect des droits des enfants dans le monde constate des am&#233;liorations dans les textes de loi, mais aussi des difficult&#233;s d'acc&#232;s au soin et &#224; l'&#233;ducation, la pratique g&#233;n&#233;ralis&#233;e des ch&#226;timents corporels, y compris par des agents des services sociaux, le recours syst&#233;matique &#224; l'enfermement des enfants d&#233;linquants &#224; partir de 12 ans, l'augmentation des mariages pr&#233;coces, l'exposition aux risques de traite &#224; des fins d'exploitation par le travail&#8230; Elle rappelle dans ce document que &lt;i&gt;&#171; ces informations sont primordiales pour une &#233;valuation de l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant, qui est &#224; la base des d&#233;cisions d'attribution ou non d'une protection internationale et de d&#233;termination des conditions d'un retour s&#251;r. &#187;&lt;/i&gt; Actuellement, la France ne r&#233;pond pas aux normes europ&#233;ennes en mati&#232;re d'accueil des mineurs non accompagn&#233;s, de l&#224; &#224; s'accommoder des normes marocaines&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Rapport &#233;tabli sur la base de donn&#233;es recueillies au Maroc, en Espagne et en France entre d&#233;cembre 2017 et avril 2018.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enferm&#233;s dehors</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Enfermes-dehors</link>
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		<dc:date>2018-01-23T10:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si leur sort est scell&#233;, alors je dois raconter leur histoire. Celle de trois minots : Jurgen, Adama et Ibrahim (faux noms). Albanais, Ivoirien et Soudanais (vraies nationalit&#233;s). D&#233;barqu&#233;s au soleil il y a cinq mois m&#234;me pas, pr&#233;sent&#233;s comme mineurs &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bon, on le sait, leur &#226;ge, c'est du d&#233;claratif. &#201;videmment. Quoique certains s'&#233;tonnent encore qu'ils n'aient pas r&#233;ussi &#224; conserver leurs extraits de naissance pendant qu'ils se faisaient fissurer l'anus en Libye ou qu'on leur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si leur sort est scell&#233;, alors je dois raconter leur histoire. Celle de trois minots : Jurgen, Adama et Ibrahim (faux noms). Albanais, Ivoirien et Soudanais (vraies nationalit&#233;s). D&#233;barqu&#233;s au soleil il y a cinq mois m&#234;me pas, pr&#233;sent&#233;s comme mineurs &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, on le sait, leur &#226;ge, c'est du d&#233;claratif. &#201;videmment. Quoique certains s'&#233;tonnent encore qu'ils n'aient pas r&#233;ussi &#224; conserver leurs extraits de naissance pendant qu'ils se faisaient fissurer l'anus en Libye ou qu'on leur pla&#231;ait des &#233;lectrodes sur les tempes au Y&#233;men, pieds dans l'eau, pour leur soutirer les derniers francs CFA qui leur serviraient &#224; venir se noyer dans les eaux de la honte m&#233;diterran&#233;enne. &#192; quand les papiers d'identit&#233; waterproof ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref. Ils sont l&#224;. Alors une gentille association de protection de l'enfance (sous tutelle de l'ASE/D&#233;partement/&#201;tat, bah oui !) est charg&#233;e de leur faire passer quelques examens consistants &#224; affirmer ou infirmer leur minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On leur donne d'abord rendez-vous pour une &#233;valuation &#171; sociale &#187;, o&#249; on les questionne sur leurs parcours, leur vies, leurs familles, leurs r&#234;ves, leurs traumatismes, leurs cauchemars. On &#233;coute qui ils sont, qui ils disent &#234;tre. Puis au travers d'un faisceau d'indices, &lt;i&gt;&#171; l'&#233;valuateur ne pourra conclure &#224; un &#226;ge pr&#233;cis, mais au fait que le jeune peut &#8211;&#8239;ou non&#8239;&#8211; avoir l'&#226;ge qu'il all&#232;gue &#187;&lt;/i&gt;. Quelle diff&#233;rence ? Dire qu'il ment revient au m&#234;me que de dire qu'il a environ 19 ans plut&#244;t que 16 ans, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On les emm&#232;ne ensuite chez le m&#233;decin nomm&#233; par le D&#233;partement, pour y faire un checking contestable servant, en th&#233;orie bien-pensante, &#224; limiter les risques d'&#233;pid&#233;mies, de maladies tropicales et surtout &#224; &#234;tre certain que ces futurs enfants sont en bonne sant&#233;, mais o&#249; au final la taille du p&#233;nis ou la densit&#233; des poils pubiens deviennent d'improbables preuves irr&#233;futables de la majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis on les emm&#232;ne enfin &#224; la Police aux fronti&#232;res pour y passer un visa biom&#233;trique, mais aussi pour y pr&#233;senter d'&#233;ventuels papiers d'identit&#233;, miraculeusement conserv&#233;s ou envoy&#233;s du pays. Ces m&#234;mes papiers, cens&#233;s &#234;tre authentifi&#233;s &#171; favorables &#187; ou &#171; non favorables &#187;, sont finalement conserv&#233;s par les autorit&#233;s, en toutes circonstances. Il para&#238;t que c'est sur ordre du Procureur. Le r&#233;sultat est le m&#234;me : la seule preuve de leur identit&#233; est maintenant obsol&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces gardiens de la paix font aussi r&#233;guli&#232;rement des descentes dans l'h&#244;tel de Jurgen, Adama et Ibrahim. Leur mettre un petit coup de pression ne leur fait pas de mal :&lt;i&gt; &#171; Tu vas retourner chez toi, c'est moi qui te l'dis, t'es rien ici, on viendra te chercher ! &#187;&lt;/i&gt; &#192; Calais j'ai vu des CRS faire des cris de singe au passage d'hommes color&#233;s, alors&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de ces &#171; examens &#187; sont sit&#244;t envoy&#233;s aux autorit&#233;s (in)comp&#233;tentes, et ce qui devrait prendre entre cinq et huit jours selon la circulaire Taubira, prend finalement trois mois. Trois mois d'attente et d'oisivet&#233;, une centaine de r&#233;veils sans matin, autant de petits d&#233;jeuners sans saveur, de journ&#233;es sans temporalit&#233;, de nuits o&#249; leurs r&#234;ves sont faits de gouache dilu&#233;e dans des larmes silencieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une question tourne alors en boucle dans leurs t&#234;tes juv&#233;niles : &lt;i&gt;&#171; Suis-je confirm&#233; ? &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s ce long silence, ils finissent par recevoir un mail : Jurgen, Adama et Ibrahim ont re&#231;u leurs ordonnances de placement provisoire. Et selon la cl&#233; de r&#233;partition nationale visant &#224; soulager les d&#233;partements &#171; submerg&#233;s &#187; (pendant les JO ou le Tour de France, on arrive bien &#224; loger plus d'un million de personnes&#8230;), les trois minots sont de nouveau plong&#233;s dans l'attente d'une r&#233;orientation. Mais une chose est s&#251;re : l'&#201;tat les reconna&#238;t mineurs. Ils sont sauv&#233;s !&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cole, la concr&#233;tisation de leurs espoirs, l'autonomie financi&#232;re, la fin de l'errance, le bout du parcours, le d&#233;but de leurs projets : tout devient plus clair, &#224; port&#233;e de main. Patienter n'est plus une &#233;preuve, mais un but. Deux mois plus tard, ils re&#231;oivent un deuxi&#232;me mail avec la destination de leur orientation : D&#233;partement X. L'ASE d'&#224; c&#244;t&#233; est d&#233;sormais leur nouveau tuteur, leur nouveau d&#233;partement (in)comp&#233;tent. C'est mercredi, ils partent vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y est, ils y sont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jurgen, Adama et Ibrahim arrivent avec les quelques affaires accumul&#233;es pendant ces cinq mois, mais ils arrivent surtout avec leur v&#233;ritable sourire, enfin ! Alors on les f&#233;licite, et puis on les rassure aussi : &#233;videmment qu'un &#233;ducateur les attend sur le quai, &#233;videmment qu'ils vont pouvoir aller &#224; l'&#233;cole, mais oui, tout va bien se passer. Une accolade un peu g&#234;n&#233;e, deux tapes timides mais sinc&#232;res sur l'&#233;paule, et les voil&#224; dans le train. Il est 10 h 49. On est vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;53 minutes plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;phone sonne, Adama semble inquiet, il est le seul des trois &#224; parler fran&#231;ais, et personne ne les attend sur le quai. L'ASE se voulait pourtant rassurante : &lt;i&gt;&#171; Le D&#233;partement sait qu'ils arrivent, ils ont pris leurs dispositions. &#187;&lt;/i&gt; On a l'habitude, alors on contacte le foyer : ils ne peuvent envoyer personne, mais &lt;i&gt;&#171; les locaux ne sont pas loin &#187;&lt;/i&gt;, disent-ils. Le c&#339;ur s'emballe, Adama aussi. On les guide comme on peut, et ils finissent par arriver mais les portes ne s'ouvrent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 12 h 15. Le t&#233;l&#233;phone sonne &#224; nouveau, un certain monsieur explique &#224; l'autre bout, voix assur&#233;e, qu'il sait qu'ils devaient arriver, mais que malheureusement, il n'a pas de place pour les accueillir : &lt;i&gt;&#171; Vous comprenez, depuis un mois, nous avons re&#231;u une vingtaine de r&#233;orientations nationales alors que nous n'avons pas de places (&#8230;) du coup, c'est la rue ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Douche froide. On remue ciel et terre, mais chacun se renvoie la balle : le D&#233;partement X dit que c'est le D&#233;partement Y qui dit que c'est la Cellule nationale qui dit que c'est le Procureur qui dit que c'est G&#233;rard Collomb qui dit que c'est&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, le c&#339;ur ne s'emballe plus, il s'est d&#233;j&#224; arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peu importe nos pulsations cardiaques, peu importe nos su&#233;es froides, peu importe notre col&#232;re ou notre sid&#233;ration : Jurgen, Adama et Ibrahim sont enferm&#233;s dehors, &#224; la gare.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, ils auront attendu cinq mois pour &#234;tre d&#233;clar&#233;s mineurs par l'&#201;tat, et il lui aura fallu une heure pour les rendre SDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but d'apr&#232;s-midi, Adama reviendra, hurlant de col&#232;re, s'en prenant &#224; ses premiers interlocuteurs. Outr&#233;, lass&#233;, r&#233;volt&#233;, incompris, il refusera de manger, puis s'&#233;vanouira dans la nature bitum&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tard, ce sera au tour de Jurgen de revenir, abasourdi, il s'effondrera dans les toilettes, en &#233;tat de choc traumatique, les yeux grands ouverts, le cr&#226;ne vide, les pompiers viendront le chercher et il sera hospitalis&#233; tout le week-end.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lundi soir, Ibrahim aussi demandera des comptes. Plus calme, le sol de la gare &#233;tant trop froid, il souhaitera juste dormir au chaud et manger un bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, je vais prendre une douche pour me laver de toute cette honte que l'&#201;tat fran&#231;ais fait couler sur nos &#233;paules de larbins &#233;ducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne nuit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; (anonyme), dont le contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e n'a pas &#233;t&#233; reconduit &#224; la suite de la publication de ce texte sur un r&#233;seau social.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Mineurs isol&#233;s &#8226; &#192; la recherche du travail social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1220-Mineurs-isoles-o-A-la-recherche-du-travail-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1220-Mineurs-isoles-o-A-la-recherche-du-travail-social</guid>
		<dc:date>2018-01-11T07:47:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'accueil des mineurs isol&#233;s &#233;trangers en France heurte les valeurs du travail social. Alors que des professionnels acceptent de pratiquer un contr&#244;le social lors d'&#233;valuations tr&#232;s contestables, l'accompagnement reste majoritairement d&#233;volu aux citoyens b&#233;n&#233;voles et aux organisations humanitaires. Pr&#233;carisation et manque de r&#233;flexion &#233;thique entretiennent une situation critique pour les jeunes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Combien sont-ils, ces &#233;ducateurs charg&#233;s de l'&#233;valuation des mineurs isol&#233;s &#233;trangers, &#224; quitter leur poste (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'accueil des mineurs isol&#233;s &#233;trangers en France heurte les valeurs du travail social. Alors que des professionnels acceptent de pratiquer un contr&#244;le social lors d'&#233;valuations tr&#232;s contestables, l'accompagnement reste majoritairement d&#233;volu aux citoyens b&#233;n&#233;voles et aux organisations humanitaires. Pr&#233;carisation et manque de r&#233;flexion &#233;thique entretiennent une situation critique pour les jeunes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Combien sont-ils, ces &#233;ducateurs charg&#233;s de l'&#233;valuation des mineurs isol&#233;s &#233;trangers, &#224; quitter leur poste avant de sombrer dans le burn-out ou la d&#233;pression ? Combien sont-ils &#224; le conserver, malgr&#233; eux, parce que la retraite est proche, ou que la vie deviendrait bien difficile sans cet emploi ? Impossible &#224; savoir. Rozenn Le Berre, qui fut &#224; leur place pendant un an et demi &#224; Brest avant de jeter l'&#233;ponge et d'&#233;crire un livre-t&#233;moignage, ne les juge pas (1).&lt;i&gt; &#171; J'ai pu partir car je n'ai pas d'enfant, pas de cr&#233;dit, je suis dipl&#244;m&#233;e, je peux rebondir&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-elle. Son t&#233;moignage est pr&#233;cieux, rare. Les services charg&#233;s de l'&#233;valuation ne sont pas tr&#232;s prompts &#224; r&#233;pondre sur l'&#233;thique, ni &#224; d&#233;crire cette mission totalement paradoxale consistant &#224; &lt;i&gt;&#171; devoir mettre &#224; l'abri des jeunes d'un c&#244;t&#233;, et les exclure de l'autre sur la base de crit&#232;res hautement contestables &#187;&lt;/i&gt;. &#192; l&#233;gitimer leur r&#244;le dans un processus d'&#233;valuation qui se durcit, laissant aux citoyens, b&#233;n&#233;voles, le soin de s'organiser au jour le jour pour accompagner ces jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rozenn Le Berre a quitt&#233; ce syst&#232;me en 2015. &#192; l'&#233;poque, ce &#171; tri &#187; des mineurs n'attirait pas autant l'attention. Aujourd'hui, pourquoi les travailleurs sociaux acceptent-il encore d'y participer ? Pourquoi ne le d&#233;noncent-ils pas collectivement ? &lt;i&gt;&#171; C'est une bonne question. Moi, j'ai mis du temps &#224; r&#233;aliser que ce qu'on me demandait n'&#233;tait pas en accord avec les valeurs du travail social. Parce qu'on s'installe dans une routine, un quotidien dans lequel nous sommes en permanence d&#233;bord&#233;s et qu'on ne peut pas prendre de recul. Et puis, quand nous sommes &#224; l'int&#233;rieur, nous gardons une marge de man&#339;uvre qui peut permettre de faire pression pour des mises &#224; l'abri. Par &#233;thique aussi, paradoxalement. Nous cherchons &#224; &#234;tre bienveillants et accueillants, et nous pensons que nous le serons toujours plus qu'un service administratif. &#187;&lt;/i&gt; Rozenn Le Berre aurait bien aim&#233;, dans son questionnement, pouvoir s'appuyer sur le communiqu&#233; de l'Association nationale des assistants sociaux (ANAS) publi&#233; en novembre 2017. Comme un cri lanc&#233; apr&#232;s un long silence, l'ANAS y affirme que le dispositif d'&#233;valuation &lt;i&gt;&#171; est inacceptable d'un point de vue &#233;thique et d&#233;ontologique, tant dans la fa&#231;on dont il a &#233;t&#233; pens&#233; que dans le contexte dans lequel il se d&#233;roule dans les faits &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2957 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH247/capture_d_ecran_2021-02-24_a_10.34.43-56681.png?1694185135' width='500' height='247' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contr&#244;le social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utilisation des tests osseux, maintien &#224; la rue, violence de l'&#233;valuation sociale, parfois d&#233;l&#233;gu&#233;e par les d&#233;partements &#224; des associations gestionnaires, et surtout &lt;i&gt;&#171; confusion entre accompagnement social et contr&#244;le social &#187;&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; l'&#233;valuation &#224; des fins de contr&#244;le envers les jeunes se d&#233;clarant mineurs non accompagn&#233;s n'est compatible ni avec la place ni avec la fonction d'assistant de service social &#187;&lt;/i&gt;, insiste l'ANAS. &lt;i&gt;&#171; Nous avons tard&#233; &#224; r&#233;agir, c'est vrai&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Marc Sol&#233;, animateur de la commission &#171; protection de l'enfance &#187; de l'ANAS. &lt;i&gt;En interne, nous avons d&#251; renouveler les personnes r&#233;f&#233;rentes sur la protection de l'enfance et nous r&#233;organiser. Mais nous avions &#233;t&#233; interpell&#233;s depuis plusieurs mois par des coll&#232;gues travaillant dans ces plateformes et qui avaient beaucoup de difficult&#233;s &#224; se positionner, &#224; &#234;tre dans un accompagnement sans pour autant r&#233;pondre &#224; ce contr&#244;le. &#187;&lt;/i&gt; Encore plus qu'&#224; les soutenir, le communiqu&#233; vise &#224; permettre aux professionnels de s'en pr&#233;valoir pour refuser cette mission. Et &#224; r&#233;cuser les arguments de certains travailleurs sociaux &#171; &#233;valuateurs &#187; qui, pour justifier le &#171; tri &#187;, affirment que &lt;i&gt;&#171; certains jeunes se d&#233;clarent mineurs pour b&#233;n&#233;ficier d'une protection &#187;&lt;/i&gt;. Que certains le fassent, apr&#232;s un parcours d'exil jalonn&#233; d'horreurs, et pour ne pas subir d'autres violences, comment ne pas le comprendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Poitiers, l'&#233;valuation est faite par des travailleurs sociaux du p&#244;le MNA du d&#233;partement de la Vienne. &lt;i&gt;&#171; Certains ont t&#233;moign&#233; de leur &#233;tat de souffrance, en disant qu'il n'avaient pas fait des &#233;tudes pour cela, raconte Chantal Bernard, b&#233;n&#233;vole &#224; l'association Min'de rien, qui accompagne une centaine de MIE. Leur relation avec nous est ambivalente : nous avons l'impression de les g&#234;ner, comme si nous &#233;tions en concurrence, notamment quand nos accompagnements sont des r&#233;ussites, parce que c'est leur mission au d&#233;part. D'un autre c&#244;t&#233;, ils sont contents de savoir que lorsqu'un jeune est remis &#224; la rue, il y aura quelqu'un derri&#232;re pour l'accompagner. &#187;&lt;/i&gt; Elle raconte un durcissement progressif des &#233;valuations et des d&#233;cisions de justice, se souvient d'un cadre de la direction de l'enfance &lt;i&gt;&#171; qui essayait de bien faire son boulot &#187;&lt;/i&gt; mais qui aujourd'hui &lt;i&gt;&#171; fait partie des acteurs qui produisent de la souffrance &#187;&lt;/i&gt;. Pour le reste, l'accompagnement vers l'h&#233;bergement ou l'insertion professionnelle, Chantal Bernard estime que &lt;i&gt;&#171; ce sont des travailleurs sociaux qui devraient le faire &#187;&lt;/i&gt;, l&#224; o&#249; les citoyens b&#233;n&#233;voles, qui &#224; de nombreux endroits fr&#244;lent l'&#233;puisement, se d&#233;brouillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2958 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH360/capture_d_ecran_2021-02-24_a_10.34.53-fd696.png?1694185135' width='500' height='360' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;carit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2959 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH325/capture_d_ecran_2021-02-24_a_10.35.00-3448e.png?1694185135' width='350' height='325' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Car partout, &#224; Paris, Nantes, Poitiers ou encore Marseille, collectifs de b&#233;n&#233;voles d'un c&#244;t&#233; et organisations humanitaires de l'autre ont pris le relais. &#192; Caen, M&#233;decins du monde a ouvert une plateforme &#171; mineurs isol&#233;s &#187; en octobre 2016 pour accompagner ceux qui ne sont pas reconnus mineurs : diagnostic de situation sociale et m&#233;dicale, domiciliation, acc&#232;s aux soins, &#224; la scolarit&#233;, &#224; l'h&#233;bergement. Une intervention humanitaire devenue n&#233;cessaire pour tous ceux que le syst&#232;me remet &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'accompagnement des mineurs actuellement, c'est la course au moins disant, le low cost du social, avec des prix de journ&#233;e tr&#232;s bas et toujours une association pour prendre le march&#233;. La convention 66, on l'oublie ! &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Nicolas Martine, travailleur social &#224; la plateforme. &lt;i&gt;&#171; Pour l'&#233;valuation et l'accompagnement, on fait appel &#224; des gens qui ne sont pas issus de formation en travail social, ou dans une situation administrative pr&#233;caire et qui ont besoin de travailler&lt;/i&gt;, d&#233;crit Renaud Mandel, travailleur social dans un service d'accueil d'urgence du Val-de-Marne. &lt;i&gt;Que les organisations repr&#233;sentatives et les syndicats ne soient pas plus mobilis&#233;s m'interroge. Il est de moins en moins demand&#233; aux jeunes g&#233;n&#233;rations de se poser des questions, mais d'&#234;tre des techniciens du social. Et nous sommes plus d&#233;pendants de financements que de projets. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#171; refuser ce vide &#187;, d&#233;noncer l'arr&#234;t des prises en charge de jeunes reconnus mineurs une fois qu'ils ont atteint la majorit&#233;, le Mouvement contre la discrimination et pour la sauvegarde des jeunes (MDJS), un collectif de travailleurs sociaux de Seine-et-Marne, a organis&#233; une marche entre Meaux et Melun en novembre dernier.&lt;i&gt; &#171; Les jeunes que nous accompagnons sortent d'un parcours migratoire synonyme de chaos et d'horreur, t&#233;moigne Fr&#233;d&#233;ric Farrando, &#233;ducateur en protection de l'enfance. Il y a quinze ans, si on nous avait dit que nous n'aurions pas les moyens et le temps pour leur permettre de re-parcourir leur histoire, leur d&#233;sir d'Europe, afin de la comprendre pour moins en souffrir, nous ne l'aurions pas cru car c'&#233;tait la base de notre travail. &#187;&lt;/i&gt; Il d&#233;nonce l'av&#232;nement d'un mod&#232;le de travail social &lt;i&gt;&#171; n&#233;o-lib&#233;ral, qui n&#233;cessite d'aller vite, d'&#233;valuer vite. L'&#233;mancipation de la parole, la capacit&#233; aux liens, le savoir &#234;tre et le savoir faire : tout ce travail &#233;ducatif a tendance &#224; dispara&#238;tre. &#187;&lt;/i&gt; Et si certains centres de formation font de la r&#233;sistance, &lt;i&gt;&#171; tout est fait pour que les jeunes professionnels arrivent avec cette conception du travail social &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) De r&#234;ves et de papiers, &#233;d. La D&#233;couverte, Janvier 2017&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2960 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH349/capture_d_ecran_2021-02-24_a_10.35.08-dc133.png?1694185135' width='500' height='349' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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