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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Autogestion en travail social : utopie ou possibilit&#233; ?</title>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>1352</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Face &#224; l'usure professionnelle, aux carcans des pratiques dict&#233;es par les protocoles et autres guides de bonnes pratiques visant le contr&#244;le social des populations, des solutions existent. Vous avez dit autogestion ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Jonathan Louli, travailleur social, formateur, dipl&#244;m&#233; en sociologie et anthropologie &lt;br class='autobr' /&gt;
L'autogestion en travail social : une n&#233;cessit&#233; L'&#233;ternel &#171; malaise &#187; dans nos m&#233;tiers, actualis&#233; par la crise du Covid, me semble avant tout aliment&#233; par les tensions vers l'industrialisation du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/1352-1721" rel="tag"&gt;1352&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; l'usure professionnelle, aux carcans des pratiques dict&#233;es par les protocoles et autres guides de bonnes pratiques visant le contr&#244;le social des populations, des solutions existent. Vous avez dit autogestion ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Jonathan Louli, travailleur social, formateur, dipl&#244;m&#233; en sociologie et anthropologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'autogestion en travail social : une n&#233;cessit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;ternel &#171; malaise &#187; dans nos m&#233;tiers, actualis&#233; par la crise du Covid, me semble avant tout aliment&#233; par les tensions vers l'industrialisation du travail social (1) : instrumentalisations &#233;conomiques et politiques des secteurs, formatages des pratiques par les technologies gestionnaires et num&#233;riques, &#171; taylorisation &#187; de l'activit&#233; (travail morcel&#233;, flux tendu&#8230;), sentiments d'exploitation et de perte de sens&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien qu'il ait diff&#233;rentes formes selon les lieux, le contexte d'industrialisation est constitu&#233; de processus et de d&#233;cisions qui s'appliquent sans aucune consultation des professionnel&#183;le&#183;s et personnes concern&#233;&#183;e&#183;s. Les fonctionnements des secteurs du travail social sont, comme le reste du monde du travail salari&#233;, fond&#233;s sur un d&#233;ni de d&#233;mocratie, en ceci que les pouvoirs de d&#233;cision sont concentr&#233;s dans certains &#233;chelons, non &#233;lus, du &#171; syst&#232;me hi&#233;rarchique &#187; comme dit le philosophe C. Castoriadis (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce fait donne &#224; voir une contradiction majeure dans les pratiques de travail social : comment amener les personnes accompagn&#233;es &#224; d&#233;velopper leur autonomie et leur conscience de soi en s'adaptant &#224; leurs rythmes et besoins, tout en &#233;tant soi-m&#234;me, en tant que professionnel&#183;le, subordonn&#233; et d&#233;responsabilis&#233;&#183;e ? C'est &#224; cause de cette situation contradictoire que notre imaginaire est inquiet et ass&#233;ch&#233; concernant l'autonomie des personnes accompagn&#233;es, celle-ci &#233;tant souvent r&#233;duite &#224; la capacit&#233; &#224; se conformer aux attendus des normes de l'insertion.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autogestion, en contribuant &#224; lib&#233;rer les pratiques et les id&#233;es de chacun&#183;e, peut permettre de d&#233;passer cette contradiction. Elle est &#224; la fois un but et un moyen, comme le synth&#233;tise l'association Autogestion : &#171; c'est avant tout la gestion par toutes et tous des affaires qui les concernent, de l'ensemble des d&#233;cisions qui r&#233;gissent leur vie. En un mot, l'autogestion, c'est la d&#233;mocratie &#187; (3). Dans le monde du travail, l'autogestion renvoie donc &#224; une horizontalit&#233; dans la prise de d&#233;cision, ou &#171; gestion d&#233;mocratique &#187; comme dit Castoriadis.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autogestion renvoie &#224; l'id&#233;e que m&#234;me s'il peut y avoir division du travail, le point de vue de tout le monde doit compter dans les prises de d&#233;cision, surtout celui des salari&#233;&#183;e&#183;s qui r&#233;alisent le travail de terrain au &lt;span class='spip_document_7651 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH360/capture_d_e_cran_2023-12-19_a_09.49.23-e67c3.png?1704186183' width='350' height='360' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; quotidien. Dans notre soci&#233;t&#233; o&#249; l'incertitude, les tensions et la complexit&#233; paraissent aller en s'accroissant, il est de plus en plus irrationnel et archa&#239;que que les pouvoirs de d&#233;cision soient concentr&#233;s entre les mains de quelques &#171; dirigeants &#187;, &#171; sachants &#187; ou autres bureaucrates qui, comme le dit encore Castoriadis, sont forc&#233;ment &#224; distance du travail concret avec les personnes. En somme, l'autogestion est, comme dit Yvon Bourdet, une &#171; concertation des autonomies &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autogestion ne va pas de soi : elle n&#233;cessite tout d'abord que les informations n&#233;cessaires aux prises de d&#233;cisions soient partag&#233;es d&#233;mocratiquement et non confisqu&#233;es par les hi&#233;rarchies. Elle n&#233;cessite &#233;galement une forme d'&#233;ducation et de responsabilisation des personnes &#224; l'encontre de ce qui se fait actuellement. Enfin, si des &#233;quipes voire des &#233;tablissements fonctionnent d&#233;j&#224; en autogestion, l'utopie serait plut&#244;t dans une ouverture &#224; l'autogestion du monde institutionnel et politique&#8230; &#171; La libert&#233; c'est tr&#232;s difficile &#187;, comme l'admet Castoriadis. Mais la situation actuelle de nos secteurs professionnels et de nos publics ne l'est-elle pas davantage&#8230; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) jlouli.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3tc2AdX&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/3tc2AdX&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) &lt;a href=&#034;https://autogestion.asso.fr/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://autogestion.asso.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Ombeline Barberot, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Autogestion.&lt;br class='autobr' /&gt;
5 ans que l'on retourne ce mot dans tous les sens dans notre association : dans notre vision, nos valeurs, aux portes ouvertes, en r&#233;union&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
On le critique, parfois, en se disant qu'on reproduit quand m&#234;me les sch&#233;mas dominants o&#249; celui qui sait le mieux parler gagne. Qu'il vaut mieux ne plus dire qu'on est un lieu autog&#233;r&#233;. Que les centaines d'heures de r&#233;unions pour penser &#224; un cadre s&#233;cure en &#233;vitant les syst&#232;mes pyramidaux nous &#233;puisent&#8230; Mais on s'y accroche, quand m&#234;me, en se disant qu'on ne doit pas l&#226;cher et qu'on doit toujours &#171; tendre &#224; &#187;, toujours &#171; aller vers &#187; cette &#171; utopie &#187;. Cette utopie o&#249; il n'y aurait pas de chefs, parce que les chefs&#8230; c'est nul.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, quand est venu le moment de cr&#233;er un h&#233;bergement d'urgence dans notre Tiers Lieu, &#233;videmment nous avons pens&#233; &#171; Autogestion &#187;. Comment faire autrement que de r&#233;fl&#233;chir &#224; une petite structure sociale o&#249; &#171; l'&#233;ducation et le vivre ensemble ne sont possibles que sous des formes r&#233;duites, relativement autonomes o&#249; l'&#233;mancipation individuelle passe par des exp&#233;riences collectives ma&#238;tris&#233;es et spontan&#233;ment &#233;valuables &#187; en suivant ainsi le mod&#232;le des Lieux de Vie et d'Accueil, eux-m&#234;mes reconnus par la loi 2002-2. Objectif qui devient bien plus palpable et indissociable quand on n'a pas de subventions, et peu de salari&#233;s. Il faut s'organiser, &#171; r&#233;unionner &#187; et agir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais en travail social, qui est le chef ? Peut-&#234;tre bien nous. Surtout en contexte interculturel o&#249; l'asym&#233;trie des positions est palpable. De fait, l'accueillant.e, le &#171; natif &#187; est chez lui et occupe une position dominante de par son statut, sa connaissance du territoire, de la langue et des dispositifs administratifs. Comme le dit Bolzman, le risque &#171; serait de croire que la relation &#224; l'autre est &#233;galitaire &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
De m&#234;me, en apportant des outils d'intelligence collective occidentalo-centr&#233;s afin de montrer (imposer ?) comment se pratiquerait l'autogestion, ne risquons-nous pas de basculer dans l'effet inverse ? En effet, les accueillis s'organisent pourtant tr&#232;s bien eux- m&#234;me, selon des processus traditionnels et leur propre gestion communautaire. Le plus &#226;g&#233; doit faire &#231;a, quant au plus jeune il fait &#231;a. Tout le monde est &#224; l'aise avec &#231;a. Alors, pourquoi vouloir imposer un tour de lessive pour que &#231;a soit plus d&#233;mocratique, participatif et autog&#233;r&#233; ? Parce que, peut-&#234;tre, que le plus &#226;g&#233; en a marre de toujours tout faire. Et peut-&#234;tre que &#171; la possibilit&#233; &#187; de pouvoir avoir acc&#232;s &#224; une autre mani&#232;re de faire est &#224; proposer&#8230; ou pas&#8230; Sydney Gaultier parle de l'exil comme d'un passage &#171; de la soci&#233;t&#233; de la norme &#187; (soci&#233;t&#233;s traditionnelles bas&#233;es sur l'interdit) &#224; &#171; la soci&#233;t&#233; des possibles &#187; (soci&#233;t&#233; individualiste bas&#233;e sur l'autonomie). Cette derni&#232;re pouvant cr&#233;er ce sentiment d'insuffisance au monde et de ne jamais &#234;tre &#224; la hauteur. Vigilance donc. Le passage par un travail interculturel en profondeur est indispensable pour une pratique qu'on veut la plus horizontale avec des publics immigr&#233;s et/ou exil&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors oui, je crois que c'est possible et m&#234;me souhaitable, et que c'est intrins&#232;quement li&#233; &#224; nos missions professionnelles afin que les individus reprennent ce fameux pouvoir d'agir. Mais cela ne sera possible que si les institutions tendent &#224; leur propre psychoth&#233;rapie et se renouvellent en cr&#233;ant des cadres singuliers, interm&#233;diaires, novateurs et s&#233;curisants qui s'&#233;loignent de l'uniformisation. Chaque accueilli.e pouvant trouver sa place dans le quotidien&#8230; comme la gouvernance. Ainsi ouvrirons-nous le champ des possibles pour atteindre une certaine &#171; utopie sociale &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la num&#233;risation de l'accompagnement (2&#232;me partie)</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-la-numerisation-de-l-accompagnement-2eme-partie</link>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>Perte de sens</dc:subject>
		<dc:subject>burn out</dc:subject>
		<dc:subject>1349</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans cette deuxi&#232;me partie, nous sommes invit&#233;s &#224; poursuivre cette r&#233;flexion autour de la place du num&#233;rique dans le travail social. De ses usages et de ses effets. &lt;br class='autobr' /&gt; Le service social de l'Assurance Maladie s'inscrit plut&#244;t dans une structure organisationnelle de type technocratique (1), dirig&#233;e de fa&#231;on bureaucratique (2). Pour les managers de proximit&#233;, GAIA et GRC (3) sont des instruments d'observation, de suivi et de r&#233;gulation de l'activit&#233; des services. Dans une vis&#233;e d'adoption (4) de ces (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Perte-de-sens" rel="tag"&gt;Perte de sens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/burn-out" rel="tag"&gt;burn out&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1349-" rel="tag"&gt;1349&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans cette deuxi&#232;me partie, nous sommes invit&#233;s &#224; poursuivre cette r&#233;flexion autour de la place du num&#233;rique dans le travail social. De ses usages et de ses effets.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7505 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L451xH454/capture_d_e_cran_2023-11-06_a_11.04.59-fb70d.png?1699484465' width='451' height='454' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Le service social de l'Assurance Maladie s'inscrit plut&#244;t dans une structure organisationnelle de type technocratique (1), dirig&#233;e de fa&#231;on bureaucratique (2). Pour les managers de proximit&#233;, GAIA et GRC (3) sont des instruments d'observation, de suivi et de r&#233;gulation de l'activit&#233; des services. Dans une vis&#233;e d'adoption (4) de ces outils, ils s'investissent pour favoriser une acceptabilit&#233; sociale et pratique. Des groupes de travail, des informations r&#233;guli&#232;res et des supervisions sont des moyens de promouvoir, convaincre et favoriser l'appropriation d'un usage attendu des logiciels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les managers de proximit&#233; ont une fonction d'encadrement technique d'&#233;quipes et de r&#233;gulation de l'activit&#233;. Ils sont notamment attendus et &#233;valu&#233;s sur le d&#233;ploiement d'une supervision efficace. Pour l'Institution, cette supervision s'effectue sur les &#233;l&#233;ments issus de GAIA. Ces temps d'entretiens participent &#224; la v&#233;rification de l'organisation individuelle de l'activit&#233; et de la pratique informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Organisation individuelle de l'activit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les donn&#233;es visibles dans l'outil informatique sont la plupart du temps abord&#233;es comme une retranscription fid&#232;le du r&#233;el de la pratique des assistants sociaux. L'&#233;valuation des &#171; bonnes &#187; ou &#171; mauvaises &#187; pratiques s'&#233;tablit sur la qualit&#233; attendue de la saisie des dossiers sociaux. Des encouragements, conseils ou injonctions jalonneront l'entretien individuel de supervision.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les conditions de la reconnaissance d'un travail de qualit&#233; sont ici bouscul&#233;es puisqu'elles se fondent sur une activit&#233; amput&#233;e dont une partie, est pass&#233;e sous silence. L'&#233;crit professionnel qui occupe une place essentielle dans la formation des assistants sociaux est &#224; pr&#233;sent sculpt&#233; par une architecture logicielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les logiciels ne permettent pas de distinguer la r&#233;alit&#233; du degr&#233; de complexit&#233; des situations et la quantit&#233; des d&#233;marches qu'elles n&#233;cessiteront. Pourtant, le nombre de situations en cours et l'agenda digitalis&#233; sont pris comme r&#233;f&#233;rence pour &#233;valuer la r&#233;partition de la charge de travail. Ces questions autour de la rationalisation de la r&#233;partition du travail sont fr&#233;quemment &#224; l'origine de plaintes ou de tensions interpersonnelles concernant ce sujet devenu sensible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cadres ou professionnels de terrain sont mis face &#224; des questionnements sur leurs propres valeurs de m&#233;tier. De leurs r&#233;alit&#233;s distinctes, des incompr&#233;hensions de langage et d'objectifs viennent fragiliser le sens qu'ils souhaitent allouer &#224; leurs activit&#233;s. Ce d&#233;calage croissant des crit&#232;res de qualit&#233; du travail constitue un facteur d'&#233;tiolement du &#171; sentiment &#187; d'&#234;tre reconnu dans ses comp&#233;tences &#171; m&#233;tier &#187;. Signaux de souffrances tacites, la d&#233;fiance, le rejet ou encore la rationalisation peuvent s'&#233;riger en strat&#233;gies de d&#233;fense (5) contre l'&#233;mergence de conflits intrapsychiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Collectifs &#224; l'&#233;preuve du num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce service social, historiquement et culturellement, des temps collectifs et individuels de r&#233;flexion sur le travail r&#233;el. L'intensification des t&#226;ches connexes pour r&#233;pondre aux exigences de saisie et d'atteinte des objectifs a cependant engag&#233; un glissement significatif du contenu de ces temps. Auparavant d&#233;di&#233;s aux &#233;changes de pratiques sur l'activit&#233; d'accompagnement ou l'organisation du travail, ils deviennent le lieu des rappels de proc&#233;dures, d'&#233;vocations d'incompr&#233;hensions ou de dysfonctionnements dans l'usage des logiciels informatiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;changes relevant d'une forme implicite d'entraide autour des situations de travail se d&#233;ploient autour de la machine &#224; caf&#233; ou de l'imprimante, dans un coin de couloir, entre deux coups de fil pass&#233; par le coll&#232;gue qui partage le bureau, ou encore, par une porte entreb&#226;ill&#233;e. Certes, ces &#233;changes informels contribuent &#224; maintenir le collectif actif, mais pour autant, cela ne signifie pas n&#233;cessairement qu'il soit &#171; vivant &#187;. Comme l'explique Yves CLOT (6), des espaces s&#233;curis&#233;s et d&#233;di&#233;s au dialogue, voire &#224; la controverse professionnelle sont source de d&#233;veloppement du pouvoir d'agir pour les collectifs et l'individu.&lt;br class='autobr' /&gt;
La vigilance quant &#224; la pr&#233;servation de la quantit&#233; et de la qualit&#233; de ces collectifs &#171; vivants &#187; rel&#232;ve en partie, d'une ambition institutionnelle, organisationnelle et manag&#233;riale. Les managers ont d'ailleurs pour la plupart cette conviction des effets b&#233;n&#233;fiques apport&#233;s par ces temps partag&#233;s. Toutefois, les tableaux de bord et rendus-compte participent &#224; entretenir une pens&#233;e construite sur un discours institutionnel portant sur le risque de voir dispara&#238;tre des postes si les chiffres ne justifient pas d'une activit&#233; performante, avec &#171; retour sur investissement &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La rh&#233;torique gestionnaire constitue la lie d'une ins&#233;curit&#233; du travail. Elle mobilise les efforts des managers dans une &#171; lutte &#187; engag&#233;e contre l'hypoth&#232;se d'une disparition annonc&#233;e. Le service social s'impose-t-il alors une quantophr&#233;nie (7) devenue indispensable &#224; sa survie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ni bon ni mauvais ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La num&#233;risation de l'accompagnement social pr&#233;sente des int&#233;r&#234;ts ind&#233;niables sur le plan organisationnel et de gestion de l'activit&#233;. Toutefois, les transformations digitales et les usages des NTIC (8) ne sont pas neutres. Le d&#233;veloppement de nos comportements face au num&#233;rique constitue un enjeu de sant&#233; au travail, mais &#233;galement de sant&#233; publique. Le temps d'aller au-del&#224; de r&#233;flexions se limitant &#224; l'utilisation ergonomique des outils num&#233;riques professionnels est venu. En effet, le risque pour la sant&#233; des travailleurs r&#233;side en partie dans les usages pratiques que l'on accorde ou non &#224; cet &#171; avatar &#187; du r&#233;el qu'ils permettent de livrer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Roland Gori le d&#233;crit bien &#171; En perdant la valeur propre au langage, &#224; la parole et au r&#233;cit, c'est le monde que nous perdons, le monde que nous avons en commun, et auquel nous substituons un monde virtuel &#187; (9).&lt;br class='autobr' /&gt;
La digitalisation peut autant se trouver au service de l'activit&#233; qu'&#224; l'inverse, produire des effets d&#233;l&#233;t&#232;res sur celle-ci.&lt;br class='autobr' /&gt;
En milieu professionnel, il s'agit de permettre l'octroi d'espaces de dialogue et d'&#233;laboration d'une clinique des usages &#171; m&#233;tiers &#187; et de leurs impacts. Ressorts de sens et de sant&#233; au travail, soutenir le pouvoir d'agir des professionnels face au num&#233;rique est probablement l'une des pistes &#224; explorer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Elle vise &#224; conjuguer un pouvoir fort qui fait appel &#224; une Direction l&#233;gitim&#233;e par son degr&#233; d'expertise et ses connaissances en science de gestion, une gestion rationnelle du travail.
(2) Dans ce type de structure, les rapports humains sont r&#233;glement&#233;s et formalis&#233;s. Le pouvoir est rationnel et l&#233;gitim&#233; par l'ordre l&#233;gal que conf&#232;re le rang hi&#233;rarchique.
(3) Logiciels informatiques de suivis des dossiers.
(4) L'id&#233;e sous-tendue derri&#232;re cette notion d'adoption rejoint l'approche symbiotique expos&#233;e par Marc-Eric Bobillier-Chaumon. L'id&#233;al de l'atteinte d'une symbiose &#171; humain-technologie-contexte &#187; se traduit notamment par l'invitation &#224; une saisie directe pendant les visites &#224; domicile et les entretiens aupr&#232;s des assur&#233;s.
(5) En psychodynamique du travail de Christophe DEJOURS, la rationalisation est consid&#233;r&#233;e comme un m&#233;canisme de d&#233;fense. C'est un processus par lequel l'individu cherche &#224; donner une explication logique et morale &#224; ce qu'il fait.
(6) Yves CLOT est Professeur en psychologie du travail au CNAM et chaire de psychologie. Il est &#224; l'origine du d&#233;veloppement de la clinique de l'activit&#233;.
(7) En r&#233;f&#233;rence au terme utilis&#233; par le sociologue Vincent DE GAULEJAC dans son ouvrage &#171; la soci&#233;t&#233; malade de la gestion &#187;, &#233;dition seuil, 2 005.
(8) Nouvelles Technologies d'Information et de Communication.
(9) Citation issue de son ouvrage &#171; la dignit&#233; de penser &#187;, Actes Sud, 2013.&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; BOBILLIER-CHAUMON &#201;ric et SARNIN Philippe,&lt;i&gt; Manuel de psychologie du travail et des organisations&lt;/i&gt;, 2&#232;me &#233;dition, Deboeck sup&#233;rieur, 2021, p331-333.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; DEJOURS Christophe, &lt;i&gt;Souffrance en France&lt;/i&gt;. &#201;dition du Seuil,1998.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; GOUDREAU Marjolaine (2014). &lt;i&gt;Le travail social &#224; l'&#233;preuve de l'id&#233;ologie manag&#233;riale. Entrevue avec Vincent de Gaulejac, professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'universit&#233;&#769; Paris-Diderot. Nouvelles pratiques sociales&lt;/i&gt;. Volume 26, num&#233;ro 2, printemps 2014. &#201;ditions Universit&#233;&#769; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; MORIN Estelle (2008), &lt;i&gt;Sens du travail, sant&#233; mentale et engagement organisationnel, Sant&#233; psychologique, &#201;tude et recherche&lt;/i&gt;, IRSST, Rapport R-543.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Usages et effets de la num&#233;risation de l'accompagnement en travail social premi&#232;re partie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Usages-et-effets-de-la-numerisation-de-l-accompagnement-en-travail-social-premiere-partie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Usages-et-effets-de-la-numerisation-de-l-accompagnement-en-travail-social-premiere-partie</guid>
		<dc:date>2023-09-27T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>Perte de sens</dc:subject>
		<dc:subject>1346</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le secteur m&#233;dico-social n'&#233;chappe pas &#224; la digitalisation. La multiplication des usages d'outils informatiques vient ind&#233;niablement interroger les &#233;carts entre le travail prescrit et le travail r&#233;el. Alors que la question du sens au travail constitue un enjeu majeur d'attractivit&#233; des m&#233;tiers, qu'en est-il des effets de ces usages ? &lt;br class='autobr' /&gt; Par Elen Mailfert, consultante et dirigeante du cabinet Dyadesens, sant&#233;-travail &lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein du service social de l'Assurance Maladie (1), les logiciels GAIA (2) et GRC (3) (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Organisation" rel="tag"&gt;Organisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Perte-de-sens" rel="tag"&gt;Perte de sens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1346-" rel="tag"&gt;1346&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le secteur m&#233;dico-social n'&#233;chappe pas &#224; la digitalisation. La multiplication des usages d'outils informatiques vient ind&#233;niablement interroger les &#233;carts entre le travail prescrit et le travail r&#233;el. Alors que la question du sens au travail constitue un enjeu majeur d'attractivit&#233; des m&#233;tiers, qu'en est-il des effets de ces usages ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7323 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH150/photo_map_1346_elen_maifert-ac9ec.png?1695852058' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Par Elen Mailfert, consultante et dirigeante du cabinet Dyadesens, sant&#233;-travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein du service social de l'Assurance Maladie (1), les logiciels GAIA (2) et GRC (3) sont les instruments num&#233;riques quotidiens de m&#233;diatisation du travail des assistants sociaux et secr&#233;taires.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'informatisation du dossier social s'est progressivement d&#233;ploy&#233;e par une ambition de modernisation du service public. En parall&#232;le du d&#233;veloppement d'une culture d'am&#233;lioration de la qualit&#233; de service rendu, le discours institutionnel aupr&#232;s des professionnels des services sociaux, s'est appuy&#233; sur un paradigme vecteur de sens, au service des professionnels et des assur&#233;s. La tra&#231;abilit&#233; de l'activit&#233; et la digitalisation du dossier social seraient donc des moyens de garantir une continuit&#233; de service, de justifier de la plus-value et du r&#233;el de l'activit&#233; aupr&#232;s des Caisses Nationales qui &#171; budg&#233;tisent &#187; les taux de remplacement. &#192; la mani&#232;re d'un observatoire statistique, l'outil permettrait aussi d'analyser les donn&#233;es recueillies pour adapter l'offre de service au plus pr&#232;s des besoins. De m&#233;tiers issus des sciences molles, la rationalisation digitalis&#233;e permettrait-elle d'instituer le travail social au rang de sciences dures ?&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7324 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH334/binary-4437419_640_matie_re-7c37b.jpg?1695852058' width='500' height='334' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Digitalisation et r&#233;el de l'activit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les activit&#233;s d'un service social s'inscrivent dans des relations &#224; l'autre, un cadre professionnel, des contextes, missions et temporalit&#233;s donn&#233;es. Par essence, le r&#233;el de l'activit&#233; se compose d'un entrem&#234;lement de facteurs internes et externes, de subjectivit&#233;s et de pratiques professionnelles plurielles. Pour l'assistant social, GAIA est un moyen de suivre ses dossiers et de &#171; rendre compte &#187;. Un dossier social informatis&#233; est compl&#233;t&#233; par le professionnel qui en est r&#233;f&#233;rent. Il d&#233;pend d'une part, de son &#171; bon &#187; respect des recommandations institutionnelles de saisie des donn&#233;es et d'autre part, &#224; ce qu'il &#233;value comme &#171; pertinent &#187; de retranscrire de ses entretiens et d&#233;marches effectu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet objectif de retranscription du r&#233;el de l'accompagnement social a contraint les d&#233;veloppeurs &#224; fragmenter et homog&#233;n&#233;iser les m&#233;thodologies d'intervention : probl&#233;matiques, objectifs contractualis&#233;s, plan d'aide, interventions&#8230; &#192; chaque onglet, une diversit&#233; de menus &#224; choix multiples se pr&#233;sente aux professionnels. Leurs clics rel&#232;vent d'une appr&#233;ciation pour s&#233;lectionner l'item paraissant le plus proche du r&#233;el.&lt;br class='autobr' /&gt;
En travail social, les subjectivit&#233;s et intersubjectivit&#233;s sont &#224; la fois des instruments, une mati&#232;re premi&#232;re constitutive de la relation d'aide et des effets de l'accompagnement. Travailler avec elles n&#233;cessite d'accepter la possibilit&#233; de ne pas en avoir la maitrise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'arranger avec le r&#233;el&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Invitant &#224; l'autocontr&#244;le, des protocoles et consignes de saisies obligatoires sont rappel&#233;s tous les mois. Le d&#233;veloppement de groupes d'utilisateurs locaux et nationaux d&#233;montre une Institution soucieuse de promouvoir une acceptation situ&#233;e (4) de l'outil. N&#233;anmoins, la remont&#233;e des incidents locaux jusqu'au niveau national reste lente et fastidieuse. Puis, la question de la faisabilit&#233; technique des rectificatifs vient ralentir, voir &#233;carter les possibilit&#233;s d'am&#233;lioration de l'outil. Alors, comme l'illustre la l&#233;gende grecque du&lt;i&gt; &#171; lit de Procuste (5) &#187;&lt;/i&gt;, les assistants sociaux doivent composer avec la complexit&#233; du r&#233;el et ces &#171; cases &#187; &#224; remplir. Fa&#231;onnages et arrangements avec la r&#233;alit&#233; sont ainsi discr&#232;tement, mais commun&#233;ment tol&#233;r&#233;s. Une &#171; tricherie &#187; collectivement admise pour atteindre les objectifs du service.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces pratiques viennent poser la question du &#171; sens &#187; de ce r&#233;el amput&#233;. L'outil informatique n'est plus v&#233;cu comme &#233;tant au service de l'activit&#233;, mais davantage comme une s&#233;rie de t&#226;ches contraintes et chronophages, au service d'un r&#233;el factice. Comme le souligne Yves Clot (6), &lt;i&gt;&#171; se reconnaitre dans son travail &#187;&lt;/i&gt; est source de sant&#233;. Pour ces m&#233;tiers &#224; fort engagement humain, l'&#233;tiolement du sens constitue un facteur de risque important de conflits intrapsychiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Intensification et acc&#233;l&#233;ration de l'activit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; des automatismes, &lt;i&gt;&#171; Nourrir la machine &#187; implique une &#171; gymnastique cognitive &#187;&lt;/i&gt; it&#233;rative qui n'est pas sans effet sur la charge mentale des professionnels : &lt;i&gt;&#171; Il faut cocher quoi l&#224; d&#233;j&#224;&#8230; ? &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; C'est quel intitul&#233; pour cette probl&#233;matique ?.. &#187;&lt;/i&gt;. Cela prend du temps. Un temps qui augmente avec le d&#233;veloppement croissant d'exigences de tra&#231;abilit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces t&#226;ches quantifiables par l'outil n'ont pas de dur&#233;e d&#233;finie et comptabilis&#233;e. Quelles places occupent-elles dans l'organisation du temps de travail ? Plages horaires durant lesquelles les activit&#233;s d'accompagnement sont mises en suspens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps de travail est rythm&#233; par des consultations et des saisies quotidiennes dans GAIA et la GRC. &#192; cela, les logiciels de pointage, de cong&#233;s, de droits sociaux ou encore l'intranet viennent agr&#233;menter la palette num&#233;rique qu'il faut appr&#233;hender. C'est autant de proc&#233;dures &#224; m&#233;moriser et &#224; manier. Parfois, certains items sont &#224; remplir deux fois, voire trois dans un autre logiciel. Les doublons de t&#226;ches sont fr&#233;quents avec cette perte de sens en toile de fond&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour une qualit&#233; de service rendu, la sollicitation d'un assur&#233; devra &#234;tre trait&#233;e dans les 48h. Via des logiciels, les secr&#233;taires veillent &#224; r&#233;pondre &#224; cet imp&#233;ratif. L'organisation de l'accueil t&#233;l&#233;phonique par demi-journ&#233;e les incite &#224; r&#233;pondre de fa&#231;on quasi imm&#233;diate pour &#233;viter un amoncellement de t&#226;ches. Pour y arriver, elles relancent les assistants sociaux pour obtenir des r&#233;ponses &#224; saisir dans leurs propres outils. Un climat d'urgence flotte r&#233;guli&#232;rement au sein du service jusqu'&#224; parfois m&#234;me, faire &#233;merger des tensions interpersonnelles. Pourtant, le traitement des sollicitations d&#233;pend de plusieurs variables : complexit&#233; de la demande, joignabilit&#233;, qualit&#233; des &#233;l&#233;ments recueillis&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rer le travail social comme une activit&#233; de production &lt;i&gt;&#171; standardisable &#187;&lt;/i&gt; parait vain&#8230; du moins, sans occulter une part du r&#233;el de l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Le service social de l'Assurance Maladie intervient dans des missions autour d'acc&#232;s aux soins, de pr&#233;vention de la perte d'autonomie et de la d&#233;sinsertion professionnelle.
(2) Gestion des Actions et Interventions en faveur des Assur&#233;s par le service social de l'Assurance Maladie.
(3) Gestion Relation Client.
(4) On peut d&#233;finir l'acceptation situ&#233;e comme la mise &#224; l'&#233;preuve de la technologie dans son contexte
d'usage r&#233;el qui permet d'&#233;valuer concr&#232;tement ses apports et ses limites, et de d&#233;finir ainsi son int&#233;r&#234;t par rapport &#224; l'activit&#233; et aux projets de l'individu. Marc-Eric Bobillier-Chaumon.
(5) Procuste, un brigand, attachait des voyageurs sur un lit et d&#233;coupait les membres qui d&#233;passaient. L'expression signifie donc qu'on ronge une &#339;uvre pour la rendre conforme.
(6) Yves CLOT est Professeur et Chaire en psychologie du travail au CNAM. Il est &#224; l'origine du d&#233;veloppement de la clinique de l'activit&#233;.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>CIN&#201;MA &#8226; L'heure est venue </title>
		<link>https://www.lien-social.com/CINEMA-o-L-heure-est-venue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/CINEMA-o-L-heure-est-venue</guid>
		<dc:date>2023-04-10T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>1337</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ici, dans le Jura suisse de cette fin de 19 &#232;me si&#232;cle, tout semble calme, en ordre. Les nombreuses horlogeries fabriquent sans rel&#226;che leurs m&#233;canismes, dont la finesse est repr&#233;sent&#233;e par le c&#339;ur m&#233;canique de la montre, le balancier, minutieusement fabriqu&#233; par de jeunes ouvri&#232;res. Quoique&#8230; Pour rester comp&#233;titifs, les dirigeants commencent &#224; r&#233;organiser travail, temps, salaires. Un mouvement local d'horlogers anarchistes &#233;merge, remettant en question la mani&#232;re d'organiser la production et s'opposant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Organisation" rel="tag"&gt;Organisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1337-" rel="tag"&gt;1337&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6755 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/de_sordres_photo_5-79d04.png?1693628422' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Ici, dans le Jura suisse de cette fin de 19 &#232;me si&#232;cle, tout semble calme, en ordre. Les nombreuses horlogeries fabriquent sans rel&#226;che leurs m&#233;canismes, dont la finesse est repr&#233;sent&#233;e par le c&#339;ur m&#233;canique de la montre, le balancier, minutieusement fabriqu&#233; par de jeunes ouvri&#232;res. Quoique&#8230; Pour rester comp&#233;titifs, les dirigeants commencent &#224; r&#233;organiser travail, temps, salaires. Un mouvement local d'horlogers anarchistes &#233;merge, remettant en question la mani&#232;re d'organiser la production et s'opposant au nationalisme grandissant. Alors naissent des mouvements de solidarit&#233;, des caisses de gr&#232;ve&#8230;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6751 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/de_sordres_photo_1-f7ca3.jpg?1693628422' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
Car ici, tout est temps. Les horloges murales remises &#224; l'heure, les cadences ouvri&#232;res, le rappel des clochers, les consignes - &lt;i&gt;&#171; soyez bref : nos minutes sont aussi pr&#233;cieuses que les v&#244;tres &#187;&lt;/i&gt; -, les quatre (!) heures qui r&#233;gissent la ville (municipale, locale, celle de la fabrique, celle de l'&#233;glise), les chronom&#233;trages et r&#233;glages incessants&#8230; Dans une atmosph&#232;re feutr&#233;e, une rencontre &#233;tonnante se fait : celle de l'horlogerie suisse, imposante industrie produisant la majorit&#233; des montres dans le monde, symbole d'ordre, avec un courant d'id&#233;es r&#233;volutionnaire anti-autoritaire. Ou comment l'anarchisme, l'ind&#233;pendance de pens&#233;e et d'expression, s'installent progressivement dans un univers de blouses grises et blanches, parfois kafka&#239;en, r&#233;gl&#233; au millim&#232;tre.
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6752 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/de_sordres_photo_2-17f61.jpg?1693628422' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6754 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/de_sordres_photo_4-bba3d.png?1693628423' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;Des mod&#232;les sont revendiqu&#233;s - la Commune de Paris, Louise Michel&#8230; - et la jeune ouvri&#232;re, Jos&#233;phine, rencontrera le th&#233;oricien anarchiste Kropotkine, alors cartographe russe fra&#238;chement d&#233;barqu&#233; dans la r&#233;gion. Ils seront mutuellement attir&#233;s par leurs comp&#233;tences, sur fond de grands bouleversements technologiques et politiques, ils &#339;uvreront &#224; la transformation de l'ordre social. Deux chants se font entendre, l'hymne national suisse, et une chanson anar, &lt;i&gt;&#171; L'ouvrier n'a pas de patrie &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une puissante histoire d'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6753 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/de_sordres_photo_3-a272b.jpg?1693628423' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;HR&gt; &lt;span class='spip_document_6750 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH340/de_sordres_affiche-34b47.jpg?1693628423' width='250' height='340' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;sordres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un film de Cyril Scha&#776;ublin. 93 minutes. Avec Clara Gostynski (Jos&#233;phine Gr&#228;bli), Alexei Evstratov (Pierre Kropotkine).&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Sortie 12 avril.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'int&#233;rim en &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e : relation consomm&#233;e ou impliqu&#233;e ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-interim-en-education-specialisee-relation-consommee-ou-impliquee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-interim-en-education-specialisee-relation-consommee-ou-impliquee</guid>
		<dc:date>2021-11-29T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>Travailleur social</dc:subject>
		<dc:subject>1306</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Selon les donn&#233;es que communique chaque trimestre la Direction de l'administration de la recherche, des &#233;tudes et des statistiques (DARES), le nombre d'int&#233;rimaires embauch&#233;s dans le secteur de l'action sociale (protection de l'enfance &#8211; handicap &#8211; personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes &#8211; insertion) progresse de fa&#231;on significative et inqui&#233;tante : &#224; la fin du 1er trimestre 2000, ils &#233;taient 1 231 et &#224; la fin du m&#234;me trimestre 2010, 3 586. &#192; la m&#234;me &#233;poque, en 2020, on en d&#233;nombrait 10 599 et 14 804 en 2021. La crise (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon les donn&#233;es que communique chaque trimestre la Direction de l'administration de la recherche, des &#233;tudes et des statistiques (DARES), le nombre d'int&#233;rimaires embauch&#233;s dans le secteur de l'action sociale (protection de l'enfance &#8211; handicap &#8211; personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes &#8211; insertion) progresse de fa&#231;on significative et inqui&#233;tante : &#224; la fin du 1er trimestre 2000, ils &#233;taient 1 231 et &#224; la fin du m&#234;me trimestre 2010, 3 586. &#192; la m&#234;me &#233;poque, en 2020, on en d&#233;nombrait 10 599 et 14 804 en 2021. La crise sanitaire a accentu&#233; un ph&#233;nom&#232;ne qui avait d&#233;j&#224; pris une ampleur in&#233;dite puisqu'&#224; la fin du 4e trimestre 2018, on comptait 9 665 int&#233;rimaires, soit pr&#232;s de 8 fois plus en 18 ans et pr&#232;s de 3 fois plus en 8 ans. Un r&#233;cent rapport de la Chambre r&#233;gionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France a constat&#233; au sein d'une Maison d&#233;partementale de l'enfance (MDE) 1 500 025&#8239;&#8364; de d&#233;penses int&#233;rimaires en 2019 contre 0,00&#8239;&#8364; en 2017. L'int&#233;rim, c'est l'aventure, une forme de libert&#233; dans le monde du travail. C'est une mani&#232;re de travailler en d&#233;calage par rapport au salariat, de constituer son r&#233;seau d'agences et de se rendre disponible en fonction des propositions. Mieux pay&#233; qu'un salaire mensuel, &#224; court terme, car les cong&#233;s pay&#233;s et une prime de pr&#233;carit&#233; sont g&#233;n&#233;ralement vers&#233;s. Mais sur le plan relationnel, cette libert&#233; est un leurre qui favorise l'indiff&#233;rence et la d&#233;fection. Avec un apparent d&#233;tachement des enjeux institutionnels, un moyen de voyager dans diff&#233;rents &#233;tablissements, faire diff&#233;rents boulots, rencontrer des gens&#8230; furtivement parfois. C'est une forme de tourisme institutionnel, bas&#233; sur le court terme, la pr&#233;carit&#233; et la flexibilit&#233;. Mais c'est aussi un enfermement : il faut toujours &#234;tre disponible pour maintenir son r&#233;seau. L'int&#233;rim est l'un de ces fameux &#233;changes gagnant-gagnant dont le n&#233;olib&#233;ralisme et le management participatif ont le secret. J'ai suivi cette piste pendant plusieurs ann&#233;es, na&#239;vement ou &#224; des fins &#233;mancipatrices pour se faire une place dans la soci&#233;t&#233;. Int&#233;rimaire, saisonnier, CDD, puis CDI, dans la grande distribution, la manutention, la restauration, puis l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e et la formation. J'ai voyag&#233; de petites entreprises en associations, et de r&#233;gion en pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; les valeurs d'ouverture et de curiosit&#233; que comporte cette mobilit&#233;, on peut souligner les limites de cet &#233;tat d'esprit dans le travail social. En effet, l'accompagnement n'est pas compatible avec une certaine vision touristique de la relation. La relation &#224; l'autre demande du temps et aupr&#232;s de personnes vuln&#233;rables, une certaine loyaut&#233;. Car ce sentiment de libert&#233; est bas&#233; sur la d&#233;fection : lorsque les difficult&#233;s s'accumulent, le d&#233;part devient une solution, parfois la seule. Mais ce d&#233;part est-il vraiment un choix ? Les discours publics sur la mobilit&#233; sociale, g&#233;ographique et professionnelle, l'invitation &#224; se former par les voyages et les rencontres sont &#224; la fois un &#171; usage du monde &#187; pour reprendre la belle formule de Nicolas Bouvier (1), mais aussi un frein &#224; la prise de parole. Les politiques n&#233;olib&#233;rales et le nouveau management public peut donc se d&#233;lecter de cette tendance &#224; la mobilit&#233; et la d&#233;fection : pendant que chacun se pr&#233;pare &#224; l'auto-entreprenariat, on ne cherche pas &#224; se mobiliser collectivement pour faire entendre sa voix ! L'int&#233;rim, c'est la pr&#233;carit&#233;, l'ins&#233;curit&#233; sociale comme l'a tr&#232;s bien d&#233;crites le sociologue Robert Castel (2). Quand on est jeune, en pleine sant&#233; et peu soucieux de l'avenir car structur&#233; par un r&#233;seau social qui peut apporter affection, confort et s&#233;r&#233;nit&#233;, tout va bien. Mais dans la dur&#233;e, l'int&#233;rim n'est pas seulement une pr&#233;carisation de soi, c'est une pr&#233;carisation de la relation et, finalement, un retour &#224; l'injustice sociale. Car dans l'int&#233;rim en travail social, il y a bien une logique morale et politique que les politiques &#233;conomiques tentent souvent de dissimuler. Car les m&#233;tiers de l'humain n&#233;cessitent de l'engagement. Que les int&#233;rimaires et les employeurs se retrouvent dans un &#233;change de bons proc&#233;d&#233;s dans le secteur du b&#226;timent ou de la restauration, c'est leur probl&#232;me. Les justifications des uns et des autres servent l'int&#233;r&#234;t individuel, celui de l'employ&#233; et de l'employeur. Le client ne demande qu'&#224; obtenir un bien qui correspond au prix qu'il a pay&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la relation &#233;ducative et d'accompagnement n'est pas la fabrication et la distribution d'un produit en vente sur le march&#233;. Elle a un autre enjeu qui semble parfois ni&#233; : la coh&#233;sion sociale. Faire soci&#233;t&#233; est un acte moral. Quand il s'agit d'accompagner un gamin dans son contrat jeune majeur ou de se substituer &#224; ses parents dans la vie quotidienne, c'est une autre affaire. L'&#233;ducateur peut assumer sa propre pr&#233;carit&#233;, l'employeur peut se justifier comme il peut pour pallier les manques de personnel, mais chacun a le devoir de s'interroger sur ce que cette relation implique dans l'accompagnement d'un enfant &#224; prot&#233;ger. L'int&#233;rim, les contrats &#224; court terme et le turnover sont autant de d&#233;racinements qui r&#233;activent des traumatismes de la s&#233;paration. Or, la relation &#233;ducative est bien une affaire d'enracinement, un devoir dans le regard de l'autre : une obligation morale, plus ou moins tacite, de tenir, d'aller au bout. L'int&#233;rim ne tient rien. Elle pr&#233;carise. Elle atomise. Elle ins&#233;curise tout le monde : &#233;ducateur, employeur et jeunes. C'est un palliatif dans le culte de l'urgence. &#192; terme, c'est une bombe &#224; retardement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question que les managers du social doivent imp&#233;rativement se poser est donc celle-ci : comment anticiper les absences et les d&#233;parts au sein des &#233;quipes pour permettre une continuit&#233; r&#233;elle dans l'accompagnement ? L'urgence et le manque de moyens ne sont pas des excuses valables car la r&#233;alit&#233; des employ&#233;s fait partie de la vie d'une institution. L'ins&#233;curit&#233; est donc un choix strat&#233;gique de la part des managers. C'est un choix politique de la part des conseils d'administration et des financeurs. On ne rappellera jamais trop que le social n'a pas &#233;t&#233; invent&#233; pour le plaisir et qu'il rel&#232;ve en premier, non pas de l'individu, qui fait d'abord ce qu'il peut pour survivre, mais de l'organisation sociale et donc de celles et ceux qui ont la responsabilit&#233; de cette organisation.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Bouvier Nicolas (1963) L'usage du monde, illustrations de Thierry Vernet, Petite Biblioth&#232;que Payot/Voyageurs, 200, 418 p.
(2) Castel Robert (2003) L'ins&#233;curit&#233; sociale. Qu'est-ce qu'&#234;tre prot&#233;g&#233; ? Paris, Seuil, 95 p.&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Coop&#233;rer en travail social</title>
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		<dc:date>2020-11-10T06:49:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>1283</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alors m&#234;me que les acteurs du social continuent, en ce dernier trimestre 2020, de tirer les enseignements du confinement du printemps, voil&#224; que se profile la menace d'une nouvelle vague et la r&#233;alit&#233; de nouvelles restrictions. On ne saurait mieux signifier la n&#233;cessit&#233; de r&#233;flexions au long cours, permettant de prendre la main sur quelques bouleversements cons&#233;quents des pratiques du travail social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi ces bouleversements figure celui qui a recompos&#233; les relations entre les diff&#233;rents acteurs (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors m&#234;me que les acteurs du social continuent, en ce dernier trimestre 2020, de tirer les enseignements du confinement du printemps, voil&#224; que se profile la menace d'une nouvelle vague et la r&#233;alit&#233; de nouvelles restrictions. On ne saurait mieux signifier la n&#233;cessit&#233; de r&#233;flexions au long cours, permettant de prendre la main sur quelques bouleversements cons&#233;quents des pratiques du travail social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi ces bouleversements figure celui qui a recompos&#233; les relations entre les diff&#233;rents acteurs du social que sont, de mani&#232;re synth&#233;tique : les prescripteurs et gestionnaires publics ; les gestionnaires priv&#233;s ; les professionnels ; les usagers. Or, la pand&#233;mie a introduit quelques ruptures dans ce paysage bien install&#233;. Parmi les prescripteurs publics, l'&#201;tat, garant du cadre, a tangu&#233; ; l'&#201;tat protecteur a sembl&#233; ne plus savoir comment prot&#233;ger. Parmi les gestionnaires priv&#233;s, les associations ont d&#251;, dans l'urgence, prendre des mesures de protection indiff&#233;remment adress&#233;es &#224; leurs salari&#233;s et aux usagers. Dans les &#233;tablissements et services sociaux et m&#233;dico-sociaux, professionnels et usagers se sont trouv&#233;s rapproch&#233;s et reli&#233;s par un v&#233;cu commun : la crise sanitaire et le confinement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant plus particuli&#232;rement le secteur priv&#233; non lucratif, l'on pourrait envisager de prolonger les exp&#233;riences v&#233;cues dans l'improvisation, en les reliant &#224; des pratiques d&#233;j&#224; inaugur&#233;es, d'une part, mais &#233;galement &#224; des perspectives plus innovantes, d'autre part.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme fil conducteur de la r&#233;flexion propos&#233;e, on consid&#233;rera le travail social sous l'angle de la participation et de la coop&#233;ration. Dans cette optique, pr&#233;cisons tout d'abord que ces &#233;tablissement et services, ces fameux &#201;tablissements sociaux et m&#233;dico-sociaux (ESMS), lorsqu'ils appartiennent au secteur priv&#233; non lucratif, doivent &#234;tre appr&#233;hend&#233;s comme des organisations d'&#233;conomie sociale et solidaire (ESS), tout simplement parce que leur association de gestion le sont. Ce simple rappel peut ouvrir la voie &#224; des changements que je voudrais maintenant &#233;voquer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les ESMS sont aujourd'hui structur&#233;s autour d'un projet, d'&#233;tablissement ou de service, dont l'&#233;laboration doit, selon une recommandation de la d&#233;funte ANESM (1), associer fortement les usagers. Ces derniers sont alors consid&#233;r&#233;s comme &#171; &lt;i&gt;&#8239;parties prenantes&lt;/i&gt; &#187; (2), au m&#234;me titre que les professionnels et les partenaires. Il parait donc l&#233;gitime d'envisager le projet comme une ambition commune, construite conjointement par ces diff&#233;rentes cat&#233;gories d'acteurs. Outre cette forte incitation r&#233;glementaire, l'on voit parfois affirm&#233;e dans les projets associatifs ou ceux des &#233;tablissements et services la n&#233;cessit&#233; d'&#233;quivalence de traitement entre professionnels et usagers, que ce soit en termes de bientraitance ou de participation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces diff&#233;rentes approches semblent partager un id&#233;al de communaut&#233; de projet. Mais les obstacles sont nombreux, de natures diverses, qui interdisent de fait, le plus souvent, la r&#233;alisation de cet id&#233;al. S'il n'existe aucune solution magique, la voie organisationnelle peut cependant ouvrir des horizons. Reprenons alors la perspective de l'&#233;conomie sociale et solidaire. Parmi les quatre grandes forme statutaires d&#233;finissant l'ESS &#8212; la mutuelle ; la soci&#233;t&#233; coop&#233;rative de production (SCOP) ; l'association ; la fondation (3) &#8212;, je propose d'exclure &#224; ce stade le statut mutualiste, d'inclure, &#224; l'inverse, la nouvelle forme coop&#233;rative qu'est la Soci&#233;t&#233; coop&#233;rative d'int&#233;r&#234;t collectif (SCIC) et d'observer ces quatre types d'organisation du point de vue du fil conducteur &#233;voqu&#233;, soit la participation coop&#233;rative.&lt;br class='autobr' /&gt;
La forme la plus fr&#233;quente dans les ESMS du secteur priv&#233; non lucratif est l'association dont la gouvernance est fond&#233;e sur l'&#233;lection des instances dirigeantes par les personnes physiques qui en sont membres. Les salari&#233;s et usagers peuvent en faire partie, s'ils deviennent adh&#233;rents, ce qui est plut&#244;t rare. Il existe aussi des Fondations fonctionnant sans adh&#233;rents et donc sans participation autre que celui du Conseil d'administration qui les dirigent. Les SCOP, quant &#224; elles, peuvent ouvrir leurs instances aux salari&#233;s et/ou aux consommateurs. Elles pourraient int&#233;grer le secteur des ESMS. Mais, il n'y a pas &#224; ce jour d'exp&#233;rience rep&#233;r&#233;e. C'est vraiment la forme des SCIC qui permet le mieux de faire participer salari&#233;s et b&#233;n&#233;ficiaires, puisque ces deux cat&#233;gories d'acteurs font obligatoirement partie des trois cat&#233;gories (personnes physiques ou morales) qui, au minimum, doivent composer la soci&#233;t&#233;. Sur les 627 SCIC recens&#233;es en 2016, 86 (pr&#232;s de 14&#8239;%) interviennent dans le secteur &#171; &lt;i&gt;&#8239;Services de proximit&#233;, sant&#233;, social, handicap, petite enfance, h&#233;bergement&#8239;&lt;/i&gt; &#187; (3). &#192; titre d'exemple : une maison de retraite &#224; Cerizay en 2016 ; un chantier d'insertion qui, en Occitanie, en 2018 ; en Loire-Atlantique, une entreprise adapt&#233;e fin 2018.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;l&#233;ments pr&#233;sent&#233;s ci-dessus appellent au moins deux commentaires portant, respectivement, sur la forme juridique et sur les pratiques sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant la forme juridique, il parait peu contestable que la SCIC introduit au moins deux innovations majeures au travail social : la premi&#232;re est l'introduction d'une &#233;galit&#233; radicale entre professionnels-associ&#233;s et usagers-associ&#233;s, au nom du principe &#171; un homme/une voix &#187; ; la seconde est l'institutionnalisation d'un projet commun sous la forme coop&#233;rative. De ce seul point de vue, la SCIC ouvre des opportunit&#233;s sup&#233;rieures &#224; celles offertes par les trois autres statuts. Signalons, au passage, qu'elle ouvre des perspectives int&#233;ressantes du point de vue des relations avec les financeurs publics et les partenaires. Concernant ce dernier point, les clients des ESAT pourraient, par exemple, plus facilement acc&#233;der au statut de partenaire d'un projet partag&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1851 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L367xH460/capture_d_e_cran_2020-11-07_a_07.39.26-e3757.png?1693569672' width='367' height='460' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Pour ce qui est des pratiques sociales on observera, &#224; l'inverse, que la plasticit&#233; du mod&#232;le associatif permet, par une simple modification des statuts, d'ouvrir la possibilit&#233; d'adh&#233;sion &#224; ses salari&#233;s et aux usagers. Ces exp&#233;riences sont rares, mais elles existent, et il serait &#233;videmment tr&#232;s souhaitable d'en observer les effets par le truchement, par exemple, de recherches-action associant les principaux acteurs. Une m&#234;me d&#233;marche devrait &#234;tre mise en &#339;uvre du c&#244;t&#233; des SCIC, permettant d'appr&#233;cier le degr&#233; de r&#233;alisation des promesses d'un cadre innovant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les formes d'organisation aujourd'hui existantes ouvrent des possibles qu'il me parait souhaitable d'explorer, avec imagination et rigueur, en gardant &#224; l'esprit que ce seront les pratiques sociales qui resteront d&#233;cisives. Le point commun de ces diff&#233;rentes options est de se situer au service du travail social pens&#233; comme une forme de solidarit&#233; en actes : comme forme op&#233;rationnelle de l'action sociale, incarnation de la solidarit&#233; nationale dont les travailleurs sociaux sont les agents ; ou bien comme incarnation d'une solidarit&#233; v&#233;cue, au sens qui en est donn&#233; par l'&#233;conomie solidaire, c'est-&#224;-dire construite sur des relations d'interd&#233;pendance et de r&#233;ciprocit&#233;, en l'occurrence entre des citoyens travailleurs sociaux et des citoyens exprimant, conjoncturellement ou durablement, le besoin d'une aide particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) Agence nationale de l'&#233;valuation et de la qualit&#233; des &#233;tablissements et services sociaux et m&#233;dico-sociaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &#171; &#201;laboration, r&#233;daction et animation du projet d'&#233;tablissement ou de service &#187;, Recommandations de bonnes pratiques professionnelles, ANESM, d&#233;cembre&#8239;2009.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Je fais volontairement l'impasse sur la diversification des formes juridiques autoris&#233;e par la loi du 30&#8239;juillet 2014, laquelle ouvre d'autres perspectives et d'autres d&#233;bats&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) CGSCOP, R&#233;sultats de l'enqu&#234;te sur les SCIC, chiffres 2 016.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Va-t-on payer pour travailler ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Va-t-on-payer-pour-travailler</link>
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		<dc:date>2019-05-27T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>1252</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les employeurs se montrent tr&#232;s cr&#233;atifs quand il s'agit d'accro&#238;tre la part du travail gratuit. Les compagnies d'aviation ont transf&#233;r&#233; sur leurs futurs pilotes le co&#251;t de leur formation. Le forfait jour cr&#233;&#233; par la loi Aubry 2 permet aux cadres de travailler jusqu'&#224; 78 heures par semaine sans paiement de leurs heures suppl&#233;mentaires. La mise en situation professionnelle que proposent l'apprentissage, les contrats professionnels, les stages ou le service civique constituent une formidable aubaine pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton5858-478af.jpg?1694661196' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les employeurs se montrent tr&#232;s cr&#233;atifs quand il s'agit d'accro&#238;tre la part du travail gratuit. Les compagnies d'aviation ont transf&#233;r&#233; sur leurs futurs pilotes le co&#251;t de leur formation. Le forfait jour cr&#233;&#233; par la loi Aubry 2 permet aux cadres de travailler jusqu'&#224; 78 heures par semaine sans paiement de leurs heures suppl&#233;mentaires. La mise en situation professionnelle que proposent l'apprentissage, les contrats professionnels, les stages ou le service civique constituent une formidable aubaine pour fournir de la main-d'&#339;uvre &#224; bon march&#233; : 2 100 000 emplois r&#233;mun&#233;r&#233;s entre 35 et 80 % du SMIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'externalisation de nombreuses fonctions jusque-l&#224; int&#233;gr&#233;es aux entreprises a permis de faire notablement baisser les co&#251;ts. Mis en concurrence lors d'appels d'offres, les services proposant le m&#233;nage, le gardiennage, la restauration, la gestion du courrier, la conciergerie, etc. baissent leur prix pour emporter le march&#233;, exigeant de leurs salari&#233;s d'en faire toujours plus, pour moins de r&#233;mun&#233;ration. La d&#233;localisation &#224; l'&#233;tranger de plateformes d'appel t&#233;l&#233;phonique permet l&#224; aussi de r&#233;duire notablement les salaires. Et puis, il y a cette invention g&#233;niale : demander au client d'effectuer le travail r&#233;alis&#233; jusque-l&#224; par des salari&#233;s : conseil en ligne, impression des billets chez soi, caisses automatiques&#8230; D&#233;cid&#233;ment, l'optimisation salariale vient concurrencer l'optimisation fiscale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Stock, 2016, (302 p. &#8211; 19&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les entreprises humanistes</title>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
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&lt;p&gt;S'appuyant sur de solides &#233;tudes scientifiques et de nombreux exemples de terrain plus surprenants les uns que les autres, Jacques Lecomte affirme avec force que non seulement il est possible de trouver du sens et du bonheur dans son travail, mais que les entreprises o&#249; il fait bon vivre existent bel et bien, sans que cela nuise &#224; leur comp&#233;titivit&#233;. Si les loisirs apportent de la joie, de la d&#233;tente et des sensations fortes, seule la conduite d'un travail auquel l'on croit procure une haute (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton5054-d9ac8.jpg?1693464289' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'appuyant sur de solides &#233;tudes scientifiques et de nombreux exemples de terrain plus surprenants les uns que les autres, Jacques Lecomte affirme avec force que non seulement il est possible de trouver du sens et du bonheur dans son travail, mais que les entreprises o&#249; il fait bon vivre existent bel et bien, sans que cela nuise &#224; leur comp&#233;titivit&#233;. Si les loisirs apportent de la joie, de la d&#233;tente et des sensations fortes, seule la conduite d'un travail auquel l'on croit procure une haute satisfaction. La raison est &#224; rechercher du c&#244;t&#233; de la valorisation et de la reconnaissance dans la contribution &#224; la cr&#233;ation d'une &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, le sentiment de se r&#233;aliser, condition du bien-&#234;tre au travail, ne concerne pas uniquement les salari&#233;s. Il impr&#232;gne potentiellement tout autant des entrepreneurs qui peuvent aussi se montrer soucieux des &#234;tres humains non r&#233;ductibles &#224; des seules &#171; ressources &#187;. Certes, l'&#233;conomie capitaliste nous a habitu&#233;s &#224; l'utilisation des salari&#233;s comme variable d'ajustement du taux de profit. Pour autant, se d&#233;ploie &#224; bas bruit une autre mani&#232;re de g&#233;rer l'entreprise fond&#233;e sur l'int&#233;r&#234;t de l'activit&#233; et la qualit&#233; des relations humaines. Si bien des entrepreneurs n'en ont cure, d'autres y sont sensibles. Et lorsque ces derniers choisissent de s'appuyer sur la coop&#233;ration, plut&#244;t que sur la comp&#233;tition, ce n'est pas par souci d'atteindre une meilleure performance (pourtant d&#233;montr&#233;e), mais pour la satisfaction que procurent le travail d'&#233;quipe, la confiance entre collaborateurs et le d&#233;sir collectif d'am&#233;liorer l'efficacit&#233; de l'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur t&#233;moigne tout autant combien la persuasion faisant appel au sens moral ou civique est bien plus efficace que la menace de sanction, &#224; l'image de la gestion exemplaire de certaines situations de pollution massive solutionn&#233;es par un dialogue ouvert, transparent et honn&#234;te. Il en va de m&#234;me de la motivation intrins&#232;que qui s'av&#232;re infiniment plus puissante que toute stimulation extrins&#232;que, comme le montrent ces avocats am&#233;ricains (pourtant pay&#233; 148 000 $ annuels) expliquant &#234;tre bien moins satisfaits de leur travail que des professionnel en protection de l'enfance (n'&#233;margeant, quant &#224; eux, qu'&#224; 23 500 $, soit 6,5 fois moins !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Jacques Lecomte n'est pas dupe, rejetant avec force les tentatives d'instrumentalisation utilitariste et productiviste de la psychologie positive consistant &#224; rendre les salari&#233;s heureux pour qu'ils soient plus rentables, il d&#233;montre n&#233;anmoins qu'&#224; c&#244;t&#233; du cynisme, de la rapacit&#233; et de l'&#233;go&#239;sme existent aussi l'altruisme, l'humanisme et le sens de la justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Les Ar&#232;nes, 2016, (527 p. &#8211; 21,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La com&#233;die humaine du travail</title>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>1194</dc:subject>

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&lt;p&gt;La chronique de la d&#233;professionnalisation syst&#233;matique des travailleurs est au c&#339;ur de l'histoire du travail salari&#233;. Le management a toujours cherch&#233; &#224; d&#233;poss&#233;der les professionnels de leur exp&#233;rience, &#224; limiter le plus possible leurs capacit&#233;s &#224; peser sur l'activit&#233; et &#224; r&#233;duire leur ma&#238;trise du processus de travail. Avec le m&#234;me objectif : contraindre les salari&#233;s &#224; se plier aux normes les plus rentables, du point de vue de l'employeur. Hier, le taylorisme avait r&#233;ussi &#224; d&#233;couper le travail en t&#226;ches (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton5056-70919.jpg?1693464289' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La chronique de la d&#233;professionnalisation syst&#233;matique des travailleurs est au c&#339;ur de l'histoire du travail salari&#233;. Le management a toujours cherch&#233; &#224; d&#233;poss&#233;der les professionnels de leur exp&#233;rience, &#224; limiter le plus possible leurs capacit&#233;s &#224; peser sur l'activit&#233; et &#224; r&#233;duire leur ma&#238;trise du processus de travail. Avec le m&#234;me objectif : contraindre les salari&#233;s &#224; se plier aux normes les plus rentables, du point de vue de l'employeur. Hier, le taylorisme avait r&#233;ussi &#224; d&#233;couper le travail en t&#226;ches &#233;l&#233;mentaires, &#224; le vider de toute prise d'initiative et dimension cognitive. La transformation des ouvriers en simples ex&#233;cutants contribua &#224; les exproprier de leurs biens principaux : leurs connaissances, leur savoir-faire et leur exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette d&#233;shumanisation pass&#233;e, r&#233;pond la surhumanisation d'aujourd'hui. Les fragilit&#233;s mena&#231;ant les performances &#233;tant une fois de plus diagnostiqu&#233;es du c&#244;t&#233; des ressources humaines, les managers contemporains entendent faire plier les salari&#233;s au diktat des indicateurs, des proc&#233;dures et des bonnes pratiques. Ces m&#233;thodes sont &#233;labor&#233;es par des experts ext&#233;rieurs et renouvel&#233;es, sans cesse, en fonction d'un environnement fluctuant. La professionnalisation n'est plus un atout, mais un obstacle. Le salari&#233; doit &#234;tre le relais fiable de la rationalit&#233; &#233;conomique : standardisation, flexibilit&#233;, disponibilit&#233;, individualisation, mise en concurrence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La souffrance au travail tient en partie au brouillage des rep&#232;res et &#224; la d&#233;stabilisation des ancrages acquis par les collectifs. C'est clandestinement que les salari&#233;s prennent des initiatives, tentent de recr&#233;er du sens &#224; leur activit&#233; et se placent &#224; distance du travail prescrit, en s'&#233;loignant de la norme, du r&#232;glement et de la consigne, meilleure garantie pour pr&#233;server l'adaptabilit&#233; de leur t&#226;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2015, (158 p. &#8211; 19&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les d&#233;cisions absurdes II &#8226; Comment les &#233;viter ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-decisions-absurdes-II-o-Comment-les-eviter</link>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
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&lt;p&gt;Se tromper est une constante de toute action humaine. L'ignorer ou pr&#233;tendre l'&#233;viter en faisant confiance &#224; la rationalit&#233; proc&#233;durale constitue la meilleure mani&#232;re de s'enfermer dans son erreur. S'appuyant sur des exp&#233;riences scientifiques et des pratiques de terrain, Christian Morel propose cinq principes constitutifs d'une culture de la fiabilit&#233;. Cette m&#233;thodologie peut &#234;tre mise &#224; profit dans toute organisation cherchant &#224; garantir la qualit&#233; de son action. &lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re m&#233;tar&#232;gle : la coll&#233;gialit&#233;. Il (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1149-" rel="tag"&gt;1149&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton4369-880f1.jpg?1694185648' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se tromper est une constante de toute action humaine. L'ignorer ou pr&#233;tendre l'&#233;viter en faisant confiance &#224; la rationalit&#233; proc&#233;durale constitue la meilleure mani&#232;re de s'enfermer dans son erreur. S'appuyant sur des exp&#233;riences scientifiques et des pratiques de terrain, Christian Morel propose cinq principes constitutifs d'une culture de la fiabilit&#233;. Cette m&#233;thodologie peut &#234;tre mise &#224; profit dans toute organisation cherchant &#224; garantir la qualit&#233; de son action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re m&#233;tar&#232;gle : la coll&#233;gialit&#233;. Il s'agit de travailler &#224; un consensus vrai qui se distingue de l'unanimit&#233; m&#233;diocre (obtenue par pression du groupe ou influence d'un leader) ou de l'unanimit&#233; apparente (qui vole en &#233;clats, d&#232;s que l'on fait parler les silencieux). Elle se construit, en favorisant le d&#233;bat, en suscitant des arguments contradictoires et en consultant largement les acteurs concern&#233;s. C'est l'introduction de la d&#233;mocratie &#224; l'int&#233;rieur du cockpit des avions qui a permis de faire diminuer les accidents a&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde r&#232;gle : renoncer &#224; la subordination absolue &#224; la hi&#233;rarchie, &#224; la soumission aveugle aux r&#232;glements et &#224; l'ob&#233;issance totale aux proc&#233;dures. L'adaptabilit&#233; et la flexibilit&#233; n&#233;cessaire pour r&#233;pondre aux in&#233;vitables ind&#233;terminations et incertitudes inh&#233;rentes &#224; toute action humaine impliquent de laisser place &#224; la contestation mutuelle en &#233;quipe et de donner la priorit&#233; &#224; la comp&#233;tence et &#224; l'expertise sur la cha&#238;ne de commandement. En cas d'incident dans un sous-marin nucl&#233;aire, le commandant s'en remet au technicien poss&#233;dant le savoir n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me facteur de fiabilit&#233; : le renforcement linguistique et visuel des interactions humaines. Reformuler permet de sortir de l'ambigu&#239;t&#233; de toute communication. L'application d'une check list dans la salle d'op&#233;ration d'une dizaine d'h&#244;pitaux dans le monde a permis de diminuer de 57&#8239;% la mortalit&#233; et de 36&#8239;% les complications par rapport aux &#233;tablissements n'appliquant pas cette proc&#233;dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;me principe : l'immunit&#233; quant aux erreurs commises, pour permettre qu'elles soient r&#233;v&#233;l&#233;es et ainsi faciliter les retours d'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinqui&#232;me axe : l'importance de se former aux m&#233;canismes de groupe. La tendance &#224; se focaliser sur les arguments les plus extr&#234;mes, celle qui consiste &#224; se conformer au point de vue majoritaire, le souci de pr&#233;server l'harmonie du groupe, l'habitude de ne retenir que les informations venant confirmer son opinion sont des biais venant perturber l'action d'une &#233;quipe. Il faut les conna&#238;tre, afin de les identifier dans le processus de d&#233;cision. Le respect excessif de l'autorit&#233; &#233;tant le plus vieux dysfonctionnement du monde, le mythe du risque z&#233;ro ayant tendance &#224; s'imposer, la conviction de devoir aller jusqu'au bout envahissant toute action engag&#233;e, Christian Morel affirme la n&#233;cessit&#233; de construire une contre-culture qui permette de modifier nos modes de fonctionnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Gallimard, 2014 (384 p. &#8211; 8,40 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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