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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>L'universit&#233; : entre scientificit&#233; et socialit&#233;</title>
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		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1345</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout syst&#232;me universitaire participerait plus ou moins &#224; la fois &#224; la production et &#224; la reproduction de l'ordre social. La formation universitaire aurait un impact sur la construction des soci&#233;t&#233;s en contribuant au d&#233;veloppement et au progr&#232;s de ces derni&#232;res. Qu'est-ce que l'universit&#233; aujourd'hui ? Essai de r&#233;flexion. &lt;br class='autobr' /&gt; L'universit&#233; est une forgerie o&#249; l'on forme et o&#249; l'on se forme &#224; la citoyennet&#233; dans son sens lato sensu : cohabitation, intercompr&#233;hension, vivre-ensemble, agir-ensemble, qui sont des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1345-" rel="tag"&gt;1345&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tout syst&#232;me universitaire participerait plus ou moins &#224; la fois &#224; la production et &#224; la reproduction de l'ordre social. La formation universitaire aurait un impact sur la construction des soci&#233;t&#233;s en contribuant au d&#233;veloppement et au progr&#232;s de ces derni&#232;res. Qu'est-ce que l'universit&#233; aujourd'hui ? Essai de r&#233;flexion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7279 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH152/capture_d_e_cran_2023-09-12_a_11.39.52-1509f.png?1694642464' width='150' height='152' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; L'universit&#233; est une forgerie o&#249; l'on forme et o&#249; l'on se forme &#224; la citoyennet&#233; dans son sens lato sensu : cohabitation, intercompr&#233;hension, vivre-ensemble, agir-ensemble, qui sont des valeurs soci&#233;tales et humaines. Celles-ci ne d&#233;bouchent pas uniquement sur des savoirs &#224; enseigner, mais sur des savoir-faire, des savoirs en faire, des savoirs y faire et des savoir-&#234;tre &#224; apprendre et &#224; mettre en &#339;uvre. Cela &#233;tant dit, l'universit&#233; est un espace o&#249; se dialoguent l'alt&#233;rit&#233;, l'hospitalit&#233; et l'action sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, les exigences programmatiques emp&#234;chent parfois d'exercer ce type de pratiques sociop&#233;dagogiques et &#233;thiques en raison de l'encadrement du programme et du manquement des moyens didactiques permettant de cultiver humainement l'esprit des form&#233;s. Ces contraintes am&#232;nent &#224; des dissonances sociales telles que la violence, le conflit, la m&#233;compr&#233;hension, le harc&#232;lement&#8230; Ces actes violents se g&#233;n&#232;rent lorsqu'il y a un d&#233;phasage entre ce qui s'enseigne et ce qui se produit socialement. Une sorte de schizophr&#233;nie socio-&#233;ducative, au sens m&#233;dical, qui affecte le &#171; form&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que doit l'universit&#233; &#224; la science et &#224; la soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span class='spip_document_7278 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L370xH459/capture_d_e_cran_2023-09-12_a_11.39.36-8ce65.png?1694642464' width='370' height='459' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; En effet, les enseignants se trouvent parfois contraints d'un descriptif programmatique qui ne r&#233;pond pas, en gros, aux attentes effectives de leurs &#233;tudiants. Quant &#224; ces derniers, ils re&#231;oivent une s&#233;rie de cours qui n'alimentent pas v&#233;ritablement leur besoin et n'&#233;veillent pas leur d&#233;sir. Ce foss&#233; conduit &#224; des marasmes sociaux et &#233;ducatifs : les enseignants et les &#233;tudiants souffrent et les acteurs sociaux souffrent &#233;galement &#224; cause de l'absence d'une coordination entre l'institution, l'instance sociale et le besoin &#233;conomique. Une formation dans l'absolu, en effet, qui n'&#233;value que les savoirs acquis en soi sans cibler les attentes sociales. Conform&#233;ment &#224; ce constat, lors des consultations r&#233;gionales de L'UNESCO, des observations sont revenues comme un leitmotiv (Cabal, 1995 : 13).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Le syst&#232;me universitaire est isol&#233; de la soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; L'expansion rapide a eu un impact n&#233;gatif sur la qualit&#233; des cours et des programmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Les ressources disponibles, mais limit&#233;es ont &#233;t&#233; affect&#233;es &#224; peu de domaines.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; L'Universit&#233; a perdu son monopole de dispensatrice du savoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
La disjonction entre le monde universitaire et celui social exclut la r&#233;flexion sur les probl&#232;mes sociaux. Un essentialisme scientifique se distanciant du social. N&#233;anmoins, l'universit&#233; devrait pr&#233;parer l'&#233;tudiant &#224; &#234;tre un acteur social, qui, par ses actions, participe activement au progr&#232;s social. L'universit&#233; se doit donc, &#224; travers des dispositifs de formation, de r&#233;unir les conditions favorables et de favoriser la construction sociale. Dans cette optique. Il est temps de mettre l'accent sur le dynamisme de fonctionnement du syst&#232;me universitaire et plus pr&#233;cis&#233;ment l'&#233;valuation de la formation dans ce secteur. La prise en compte des conditions de formation des &#233;tudiants est indispensable et doit amener &#224; une r&#233;forme des programmes d'&#233;tudes. Par ailleurs, il ne s'agit pas seulement de d&#233;velopper chez l'&#233;tudiant un savoir au service de la soci&#233;t&#233;, mais surtout de le doter des strat&#233;gies &#233;ducatives et p&#233;dagogiques lui permettant de participer activement et positivement aux pr&#233;occupations de la soci&#233;t&#233;. Le passage de l'action individuelle &#224; celle collective constitue le c&#339;ur de la socialisation des apprentissages. L'enseignement/apprentissage - pour &#234;tre efficace - doit recourir &#224; un guidage et &#224; un ensemble de strat&#233;gies de r&#233;solutions de probl&#232;mes de la soci&#233;t&#233;. &#171; Les universit&#233;s n'&#233;voluent pas en vase clos ; en fait leurs probl&#232;mes sont en grande partie le reflet de notre monde mouvant. Pr&#233;parer, comme l'exigent leurs missions, les jeunes g&#233;n&#233;rations &#224; r&#233;pondre aux besoins de la soci&#233;t&#233; - en tenant compte de l'&#233;volution rapide des savoirs et des comp&#233;tences- exige un effort constant de r&#233;flexion sur les structures et les programmes mis en &#339;uvre et une capacit&#233; de s'adapter aux besoins nouveaux &#187; (ibid)&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cette optique que nous inscrivons notre r&#233;flexion et articulons notre probl&#233;matique autour d'une s&#233;rie de questionnements pivots : quel est l'impact de la formation universitaire sur la construction des soci&#233;t&#233;s ? Comment renforcer le lien entre l'universit&#233; et la soci&#233;t&#233; ? Dans quelle mesure l'universit&#233; pourrait-elle contribuer &#224; entreprendre des actions face aux attentes de la soci&#233;t&#233; ? Comment tirer profit des r&#233;alit&#233;s sociales diverses en contexte universitaire ? Comment l'universit&#233; peut-elle contribuer au d&#233;veloppement et au progr&#232;s de la soci&#233;t&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces questions ont suscit&#233; l'int&#233;r&#234;t de bon nombre de chercheurs et de sp&#233;cialistes consid&#233;rant l'universit&#233; comme productrice de comp&#233;tences professionnelles et cr&#233;atrice d'innovation des strat&#233;gies de recherche efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on dire que l'insouciance sociale (fl&#233;aux) est la r&#233;sultante de l'impens&#233;e scientifique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savoir occupe une place grandissante dans le processus de cr&#233;ation des soci&#233;t&#233;s. En ce sens, l'universit&#233; joue un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans la construction de l'apprentissage tout au long de la vie. La formation universitaire, dans cette perspective, contribue d'une mani&#232;re efficiente &#224; pr&#233;parer des citoyens comp&#233;tents et responsables en contexte professionnel. En effet, le progr&#232;s social et le d&#233;veloppement &#233;conomique sont conditionn&#233;s par la bonne production scientifique et la qualit&#233; de participation universitaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La formation des enseignants &#224; la pratique de la classe, &#224; la relation p&#233;dagogique, au geste professionnel, etc. rapproche la r&#233;alit&#233; sociale de la situation didactique. En ce sens, l'enseignant invente des situations (simulation) ou transpose des faits sociaux (transfert) pour mettre l'apprenant dans &#171; le bain social &#187;. Celui-ci vient de la soci&#233;t&#233; et y revient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'universit&#233; est-elle au service de la soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'universit&#233; est un lieu propice d'accroissement des connaissances. La production des savoirs et la mise en &#339;uvre des savoir-faire ainsi que leur renouvellement et leur transfert sont d&#233;pendants, pour une large part, du r&#244;le de l'universit&#233;, dont les finalit&#233;s sont : la r&#233;flexion, la critique et l'analyse (Achaibou, 2009 : 8). Le syst&#232;me universitaire en tant qu'institution assume une diversit&#233; de fonctions, dont l'une est la socialisation dans la mesure o&#249; elle permet aux &#233;tudiants de s'adapter aux besoins sociaux et de r&#233;pondre aux exigences du monde &#233;conomique. Selon Touraine : &#171; Tout syst&#232;me universitaire participe plus ou moins &#224; la fois &#224; la production et &#224; la reproduction de l'ordre social. Le premier r&#244;le est le plus important quand s'installe un type nouveau de soci&#233;t&#233;, d&#233;fini par un nouveau mod&#232;le de connaissances et un nouveau mod&#232;le culturel en m&#234;me temps que par un nouveau type d'accumulation et donc d'organisation &#233;conomique &#187; (1972 : 61).&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, l'appr&#233;hension sociale par l'universit&#233; consiste en la r&#233;solution de ses pr&#233;occupations telles que l'ignorance, la faim, la pauvret&#233; et les maladies. La soci&#233;t&#233; esp&#232;re que, par ces actions majeures, l'universit&#233; contribue au d&#233;veloppement social et &#233;conomique. Dans l'accomplissement de sa mission, cet &#233;tablissement d'enseignement sup&#233;rieur est cens&#233; offrir un savoir scientifique suffisant dont la soci&#233;t&#233; a besoin, tout en assurant la compl&#233;mentarit&#233; entre la scientificit&#233; et la socialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
R&#233;f&#233;rences bibliographiques
Achaibou, M.&#8239;(2009). Du r&#244;le de l'universit&#233; aux prises de r&#244;les des universitaires. Dirassat Fi-Oloum El-Ijtimaia, 9 (1), pp. 7 - 23. &lt;a href=&#034;https://www.asjp.cerist.dz/en/article/131272&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.asjp.cerist.dz/en/article/131272&lt;/a&gt;
Borrero Cabal, A. (1995). &lt;i&gt;L'Universit&#233; aujourd'hui&lt;/i&gt;. Unesco.
Touraine, A. (1972). Universit&#233; et soci&#233;t&#233; aux Etats-Unis. Seuil.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pauvret&#233; et strat&#233;gies de survie </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pauvrete-et-strategies-de-survie</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Aide sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pauvret&#233; : une construction sociale ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les pauvres ont toujours &#233;t&#233; d&#233;finis par les riches comme ceux qui n&#233;cessitent une aum&#244;ne, une aide et la charit&#233;, les historiens modernes ont replac&#233; les pauvres comme des acteurs de leur propre survie et singuli&#232;rement comme des acteurs &#233;conomiques et sociaux non n&#233;gligeables. La pauvret&#233; reste cependant un ph&#233;nom&#232;ne socialement construit qui d&#233;pend essentiellement des perceptions que chacun a de soi et la d&#233;finition de la pauvret&#233; varie d'un milieu &#224; un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH150/arton10961-117c3.jpg?1693464261' width='110' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pauvret&#233; : une construction sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les pauvres ont toujours &#233;t&#233; d&#233;finis par les riches comme ceux qui n&#233;cessitent une aum&#244;ne, une aide et la charit&#233;, les historiens modernes ont replac&#233; les pauvres comme des acteurs de leur propre survie et singuli&#232;rement comme des acteurs &#233;conomiques et sociaux non n&#233;gligeables. La pauvret&#233; reste cependant un ph&#233;nom&#232;ne socialement construit qui d&#233;pend essentiellement des perceptions que chacun a de soi et la d&#233;finition de la pauvret&#233; varie d'un milieu &#224; un autre, d'un pays &#224; un autre. Quelles sont les strat&#233;gies de survie mises en place par les pauvres depuis toujours ? L'inscription dans des &#233;conomies parall&#232;les, des poly activit&#233;s adapt&#233;es &#224; des besoins changeants, les amis, la famille, etc. Le pauvre est aussi par d&#233;finition la premi&#232;re victime d'un syst&#232;me mis en place pour ceux qui poss&#232;dent et th&#233;saurisent. Le cr&#233;dit y est syst&#233;matique, l'usure aussi, l'exploitation de la force de travail &#233;galement. L'autrice rentre plus en d&#233;tail, &#224; partir de donn&#233;es statistiques, sur une sociologie plus pr&#233;cise de la pauvret&#233; en France et ailleurs. Les familles monoparentales restent les types de familles les plus pauvres. Individuellement, les profils sont extr&#234;mement vari&#233;s, car la pauvret&#233; s'accompagne souvent de carences en termes de capital culturel, capital social, capital relationnel. Si les gar&#231;ons historiquement sont plus pauvres que les filles entre 5 et 14 ans, la tendance s'inverse &#224; l'&#226;ge adulte, sans doute parce que l'acc&#232;s aux modes de survie pr&#233;caires est plus facile pour les hommes : petits boulots, r&#233;cup&#233;ration, r&#233;paration avant revente, etc. Ainsi la pauvret&#233; se r&#233;v&#232;le &#234;tre un syst&#232;me inclus dans notre syst&#232;me g&#233;n&#233;ral. Elle est engendr&#233;e par la richesse en miroir, il n'y a pas de pays riches qui n'ait &#171; ses pauvres &#187; comme il n'y avait pas de paroisses sans ses n&#233;cessiteux. L'autrice navigue g&#233;ographiquement pour nous montrer la permanence des moyens de survie d'un pays &#224; l'autre et historiquement pour d&#233;montrer que les modes d'existence des pauvres se sont modifi&#233;s, certes, mais dans une sorte de structure g&#233;n&#233;rale permanente. Le syst&#232;me social d'aide a pris la place de l'aum&#244;ne catholique, mais finalement, le bon pauvre reste celui qui r&#233;pond aux exigences morales, de soumission, de socialisation de celui qui lui donne. (&#192; ce titre, le travail social est questionn&#233;. Comment le travailleur social se positionne-t-il vis-&#224;-vis du pouvoir qui lui est donn&#233; par sa fonction d'aide, d'interm&#233;diaire avec les autorit&#233;s, d'accompagnement &#224; la recherche d'allocations, de logement, de travail ? Qu'exige-t-il, de r&#233;el ou symbolique, consciemment ou inconsciemment, en &#233;change de son travail ? Quelles transformations, quelle d&#233;culturation, quelle soumission de celui qu'il aide ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;tienne Liebig&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Laurence Fontaine est historienne sp&#233;cialiste des migrations temporaires et des cultures de l'&#233;conomie dans l'Europe moderne, elle analyse dans ce petit ouvrage indispensable l'histoire de la pauvret&#233;, son r&#244;le dans l'organisation des soci&#233;t&#233;s anciennes et modernes, elle montre aussi comment le pauvre est souvent maintenu traditionnellement hors du champ du travail le plus r&#233;mun&#233;rateur, mais aussi dans nos soci&#233;t&#233;s modernes, en dehors du champ culturel et social ou des r&#233;seaux sociaux. La pauvret&#233; apparait alors comme une construction sociale litt&#233;ralement induite par le fonctionnement m&#234;me de notre soci&#233;t&#233;, bien au-del&#224; du mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Rue d'Ulm, 2 008 (70 p., 6 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le berceau des dominations</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-berceau-des-dominations</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>Inceste</dc:subject>
		<dc:subject>1337</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un marqueur du patriarcat &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment comprendre le paradoxe d'un inceste bien trop courant, alors m&#234;me qu'il est interdit, sans se poser la question de son r&#244;le structurant pour l'ordre social et d'outil primal de la domination de genre et de classe ? Avant de r&#233;pondre &#224; cette question troublante, l'auteure a interrog&#233; un panel de vingt-deux d&#233;tenus condamn&#233;s pour ce crime. Consciente de la faiblesse de cet &#233;chantillon, elle n'en tire pas moins un certain nombre de constats. L'incesteur n'est pas une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1337-" rel="tag"&gt;1337&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton10894-0a9d8.jpg?1693628422' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un marqueur du patriarcat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment comprendre le paradoxe d'un inceste bien trop courant, alors m&#234;me qu'il est interdit, sans se poser la question de son r&#244;le structurant pour l'ordre social et d'outil primal de la domination de genre et de classe ? Avant de r&#233;pondre &#224; cette question troublante, l'auteure a interrog&#233; un panel de vingt-deux d&#233;tenus condamn&#233;s pour ce crime. Consciente de la faiblesse de cet &#233;chantillon, elle n'en tire pas moins un certain nombre de constats. L'incesteur n'est pas une personne d&#233;viante. Aucun profil-type n'est possible. Sa famille est comme les autres. Les femmes peuvent y participer, elles aussi. Tout comme les a&#238;n&#233;s de la fratrie. La repr&#233;sentation simpliste du p&#233;dophile sadique et violent est battue en br&#232;che : 80&#8239;% des agressions sexuelles sur des enfants sont commises par des familiers. Ce sont des hommes ordinaires trouvant l&#233;gitimes que leurs enfants soient &#224; leur disposition. &#192; cet effet, la virginit&#233; leur semble essentielle, la nubilit&#233; octroyant un devoir de disponibilit&#233;. L'incest&#233; est habitu&#233; &#224; ob&#233;ir &#224; son agresseur qu'il aime et &#224; qui il cherche &#224; faire plaisir. L'incesteur n'a pas besoin de lui intimer le silence. Sa victime se tait d'elle-m&#234;me, ce qu'il interpr&#232;te comme la preuve de sa collaboration. C'est d'ailleurs l&#224; une strat&#233;gie constante que d'attribuer &#224; l'enfant un libre-arbitre et donc de lui faire porter la responsabilit&#233; de ce qu'il subit. Si 30&#8239;% des agresseurs ont &#233;t&#233; agress&#233;s eux-m&#234;mes dans leur enfance, tous les incest&#233;s ne deviennent pas des incesteurs. Quand l'enfant a tent&#233; de dire ce qu'il avait subi, sans succ&#232;s, il s'enferme dans le silence. La bonne conduite n'est pas de s'abstenir d'incester mais de ne pas en parler. Les femmes qui r&#233;v&#232;lent plus tard sont jug&#233;es perturb&#233;es, mythomanes, aigries, influenc&#233;es, manipul&#233;es. Toute famille pr&#233;f&#232;re compter parmi ses membres une menteuse compulsive qu'un incesteur. La r&#233;v&#233;lation d'une agression p&#233;dophile entra&#238;ne l'opprobre contre l'agresseur et la sympathie envers la victime. Il n'en va pas de m&#234;me avec l'inceste. Quand l'auteur est condamn&#233;, son temps d'emprisonnement est assimil&#233; &#224; une absence pour d&#233;m&#233;nagement, sa place &#233;tant gard&#233;e pour son retour. R&#233;duire l'inceste &#224; un probl&#232;me pathologique permet d'esquiver la question politique qu'il pose : l'ordre social l'admet comme symbole de pouvoir et de puissance, mais interdit qu'on en parle. En affirmant qu'il ne doit pas avoir lieu, il d&#233;cr&#232;te que son existence est forc&#233;ment isol&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Pocket, 2021, (401 p. &#8211; 9 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'interdit de l'inceste &#224; travers les si&#232;cles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-interdit-de-l-inceste-a-travers-les-siecles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-interdit-de-l-inceste-a-travers-les-siecles</guid>
		<dc:date>2023-04-10T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>Inceste</dc:subject>
		<dc:subject>1337</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Universalit&#233; ou sp&#233;cificit&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'interdiction de l'inceste d&#233;signe le refus des relations sexuelles entre des personnes semblables, ayant en commun des composantes de leur &#234;tre soit physique (le sperme, le sang, le lait ou la chair), soit immat&#233;riel (l'&#226;me ou le nom). Excluant toute permissivit&#233; sexuelle, elle fixe la substance dont le partage n'est pas accept&#233;, fondant ainsi l'appartenance &#224; une communaut&#233;. Autant dire que cette prohibition pour universelle qu'elle soit rev&#234;t des formes &#224; chaque fois (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Universalit&#233; ou sp&#233;cificit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interdiction de l'inceste d&#233;signe le refus des relations sexuelles entre des personnes semblables, ayant en commun des composantes de leur &#234;tre soit physique (le sperme, le sang, le lait ou la chair), soit immat&#233;riel (l'&#226;me ou le nom). Excluant toute permissivit&#233; sexuelle, elle fixe la substance dont le partage n'est pas accept&#233;, fondant ainsi l'appartenance &#224; une communaut&#233;. Autant dire que cette prohibition pour universelle qu'elle soit rev&#234;t des formes &#224; chaque fois diff&#233;rentes, propres au syst&#232;me de croyance collective forg&#233;e d'une mani&#232;re &#224; chaque fois sp&#233;cifique. Cette prohibition rel&#232;ve &#224; la fois d'une proscription (pr&#233;cisant ce qui n'est pas permis) et d'une prescription (s'allier &#224; d'autres pour continuer &#224; exister). Nulle part, les rapports entre un homme et une femme ne sont consid&#233;r&#233;s comme suffisants pour fabriquer un enfant. Partout, la parent&#233; sociale est distingu&#233;e de la parent&#233; biologique et les principes de descendances rel&#232;vent de constructions culturelles. &#192; l'image de ces soci&#233;t&#233;s ne consid&#233;rant pas le sperme comme ayant un r&#244;le quelconque dans la procr&#233;ation, niant donc au g&#233;niteur toute fonction et ne consid&#233;rant pas en cons&#233;quence ses rapports sexuels avec sa fille comme incestueux. Dans d'autres cultures, tous les fr&#232;res du p&#232;re sont consid&#233;r&#233;s comme des p&#232;res, toutes les s&#339;urs de la m&#232;re comme des m&#232;res et tous les cousins/cousines comme des fr&#232;res et s&#339;urs, interdisant d&#232;s lors toute relation procr&#233;ative avec les membres de cette parent&#233; &#233;largie. &#192; Bali les jumeaux sont consid&#233;r&#233;s comme divins chez les nobles et incestueux dans une famille ordinaire. Le social devient parental qui &#224; son tour, devient sexuel, sexualit&#233; qui est alors mise au service de la production de la soci&#233;t&#233;. Et chacune de ces repr&#233;sentations est consid&#233;r&#233;e comme naturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;CNRS &#233;ditions, 2021, (121 p. &#8211; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Revenir vivre en famille. Devenir adulte autrement</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Revenir-vivre-en-famille-Devenir-adulte-autrement</link>
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		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Retour au bercail &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mod&#232;le de transition vers l'&#226;ge adulte, qui a longtemps pr&#233;valu en France, impliquait la d&#233;cohabitation et la prise de distance d'avec ses parents. Une autre modalit&#233; de parcours se fait jour depuis quelques ann&#233;es : l'exp&#233;rimentation des retours dans le giron familial, apr&#232;s un premier d&#233;part, repla&#231;ant ainsi la famille au c&#339;ur du processus d'autonomisation du jeune adulte. Ce ph&#233;nom&#232;ne, qui se r&#233;pand dans bien d'autres pays, trouve son origine dans la pr&#233;carit&#233; des conditions (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour au bercail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le de transition vers l'&#226;ge adulte, qui a longtemps pr&#233;valu en France, impliquait la d&#233;cohabitation et la prise de distance d'avec ses parents. Une autre modalit&#233; de parcours se fait jour depuis quelques ann&#233;es : l'exp&#233;rimentation des retours dans le giron familial, apr&#232;s un premier d&#233;part, repla&#231;ant ainsi la famille au c&#339;ur du processus d'autonomisation du jeune adulte. Ce ph&#233;nom&#232;ne, qui se r&#233;pand dans bien d'autres pays, trouve son origine dans la pr&#233;carit&#233; des conditions d'existence au premier rang desquelles l'emploi incertain et les faibles niveaux de r&#233;mun&#233;ration qui frappent en premier les plus jeunes. Le poids de ces facteurs est encore aggrav&#233; par les prix &#233;lev&#233;s du march&#233; immobilier. Il y a d'abord les &#233;tudiants qui r&#233;int&#232;grent le domicile familial, &#224; l'issue de leurs &#233;tudes, dans l'attente d'un premier emploi. D'autres jeunes reviennent chez leurs parents, pour faire des &#233;conomies en vue d'un projet. D'autres encore viennent se r&#233;fugier, apr&#232;s une rupture sentimentale ou un &#233;chec professionnel, voire en r&#233;action &#224; une situation de violence conjugale. Et puis il y a le constat du manque de pr&#233;paration ou de maturit&#233; face &#224; la gestion financi&#232;re, &#224; la solitude ou au manque affectif trop lourds &#224; supporter. Selon que le choix du retour est contraint ou choisi, il sera per&#231;u diff&#233;remment : avec un sentiment de rupture ou de nouveau d&#233;part, de r&#233;gression ou de continuit&#233;, d'&#233;preuve n&#233;cessitant une reconstruction ou de s&#233;curisation du parcours, de culpabilisation ou de l&#233;gitime solidarit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle, d'&#233;chec ou de ressourcement, de refuge ou de tremplin. Certains jeunes consid&#232;rent que m&#234;me si leurs parents n'en ont peut-&#234;tre pas envie, ils n'ont pas le choix. Pour autant, la recohabitation ne va pas de soi : plus pesante quand l'ambiance &#233;tait conflictuelle avant le premier d&#233;part et plus facile quand elle &#233;tait harmonieuse. Ce qui peut poser probl&#232;me, c'est le r&#233;tablissement des contraintes et des contr&#244;les, proches de ceux subis dans l'enfance et l'adolescence, surtout quand ces postures sont le corollaire impos&#233; du soutien affectif et &#233;conomique. Plus ce retour appara&#238;t transitoire, moins il pose probl&#232;me. &#192; l'inverse, toute prolongation peut &#234;tre source de tension. Dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui, l'enjeu est de taille : si les familles ne r&#233;apprennent pas &#224; vivre avec le retour de leurs enfants, c'est la rue qui les attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Le bord de l'eau, 2020, (247 p. &#8211; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La fracture </title>
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		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>Jeunesse</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Portrait de jeunes &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-il possible de dresser le tableau de la jeunesse d'aujourd'hui ? Chacune se suivant sans se ressembler, leur comparaison permet de mesurer les tendances du temps. Un sondage intitul&#233; &#171; Nouvelle Vague &#187; tenta de le faire en 1959. L'op&#233;ration fut reconduite tous les dix ans depuis (1969, 1975, 1988, 1999). Et puis plus rien depuis les vingt derni&#232;res ann&#233;es. L'&#233;tude men&#233;e du 12 au 17 f&#233;vrier 2021 aupr&#232;s de mille cinq cents personnes &#226;g&#233;es de 18 &#224; 30 ans est venue ressusciter cette (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Portrait de jeunes &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il possible de dresser le tableau de la jeunesse d'aujourd'hui ? Chacune se suivant sans se ressembler, leur comparaison permet de mesurer les tendances du temps. Un sondage intitul&#233; &#171; Nouvelle Vague &#187; tenta de le faire en 1959. L'op&#233;ration fut reconduite tous les dix ans depuis (1969, 1975, 1988, 1999). Et puis plus rien depuis les vingt derni&#232;res ann&#233;es. L'&#233;tude men&#233;e du 12 au 17 f&#233;vrier 2021 aupr&#232;s de mille cinq cents personnes &#226;g&#233;es de 18 &#224; 30 ans est venue ressusciter cette d&#233;marche. Cette g&#233;n&#233;ration consid&#232;re &#224; 43 % qu'elle a de la chance de vivre &#224; son &#233;poque contre 83 % en 1999. Sans surprise, elle pl&#233;biscite les valeurs de la famille (92 %) et du travail (82 %), mais plus &#233;tonnant aussi celle de l'autorit&#233; (62 %). L'adh&#233;sion &#224; la petite entreprise du coin de la rue s'articule avec le rejet des grands groupes, les notions lib&#233;rales de profit, d'&#233;conomie de march&#233; et de comp&#233;titivit&#233; &#233;tant valoris&#233;es pour respectivement de 58 %, 60 % et 68 %. Seuls 42 % croient &#224; l'importance d'avoir un id&#233;al pour r&#233;ussir sa vie, contre 82 % en 1999. &#201;merge, toutefois, une extr&#234;me sensibilit&#233; aux discriminations de toutes sortes, 60 % jugeant notre soci&#233;t&#233; injuste et 35 % seulement des moins de 25 ans approuvant la publication des caricatures de Mahomet. Au final, un portrait montrant une grande vitalit&#233; et une vraie capacit&#233; &#224; se projeter, mais tout autant un grand scepticisme envers leurs a&#238;n&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Les Ar&#232;nes, 2021, (281 p. -19,90 &#8364; )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Jeunes au volant</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-Jeunes-au-volant</link>
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		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>Jeunesse</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La route des jeunes &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'obtention du permis de conduire a acquis le statut de norme sociale et de rite de passage vers l'&#226;ge adulte, l'usage de la voiture n'est pas seulement de l'ordre de l'utilitaire. Certes, elle repr&#233;sente d'abord une opportunit&#233; de mobilit&#233; sociale, la possibilit&#233; de se rapprocher rapidement d'un tiers spatialement &#233;loign&#233; permettant de d&#233;cupler le pouvoir de contr&#244;le de la densification du temps. Mais, elle constitue aussi un puissant symbole d'affirmation de soi et de proth&#232;se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Jeunesse" rel="tag"&gt;Jeunesse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1335-" rel="tag"&gt;1335&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton10813-ea872.jpg?1693568092' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La route des jeunes &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'obtention du permis de conduire a acquis le statut de norme sociale et de rite de passage vers l'&#226;ge adulte, l'usage de la voiture n'est pas seulement de l'ordre de l'utilitaire. Certes, elle repr&#233;sente d'abord une opportunit&#233; de mobilit&#233; sociale, la possibilit&#233; de se rapprocher rapidement d'un tiers spatialement &#233;loign&#233; permettant de d&#233;cupler le pouvoir de contr&#244;le de la densification du temps. Mais, elle constitue aussi un puissant symbole d'affirmation de soi et de proth&#232;se d'identit&#233;, de signe d'affranchissement et d'&#233;laboration d'un espace priv&#233; o&#249; l'on est &#224; la fois dans son propre monde et &#224; la fois son propre monde. La preuve est faite qu'on a bien coup&#233; le cordon ombilical et qu'on a r&#233;ussi &#224; investir un chez soi, distinct du domicile parental. Mais, cette conqu&#234;te d'autonomie se paie au prix fort, les 18-29 ans &#233;tant surrepr&#233;sent&#233;s dans les victimes de la route : 16&#8239;% du nombre de d&#233;c&#232;s, alors que cette classe d'&#226;ge ne correspond qu'&#224; 8&#8239;% de la population. Alcool, vitesse, stup&#233;fiants, fatigue, usage du t&#233;l&#233;phone&#8230; la conduite est un instrument-cl&#233; des turbulences de la jeunesse, les prises de risque &#233;tant avant tout masculine. N'y a-t-il pas dans l'affirmation personnelle de la dext&#233;rit&#233; et de la performance, une r&#233;gulation au monde et une construction de la virilit&#233; qui viendraient supplanter la carence soci&#233;tale contemporaine quant &#224; la qu&#234;te de sens et l'identification &#224; des valeurs porteuses et stables ? Exp&#233;rimenter les p&#233;rils permet de mieux les dompter. D&#233;fier la mort favorise l'acc&#232;s au m&#233;rite de vivre. Se confronter au risque, c'est montrer sa capacit&#233; &#224; ma&#238;triser son corps et son mental, ses r&#233;flexes et sa machine. Toute pr&#233;vention ne peut ignorer ces d&#233;fis anthropologiques, si elle veut r&#233;ussir &#224; r&#233;duire la surmortalit&#233; routi&#232;re chez les jeunes g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. &#201;r&#232;s, 2022, (265 p. &#8211; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rire. Une anthropologie du rieur</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1297</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le rire dans tous ses &#233;tats &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rire ne peut &#234;tre r&#233;duit &#224; ce qui est risible. Car, si tout est susceptible de le devenir, ce qui rend l'un hilare, laissera l'autre de marbre. Il n'existe donc pas sans la signification qui lui donne naissance. Il est le r&#233;sultat d'une situation qui prend sens aux yeux d'un individu particulier, par son d&#233;calage avec la norme ou le r&#233;el. Ses sources sont infinies. S'il s'enracine d'abord dans la joie et la bonne humeur, il peut tout autant &#234;tre l'expression de la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rire dans tous ses &#233;tats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rire ne peut &#234;tre r&#233;duit &#224; ce qui est risible. Car, si tout est susceptible de le devenir, ce qui rend l'un hilare, laissera l'autre de marbre. Il n'existe donc pas sans la signification qui lui donne naissance. Il est le r&#233;sultat d'une situation qui prend sens aux yeux d'un individu particulier, par son d&#233;calage avec la norme ou le r&#233;el. Ses sources sont infinies. S'il s'enracine d'abord dans la joie et la bonne humeur, il peut tout autant &#234;tre l'expression de la d&#233;tresse, de la honte que de la timidit&#233; ; de la raillerie, du triomphe que du sentiment de sup&#233;riorit&#233; ; de la surprise, de la politesse que de l'embarras ; du d&#233;dain, de la morgue que de la haine ; du d&#233;fi, de la volont&#233; de sauver les apparences que de la mise &#224; distance d'une &#233;motion. Nourri par la joie et le bonheur d'&#234;tre ensemble, le rire contagieux ricoche alors d'un individu &#224; son voisin. Mais, aliment&#233; par la moquerie et la cruaut&#233;, il peut tout autant inciter &#224; la haine &#224; travers la jubilation et la moquerie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le rire est socialisateur, neutralisant l'agressivit&#233; et soudant les personnes dans une interaction qui renforce leur entente. Il est connivence, partage d'&#233;motions, source de partage, permettant de r&#233;agir face au drame, en ne l&#226;chant pas prise. Mais si le rire est un liant social, il peut l'&#234;tre au d&#233;triment d'un tiers. Il remplit alors un r&#244;le de police normalisatrice : il peut humilier et ridiculiser, en exer&#231;ant une pression sur l'individu non conforme aux attentes de l'ordre moral.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien qu'universel, il n'emprunte pas moins des formes culturelles et histori&#173;ques sp&#233;cifiques. C'est une convention sociale marqu&#233;e par son temps, chaque &#233;poque engendrant ses codes. Longtemps l'&#233;glise l'identifia au diabolique, le percevant comme un exc&#232;s, une obsc&#233;nit&#233; et un manque de contr&#244;le. Mais, c'est bien la civilisation des m&#339;urs qui viendra &#224; bout des charivaris, carnavals et autres bouffons, en disciplinant, en mettant au pas et en contr&#244;lant le rire. Il faudra attendre le XXe&#8239;si&#232;cle pour qu'il retrouve sa l&#233;gitimit&#233; : ironie, autod&#233;rision, burlesque, calembours, imitations&#8230; sont devenus monnaie courante. Parce qu'il permet le d&#233;passement de la trag&#233;die, le rejet de la position victimaire et la prise de hauteur, qu'il offre une fluidit&#233; &#224; la pens&#233;e et une arme secr&#232;te face &#224; l'adversit&#233;, &#171; &lt;i&gt;&#8239;le sens de l'humour t&#233;moigne de la lucidit&#233; d'&#234;tre soi et de ne pouvoir tout &#224; fait se prendre au s&#233;rieux&#8239;&lt;/i&gt; &#187; (p.&#8239;185).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. M&#233;taili&#233;, 2018, (254 p. - 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'entraide &#8226; L'autre loi de la jungle</title>
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		<dc:date>2018-06-25T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1232-33</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les deux auteurs, ing&#233;nieur agronome et docteur en biologie, ont tricot&#233; leur discipline avec l'&#233;thologie, l'anthropologie, l'&#233;conomie, la psychologie, la sociologie et les neurosciences, afin de nous dresser le tableau de la connaissance scientifique portant sur la nature coop&#233;rative de l'esp&#232;ce humaine. La comp&#233;tition semble dominer notre soci&#233;t&#233;, comme elle est suppos&#233;e le faire tant chez les plantes que chez les animaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Partout, s'imposerait la loi de la jungle, la guerre de tous contre tous. Si (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les deux auteurs, ing&#233;nieur agronome et docteur en biologie, ont tricot&#233; leur discipline avec l'&#233;thologie, l'anthropologie, l'&#233;conomie, la psychologie, la sociologie et les neurosciences, afin de nous dresser le tableau de la connaissance scientifique portant sur la nature coop&#233;rative de l'esp&#232;ce humaine. La comp&#233;tition semble dominer notre soci&#233;t&#233;, comme elle est suppos&#233;e le faire tant chez les plantes que chez les animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout, s'imposerait la loi de la jungle, la guerre de tous contre tous. Si tel est bien le fonctionnement d'une partie du vivant, l'association gagnant/gagnant grouille pourtant dans toutes les esp&#232;ces. La raison en est simple : les organismes qui s'entraident sont ceux qui survivent le mieux, d'autant plus quand les conditions sont extr&#234;mes. On distingue cinq formes de cohabitation. Il y a bien s&#251;r la comp&#233;tition sur un m&#234;me territoire (qui entra&#238;ne des confrontations mortelles), la pr&#233;dation (l'un &#233;tant la proie de l'autre) et le parasitisme (l'un vivant aux d&#233;pends de l'autre). Mais on trouve tout autant sinon plus le commensalisme (m&#234;me source alimentaire, sans rivalit&#233;), la co-existence (voisinage sans nuisance r&#233;ciproque) et le mutualisme ou la symbiose (chacun &#233;tant mutuellement b&#233;n&#233;fique &#224; l'autre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les humains cumulent les registres. Ils savent tricher, voler, mentir et tuer avec constance et insistance, comme aucune autre esp&#232;ce vivante. Mais contrairement &#224; cette fiction totalement imaginaire d'un hominid&#233; qui serait totalement rationnel, passant son temps &#224; maximiser les profits qu'il peut tirer de son action, leurs comportements sont fr&#233;quemment pro sociaux. Ils sont dot&#233;s d'un bagage g&#233;n&#233;tique ultra sensible &#224; la socialit&#233; qui s'&#233;panouit dans un environnement coop&#233;ratif,mais se r&#233;tracte dans un contexte &#233;ducatif et soci&#233;tal &#233;go&#239;ste. Pour autant, s'associer n'est pas toujours bien en tant que tel. Quand, par exemple, le soi se dissout dans une relation de d&#233;pendance. Quand cela nous pousse &#224; nous recroqueviller sur notre groupe d'appartenance. Quand le collectif se solidarise contre un ennemi &#224; abattre. L'entraide au sein de tout soci&#233;t&#233; constitue donc un &#233;quilibre fragile qui peut basculer &#224; tout moment. Les capacit&#233;s d'altruisme et de cruaut&#233; sont parfois concomitantes. Mais, elles peuvent aussi se succ&#233;der dans l'histoire, s'imposant l'une apr&#232;s l'autre. Si l'entraide favorise l'abondance, de la profusion na&#238;t l'&#233;go&#239;sme. Et l'individualisme d&#233;brid&#233; provoque le d&#233;litement, la p&#233;nurie poussant &#224; l'entraide. Peut-&#234;tre ne sommes-nous pas condamn&#233;s &#224; reproduire &#233;ternellement ce cycle ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. LLL, 2017, (382 p. - 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sociologie de la d&#233;linquance</title>
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		<dc:date>2016-10-12T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; la fois somme et synth&#232;se, Laurent Mucchielli traite avec rigueur et &#233;rudition de la d&#233;linquance, en commen&#231;ant par son &#233;tude dans le temps : depuis la perspicacit&#233; d'un Durkheim jusqu'&#224; la cr&#233;ation dans les ann&#233;es 1990 de l'Institut des hautes &#233;tudes de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, en passant par la fertile &#233;cole de Chicago et la r&#233;flexion men&#233;e par le centre de Vaucresson. La sociologie a r&#233;ussi &#224; supplanter les conceptions cherchant des causes du c&#244;t&#233; de la biologie, de l'h&#233;r&#233;dit&#233; ou du m&#233;dical. Ce qui pr&#233;vaut (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5039-71f98.jpg?1694198079' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fois somme et synth&#232;se, Laurent Mucchielli traite avec rigueur et &#233;rudition de la d&#233;linquance, en commen&#231;ant par son &#233;tude dans le temps : depuis la perspicacit&#233; d'un Durkheim jusqu'&#224; la cr&#233;ation dans les ann&#233;es 1990 de l'Institut des hautes &#233;tudes de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, en passant par la fertile &#233;cole de Chicago et la r&#233;flexion men&#233;e par le centre de Vaucresson. La sociologie a r&#233;ussi &#224; supplanter les conceptions cherchant des causes du c&#244;t&#233; de la biologie, de l'h&#233;r&#233;dit&#233; ou du m&#233;dical. Ce qui pr&#233;vaut aujourd'hui, c'est le pluralisme th&#233;orique et m&#233;thodologique, la complexit&#233; l'emportant sur les pr&#233;tentions &#224; vouloir tout expliquer. Et cela tient &#224; la plasticit&#233; des normes p&#233;nales qui ne vont pas de soi. &lt;i&gt;&#171; Nous ne r&#233;prouvons pas un acte parce qu'il est un crime, mais il est un crime parce que nous le r&#233;prouvons &#187;&lt;/i&gt;, affirmait Durkheim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, ce qui &#233;tait v&#233;cu comme le plus grave, ce n'&#233;tait pas tant le meurtre que le blasph&#232;me, le sacril&#232;ge ou la transgression d'un interdit rituel. Le viol fut consid&#233;r&#233; jusqu'&#224; peu comme moins grave que l'atteinte &#224; la propri&#233;t&#233;. L'&#233;limination des nouveaux n&#233;s atteints de malformation &#233;tait banalis&#233;e. C'est r&#233;cemment que l'avortement et l'homosexualit&#233; ont &#233;t&#233; d&#233;p&#233;nalis&#233;s, pendant que la notion de maltraitance intrafamiliale sortait du huis clos intrafamilial. La d&#233;linquance est donc bien une notion relative, d&#233;finie par la loi, dans une soci&#233;t&#233; donn&#233;e et &#224; un moment donn&#233;. Les &#233;volutions contemporaines en sont une autre illustration. On assiste depuis quelques d&#233;cennies &#224; une v&#233;ritable inflation judiciaire relevant d'une fr&#233;n&#233;sie s&#233;curitaire que l'auteur analyse &#224; partir de plusieurs causes. Le degr&#233; de tol&#233;rance, d'abord, qui s'est effondr&#233; : &lt;i&gt;&#171; Plus un ph&#233;nom&#232;ne d&#233;sagr&#233;able diminue, plus ce qui en reste est per&#231;u ou v&#233;cu comme insupportable &#187;&lt;/i&gt; (Chesnais).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lobbying des syndicats de policiers ensuite, particuli&#232;rement efficace tant aupr&#232;s des politiques que de l'opinion publique. Les m&#233;dias enfin, &#224; la fois recherchant et suscitant la sensation et l'indignation. Cette collusion produit une focalisation sur les actes des couches les plus d&#233;favoris&#233;es de la soci&#233;t&#233; et des plus jeunes. Quant aux fraudeurs de la haute soci&#233;t&#233;, ils b&#233;n&#233;ficient d'une quasi impunit&#233; : corruption, fraude fiscale, d&#233;linquance en col blanc, infraction &#224; l&#233;gislation du travail disparaissent de la proc&#233;dure au fur et &#224; mesure que l'on se rapproche du c&#339;ur de la machine judiciaire transform&#233;e, au nom de la tol&#233;rance z&#233;ro, en machine &#224; broyer les plus pauvres mais incit&#233;e &#224; d&#233;p&#233;naliser progressivement la d&#233;linquance des affaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Armand Colin, 2014, (222 p. &#8212; 19,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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