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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le vieillissement des personnes handicap&#233;es mentales</title>
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		<title>Police et discriminations raciales. Le tabou fran&#231;ais</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Police-et-discriminations-raciales-Le-tabou-francais</link>
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&lt;p&gt;Les policiers en tenue disposent depuis 1986 d'un code de d&#233;ontologie. On se demande bien pourquoi, puisqu'il n'y a jamais aucun probl&#232;me. C'est du moins ce que pr&#233;tend l'administration qui a &#233;lev&#233; au rang de culture, le d&#233;ni face aux plaintes des citoyens contre certaines pratiques discriminatoires, les pr&#233;sumant a priori de mauvaise foi. Et pourtant, il faut parfois beaucoup de courage pour les d&#233;noncer. La capacit&#233; des agents de la force publique &#224; mettre en forme le r&#233;cit de l'incident et &#224; porter (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L108xH150/arton373-68738.jpg?1694056009' width='108' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les policiers en tenue disposent depuis 1986 d'un code de d&#233;ontologie. On se demande bien pourquoi, puisqu'il n'y a jamais aucun probl&#232;me. C'est du moins ce que pr&#233;tend l'administration qui a &#233;lev&#233; au rang de culture, le d&#233;ni face aux plaintes des citoyens contre certaines pratiques discriminatoires, les pr&#233;sumant a priori de mauvaise foi. Et pourtant, il faut parfois beaucoup de courage pour les d&#233;noncer. La capacit&#233; des agents de la force publique &#224; mettre en forme le r&#233;cit de l'incident et &#224; porter plainte pour r&#233;bellion et/ou outrages, avant m&#234;me que la victime n'aie eu le temps de se retourner, a de quoi d&#233;courager les plus t&#233;m&#233;raires. De toute fa&#231;on, la parole des policiers asserment&#233;s prime presque toujours sur celle du citoyen moyen&#8230; surtout s'il est bronz&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes le travail de police dans certains quartiers difficiles se caract&#233;rise par l'urgence, l'impr&#233;visibilit&#233; et la singularit&#233; excluant une codification des interventions selon des modes op&#233;ratoires syst&#233;matiques. Certes, les ordres sont parfois bien peu clairs et la compr&#233;hension ainsi que le soutien bien faibles. Certes, l'injonction &#224; renouer des rapports de pr&#233;sence, d'attention et de confiance &#224; l'&#233;gard d'une population qui montre une nette perte de respect et de consid&#233;ration et qui rejette l'autorit&#233; de l'uniforme, cr&#233;e une spirale de peur et une logique de vengeance. Mais les signalements transmis au num&#233;ro vert 114, institu&#233; dans le cadre de la lutte contre les discriminations, d&#233;montrent des attitudes et des propos insupportables et totalement indignes d'un corps professionnel &#224; qui la soci&#233;t&#233; confie le monopole de la force et du maintien de l'ordre public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les multiples contr&#244;les qui se terminent par des insultes et des tabassages, les provocations, les gardes &#224; vue arbitraires, les refus d'enregistrer une plainte, les r&#233;flexions sur les origines ethniques, les crachats, les amendes injustifi&#233;es, le harc&#232;lement syst&#233;matique, les constats dress&#233;s, lors d'un accident, d&#233;favorables &#224; la personne qui n'&#233;tait pas en tort, en raison de sa couleur de peau, autant d'abus de pouvoir policiers &#224; caract&#232;re x&#233;nophobe. &#171; On n'entre pas dans la police parce qu'on est raciste, on le devient au travers du processus de socialisation polici&#232;re &#187;, affirmait Dominique Lhuilier. Reconna&#238;tre l'existence de ces d&#233;rives ne ferait pourtant pas s'effondrer l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors m&#234;me qu'une formation d'&#233;lite se justifierait pour les agents en contact avec les terrains difficiles, avec un contenu plus soutenu en terme psychosociologique, dans la gestion tant du stress que des conflits et la lutte contre les discriminations, les &#233;coles de police &#233;vitent prudemment ce v&#233;ritable tabou. &#192; ce compte, le divorce entre la police et une partie de la population n'est pas pr&#234;t de se r&#233;sorber.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de l'Atelier, 2003 (190 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Rep&#232;res d&#233;ontologiques pour les acteurs sociaux</title>
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		<dc:date>2004-02-18T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>D&#233;ontologie</dc:subject>
		<dc:subject>697</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plusieurs professions disposaient d&#233;j&#224; d'un code de d&#233;ontologie : les m&#233;decins, les avocats, les infirmi&#232;res, les architectes&#8230; Ces r&#233;f&#233;rences &#233;taient n&#233;es de leur activit&#233; lib&#233;rale, dans une logique corporatiste. D&#232;s 1949, le besoin de pr&#233;ciser les devoirs envers les usagers avait produit le premier code du secteur social : celui de l'ANAS. Mais, pendant longtemps, le travail social s'est content&#233; d'&#234;tre une id&#233;ologie croyant en son discours, sans jamais vraiment se poser la question de ses fondements (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs professions disposaient d&#233;j&#224; d'un code de d&#233;ontologie : les m&#233;decins, les avocats, les infirmi&#232;res, les architectes&#8230; Ces r&#233;f&#233;rences &#233;taient n&#233;es de leur activit&#233; lib&#233;rale, dans une logique corporatiste. D&#232;s 1949, le besoin de pr&#233;ciser les devoirs envers les usagers avait produit le premier code du secteur social : celui de l'ANAS. Mais, pendant longtemps, le travail social s'est content&#233; d'&#234;tre une id&#233;ologie croyant en son discours, sans jamais vraiment se poser la question de ses fondements &#233;pist&#233;mologiques et &#233;thiques. Et puis, confront&#233;s au &#171; double blind &#187; des exigences du secret professionnel et de l'obligation d'avoir &#224; d&#233;noncer sans d&#233;lais les maltraitances, les professionnels du secteur ont senti le sol se d&#233;rober sous leurs pieds, notamment &#224; l'occasion de plusieurs d&#233;m&#234;l&#233;es judiciaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux trois r&#233;gimes juridiques auxquels leurs pratiques se trouvaient soumises (droit p&#233;nal, droit civil et droit du travail) sont venus se rappeler &#224; leur bon souvenir d'autres facteurs, eux aussi essentiels : la morale, la d&#233;ontologie, le r&#232;glement int&#233;rieur de l'institution et l'&#233;thique personnelle. S'est pos&#233;e avec insistance la n&#233;cessit&#233; de r&#233;fl&#233;chir s&#233;rieusement &#224; des r&#232;gles applicables aux diff&#233;rentes professions. Cette fois-ci, c'est l'ANCE qui s'y colla, faisant adopter par son congr&#232;s de Carcassonne, en 1996, les R&#233;f&#233;rences d&#233;ontologiques pour l'action sociale. Mais, cette association n'en resta pas l&#224; : elle lan&#231;a le Comit&#233; national des avis d&#233;ontologiques, compos&#233; de personnes ressources plus l&#224; par comp&#233;tence que par dipl&#244;mes, charg&#233;es de donner son avis sur des questions et probl&#232;mes qui lui seraient soumis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche de ce comit&#233; s'est affich&#233;e d'embl&#233;e prudente et modeste, cherchant surtout &#224; cr&#233;er les conditions pour que pens&#233;e questionnante et terrain se f&#233;condent dans un mouvement sans fin et que le travail sur les situations &#233;voqu&#233;es ne tendent pas vers l'universel mais en reste bien &#224; la clinique du cas particulier. Le comit&#233; faisait, en outre, sienne, la saine et combien juste r&#233;flexion de Pierre Verdier : &#171; Un code de d&#233;ontologie ne sera jamais une assurance tout risque, il ne donnera jamais r&#233;ponse &#224; tous les probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moins contribuera-t-il &#224; cerner les &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse &#224; apporter. Il ne fera pas l'&#233;conomie d'une r&#233;flexion personnelle et &#233;ventuellement d'une prise de risque &#187;. Le livre pr&#233;sent&#233; ici regroupe un certain nombre d'avis apport&#233;s par ce comit&#233; depuis sa cr&#233;ation. On y trouvera ses r&#233;ponses &#224; des questions portant sur l'abus sexuel (en cas de doute, doit-on s'abstenir ?), sur la justice (doit-on r&#233;pondre &#224; toutes ses convocations), sur le droit de la personne (a-t-on le droit de dispara&#238;tre ?) ou encore face aux institutions (que faire si une direction ne r&#233;agit pas &#224; des r&#233;v&#233;lations de faits graves ?). Situations qui sans &#234;tre courantes peuvent n&#233;anmoins concerner tout un chacun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2003, (224 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un service d'accompagnement pour personnes handicap&#233;es mentales &#226;g&#233;es</title>
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		<dc:date>2004-02-18T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Mental</dc:subject>
		<dc:subject>697</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce service accompagne des personnes handicap&#233;es mentales l&#233;g&#232;res &#224; partir de 50 ans dans leur vie quotidienne lorsqu'ils vivent chez eux, puis les aide &#224; trouver un lieu de vie quand le maintien &#224; domicile n'est plus possible ou plus souhait&#233;. Une prise en charge originale appel&#233;e &#224; se d&#233;velopper. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le service d'accompagnement pour personnes handicap&#233;es mentales &#226;g&#233;es, Saphma (prononcer safma) est tout jeune . Ouvert en 2001 par l'association Vie et Avenir, un service d'accompagnement pour personnes (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce service accompagne des personnes handicap&#233;es mentales l&#233;g&#232;res &#224; partir de 50 ans dans leur vie quotidienne lorsqu'ils vivent chez eux, puis les aide &#224; trouver un lieu de vie quand le maintien &#224; domicile n'est plus possible ou plus souhait&#233;. Une prise en charge originale appel&#233;e &#224; se d&#233;velopper.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le service d'accompagnement pour personnes handicap&#233;es mentales &#226;g&#233;es, Saphma (prononcer safma) est tout jeune&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Saphma - 204, rue Lecourbe - 75015 Paris. Tel. 01 55 76 95 90' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ouvert en 2001 par l'association Vie et Avenir, un service d'accompagnement pour personnes d&#233;ficientes mentales autonomes devenues adultes, le Saphma s'adresse aux personnes de plus de 50 ans. Il les accompagne dans la journ&#233;e, les installe dans une retraite vivante et pr&#233;voit si n&#233;cessaire un h&#233;bergement dans un lieu adapt&#233;. &lt;i&gt;&#171; Notre objectif est d'accompagner de mani&#232;re soutenue les b&#233;n&#233;ficiaires dans le passage parfois d&#233;licat vers la retraite, encourager leurs initiatives et leurs apprentissages pour une meilleure autonomie. Nous leur proposons l'aide concr&#232;te dont ils ont besoin pour r&#233;gler les probl&#232;mes de la vie courante et conserver une vie sociale ordinaire. Nous les soutenons dans les moments difficiles, de rupture, de maladie ou de deuil et nous assurons leur devenir lorsque le maintien &#224; domicile n'est plus souhait&#233; ou possible &#187;&lt;/i&gt;, explique l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vie et avenir, les centres m&#233;dico psychologiques (CMP), les tuteurs ou curateurs, les centres d'aide par le travail (CAT), les familles, les autres services d'accompagnement de la capitale, les Points Emeraude, les plates-formes handicap et les permanences APEI orientent les personnes handicap&#233;es mentales vieillissantes vers le Saphma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque b&#233;n&#233;ficiaire du Saphma est suivi par un r&#233;f&#233;rent mais conna&#238;t tous les &#233;ducateurs pour &#233;viter une trop grande fusion avec son accompagnateur. En 2002, le service a suivi 24 personnes, douze hommes et douze femmes, &#226;g&#233;es de 52 &#224; 68 ans.&lt;i&gt; &#171; Nous assistons &#224; un &#171; rajeunissement &#187; des personnes re&#231;ues. Celles qui travaillent en CAT pr&#233;sentent des signes de fatigue d&#232;s l'&#226;ge de 50 ans &lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Bernadette Abello, responsable du service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les personnes suivies, 15 vivent seules, 3 avec un parent et 6 avec un (e) conjoint (e). Une moiti&#233; vit en location (souvent en HLM), l'autre est propri&#233;taire d'un petit logement. &lt;i&gt;&#171; Bien tenir son logement, s'y plaire est important pour elles&lt;/i&gt;, explique l'&#233;quipe. &lt;i&gt;&#202;tre autonome consiste &#224; se d&#233;brouiller chez soi, ce qui n&#233;cessite souvent une aide ext&#233;rieure. Les hommes, mais quelques femmes aussi, rest&#233;s seuls apr&#232;s le d&#233;c&#232;s du dernier parent s'appliquent &#224; maintenir les lieux puis petit &#224; petit expriment leur souhait, leur go&#251;t propre tant pour la d&#233;coration que pour la cuisine et l'habillement. Il est primordial de les y aider en proposant l'aide d'auxiliaires, d'aides-m&#233;nag&#232;res, d'entreprises de petites r&#233;novations&#8230; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 24 b&#233;n&#233;ficiaires, 12 sont retrait&#233;s, 12 autres travaillent, surtout en CAT. L'&#233;quipe trouve que le travail en partenariat avec les CAT est int&#233;ressant et fructueux : &lt;i&gt;&#171; Nous rencontrons souvent une &#233;coute positive qui se concr&#233;tise pour la personne handicap&#233;e par l'autorisation de participer &#224; des activit&#233;s au Saphma. Ces heures prises sur les soutiens de 2&#232;me type sont pay&#233;es au travailleur et font l'objet d'un &#171; contrat &#187; entre la personne handicap&#233;e, le CAT et notre service &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 personnes sont sous protection juridique et l'&#233;quipe collabore avec la majorit&#233; des tuteurs ou curateurs. L'&#233;tat de sant&#233; des b&#233;n&#233;ficiaires est quelquefois pr&#233;occupant. &lt;i&gt;&#171; Il arrive que des personnes qui travaillent et ont une famille pr&#233;sentent un mauvais &#233;tat de sant&#233;. Elles ne prennent pas spontan&#233;ment soin d'elles, le rapport au corps est n&#233;gatif, elles &#171; ne s'aiment pas beaucoup &#187; et n&#233;gligent toute pr&#233;vention, vont chez le m&#233;decin &#8220;quand &#231;a va mal&#8221;&lt;/i&gt;, constate Bernadette Abello. &lt;i&gt;Avant les CAT salariaient une infirmi&#232;re, poste supprim&#233; par la DASS. Les travailleurs ne voient plus que le m&#233;decin du travail, une fois par an &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;quipe accompagne les b&#233;n&#233;ficiaires chez le m&#233;decin, le dentiste, le gyn&#233;cologue&#8230; Ils d&#233;couvrent que les pertes &#233;prouv&#233;es (vue, audition, mastication&#8230;) ne sont pas irr&#233;m&#233;diables, ce qui facilite la socialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Saphma renforce son soutien dans les moments difficiles de la vie, comme les deuils. &lt;i&gt;&#171; Une dame vient de perdre sa m&#232;re. Nous avons &#233;t&#233; davantage pr&#233;sents pour observer d'&#233;ventuels signes de d&#233;prime ou de repli sur soi &#187;&lt;/i&gt;, illustre Christophe Slupek, conseiller en &#233;conomie sociale et familiale. L'&#233;quipe cependant ne propose pas de prise en charge psychologique. &lt;i&gt;&#171; Si nous estimons qu'une personne &#224; besoin d'un soutien psychologique, nous l'accompagnons dans un centre m&#233;dico psychologique ou chez un psychiatre &#187;&lt;/i&gt;, souligne Catherine Wong, m&#233;decin psychiatre et g&#233;riatre de la structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes accompagn&#233;es ne souffrent d'ailleurs pas plus de d&#233;prime que le reste de la population &#224; la suite d'un deuil, comme le confirme Bernadette Abello :&lt;i&gt; &#171; J'ai suivi beaucoup de personnes handicap&#233;es mentales en deuil dans mes pr&#233;c&#233;dents emplois d'assistante sociale en CAT et je n'ai pas constat&#233; que la d&#233;ficience mentale soit un facteur aggravant en mati&#232;re de d&#233;pression &#187;&lt;/i&gt;. &#192; la suite d'un deuil, l'&#233;quipe reste vigilante, incite la personne &#224; participer &#224; des activit&#233;s et observe les r&#233;actions de l'entourage. Est-il passif ? Actif ? L'entoure-t-il trop ou pas assez ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe et plus particuli&#232;rement, Damien Verdenal, assistant social et &#171; coordinateur r&#233;seau &#187; veillent &#224; la mise en place et &#224; la coordination de tous les intervenants qui aident le b&#233;n&#233;ficiaire : aide &#224; domicile, tutelle ou curatelle, portage des repas, infirmi&#232;re, kin&#233;sith&#233;rapeute&#8230; Damien Verdenal a &#233;galement pour mission la mise en place d'un partenariat privil&#233;gi&#233; avec les &#233;tablissements d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes (EHPAD) et les foyers-logements qui accueillent des personnes handicap&#233;es mentales pour les placements. Le volet &#171; placement &#187; est pr&#233;vu pour une soixantaine de personnes handicap&#233;es que Daniel Verdenal continuera &#224; suivre sur leur nouveau lieu de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Comme la plupart des personnes sont suivies par Vie et Avenir, nous ne sommes pas dans l'urgence par rapport &#224; d'autres structures d'accompagnement. C'est notre point fort &#187;&lt;/i&gt;, souligne Catherine Wong. &lt;i&gt;Nous avons le temps de r&#233;fl&#233;chir &#224; un lieu de vie le plus adapt&#233; possible &#224; la personne &#187;&lt;/i&gt;. Un temps dont a b&#233;n&#233;fici&#233; Madame R. &#226;g&#233;e de 62 ans, sourde, muette et d&#233;ficiente l&#233;g&#232;re, elle vivait avec sa m&#232;re, r&#233;cemment d&#233;c&#233;d&#233;e. Le CMP qui suivait la m&#232;re a contact&#233; le Saphma. &lt;i&gt;&#171; Le projet de Madame R. avait &#233;t&#233; trac&#233; par sa m&#232;re depuis des ann&#233;es. Elle devait vivre en maison de retraite, &lt;/i&gt; explique Christophe Slupek. &lt;i&gt;Nous lui avons expliqu&#233; qu'il n'y avait aucune urgence, qu'elle pouvait rester &#224; domicile, mais elle ne l'a pas souhait&#233;. Il nous a fallu un an pour trouver une maison de retraite adapt&#233;e &#224; cette dame. Pendant cette dur&#233;e, nous l'avons accompagn&#233;e &#224; domicile et accueillie au Saphma pour les activit&#233;s &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, le Saphma organise des activit&#233;s pour cr&#233;er des liens entre les b&#233;n&#233;ficiaires, susciter des int&#233;r&#234;ts et des comp&#233;tences : repas, go&#251;ter, projection vid&#233;o, sortie&#8230; Une s&#233;rie de s&#233;ances au Mus&#233;e Rodin sous la houlette d'un sculpteur a permis &#224; huit b&#233;n&#233;ficiaires de s'initier &#224; la sculpture,&lt;i&gt; &#171; une belle exp&#233;rience, les b&#233;n&#233;ficiaires en parlent beaucoup, leur famille a port&#233; un regard diff&#233;rent sur eux &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque la responsable du service. Des ateliers de relaxation et d'exercices doux permettent d'apprendre &#224; se d&#233;tendre et &#224; respirer &#224; ces personnes qui ont peu l'habitude de prendre soin de leur corps ou de pratiquer un sport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une activit&#233; couture-broderie ponctuelle r&#233;veille les acquis de jeunesse et incite &#224; reprendre l'activit&#233; dans un club pour personnes &#226;g&#233;es. L'&#233;quipe accompagne les b&#233;n&#233;ficiaires dans une activit&#233; ext&#233;rieure, comme cette dame qui souhaitait pratiquer l'aquagym. Une &#233;ducatrice l'a accompagn&#233;e quelquefois, aujourd'hui elle continue seule. Pour d'autres activit&#233;s, cela s'av&#232;re plus difficile &lt;i&gt;&#171; les clubs de personnes &#226;g&#233;es ne sont pas forc&#233;ment comp&#233;tents pour accompagner ces personnes, non par mauvaise volont&#233; mais plut&#244;t par manque de savoir-faire, du coup personne ne leur parle. Il y a un travail important &#224; faire avec les animateurs de clubs &#187;&lt;/i&gt;, illustre Bernadette Abello.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe organise aussi des s&#233;jours comme en t&#233;moignent Louise, Yves, Patrice et Philippe, dans le num&#233;ro 4 du journal Girafe (Gags, Informations, Reportages, Annonces, Films, &#201;vasion), le journal du Saphma qu'ils r&#233;alisent avec les &#233;ducateurs. Ils racontent le voyage &#224; Cabourg en minibus, le s&#233;jour agr&#233;able pass&#233; dans une r&#233;sidence de l'association Les petits fr&#232;res des pauvres et les diff&#233;rentes visites. Des photos l&#233;gend&#233;es illustrent le reportage. Un autre s&#233;jour d'une semaine dans un ch&#226;teau bourguignon, toujours pr&#234;t&#233; par Les petits fr&#232;res des pauvres, a permis &#224; 10 personnes de partir une semaine avec trois &#233;ducateurs. &lt;i&gt;&#171; Nous avons pu voir comment les b&#233;n&#233;ficiaires g&#232;rent l'intendance, fonctionnent en groupe, se d&#233;brouillent avec les ascenseurs, les douches&#8230;, &lt;/i&gt; raconte l'&#233;quipe. &lt;i&gt;Ce s&#233;jour a aussi r&#233;v&#233;l&#233; les aptitudes ou les difficult&#233;s li&#233;es &#224; la vie collective. Certains se croient sociables mais au bout de trois jours ils sont fatigu&#233;s par la collectivit&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de deux ann&#233;es d'existence, quels sont les points faibles et les points forts du dispositif ? &lt;i&gt;&#171; La mise en place de l'accompagnement est parfois difficile, &lt;/i&gt; constate Anne-Claire Pelletier, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, &lt;i&gt;&#171; certaines personnes n'ont jamais &#233;t&#233; suivies par Vie et avenir ou par un CMP. La confiance met alors parfois plusieurs mois &#224; s'&#233;tablir &#187;&lt;/i&gt;. Un rythme auquel l'&#233;quipe &#8211; plut&#244;t jeune &#8211; doit s'adapter. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas toujours &#233;vident&lt;/i&gt;, pr&#233;cise la responsable, &lt;i&gt;les familles demandent des r&#233;sultats rapides. Or, notre travail ne doit pas s'envisager sous l'angle de la rapidit&#233;. Nous voulons que les personnes viennent parce qu'elles en ont envie, cela prend du temps mais nous souhaitons les mettre en situation de &#171; sujet &#187; et non &#171; d'objet &#187; d'un suivi. Elles ont quand m&#234;me plus de 50 ans et n'ont pas forc&#233;ment l'habitude que l'on se soucie de leurs d&#233;sirs &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernadette Abello insiste aussi sur un autre point : &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'un projet ne se fait pas, l'&#233;quipe pourrait se sentir en &#233;chec. Un p&#232;re et sa fille handicap&#233;s ont par exemple demand&#233; plusieurs visites &#224; domicile et d'&#233;tablissements puis chang&#233; d'avis. Il ne s'agit pas d'un &#233;chec, mais d'un projet qui m&#251;rit &#187;&lt;/i&gt;. Un b&#233;n&#233;ficiaire qui va mal peut susciter de l'angoisse dans une &#233;quipe qu' &#233;paule Catherine Wong en assurant sa supervision. Une supervision est pr&#233;vue pour l'accompagnement de fin de vie par un professionnel sp&#233;cialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux points forts, l'&#233;quipe appr&#233;cie ses conditions de travail : locaux agr&#233;ables achet&#233;s gr&#226;ce &#224; un don, acc&#232;s facile en m&#233;tro, effectif suffisant par rapport au nombre de personnes &#224; suivre et budget &#8212; financement DASES handicap &#8212; correct. Actuellement le Saphma est le seul service d'accompagnement de ce type &#224; Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Saphma - 204, rue Lecourbe - 75015 Paris. Tel. 01 55 76 95 90&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#171; Ce serait dommage si la vieillesse inversait le processus d'int&#233;gration &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ce-serait-dommage-si-la-vieillesse-inversait-le-processus-d-integration</link>
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		<dc:subject>Mental</dc:subject>
		<dc:subject>697</dc:subject>

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&lt;p&gt;Selon Nancy Breitenbach chercheuse &#224; l'IRESCO et auteure de Une saison de plus : Handicap mental et vieillissements , les handicap&#233;s mentaux jeunes sont de plus en plus nombreux &#224; vivre en logement banalis&#233;, bien ins&#233;r&#233;s. Ainsi, Nancy Breitenbach pense-t-elle que &#171; ce serait dommage si, lorsqu'elles atteignent le grand &#226;ge, on revenait en arri&#232;re en ramenant en institution les personnes d&#233;ficientes intellectuelles &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
La formation des professionnels prenant en charge les personnes handicap&#233;es mentales (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-697-" rel="tag"&gt;697&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon Nancy Breitenbach chercheuse &#224; l'IRESCO&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Institut de recherche sur les soci&#233;t&#233;s contemporaines (CNRS)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et auteure de Une saison de plus : Handicap mental et vieillissements&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Descl&#233;e de Brouwer, 1999' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les handicap&#233;s mentaux jeunes sont de plus en plus nombreux &#224; vivre en logement banalis&#233;, bien ins&#233;r&#233;s. Ainsi, Nancy Breitenbach pense-t-elle que &#171; ce serait dommage si, lorsqu'elles atteignent le grand &#226;ge, on revenait en arri&#232;re en ramenant en institution les personnes d&#233;ficientes intellectuelles &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La formation des professionnels prenant en charge les personnes handicap&#233;es mentales vieillissantes vous semble-t-elle adapt&#233;e aux conditions modernes de la soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation des professionnels du m&#233;dico-social semble toujours plut&#244;t ax&#233;e sur le travail aupr&#232;s des personnes jeunes. Or, les personnes handicap&#233;es peuvent aujourd'hui vivre aussi longtemps que leurs semblables sans handicap. Il serait donc souhaitable d'envisager la probl&#233;matique de la vieillesse d&#232;s la formation de base et non pas d'attendre que les professionnels en fonction r&#233;clament des stages de g&#233;rontologie en formation permanente. Plut&#244;t que d'&#234;tre limit&#233;e &#224; une option, la vieillesse devrait figurer dans les perspectives professionnelles de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, les professionnels en milieu g&#233;riatrique manquent souvent de formation sur le handicap. Des formations leur permettant de mieux comprendre les besoins des personnes handicap&#233;es s&#233;journant en maison de retraite, MAPAD ( Maison d'accueil pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes), etc. am&#233;lioreraient consid&#233;rablement leur t&#226;che . &#192; un moment o&#249; la r&#233;duction des lits en h&#244;pital psychiatrique est importante, les malades mentaux d'un certain &#226;ge ont &#233;t&#233; nombreux &#224; se voir orient&#233;s en maison de retraite. Cela se fait encore aujourd'hui. Ce placement n'est pas forc&#233;ment un mal pour les personnes elles-m&#234;mes, mais &#231;a peut poser des probl&#232;mes pour le personnel d'encadrement s'il manque de formation en psychopathologie ou d'appui de la psychiatrie de secteur, permettant un accompagnement adapt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;quipement correspond-il au besoin des personnes handicap&#233;es mentales vieillissantes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, pour ce qui concerne les personnes d&#233;ficientes intellectuelles, on ajoute tout simplement aux institutions existantes une certaine m&#233;dicalisation. Les termes de la loi de janvier 2002 pr&#233;conisent le maintien des personnes dans les lieux o&#249; elles ont eu l'habitude de vivre. Il est un fait que les handicap&#233;s mentaux sont majoritairement dans des &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s, mais dans l'avenir ils vont &#234;tre de plus en plus nombreux &#224; vivre en logement banalis&#233;, bien ins&#233;r&#233;s dans la communaut&#233;. En atteignant le grand &#226;ge auront-ils, comme les autres personnes &#226;g&#233;es, droit aux services communautaires permettant le maintien &#224; domicile, ou pr&#233;voit-on plut&#244;t de les ramener en institution ? Ce serait dommage si la vieillesse devait inverser le processus d'int&#233;gration&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la participation des familles &#224; la prise en charge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents &#226;g&#233;s qui sont en contact avec les services sociaux et les associations de personnes d&#233;ficientes intellectuelles sont mieux inform&#233;s qu'avant, et ils arrivent mieux &#224; concevoir l'avenir. Ceux qui restent en dehors du r&#233;seau se comportent souvent diff&#233;remment. Leurs choix, ainsi que ceux de leur proche handicap&#233;, doivent &#234;tre respect&#233;s. La nouveaut&#233; c'est surtout la fratrie. On fait appel &#224; elle pour prendre le relais des parents affaiblis ou disparus. Or, ils ont souvent, pendant l'enfance, &#233;t&#233; maintenus &#233;loign&#233;s d'un fr&#232;re ou d'une s&#339;ur handicap&#233; consid&#233;r&#233; comme traumatisant. On peut difficilement demander &#224; cette fratrie vieillissante de devenir &#171; parents de substitution &#187; apr&#232;s l'avoir &#233;loign&#233;e pendant tant d'ann&#233;es. Et on ne peut pas, non plus pour autant, la maintenir &#224; l'&#233;cart sous pr&#233;texte que seuls les professionnels savent bien faire. En conclusion il est temps de revoir le r&#244;le de cette fratrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel r&#244;le joue le regard social dans la probl&#233;matique des personnes handicap&#233;es mentales vieillissantes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces personnes peinent sous une double stigmatisation : elles sont handicap&#233;es d'abord, et en plus elles sont &#171; vieillies &#187;. Les deux images sont n&#233;gatives dans notre soci&#233;t&#233; qui privil&#233;gie la jeunesse, la beaut&#233; physique et la productivit&#233;. Il est difficile de motiver des travailleurs sociaux &#224; consacrer leur temps &#224; des personnes qui ne pourront pas &#234;tre r&#233;habilit&#233;es, des personnes chez lesquelles le d&#233;clin est d&#233;j&#224; annonc&#233;, m&#234;me s'il ne va pas forc&#233;ment venir si vite que cela. Le probl&#232;me est aggrav&#233; par le fait que les personnes handicap&#233;es vieillissantes et les personnes &#226;g&#233;es devenues handicap&#233;es n'acceptent pas ce qu'elles ont en commun : la d&#233;ficience qui compromet &#224; la fois leur image sociale et leurs capacit&#233;s. Les personnes handicap&#233;es qui avancent en &#226;ge n'aiment pas &#234;tre associ&#233;es aux vieux et malgr&#233; leurs difficult&#233;s r&#233;elles, les personnes &#226;g&#233;es ayant une d&#233;ficience rejettent l'id&#233;e qu'elles sont handicap&#233;es. En cons&#233;quence, ce n'est pas uniquement le regard des autres qui pose probl&#232;me. C'est &#233;galement l'image qu'on veut garder de soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut de recherche sur les soci&#233;t&#233;s contemporaines (CNRS)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Descl&#233;e de Brouwer, 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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