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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Que peut apporter l'ethnopsychiatrie au travail social ?</title>
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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9461-07ac5.png?1694043393' width='104' height='150' /&gt;
		
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		<title>Que nous apprennent les enfants qui n'apprennent pas ?</title>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; a &#233;lev&#233; au rang d'injonction l'obligation d'avoir &#224; r&#233;parer ou &#224; faire taire les troubles de l'apprentissage con&#231;us comme un d&#233;faut de l'enfant, de la famille ou de l'&#233;cole. L'&#233;chec scolaire a pourtant permis de mieux comprendre en quoi consistait l'acte d'apprendre. Il y a d'abord la pens&#233;e qui comporte &#224; sa base la pulsion d'emprise : &#233;viter que les &#233;l&#233;ments externes ne nous submergent en restant en contact avec nos &#233;l&#233;ments internes, conqu&#233;rir et ma&#238;triser l'objet. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'apprentissage est l'&#233;tape (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L75xH150/arton375-c1ce1.jpg?1694043393' width='75' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; a &#233;lev&#233; au rang d'injonction l'obligation d'avoir &#224; r&#233;parer ou &#224; faire taire les troubles de l'apprentissage con&#231;us comme un d&#233;faut de l'enfant, de la famille ou de l'&#233;cole. L'&#233;chec scolaire a pourtant permis de mieux comprendre en quoi consistait l'acte d'apprendre. Il y a d'abord la pens&#233;e qui comporte &#224; sa base la pulsion d'emprise : &#233;viter que les &#233;l&#233;ments externes ne nous submergent en restant en contact avec nos &#233;l&#233;ments internes, conqu&#233;rir et ma&#238;triser l'objet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apprentissage est l'&#233;tape suivante. On sait qu'elle se situe &#224; l'exacte interface entre l'&#233;quipement neuro biologique et cognitif de l'individu et son environnement familial, affectif, social et culturel. La faim d'information se met en place entre 6 et 12 ans, dans une p&#233;riode o&#249; la curiosit&#233; sexuelle se sublime en curiosit&#233; intellectuelle. Dans le meilleur des cas, elle persiste tout au long de la vie. Mais apprendre, c'est aussi obtenir l'amour de ceux &#224; qui l'on veut plaire, tout en renfor&#231;ant sa propre estime de soi. En m&#234;me temps, tout apprentissage implique une r&#233;sistance au changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car vouloir savoir est une chose, accepter d'apprendre en est une autre qui suppose d'assumer un temps de suspens, un temps de vuln&#233;rabilit&#233; entre le moment o&#249; on l&#226;che un tant soit peu ce que l'on sait et o&#249; l'on ne tient pas encore ce qu'on cherche &#224; acqu&#233;rir. Bien des obstacles peuvent contribuer &#224; freiner ce mouvement. Quand les m&#233;thodes normatives, trop souvent encore en vigueur, tablent sur la m&#234;me homog&#233;n&#233;it&#233; chez tous les &#233;l&#232;ves dans leurs capacit&#233;s &#224; apprendre. Quand une relation trop fusionnelle entre la m&#232;re et son enfant incite ce dernier &#224; se fixer sur la nourriture et les c&#226;lins au d&#233;triment de la curiosit&#233; du monde qui l'entoure. Quand il y a d&#233;faut d'&#233;tayage pr&#233;coce du fait de la pauvret&#233; des &#233;changes. Quand il y a de faibles capacit&#233;s de mentalisation ou retard des fonctions cognitives et instrumentales. Interviennent alors les m&#233;thodes de rem&#233;diation qui ne peuvent bien fonctionner qu'en respectant cinq principes : pr&#233;supposer les comp&#233;tences de l'enfant en &#233;chec, r&#233;injecter chez lui le plaisir &#224; apprendre, multiplier les voies d'acc&#232;s au r&#233;sultat, r&#233;pondre &#224; ses d&#233;marches en respectant l&#224; o&#249; il en est et, enfin, alterner les centrations sur les concepts et celles sur les proc&#233;dures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le constate, on dispose de plus de th&#233;ories qu'il n'en faut, et pourtant, des l&#233;gions d'enfants continuent &#224; bloquer dans leurs apprentissages (on estime qu'ils repr&#233;sentent 20 % d'une classe d'&#226;ge). Cela signifie soit qu'on ne sait pas tirer les b&#233;n&#233;fices des diff&#233;rentes mod&#233;lisations que l'on produit, soit que celles-ci rendent compte que tr&#232;s partiellement des processus en jeu. Ce qui n'est pas, convenons-en, le moindre de ce que nous apprennent les enfants qui n'apprennent pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2003 (256 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La tendresse</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>696</dc:subject>

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&lt;p&gt;La peau est un des &#233;l&#233;ments les plus fantastiques dont est dot&#233; le corps : barri&#232;re imperm&#233;able, presque &#233;tanche, elle isole contre les variations de temp&#233;rature et d&#233;fend contre les infections, se r&#233;g&#233;n&#232;re toute seule et synth&#233;tise la vitamine D. Elle est, en outre, parcourue par une innervation particuli&#232;rement dense qui la rend d'une grande sensibilit&#233; au toucher. Mais elle n'a pas seulement que des fonctions biologiques. Elle tisse aussi, des interrelations &#233;troites avec le psychisme. Il suffit pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton376-107ad.jpg?1694043393' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La peau est un des &#233;l&#233;ments les plus fantastiques dont est dot&#233; le corps : barri&#232;re imperm&#233;able, presque &#233;tanche, elle isole contre les variations de temp&#233;rature et d&#233;fend contre les infections, se r&#233;g&#233;n&#232;re toute seule et synth&#233;tise la vitamine D. Elle est, en outre, parcourue par une innervation particuli&#232;rement dense qui la rend d'une grande sensibilit&#233; au toucher. Mais elle n'a pas seulement que des fonctions biologiques. Elle tisse aussi, des interrelations &#233;troites avec le psychisme. Il suffit pour s'en convaincre d'&#233;voquer les nombreux facteurs psychologiques et &#233;v&#233;nements traumatiques, &#224; l'origine de maladies cutan&#233;es. On peut m&#234;me affirmer que la peau constitue un support essentiel aux relations humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, les comportements tactiles d&#233;pendent pour beaucoup des coutumes et des habitudes culturelles. Mais, les contacts corporels codifi&#233;s ont toujours &#233;t&#233; un moyen pour d&#233;sarmer la violence. Tout commence par les &#233;changes sensibles &#224; la naissance, dont la fr&#233;quence joue un r&#244;le fondamental dans le d&#233;veloppement autonome de l'adulte. Ce sont l&#224; les facteurs d'une bonne croissance du squelette et du syst&#232;me nerveux central, mais aussi de l'&#233;panouissement des activit&#233;s locomotrices et des apprentissages. Certes, interviennent ensuite des interdits essentiels. L'interdit primaire d'abord, qui prohibe la perp&#233;tuation du contact global, corps &#224; corps et qui incite &#224; ne pas rester coll&#233; au corps de ses parents. L'interdit secondaire ensuite, qui d&#233;construit la toute-puissance, en n'admettant pas que l'on touche &#224; tout, que l'on s'empare de tout et qu'on soit ma&#238;tre de tout. Il s'agit au bout du compte de renoncer &#224; la communication tactile comme mode principal d'expression &#224; destination des autres. Pouvoir toucher appara&#238;t donc aussi important que pouvoir se d&#233;gager du toucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce paradoxe que d&#233;cline Sylvie Consoli, &#224; partir d'une multitude d'illustrations et de vignettes cliniques rencontr&#233;es au cours de sa double activit&#233; de dermatologue et de psychanalyste. Toucher et &#233;couter, explique-t-elle, sont &#233;troitement li&#233;s et se compl&#232;tent &#224; merveille pour r&#233;concilier le sujet avec son corps, son image de soi et son estime de soi. La manipulation des corps par le m&#233;decin, si elle est faite avec respect et tact est rassurante et permet d'&#233;lever le seuil de d&#233;clenchement de la sensibilit&#233; douloureuse. Tout contact favorisant l'affectivit&#233; et le plaisir, peut aussi d&#233;border vers le courant &#233;rotique. De fait, explique l'auteur : &#171; Les &#233;quilibres sont variables entre les investissements &#233;rotiques et les investissements tendres, amicaux, sociaux pour chacun d'entre nous &#187; (p.185). La tendresse est ce qui porte un individu vers un autre et ce qui favorise deux subjectivit&#233;s. Les professionnels du soin ou de l'aide n'ont pas &#224; craindre ce mouvement ni les effets tant physiques que psychiques qu'il provoque. Ils ont seulement &#224; &#234;tre vigilants &#224; ne pas d&#233;charger leurs sentiments dans un agir hors de tout contr&#244;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2003 (288 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'histoire de Franck et David</title>
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		<dc:subject>Mental</dc:subject>
		<dc:subject>696</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1989, Brigitte Lemaine, sociologue et cin&#233;aste, rencontre deux jeunes gens, Franck et David. Pour les faire sortir, semble-t-il, d'une situation d'&#233;chec scolaire, ils ont &#233;t&#233; plac&#233;s dans une institution pour handicap&#233;s mentaux dans laquelle, selon elle, &#171; ils n'ont rien &#224; faire &#187;. Comme on d&#233;cide de r&#233;parer une injustice, elle prend alors la d&#233;cision de raconter leur histoire et &#8212; apr&#232;s leur d&#233;part de l'&#233;tablissement &#8212; va travailler avec eux, r&#233;unissant &#233;l&#233;ments et t&#233;moignages, et reconstituant ainsi &#171; le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1989, Brigitte Lemaine, sociologue et cin&#233;aste, rencontre deux jeunes gens, Franck et David. Pour les faire sortir, semble-t-il, d'une situation d'&#233;chec scolaire, ils ont &#233;t&#233; plac&#233;s dans une institution pour handicap&#233;s mentaux dans laquelle, selon elle, &lt;i&gt;&#171; ils n'ont rien &#224; faire &#187;&lt;/i&gt;. Comme on d&#233;cide de r&#233;parer une injustice, elle prend alors la d&#233;cision de raconter leur histoire et &#8212; apr&#232;s leur d&#233;part de l'&#233;tablissement &#8212; va travailler avec eux, r&#233;unissant &#233;l&#233;ments et t&#233;moignages, et reconstituant ainsi &lt;i&gt;&#171; le chaos de leur vie &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, elle leur propose d'incarner leur propre r&#244;le aux c&#244;t&#233;s de com&#233;diens professionnels : apr&#232;s un casting pluriel &#8212; m&#234;lant jeunes de banlieues, danseurs et acteurs &#8212;, elle commence &#224; mettre en sc&#232;ne les diff&#233;rentes s&#233;quences d'un sc&#233;nario. Mais malgr&#233; diff&#233;rents soutiens, le film n'ira pas &#224; son terme, la production s'en d&#233;sengageant au fur et &#224; mesure : &lt;i&gt;&#171; le sujet d&#233;range &#187;&lt;/i&gt; constate am&#232;rement la r&#233;alisatrice, &lt;i&gt;&#171; une certaine France n'est pas pr&#234;te pour ce &#171; Vol au &#8211; dessus d'un nid de coucous &#187; m&#233;tiss&#233; &#187;&lt;/i&gt;, mettant les peurs en lien avec le fait que ce qui est &#224; l'origine de la souffrance de Franck et David n'est encore nullement reconnu comme il le faudrait : maltraitance, n&#233;gligence, racisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle d&#233;cide alors de transformer son projet initial en documentaire, et d'&#233;tudier le processus de leur exclusion, qu'elle distingue en trois &#233;tapes : familiale, scolaire et sociale. Le parcours de ces jeunes est engrenage : rejet&#233; de leurs familles, en r&#233;elle difficult&#233; d'apprentissage, d&#233;valoris&#233;s &#224; l'&#233;cole avant d'&#234;tre exclus, discrimin&#233;s ensuite au lieu d'&#234;tre int&#233;gr&#233;s&#8230; Avec les &#233;clairages du psychoth&#233;rapeute Bernard Lempert et du psychiatre Philippe Gutton, elle va d&#233;gager plus pr&#233;cis&#233;ment deux probl&#233;matiques : la maltraitance institutionnelle et l'errance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisatrice est persuad&#233;e d'une chose : il faut intervenir au tout d&#233;but de ce processus, et non vouloir r&#233;parer &#224; la fin : en cons&#233;quence &#8212; large programme &#8212; il s'agira de d&#233;pister les n&#233;gligences, les rejets, la maltraitance, les viols et abus sexuels, les discriminations. Cela afin de pr&#233;venir l'escalade de la violence, &lt;i&gt;&#171; car les traumatismes hantent au point de cr&#233;er &#171; l'indisponibilit&#233; de la pens&#233;e &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;et l'&#233;chec scolaire et affectif. Celui qui erre dans les rues, dans l'alcool ou la drogue, le plus souvent se perd pour &#233;chapper &#224; ses images traumatiques. Il suffit qu'une personne &#233;coute, soutienne, soigne quand il est encore temps, et le processus peut &#234;tre arr&#234;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;, estime la cin&#233;aste. Neuf ans apr&#232;s, leur avenir est d'ailleurs moins sombre et porte quelques espoirs nouveaux, que la r&#233;alisatrice a traduits &#224; l'&#233;cran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brigitte Lemaine est cin&#233;aste engag&#233;e. Elle avait travaill&#233; avec Armand Gatti sur le Chant d'amour des alphabets d'Auschwitz de ce dernier, qui traitait de la d&#233;portation des sourds par les nazis ; elle est l'auteure de nombreux documentaires sur le handicap ou les maltraitances. Son propos s'inscrit toujours dans l'id&#233;e de faire circuler et d&#233;battre : elle esp&#232;re ainsi que cette projection int&#233;ressera les centres de formation,&lt;i&gt; &#171; les psy &#187;&lt;/i&gt;, les instituts universitaires de formation des ma&#238;tres (IUFM)&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2003 - 75 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;Distribution : &lt;a href=&#034;http://www.cnasm.prd.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CNASM&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;5, avenue Charles de Gaulle&lt;br class='manualbr' /&gt;57790 Lorquin&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 03 87 23 14 79&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Que peut apporter l'ethnopsychiatrie au travail social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Que-peut-apporter-l-ethnopsychiatrie-au-travail-social</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>696</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nos r&#233;f&#233;rences occidentales peuvent-elles suffire &#224; appr&#233;hender les d&#233;sordres psychiques de certaines familles migrantes ? Se sentant &#224; cet &#233;gard d&#233;munis, des &#233;quipes &#233;ducatives, de m&#234;me que des magistrats ou des m&#233;decins, ont recours &#224; l'ethnopsychiatrie. Nous avons rencontr&#233; des professionnels se formant &#224; cette approche qui consiste &#224; tenir compte de la culture du sujet et de son groupe. Nous avons &#233;galement interrog&#233; Marie-Rose Moro, professeur de psychiatrie, qui nous a expliqu&#233; ce que sont les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-696-" rel="tag"&gt;696&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nos r&#233;f&#233;rences occidentales peuvent-elles suffire &#224; appr&#233;hender les d&#233;sordres psychiques de certaines familles migrantes ? Se sentant &#224; cet &#233;gard d&#233;munis, des &#233;quipes &#233;ducatives, de m&#234;me que des magistrats ou des m&#233;decins, ont recours &#224; l'ethnopsychiatrie. Nous avons rencontr&#233; des professionnels se formant &#224; cette approche qui consiste &#224; tenir compte de la culture du sujet et de son groupe. Nous avons &#233;galement interrog&#233; Marie-Rose Moro, professeur de psychiatrie, qui nous a expliqu&#233; ce que sont les consultations transculturelles (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Que-peut-apporter-l-ethnopsychiatrie-au-travail-social-234' class='spip_in'&gt;lire &#8230;&lt;/a&gt;). Enfin Patrick Fermi et Fethi Benslama nous ont donn&#233; leurs points de vue sur cette m&#233;thode d'investigation &#171; psychosociologique &#187;. Le premier, psychologue clinicien, en est partisan (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Travail-social-l-apport-de-de-l-ethnopsychiatrie' class='spip_in'&gt;lire &#8230;&lt;/a&gt;), le second, psychanalyste, &#233;met de s&#233;rieuses r&#233;serves (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Travail-social-l-apport-de-l-ethnopsychiatrie' class='spip_in'&gt;lire &#8230;&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_649 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH361/divan-jiho-a730a.jpg?1694043393' width='500' height='361' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ethnologue et psychanalyste, Georges Devereux (1908 &#8211; 1985) a longuement &#233;tudi&#233; aux &#201;tats-Unis les troubles psychiques de certaines populations (en particulier ceux des Indiens Mohaves, une tribu de l'Arizona). Dans les ann&#233;es 60, avec l'appui de personnalit&#233;s comme Claude L&#233;vi-Strauss ou Fernand Braudel, il s'installait en France et dirigeait un s&#233;minaire &#224; l'&#201;cole pratique des hautes &#233;tudes (aujourd'hui &#201;cole des hautes &#233;tudes en sciences sociales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui est per&#231;u comme le p&#232;re de l'ethnopsychiatrie a entre autres men&#233; &#224; maturit&#233; un certain Tobie Nathan, consid&#233;r&#233; comme son h&#233;ritier. Aupr&#232;s du ma&#238;tre &#8212; qu'il a qualifi&#233; d'&#171; h&#233;breu anarchiste &#187; &#8212;, celui-ci &#233;tudie la mani&#232;re dont la maladie mentale s'exprime dans d'autres cultures, de m&#234;me que la fa&#231;on dont elle est trait&#233;e. Et voici dix ans, le disciple cr&#233;ait un centre d'ethnopsychiatrie dans l'universit&#233; Paris VIII de Saint-Denis : des familles migrantes y sont re&#231;ues et soutenues par des intervenants soucieux de ne jamais ignorer les syst&#232;mes d'interpr&#233;tation des cultures d'origine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre Georges Devereux &#8211; Universit&#233; Paris VIII 2, rue de la Libert&#233; - 93526 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; &lt;i&gt;Nous avons compris qu'il fallait absolument faire appara&#238;tre les psychiatries des mondes d'o&#249; sont issus les patients&lt;/i&gt; &#187; affirmait Tobie Nathan il y a quelques ann&#233;es dans un entretien sur sa pratique (Le Monde du 22 octobre 1996).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, l'aide sociale &#224; l'enfance, la protection judiciaire de la jeunesse, des &#233;quipes &#233;ducatives de milieu ouvert ou certains tribunaux pour enfants recourent aux services du centre Georges Devereux. Pour autant, cet outil n'est pas, loin s'en faut, largement reconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Universit&#233; Paris VIII, une fin d'apr&#232;s-midi d'octobre, dans une salle au deuxi&#232;me &#233;tage du Centre Georges Devereux, des personnes sont r&#233;unies. L'une est &#233;ducatrice dans un service de tutelles d'une Sauvegarde ard&#233;choise, cette autre travaille dans un foyer d'accueil de l'aide sociale &#224; l'enfance de l'Allier, son voisin est psychologue dans un &#233;tablissement public en sant&#233; mentale de Lille ; d'autres encore travaillent en AEMO (action &#233;ducative en milieu ouvert) en Seine-Saint-Denis, en foyer d'adultes handicap&#233;s ou en foyer d'adolescents &#224; caract&#232;re social en province. Tous font partie d'une formation DESU intitul&#233;e Pratiques cliniques avec les familles migrantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crit&#232;res d'admission : cinq ann&#233;es de pratique professionnelle, dont au moins deux avec des populations migrantes. Partant du principe que les intervenants sociaux et &#233;ducatifs sont de plus en plus souvent en contact avec des familles migrantes et que les moyens mis &#224; leur disposition sont en g&#233;n&#233;ral inefficaces, la formation se donne pour but d'apporter d'autres &#233;clairages, de l'ordre de la psychiatrie transculturelle, de l'anthropologie m&#233;dicale, de l'ethnopsychiatrie. &#192; l'issue de celle-ci (473 heures r&#233;parties sur onze mois), les stagiaires sont cens&#233;s &#171; savoir &#233;valuer l'exp&#233;rience de la migration et son impact sur les personnes &#187;, mais aussi &#171; se sentir familiers des pens&#233;es, des interpr&#233;tations et des dispositifs de soins provenant de la culture d'origine des familles &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modules successifs les feront s'approcher de l'&#171; intelligence des syst&#232;mes th&#233;rapeutiques non-occidentaux &#187;, des mythes et des rituels, des interpr&#233;tations traditionnelles de certains d&#233;sordres, de la gestion de traumatismes &#171; d&#233;lib&#233;r&#233;ment induits &#187; (guerres, tortures, violences collectives&#8230;), ou encore de l'application des m&#233;thodes de l'ethnopsychiatrie aux populations des soci&#233;t&#233;s industrielles avanc&#233;es (qui connaissent aussi leurs d&#233;sordres : toxicomanies, adh&#233;sion &#224; des mouvements sectaires, probl&#232;mes pos&#233;s par le transsexualisme, ob&#233;sit&#233; et boulimie&#8230;). Certaines semaines seront abord&#233;s des sujets aussi divers que la m&#233;decine religieuse chinoise, les th&#233;rapies en Asie centrale, la mal&#233;diction en (ex) Yougoslavie ou les rituels de possession s&#233;n&#233;galais ou ha&#239;tien. En outre, chaque stagiaire participe &#224; deux demi-journ&#233;es de consultation par mois dans un des groupes th&#233;rapeutiques du Centre Georges Devereux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233;e d'une petite quarantaine de personnes, l'&#233;quipe p&#233;dagogique est constitu&#233;e d'une impressionnante majorit&#233; de psychologues cliniciens, de toutes origines, compl&#233;t&#233;e par d'autres sp&#233;cialistes : anthropologues, &#233;ducatrice au tribunal pour enfants, avocate, m&#233;decin de PMI, magistrat, m&#233;diatrice, ethnologue, linguiste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir-l&#224;, ils sont quelques &#233;tudiant (e) s &#224; &#234;tre rest&#233;s apr&#232;s leur journ&#233;e de formation, pour &#233;voquer avec nous l'apport, le support, l'aide que peut repr&#233;senter l'ethnopsychiatrie pour le travail social. Tous et toutes ont pour souci premier de ne pas plaquer leurs sch&#233;mas culturels aux situations qu'ils rencontrent : dans cette mani&#232;re traditionnelle de travailler, &lt;i&gt;&#171; ce qui est ignor&#233;, c'est l'histoire de l'autre &#187;&lt;/i&gt; estime une des participantes. Ils ont des exemples concrets &#224; donner de migrants d&#233;pressifs, d'&#171; invisibles &#187; &#224; prendre en compte, de troubles du comportement incompr&#233;hensibles, bref de l'importance d'avoir saisi quelque chose de la culture de l'autre avant de vouloir traiter sa souffrance. Les stagiaires &#233;voquent une &#171; n&#233;gociation entre deux mondes &#187; &#224; mener fr&#233;quemment, mondes dont les logiques sont le plus souvent fort diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centr&#233;e sur le sujet lui-m&#234;me, la psychiatrie fran&#231;aise n'a par exemple que fort peu &#224; voir avec l'arbre &#224; palabres d'un village africain, et pourtant, celui-ci soigne aussi. Lorsque nous les interrogeons sur l'accueil de leurs institutions &#224; ces apports (le co&#251;t de la formation est tout de m&#234;me de 4500 &#8364;), le constat est pour le moins mitig&#233; : pr&#233;cieux pour eux, ces enseignements ne sont pas forc&#233;ment reconnus dans leurs &#233;tablissements respectifs. Il semble y avoir encore du chemin &#224; parcourir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ethnopsychiatrie.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Centre Georges Devereux&lt;/a&gt; &#8211; Universit&#233; Paris VIII 2, rue de la Libert&#233; - 93526 Saint-Denis cedex 02. T&#233;l. 0149 40 68 51&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Travail social : l'apport de de l'ethnopsychiatrie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Travail-social-l-apport-de-de-l-ethnopsychiatrie</link>
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		<dc:subject>696</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour Patrick Fermi, dipl&#244;m&#233; en ethnologie, psychologue clinicien, il faut pouvoir &#233;couter et comprendre le sens que &#171; les gens donnent eux-m&#234;mes &#224; leurs habitudes, &#224; leurs croyances, &#224; leurs traditions, &#224; leurs souffrances &#187;. Pour cela pense Patrick Fermi : &#171; L'ethnopsychanalyse est une approche possible &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les diff&#233;rences conceptuelles essentielles entre la psychanalyse classique et l'ethnopsychanalyse ? Si l'on con&#231;oit le terme d'ethnopsychanalyse comme une pratique particuli&#232;re de soins (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Patrick Fermi, dipl&#244;m&#233; en ethnologie, psychologue clinicien, il faut pouvoir &#233;couter et comprendre le sens que &#171; les gens donnent eux-m&#234;mes &#224; leurs habitudes, &#224; leurs croyances, &#224; leurs traditions, &#224; leurs souffrances &#187;. Pour cela pense Patrick Fermi : &#171; L'ethnopsychanalyse est une approche possible &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les diff&#233;rences conceptuelles essentielles entre la psychanalyse classique et l'ethnopsychanalyse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on con&#231;oit le terme d'ethnopsychanalyse comme une pratique particuli&#232;re de soins aupr&#232;s de personnes migrantes, il n'y a pas &#224; mon sens de diff&#233;rences conceptuelles avec la psychanalyse. De la m&#234;me mani&#232;re que l'on parle par exemple de psychanalyse de l'enfant, de psychodrame psychanalytique ou de th&#233;rapie familiale psychanalytique, l'ethnopsychanalyse pointe seulement le fait que l'on applique le savoir psychanalytique dans un domaine sp&#233;cialis&#233;, celui qui relie le fonctionnement psychique et les dimensions culturelles. Bien entendu, sur le plan pratique, les dispositifs de consultation n'ont plus rien &#224; voir avec la cure psychanalytique classique telle que tout le monde la conna&#238;t plus ou moins mais vous remarquerez que c'est aussi le cas pour les trois exemples que je viens de citer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N'y a-t-il pas une limite au respect de l'identit&#233; culturelle, par exemple lorsque celle-ci va &#224; l'encontre des droits de l'enfant comme dans le cas de l'excision ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#234;tre bien clair : nous consid&#233;rons fermement que vivre dans telle ou telle soci&#233;t&#233; implique d'accepter les droits et les devoirs qui y sont attach&#233;s. Respecter les repr&#233;sentations culturelles n'est en aucun cas &#233;quivalent &#224; autoriser la transgression des interdits. De quoi s'agit-il ? Simplement d'&#234;tre en mesure de pouvoir &#233;couter et comprendre le sens que les gens donnent eux-m&#234;mes &#224; leurs habitudes, &#224; leurs croyances, &#224; leurs traditions, &#224; leurs souffrances, etc. Cela dit, Les personnes qui trouvent suffisamment de compr&#233;hension, de comp&#233;tence et des r&#233;ponses &#224; leurs difficult&#233;s dans les syst&#232;mes de soins ou sociaux classiques n'ont pas besoin de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce type d'approche ethnopsychanalytique peut-il, &#224; termes, favoriser l'int&#233;gration sociale, culturelle et professionnelle, de certains jeunes issus de l'immigration ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a aucun doute. Cela rejoint votre question pr&#233;c&#233;dente et ma r&#233;ponse : ce dont la plupart des gens souffrent r&#233;ellement est de ne pas pouvoir donner un sens &#224; ce qui leur arrive. Ce peut &#234;tre le cas de nombreux jeunes issus de l'immigration quand ils n'ont pas pu disposer d'outils de compr&#233;hension par rapport aux repr&#233;sentations culturelles de leurs parents et m&#234;me plus simplement par rapport &#224; leur histoire et &#224; leur trajet. Beaucoup de migrants auraient quelque chose &#224; nous enseigner, non pas tant des ruptures douloureuses de l'exil que de l'&#233;nergie qui leur a permis de survivre. Cette force est souvent m&#233;connue de leurs propres enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens d'un jeune de vingt ans, genre leader de quartier, pratiquement h&#233;b&#233;t&#233; d'apprendre que son p&#232;re avait travers&#233; clandestinement, &#224; pied, l'Espagne et les montagnes des Pyr&#233;n&#233;es, en plein hiver de surcro&#238;t. Ce jeune a brutalement r&#233;alis&#233; que son p&#232;re n'&#233;tait pas faible mais humble, que derri&#232;re son silence il y avait une histoire aussi dense que celles que l'on trouve au cin&#233;ma ou dans les romans. &#171; Pourquoi tu ne l'avais jamais dit ? &#187;. &#171; C'&#233;tait trop difficile, surtout en fran&#231;ais. &#187;. &#171; Pourquoi tu ne m'as pas appris vraiment l'arabe ? &#187;. &#171; Je croyais que cela ferait oublier la mis&#232;re et que tu deviendrais plus vite un Fran&#231;ais comme les autres&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faudrait-il selon vous d&#233;velopper les formations des travailleurs sociaux en tenant compte de l'approche ethnopsychanalytique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a aucun doute &#224; ce sujet, &#224; moins bien s&#251;r que l'on veuille un seul type d'humain, sans cr&#233;ativit&#233; ni conscience, sans d&#233;sir et sans passion. La formation est n&#233;cessaire car c'est le propre de chaque culture que de produire des certitudes et des illusions. Un travail de d&#233;centration est in&#233;vitable si l'on veut acc&#233;der &#224; ce qui fonde l'alt&#233;rit&#233;. Ce travail, il passe forc&#233;ment par les savoirs accumul&#233;s de tous ceux qui, vivants ou morts, ont r&#233;fl&#233;chi &#224; toutes ces questions. De tous ces savoirs, ce que l'on appelle peut-&#234;tre maladroitement l'ethnopsychanalyse n'est qu'une approche possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Que peut apporter l'ethnopsychiatrie au travail social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Que-peut-apporter-l-ethnopsychiatrie-au-travail-social-234</link>
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		<dc:date>2004-02-11T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>696</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marie Rose Moro, professeur de psychiatrie, dirige le service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent de l'h&#244;pital Avicenne &#224; Bobigny (93). Elle y anime des consultations transculturelles. Les s&#233;ances durent en g&#233;n&#233;ral deux heures et regroupent des th&#233;rapeutes et la famille &#233;largie &#224; tous ceux dont le patient d&#233;sire la pr&#233;sence. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; qui s'adressent les consultations transculturelles ? Elles peuvent &#234;tre propos&#233;es &#224; toutes les familles migrantes et leurs enfants de la seconde, voire troisi&#232;me (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Marie Rose Moro, professeur de psychiatrie, dirige le service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent de l'h&#244;pital Avicenne &#224; Bobigny (93). Elle y anime des consultations transculturelles. Les s&#233;ances durent en g&#233;n&#233;ral deux heures et regroupent des th&#233;rapeutes et la famille &#233;largie &#224; tous ceux dont le patient d&#233;sire la pr&#233;sence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; qui s'adressent les consultations transculturelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles peuvent &#234;tre propos&#233;es &#224; toutes les familles migrantes et leurs enfants de la seconde, voire troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration, lorsque la question culturelle se pose, c'est-&#224;-dire quand la famille, les enfants ou les professionnels qui s'en occupent d&#233;j&#224; pensent que la culture peut aider &#224; comprendre une situation complexe, difficile ou douloureuse. C'est une consultation de seconde intention : la technique classique, quelle qu'elle soit, a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233;e sans succ&#232;s ou sans v&#233;ritable adh&#233;sion de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, on fait autrement en tenant compte de ses ressources culturelles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour mieux comprendre et soigner les familles, les consultations (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il n'y a pas de pathologie sp&#233;cifique des migrants et de leurs enfants. On nous consulte donc pour des souffrances individuelles ou familiales multiples et vari&#233;es : autour de la naissance d'un enfant, pour la tristesse de la m&#232;re ou les difficult&#233;s des b&#233;b&#233;s &#224; dormir, &#224; manger, plus tard &#224; se s&#233;parer de leur m&#232;re&#8230; pour des difficult&#233;s de langage d'enfants en &#226;ge scolaire ou des difficult&#233;s &#224; apprendre, des troubles du comportement ou de la violence agie ou subie pour les adolescents, des pertes de l'&#233;lan vital chez les p&#232;res, les difficult&#233;s &#224; transmettre des parents&#8230; L'exil d&#233;nude et rend vuln&#233;rable : on est plus sensible aux traumas et aux deuils lorsqu'on n'est pas dans son monde familial, social et culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'animation de ces consultations est assur&#233;e par les th&#233;rapeutes exp&#233;riment&#233;s et form&#233;s &#224; la clinique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='transculturelle L'universit&#233; de Paris 13-Bobigny d&#233;livre un dipl&#244;me de (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Qui y participe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;rapeute principal qui anime la consultation, des coth&#233;rapeutes rod&#233;s &#224; cette technique et des stagiaires qui se forment. Les th&#233;rapeutes exp&#233;riment&#233;s sont en g&#233;n&#233;ral de formation psychanalytique. Participe &#233;galement la famille &#233;largie &#224; tous ceux que le patient d&#233;sire (ce sont les parents qui d&#233;cident qui vient). Je souhaite qu'au moins un des professionnels qui nous a adress&#233; la famille assiste &#224; la premi&#232;re consultation. Il est important qu'il y ait une continuit&#233; pour les familles entre ce qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fait et ce qui sera propos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi favorisez-vous le groupe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe de th&#233;rapeutes est n&#233;cessaire pour permettre le r&#233;cit dans certaines situations, soutenir, contenir, aider &#224; ce que l'&#233;change se d&#233;roule d'une mani&#232;re culturellement conforme. Dans notre culture, la relation duelle favorise le r&#233;cit, dans d'autres, le groupe est garant de l'intimit&#233; et de la protection. La consultation est ouverte &#224; la famille &#233;largie. Ce sont les parents qui voient de qui ils ont besoin, sur qui ils peuvent s'appuyer&#8230; Pour soigner les b&#233;b&#233;s, par exemple, les m&#232;res viennent souvent avec des comm&#232;res, les femmes qui assurent cette fonction de m&#232;re avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels qui participent sont ceux qui ont adress&#233; la famille, ont un lien avec elle et son accord. Il faut noter que les professionnels qui arrivent &#224; cette consultation ont plus de mal que les familles &#224; s'installer dans les logiques de la consultation car ils n'en partagent pas les implicites culturels. Ce qui est familier aux parents devient &#233;trange ou &#233;tranger pour les &#233;quipes du fait du d&#233;calage culturel (pr&#233;sence d'un groupe, circulation de la parole dans le groupe, pr&#233;sence d'un traducteur, temporalit&#233; de la consultation&#8230;). Il importe de se former &#224; ces modalit&#233;s de faire et de se d&#233;centrer par rapport &#224; ses propres rep&#232;res, ce qui ne s'improvise pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi faites-vous appel &#224; un traducteur m&#234;me si les familles parlent fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ont toujours la possibilit&#233; de parler dans plusieurs langues : le fran&#231;ais, leur langue maternelle et parfois une troisi&#232;me, la langue v&#233;hiculaire dans leur pays d'origine. Pour parler des choses complexes, des choses du pays, de l'enfance, des conflits&#8230; il est parfois n&#233;cessaire de pouvoir le faire avec nuance, complexit&#233;, en utilisant des images, des connotations&#8230; Il faut pouvoir utiliser la langue qui s'y pr&#234;te le mieux &#224; ce moment-l&#224; et on ne le sait pas &#224; l'avance. La possibilit&#233; de parler sa langue, ses langues - possibilit&#233; et non obligation - est un param&#232;tre fort du dispositif transculturel. Le traducteur form&#233; &#224; travailler avec nous traduit mot &#224; mot et redonne le codage culturel si n&#233;cessaire. Par exemple, si une maman dit &#171; on n'est pas seul au monde &#187;, il traduira litt&#233;ralement et il dira &#171; la maman fait allusion au fait qu'il y a aussi un monde invisible &#187; et qu'il faut donc aussi chercher du c&#244;t&#233; de ce qui ne se voit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Combien de temps dure une consultation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral plus de deux heures car nous prenons le temps de nous pr&#233;senter, de comprendre le sens que donne le patient &#224; ce qui lui arrive et de traduire si n&#233;cessaire. A priori nous fonctionnons avec le principe des consultations th&#233;rapeutiques, c'est-&#224;-dire de suivis avec des objectifs pr&#233;cis et donc limit&#233;s dans le temps (on arr&#234;te quand les objectifs qu'on s'est fix&#233;s ensemble sont atteints). Si des prises en charge plus longues sont n&#233;cessaires, on propose en g&#233;n&#233;ral des s&#233;ances individuelles. En moyenne, pour le groupe, cinq &#224; six consultations s&#233;par&#233;es d'un mois et demi &#224; deux mois suffisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui oriente les familles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les professionnels qui rencontrent une difficult&#233; avec une famille migrante et pensent qu'une approche en psychiatrie transculturelle peut &#234;tre b&#233;n&#233;fique. Nous en discutons avec eux au pr&#233;alable avant de voir la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez &#171; l'enfant na&#238;t avec un berceau culturel &#187;. Est-ce plus compliqu&#233; pour un enfant &#233;tranger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les enfants naissent avec un berceau culturel mais en situation migratoire les contenants culturels sont complexifi&#233;s et les parents doutent parfois de leur capacit&#233; &#224; transmettre sans le groupe autour. Dans la situation migratoire, le berceau des enfants est m&#233;tiss&#233; et multiple, ce qui est une richesse. En revanche, si les parents perdent confiance dans leurs propres ressources culturelles, alors, il y aura des trous dans ce berceau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-il important que les enfants connaissent les raisons de l'exil de leurs parents ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas forc&#233;ment les raisons pr&#233;cises de l'exil mais le parcours des parents. La forme d&#233;pend de l'&#226;ge de l'enfant bien s&#251;r et des questions qu'il pose. Le plus important est qu'il sache d'o&#249; viennent ses parents, qu'il connaisse ce monde et ses langues et puisse en &#234;tre fier. Ce qui est premier c'est sans doute la transmission de la langue. Le bilinguisme est une richesse sans prix pour l'enfant. Non seulement c'est ais&#233; pour lui mais cela lui permet de mieux parler la langue seconde - le fran&#231;ais - et d'avoir acc&#232;s au monde de ses parents. Pourtant en France moins de 10 % des enfants de migrants sont bilingues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment favorisez-vous cette transmission ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale en permettant aux parents d'&#234;tre dans leur fonction, &#224; leur fa&#231;on, sans leur dire comment ils doivent &#234;tre m&#232;re ou p&#232;re et en favorisant la transmission des histoires, des mani&#232;res de faire, de comprendre&#8230; en permettant aux parents de dire les choses &#224; leur fa&#231;on et dans leur langue s'ils le souhaitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La migration vuln&#233;rabilise les enfants, quels en sont les moments critiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place des interactions pr&#233;coces m&#232;re-b&#233;b&#233; (0-1 an), l'entr&#233;e dans les grands apprentissages, c'est-&#224;-dire l'inscription dans le monde fran&#231;ais par l'&#233;criture et la lecture et l'adolescence o&#249; se rejoue par l'inscription professionnelle et sexuelle la question de l'appartenance ou plus exactement des appartenances. Les enfants de migrants sont des virtuoses du lien et du passage. Ce sont des enfants m&#233;tis. Si on les aide &#224; faire ce passage sans d&#233;valoriser le monde des parents, on favorise leur cr&#233;ativit&#233;. Ils sont profond&#233;ment modernes dans la mesure o&#249; ils doivent s'approprier plusieurs mondes, ce qui sera une des caract&#233;ristiques des soci&#233;t&#233;s modernes, mouvantes et plurielles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour mieux comprendre et soigner les familles, les consultations transculturelles utilisent deux outils : l'anthropologie, pour d&#233;coder les aspects culturels, et la psychanalyse pour les choses du dedans. Elles cr&#233;ent les conditions pour qu'un v&#233;ritable &#233;change puisse se faire avec la famille et cherchent &#224; savoir quel sens elle donne &#224; ce qui lui arrive&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;transculturelle L'universit&#233; de Paris 13-Bobigny d&#233;livre un dipl&#244;me de psychiatrie transculturelle. Contact : 01 48 38 77 34 - &lt;a href=&#034;mailto:moro@smbh-univ-paris13.fr&#034; class='spip_mail'&gt;moro@smbh-univ-paris13.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Travail social : l'apport de l'ethnopsychiatrie</title>
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		<dc:date>2004-02-11T23:00:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Pour Fethi Benslama, psychanalyste, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; l'universit&#233; Paris VII, l'ethnopsychiatrie veut ramener le sujet au bercail de la tradition parentale. Ainsi pense Fethi Benslama : &#171; La compr&#233;hension de l'enfant par la culture est une illusion &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ethnopsychiatrie, telle qu'elle est conceptualis&#233;e et pratiqu&#233;e par Tobie Nathan et Marie-Rose Moro, vous semble-t-elle porteuse de d&#233;rives ? Et pourquoi ? La &#171; nouvelle &#187; ethnopsychiatrie part d'une vis&#233;e louable, celle du respect des r&#233;f&#233;rences (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Fethi Benslama, psychanalyste, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; l'universit&#233; Paris VII, l'ethnopsychiatrie veut ramener le sujet au bercail de la tradition parentale. Ainsi pense Fethi Benslama : &#171; La compr&#233;hension de l'enfant par la culture est une illusion &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ethnopsychiatrie, telle qu'elle est conceptualis&#233;e et pratiqu&#233;e par Tobie Nathan et Marie-Rose Moro, vous semble-t-elle porteuse de d&#233;rives ? Et pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; nouvelle &#187; ethnopsychiatrie part d'une vis&#233;e louable, celle du respect des r&#233;f&#233;rences culturelles d'un sujet, mais &#224; l'application on constate qu'elle aboutit &#224; accorder un privil&#232;ge exorbitant aux normes d'une culture d'origine sur la singularit&#233; de quelqu'un, sur son trajet, son histoire tiss&#233;s de m&#233;langes et de contradictions du fait de l'immigration. Interpr&#233;ter le sympt&#244;me par la culture aboutit &#224; une massification imaginaire de la causalit&#233; psychique. De plus, je constate que la formation dispens&#233;e au titre de l'ethnopsychiatrie est tr&#232;s souvent faible aussi bien sur le plan ethnologique que psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette faiblesse au niveau des formations peut-elle engendrer une pratique th&#233;rapeutique qui favorise le communautarisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, il y a eu dans les ann&#233;es 90 des prises de position politique au sein du mouvement de la nouvelle ethnopsychiatrie qui sont franchement communautaristes et extr&#233;mistes : en faveur des ghettos, soutien &#224; des pratiques comme l'excision, etc. Je me suis oppos&#233; &#224; cela parce que je pense qu'en France, cela amenait les migrants et leurs enfants dans l'impasse. Le choix n'est pas entre la culture d'origine et la culture du pays d'accueil, mais du c&#244;t&#233; de l'int&#233;gration des identifications venant de ces sources. On n'a pas &#224; renvoyer un enfant bambara n&#233; en France &#224; la culture de ses parents, on n'a pas &#224; lui demander d'&#234;tre un bon Bambara, ou un Fran&#231;ais id&#233;al (qui d&#233;cide ce qui est bon et mauvais ?), mais &#224; lui permettre de cr&#233;er des passerelles entre les deux aspects de sa personnalit&#233;, &#224; ne pas les mettre dans un rapport antagoniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref l'int&#233;gration n'est pas &#224; quelque chose, l'int&#233;gration c'est cette conciliation cr&#233;ative entre des p&#244;les diff&#233;rents de son histoire. Or, j'ai rencontr&#233; trop souvent dans les expos&#233;s de cas et de th&#233;rapies ethnopsychiatriques des for&#231;ages du c&#244;t&#233; de la culture d'origine parentale. On veut ramener le sujet au bercail de la tradition parentale, ce faisant on cr&#233;e un clivage avec l'autre partie de lui-m&#234;me. C'est parfois tellement flagrant que le th&#233;rapeute a pris une position contre-transf&#233;rentielle, pro-parentale massive qu'il n'y a plus de place pour l'enfant comme sujet. C'est dramatique lorsqu'il s'agit par exemple de maltraitance, d'abus sexuel, ou de haine inconsciente des parents &#224; l'&#233;gard de leurs enfants. Cela participe de la d&#233;sint&#233;gration du sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi selon vous le travail social peut-il &#234;tre travers&#233; par ce champ sp&#233;cifique de la psychiatrie ou de l'ethnopsychanalyse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux sont souvent submerg&#233;s et d&#233;pass&#233;s par la difficult&#233; de leur travail, par leur implication quotidienne, par le nombre de cas &#224; traiter. Certains d'entre eux c&#232;dent &#224; la facilit&#233; d'un &#233;clairage culturel ou l'illusion d'une compr&#233;hension par la culture. Je ne dis pas qu'il n'y a pas &#224; prendre en compte des aspects de la culture d'origine, mais cela doit &#234;tre fait avec d'infinies pr&#233;cautions, ponctuellement, et seulement lorsqu'on a &#233;puis&#233; l'approche de la singularit&#233; du cas par les moyens habituels. Chaque fois que j'ai &#233;t&#233; amen&#233; &#224; superviser quelqu'un ou &#224; faire un travail avec une &#233;quipe autour d'un sujet qui a une autre r&#233;f&#233;rence culturelle, je demande dans un premier temps de s'abstenir d'user des r&#233;f&#233;rences de l'autre culture. Je propose d'abord de traiter le cas comme si on avait &#224; faire &#224; Jean, Jacques ou Julie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s souvent on constate que l'on peut rendre intelligible la situation du petit Mohamed exactement comme on le ferait avec Jean. &#199;a suffit alors, on n'a pas besoin de rajouter une louche, que sa m&#232;re fait de la danse du ventre ou que son p&#232;re croit que dans sa culture on a le droit de donner des racl&#233;s &#233;normes aux enfants. On s'en fiche qu'il ait le droit ou pas, ce qui compte c'est qu'il est violent avec cet enfant, cet enfant le sait et en souffre. Et voil&#224; qu'on d&#233;couvre que le p&#232;re trouve que son fils ressemble &#224; son propre p&#232;re. Voici donc le fantasme qui pr&#233;side &#224; cette violence. C'est ce qui est d&#233;terminant. Ce n'est que dans un second temps que l'on peut amener le suppl&#233;ment d'&#233;clairage ou une suppl&#233;ance par l'autre culture. Cette m&#233;thode &#233;vite de r&#233;duire quelqu'un &#224; une norme ou un objet culturel. C'est tout de m&#234;me cela la clinique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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