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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le suicide des jeunes : un fl&#233;au social</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Parents-professionnels &#224; l'&#233;preuve de la rencontre</title>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>

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&lt;p&gt;Eduquer est devenu plus complexe depuis que les valeurs de soumission et d'ob&#233;issance ne balisent plus ni l'espace familial, ni l'espace social et qu'elles ont &#233;t&#233; remplac&#233;es par la n&#233;gociation, l'autonomie et la libert&#233;. Si cette mutation a permis des marges de man&#339;uvre plus grandes, tout n'est pas possible, tout n'est pas permis, sans compter l'effet pervers de la plus grande atomisation et du plus grand individualisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans ce contexte qu'a lieu la rencontre entre parents et professionnels de (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Eduquer est devenu plus complexe depuis que les valeurs de soumission et d'ob&#233;issance ne balisent plus ni l'espace familial, ni l'espace social et qu'elles ont &#233;t&#233; remplac&#233;es par la n&#233;gociation, l'autonomie et la libert&#233;. Si cette mutation a permis des marges de man&#339;uvre plus grandes, tout n'est pas possible, tout n'est pas permis, sans compter l'effet pervers de la plus grande atomisation et du plus grand individualisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte qu'a lieu la rencontre entre parents et professionnels de l'enfance marqu&#233;e de longue date par deux tendances oppos&#233;es : le doute quant aux capacit&#233;s parentales impliquant une pr&#233;f&#233;rence au recours aux experts de l'&#233;ducation d'un c&#244;t&#233; et, de l'autre, la primaut&#233; accord&#233;e, en toutes circonstances &#224; la famille. Du c&#244;t&#233; des parents, rien n'est simple. Il ne suffit pas d'&#234;tre bien inform&#233; pour &#234;tre comp&#233;tent, l'&#233;ducation s'av&#233;rant un savant dosage entre le laxisme et la coercition : l'enfant a &#224; la fois besoin d'&#234;tre guid&#233; et qu'on lui fasse confiance. Du c&#244;t&#233; des professionnels, le savoir accumul&#233; sur les situations de danger autorise souvent &#224; tenter d'intervenir &#224; la source du risque, dans un registre qui n'est pas suffisamment diff&#233;renci&#233;. Or, la n&#233;cessaire &#233;thique mise en &#339;uvre dans un cas n'est pas la m&#234;me dans l'autre. Car l&#224; o&#249; la protection cherche &#224; soustraire le sujet &#224; ce qui peut lui faire du mal, la pr&#233;vention tente de favoriser la relation du sujet avec tout ce qui peut lui faire du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un cas, comme dans l'autre, l'agir est trop souvent bas&#233; sur un savoir qui se veut objectif, normatif et bas&#233; sur son exp&#233;rience personnelle (donc qui ne discute pas). Toute autre est la d&#233;marche communicationnelle qui cherche &#224; partager l'approche en la soumettant au regard critique : &#171; vouloir rencontrer les parents, c'est accepter d'&#234;tre affect&#233; par de l'autre, du nouveau, c'est accepter d'&#234;tre alt&#233;r&#233;, surpris &#187; (p.171). C'est le fondement de la co&#233;ducation qui constitue une relation de type interactif (nous sommes modifi&#233;s autant que nous modifions, parents et professionnels ayant autant &#224; apprendre qu'&#224; donner). Mais, il est vrai aussi, que les professionnels se trouvent dans des postures inconfortables : entre commandes sociales et demandes parentales, entre contr&#244;le et aide, entre fonction institutionnelle prescrite et conception personnelle du r&#244;le &#224; jouer (o&#249; affleurent la position subjective et le d&#233;sir personnel), entre vis&#233;es instrumentales et vis&#233;es relationnelles, etc. dans un champ satur&#233; de mod&#232;les et de r&#233;f&#233;rents th&#233;oriques et pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, m&#234;me s'ils se heurtent aux soup&#231;ons de d&#233;mission des uns et aux doutes sur les comp&#233;tences des autres, parents et professionnels sont embarqu&#233;s sur le m&#234;me bateau et n'ont d'autres solutions que d'avancer de concert, en prenant en compte les savoirs et savoir-faire de chacun. Le temps est peut-&#234;tre venu, au-del&#224; des protocoles et des proc&#233;dures, de parier davantage sur l'humain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2003 (192 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La parentalit&#233; : une affaire d'&#201;tat</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;La parentalit&#233; est devenue, depuis quelques ann&#233;es, le concept &#224; la mode. La d&#233;marche qui consiste &#224; d&#233;signer la fonction du parent, en prenant en compte les responsabilit&#233;s juridiques, morales et &#233;ducatives qui y sont rattach&#233;es, est positive d&#232;s lors qu'elle &#233;loigne les jugements moraux et stigmatisants. Elle l'est sans doute moins, quand elle place les parents de plus en plus dans une certaine d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des experts de l'enfance. Ce r&#244;le n'est ni v&#233;cu, ni assum&#233; de mani&#232;re identique et ne (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton378-5d21b.jpg?1694025901' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La parentalit&#233; est devenue, depuis quelques ann&#233;es, le concept &#224; la mode. La d&#233;marche qui consiste &#224; d&#233;signer la fonction du parent, en prenant en compte les responsabilit&#233;s juridiques, morales et &#233;ducatives qui y sont rattach&#233;es, est positive d&#232;s lors qu'elle &#233;loigne les jugements moraux et stigmatisants. Elle l'est sans doute moins, quand elle place les parents de plus en plus dans une certaine d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des experts de l'enfance. Ce r&#244;le n'est ni v&#233;cu, ni assum&#233; de mani&#232;re identique et ne s'exerce jamais de la m&#234;me fa&#231;on selon les familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les fonctions de socialisation, d'&#233;ducation et de protection sont &#233;troitement li&#233;es aux moyens culturels, affectifs et mat&#233;riels que la famille peut mobiliser. On mesure donc la complexit&#233; d'un comportement qui n'est jamais un donn&#233; mais toujours un construit. Ce dont Fran&#231;oise Dolto parlait fort bien en affirmant qu'&#171; on ne na&#238;t pas parents, mais qu'on le devient. &#187; Consid&#233;r&#233;e comme salvatrice ou indigne, la structure familiale ne m&#233;rite sans doute pas d'&#234;tre &#233;rig&#233;e ni en valeur refuge, ni en bouc &#233;missaire. Face notamment &#224; une culpabilisation qui a constitu&#233; &#224; travers les &#233;poques un registre r&#233;current, il est essentiel de prendre de la distance avec les discours cat&#233;goriques et d'ent&#233;riner la multiplicit&#233; des r&#233;alit&#233;s que recouvre cette notion. C'est justement ce que nous permet de faire le travail r&#233;alis&#233; ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs ont men&#233; pendant deux ans une large enqu&#234;te aupr&#232;s d'une population de 2 000 personnes de la r&#233;gion de Lille, constitu&#233;e de parents, de jeunes et de professionnels (travailleurs sociaux, justice, police et &#233;cole). Il s'agissait de conna&#238;tre les repr&#233;sentations que les acteurs eux-m&#234;mes pouvaient avoir de la parentalit&#233;. Du c&#244;t&#233; des parents, l'acuit&#233; de leurs pr&#233;occupations &#233;ducatives et les fortes attentes sociales qu'ils expriment &#224; l'&#233;gard de leurs enfants nous &#233;loignent de l'insouciance, du laxisme ou de la d&#233;mission qu'on se compla&#238;t parfois &#224; leur attribuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants, quant &#224; eux, attendent de leurs parents aide, soutien, compr&#233;hension, amour et se voient eux-m&#234;mes comme futurs parents attentifs, gentils mais pas d&#233;pourvus d'autorit&#233;. Chacun de son c&#244;t&#233;, consid&#232;re devoir conna&#238;tre tout de l'autre mais d&#233;nie &#224; ce dernier le droit de tout savoir sur lui. L'un et l'autre, par contre, pl&#233;biscitent la r&#233;ussite scolaire et sociale, mais les parents ne trouvent pas les enseignants assez exigeants, l&#224; o&#249; les enfants les trouvent trop. Quant au champ professionnel, il est travers&#233; d'opinions multiples, voire divergentes, les parents pouvant &#234;tre per&#231;us tant&#244;t comme d&#233;missionnaires, tant&#244;t comme en difficult&#233;, inquiets et disqualifi&#233;s. L'int&#233;r&#234;t premier de ce type d'&#233;tude est de replacer la r&#233;alit&#233; dans de plus justes proportions et de prendre le contre-pied de discours d&#233;pr&#233;ciateurs sur les jeunes et leurs parents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2003 (224 p. ; 18,30 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le suicide des jeunes : un fl&#233;au social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-suicide-des-jeunes-un-fleau-social</link>
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		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
		<dc:subject>695</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Se supprimer alors que la vie est encore tout enti&#232;re devant soi constitue souvent une &#233;nigme pour l'entourage. C'est, en tout cas, un sujet difficile &#224; aborder pour tout le monde. Ce fatal passage &#224; l'acte interroge nos conceptions de la vie, notre environnement social, les relations entre g&#233;n&#233;rations. Associant largement les jeunes, des rencontres internationales ont eu lieu en d&#233;cembre &#224; Paris, accompagn&#233;es par un festival de films sur le sujet. Une initiative in&#233;dite et parfois d&#233;capante. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Se supprimer alors que la vie est encore tout enti&#232;re devant soi constitue souvent une &#233;nigme pour l'entourage. C'est, en tout cas, un sujet difficile &#224; aborder pour tout le monde. Ce fatal passage &#224; l'acte interroge nos conceptions de la vie, notre environnement social, les relations entre g&#233;n&#233;rations. Associant largement les jeunes, des rencontres internationales ont eu lieu en d&#233;cembre &#224; Paris, accompagn&#233;es par un festival de films sur le sujet. Une initiative in&#233;dite et parfois d&#233;capante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Limoges, depuis quelques semaines, un lyc&#233;e de taille moyenne (660 &#233;l&#232;ves, 80 profs) tente de se remettre du choc. Lorsque deux &#233;l&#232;ves &#8212; l'un en terminale scientifique, l'autre pr&#233;parant son bac pro &#8212; s'&#233;taient suicid&#233;s, le premier en octobre, le second un mois plus tard, la sid&#233;ration s'&#233;tait &#233;videmment install&#233;e. Qui s'est renforc&#233;e quelques jours plus tard avec l'annonce du suicide d'un troisi&#232;me &#233;l&#232;ve, 16 ans, en deuxi&#232;me ann&#233;e de BEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel secret fil rouge conducteur entra&#238;ne cette spirale effrayante ? Le lyc&#233;e n'est pas connu pour &#234;tre particuli&#232;rement rigide, les trois &#233;l&#232;ves n'&#233;taient pas, semble-t-il, li&#233;s par quoi que ce soit et, malgr&#233; le fait que l'un d'eux soit psychologiquement &#171; suivi &#187;, aucun n'avait tir&#233; de sonnette d'alarme ou &#233;mis quelque appel. Quelques r&#233;ponses au d&#233;sarroi ont tent&#233; de se mettre en place : cellule d'&#233;coute install&#233;e apr&#232;s le deuxi&#232;me suicide, transform&#233;e en cellule de crise au troisi&#232;me, avec psychologues et p&#233;dopsychiatres ; r&#233;unions parents/&#233;l&#232;ves/professionnels de sant&#233; et d'&#233;ducation pour imaginer des outils de pr&#233;vention&#8230; L'actualit&#233; nous fournit malheureusement, et de mani&#232;re r&#233;currente, ce type d'informations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Le jeune Werther, un des plus beaux films de Jacques Doillon (1993), Guillaume, le meilleur pote d'Isma&#235;l, se suicide. Certes, son groupe de copains copines &#233;tait pass&#233; en quatri&#232;me, et pas lui ; mais l'explication &#233;tait loin d'&#234;tre suffisante. Une enqu&#234;te avait d&#233;marr&#233;, men&#233;e tambour battant par des adolescents exigeants et culpabilis&#233;s, articulant combines et stratag&#232;mes, qui les fera aller, apr&#232;s avoir emprunt&#233; mille pistes, jusqu'&#224; un semblant de r&#233;ponse&#8230; Une &#339;uvre en forme de bel outil de r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie ! ? &#231;a vaut le coup&#8230; Tout est dans le double point : avec cette exclamation-interrogation, les organisateurs des Rencontres internationales de pr&#233;vention du suicide donnent en effet le ton. Avec quelques associations ou organismes sp&#233;cialis&#233;s (La Cathode, Action formation recherche en sant&#233; communautaire (AFRESC) et Phare enfants parents) et en partenariat avec la Caisse r&#233;gionale d'assurance-maladie (CRAMIF), la puissante et ancienne (100 ans il y a peu !) F&#233;d&#233;ration mutualiste parisienne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='FMP - 24, rue Saint-Victor - 75005 Paris. T&#233;l. 01 40 46 10 06. AFRESC - 68, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; orchestrait, les 4 et 5 d&#233;cembre 2003, un rendez-vous d'un type nouveau au Palais de la Mutualit&#233; &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif &#233;tait double : d'une part, am&#233;liorer la connaissance des pratiques des travailleurs sociaux et soignants, croiser les exp&#233;riences de pr&#233;vention du suicide des jeunes, y compris celles des pays voisins, et rep&#233;rer quelques outils nouveaux (en projet, la cr&#233;ation d'un centre de ressources). Mais il s'agissait d'autre part d'installer un v&#233;ritable espace d'&#233;changes entre jeunes et adultes. Bref, on &#233;tait l&#224; pour croiser les regards, favoriser les synergies, faire na&#238;tre les id&#233;es, et entendre la jeunesse sur le sujet. Des tables rondes y &#233;taient parall&#232;lement organis&#233;es, traitant du Go&#251;t et d&#233;go&#251;t de la vie, de la dimension sociale du suicide, des pratiques de pr&#233;vention et de prise en charge ou encore de Vivre avec les blessures de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un espace pr&#233;vu &#224; cet effet, plusieurs associations exposent leur travail : interactif, le Th&#233;&#226;tre de Jade fait conna&#238;tre ses diff&#233;rents forums en lien avec la sant&#233; des jeunes ; dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es et en partenariat avec le coll&#232;ge coop&#233;ratif de Paris, Action formation recherche en sant&#233; communautaire vient de mettre en place un dipl&#244;me des hautes &#233;tudes en pratiques sociales (DHEPS) avec mention promotion de la sant&#233;. La Cathode&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Co-organisatrice des journ&#233;es sur la pr&#233;vention du suicide et outil pr&#233;cieux, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; expose ses collections de films &#224; destination des jeunes ou des professionnels. Le Comit&#233; r&#233;gional d'&#233;ducation pour la sant&#233; d'Ile-de-France (CRESIF) distribue, lui, une bibliographie en mati&#232;re de pr&#233;vention du suicide, tandis que le Centre national de documentation audiovisuelle en sant&#233; mentale (CNASM) de Lorquin propose ses films. R&#233;alis&#233;e par des jeunes pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse, une fresque avait vis&#233; &#171; &#224; am&#233;liorer le bien-&#234;tre des jeunes en privil&#233;giant la libert&#233; d'expression et l'ouverture &#224; toutes les formes d'art &#187;. Un syst&#232;me de vid&#233;ocarte permet de visionner une s&#233;lection de films sur l'un des trois t&#233;l&#233;viseurs mis &#224; disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Suisses de Stop suicide font signer une p&#233;tition adress&#233;e &#224; la Ville de Gen&#232;ve &#171; pour pr&#233;voir que 0,7 % du budget de fonctionnement du D&#233;partement municipal des affaires sociales, des &#233;coles et de l'environnement soit consacr&#233; &#224; la pr&#233;vention du suicide &#187;. Cr&#233;&#233;e fin 2000 et peu connue encore, cette petite association se veut militante, n'h&#233;sitant pas &#224; organiser des manifestations pour mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilit&#233;s : &#171; Faire parler du suicide, dans un bon contexte et sans banalisation, est une solution logique pour une pr&#233;vention efficace, principalement l&#224; o&#249; il doit et peut le plus &#234;tre &#233;vit&#233; : aupr&#232;s des jeunes, c'est pourquoi nous marchons dans la rue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations d'&#233;coute sont pr&#233;sentes elles aussi : co-organisatrice des rencontres, Phare enfants parents organise des op&#233;rations de sensibilisation depuis une douzaine d'ann&#233;es maintenant, et projette de cr&#233;er prochainement &#224; Paris un &#171; espace d'accueil des parents en difficult&#233; et des jeunes en mal-&#234;tre &#187;. Forte actuellement de soixante-dix b&#233;n&#233;voles qui tous b&#233;n&#233;ficient d'une formation initiale, Suicide &#233;coute re&#231;oit 14 000 appels par an&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Quelques adresses &#8226; Fil sant&#233; jeunes - (tous les jours de 8 h &#224; minuit) N&#176; (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; des tables rondes et des stands, en toute compl&#233;mentarit&#233;, un festival cin&#233;matographique va proposer non-stop &#224; un public fortement h&#233;t&#233;rog&#232;ne diff&#233;rents courts et moyens m&#233;trages : films de pr&#233;vention, de formation, de fiction, documentaires, dont l'immense majorit&#233; est r&#233;alis&#233;e par des jeunes, venus parfois de loin les pr&#233;senter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute &#233;vidence, le suicide est un probl&#232;me majeur de sant&#233; publique : le ph&#233;nom&#232;ne repr&#233;sente en France &#8212; comme d'ailleurs dans d'autres pays d&#233;velopp&#233;s &#8212; la deuxi&#232;me cause de mortalit&#233; chez les jeunes de moins de 24 ans (derri&#232;re les accidents de la route), mais la premi&#232;re cause chez les 25-34 ans. M&#234;me si les chiffres varient l&#233;g&#232;rement selon que l'on &#233;coute tel ou tel organisme, tous sont effrayants. &#171; Chaque ann&#233;e, environ 12 000 personnes se suicident en France, ce qui repr&#233;sente plus d'un suicide par heure &#187; s'alarme Suicide &#233;coute. Et &#171; encore ces chiffres sont-ils sous-estim&#233;s d'environ 20 % selon le dernier rapport du Haut comit&#233; de la Sant&#233; publique &#187;&#8230; Un plan national de pr&#233;vention du suicide &#8212; qu'est-il devenu ? &#8212; avait d'ailleurs &#233;t&#233; lanc&#233; en 1999 par Kouchner, alors ministre de la Sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En amont, les tentatives de suicide &#8212; elles sont estim&#233;es &#224; environ 150 000 par an &#8212; ne sont en aucun cas &#224; consid&#233;rer comme de simples actes isol&#233;s : interrogeant la collectivit&#233;, elles soul&#232;vent cr&#251;ment des interrogations d&#233;rangeantes sur nos conceptions de la vie, sur nos rapports aux autres, nos relations inter-g&#233;n&#233;rationnelles, et sur la soci&#233;t&#233; que nous transmettons &#224; nos enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Men&#233;e par Phare enfants parents en 1997 &#224; partir d'une enqu&#234;te aupr&#232;s de soixante-dix parents d'enfants suicid&#233;s, une &#233;tude avait &#233;t&#233; jusqu'&#224; dresser une sorte de profil type des adolescents suicidaires : &#171; Ils sont beaux, en bonne sant&#233;, intelligents, pr&#233;cocement &#233;veill&#233;s, avec un bon cursus scolaire. Ils ont des dispositions artistiques pour le dessin, la po&#233;sie, la musique, l'expression manuelle et sportive. De nature ouverte aux autres, g&#233;n&#233;reux, ils sont sensibles &#224; la souffrance d'autrui et &#224; la mis&#232;re du monde &#187;. Au-del&#224; d'un style qui pr&#234;terait &#8212; presque &#8212; &#224; sourire tant la souffrance peut en para&#238;tre absente, la question du d&#233;pistage est bel et bien pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne nouvelle dans ce contexte obscur : une &#233;tude publi&#233;e le 4 d&#233;cembre 2003 par deux chercheuses (Marie Choquet et Virginie Granboulan) &#233;tablissait que l'attention port&#233;e aux adolescents ayant commis une premi&#232;re tentative de suicide s'&#233;tait &#171; nettement am&#233;lior&#233;e &#187;, dans les h&#244;pitaux. M&#234;me s'ils ne sont que 25 % des suicidants &#224; aller &#224; l'h&#244;pital apr&#232;s une TS, l'&#233;volution du taux d'admission pour ceux qui s'y pr&#233;sentent (&#224; peu pr&#232;s 100 %, avec une dur&#233;e d'hospitalisation de 4, 6 jours en moyenne) est un indicateur positif, rompant avec ce qui avait &#233;t&#233; observ&#233; toutes ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#171; le premier passage &#224; l'acte suicidaire est, en soi, un acte grave, la r&#233;cidive ne viendra que confirmer cette gravit&#233;. Toute banalisation d'une premi&#232;re tentative de suicide serait donc pr&#233;judiciable pour le devenir du sujet &#187;. Ces jeunes &#8212; il s'agit pour une immense majorit&#233; de filles (79 %) &#8212; &#171; n'ont pas de &#171; stigmates ais&#233;ment perceptibles par l'entourage &#187;&#8230; Mais l'&#233;crit appelle &#224; la vigilance : &#171; pourtant, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, ces jeunes suicidants sont en souffrance au niveau de leur scolarit&#233; ou de leur vie relationnelle &#187;. L'&#233;tude avait port&#233; sur 500 jeunes hospitalis&#233;s apr&#232;s TS dans dix centres hospitaliers de villes moyennes : il apparaissait ainsi que 45 % d'entre eux avaient subi une agression physique, et 23 % une &#171; agression sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Plut&#244;t souffrir que mourir, c'est la devise des hommes &#187; observait ce bon Jean de la Fontaine. De ces films et de ces journ&#233;es, quelques certitudes auront &#233;merg&#233; : l'adulte se doit de mieux, de beaucoup mieux accueillir la question existentielle&#8230; Trop souvent, l'adolescent se trouve coinc&#233; par le regard que l'on porte sur lui, alors que dans ce type de d&#233;tresse, une parole sensible doit &#234;tre &#233;chang&#233;e, ne contraignant pas un jeune en manque d'espoir &#224; une dualit&#233; oui/non ; sachons donc aussi laisser vivre des espaces d'incertitude. Mais surtout, ne tournons pas trop vite la page de ce dont l'ado n'aura plus gu&#232;re envie de parler apr&#232;s passage &#224; l'acte&#8230; Et certains messages de pr&#233;vention peuvent certainement davantage &#234;tre dispens&#233;s aupr&#232;s des parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Placer la pr&#233;vention au c&#339;ur de la sant&#233; &#187; ambitionne depuis longtemps la FMP. En l'occurrence, plus de cinq cents personnes se sont int&#233;ress&#233;es, pendant ces deux jours, &#224; cette sensible probl&#233;matique : chiffre d'ailleurs diversement comment&#233; chez les organisateurs, certains s'en r&#233;jouissant, d'autres en revanche ayant manifestement esp&#233;r&#233; davantage de monde. Reste que cette initiative originale, brassant les g&#233;n&#233;rations, les gens de cin&#233;ma, les travailleurs sociaux, les psychiatres et surtout les jeunes concern&#233;s, est b&#233;n&#233;fique, voire exemplaire. Une copie de chaque &#339;uvre cin&#233;matographique se trouve aujourd'hui &#224; la F&#233;d&#233;ration mutualiste, et l'on ne peut que souhaiter leur mise &#224; disposition aupr&#232;s des associations pour alimenter des d&#233;bats &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche &#8212; ces Rencontres internationales doubl&#233;es du Festival de films &#8212; sera renouvel&#233;e, et c'est fort heureux. Toutefois, des efforts restent certainement &#224; envisager : apr&#232;s les interventions parfois doctrinales d'une des tribunes, par exemple, une jeune r&#233;alisatrice s'&#233;tait vivement empar&#233;e du micro pour affirmer que malgr&#233; tous les outils et riches &#233;changes qu'elle avait pu glaner lors de ces deux journ&#233;es, certaines communications manquaient singuli&#232;rement&#8230; de vie (un comble) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, certains participants se sont demand&#233;s pourquoi tant de discr&#233;tion&#8230; Sur les portes de la Mutualit&#233;, des affiches plut&#244;t frugales intitul&#233;es La vie : &#231;a vaut le coup ! annon&#231;aient tr&#232;s (trop ?) sobrement l'&#233;v&#233;nement. Pourquoi pas, ont interrog&#233; plusieurs visiteurs, une large banderole ou un affichage franc, comme cela se fait lors des rencontres portant sur d'autres th&#232;mes moins g&#234;nants, exhumant enfin un sujet plut&#244;t tabou de l'ombre et proclamant enfin l'importance de l'enjeu ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fmp.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;FMP&lt;/a&gt; - 24, rue Saint-Victor - 75005 Paris. T&#233;l. 01 40 46 10 06.&lt;br class='manualbr' /&gt;AFRESC - 68, rue Saint-Antoine - 75004 Paris. T&#233;l. 01 42 72 07 90. mail : &lt;a href=&#034;mailto:afresc@tiscali.fr&#034; class='spip_mail'&gt;afresc@tiscali.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.phare.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Phare enfants parents&lt;/a&gt; - 0810 810 987 (ligne d'&#233;coute)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Co-organisatrice des journ&#233;es sur la pr&#233;vention du suicide et outil pr&#233;cieux, la Cathode produit des films associant r&#233;alisateurs, chercheurs et publics jeunes, n'h&#233;sitant jamais &#224; innover.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, des ateliers de r&#233;alisation de films, anim&#233;s par un cin&#233;aste, travaillent avec des groupes de jeunes. Destin&#233;s &#224; l'intervention sociale, les documentaires de l'association (r&#233;unis dans la collection Un film pour en parler) sont, depuis dix-huit ans, de r&#233;els apports pour les travailleurs sociaux. Ce travail a d'ailleurs &#233;t&#233; r&#233;compens&#233; &#224; maintes reprises : au festival du film socio-&#233;ducatif de Nancy, &#224; Vid&#233;opsy (Lorquin), &#224; Vid&#233;o et fait de soci&#233;t&#233; (Auxerre), au festival Arrimage ou encore &#224; celui du film m&#233;dical des entretiens de Bichat (5 prix !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'association, qui se d&#233;finit comme un &#171; laboratoire pour le lien social &#187; souffre cruellement, dans le sillage de la politique actuelle et malheureusement &#224; l'instar d'autres organismes, d'une baisse de certains de ses financements institutionnels, entra&#238;nant &#171; une situation critique sans pr&#233;c&#233;dent &#187;. Un appel &#224; soutien a &#233;t&#233; lanc&#233;, pour la constitution d'un fonds associatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org/index.htm&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Cathode&lt;/a&gt; - 119 rue Pierre S&#233;mard - 93000 Bobigny.T&#233;l. 01 48 30 81 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Quelques adresses&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; Fil sant&#233; jeunes - (tous les jours de 8 h &#224; minuit) &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#176; vert gratuit : 0800 235 236&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; Suicide &#233;coute - 5, rue du Moulin vert - 75014 Paris (24 heures sur 24, 7 jours sur 7) N&#176; d'appel : 01 45 39 40 00. Ligne administrative : 01 45 39 93 74.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; SOS Suicide Ph&#233;nix - 36, rue de Gergovie -75014 Paris (permanence de 12 h &#224; 24 h). T&#233;l. 01 40 44 46 45&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; SOS Amiti&#233; (24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 44 num&#233;ros en province) - N&#176; prioritaire : 0820 066 066&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; SOS D&#233;pression (24 heures sur 24, 7 jours sur 7) T&#233;l. 01 45 22 44 44&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; Croix Rouge &#233;coute (de 10 h &#224; 22 h du lundi au vendredi, de 12 h &#224; 18 h le w-end) N&#176; vert gratuit : 0800 858 858&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; La Porte ouverte (7 jours sur 7, de 14 &#224; 21 h) : T&#233;l. 0803 33 33 11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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