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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Qu'il est long, le chemin vers l'&#233;galit&#233; des sexes !</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Bas les voiles !</title>
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		<dc:subject>Religion</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224;, reconnaissons-le, une charge violente et sans grand m&#233;nagement contre l'islam. Cette religion qui a connu, en des p&#233;riodes essentielles de son histoire, des &#233;pisodes d'une tol&#233;rance et d'une fantastique ouverture d'esprit (et qui est v&#233;cue encore ainsi, &#224; bas bruit, par des millions de pratiquants), est aujourd'hui rong&#233;e par des extr&#233;mismes tr&#232;s m&#233;diatis&#233;s. Les g&#233;n&#233;ralisations dans lesquelles tombe ici l'auteure, s'expliquent par le fait qu'ayant grandi en Iran, l'occasion ne lui a pas vraiment &#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton369-d4f8e.jpg?1694082887' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224;, reconnaissons-le, une charge violente et sans grand m&#233;nagement contre l'islam. Cette religion qui a connu, en des p&#233;riodes essentielles de son histoire, des &#233;pisodes d'une tol&#233;rance et d'une fantastique ouverture d'esprit (et qui est v&#233;cue encore ainsi, &#224; bas bruit, par des millions de pratiquants), est aujourd'hui rong&#233;e par des extr&#233;mismes tr&#232;s m&#233;diatis&#233;s. Les g&#233;n&#233;ralisations dans lesquelles tombe ici l'auteure, s'expliquent par le fait qu'ayant grandi en Iran, l'occasion ne lui a pas vraiment &#233;t&#233; donn&#233;e de conna&#238;tre autre chose que l'expression totalitaire, polici&#232;re et tyrannique d'une religion qui a &#233;lev&#233;, dans ce pays, au rang de principe de vie, le viol permanent de la dignit&#233; humaine. &#171; Ceux qui sont n&#233;s dans les pays d&#233;mocratiques ne peuvent pas savoir &#224; quel point les droits qui leur paraissent naturels sont inimaginables pour d'autres qui vivent dans les th&#233;ocraties islamiques. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'expliquer la honte qui p&#232;se sur la fille parce qu'elle n'est pas un enfant m&#226;le : d&#232;s sa plus tendre enfance, elle int&#233;riorise l'id&#233;e que son existence est une menace pour le gar&#231;on et pour l'homme. Plus elle sera pudique, plus son p&#232;re, ses fr&#232;res et son mari auront de l'honneur et du z&#232;le. Tout contact, toute tentative de rapprochement entre les deux sexes d&#233;shonore l'homme musulman : &#171; une fille n'est rien. Le gar&#231;on est tout. Une fille n'a aucun droit, le gar&#231;on a tous les droits &#187;. La d&#233;valorisation juridique et sociale de la femme dans un Islam qui ne la consid&#232;re pas comme une personne &#224; part enti&#232;re, continue l'auteure, sa mise sous tutelle masculine va de pair avec son statut d'objet sexuel. Elle est d&#233;finie essentiellement par et pour le regard de l'homme, par et pour le sexe et le mariage. Ayant fui la barbarie religieuse de son pays d'origine, on imagine les r&#233;actions de l'auteure quand elle a vu le pays o&#249; elle s'est r&#233;fugi&#233;e, rattrap&#233; par les miasmes des pers&#233;cutions qui l'avaient tant fait souffrir. Le port du voile, explique-t-elle, est le symbole du retour &#224; l'archa&#239;sme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il s'agit l&#224; du r&#233;sultat d'un certain repli face &#224; la duret&#233; du pays d'accueil, d'une mani&#232;re de se prot&#233;ger contre les rat&#233;s de l'int&#233;gration, ce voile sert &#224; endoctriner et &#224; &#233;duquer &#224; l'ali&#233;nation, en imposant au corps la marque sexu&#233;e de la d&#233;pendance. Si la loi fran&#231;aise n'interdit pas aux majeurs consentants de le porter, l'autoriser &#224; l'&#233;cole serait conforter la domination du dogme islamique et freiner l'&#233;mancipation. Peut-&#234;tre, un s&#233;jour en Afghanistan ferait le plus grand bien &#224; celles qui estiment que le voile les lib&#232;re, conclut Chahdortt Djavann.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Gallimard, 2003, (48 p. ; 5,5 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ni putes, ni soumises</title>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;On a assist&#233;, au cours des quinze derni&#232;res ann&#233;es, &#224; un double mouvement dans les banlieues : d&#233;sinvestissement des pouvoirs publics qui ont de plus en plus d&#233;sert&#233; la lutte contre les discriminations et radicalisation des gar&#231;ons qui, ressassant leur ranc&#339;ur et leurs &#233;checs, ont retourn&#233; leur rage contre les filles. Ce qui &#233;tait au d&#233;but une simple pression est devenue une v&#233;ritable oppression : les gar&#231;ons se sont sentis autoris&#233;s &#224; &#233;dicter des r&#232;gles de conduite aux filles et &#224; corriger celles qui ne (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On a assist&#233;, au cours des quinze derni&#232;res ann&#233;es, &#224; un double mouvement dans les banlieues : d&#233;sinvestissement des pouvoirs publics qui ont de plus en plus d&#233;sert&#233; la lutte contre les discriminations et radicalisation des gar&#231;ons qui, ressassant leur ranc&#339;ur et leurs &#233;checs, ont retourn&#233; leur rage contre les filles. Ce qui &#233;tait au d&#233;but une simple pression est devenue une v&#233;ritable oppression : les gar&#231;ons se sont sentis autoris&#233;s &#224; &#233;dicter des r&#232;gles de conduite aux filles et &#224; corriger celles qui ne s'y pliaient pas. Ils sont devenus les garants de l'honneur de la famille et de la cit&#233;, surveillant leur fa&#231;on de s'habiller ou leurs fr&#233;quentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quences, les relations amoureuses sont devenues de v&#233;ritables transgressions susceptibles d'entra&#238;ner la sanction du tribunal social. On ne voit plus de couples enlac&#233;s au bas des tours. Tout flirt doit rester discret, les filles prenant l'habitude d'avoir des petits amis loin de leur cit&#233;. Un nouvel ordre moral s'est mis &#224; s&#233;vir, prenant les filles en otage, le seul mod&#232;le admis &#233;tant celui de la virginit&#233; avant le mariage et de la soumission au d&#233;sir de l'homme. Le port du voile est devenu l'outil privil&#233;gi&#233; de cette oppression, symbole de l'ali&#233;nation de la femme &#224; l'homme. Si certaines l'adoptent par choix, la plupart l'utilisent pour se prot&#233;ger de l'agressivit&#233; masculine (cherchant ainsi, &#224; &#234;tre intouchables). D'autres apparaissent comme les &#171; soldates du fascisme vert &#187;, farouches adversaires de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, cette d&#233;rive a aussi eu des cons&#233;quences sur les gar&#231;ons : dans la tribu masculine, les sentiments sont per&#231;us comme un signe de faiblesse, seules primant les valeurs de virilit&#233;, d'agressivit&#233; et de machisme. Il n'est pas rare de voir un jeune homme doux et amoureux dans l'intimit&#233;, se mettre &#224; insulter et &#234;tre violent avec sa copine, d&#232;s qu'il est en public. Celui qui se comporte autrement est trait&#233; de bouffon et subit &#224; son tour des violences. En r&#233;action, les filles ont r&#233;agi de diff&#233;rentes fa&#231;ons. Il y a d'abord celles qui se soumettent &#224; ce retour en force de la tradition patriarcale, acceptant ainsi une r&#233;gression totale du processus d'&#233;mancipation des femmes. Il y a ensuite celles qui s'identifient aux comportements violents des gar&#231;ons : s'imposer pour forcer le respect, parler et agir d'une mani&#232;re agressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il y a ces filles transparentes, devenues autant de fant&#244;mes dans la cit&#233; qu'elles fuient, essayant de chercher &#224; l'ext&#233;rieur la planche de salut pour vivre leur vie. Mais une forme de r&#233;sistance a aussi &#233;merg&#233; : celles qui, par exemple, au risque de se faire traiter de &#171; putes &#187;, n'h&#233;sitent pas &#224; assumer leur f&#233;minit&#233; et &#224; afficher leur maquillage comme autant de peintures de guerre ! Fadela Amara d&#233;crit longuement comment cette r&#233;sistance a pris une forme organis&#233;e avec les &#233;tats g&#233;n&#233;raux des femmes de quartier tenus en 2002, la marche qui s'est d&#233;roul&#233;e le 8 mars 2003 et les r&#233;unions d'explication du mouvement &#171; ni putes, ni soumises &#187; propos&#233;es &#224; travers toute la France. Mais, reconna&#238;t l'auteure, m&#234;me si ces actions civiques sont importantes, rien ne remplacera la politique d'int&#233;gration que les pouvoirs publics doivent impulser dans les banlieues, seule mani&#232;re de contrer l'injustice sociale qui y r&#232;gne et d'offrir une autre perspective que l'islam r&#233;trograde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2003 (156 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qu'il est long, le chemin vers l'&#233;galit&#233; des sexes !</title>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'opinion publique a &#233;t&#233; travers&#233;e, ces derniers mois, par la pol&#233;mique autour du voile islamique. Pour les uns, ce signe serait une simple expression identitaire, son interdiction &#224; l'&#233;cole constituant une intol&#233;rable atteinte &#224; la libert&#233; d'expression. Pour les autres, il serait le symbole de l'ali&#233;nation de la femme, sa banalisation devenant alors une r&#233;gression insupportable. L'occasion pour nous, de faire le point sur l'une des discriminations les plus anciennes de l'histoire de l'humanit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'opinion publique a &#233;t&#233; travers&#233;e, ces derniers mois, par la pol&#233;mique autour du voile islamique. Pour les uns, ce signe serait une simple expression identitaire, son interdiction &#224; l'&#233;cole constituant une intol&#233;rable atteinte &#224; la libert&#233; d'expression. Pour les autres, il serait le symbole de l'ali&#233;nation de la femme, sa banalisation devenant alors une r&#233;gression insupportable. L'occasion pour nous, de faire le point sur l'une des discriminations les plus anciennes de l'histoire de l'humanit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un reportage sur un centre &#233;ducatif ferm&#233; propos&#233; par l'&#233;mission de France 2 &#171; Envoy&#233; Sp&#233;cial &#187;, le 15 janvier 2004, comportait une s&#233;quence significative. Un adolescent s'expliquait devant une psychologue, &#224; propos du conflit qui l'opposait &#224; une &#233;ducatrice. Apr&#232;s quelques mauvaises excuses, le jeune finissait par livrer le fond de sa pens&#233;e, exprimant ce qui lui semblait tout &#224; fait insupportable : un homme ne c&#232;de pas devant une femme, m&#234;me s'il s'agit d'un adolescent face &#224; une adulte&#8230; Cette r&#233;flexion n'a rien d'exceptionnel dans le monde des jeunes en difficult&#233; que nous c&#244;toyons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, l'attitude de m&#233;pris des jeunes gar&#231;ons &#224; l'&#233;gard des jeunes filles est m&#234;me assez courante. Qu'on l'explique par un rapport douloureux &#224; la m&#232;re (et donc aux femmes) ou par l'angoisse inh&#233;rente au rapport &#224; l'autre et au diff&#233;rent (caract&#233;ristique de ce monde de l'adolescence qui acc&#232;de &#224; la sexualit&#233; g&#233;nitale), la confrontation du masculin et du f&#233;minin est encore trop souvent impr&#233;gn&#233;e de rapports de domination. Le monde des &#233;ducateurs, et plus g&#233;n&#233;ralement des travailleurs sociaux, est tout particuli&#232;rement expos&#233; &#224; cette r&#233;alit&#233;, dans son travail quotidien. Il lui revient d'avoir &#224; trouver les r&#233;ponses ad&#233;quates. Empreintes d'id&#233;aux humanistes, tol&#233;rants et pluralistes, nos professions ne peuvent que s'inscrire dans une d&#233;marche visant &#224; faire reculer la discrimination. L'&#233;tat des lieux que nous proposons aujourd'hui, loin d'&#234;tre exhaustif, tentera n&#233;anmoins d'&#233;claircir la question de la place des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; humaine est depuis longtemps hi&#233;rarchis&#233;e autour d'une stricte distinction entre ce qui rel&#232;ve de la femme (la sph&#232;re priv&#233;e) et ce qui rel&#232;ve de l'homme (la sph&#232;re publique), mais aussi &#224; partir de la conviction que la premi&#232;re doit se soumettre naturellement au second. Napol&#233;on r&#233;sumait bien, en son temps, cette conception dominante : &#171; La femme est donn&#233;e &#224; l'homme pour qu'elle fasse des enfants. Elle est donc sa propri&#233;t&#233; comme l'arbre &#224; fruits est celle du jardinier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le code civil qu'il impulsera en 1804, pose alors, comme principe, que la femme est consid&#233;r&#233;e comme mineure et est enti&#232;rement sous la tutelle de ses parents, puis de son &#233;poux. C'est, finalement tr&#232;s r&#233;cemment, que l'id&#233;e d'une &#233;galit&#233; entre les sexes s'est impos&#233;e comme une &#233;vidence. Il a fallu, en effet, attendre 1944, pour que, par une ordonnance d'Alger, le droit de vote soit accord&#233; aux femmes ; 1965, pour qu'elles puissent g&#233;rer directement leurs biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans l'autorisation de leur mari ; 1970, pour qu'elle partage l'autorit&#233; parentale venue remplacer la puissance paternelle ; 1984, pour qu'elles soient r&#233;put&#233;es avoir les m&#234;mes pouvoirs de d&#233;cision que le p&#232;re (d'o&#249; la persistance dans certains formulaires de l'expression &#171; chef de famille &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne parlons ici que des progr&#232;s r&#233;alis&#233;s dans notre pays. Dans le reste du monde, on est encore bien loin de telles avanc&#233;es. On assiste &#224; de trop rares progr&#232;s, &#224; de trop fr&#233;quentes stagnations et m&#234;me &#224; des retours en arri&#232;re. Pr&#233;c&#233;d&#233; par la Turquie de Mustapha Qu&#233;mal et la Tunisie de Bourguiba, le Maroc vit actuellement une v&#233;ritable r&#233;volution : une loi entr&#233;e en vigueur au mois de f&#233;vrier 2004, permet aux femmes de se marier sans demander l'accord pr&#233;alable de leur p&#232;re, place la famille sous la coresponsabilit&#233; des deux parents, abolit la r&#232;gle d'ob&#233;issance de la femme &#224; son &#233;poux et autorise le divorce &#224; l'initiative de cette derni&#232;re. L'Irak, quant &#224; lui, conna&#238;t une dramatique r&#233;gression : le code de la famille &#8212; qui &#233;tait, depuis 1959, l'un des plus avanc&#233;s des pays musulmans &#8212; a &#233;t&#233; remis en cause par le conseil de gouvernement qui a d&#233;cid&#233; de confier les questions familiales&#8230; aux institutions religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne l'Occident, m&#234;me si l'on trouve peu de personnes pour remettre en cause ouvertement le principe d'&#233;galit&#233; entre les sexes, il est bien difficile de le faire passer dans les faits. C'est encore les femmes qui assument 80 % du travail domestique et consacrent pr&#232;s de deux fois plus de temps que les hommes &#224; garder les enfants. Mais ce sont les hommes qui occupent l'essentiel des positions de pouvoir, que ce soit &#224; la t&#234;te des grandes entreprises (par exemple, dans le secteur des finances, elles n'occupent que 8.2 % des postes de direction, 18,2 % des postes de gestion, et 27,2 % des emplois administratifs) ou des appareils d'&#201;tat (18,06 % des femmes au sein des institutions communautaires, 21,4 % dans les parlements nationaux, 23,5 % dans les gouvernements nationaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les disparit&#233;s de salaire entre les femmes et les hommes restent tr&#232;s importantes dans l'Union europ&#233;enne, les salaires des femmes &#233;quivalent &#224; 83 % de celui des hommes. En France, en 1999, 51 % des demandeurs d'emploi &#233;taient des femmes, alors qu'elles ne constituent que 45 % des actifs. Le taux de ch&#244;mage f&#233;minin &#233;tait de 13.5 % contre 9.8 % pour les hommes. Celui des moins de 25 ans &#233;tait de 22 % pour les homme et de 32 % pour les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre versant encore plus dramatique de cette in&#233;galit&#233; qui est loin d'avoir disparu : la violence conjugale. Tr&#232;s m&#233;diatis&#233;e, cet &#233;t&#233;, &#224; l'occasion de la mort de Marie Trintignant, cette terrible r&#233;alit&#233; est devenue un ph&#233;nom&#232;ne end&#233;mique en Europe : chaque ann&#233;e des centaines de femmes sont tu&#233;es par leur mari ou leur concubin. Pour le Conseil de l'Europe, qui a r&#233;alis&#233; l'&#233;tude le d&#233;montrant, cette violence serait la principale cause de d&#233;c&#232;s et d'invalidit&#233; avant le cancer, les accidents de la route et la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, une autre &#233;tude &#233;valuait, en 2001, &#224; 1,35 million le nombre de femmes victimes. Le professeur Henrion qui a dirig&#233; l'enqu&#234;te aupr&#232;s de 7000 femmes, &#226;g&#233;es de 20 &#224; 59 ans, habitant la capitale et sa petite couronne, affirme que 10 % d'entre elles ont subi des violences conjugales au cours des douze derniers mois. Insultes, harc&#232;lement moral, agressions physiques, viols, la liste est longue de ces s&#233;vices commis dans l'intimit&#233; des couples. Parmi les victimes pr&#233;sent&#233;es dans le rapport, 30 % ont &#233;t&#233; poignard&#233;es, 30 % ont &#233;t&#233; abattues par arme &#224; feu, 20 % ont &#233;t&#233; &#233;trangl&#233;es et 10 % ont &#233;t&#233; rou&#233;es de coups jusqu'&#224; la mort. Mais la violence faite aux femmes ne s'arr&#234;te pas l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde, l'OMS estime &#224; 2 millions le nombre d'excisions qui s'ajoutent chaque ann&#233;e aux 135 millions de fillettes et de femmes d&#233;j&#224; excis&#233;es, pour la majorit&#233; originaires des pays d'Afrique. En France, le &#171; Groupe de femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles &#187; &#233;value &#224; environ 35 000, le nombre des fillettes excis&#233;es ou susceptibles de l'&#234;tre. Rappelons que cette pratique recouvre diff&#233;rentes &#171; op&#233;rations &#187; : la clitoridectomie (ablation partielle ou totale du clitoris), l'excision (ablation d'une partie plus ou moins importante du clitoris et des petites l&#232;vres), l'infibulation (ablation des grandes l&#232;vres, sutur&#233;es bord &#224; bord, l'ouverture vaginale ne laissant plus place qu'&#224; un minuscule orifice).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences sur la sant&#233; des femmes peuvent &#234;tre graves, parfois mortelles. Hormis la douleur intense au moment de l'acte lui-m&#234;me, des complications infectieuses, gyn&#233;cologiques, obst&#233;tricales peuvent survenir, imm&#233;diates (h&#233;morragie&#8230;) ou tout au long de la vie de la femme (incontinences, fistules, kystes&#8230;). L'origine de ces pratiques est inconnue, mais elle est ant&#233;rieure au Christianisme et &#224; l'Islam. Elles semblent se r&#233;f&#233;rer &#224; la n&#233;cessit&#233; de bien distinguer les sexes. Si la circoncision avait pour fonction de d&#233;barrasser le gar&#231;on de son &#226;me f&#233;minine (pr&#233;puce), l'excision place d&#233;finitivement les filles dans le genre f&#233;minin en leur enlevant la partie masculine de leur anatomie (le clitoris) et en faisant en sorte que les femmes demeurent vierges jusqu'au mariage et fid&#232;les ensuite. La douleur et les rites qui entourent cette pratique intronisent la fille dans son statut social de femme destin&#233;e &#224; la soumission et au plaisir de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; fondamentale de la femme est formellement interdite dans notre pays par la loi et a donn&#233; lieu &#224; des proc&#232;s retentissant aboutissant &#224; des peines de prison pour des parents. La m&#233;diatisation de cette r&#233;pression des mutilations sexuelles a certes accentu&#233; le sentiment d'incompr&#233;hension et heurt&#233; de front des populations pour qui l'excision fait partie de leur culture, de leurs racines et donc de leur identit&#233;. Nombre de parents ont renonc&#233; &#224; pratiquer cette coutume ou attendent les vacances dans leur pays d'origine pour le faire. Il y a de cela une vingtaine d'ann&#233;es, un certain nombre d'ethnologues se sont &#233;lev&#233;s contre les interdictions de ces pratiques qui relevaient, de leur point de vue, d'un ethnocentrisme digne de l'esprit dominateur colonialiste ! C'est l&#224; une fa&#231;on de voir les choses qui refuse de consid&#233;rer qu'il existe des valeurs universelles applicables en tous lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute autre est la conviction que la dignit&#233; humaine ne se conjugue pas &#224; des modes diff&#233;rents, en s'adaptant aux diff&#233;rentes cultures. De fait, l'action contre cette coutume ne se limite pas &#224; l'occident. La revue Alternatives internationales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Alternatives internationales, novembre-d&#233;cembre 2003, n&#176;11, p.60' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; rapporte que plus de quinze pays africains ont adopt&#233; une l&#233;gislation interdisant cette pratique. Certes, le tr&#232;s faible niveau d'alphab&#233;tisation et la carence du syst&#232;me judiciaire et administratif ne permettent pas que cette loi soit appliqu&#233;e avec rigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#171; Association malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques traditionnelles &#187; agit aupr&#232;s de 75 villages, en associant la question de l'excision &#224; celle de la sant&#233; reproductive et aux droits humains. Elle a r&#233;ussi &#224; convaincre 60 d'entre eux qui ont d&#233;cid&#233; d'abandonner cette coutume. Sur 1800 fillettes de moins de 6 ans, 1500 ont pu &#234;tre sauv&#233;es. Une goutte d'eau bien entendu, mais le mouvement est lanc&#233;. Le combat contre la discrimination sexuelle est donc bien loin d'&#234;tre termin&#233;, ni gagn&#233; d'avance. C'est dans ce contexte, qu'a &#233;merg&#233; la question du voile islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat qui a entour&#233; ce sujet a provoqu&#233; bien des r&#233;actions oppos&#233;es, chaque argument contradictoire ayant sa propre coh&#233;rence. Certains se sont &#233;lev&#233;s contre une limitation de la libert&#233; de croyance et d'expression de ses opinions. Il leur fut r&#233;pondu que l'&#233;cole, dont on souhaitait pr&#233;server la neutralit&#233;, n'&#233;tait pas le lieu o&#249; devaient &#234;tre affich&#233;es les convictions de chacun (e). Et d'&#233;voquer l'int&#233;r&#234;t que repr&#233;sentait, autrefois, la blouse qui cachait les origines sociales et les appartenances religieuses ! D'autres ont d&#233;plor&#233; que les jeunes filles exclues de l'&#233;cole, pour avoir refus&#233; de retirer ce voile n'aient pour seule alternative pour &#233;tudier, que de se retourner vers des &#233;coles coraniques pas vraiment connues pour leur ouverture d'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour quelques dizaines d'adolescentes menac&#233;es, combien de centaines et peut-&#234;tre de milliers d'autres, soulag&#233;es qu'une loi vienne &#233;loigner l'obligation qui risquait de leur &#234;tre faite, &#224; elles aussi, si le port de ce voile venait &#224; se banaliser ? Reste que des jeunes filles mineures se trouvent, entre le marteau et l'enclume, oblig&#233;es d'avoir &#224; choisir entre la loyaut&#233; &#224; leur famille et le respect d'un r&#232;glement int&#233;rieur d'&#233;tablissement scolaire (et bient&#244;t d'une loi). D'autres encore regrettent que cette question vienne relancer la stigmatisation d'une population victime depuis des d&#233;cennies du racisme et de la x&#233;nophobie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, le combat contre l'intol&#233;rance face &#224; une religion diff&#233;rente doit-elle servir de pr&#233;texte &#224; accepter les expressions parfois d'intol&#233;rance de cette m&#234;me religion (ce qui est bien le cas quand on exige des femmes qu'elles se couvrent) ? Il y a enfin ceux qui ont vu l&#224; une habile mani&#232;re de d&#233;placer le centre de gravit&#233; du d&#233;bat public vers un sujet futile qui avait l'immense avantage de d&#233;tourner l'int&#233;r&#234;t de l'opinion vers des th&#232;mes bien moins vitaux que, par exemple, le durcissement des conditions faites aux plus pauvres ou les choix budg&#233;taires qui privil&#233;gient les cr&#233;dits militaires &#224; ceux consacr&#233;s &#224; l'action sociale. Mais, c'est faire bien peu de cas d'un signe religieux qui n'a rien d'anodin, car symbole de la soumission d'un sexe &#224; un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serions-nous, finalement, pris entre la stigmatisation de la diff&#233;rence et l'oppression des femmes ? Faut-il choisir entre d'un c&#244;t&#233; la dignit&#233; de l'individu au d&#233;triment de la libre expression des croyances et de l'autre, la possibilit&#233; d'afficher ce que l'on pense en laissant se d&#233;velopper le symbole de la plus vieille oppression &#224; avoir jamais exist&#233; ? Et si on &#233;coutait aussi les principales concern&#233;es ? Il y a d'abord celles qui revendiquent de porter le voile. Quand elles sont entour&#233;es d'un service d'ordre barbu interdisant tout contact avec les journalistes, on a quelque mal &#224; y voir autre chose qu'un conditionnement et une soumission &#224; l'oppression subie. Il y a ensuite celles qui refusent &#8212; ce que l'on peut comprendre &#8212; de s'inscrire dans la rupture avec leur milieu d'origine, en adoptant une position r&#233;prouv&#233;e par toute leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres femmes encore affirment qu'elles font ce choix librement. Elles refusent qu'on les assimile aux pires exemples &#233;trangers (ceux de l'Afghanistan ou de l'Iran), affirmant que porter le voile n'est pas obligatoirement une atteinte &#224; la dignit&#233; de la femme, quand il s'agit simplement d'affirmer leur appartenance culturelle et religieuse. &#192; l'image de cette assistante sociale de la mairie de Paris, suspendue pendant six mois, parce qu'elle refusait de travailler t&#234;te nue sur son lieu de travail. L'association des assistants de service social ne l'a pas soutenue, rappelant l'obligation de r&#233;serve li&#233;e &#224; l'exercice de la profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour une poign&#233;e de femmes &#233;clair&#233;es, optant en connaissance de cause pour cette coutume, combien d'autres contraintes et &#233;cras&#233;es ? &lt;i&gt;&#171; J'ai &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;e, condamn&#233;e &#224; &#234;tre une musulmane, une soumise et emprisonn&#233;e sous le noir du voile &#187;&lt;/i&gt;, ainsi s'exprime Chahdortt Djavann, dans un petit opuscule&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Bas les voiles ! Chahdortt Djavann, Gallimard, 2003. (lire la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans lequel elle explique ce que repr&#233;sente pour elle le port du voile, elle, qui a v&#233;cu jusqu'&#224; l'&#226;ge de 23 ans en Iran. Voiler les filles, explique-t-elle, c'est &lt;i&gt;&#171; en faire des objets, les d&#233;finir essentiellement par et pour le regard des hommes, par et pour le sexe et le mariage &#187;&lt;/i&gt;. Et d'exprimer sa col&#232;re contre tous ceux qui parlent sans savoir : &lt;i&gt;&#171; Certains intellectuels fran&#231;ais parlent volontiers &#224; la place des autres (&#8230;) Ils parlent de l'&#233;cole o&#249; ils n'ont pas mis les pieds depuis longtemps, des banlieues o&#249; ils n'ont jamais mis les pieds, ils parlent du voile, sous lequel ils n'ont jamais v&#233;cu (&#8230;). Cesseront-ils jamais de paver de bonnes intentions l'enfer des autres ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a le t&#233;moignage de Fadela Amara, fondatrice du mouvement &#171; ni putes, ni soumises &#187;, dont l'analyse m&#233;rite qu'on s'y arr&#234;te. Elle explique dans son livre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ni putes ni soumises, Fadela Amara, La d&#233;couverte, 2003. (lire la (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; comment l'ambiance dans les cit&#233;s s'est d&#233;grad&#233;e au fur et &#224; mesure que le ch&#244;mage r&#233;duisait &#224; l'inactivit&#233; les p&#232;res et pla&#231;ait les grands fr&#232;res en situation de d&#233;fenseur de l'honneur de la famille. Les discriminations les ont contraints &#224; se replier sur le seul espace qu'ils pouvaient ma&#238;triser (les quartiers) et &#224; se retourner contre les seules personnes qu'ils pouvaient contr&#244;ler (les filles). &lt;i&gt;&#171; Les hommes se sont appropri&#233;s le corps des femmes et en sont devenus les ge&#244;liers &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-elle. &lt;i&gt;&#171; Dans leur recherche identitaire, les seules r&#233;ponses que les jeunes ont trouv&#233;es est l'islam r&#233;trograde, bien diff&#233;rent de l'islam tol&#233;rant traditionnel &#187;&lt;/i&gt; continue-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La place des femmes comme citoyenne &#233;gale de l'homme est loin d'&#234;tre assur&#233;e et garantie dans notre soci&#233;t&#233;. Veiller &#224; ce qu'elles puissent b&#233;n&#233;ficier des m&#234;mes droits rel&#232;ve d'une vigilance permanente et d'une action positive et d&#233;lib&#233;r&#233;e. Toute banalisation des atteintes &#224; leur dignit&#233; revient &#224; s'attaquer &#224; la partie de l'humanit&#233;, qui selon le proverbe chinois, contribue &#224; soutenir la moiti&#233; du ciel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alternatives internationales, novembre-d&#233;cembre 2003, n&#176;11, p.60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bas les voiles ! Chahdortt Djavann, Gallimard, 2003. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Bas-les-voiles' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ni putes ni soumises, Fadela Amara, La d&#233;couverte, 2003. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Ni-putes-ni-soumises' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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