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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>D&#233;passer la col&#232;re ?</title>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
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&lt;p&gt;Devant tout ce qui les inqui&#232;te, &#8212; amalgame entre immigration et ins&#233;curit&#233;, manques de moyens pour l'accompagnement, possibilit&#233; d'incarc&#233;ration &#224; treize ans, etc. &#8212;beaucoup de jeunes ont envie de s'engager. &#171; Ce n'est que collectivement qu'on peut agir &#187;, certifie l'un. Et les jeunes issus de l'immigration &#8212; comme d'ailleurs leurs a&#238;n&#233;s &#8212; ne disposent d'aucune repr&#233;sentation politique&#8230; Alors, certains iront plus loin et se feront &#233;lire au conseil local de jeunes. Comme les intervenants sociaux et les adultes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-700-" rel="tag"&gt;700&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Devant tout ce qui les inqui&#232;te, &#8212; amalgame entre immigration et ins&#233;curit&#233;, manques de moyens pour l'accompagnement, possibilit&#233; d'incarc&#233;ration &#224; treize ans, etc. &#8212;beaucoup de jeunes ont envie de s'engager. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est que collectivement qu'on peut agir &#187;&lt;/i&gt;, certifie l'un. Et les jeunes issus de l'immigration &#8212; comme d'ailleurs leurs a&#238;n&#233;s &#8212; ne disposent d'aucune repr&#233;sentation politique&#8230; Alors, certains iront plus loin et se feront &#233;lire au conseil local de jeunes. Comme les intervenants sociaux et les adultes militants, ils iront r&#233;p&#233;ter aux jeunes majeurs des quartiers : &lt;i&gt;&#171; allez voter ! &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le projet de d&#233;mocratie participative et locale de Blanc-Mesnil ne s'est pas construit sans mal, et les groupes de paroles ont au moins le m&#233;rite d'&#233;vacuer l'amertume : de part et d'autre, des reproches parfois fusent. Les jeunes peuvent taxer les adultes de d&#233;magogie &#8212; &lt;i&gt;&#171; vous vous servez de nous, vous harcelez certains d'entre nous pour qu'ils se pr&#233;sentent dans &#171; votre &#187; conseil de jeunes &#187;&lt;/i&gt; &#8212;, certains s'estiment encore trop jeunes pour g&#233;rer un budget, ou d&#233;plorent l'absence des politiques sur le terrain. En face, certains adultes d&#233;plorent des bonnes volont&#233;s trop fugaces, disparaissant trop vite au moment de r&#233;aliser un projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, les jeunes mettent en parall&#232;le la col&#232;re qui monte des quartiers populaires et la d&#233;ception par rapport &#224; un monde politique pour le moins m&#233;prisant, y compris celui de gauche : &#171; &lt;i&gt; mon p&#232;re pourra-t-il un jour aller voter pour votre municipalit&#233; ? &#187;&lt;/i&gt;, demande ainsi un ado &#224; Marie-Georges Buffet, maire adjoint PCF de la ville. Constamment, ils rappelleront les blocages des politiques par rapport aux minorit&#233;s, cruellement concr&#233;tis&#233;s par la place laiss&#233;e &#224; celles-ci, &#233;lection apr&#232;s &#233;lection, sur les listes &#233;lectorales. Et les r&#233;sultats du premier tour de la derni&#232;re &#233;lection pr&#233;sidentielle ont &#233;videmment aliment&#233; largement les d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire se termine sur une note optimiste : &lt;i&gt;&#171; un jour ou l'autre, je la prendrai, la mairie&#8230; &#187;&lt;/i&gt; promet Yann Meas, agent d'accueil &#224; la m&#233;diath&#232;que de Blanc-Mesnil, d'origine immigr&#233;e et militant de longue date. &lt;i&gt;&#171; Comme en 1789 &#187;&lt;/i&gt;, rigole-t-il. Le jeune homme a particip&#233; &#224; l'atelier de r&#233;alisation sur les rapports entre jeune et police, et accompagn&#233; le film dans les d&#233;bats. En effet, ces deux documentaires, &#233;ventuellement mis bout &#224; bout, ouvrent efficacement la discussion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2003 - 51 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Cathode&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;119 rue Pierre S&#233;mard&lt;br class='manualbr' /&gt;93000 Bobigny&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 48 30 81 60&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Violences conjugales : soigner l'homme violent</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-soigner-l-homme-violent-9465</link>
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-700-" rel="tag"&gt;700&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton9465-b1659.png?1694178522' width='103' height='150' /&gt;
		
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		<title>Un centre d'accueil pour auteurs de violences conjugales</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-centre-d-accueil-pour-auteurs-de-violences-conjugales</link>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'association de lutte contre les violences conjugales aide les hommes &#224; mettre des mots sur leur comportement et &#224; le modifier. Une intervention qui appara&#238;t comme un compl&#233;ment indispensable &#224; la protection des victimes. Le fait de s'engager dans une th&#233;rapie accro&#238;t le contr&#244;le qu'a le patient sur lui-m&#234;me. En effet, pour l'&#233;quipe soignante, les limites pos&#233;es par la loi sont indispensables, mais il faut aussi intervenir au niveau des processus psychologiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur R. a fini sa th&#233;rapie depuis (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-700-" rel="tag"&gt;700&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violences-conjugales" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'association de lutte contre les violences conjugales aide les hommes &#224; mettre des mots sur leur comportement et &#224; le modifier. Une intervention qui appara&#238;t comme un compl&#233;ment indispensable &#224; la protection des victimes. Le fait de s'engager dans une th&#233;rapie accro&#238;t le contr&#244;le qu'a le patient sur lui-m&#234;me. En effet, pour l'&#233;quipe soignante, les limites pos&#233;es par la loi sont indispensables, mais il faut aussi intervenir au niveau des processus psychologiques&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur R. a fini sa th&#233;rapie depuis quelques jours. Il y a un an sa femme lui a demand&#233; de contacter l'association de lutte contre les violences&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association de lutte contre les violences - 11, rue Taine - 75012 Paris. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour mettre fin &#224; l'enfer conjugal. Cet homme d'une quarantaine d'ann&#233;es a d&#233;cortiqu&#233; son comportement avec l'aide de Claudine Peletot, l'une des trois psychologues du centre. Bien ins&#233;r&#233; socialement, mari&#233;, p&#232;re de famille, il imposait sa violence &#224; sa femme depuis trois ans. &lt;i&gt;&#171; Lors de la premi&#232;re consultation il a minimis&#233; la gravit&#233; de ses actes &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque la psychologue. &lt;i&gt;&#171; Il &#233;tait dans ses petits souliers. Il venait pour ne pas perdre sa femme &#187;&lt;/i&gt;. La premi&#232;re consultation a pour objectif de mettre le patient face &#224; sa d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claudine Peletot requalifie la violence en terme d'interdit par rapport &#224; la loi, essaye de lui donner un premier sens. &lt;i&gt;&#171; Dans les quatre premiers entretiens, il faut que le patient soit &#171; touch&#233; &#187;, qu'il se rende compte qu'il reproduit de la violence, par exemple &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. Monsieur R. reprend rapidement la th&#233;rapie &#224; son compte, dit qu'il vient d&#233;sormais pour lui et non plus &#224; la demande de sa femme. &lt;i&gt;&#171; Cet homme est issu d'une famille &#224; principes, son p&#232;re, tr&#232;s rigide, l'humiliait sans cesse et sa m&#232;re d&#233;pressive, le pla&#231;ait dans des syst&#232;mes de contraintes terribles qui ont provoqu&#233; une perte de l'estime de soi. Les comportements trop rigides sont des comportements inadapt&#233;s qui font violence &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur R. &#233;tait toujours sur la d&#233;fensive, dans &lt;i&gt;&#171; la revendication d'une parole dont il s'est lui-m&#234;me dessaisi &#224; force d'&#234;tre priv&#233; de paroles et pens&#233;es propres. Un adulte qui ne s'est pas construit avec des m&#233;canismes de d&#233;fense adapt&#233;s ne saura pas se positionner face aux gens &#187;&lt;/i&gt;, analyse Claudine Peletot. Au bout d'une ann&#233;e, Monsieur R., comprend de quelle mani&#232;re son &#233;ducation a induit des raisonnements et comportements inadapt&#233;s. Lors de la derni&#232;re sc&#232;ne de violence conjugale, il se rend compte qu'il projette sur sa femme une souffrance associ&#233;e &#224; sa m&#232;re. &lt;i&gt;&#171; C'est l'enfance qui resurgit dans ces situations et vient augmenter la tension &#233;prouv&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, analyse Alain Legrand, psychologue et cr&#233;ateur du centre. &lt;i&gt;&#171; Plus on a &#224; faire &#224; des probl&#232;mes int&#233;rieurs, plus les chances que la violence surgisse dans une situation donn&#233;e sont importantes &#187;&lt;/i&gt; dit-il. &lt;i&gt;&#171; Notre objectif n'est pas de r&#233;soudre la violence en tant que telle, mais de toucher aux &#233;l&#233;ments qui font que la personne a plus de chance qu'une autre de passer par la violence pour r&#233;soudre ses conflits &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'un homme commence une th&#233;rapie, selon l'exp&#233;rience des psychologues du centre, la violence physique s'arr&#234;te assez rapidement, le fait de s'engager dans une th&#233;rapie pour arr&#234;ter la violence accro&#238;t le contr&#244;le qu'a le patient sur lui-m&#234;me. Plus tard, c'est une meilleure compr&#233;hension de son propre fonctionnement et de celui des &#234;tres qui l'entourent qui lui permettront de se sentir moins contraint, exasp&#233;r&#233;, attaqu&#233; etc. &lt;i&gt;&#171; L'auteur de violence est une personne en prise avec des m&#233;canismes qui le conduise &#224; interpr&#233;ter d'une mani&#232;re erron&#233;e ou exag&#233;r&#233;e les rapports que les autres entretiennent avec lui. Travailler sur ces m&#233;canismes lui permet de r&#233;interpr&#233;ter les situations qu'il vit et d'agir en cons&#233;quence &#187;&lt;/i&gt;, explique Alain Legrand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une femme sur dix en France subit des violences conjugales. Violences qui peuvent &#234;tre physiques mais aussi sexuelles, verbales, psychologiques ou &#233;conomiques. 250 000 &#224; 350 000 enfants sont victimes de maltraitance ou en risque de maltraitance et/ou victimes d'abus sexuels. Ces violences entra&#238;nent leur cort&#232;ge de peurs, de douleurs, de souffrances et de culpabilit&#233;. Dans une perspective de pr&#233;vention, l'intervention aupr&#232;s des auteurs de violences conjugales et familiales appara&#238;t comme le compl&#233;ment indispensable des actions d'aide et de protection des victimes. Les limites pos&#233;es par la loi sont indispensables mais pour Alain Legrand il faut aussi intervenir au niveau des processus psychologiques qui sous-tendent ces comportements violents pour &#233;viter les r&#233;cidives et les ph&#233;nom&#232;nes de r&#233;p&#233;tition, notamment transg&#233;n&#233;rationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rare qu'un auteur de violences conjugales ou familiales s'engage de lui-m&#234;me dans une d&#233;marche d'aide. Le plus souvent, il ne consulte que lorsqu'il y est contraint (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-temoignage-de-Magali-Barre-educatrice-specialisee' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience de Magali Barre, &#233;ducatice sp&#233;cialis&#233;e&#8230;&lt;/a&gt;). Le d&#233;part de sa partenaire ou la menace ferme de son d&#233;part s'il n'entreprend pas une telle d&#233;marche en sera le principal levier. L'autre levier &#233;tant la mesure judiciaire qui, apr&#232;s un d&#233;p&#244;t de plainte, pourra conduire le procureur &#224; prononcer une obligation de soins. Pour la victime qui n'a pas encore franchi ce pas, le professionnel peut s'appuyer sur ces deux leviers pour convaincre la personne d'assurer sa propre protection, celle de ses enfants ou d'autres proches. &#171; Il faut se s&#233;parer de lui et/ou poser la loi entre lui et elle pour &#171; l'obliger &#224; changer &#187; pour ne plus r&#233;p&#233;ter ses comportements violents pr&#233;conise Alain Legrand. D'une certaine mani&#232;re ceci correspond au souhait qu'elles ont dans beaucoup de cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, poursuit-il, elles ont tr&#232;s souvent esp&#233;r&#233; qu'il change mais pensaient qu'elles le changeraient ou que d'autres conditions am&#233;lioreraient les choses. Bien entendu, cela ne fonctionne pas et se retourne encore davantage contre elles, toujours prises entre leurs sentiments d'amour, les diff&#233;rents autres enjeux et la souffrance qu'elles endurent. Leur dire qu'elles ont cette possibilit&#233; pour agir ou&#8230; continuer jusqu'&#224; l'accident par exemple ou la destruction de leur personnalit&#233;, celle de leurs enfants, peut les aider &#224; prendre cette d&#233;cision pense Alain Legrand. On peut &#233;galement leur dire que la peur qu'elles peuvent ressentir devant les r&#233;actions de l'auteur de violences face &#224; une plainte ou un d&#233;part est peut-&#234;tre la m&#234;me qu'elles vivront demain pour une autre raison. Bien entendu, admet le psychologue, la d&#233;cision ne sera pas forc&#233;ment imm&#233;diate. Il s'agit plus d'une r&#233;flexion qu'elles ont &#224; mener qu'une d&#233;cision &#224; prendre sur l'instant. Elles pourront &#233;galement &#234;tre inform&#233;es de l'existence de centres pour auteurs de violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs tr&#232;s souvent &#224; partir de leur d&#233;cision, &#234;tre pr&#234;te &#224; partir, porter plainte, que l'auteur sera conduit &#224; consulter, ce dernier &#233;tant lui-m&#234;me un &#234;tre en souffrance et en difficult&#233; psychologique, m&#234;me s'il le nie ou l'ignore le plus souvent, explique Alain Legrand. Remords, honte, absence de sentiment de culpabilit&#233; et de conscience de la gravit&#233; des faits constituent de puissants obstacles &#224; l'entreprise d'une d&#233;marche th&#233;rapeutique. La sp&#233;cialisation d'un lieu de consultation la facilite et favorise l'expression d'une parole libre autour de ces questions &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence de structures sp&#233;cialis&#233;es permet &#233;galement un fonctionnement en double partenariat : avec les professionnels confront&#233;s &#224; ces situations et avec les structures susceptibles d'effectuer un travail compl&#233;mentaire (foyers d'h&#233;bergement, centres d'alcoologie, h&#244;pitaux psychiatriques&#8230;). Chaque mois, deux psychologues de l'Espace solidarit&#233; femmes, qui accueille des femmes victimes de violences conjugales, rencontrent les psychologues du centre dirig&#233; par Alain Legrand. &lt;i&gt;&#171; Cela nous permet d'&#233;changer sur la nature de la relation entre la femme et son compagnon, sur ce qui s'y joue &#187;&lt;/i&gt;, explique B&#233;atrice Mari&#233; de l'Espace solidarit&#233; femmes. &lt;i&gt;&#171; Nos deux structures font le m&#234;me constat : il n'existe pas de dialogue dans ces couples, de mots qui circulent entre les membres de la famille, de mise en mots permettant la mise &#224; distance &#187;&lt;/i&gt;. Ce sont souvent les femmes qui demandent &#224; B&#233;atrice Mari&#233; l'adresse d'un centre qui pourrait aider leur compagnon violent. &lt;i&gt;&#171; Des lieux indispensables pour que l'homme, lui aussi en souffrance soit aid&#233; &#187;&lt;/i&gt;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Alain Legrand, tous les sujets chez lesquels la violence n'est pas une r&#233;ponse adapt&#233;e &#224; la r&#233;alit&#233; de la situation v&#233;cue (sauf exception, une l&#233;gitime d&#233;fense par exemple), et c'est le cas pour tous les auteurs de violence, souffrent de troubles de la personnalit&#233; qui trouvent leurs racines dans les d&#233;buts du d&#233;veloppement humain et aux d&#233;tours de certaines interactions pathog&#232;nes, comme les interactions agressives, sexuelles ou paradoxales. En liaison avec les faibles capacit&#233;s d'&#233;laboration psychique de cette p&#233;riode de la vie, ces interactions r&#233;alisent ainsi les conditions d&#233;terminantes d'un d&#233;veloppement pathologique de la personnalit&#233; dont les comportements violents ou d&#233;viant ne repr&#233;sentent qu'une forme de manifestation particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la petite enfance, c'est dans l'univers familial le plus souvent que se r&#233;alisent ces interactions. &lt;i&gt;&#171; Tous les auteurs de violences ont v&#233;cu de telles interactions, ont &#233;t&#233; battus ou abus&#233;s, ont &#233;t&#233; t&#233;moins de la violence parentale ou aux prises &#224; des exigences fortement inadapt&#233;es &#224; leur maturit&#233;, ont &#233;t&#233; victimes de comportements rigides ou paradoxaux&lt;/i&gt; explique Alain Legrand. &lt;i&gt;Victimes encore, pour des raisons li&#233;es aux processus m&#234;me de construction de la personnalit&#233;, des in&#233;vitables identifications aux acteurs sociaux qui les entouraient alors, ils n'ont pu se structurer qu'autour de ces interrelations et d&#233;velopper ainsi une structure psychologique en rapport avec celles-ci &#187;.&lt;/i&gt; Compr&#233;hension de la peur et de la souffrance qui n'excuse pas la violence et ne d&#233;douane pas l'auteur de violences de sa responsabilit&#233;. Elle n'exclut pas non plus les facteurs sociologiques et historiques qui conditionnent toujours aujourd'hui les rapports hommes-femmes et d&#233;terminent des mod&#232;les de conduites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette compr&#233;hension impose &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233; et surtout aux acteurs sociaux, de mettre en place les moyens n&#233;cessaires au changement. Il est illusoire de penser que ces violences n'ont d'incidences que pour les victimes et que de faibles r&#233;percussions sur le d&#233;veloppement global de la soci&#233;t&#233;. Pourtant en France, seuls sept centres s'adressent aux hommes auteurs de violence. Des centres qui manquent de moyens (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-soigner-l-homme-violent' class='spip_in'&gt;lire l'analyse de Daniel Welzer-Lang, sociologue&#8230;&lt;/a&gt;) . Le centre d'Alain Legrand malgr&#233; une aide du secr&#233;tariat d'&#201;tat au Droit des femmes ne per&#231;oit pas assez de subventions pour assurer son fonctionnement. Les consultations sont payantes selon un tarif variable en fonction des revenus, mais ceci exclut encore de trop nombreux hommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association de lutte contre les violences - 11, rue Taine - 75012 Paris. T&#233;l. 01 44 73 01 27 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:alcv@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;alcv@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le t&#233;moignage de Magali Barre, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-temoignage-de-Magali-Barre-educatrice-specialisee</link>
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		<dc:date>2004-03-10T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>700</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'association &#171; Mots pour Maux &#187;, les professionnels tentent de remplacer l'agir par la parole chez les hommes violents &lt;br class='autobr' /&gt;
Ma pratique d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, travaillant dans un service d'accueil d'hommes violents, m'am&#232;ne &#224; penser que l'homme auteur de violences conjugales semble emprisonn&#233; dans un mode d'expression de ses sentiments (comme par exemple la col&#232;re) qui consiste &#224; l'Agir. La violence devient un mode de langage et de communication. L'agresseur agit sa col&#232;re ne parvenant pas &#224; l'exprimer de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'association &#171; Mots pour Maux &#187;, les professionnels tentent de remplacer l'agir par la parole chez les hommes violents&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ma pratique d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, travaillant dans un service d'accueil d'hommes violents, m'am&#232;ne &#224; penser que l'homme auteur de violences conjugales semble emprisonn&#233; dans un mode d'expression de ses sentiments (comme par exemple la col&#232;re) qui consiste &#224; l'Agir. La violence devient un mode de langage et de communication. L'agresseur agit sa col&#232;re ne parvenant pas &#224; l'exprimer de fa&#231;on acceptable et tol&#233;rable. La violence se substitue &#224; la dispute. &#171; Tu ne sais pas te disputer &#187; sont les paroles explicites d'une victime &#224; son conjoint violent lors d'un entretien &#224; Mots pour Maux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Mots pour Maux - 1 bis avenue Foucaud - 87000 Limoges. T&#233;l. 05 55 79 01 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En fait, la violence &#233;merge l&#224; o&#249; la parole reste silencieuse. Et parfois, le corps dit fortement ce que le c&#339;ur cache silencieusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les auteurs de violences accueillis dans notre structure, j'ai observ&#233; qu'il s'agissait tr&#232;s fr&#233;quemment d'hommes n'ayant pas confiance en eux. Ces derniers pr&#233;sentent donc des difficult&#233;s quant &#224; l'expression de leurs &#233;motions. J'ai aussi constat&#233; que certains reproduisaient un mode d'expression acquis durant l'enfance par identification (ils ont &#233;t&#233; t&#233;moins des violences conjugales exerc&#233;es par le mod&#232;le paternel ou autres substituts parentaux). Ils sont en proie &#224; un processus de r&#233;p&#233;tition. D'autres ont &#233;t&#233; victimes de la maltraitance de leurs ascendants voire m&#234;me victimes de violences sexuelles. J'ai aussi rencontr&#233; des auteurs de violence ayant re&#231;u une &#233;ducation psychorigide, sans brutalit&#233;. Des r&#232;gles &#233;ducatives trop strictes anesth&#233;sient la sensibilit&#233; par excellence et g&#233;n&#232;rent donc une absence de respect de l'autre et de ses diff&#233;rences ; cl&#233;s de la socialisation. La confiance en soi et l'&#233;panouissement sont de fait totalement an&#233;antis. En conclusion si les auteurs de violence ont acquis la violence comme mode d'expression, ils peuvent donc la d&#233;sapprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, notre association est saisie volontairement par des auteurs de violence. Certains souffrent d'&#234;tre violents et ne demandent qu'&#224; &#234;tre aid&#233;s. Nous devons r&#233;pondre &#224; cette demande sans aucune complaisance vis-&#224;-vis des auteurs.&lt;br class='manualbr' /&gt;Force est de constater qu'il existe de nombreuses structures d'accueil pour les victimes a contrario la prise en charge des auteurs demeure carenc&#233;e en terme de pr&#233;vention de traitement social de la violence et ainsi que dans les r&#233;ponses de la justice. Quel sens donne-t-on aux mesures r&#233;pressives ? J'ai malheureusement souvent constat&#233; qu'aucun travail de r&#233;flexion autour du passage &#224; l'acte n'&#233;tait propos&#233;. Aussi, nous nous posons tr&#232;s souvent la question de la r&#233;cidive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mots pour Maux - 1 bis avenue Foucaud - 87000 Limoges. T&#233;l. 05 55 79 01 02&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Violences conjugales : soigner l'homme violent</title>
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&lt;p&gt;Pour Daniel Welzer-Lang, sociologue : &#171; Il faut, simultan&#233;ment, traiter les hommes violents et organiser l'accueil des femmes victimes &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Que pensez-vous de l'existence de centres d'accueil pour auteurs de violences conjugales ? &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une n&#233;cessit&#233;, on ne peut pas accueillir des milliers de femmes victimes de violences tous les ans sans penser &#224; r&#233;duire la cause des violences qu'elles subissent. &#192; ce jour en France un certain nombre de centres pour hommes violents existent. Ils souffrent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Daniel Welzer-Lang, sociologue : &#171; Il faut, simultan&#233;ment, traiter les hommes violents et organiser l'accueil des femmes victimes &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de l'existence de centres d'accueil pour auteurs de violences conjugales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une n&#233;cessit&#233;, on ne peut pas accueillir des milliers de femmes victimes de violences tous les ans sans penser &#224; r&#233;duire la cause des violences qu'elles subissent. &#192; ce jour en France un certain nombre de centres pour hommes violents existent. Ils souffrent malheureusement d'un manque de cr&#233;dits des pouvoirs publics, d&#251; &#224; une absence de r&#233;flexion politique sur la question des violences faites aux femmes. Pour l'instant tout laisse &#224; penser que nous sommes dans une analyse victimologique sur la question des violences masculines faites aux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous accueillons les victimes, avec des moyens certes limit&#233;s mais qui commencent &#224; pouvoir &#234;tre relativement efficaces, mais nous ne faisons rien par rapport aux auteurs. Je me souviens des belles d&#233;clarations des ministres dans les ann&#233;es 90, je me souviens de celle de Jean-Pierre Raffarin le 8 mars 2003, et pour autant rien ne vient. Pire, le centre de Marseille qui accueille les hommes violents depuis 1987 a arr&#234;t&#233; son fonctionnement faute de subventions. Le centre de Paris, dirig&#233; par Alain Legrand (voir article) fait face &#224; d'&#233;normes difficult&#233;s financi&#232;res. Remarquons d'ailleurs que si la France a r&#233;ussi &#224; mettre en place pour la premi&#232;re fois en Europe de tels centres, elle est aujourd'hui &#224; la tra&#238;ne de pays europ&#233;ens qui ont su d&#233;velopper des politiques volontaires pour s'occuper des femmes violent&#233;es et des hommes violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les centres d'accueil pour hommes violents vous paraissent-ils compl&#233;mentaires des centres de protection des femmes victimes de violences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;videmment, d'ailleurs un d&#233;bat avait &#233;t&#233; agit&#233; entre les centres pour femmes et les centres pour hommes. Les centres pour femmes ayant peur que l'on coupe les financements des uns pour financer les autres. Les exp&#233;riences &#233;trang&#232;res, notamment les exp&#233;riences qu&#233;b&#233;coises, les exp&#233;riences aujourd'hui autrichienne et allemande nous montrent au contraire que quand un Etat s'engage r&#233;solument dans le fait de traiter les hommes violents et l'accueil des femmes violent&#233;es, ces deux interventions sont compl&#233;mentaires. N'oublions pas que d'apr&#232;s les chiffres de l'enqu&#234;te ENVEFF dirig&#233;e par Marie Jaspard, un homme sur dix est violent (au sens large) envers sa compagne et qu'un homme sur vingt a violent&#233; physiquement sa compagne dans les douze derniers mois. Ce qui veut dire que nous avons un potentiel d'accueil de quatre cent onze mille hommes en France. Que faire de 411 000 hommes ? Faudra-t-il attendre longtemps de nouveaux Bertrand Cantat pour que le pouvoir s'en inqui&#232;te ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que la question de l'accueil des hommes violents repose aussi de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale la question de l'approche de genre dans le travail social.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai. O&#249; vont les hommes qui ont des difficult&#233;s de rupture ? Les hommes qui ont des difficult&#233;s par rapport &#224; leur divorce ? Les hommes qui sont au ch&#244;mage et qui sont en crise de virilit&#233; ? Tout se passe aujourd'hui comme si le travail social n'avait pas de sexe ou n'avait pas de genre et qu'il soit dur et difficile de penser l'accueil des hommes qui pourtant en ont bien besoin. La d&#233;stabilisation des rapports hommes femmes, des rapports sociaux de sexe, notamment gr&#226;ce aux luttes du mouvement f&#233;ministe et des mouvements gais et lesbiens a oblig&#233; les hommes &#224; changer. Peu de mod&#232;les positifs apparaissent, peu de repr&#233;sentations dans les m&#233;dias. Les hommes sont aujourd'hui assez paum&#233;s par rapport &#224; leur vie. En ce sens le travail social a une place &#224; tenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sant&#233; mentale. Villes et violences</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sante-mentale-Villes-et-violences</link>
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		<dc:subject>Maladie mentale</dc:subject>
		<dc:subject>700</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que peut-on mettre sous l'expression sant&#233; mentale et comment peut-on agir sur les d&#233;terminants sociaux de la sant&#233; mentale ? C'est l'exercice auquel se livre cet ouvrage fort int&#233;ressant qui regroupe et prolonge les r&#233;flexions qui ont parcouru un s&#233;minaire anim&#233; par l'association Resscom (Recherches et &#233;valuations sociologiques sur la sant&#233; et les actions communautaires) en partenariat avec la d&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la Ville et la direction g&#233;n&#233;rale de la sant&#233;. Le concept de sant&#233; mentale reste (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton367-6b391.jpg?1694178522' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que peut-on mettre sous l'expression sant&#233; mentale et comment peut-on agir sur les d&#233;terminants sociaux de la sant&#233; mentale ? C'est l'exercice auquel se livre cet ouvrage fort int&#233;ressant qui regroupe et prolonge les r&#233;flexions qui ont parcouru un s&#233;minaire anim&#233; par l'association Resscom (Recherches et &#233;valuations sociologiques sur la sant&#233; et les actions communautaires) en partenariat avec la d&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la Ville et la direction g&#233;n&#233;rale de la sant&#233;. Le concept de sant&#233; mentale reste encore domin&#233; par l'approche m&#233;dicale, psychiatrique en particulier, qui pr&#233;suppose que les personnes reconnues comme souffrant de pathologies d&#251;ment identifi&#233;es par leurs sympt&#244;mes, se voient appliquer les traitements m&#233;dicaux qui conviennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, de toute &#233;vidence, la probl&#233;matique d&#233;passe aujourd'hui tr&#232;s largement cette vision par trop manich&#233;enne. En particulier, la souffrance psychique des personnes en situation de pr&#233;carit&#233; sociale est &#224; distinguer absolument de la maladie mentale. Les actions &#224; mettre en &#339;uvre &#224; ce niveau diff&#233;reront donc compl&#232;tement d'une strat&#233;gie th&#233;rapeutique orient&#233;e &#171; psychiatrisation &#187; m&#234;me si certaines situations (pr&#233;carit&#233;, ch&#244;mage, &#233;v&#232;nements de vie douloureux et fortement d&#233;stabilisants, etc.) contribuent &#224; potentialiser des fragilit&#233;s psychologiques. &#201;viter une m&#233;dicalisation &#224; outrance, c'est aussi pr&#233;server la personne d'un processus qui semble assez souvent se manifester de mani&#232;re quasi inexorable : l'immersion dans le r&#244;le de patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes montrent en effet qu'une hospitalisation en psychiatrie malm&#232;ne violemment le sentiment de comp&#233;tence n&#233;cessaire &#224; l'estime de soi et donc &#224; une certaine forme de bien-&#234;tre psychique. Dans la perspective d'une prise en charge &#233;vitant une trop forte stigmatisation, un partenariat entre instances m&#233;dicales et sociales s'av&#232;re donc judicieux. Cette collaboration passe par une action directe aupr&#232;s des publics sensibles afin de d&#233;velopper une v&#233;ritable politique de pr&#233;vention. Le rep&#233;rage pr&#233;coce des situations &#224; risque, permettant un accompagnement tr&#232;s en amont, doit &#234;tre privil&#233;gi&#233; gr&#226;ce, entre autres, &#224; la pr&#233;sence discr&#232;te de professionnels de la psychiatrie dans les lieux fr&#233;quent&#233;s par les populations connaissant de graves difficult&#233;s sociales. Mais il ne s'agit l&#224;, bien entendu, que d'une des nombreuses pistes explor&#233;es par le livre. &#192; consulter par cons&#233;quent sans r&#233;serve aucune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2003 (336 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>G&#233;n&#233;alogie de la morale familiale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Genealogie-de-la-morale-familiale</link>
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		<dc:date>2004-03-10T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>700</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans une certaine tradition bourdieusienne qui se ressent jusque dans le style de l'&#233;criture (longues phrases &#224; &#171; rebondissements &#187;), ce livre s'&#233;vertue &#224; d&#233;construire une cat&#233;gorie des plus famili&#232;res parmi celles qui nous aident &#224; penser le monde, en l'occurrence : la famille. Pour l'auteur, ce qui s'exprime &#224; travers les controverses sur la &#171; d&#233;finition &#187; de la famille, ce sont en r&#233;alit&#233; des rapports de force de nature sociale, des luttes entre diff&#233;rentes institutions, des rivalit&#233;s, en quelque sorte, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L88xH150/arton368-5f573.jpg?1694178522' width='88' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une certaine tradition bourdieusienne qui se ressent jusque dans le style de l'&#233;criture (longues phrases &#224; &#171; rebondissements &#187;), ce livre s'&#233;vertue &#224; d&#233;construire une cat&#233;gorie des plus famili&#232;res parmi celles qui nous aident &#224; penser le monde, en l'occurrence : la famille. Pour l'auteur, ce qui s'exprime &#224; travers les controverses sur la &#171; d&#233;finition &#187; de la famille, ce sont en r&#233;alit&#233; des rapports de force de nature sociale, des luttes entre diff&#233;rentes institutions, des rivalit&#233;s, en quelque sorte, autour de la reproduction d'un ordre social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, &#171; par essence &#187;, la famille nous appara&#238;t comme une cat&#233;gorie naturelle, comme quelque chose qui va de soi et ne pose pas question puisque chacun de nous (&#224; quelques exceptions pr&#232;s) peut se r&#233;clamer d'une famille et donc d&#233;tenir sur le sujet une vision claire des choses, une sorte de certitude intime qui d&#233;coule de l'&#233;vidence m&#234;me. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t, effectivement, de d&#233;voiler les m&#233;canismes cach&#233;s, ethnocentriques pour la plupart, qui contribuent puissamment &#224; produire et reproduire une cat&#233;gorie de classement &#224; la fois cognitive et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, l'auteur mobilise abondamment l'approche historique. Il montre, par exemple, que la v&#233;ritable phobie &#224; l'&#233;gard de l'homosexualit&#233; &#224; la fin du XIXe si&#232;cle peut s'expliquer, en partie, par la crainte de voir remise en question la transmission des biens d'une g&#233;n&#233;ration &#224; l'autre par la voie de la succession familiale. L'homosexuel est un personnage inqui&#233;tant, entre autres, parce qu'il est d&#233;nu&#233; de prog&#233;niture et, par cons&#233;quent, menace de mani&#232;re trop ostensible le mode &#171; naturel &#187; de transmission des richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;mi Lenoir consacre &#233;galement toute une partie de l'ouvrage aux mouvements que l'on a regroup&#233; sous le terme g&#233;n&#233;ral de &#171; familialisme &#187;. Le familialisme catholique, en particulier, &#233;tait tr&#232;s marqu&#233; au-del&#224; (ou en amont plut&#244;t) de la &#171; d&#233;fense de la famille &#187; par une volont&#233; farouche de perp&#233;tuer les valeurs et la position dominante d'une bourgeoisie patriarcale et paternaliste. Le familialisme d'Etat, promu quant &#224; lui par des acteurs ayant partie li&#233; au d&#233;veloppement de l'Etat r&#233;publicain (fonctionnaires, etc.), s'est constitu&#233; &#171; logiquement &#187; en r&#233;action face &#224; l'emprise de l'&#233;glise catholique sur les repr&#233;sentations de la famille. Enjeux de pouvoir et lutte des classes, donc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur appr&#233;ciera dans le travail de R&#233;mi Lenoir la qualit&#233; de l'argumentaire et la somme impressionnante des recherches historiques entreprises, m&#234;me si la lecture de l'ouvrage est parfois un peu laborieuse. Nombre d'&#233;l&#233;ments fournissent des clefs pour mieux cerner les fondements des divergences contemporaines qui ne tardent jamais &#224; se manifester d&#232;s lors que l'on parle, &#224; un niveau ou &#224; un autre, de politique familiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2003 (586 p. ; 28 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violences conjugales : soigner l'homme violent</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-soigner-l-homme-violent-212</link>
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		<dc:date>2004-03-10T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>700</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Selon Michela Marzano, philosophe, chercheuse au CNRS : &#171; &#192; la base de la violence il y a une crise existentielle profonde qui pousse l'auteur &#224; consid&#233;rer la femme comme rien &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est le profil de l'homme violent ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit souvent d'individus qui n'acceptent pas la &#171; r&#233;sistance &#187; du r&#233;el, c'est-&#224;-dire le fait que parfois la r&#233;alit&#233; s'oppose &#224; leur d&#233;sir, que parfois les autres ne r&#233;pondent pas exactement &#224; leurs demandes. Ce qui les am&#232;ne &#224; vouloir forcer ce qui r&#233;siste, &#224; vouloir plier ceux ou celles (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon Michela Marzano, philosophe, chercheuse au CNRS : &#171; &#192; la base de la violence il y a une crise existentielle profonde qui pousse l'auteur &#224; consid&#233;rer la femme comme rien &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le profil de l'homme violent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit souvent d'individus qui n'acceptent pas la &#171; r&#233;sistance &#187; du r&#233;el, c'est-&#224;-dire le fait que parfois la r&#233;alit&#233; s'oppose &#224; leur d&#233;sir, que parfois les autres ne r&#233;pondent pas exactement &#224; leurs demandes. Ce qui les am&#232;ne &#224; vouloir forcer ce qui r&#233;siste, &#224; vouloir plier ceux ou celles qui leur opposent un refus. Si l'on analyse le cas particulier des violences sexuelles envers les femmes, l'on se rend compte que les violeurs forcent leurs victimes &#224; se plier &#224; leurs exigences, sans prendre en compte leur refus. Ce qui devient possible &#224; partir du moment o&#249; l'autre n'est plus pris en compte comme autre, et qu'il n'est donc plus reconnu comme un &#234;tre humain digne de respect : son &#171; non &#187; devient un &#171; oui &#187;, car la seule chose qui compte est la volont&#233; de celui qui exerce la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes violents sont souvent des individus qui n'arrivent pas &#224; s'inscrire dans le monde et dans la soci&#233;t&#233; de fa&#231;on satisfaisante : &#224; la base de leur violence il y a une crise existentielle profonde qui les pousse &#224; consid&#233;rer les autres, et notamment les femmes, comme &#171; rien &#187;, peut-&#234;tre aussi parce qu'eux-m&#234;mes n'arrivent pas &#224; donner beaucoup de valeur &#224; leur vie, et n'arrivent pas non plus &#224; obtenir une consid&#233;ration ad&#233;quate de la part des autres (et notamment des femmes). La violence, de ce point de vue, appara&#238;t comme le seul recours possible, comme le seul moyen pour s'imposer, en montrant ainsi &#224; la soci&#233;t&#233; qu'il y a au moins les victimes de leur violence qui ont d&#251; se plier &#224; leur volont&#233; et leur puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut-on faire pour lutter contre cette violence, comment tenter de la pr&#233;venir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation peut jouer un r&#244;le tr&#232;s important, en permettant aux individus de prendre une mesure des effets dramatiques que la violence peut avoir. De ce point de vue, il faudrait peut-&#234;tre commencer par faire comprendre aux jeunes l'existence de limites, et leur montrer comment ces limites font partie de la condition humaine. Et cela, non seulement parce que l'&#234;tre humain est une cr&#233;ature &#171; limit&#233;e &#187; et &#171; mortelle &#187; (c'est-&#224;-dire un &#234;tre qui n'est pas tout-puissant), mais aussi et surtout parce que toute action humaine est limit&#233;e par la pr&#233;sence d'autrui et par son d&#233;sir qui peut ne pas correspondre aux attentes que l'on a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrui est toujours une limite &#224; nos actions et &#224; nos choix. Il existe une sorte d'infranchissable seuil qui nous s&#233;pare d'autrui, sauf &#224; ne pas reconna&#238;tre celui-ci comme semblable &#224; nous et, dans un m&#234;me temps, &#224; d&#233;truire la possibilit&#233; de notre humanit&#233; au sein du monde. Le probl&#232;me est cependant que, aujourd'hui, on vit dans une soci&#233;t&#233; assez &#171; cliv&#233;e &#187;. D'une part, on assiste &#224; une d&#233;nonciation de la violence et &#224; l'institution d'une esp&#232;ce d'Etat de police ; d'autre part, cet Etat de police utilise &#224; son tour une violence qui n'est pas moins extr&#234;me et qui ne prend pas du tout en compte l'humanit&#233; des coupables. D'une part, on assiste &#224; la d&#233;nonciation de la violence des hommes vis-&#224;-vis des femmes ; d'autre part, certaines femmes, qui se disent f&#233;ministes, proposent comme seule solution &#224; la d&#233;tresse f&#233;minine l'utilisation d'un contre-pouvoir f&#233;minin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existe-t-il selon vous une sp&#233;cificit&#233; ethnique et culturelle de la violence masculine envers les femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. Surtout pas ethnique. &#192; la limite, on peut reconna&#238;tre que certaines cultures favorisent la violence contre les femmes &#224; partir du moment o&#249; elles ne consid&#232;rent pas les femmes comme des &#234;tres humains &#224; part enti&#232;re. Mais au-del&#224; de ces sp&#233;cificit&#233;s culturelles, la violence intervient toujours l&#224; o&#249; l'on ne prend pas en compte autrui comme ayant droit au respect et qu'on n'accepte pas que l'objet de son d&#233;sir puisse se soustraire &#224; l'envie de le poss&#233;der, de l'avaler, de le faire sien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant certaines politiques publiques, mises en place r&#233;cemment, tentent justement de r&#233;pondre &#224; cette probl&#233;matique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que la tentative de r&#233;soudre le probl&#232;me de la violence par une p&#233;nalisation toujours plus dure et plus violente des auteurs d'actes de violence n'est pas une r&#233;ponse ad&#233;quate. Ce que l'on fait, en effet, c'est r&#233;pondre &#224; la violence par la violence, sans consid&#233;ration aucune du fait que les hommes violents sont des individus qui n'ont probablement pas pu d&#233;velopper chez eux ce que Freud appelle la &#171; compassion &#187;. Pour Freud, la compassion est l'une des &#171; digues psychiques &#187; qui structurent la subjectivit&#233; des individus, une &#171; digue &#187; qui s'oppose &#224; la &#171; cruaut&#233; &#187;. Or, les hommes violents sont des individus qui, en g&#233;n&#233;ral, n'ont pas de compassion vis-&#224;-vis des autres, et notamment des femmes. Car les femmes, &#224; leurs yeux, sont souvent des &#171; choses &#187;, des &#171; objets &#187; dont on peut disposer compl&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la femme n'est pas reconnue comme une semblable, comme une pr&#233;sence qui demande d'&#234;tre respect&#233;e en tant que sujet, mais elle n'est pas non plus reconnue comme un &#234;tre sensible : elle n'est plus un &#171; autrui &#187; qui peut contester le pouvoir et la violence des hommes. Chercher &#224; opposer &#224; cette violence une autre forme de violence qui r&#233;duit les coupables en &#171; objets &#187; contre lesquels exercer une forme de vengeance ne peut contribuer qu'&#224; l'affirmation du principe selon lequel il y a des individus qui n'ont pas droit au respect que tout &#234;tre humain m&#233;rite en tant qu'&#234;tre humain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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