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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>L'asso assure : un propri&#233;taire rassur&#233;</title>
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&lt;p&gt;Il y a cinq ans, d&#233;sireux de mettre en location un appartement, M. D., d'un naturel assez anxieux ne souhaitait pas s'exposer aux tracas qui guettent tout propri&#233;taire bailleur. Notamment les impay&#233;s qui l'emp&#234;cheraient de faire face &#224; ses propres obligations financi&#232;res, et risqueraient de l'engager dans des proc&#233;dures de recouvrement, voire d'expulsion. Il s'est donc tourn&#233; vers l'AIVS &#224; qui il confie &#233;galement depuis plus d'un an une petite maison. Quatre raisons ont guid&#233; ce choix : &#171; la s&#233;curit&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a cinq ans, d&#233;sireux de mettre en location un appartement, M. D., d'un naturel assez anxieux ne souhaitait pas s'exposer aux tracas qui guettent tout propri&#233;taire bailleur. Notamment les impay&#233;s qui l'emp&#234;cheraient de faire face &#224; ses propres obligations financi&#232;res, et risqueraient de l'engager dans des proc&#233;dures de recouvrement, voire d'expulsion. Il s'est donc tourn&#233; vers l'AIVS &#224; qui il confie &#233;galement depuis plus d'un an une petite maison. Quatre raisons ont guid&#233; ce choix : &#171; la s&#233;curit&#233; des revenus &#187; bien s&#251;r, mais aussi &#171; la simplicit&#233; des relations &#187; avec un locataire comme l'AIVS, &#171; l'assurance de la remise en &#233;tat &#187; de ses logements quand il d&#233;cidera de les reprendre, et &#171; la satisfaction de permettre &#224; des personnes en difficult&#233; de trouver &#224; se loger &#187;. Jusqu'&#224; pr&#233;sent M. D. est plut&#244;t content de son choix. Seul point n&#233;gatif : le faible montant des loyers dont l'&#233;cart avec les prix du march&#233; se creuse r&#233;guli&#232;rement. Lors des changements de locataires, M. D. ne manque donc pas de n&#233;gocier l'augmentation de ses loyers. Pour lui, comme pour ceux qui attendent un logement, la loi du turnover est donc la bienvenue !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un port sans attache - Parcours de vie, parcours de logement</title>
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&lt;p&gt;Il y a six ans, M. P. &#233;tait un homme comme tout le monde : un m&#233;tier, marin p&#234;cheur, devenu une vocation, une famille, une vie loin de sa r&#233;gion natale mais une bonne insertion. Puis un jour de 1999, tout s'&#233;croule. A son retour &#224; terre, le drame : sa femme et ses enfants ont disparu, morts dans un accident de voiture. &lt;br class='autobr' /&gt;
La cassure est brutale. La chute commence. La douleur psychologique est telle que le refus de vivre s'installe. Ce sera le d&#233;but des hospitalisations en psychiatrie, la rupture avec (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a six ans, M. P. &#233;tait un homme comme tout le monde : un m&#233;tier, marin p&#234;cheur, devenu une vocation, une famille, une vie loin de sa r&#233;gion natale mais une bonne insertion. Puis un jour de 1999, tout s'&#233;croule. A son retour &#224; terre, le drame : sa femme et ses enfants ont disparu, morts dans un accident de voiture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cassure est brutale. La chute commence. La douleur psychologique est telle que le refus de vivre s'installe. Ce sera le d&#233;but des hospitalisations en psychiatrie, la rupture avec le m&#233;tier, le logement, les relations. Mais dans la chute, des mains se tendent ici ou l&#224; qui vont jalonner toutes ces ann&#233;es de gal&#232;re. Et favoriser des reprises partielles d'activit&#233; qui aident &#224; se reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis ce sera la d&#233;cision de retrouver la terre natale, la famille, la Bretagne. Et l&#224; la n&#233;cessit&#233; de red&#233;marrer. Pas facile. Le parcours passe alors par la marginalisation et le refus de l'assistance quelle qu'elle soit. Donc pas de ressources, pas de logement. Seulement une tente et un v&#233;lo, pour bouger et troquer contre la nourriture et parfois le g&#238;te, des coups de main. C'est une vie marginale. Mais qui permet de garder sa dignit&#233; car &lt;i&gt;&#171; on re&#231;oit mais on donne aussi &#187;&lt;/i&gt;. Quand on a connu une vie &#171; normale &#187;, on aspire &#224; un moment donn&#233; &#224; y revenir. Et la normalit&#233; passe par un logement et un travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la faveur d'un s&#233;jour en psychiatrie, une assistante sociale donne &#224; M. P. des adresses de foyers d'h&#233;bergement. C'est le bon moment pour faire ce type de proposition. Il fait une demande de RMI pour assurer le minimum financier et trouve une structure d'accueil qui lui convient. D'abord une petite chambre, puis une plus grande avec sanitaires individuels. Un bon contact avec un r&#233;f&#233;rent social. Des services qu'il peut rendre au foyer. La confiance et l'espoir reviennent. Il y a l&#224; le toit que l'on paie, le relationnel-soutien et la possibilit&#233; de donner : la dignit&#233; est sauve, condition indispensable pour rebondir. Ce foyer est donc une bonne chose. Mais seulement une &#233;tape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La normalit&#233; c'est un &#171; vrai &#187; logement, puis un vrai travail. C'est l&#224; qu'intervient l'AIVS en proposant un petit appartement &#224; Rennes. Pour M. P. c'est &#171; la porte de l'esp&#233;rance &#187;, ce qu'il appelle aussi &#171; la premi&#232;re marche &#187;. Celle qui doit permettre de couper avec la marginalit&#233; et ses al&#233;as, de retrouver progressivement une gestion financi&#232;re saine. En cela l'AIVS est un bon atout car elle sait se montrer &#171; compr&#233;hensive &#187; face aux probl&#232;mes financiers. Cette &#233;tape est donc importante avant d'arriver au logement HLM compl&#232;tement autonome. Ceci dit avec un RMI, la vie mat&#233;rielle reste difficile. Il faudrait un travail. Et c'est l&#224; que le b&#226;t blesse : l'&#226;ge (58 ans), le pass&#233; r&#233;cent de marginalisation et de psychiatrisation ferme les portes. Se sentir rejet&#233; du milieu du travail et m&#234;me du b&#233;n&#233;volat alors qu'on se sent capable d'&#234;tre utile est un choc psychologique qui ajoute &#224; la douleur toujours pr&#233;sente du deuil. Alors ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monter la premi&#232;re marche c'est bien, c'est m&#234;me primordial. Mais y rester amenuise l'espoir et entame substantiellement la dignit&#233; retrouv&#233;e gr&#226;ce au logement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un chez soi pour rebondir</title>
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&lt;p&gt;Mme L., 32 ans, d&#233;barque en catastrophe chez ses parents dans une commune de la m&#233;tropole rennaise avec son fils de huit ans. Elle arrive d'un autre d&#233;partement o&#249;, avec son mari elle vient de cesser une activit&#233; commerciale dont la liquidation judiciaire est en cours. Une proc&#233;dure de divorce est en route. Mme L. a pour seule ressource l'allocation de parent isol&#233; et attend avec angoisse le r&#233;sultat du bilan commercial, certaine qu'il y aura des dettes &#224; r&#233;gler. Son ex-mari, lui-m&#234;me h&#233;berg&#233; par des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mme L., 32 ans, d&#233;barque en catastrophe chez ses parents dans une commune de la m&#233;tropole rennaise avec son fils de huit ans. Elle arrive d'un autre d&#233;partement o&#249;, avec son mari elle vient de cesser une activit&#233; commerciale dont la liquidation judiciaire est en cours. Une proc&#233;dure de divorce est en route. Mme L. a pour seule ressource l'allocation de parent isol&#233; et attend avec angoisse le r&#233;sultat du bilan commercial, certaine qu'il y aura des dettes &#224; r&#233;gler. Son ex-mari, lui-m&#234;me h&#233;berg&#233; par des amis et b&#233;n&#233;ficiaire du RMI, ne peut en aucun cas l'aider financi&#232;rement. Ses parents sont des retrait&#233;s modestes pour qui l'h&#233;bergement de leur fille ne pose pas de probl&#232;mes financiers majeurs. Les difficult&#233;s se situent ailleurs. La m&#232;re de Mme L. atteinte d'une maladie grave a besoin de calme, de repos et des soins constants de son &#233;poux, y compris la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces astreintes, ajout&#233;es &#224; la pr&#233;sence de deux personnes suppl&#233;mentaires finissent par fatiguer ces personnes &#226;g&#233;es qui, par ailleurs se montrent peu compr&#233;hensives vis-&#224;-vis de leur fille dont ils r&#233;prouvent le parcours de vie. L'enfant qui manifeste son mal-&#234;tre par un comportement non conforme aux valeurs de ses grands-parents, se sent rejet&#233;. Dans ce contexte tout le monde va mal psychologiquement. &#192; l'&#233;vidence, Mme L. et son fils auraient besoin de se poser dans un lieu &#224; eux pour envisager l'avenir, qui pour Mme L., passe par une reprise d'activit&#233; au plus vite. L'allocation de parent isol&#233; ne va durer qu'un an et elle ne peut tabler sur une hypoth&#233;tique pension alimentaire du p&#232;re de l'enfant. Mme L. s'est inscrite comme demandeur de logement social sur la commune o&#249; elle est h&#233;berg&#233;e. Mais sa demande va prendre rang. On ne lui promet rien avant au moins un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Rennes le d&#233;lai est encore plus long. Un logement dans le parc priv&#233; est inenvisageable compte tenu des revenus actuels et de l'incertitude quant &#224; ceux &#224; venir. Mme L. qui cherche &#224; travailler dans l'h&#244;tellerie (sa qualification professionnelle) aura des revenus qui avoisineront tout juste le SMIC. Mme L. est donc la candidate id&#233;ale pour l'obtention d'un logement HLM, sauf qu'elle va devoir attendre. Compte tenu de sa fragilit&#233; actuelle et des tensions dans sa famille elle semble donc bien relever d'un relogement social prioritaire. Un dossier est alors constitu&#233; dans ce sens par l'assistante sociale de son secteur. La commission reconna&#238;t le caract&#232;re prioritaire du relogement et oriente le dossier vers l'AIVS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques semaines plus tard une proposition de T2 est faite &#224; Mme L. qui accepte et s'installe &#171; chez elle &#187;. Ce n'est qu'une solution temporaire, &#171; c'est un peu dommage, il va falloir red&#233;m&#233;nager &#187;, mais il y a l'assurance d'une attribution de logement HLM dans quelques mois. Cela signifie la fin d'une situation d'h&#233;bergement qui risquait d'imploser &#224; court terme et la fin du questionnement sur le logement : un des probl&#232;mes est r&#233;gl&#233; et l'on peut se mobiliser sur le reste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les agences immobili&#232;res &#224; vocation sociale : l'exemple de l'AIVS de Rennes</title>
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		<title>Les agences immobili&#232;res &#224; vocation sociale</title>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>745</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Permettre aux personnes en difficult&#233; sociale et financi&#232;re d'acc&#233;der au logement rel&#232;ve traditionnellement d'une action de collaboration entre le secteur social ou associatif et les organismes publics de logement social. L'implication de professionnels de l'immobilier ainsi que de propri&#233;taires priv&#233;s para&#238;t peu probable, voire contre nature. C'est pourtant ce qui se passe au sein des AIVS, agences immobili&#232;res &#224; vocation sociale. Initiative pour le moins inattendue qui m&#233;rite un arr&#234;t sur image. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Permettre aux personnes en difficult&#233; sociale et financi&#232;re d'acc&#233;der au logement rel&#232;ve traditionnellement d'une action de collaboration entre le secteur social ou associatif et les organismes publics de logement social. L'implication de professionnels de l'immobilier ainsi que de propri&#233;taires priv&#233;s para&#238;t peu probable, voire contre nature. C'est pourtant ce qui se passe au sein des AIVS, agences immobili&#232;res &#224; vocation sociale. Initiative pour le moins inattendue qui m&#233;rite un arr&#234;t sur image. Exemple avec l'AIVS de Rennes qui g&#232;re 657 logements&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un petit local sur un boulevard rennais pr&#232;s de la gare&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='AIVS Rennes - 11, Bd Beaumont - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 23 40 40 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une vitrine, certes, mais sans offres de logements. Dr&#244;le d'agence. D'autant que le quidam, s'avisant de franchir la porte, se verra orient&#233; vers le Centre d&#233;partemental d'action sociale (CDAS) dont il d&#233;pend, afin que le niveau d'urgence de sa demande de logement ainsi que la pr&#233;carit&#233; de sa situation soient &#233;valu&#233;s par un travailleur social. L'agence immobili&#232;re &#224; vocation sociale (AIVS) est pourtant bel et bien une agence immobili&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les premi&#232;res agences immobili&#232;res &#224; vocation sociale sont n&#233;es &#224; la fin des (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; ceci pr&#232;s qu'elle exerce une mission de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1991 qu'est n&#233;e l'id&#233;e de sa cr&#233;ation. La convention ville habitat de Rennes et le plan d&#233;partemental pour le logement des plus d&#233;munis mettaient alors en &#233;vidence une faiblesse dans le domaine du logement social : un parc insuffisant et une longue liste d'attente pour les demandeurs &#171; ordinaires &#187; et, s'agissant des publics en situation difficile, l'impossible acc&#232;s au logement quel qu'il soit. D'o&#249; l'id&#233;e d'intervenir sur le parc priv&#233; afin d'&#233;largir l'offre d'habitat social. L'objectif de l'AIVS &#233;tait alors clairement d&#233;fini : capter et g&#233;rer des logements du parc priv&#233;, en apportant &#224; ses bailleurs des garanties locatives. L'id&#233;e de cr&#233;ation d'une AIVS &#224; Rennes &#233;tait lanc&#233;e. Il faudra pour cela attendre d&#233;cembre 1994, l'activit&#233; d&#233;butant v&#233;ritablement en juin 1995. Dix ans donc, cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une union d'&#233;conomie sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sa structure juridique est celle d'une union d'&#233;conomie sociale de type SARL coop&#233;rative, &#224; but non lucratif. Elle compte quatre associ&#233;s, tous associatifs, sp&#233;cialis&#233;s dans le logement social, voire tr&#232;s social qui ont apport&#233; le capital, et une g&#233;rante directrice, Michelle Cattania. L'AIVS est adh&#233;rente de la FAPIL (F&#233;d&#233;ration des associations pour l'insertion par le logement). Elle intervient, comme toute agence immobili&#232;re, dans le cadre juridique de la loi Hoguet du 2 janvier 1970 qui lui impose de r&#233;unir certaines conditions administratives : d&#233;tenir une carte professionnelle d&#233;livr&#233;e annuellement par la pr&#233;fecture, adh&#233;rer &#224; un organisme de garantie financi&#232;re, souscrire une assurance responsabilit&#233; civile et professionnelle. Moyennant quoi elle est habilit&#233;e &#224; conclure des mandats de gestion et de transaction immobili&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diff&#233;rents partenaires financiers interviennent pour le fonctionnement et les risques financiers : la DDE, la DDASS, Rennes m&#233;tropole, le d&#233;partement d'Ille-et-Vilaine, la DAS 35 et la CAF. Outre ses quatre associ&#233;s, l'agence compte par ailleurs des partenaires op&#233;rationnels : la commission locale de l'habitat (CLH) de Rennes m&#233;tropole, les Centres d&#233;partementaux d'action sociale, les associations locales &#339;uvrant pour les personnes d&#233;favoris&#233;es, les organismes HLM, le service habitat social de la ville de Rennes, les communes de l'agglom&#233;ration et plus particuli&#232;rement la ville de Rennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour accomplir sa mission l'AIVS dispose de professionnels des domaines commercial, technique, comptable et administratif. Du fait de la n&#233;cessit&#233; d'am&#233;liorer, dans les situations les plus probl&#233;matiques, la collaboration entre le locataire, le bailleur et son r&#233;f&#233;rent social, une assistante sociale a &#233;t&#233; embauch&#233;e en 2002. L'activit&#233; de l'AIVS, &#233;tant comme on le verra plus loin en constante augmentation, ces situations difficiles devenant de plus en plus nombreuses, un deuxi&#232;me travailleur social vient d'&#234;tre recrut&#233; d&#233;but 2005. L'&#233;quipe compte ainsi dix professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Saisir toute opportunit&#233; immobili&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de l'objectif fix&#233;, la mission premi&#232;re de l'AIVS est l'intervention sur le parc priv&#233; : prospection et gestion locative des logements qu'elle y aura capt&#233;s. Mais, en mati&#232;re de prospection, elle &#233;largit son champ en vue de saisir toute opportunit&#233; immobili&#232;re (terrain, immeuble, maison) susceptible d'&#234;tre acquise, pour r&#233;aliser du logement adapt&#233;, dont le logement d'urgence, par un organisme HLM ou une commune. S'agissant des communes, l'AIVS peut collaborer &#233;troitement (suivi des travaux, gestion locative) &#224; cette action. En mati&#232;re de gestion locative, &#224; c&#244;t&#233; de celle de son parc priv&#233;, elle peut donc intervenir sur un parc communal mais &#233;galement sur un parc confi&#233; par les organismes HLM, volet particuli&#232;rement int&#233;ressant dans l'optique du bail glissant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Il s'agit de prendre en location, par une association, des logements (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, que l'agence ne pratique du reste que sur ce parc, et &#224; la marge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Toujours sur le volet de la gestion locative, elle assure celle de deux r&#233;sidences sociales &#224; Rennes (45 logements). Avec les communes, elle n&#233;gocie par ailleurs au coup par coup la mise &#224; disposition de la commission locale de l'habitat et la gestion locative de logements en stand-by, entre deux op&#233;rations d'am&#233;nagement par exemple. La commune appr&#233;cie de trouver un professionnel de la gestion immobili&#232;re et consent des prix tr&#232;s mod&#233;r&#233;s (niveau pr&#234;t locatif aid&#233; d'int&#233;gration). Ces logements g&#233;r&#233;s temporairement par l'AIVS sont rendus ensuite aux communes au moment o&#249; elles le souhaitent. Prospection et gestion locative sont donc deux grandes missions de l'AIVS auxquelles elle adjoint une activit&#233; d'assistance technique gratuite &#224; ma&#238;trise d'ouvrage priv&#233;e ou publique pour la r&#233;alisation de travaux de r&#233;habilitation d'un bien : &#233;valuer le co&#251;t, aider au montage financier (subventions de l'agence nationale pour l'am&#233;lioration de l'habitat par exemple), suivre la r&#233;alisation des travaux, en assurer la r&#233;ception et effectuer la mise en attribution.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un parc de plus en plus important&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour donner une id&#233;e des r&#233;alisations de l'AIVS on peut citer quelques chiffres. S'agissant du locatif &#171; classique &#187;, parti de 85 logements &#224; ses d&#233;buts en 1995, le parc en compte aujourd'hui 657 dont 60 % de logements priv&#233;s. Une majorit&#233; de petites surfaces, les studios et les T1 repr&#233;sentant 60 % du parc. La diversification g&#233;ographique est tr&#232;s limit&#233;e puisque, sur une m&#233;tropole qui compte 38 communes, 86 % des logements sont situ&#233;s &#224; Rennes. Le nombre de m&#233;nages log&#233;s est pass&#233; de 88 en 1995 &#224; 1742 &#224; ce jour. Vingt nouveaux m&#233;nages sont log&#233;s par mois. S'agissant du logement adapt&#233;, l'AIVS en a capt&#233; 70 depuis ses d&#233;buts pour les organismes HLM de Rennes qui ont achet&#233; ce patrimoine et le g&#232;rent eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des communes et la ville de Rennes, elle g&#232;re une dizaine de maisons. Dans ce domaine le parc recherch&#233; est celui peu convoit&#233; par les acc&#233;dants classiques, souvent des biens des ann&#233;es 60, dont la conception ne correspond pas aux go&#251;ts actuels. La recherche de ces logements adapt&#233;s demande un important investissement en temps. Mais ils sont d'une n&#233;cessit&#233; absolue dans la mesure o&#249; ils ont pour vocation principale le logement de personnes ou m&#233;nages au mode de vie incompatible avec un voisinage tr&#232;s proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate donc une activit&#233; en augmentation r&#233;guli&#232;re depuis 10 ans. Qui, pour autant, est loin de r&#233;pondre aux besoins. Force est de constater, en effet, malgr&#233; une rotation importante, une attente parfois de plusieurs mois avant attribution. Ceci dit, ce parc apporte une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne &#233;minemment appr&#233;ci&#233;e l&#224; o&#249;, la plupart du temps, les services sociaux sont sans solutions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des b&#233;n&#233;ficiaires en situation de grande pr&#233;carit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le public b&#233;n&#233;ficiaire est compos&#233; exclusivement de personnes ou de familles en situation sociale et financi&#232;re difficile qui, de ce fait, ne peuvent acc&#233;der au logement par les voies habituelles. La majorit&#233; des locataires de l'AIVS sont des personnes seules, allocataires des minima sociaux, 36 % ont moins de 30 ans et 80 % ont moins de 45 ans. Pour une forte majorit&#233;, ce sont des jeunes femmes cumulant les probl&#232;mes, turnover des concubins, amis qui squattent, alcool, drogue, violence&#8230; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-chez-soi-pour-rebondir' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Mme L.&lt;/a&gt;) Une population par essence m&#234;me &#171; &#224; risque &#187; sur le plan locatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'une gestion adapt&#233;e, diff&#233;rente de l'accompagnement social, caract&#233;ris&#233;e par une grande vigilance dans le suivi des comptes locataires et la pr&#233;vention des impay&#233;s. Malgr&#233; cela on constate une trentaine de dossiers en contentieux par an, ainsi que deux &#224; trois expulsions. Avant d'en arriver &#224; cette extr&#233;mit&#233;, tout est bien s&#251;r auparavant tent&#233; avec les services sociaux. Parfois, notamment dans le cas de probl&#232;mes de voisinage inextricables, la solution passe par un d&#233;m&#233;nagement pour un logement mieux adapt&#233; au sein du parc de l'agence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; de cette population tr&#232;s &#171; caboss&#233;e &#187; l'AIVS, loge des personnes dont la situation n'est que temporairement difficile et qui ne pose aucun probl&#232;me de gestion locative. En tout &#233;tat de cause, quels que soient ses clients, l'AIVS leur apporte une &#171; chance &#187; de logement, une &#171; mise au vert &#187; temporaire dans leur parcours d'insertion (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-port-sans-attache-Parcours-de-vie-parcours-de-logement' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de M. P.&lt;/a&gt;). Le passage oblig&#233; pour une attribution de logement AIVS est la saisine de la commission locale de l'habitat par les travailleurs sociaux ou les associations, en vue d'une labellisation &#171; demandeur de logement social prioritaire &#187;. Une fois cette reconnaissance &#233;tablie, l'AIVS constitue une fili&#232;re du logement et de l'h&#233;bergement sociaux. C'est le travailleur social porteur de la demande en CLH qui est averti de la proposition de logement AIVS, &#224; charge pour lui d'en aviser l'usager qui doit prendre contact avec l'agence pour visiter le logement&#8230; et l'accepter ou non. Il n'aura pas de d&#233;p&#244;t de garantie &#224; verser, l'AIVS b&#233;n&#233;ficiant, jusqu'&#224; un certain montant, d'une convention g&#233;n&#233;rale de garantie de paiement du loyer par le Fonds solidarit&#233; logement (FSL).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre toute attente, seuls 18 % des locataires b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement social li&#233; au logement. Le suivi social, avec ou sans contrat &#233;crit, est assur&#233; par le travailleur social du secteur accueillant. Le b&#233;n&#233;ficiaire sait que la proposition qui lui est faite est une solution d'attente dont la dur&#233;e moyenne est de deux ans. 70 % des locataires entrent ensuite dans le parc social, dont 90 % &#224; l'office public HLM de Rennes. Autant dire que l'admission dans un logement AIVS procure la quasi-assurance d'une attribution de logement HLM dans la capitale bretonne, situation souvent tr&#232;s recherch&#233;e d'une mani&#232;re globale, tous publics et tous parcs confondus. D'o&#249; un march&#233; extr&#234;mement tendu. Avec, malgr&#233; les 25 000 logements HLM de Rennes, 9000 demandes en attente sur la m&#233;tropole. Avec, dans le locatif priv&#233;, des prix prohibitifs engag&#233;s dans une spirale ascendante o&#249; l'augmentation du loyer &#224; la relocation peut atteindre 15 % certaines ann&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des arguments pour les propri&#233;taires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte pour le moins d&#233;favorable que l'AIVS doit r&#233;ussir la gageure de d&#233;nicher les propri&#233;taires qui vont consentir un loyer de 30 % en moyenne moins &#233;lev&#233; que celui du march&#233;, l'id&#233;al &#233;tant d'arriver &#224; un loyer r&#233;siduel le plus proche possible du montant de l'aide au logement. Consentir un faible loyer, donc, pour loger une population &#224; l'&#233;gard de laquelle r&#232;gne une m&#233;fiance certaine ! D'o&#249; une prospection qui rel&#232;ve &#171; de plus en plus du parcours du combattant &#187; selon l'expression de Michelle Cattania. Et des prospecteurs qui vont devoir apporter les bons arguments. Ils en ont plein leur besace, dont un &#171; ma&#238;tre mot &#187; : la tranquillit&#233;. En effet, c'est l'AIVS qui est le locataire principal du propri&#233;taire pour un bail de trois ans renouvelable, bail avec autorisation de sous-louer, les diff&#233;rents occupants du logement devenant donc des sous-locataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de l&#224;, le propri&#233;taire n'a plus rien &#224; voir dans la gestion locative de son bien. Ce qui facilite grandement un des objectifs de l'agence : la pratique de la rotation des occupants. L'AIVS, juridiquement responsable vis-&#224;-vis du propri&#233;taire, apporte la garantie loyer (c'est elle qui paie le propri&#233;taire), vacance et d&#233;gradations. Via la convention g&#233;n&#233;rale de garantie dont elle b&#233;n&#233;ficie, pour un certain montant, de la part du FSL, comme on l'a dit plus haut, mais aussi parfois sur ses fonds propres dans le cas par exemple de d&#233;gradations tr&#232;s importantes. La pratique du versement direct de l'aide au logement &#224; l'AIVS est syst&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, des honoraires de cette gestion locative sont factur&#233;s au propri&#233;taire &#224; hauteur de 5 % HT du montant du loyer, hors charges. Si quelques petits travaux d'am&#233;lioration s'av&#232;rent n&#233;cessaires et si le propri&#233;taire n'a pas la tr&#233;sorerie, l'AIVS peut en faire l'avance et la r&#233;cup&#233;rer ensuite sur les loyers. Si des travaux plus importants sont &#224; r&#233;aliser, l'agence peut apporter son assistance &#224; ma&#238;trise d'ouvrage. Tranquillit&#233;, l&#224; aussi, pour le propri&#233;taire. Alors qui est-il, ce propri&#233;taire ? On peut lui donner, en dehors de son qualificatif d'aspirant &#224; la tranquillit&#233;, celui de petit propri&#233;taire. Il poss&#232;de un &#224; quelques logements, qu'il confie en totalit&#233; ou non &#224; l'AIVS S'il n'a pas forc&#233;ment la fibre sociale, il a cependant abandonn&#233; tout objectif de rentabilit&#233; maximum de son bien, voire, il souhaite, &#224; travers l'AIVS, lui donner, une vocation utile (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-asso-assure-un-proprietaire-rassure' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de M. D.&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Reconnaissance et moyens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit on pressent que la captation de logements priv&#233;s n'est pas une affaire ais&#233;e. De par la nature m&#234;me de la vocation sociale de la location mais aussi du fait que cette activit&#233; est peu connue et peu reconnue. Elle rencontre en effet peu d'&#233;chos aupr&#232;s des t&#233;l&#233;s et presse r&#233;gionales. La FAPIL effectue, certes, de temps en temps des campagnes, un d&#233;pliant &#224; destination des propri&#233;taires bailleurs est mis &#224; disposition dans les services publics de la m&#233;tropole, les prospecteurs consultent tous les canaux d'annonces classiques. Mais ce qui fonctionne encore le mieux c'est le r&#233;seau professionnel ainsi que celui des propri&#233;taires habitu&#233;s &#224; travailler avec l'agence. Par ailleurs des relations d'affaires avec certaines agences classiques se sont &#233;galement &#233;tablies et permettent un questionnement sur ce qu'elles ont en portefeuille susceptible d'int&#233;resser les organismes de HLM pour cr&#233;er leur logement adapt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il existe entre l'AIVS et ses coll&#232;gues classiques un respect mutuel : &#171; On loge des gens qu'ils ne logeraient pas &#187;, pr&#233;cise Michelle Cattania. Par contre, les relations avec les syndics sont loin d'&#234;tre sereines. Ils ont notamment tendance &#224; rendre d'embl&#233;e responsables les locataires de l'AIVS de tous les probl&#232;mes de voisinage. Ceci prouve, s'il en &#233;tait besoin, que l'insertion par le logement n'est pas l'affaire de tous, loin s'en faut. Alors, quid de l'avenir du logement des publics d&#233;favoris&#233;s dont le nombre ne cesse d'augmenter ? Le moins que l'on puisse dire est que le contexte ne leur devient pas favorable. En effet, le co&#251;t du logement et de ce qui va avec (taxes diverses, eau, EDF&#8230;) sont de plus en plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les mesures annonc&#233;es (volet logement du plan Borloo, notamment), si tant est qu'elles n'aient pas que des effets d'annonce, le manque de logement, v&#233;ritable lame de fond, mettra des ann&#233;es &#224; se r&#233;sorber. Il est &#233;vident que, dans ces conditions les b&#233;n&#233;ficiaires des minima sociaux, a fortiori les publics marginalis&#233;s vont se trouver de plus en plus exclus du droit au logement. Il y a donc &#224; parier que le besoin d'interm&#233;diation entre ces publics et les bailleurs se fera de plus en plus sentir. Les &#171; entreprises &#187; &#339;uvrant dans le domaine de l'insertion par le logement devraient donc &#234;tre amen&#233;es &#224; se d&#233;velopper. Toute la question est de savoir si on leur en donnera les moyens. Plus largement c'est l'avenir de l'&#233;conomie sociale qui est en question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AIVS Rennes - 11, Bd Beaumont - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 23 40 40 40&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les premi&#232;res agences immobili&#232;res &#224; vocation sociale sont n&#233;es &#224; la fin des ann&#233;es quatre-vingt, g&#233;n&#233;ralement &#224; l'initiative du secteur associatif. Elles sont au nombre de 35 en France. Elles adh&#232;rent toutes &#224; la FAPIL. Le sigle AIVS est une marque d&#233;pos&#233;e par la FAPIL aupr&#232;s de l'INPI. La majorit&#233;d'entre elles ont le statut associatif. Les unions d'&#233;conomie sociale peuvent &#234;tre des SA ou des SARL. En tout &#233;tat de cause, quel que soit le statut, il r&#233;pond &#224; &#171; l'un des fondements des AIVS qui est le but non lucratif &#187;. &#8249; Leur profession de foi : &#171; Apporter aux populations d&#233;favoris&#233;es, sur un territoire donn&#233;, un moyen suppl&#233;mentaire d'acc&#233;der &#224; l'habitat &#187;. &#8249; Ce sont des &#171; outils professionnels immobiliers, principalement de gestion locative, au service d'un projet social &#187;. Leur objet premier est l'intervention sur le parc priv&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit de prendre en location, par une association, des logements appartenant &#224; des propri&#233;taires priv&#233;s ou publics, en vue de les mettre &#224; disposition de personnes en difficult&#233;. Apr&#232;s une p&#233;riode &#171; probatoire &#187; plus ou moins longue, la transmission du bail est assur&#233;e au sous-locataire qui devient alors locataire officiel, l'association ayant agi comme interm&#233;diaire se retirant. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Reconquerir-sa-place-dans-la-societe-en-retrouvant-un-logement' class='spip_in'&gt;Lire LS n&#176; 716 du 8 juillet 2004&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le scandale des &#171; tournantes &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-scandale-des-tournantes</link>
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		<dc:date>2005-03-16T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>

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&lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e 2001, la presse s'est fait l'&#233;cho de l'ampleur in&#233;gal&#233;e du nombre de viols collectifs commis par des jeunes de banlieue, sans valeurs et sans rep&#232;res, soucieux avant tout de punir les jeunes filles maghr&#233;bines qui refusent de vivre soumises. Ce sc&#233;nario serait terrible autant qu'inqui&#233;tant s'il n'&#233;tait totalement fictif. Laurent Mucchielli en fait la brillante d&#233;monstration dans une contre-enqu&#234;te minutieuse et fort bien document&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur commence par d&#233;miner un terrain sensible : (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Abus-sexuel" rel="tag"&gt;Abus sexuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-745-" rel="tag"&gt;745&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Banlieue" rel="tag"&gt;Banlieue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton200-ed12a.jpg?1694090533' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e 2001, la presse s'est fait l'&#233;cho de l'ampleur in&#233;gal&#233;e du nombre de viols collectifs commis par des jeunes de banlieue, sans valeurs et sans rep&#232;res, soucieux avant tout de punir les jeunes filles maghr&#233;bines qui refusent de vivre soumises. Ce sc&#233;nario serait terrible autant qu'inqui&#233;tant s'il n'&#233;tait totalement fictif. Laurent Mucchielli en fait la brillante d&#233;monstration dans une contre-enqu&#234;te minutieuse et fort bien document&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur commence par d&#233;miner un terrain sensible : les violences faites aux femmes sont parmi les plus nombreuses et les moins m&#233;diatis&#233;es. Ce n'est que tr&#232;s r&#233;cemment qu'elles ont &#233;t&#233; reconnues et d&#233;nonc&#233;es. Ce n'est pas cette r&#233;alit&#233; qui est mise en cause ici, mais le d&#233;cha&#238;nement de la mise en sc&#232;ne d'une ins&#233;curit&#233; g&#233;n&#233;rale aux contours tr&#232;s pr&#233;cis, d&#233;signant les jeunes en g&#233;n&#233;ral, ceux des quartiers sensibles en particulier et ceux d'origine immigr&#233;e, plus pr&#233;cis&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il donc vraiment ? La pratique des viols collectifs appara&#238;t tout au long de l'histoire comme une sinistre tradition initiatique au sein des groupes de jeunes gar&#231;ons. On l'&#233;voque tout au long du moyen &#226;ge. Dans les ann&#233;es 1960, alors que la soci&#233;t&#233; est confront&#233;e &#224; la mont&#233;e des &#171; blousons noirs &#187;, elle fait l'objet d'une campagne d'indignation aboutissant en 1966, &#224; une soixantaine de proc&#232;s. Mais si, entre 1984 et 2002, le nombre de plaintes pour viols a &#233;t&#233; multipli&#233; par trois, la qualification li&#233;e &#224; des faits commis &#171; en r&#233;union &#187; est rest&#233;e tout &#224; fait stable. Les statistiques ne confirment donc absolument pas la pr&#233;tendue explosion du nombre de &#171; tournantes &#187;. Laurent Mucchielli d&#233;crit bien les m&#233;canismes de la m&#233;diatisation qui a fait croire le contraire : c'est la premi&#232;re sc&#232;ne du film &#171; Le squale &#187; qui, montrant un viol collectif dans une cave de banlieue, a marqu&#233; les esprits bient&#244;t relay&#233;s par le livre de Samira Bellil Dans l'enfer des tournantes. Ces deux &#233;v&#233;nements m&#233;diatiques vont largement contribuer &#224; stigmatiser les jeunes des quartiers en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les viols collectifs ne sont pas li&#233;s qu'aux cit&#233;s HLM. On les retrouve aussi bien dans des lyc&#233;es de bonne r&#233;putation que dans des &#233;quipes sportives. Des adultes s'en rendent aussi coupables comme le prouvent ces affaires de policiers violant des prostitu&#233;es ou de gardiens agressant sexuellement des prisonniers. En fait, les circonstances de ces violences, pour &#234;tre toutes inacceptables, n'en sont pas moins multiples. Les auteurs peuvent avoir une personnalit&#233; fragile tout autant que d'&#234;tre dot&#233;s d'un cynisme de pr&#233;dateur impitoyable. Cela peut autant relever du rite de passage, de l'initiation sexuelle et de l'affirmation virile collective que d'une volont&#233; d'imposer sa domination. Il peut s'agir d'un acte de r&#233;volte pour se venger de ce qu'on a subi soi-m&#234;me. Les m&#233;dias qui devraient &#234;tre un instrument d'enregistrement ont nettement jou&#233; ici un r&#244;le de cr&#233;ation de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2005 (124 p. ; 6,40 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sexualit&#233;s adolescentes</title>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le recul du rigorisme moral, la progression de l'h&#233;donisme, la g&#233;n&#233;ralisation de l'utilisation des m&#233;thodes contraceptives, la lib&#233;ration de la sexualit&#233; dans les m&#233;dias ont marqu&#233; les trente derni&#232;res ann&#233;es, modifiant largement les repr&#233;sentations, les normes et les pratiques sexuelles. Il &#233;tait int&#233;ressant de conna&#238;tre le v&#233;cu des adolescents d'aujourd'hui face &#224; cette &#233;volution. C'est ce que nous propose l'auteur, qui a pass&#233; plus de deux ans &#224; effectuer un patient travail d'ethnologie aupr&#232;s d'un public de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton201-81f6e.jpg?1694090533' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le recul du rigorisme moral, la progression de l'h&#233;donisme, la g&#233;n&#233;ralisation de l'utilisation des m&#233;thodes contraceptives, la lib&#233;ration de la sexualit&#233; dans les m&#233;dias ont marqu&#233; les trente derni&#232;res ann&#233;es, modifiant largement les repr&#233;sentations, les normes et les pratiques sexuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait int&#233;ressant de conna&#238;tre le v&#233;cu des adolescents d'aujourd'hui face &#224; cette &#233;volution. C'est ce que nous propose l'auteur, qui a pass&#233; plus de deux ans &#224; effectuer un patient travail d'ethnologie aupr&#232;s d'un public de jeunes coll&#233;giens et lyc&#233;ens de deux banlieues qui pour &#234;tre voisines n'en sont pas moins socialement tr&#232;s &#233;loign&#233;es : Montreuil et Vincennes. Il en ressort d'abord une constante qui n'a gu&#232;re chang&#233; : les identit&#233;s de genre (masculin ou f&#233;minin) sont avant tout des constructions sociales fa&#231;onn&#233;es &#224; partir des valeurs et des mod&#232;les de notre culture. &#171; Tout individu doit porter les signes du genre auquel il est r&#233;put&#233; appartenir, qui imposent une normativit&#233; et se traduisent par des marques corporelles, des attitudes, des comportements &#187; (p.125). Les gar&#231;ons sont &#233;duqu&#233;s &#224; cultiver leur virilit&#233;, l&#224; o&#249; les filles sont form&#233;es pour se pr&#233;occuper de leurs qualit&#233;s esth&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme est consid&#233;r&#233; comme initiateur du d&#233;sir, la femme comme devant le contr&#244;ler. Cons&#233;quence : l'agressivit&#233; est stimul&#233;e ici, inhib&#233;e l&#224;. &#192; cette habitude de genre, s'ajoutent les circonstances socioculturelles. Le sentiment de valorisation de soi passe par le pouvoir socio-&#233;conomique. Quand celui-ci fait d&#233;faut, il est alors remplac&#233; par le rapport de force et l'influence au sein du groupe de pairs. La violence constitue une forme de pouvoir qu'on exerce sur l'autre pour se sentir exister ou renvoyer en miroir l'oppression subie. S&#233;duire est d'autant plus difficile quand on est confront&#233; &#224; des conditions de vie si dures et si hostiles qu'on n'a pas appris comment exprimer la tendresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le reste du tableau dress&#233; par l'auteur s'inscrit dans une vision des plus classique. Avant 17 ans, la masturbation, le flirt et les changements fr&#233;quents de partenaires sont consid&#233;r&#233;s comme l&#233;gitimes. Au-del&#224; de cet &#226;ge interviennent les premi&#232;res relations sexuelles et les relations durables. La virginit&#233; f&#233;minine reste synonyme de puret&#233;, d'innocence et de na&#239;vet&#233;, celle du gar&#231;on &#233;tant connot&#233;e comme marque de faiblesse et manque tant de maturit&#233; que de virilit&#233;. &#192; l'&#226;ge o&#249; l'on est en qu&#234;te d'amour, les mises en garde contre l'amour ne passent pas toujours tr&#232;s bien : il n'est pas rare que les rapports sexuels se fassent sans protection. Les sentiments et les qualit&#233;s morales mises en avant comme fondement des relations de couple y sont pour beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'affection, le don de soi et l'engagement r&#233;ciproque que l'on recherche dans la relation &#224; l'autre. Face &#224; ces tendres intentions, l'utilisation du pr&#233;servatif est parfois assimil&#233;e &#224; un doute sur le s&#233;rieux du partenaire ou &#224; la l&#233;g&#232;ret&#233; de son engagement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Pepper, 2004, (252 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelle v&#233;rit&#233; statistique pour le sentiment d'ins&#233;curit&#233; ?</title>
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&lt;p&gt;La statistique officielle peut-elle &#234;tre moins partiale, moins univoque ? Le nouvel Observatoire national de la d&#233;linquance accepte de complexifier un peu son outil de mesure. De nouveaux moyens, telle l'enqu&#234;te de victimation, seront davantage employ&#233;s. Pour l'heure, les tendances indiquent une hausse des agressions, m&#234;me si le sentiment d'ins&#233;curit&#233; a tendance &#224; baisser &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sent&#233; au d&#233;but du mois de mars, le premier rapport de l'Observatoire national de la d&#233;linquance (OND) pointe des atteintes aux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La statistique officielle peut-elle &#234;tre moins partiale, moins univoque ? Le nouvel Observatoire national de la d&#233;linquance accepte de complexifier un peu son outil de mesure. De nouveaux moyens, telle l'enqu&#234;te de victimation, seront davantage employ&#233;s. Pour l'heure, les tendances indiquent une hausse des agressions, m&#234;me si le sentiment d'ins&#233;curit&#233; a tendance &#224; baisser&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233; au d&#233;but du mois de mars, le premier rapport de l'Observatoire national de la d&#233;linquance (OND) pointe des atteintes aux biens (vols et cambriolages, destructions et d&#233;gradations) en baisse, alors que celles aux personnes constituent le noyau dur de la d&#233;linquance : violences sexuelles, violences &#224; d&#233;positaire de l'autorit&#233;, coups et blessures volontaires&#8230; La derni&#232;re enqu&#234;te, en date de 2004, r&#233;v&#233;lait que 6, 7 % des personnes de plus de 15 ans d&#233;claraient avoir &#233;t&#233; victimes d'au moins une agression au cours des deux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes et 5, 1 % d'un vol personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, un mis en cause sur cinq a moins de 25 ans, note l'OND en soulignant une mont&#233;e importante des violences sexuelles, qui tiennent une place pr&#233;pond&#233;rante dans la hi&#233;rarchie de la d&#233;linquance. Autre ph&#233;nom&#232;ne rep&#233;rable dans certaines r&#233;gions, les mineurs isol&#233;s &#233;trangers ont particuli&#232;rement gonfl&#233; les statistiques des affaires p&#233;nales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quel degr&#233; de fiabilit&#233; accorder aux statistiques, le plus souvent accommod&#233;es &#224; certaines sauces m&#233;diatiques ? Tous les faits sont-ils enregistr&#233;s ? Le partage au m&#233;rite entre les bons et les mauvais d&#233;partements par rapport &#224; la s&#233;curit&#233; publique peut-il, comme on le dit parfois, &#171; lisser &#187; certains chiffres pour &#233;viter la stigmatisation par une direction g&#233;n&#233;rale, voire par le cabinet du ministre ? Autrement dit, les statistiques &#8212; &#233;manant pour l'essentiel des services de police et de gendarmerie &#8212; sont-elles soumises aux pressions des pouvoirs publics ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me le pr&#233;sident de l'Observatoire, Alain Bauer, le reconna&#238;t : &#171; La fiabilit&#233; et la v&#233;racit&#233; des chiffres sont fragilis&#233;es par les besoins de la communication politique &#187;. Alors, pour tenter d'aller vers davantage d'impartialit&#233;, le m&#234;me OND a mis &#224; contribution les organismes recueillant des donn&#233;es en la mati&#232;re : &#233;tablissements scolaires, SNCF ou RATP, pharmacies, commerces, fisc, sapeurs-pompiers&#8230; De m&#234;me, l'Insee engagera de grandes enqu&#234;tes de victimation, devant permettre un &#233;clairage plus fin : la nature des violences intrafamiliales est, par exemple, difficile &#224; cerner pr&#233;cis&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des pr&#233;conisations pour davantage de pertinence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette fin, l'Observatoire national de la d&#233;linquance recommande la r&#233;alisation d'une enqu&#234;te annuelle de grande ampleur &#8212; 20 000 personnes &#8212; et la cr&#233;ation d'un num&#233;ro national unique (police/gendarmerie/justice) assurant la tra&#231;abilit&#233; des proc&#233;dures du commissariat au parquet. Autre nouveaut&#233;, pour rendre plus pertinente une collecte mensuelle des statistiques, un jour fixe &#8212; le 6 de chaque mois &#8212; pourrait &#234;tre d&#233;cid&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'OND demande &#233;galement que les violences urbaines fassent enfin l'objet d'une d&#233;finition officielle par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. En d&#233;plorant &#171; une succession de dispositifs sans continuit&#233; entre eux, l'absence de d&#233;finition claire et pr&#233;cise des violences urbaines et la diversit&#233; de l'approche et des syst&#232;mes d'information &#187; des diff&#233;rents services, il pr&#233;conise un outil commun permettant de suivre &#171; dans le temps et sans rupture &#187; l'&#233;volution du ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, il conseille de mieux cerner le nombre de contraventions &#8212; hors infractions routi&#232;res &#8212; constat&#233;es par les policiers ainsi que leur taux de recouvrement. Concernant les violences scolaires, l'Observatoire r&#233;clame une nette am&#233;lioration de la qualit&#233; du suivi. Incitant le minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale &#224; mieux renseigner l'enqu&#234;te SIGNA, il propose d'&#233;tendre le syst&#232;me de rep&#233;rage au secteur priv&#233; contractuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Probl&#232;me majeur &#187;, les violences faites aux femmes doivent &#233;galement b&#233;n&#233;ficier d'une observation plus fine, int&#233;grant certes les faits constat&#233;s par les services de police et les unit&#233;s de gendarmerie, mais aussi la main courante informatis&#233;e, certaines donn&#233;es de l'Inserm en cas de d&#233;c&#232;s, et les &#233;l&#233;ments d'analyse d'une enqu&#234;te Violence et sant&#233; de l'Insee et du minist&#232;re de la Sant&#233;, dont les r&#233;sultats seront connus &#224; la fin 2005. Des id&#233;es simples ont &#233;merg&#233;, comme l'ajout de quatre colonnes &#224; l'&#233;tat 4001 (seul outil statistique utilis&#233; par les services de police et de gendarmerie depuis 1972) portant sur l'&#226;ge et le sexe des victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine &#233;ch&#233;ance permettrait donc de s'appuyer sur les r&#233;sultats de la premi&#232;re importante enqu&#234;te, dont la m&#233;thodologie se rapproche, pour la premi&#232;re fois, des &#233;tudes anglo-saxonnes : les victimations du m&#233;nage seraient prises en compte, mais aussi celles concernant les individus, de m&#234;me que l'&#233;ventuel sentiment d'ins&#233;curit&#233; dans la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D'o&#249; vient l'OND ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Composante juridique de l'Institut national des hautes &#233;tudes de s&#233;curit&#233; (INHES, ex IHESI), l'Observatoire national de la d&#233;linquance a &#233;t&#233; install&#233; le 4 novembre 2003 par un d&#233;cret du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Son conseil d'orientation est compos&#233; de vingt-sept membres, les repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile &#233;tant majoritaires par rapport aux repr&#233;sentants de l'&#201;tat : parlementaires, &#233;lus locaux, chercheurs universitaires, magistrats, avocats, journalistes, &#233;conomistes ou repr&#233;sentants d'administrations et de soci&#233;t&#233;s de transport de fonds et d'assurances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses missions : recueil, exploitation et communication des statistiques relatives &#224; la d&#233;linquance, &#233;changes avec d'autres structures (dont l'Observatoire des zones urbaines sensibles), animation d'un r&#233;seau de correspondants&#8230; L'OND se veut instrument de p&#233;dagogie sur les limites des indicateurs disponibles, mais aussi organe d'aide &#224; la d&#233;cision. Ses prochaines &#233;tudes concerneront les violences dans les &#233;tablissements et les transports scolaires, les violences des mineurs et contre les mineurs, la question du taux d'&#233;lucidation, la cybercriminalit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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