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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le bruit des talons aiguilles . Itin&#233;raire d'un enfant plac&#233;.</title>
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		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il est des trajectoires hors du commun, comme toutes celles que nous rencontrons dans nos m&#233;tiers. Il y a des r&#233;cits qui, comme un boomerang, viennent r&#233;sonner avec notre v&#233;cu de travailleur social, comme un bruit de talons aiguilles. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; propos de r&#233;silience &lt;br class='autobr' /&gt;
D'enfant plac&#233; &#224; &#233;ducateur &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avoue que je ne savais pas comment me permettre une recension de ce livre. Peut-&#234;tre parce que j'ai &#233;t&#233; moi-m&#234;me &#233;ducateur en protection de l'enfance et que ce r&#233;cit a fortement r&#233;sonn&#233; en moi. Peut-&#234;tre parce que des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1349-" rel="tag"&gt;1349&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton11305-9d782.png?1699484464' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est des trajectoires hors du commun, comme toutes celles que nous rencontrons dans nos m&#233;tiers. Il y a des r&#233;cits qui, comme un boomerang, viennent r&#233;sonner avec notre v&#233;cu de travailleur social, comme un bruit de talons aiguilles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192; propos de r&#233;silience&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'enfant plac&#233; &#224; &#233;ducateur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avoue que je ne savais pas comment me permettre une recension de ce livre. Peut-&#234;tre parce que j'ai &#233;t&#233; moi-m&#234;me &#233;ducateur en protection de l'enfance et que ce r&#233;cit a fortement r&#233;sonn&#233; en moi. Peut-&#234;tre parce que des histoires comme celle de Jonathan Moncassin, nous en avons plein les tiroirs, que nous avons referm&#233;s comme pour nous prot&#233;ger.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais son t&#233;moignage sort du commun et touche au c&#339;ur de cible. Il bouleverse par son &#233;cho et sa force de r&#233;silience. J'y reviendrais. Bien s&#251;r, l'auteur raconte son parcours atroce d'enfant battu, son placement salvateur, ses rencontres d&#233;cisives et les mains tendues qu'il a su saisir. Il permet aussi de revaloriser le travail social et ses victoires, son utilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plong&#233;e dans l'horreur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'entr&#233;e, nous sommes plong&#233;s dans l'horreur de ce quotidien de violence. La force est de t&#233;moigner pour tous les autres et d'expliquer, par le r&#233;cit, des concepts clefs de la probl&#233;matique de l'enfance maltrait&#233;e et de la famille. &#192; travers son questionnement, l'auteur se demande ce qu'est une famille, la filiation, expose les non-dits familiaux, cherche ses origines g&#233;n&#233;alogiques, explique par sa situation la reproduction sociale et familiale. Le ph&#233;nom&#232;ne d'emprise maternelle est aussi d&#233;taill&#233; tout comme le conflit de loyaut&#233; tr&#232;s bien pos&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La violence n'est pas seulement familiale mais aussi sociale, entre les groupes de pairs, &#224; l'&#233;cole. Le monde de l'auteur n'est que violence et l'on se demande comment grandir avec ces rep&#232;res comme &#233;tant la norme. Heureusement, il y a des &#233;claircies dans cet univers qui nous font penser &#224; une vie meilleure. Des d&#233;clics salvateurs vers des terres inconnues, loin de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Force de r&#233;silience&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis le signalement par cette ma&#238;tresse qui &#171; donna un tournant &#224; ma vie &#187;. L'auteur nous livre alors son v&#233;cu de l'int&#233;rieur du placement, ce sentiment d'abandon, l'arriv&#233;e au foyer, l'accueil, la rencontre avec les &#233;ducateurs-trices, avec Didier, d&#233;cisive. La suite ? Je vous invite &#224; la lire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; du r&#233;cit de Jonathan Moncassin, c'est bien la force de r&#233;silience qui marque par cet &#233;crit cathartique. Mais pas seulement. Dans nos m&#233;tiers, nombre de travailleurs sociaux ont v&#233;cu les souffrances et les violences, pas uniquement en protection de l'enfance, avant de devenir des professionnels de la relation d'aide. Certains le disent, d'autres le gardent pour eux. Jonathan Moncassin a eu cette force de reconstruction, de protection, de travail distanci&#233; qu'il met &#224; profit aujourd'hui : &lt;i&gt;&#171; pour prot&#233;ger la construction de ma propre famille, la distance est indispensable (...) et pour me prot&#233;ger tout court. &#187;&lt;/i&gt; Mais aussi, pour &lt;i&gt;&#171; apprendre de ce que l'on vit &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant la question demeure : &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qui guide vers les bons choix ? &#187; &lt;/i&gt; Cela &#233;tant dit, &lt;i&gt;&#171; Une fois adulte, prendre la voie d'&#233;duquer quand on est soi-m&#234;me le fruit de manques dans sa propre enfance, voil&#224; une histoire singuli&#232;re&#8230; Et l'&#233;crire pour en faire histoire commune ? &#187;&lt;/i&gt; Un t&#233;moignage poignant d'une grande utilit&#233; pour toutes les personnes concern&#233;es par les violences intrafamiliales, les &#233;tudiants en travail social, les professionnels du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ludwig Maquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Les auteurs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jonathan Moncassin a &#233;t&#233; &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans l'institut th&#233;rapeutique et p&#233;dagogique (ITEP) o&#249; il a &#233;t&#233; plac&#233; &#224; l'&#226;ge de neuf ans. Il est d&#233;sormais &#233;ducateur sportif et coach en pr&#233;paration physique et mentale.&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#230;titia Delhon est journaliste, sp&#233;cialis&#233;e dans le travail social et m&#233;dico-social. Elle collabore &#224; diff&#233;rentes revues et a collabor&#233; &#224; &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Hyg&#233;e &#233;ditions, 128 p., juin&#8239;2023, 12 euros&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#233;ducation positive est-elle nocive ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-education-positive-est-elle-nocive</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droits de l'enfant</dc:subject>
		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>1338</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ces derniers mois, de nombreux professionnels de la sant&#233; et de l'enfance ont d&#233;nonc&#233; les dangers de ce qu'ils appellent &#171; la parentalit&#233; exclusivement positive &#187;. Que peut-on en penser ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les signataires d'une tribune parue sur le site du Figaro traitent, sans les nommer, les auteurs favorables &#224; la parentalit&#233; positive d'&#171; experts autoproclam&#233;s &#187;, comme s'ils ne fondaient leur conception de la parentalit&#233; que sur leurs propres &#233;lucubrations. Ce qu'ils remettent en cause, c'est la condamnation de toute (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance-244" rel="tag"&gt;Maltraitance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1338-" rel="tag"&gt;1338&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces derniers mois, de nombreux professionnels de la sant&#233; et de l'enfance ont d&#233;nonc&#233; les dangers de ce qu'ils appellent &#171; la parentalit&#233; exclusivement positive &#187;. Que peut-on en penser ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les signataires d'une tribune parue sur le site du Figaro traitent, sans les nommer, les auteurs favorables &#224; la parentalit&#233; positive d'&lt;i&gt;&#171; experts autoproclam&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, comme s'ils ne fondaient leur conception de la parentalit&#233; que sur leurs propres &#233;lucubrations. Ce qu'ils remettent en cause, c'est la condamnation de toute punition ou fermet&#233; et leur assimilation &#224; une forme de violence, ce qui laisseraient les parents culpabilis&#233;s et sans recours face &#224; des enfants ing&#233;rables. Et de valider, au contraire, le recours au time out (mise de l'enfant dans sa chambre) et au retrait de privil&#232;ges. Cette critique invite &#224; s'interroger sur une particularit&#233; de la formation donn&#233;e dans la majorit&#233; des universit&#233;s fran&#231;aises aux &#233;tudiants en psychologie, psychiatrie et p&#233;dopsychiatrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que la psychanalyse pr&#233;tend&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces disciplines, les &#233;tudiants subissent un long enseignement de la psychanalyse, le plus souvent sans aucun droit de la contester, imposant une vision tr&#232;s particuli&#232;re de l'enfant pr&#233;sent&#233; comme un &#171; pervers polymorphe &#187;. Il serait ainsi poss&#233;d&#233;, d&#232;s la naissance, de pulsions violentes d'inceste, de parricide, de mort, d'emprise, qui, si elles n'&#233;taient pas rigoureusement et s&#233;v&#232;rement contenues par ses parents, pourraient faire de lui un dangereux psychopathe.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_6814 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L280xH280/capture_d_e_cran_2023-04-11_a_09.09.30-935d7.png?1693476705' width='280' height='280' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Depuis que cette th&#233;orie a &#233;t&#233; &#233;nonc&#233;e par Freud, on en a arrondi les angles pour la rendre compatible avec la vision plus positive de l'enfant issue des recherches sur son d&#233;veloppement. Mais on la retrouve dans le vocabulaire de celles et ceux qui ont subi cette formation pendant des ann&#233;es : &#171; pulsions &#187;, &#171; toute-puissance infantile &#187;, &#171; narcissisme &#187;, &#171; frustrations &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, la d&#233;fense du &lt;i&gt;time out&lt;/i&gt; et de l'autorit&#233; parentale, loin d'&#234;tre objective, s'appuie en r&#233;alit&#233; sur une vision pessimiste de l'enfant. Et cette vision n'a rien de nouveau. Elle se rattache en fait &#224; une tradition tr&#232;s ancienne o&#249; l'on consid&#233;rait comme normal et p&#233;dagogique de battre les enfants, parce qu'on pensait qu'ils naissaient mauvais par nature. On les pr&#233;sentait tant&#244;t comme des plantes &#224; la croissance tordue qu'il fallait redresser par la force, comme des animaux &#224; dresser, ou encore comme des cr&#233;atures marqu&#233;es par le p&#233;ch&#233; originel. Dans tous les cas, ils avaient besoin d'&#234;tre corrig&#233;s pour devenir des adultes convenables. Des proverbes populaires comme &#171; qui aime bien ch&#226;tie bien &#187; recommandaient aux parents de les battre. M&#234;me le vocabulaire qui les d&#233;signait &#233;tait souvent insultant : braillard, chiard, pisseuse, merdeux, morpion, morveux&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Non seulement la psychanalyse n'a pas rompu avec cette tr&#232;s longue tradition, mais, par sa th&#233;orie des pulsions, elle l'a aggrav&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enseignement de cette th&#233;orie se justifie d'autant moins que les r&#233;sultats de la recherche sur le d&#233;veloppement de l'enfant au cours des derni&#232;res d&#233;cennies sont en contradiction radicale avec cette vision.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils nous apprennent en effet que l'enfant, loin d'&#234;tre un &#171; pervers polymorphe &#187; est dot&#233; de capacit&#233;s inn&#233;es qui le pr&#233;disposent remarquablement &#224; la vie sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces capacit&#233;s sociales, ce sont l'attachement, fondement du lien social (John Bowlby, 1969), l'imitation, source de tous les apprentissages (Andrew Meltzoff, 1977), l'empathie, capacit&#233; &#224; &#233;prouver ce que ressentent les autres (Jean Decety, ann&#233;es 2000), l'altruisme, que l'enfant manifeste tr&#232;s t&#244;t par des gestes d'entraide (Tomasello et Warneken, 2006), le sens de la justice (Katrin Riedl, 2015) et d'autres encore qui montrent que l'enfant est un &#234;tre &#233;minemment social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apprendre &#224; r&#233;soudre les conflits&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces capacit&#233;s n'ont rien d'&#233;tonnant. Nous sommes depuis des centaines de milliers d'ann&#233;es, et m&#234;me de millions d'ann&#233;es si l'on prend en compte les esp&#232;ces humaines ant&#233;rieures &#224; l'&lt;i&gt;Homo sapiens&lt;/i&gt;, des primates sociaux dont le cerveau a &#233;t&#233; model&#233; par l'&#233;volution, c&#226;bl&#233; si l'on peut dire, pour la vie sociale. Les enfants naissent &#233;quip&#233;s d'une v&#233;ritable boussole int&#233;rieure qui les pr&#233;dispose &#224; vivre avec leurs semblables, sinon sans conflits, du moins avec une attitude ouverte &#224; la relation et m&#234;me avec des capacit&#233;s &#224; d&#233;passer les conflits.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_6813 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L280xH279/capture_d_e_cran_2023-04-11_a_09.11.02-ec470.png?1693476705' width='280' height='279' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Pour que ses capacit&#233;s potentielles deviennent effectives, l'enfant a besoin de deux choses. D'abord que son entourage et en premier lieu ses parents, le reconnaissent sans aucune ambigu&#239;t&#233; comme une personne humaine digne d'un amour inconditionnel et le lui manifestent par leur tendresse, leur attention, la satisfaction de tous ses besoins physiques, affectifs et intellectuels. Et ensuite qu'ils lui apprennent par leur propre exemple, dans leur comportement avec lui et avec les autres adultes, comment on est cens&#233; mettre en application dans la vie adulte les capacit&#233;s potentielles dont il est porteur. L'exemple &#233;tant de tr&#232;s loin la m&#233;thode p&#233;dagogique la plus efficace, ce dont l'enfant a besoin, plut&#244;t que de punitions, c'est de bons mod&#232;les.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un domaine o&#249; l'enfant a particuli&#232;rement besoin de l'exemple des adultes est celui de la r&#233;solution des conflits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment fait-on entre adultes, entre personnes qui s'aiment, quand on est humains, vraiment humains, pour sortir d'une situation de conflit ? Les multiples petits conflits de la vie quotidienne entre enfants et parents sont autant d'occasions de faire cet apprentissage.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est par rapport &#224; ce besoin essentiel de l'enfant que le &lt;i&gt;time out&lt;/i&gt; montre le mieux son insuffisance. Quelle le&#231;on l'enfant peut-il tirer pour les futures situations de conflit o&#249; il pourra se trouver de cette pratique ? Dans un conflit entre adultes, la meilleure attitude, (&#224; condition toutefois d'&#234;tre le plus fort !), est-elle de mettre le plus faible &#224; la porte en l'invitant &#224; aller r&#233;fl&#233;chir ? Non, on s'&#233;coute mutuellement, on essaie de comprendre l'autre, on essaie de chercher ensemble une solution pour que chacun soit aussi satisfait que possible. Le &lt;i&gt;time out&lt;/i&gt; n'est au mieux qu'un un pis-aller quand on est, ce qui peut arriver, compl&#232;tement &#233;puis&#233; et &#224; bout d'imagination, mais s&#251;rement pas comme une solution &#171; id&#233;ale &#187; proclam&#233;e comme tr&#232;s recommandable par des professionnels de l'enfance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut ajouter que les conflits avec les enfants sont souvent r&#233;p&#233;titifs et se produisent pour des raisons facilement identifiables. Ils sont donc pr&#233;visibles et il n'est pas tr&#232;s difficile de les anticiper pour pouvoir soit les &#233;viter, soit les r&#233;soudre au mieux avec un peu de r&#233;flexion.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autant qu'ils prennent souvent leur origine non pas dans les &#171; pulsions &#187; des enfants, mais dans les conditions spatiales et temporelles contraignantes de la vie moderne. Ne faisons pas retomber sur les enfants, en les punissant, la responsabilit&#233; d'un mode de vie enti&#232;rement artificiel qui les fait vivre &#224; un rythme qui n'est pas le leur.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'afflux de parents en difficult&#233; dans les cabinets des psychologues peut &#234;tre interpr&#233;t&#233; autrement que ne le font les adversaires de la parentalit&#233; positive. Ces parents appartiennent &#224; une g&#233;n&#233;ration qui, majoritairement, a encore &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e &#224; coups de gifles et de fess&#233;es ou autres violences. Ils ne veulent pas reproduire ce mode d'&#233;ducation mais ils &#233;prouvent des difficult&#233;s. Plut&#244;t que de leur sugg&#233;rer une punition humiliante, les psychologues feraient mieux de s'inspirer des mille et une propositions offertes par les ouvrages sur la parentalit&#233; positive et bienveillante qui sont aujourd'hui appliqu&#233;es &#224; la satisfaction d'un nombre toujours croissant de familles.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/De-l-enfant-protege-a-l-enfant-corrige&#034;&gt;A publi&#233; chez L'Harmattan en 2022 &lt;i&gt;&#171; De l'enfant prot&#233;g&#233; &#224; l'enfant corrig&#233;. Comment l'humanit&#233; est devenue maltraitante &#187;&lt;/i&gt; cf L.S. 1331&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Doit-on maintenir les liens &#224; tout prix ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Doit-on-maintenir-les-liens-a-tout-prix</link>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En lisant la pr&#233;face &#233;crite par H&#233;l&#232;ne Romano pour le livre &#171; Femme et m&#232;re apr&#232;s l'inceste &#187; (1), cette psychoth&#233;rapeute rapporte ce que lui a dit l'un de ses patients, &#226;g&#233; de 10 ans, victime d'inceste de la part de son p&#232;re. Une fois de plus j'ai voulu porter &#224; la connaissance des lecteurs de Lien Social ce t&#233;moignage qui se suffit &#224; lui-m&#234;me, sans qu'il soit n&#233;cessaire d'y rajouter un commentaire &#171; Moi, j'ai d&#251; quitter du jour au lendemain ma maison, mon &#233;cole, mes copains ; je ne vis plus avec mes fr&#232;res et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En lisant la pr&#233;face &#233;crite par H&#233;l&#232;ne Romano pour le livre &#171; &lt;i&gt;Femme et m&#232;re apr&#232;s l'inceste &lt;/i&gt; &#187; (1), cette psychoth&#233;rapeute rapporte ce que lui a dit l'un de ses patients, &#226;g&#233; de 10 ans, victime d'inceste de la part de son p&#232;re. Une fois de plus j'ai voulu porter &#224; la connaissance des lecteurs de Lien Social ce t&#233;moignage qui se suffit &#224; lui-m&#234;me, sans qu'il soit n&#233;cessaire d'y rajouter un commentaire &#171; Moi, j'ai d&#251; quitter du jour au lendemain ma maison, mon &#233;cole, mes copains ; je ne vis plus avec mes fr&#232;res et s&#339;urs et quand je les vois, c'est juste une apr&#232;s-midi une fois par mois ; je n'ai plus ma chambre, plus mes affaires, plus rien ; je ne peux plus aller au foot, car le mercredi, il faut aller voir un psychologue. Il est assis derri&#232;re son bureau, me dit de jouer, ne me parle pas, comme si c'&#233;tait &#224; moi de lui dire que je n'arrive m&#234;me pas &#224; mettre en mots. Moi, je voudrais que ce soit lui qui me parle, mais &#231;a, c'est pas gagn&#233;. Et alors que j'ai tout perdu, je suis en plus oblig&#233; de voir mon p&#232;re. M&#234;me quand je vomis tellement &#231;a me fait peur de le voir en visite m&#233;diatis&#233;e, je dois y aller, de force ; alors que lui, quand il ne vient pas, &#171; pas de probl&#232;me &#187;, il ne risque rien. Et lui personne ne l'oblige &#224; voir un psy. Alors le juge, il m'a dit qu'il me pla&#231;ait pour me prot&#233;ger de quoi ? De qui ? De ce que mon p&#232;re me faisait ? Mais il n'a rien compris, ce juge, car le simple fait de voir mon p&#232;re, de l'entendre, de le sentir lors des visites m&#233;diatis&#233;es, &#231;a me fait remonter &#224; la t&#234;te tout ce qu'il m'a fait. J'ai dit au juge que je ne voulais plus voir mon p&#232;re, mais il m'a dit &#8220;un p&#232;re c'est sacr&#233;, on n'en a qu'un, donc il faut maintenir les liens avec lui, fais des efforts, de toutes fa&#231;ons, tu n'as pas le choix, c'est moi qui d&#233;cide pour toi&#8221;. C'est &#231;a la justice ? Ce juge, il a d&#233;truit toute ma vie et il ne me permet m&#234;me pas de me reconstruire, car tous les quinze jours, je dois revoir mon p&#232;re. Alors si c'est &#231;a la justice, c'est celle des hommes, pas des enfants &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Lien Social a rendu compte de ce livre dans son num&#233;ro 1268.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#9658; FORUM - Avons-nous toujours besoin du travail d'&#233;quipe ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/%E2%96%BA-FORUM-Avons-nous-toujours-besoin-du-travail-d-equipe-6939</link>
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		<dc:date>2020-01-08T07:28:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Christine Maurey Assistante de service social de formation dans le champ du handicap. Probablement non. C'est beaucoup plus simple de travailler seul. Il faut juste que la charge ne soit pas trop lourde. C'est ce que je me dis quand je bosse dans mon jardin. D&#232;s que c'est difficile, je dois faire appel &#224; quelqu'un. C'est d&#233;sagr&#233;able parfois de devoir demander de l'aide&#8230; Par contre, pratiquement tous les matins, en p&#233;n&#233;trant dans mon lieu de travail, cette institution d&#233;di&#233;e aux enfants en panne sur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Christine Maurey Assistante de service social de formation dans le champ du handicap.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Probablement non. C'est beaucoup plus simple de travailler seul. Il faut juste que la charge ne soit pas trop lourde. C'est ce que je me dis quand je bosse dans mon jardin. D&#232;s que c'est difficile, je dois faire appel &#224; quelqu'un. C'est d&#233;sagr&#233;able parfois de devoir demander de l'aide&#8230; Par contre, pratiquement tous les matins, en p&#233;n&#233;trant dans mon lieu de travail, cette institution d&#233;di&#233;e aux enfants en panne sur le plan sensoriel, je me dis que, seule, on n'est finalement pas grand-chose. On arrive &#224; peu et surtout, on risque de se tromper dans la finalit&#233; et le sens qu'on donne &#224; son travail. Est-ce que je dis cela en le pensant vraiment ou parce que j'arrive en fin de carri&#232;re ? Plus j'avance, moins je sais faire seule ou plut&#244;t plus j'aime faire avec les autres ? Parce que je pense davantage au r&#233;sultat pour l'enfant qu'&#224; ma propre satisfaction ? Ou bien parce que je go&#251;te davantage le savoir-faire de l'autre que le mien que je connais bien ? Je me fais confiance, donc je m'ouvre &#224; l'autre et en m&#234;me temps, quand je doute, l'&#233;quipe n'est-elle pas l&#224; pour me rassurer ? Il n'y a pas longtemps, un ancien &#233;l&#232;ve &#226;g&#233; de 32 ans t&#233;l&#233;phone et demande &#224; me parler. &#199;a fiche un coup de vieux ! &#171; &lt;i&gt;Maman dit toujours que tu nous as sauv&#233;s, que c'est gr&#226;ce &#224; toi qu'elle a pu s'en sortir, tu te rappelles que mon p&#232;re &#233;tait violent ?&lt;/i&gt; &#187;. Sensible aux compliments, comme tout humain, j'avoue ressentir de la satisfaction &#224; entendre le jeune me faire ce retour. Je me souviens bien de ce petit gar&#231;on que j'avais nomm&#233; Djamel dans mon bouquin. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1258 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH400/jiho_350x400_-f17cc.jpg?1693492074' width='350' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Mais, j'ai surtout le souvenir de m'&#234;tre affront&#233;e &#224; l'&#233;quipe et d'avoir travaill&#233; un peu seule contre tous. Et au final, j'en garde un go&#251;t amer : le danger d'avancer en solo ne serait-il pas justement la tentation de la gratification personnelle ? C'est relativement facile de s'en contenter voire de la rechercher et on a besoin de cela aussi, non ? A l'inverse, cette ann&#233;e, il m'a &#233;t&#233; donn&#233; de mesurer la port&#233;e du travail en &#233;quipe. Une situation douloureuse et violente s'est pos&#233;e &#224; nous : la situation malheureusement pas rare d'un jeune gar&#231;on victime d'abus sexuels d'un &#171; tonton &#187;. Nous avons avanc&#233; ensemble, en &#233;quipe, &#224; coup de discussions anim&#233;es, de coups de gueules, d'&#233;crits compliqu&#233;s &#224; faire, de confrontations avec d'autres services, de col&#232;res et/ou &#233;motions nous submergeant parfois. Mais malgr&#233; cela ou gr&#226;ce &#224; cela, nous avons r&#233;ussi &#224; prot&#233;ger un enfant et un pr&#233;dateur est en prison. Il est relativement difficile de quantifier nos r&#233;ussites, d'&#233;valuer le positif dans nos m&#233;tiers dits du &#171; social &#187;. Mais il y a une seule chose dont je suis certaine au bout de ces trente ann&#233;es de travail en &#233;quipe, c'est que toute cette mosa&#239;que de fonctions, toute cette conjugaison de professionnels, toutes ces humanit&#233;s rassembl&#233;es, permettent de cr&#233;er un puzzle riche et puissant, surtout s'adaptant plus juste du projet d'accompagnement d'une personne. C'est bien la somme des id&#233;es et au final, les d&#233;cisions communes prises qui am&#232;nent un contexte soignant lui permettant de se sentir bien et donc d'&#233;voluer. Certes c'est difficile mais n&#233;cessaire. Je citerai Christine Vander Borght : &#171; &lt;i&gt; le travailler ensemble n'est pas un fait de nature : c'est une construction sociale, une cr&#233;ation contextuelle et culturelle des rapports &#224; autrui, une conqu&#234;te sur le fratricide et la loi du plus fort&lt;/i&gt; &#187;. J'ai l'habitude de dire : mettons-nous autour d'une table, on sera moins b&#234;te &#224; plusieurs que seul. Mais si, mais si, je le pense vraiment. &lt;br class='autobr' /&gt;
A publi&#233; en 2016 &#171; Chroniques d'une assistante sociale en milieu m&#233;dico-social &#187; (L'Harmattan)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/-1264-&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La rubrique compl&#232;te de Paroles de m&#233;tiers est &#224; retrouver dans le num&#233;ro 1264 de Lien Social&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez d'autres th&#233;matiques en lien sur le site de Lien Social :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;/ &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Maltraitance-244&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Maltraitance&lt;/a&gt; / &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Abus-sexuel&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Abus sexuel&lt;/a&gt; / &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La petite bourrique espagnole</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-petite-bourrique-espagnole</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-petite-bourrique-espagnole</guid>
		<dc:date>2017-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On dit souvent qu'on ne choisit pas par hasard le m&#233;tier d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. On chercherait l&#224; &#224; r&#233;parer en partie son histoire personnelle. Difficile de g&#233;n&#233;raliser. Mais, pour Marie Dumas M&#233;rida, on peut imaginer qu'exercer cette profession en protection de l'enfance ne rel&#232;ve pas de la simple co&#239;ncidence. Il suffit pour cela de lire son r&#233;cit, &#233;crit d'une plume alerte, qui remonte aussi loin que sa m&#233;moire le permet, jusqu'au d&#233;but de sa majorit&#233;. Il est pr&#233;cieux de recueillir ainsi les souvenirs d'une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton5104-8ba8f.jpg?1694177876' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On dit souvent qu'on ne choisit pas par hasard le m&#233;tier d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. On chercherait l&#224; &#224; r&#233;parer en partie son histoire personnelle. Difficile de g&#233;n&#233;raliser. Mais, pour Marie Dumas M&#233;rida, on peut imaginer qu'exercer cette profession en protection de l'enfance ne rel&#232;ve pas de la simple co&#239;ncidence. Il suffit pour cela de lire son r&#233;cit, &#233;crit d'une plume alerte, qui remonte aussi loin que sa m&#233;moire le permet, jusqu'au d&#233;but de sa majorit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est pr&#233;cieux de recueillir ainsi les souvenirs d'une enfant devenue adulte, ne serait-ce que pour comprendre les m&#233;canismes de la maltraitance psychologique. L'auteure raconte la relation destructrice que sa m&#232;re a tiss&#233;e avec elle, tout en brutalit&#233; et en d&#233;samour. Toutes les tentatives de l'enfant pour capter l'attention, l'affection et la bienveillance de son parent sont l'une apr&#232;s l'autre vou&#233;es &#224; l'&#233;chec. Des coups, elle n'en re&#231;oit pas. Par contre, des humiliations r&#233;p&#233;t&#233;es, la honte et la culpabilit&#233;, elle les a subies toute son enfance, portant ce traumatisme le reste de son existence. Ces souvenirs douloureux l'ont hant&#233;e, revenant &#224; la surface &#224; chaque p&#233;riode de fragilit&#233;. Ce n'est qu'apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de sa m&#232;re, que Marie Dumas M&#233;rida a ressenti le besoin d'&#233;crire pour exorciser le malheur et rendre hommage &#224; tous les tuteurs de r&#233;silience lui ayant insuffl&#233; la force qui lui aura permis de r&#233;ussir sa vie&#8230; malgr&#233; tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Edilivre, 2016, (130 p &#8211; 12&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Merah, mon fr&#232;re, ce terroriste</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Merah-mon-frere-ce-terroriste</link>
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		<dc:date>2015-07-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>1167</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comprendre les m&#233;canismes menant au terrorisme n&#233;cessite d'avoir recours &#224; la psychologie, &#224; la sociologie en g&#233;n&#233;ral et celle des religions en particulier, &#224; l'ethnologie, &#224; la g&#233;opolitique et &#224; bien d'autres disciplines encore des sciences humaines. Mais, il est un autre registre tout aussi pr&#233;cieux, pour analyser les tenants et aboutissants de ces extr&#233;mismes : celui du t&#233;moignage direct livr&#233; par des &#171; repentis &#187; ou des proches des individus qui sont tomb&#233;s dans le fondamentalisme. C'est ce que nous (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1167-" rel="tag"&gt;1167&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L108xH150/arton4612-3d09c.jpg?1694043204' width='108' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comprendre les m&#233;canismes menant au terrorisme n&#233;cessite d'avoir recours &#224; la psychologie, &#224; la sociologie en g&#233;n&#233;ral et celle des religions en particulier, &#224; l'ethnologie, &#224; la g&#233;opolitique et &#224; bien d'autres disciplines encore des sciences humaines. Mais, il est un autre registre tout aussi pr&#233;cieux, pour analyser les tenants et aboutissants de ces extr&#233;mismes : celui du t&#233;moignage direct livr&#233; par des &#171; repentis &#187; ou des proches des individus qui sont tomb&#233;s dans le fondamentalisme. C'est ce que nous propose ici Abdelgahni Merah, le fr&#232;re du tueur au scooter qui assassina, en 2012, sept victimes dont le seul tort &#233;tait d'&#234;tre militaires ou juifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment Mohammed Merah est-il devenu, non pas ce h&#233;ros ou ce combattant valeureux de l'islam comme certains l'affirment encore, mais selon les propres propos de son fr&#232;re, un int&#233;griste born&#233;, un terroriste fanatique et un meurtrier froid et sans aucune piti&#233; ? C'est &#224; une v&#233;ritable anamn&#232;se que se livre cet ouvrage, privil&#233;giant le cheminement personnel et familial de ce criminel &#224; la description du terrifiant aboutissement de sa d&#233;rive meurtri&#232;re. Il ne s'agit pas de lui trouver une quelconque excuse, mais de tenter de d&#233;coder ses agissements innommables autant qu'abjects. &lt;i&gt;&#171; J'enrage contre Mohamed Merah, mais j'enrage surtout contre ceux qui ont endoctrin&#233; mon fr&#232;re, qui l'ont encourag&#233; &#224; passer &#224; l'acte sinon par leurs paroles, au moins par leur silence &#187; &lt;/i&gt; (p.10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre ces imams autoproclam&#233;s diffusant des th&#233;ories barbares et mortif&#232;res. Mais, tout autant, contre ses parents qui, en lieu et place de valeurs humanistes, ont nourri leurs enfants de haine, de violence et de d&#233;lires racistes, notamment antis&#233;mites. Le hobby de son p&#232;re ? Trouver des femmes, leur faire des enfants avant de les abandonner. Ses m&#233;thodes &#233;ducatives ? F&#233;liciter ses enfants quand ils volaient sans se faire prendre et les fustiger quand ils &#233;taient pris. La nature de ses relations avec eux ? Les &#233;lever dans la violence et les frapper, au moindre pr&#233;texte. Quant &#224; sa m&#232;re, elle est d&#233;crite comme une femme l&#226;che, d&#233;pass&#233;e et surtout pr&#233;occup&#233;e de prot&#233;ger ses fils, y compris dans leurs actes d&#233;linquants. L'intol&#233;rance de ses deux parents a &#233;t&#233; dict&#233;e non par une religion ou une id&#233;ologie extr&#233;miste, mais par une totale inculture et une profonde ignorance, affirme-t-il, avec une lucidit&#233; autoris&#233;e par un v&#233;cu terrifiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui et sa s&#339;ur A&#239;cha ont r&#233;ussi &#224; &#233;chapper au ghetto int&#233;griste, gr&#226;ce &#224; une trajectoire personnelle ayant favoris&#233; des rencontres signifiantes, quand son autre s&#339;ur Souad et son fr&#232;re Kader resteront prisonniers de l'id&#233;ologie salafiste, Mohammed poussant le fanatisme jusqu'&#224; l'extr&#234;me. Aucune haine, ni r&#232;glement de comptes dans ce r&#233;cit, juste une envie de crier une v&#233;rit&#233; trop longtemps tue et contenue et le profond d&#233;sir de se lib&#233;rer de la honte d'un nom que l'auteur continue &#224; porter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Calmann-Levy, 2012, (239 p. &#8211; 17&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fess&#233;e &#8226; Questions sur la violence &#233;ducative</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-fessee-o-Questions-sur-la-violence-educative</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-fessee-o-Questions-sur-la-violence-educative</guid>
		<dc:date>2015-03-18T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me &#233;dition r&#233;&#233;crite et r&#233;actualis&#233;e de l'ouvrage d'Olivier Maurel, devenu un classique de la litt&#233;rature d'&#233;ducation non-violente, pourrait constituer le point final du combat contre les ch&#226;timents corporels, tant son propos semble percutant, convainquant et exhaustif. Mais, il y a encore tant d'adultes &#224; persuader. L'argument est implacable. Que l'on souhaite aborder la question d'un point de vue descriptif, historique, g&#233;ographique, juridique, psychologique, m&#233;dical,&#8239;etc&#8230; on trouvera ici une (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me &#233;dition r&#233;&#233;crite et r&#233;actualis&#233;e de l'ouvrage d'Olivier Maurel, devenu un classique de la litt&#233;rature d'&#233;ducation non-violente, pourrait constituer le point final du combat contre les ch&#226;timents corporels, tant son propos semble percutant, convainquant et exhaustif. Mais, il y a encore tant d'adultes &#224; persuader. L'argument est implacable. Que l'on souhaite aborder la question d'un point de vue descriptif, historique, g&#233;ographique, juridique, psychologique, m&#233;dical,&#8239;etc&#8230; on trouvera ici une r&#233;ponse richement d&#233;taill&#233;e et structur&#233;e. En quinze ans, le nombre de pays ayant interdit l&#233;galement la violence &#233;ducative ordinaire a tripl&#233;. M&#234;me le pr&#233;sident du r&#233;seau des imams de Mauritanie a &#233;mis une fatwa pour la proscrire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France, elle, est rest&#233;e passive, en d&#233;pit des interpellations du comit&#233; des droits de l'enfant de l'ONU et du conseil de l'Europe. La violence faite aux femmes est combattue activement. Les dresseurs d'animaux ont renonc&#233; aux coups. Transformer un chien en danger public est tr&#232;s simple, expliquait un v&#233;t&#233;rinaire en 1999 : privez-le d'attachement affectif, ajoutez une pinc&#233;e de traumatisme et secouez bien fort. Mais, pour ce qui est de l'enfant, on continue &#224; &#234;tre persuad&#233; que les claques et les fess&#233;es sont indispensables pour extirper le mal qu'il porte en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il pas en lui des pulsions animales &#224; r&#233;primer et une violence fondamentale &#224; canaliser (psychanalyse) et/ou un p&#233;ch&#233; originel &#224; payer (religion) ? En agissant ainsi, on ne fait que renforcer trois convictions qui se perp&#233;tueront &#224; l'&#226;ge adulte, nourrissant la violence sociale et l'agression : on a le droit et raison de frapper un plus faible quand on est le plus fort, on fait du bien en faisant du mal, souffrir et faire souffrir est l&#233;gitime. La nouvelle norme &#233;ducative pr&#233;conis&#233;e par Olivier Maurel est simple : traiter l'enfant comme nous voudrions qu'il nous traite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Page, (154 p. &#8211; 12,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En finir avec Eddy Bellegueule</title>
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		<dc:date>2014-11-12T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>Homosexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1151</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il est des r&#233;cits d'enfance qui sont emplis de la nostalgie d'un temps r&#233;volu. Celui que nous livre &#201;douard Louis n'en fait pas partie. &#171; De mon enfance, je n'ai aucun souvenir heureux &#187; : c'est par cette phrase d&#233;finitive que commence son roman. Mais, ici, point de plainte lancinante ou r&#233;currente. Juste un regard brutal et sans concession sur un pass&#233; qui mit trop de temps &#224; se terminer, avant de donner naissance &#224; un pr&#233;sent bien plus prometteur. Issu d'une famille pauvre aux habitudes rudes et (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des r&#233;cits d'enfance qui sont emplis de la nostalgie d'un temps r&#233;volu. Celui que nous livre &#201;douard Louis n'en fait pas partie. &#171; De mon enfance, je n'ai aucun souvenir heureux &#187; : c'est par cette phrase d&#233;finitive que commence son roman. Mais, ici, point de plainte lancinante ou r&#233;currente. Juste un regard brutal et sans concession sur un pass&#233; qui mit trop de temps &#224; se terminer, avant de donner naissance &#224; un pr&#233;sent bien plus prometteur. Issu d'une famille pauvre aux habitudes rudes et violentes, confront&#233; &#224; une scolarit&#233; qui fera de lui un perp&#233;tuel bouc &#233;missaire, le jeune Eddy sent monter en lui une identit&#233; qui ne r&#233;pond pas aux exigences de virilit&#233; qu'on attend de lui. Isol&#233; parce qu'&#234;tre l'ami d'un &#171; p&#233;d&#233; &#187; c'est attirer sur soi la m&#234;me stigmatisation, battu au coll&#232;ge parce qu'il n'est pas de taille &#224; se d&#233;fendre, insult&#233; et trait&#233; de &#171; gonzesse &#187; par des parents bien d&#233;cid&#233;s &#224; le remettre dans le droit chemin, l'enfant puis l'adolescent va avoir droit &#224; toutes les humiliations d'un milieu qui ne tol&#232;re pas son orientation homosexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les descriptions d'un p&#232;re alcoolique, bagarreur et impudique, d'une m&#232;re aigrie, en col&#232;re et fatigu&#233;e par ses sept maternit&#233;s, d'un domicile familial d&#233;labr&#233;, humide et moisi, d'un village perdu de Picardie, plongent le lecteur dans l'existence sordide d'un quart monde marqu&#233; par le poids d'une mis&#232;re tant financi&#232;re que morale. R&#233;ussissant &#224; fuir sa famille et son village qui l'&#233;touffent, l'auteur acc&#232;de aux &#233;tudes et devient doctorant. Ce livre est une fen&#234;tre ouverte sur une classe sociale dont ne parlent, en g&#233;n&#233;ral, que ceux qui n'y ont jamais v&#233;cu. Ayant r&#233;ussi &#224; modifier sa destin&#233;e de classe, Eddy, qui n'est plus Bellegueule depuis qu'il a chang&#233; de nom, nous offre un t&#233;moignage &#8212; que certains trouveront courageux, alors que d'autres seront choqu&#233;s &#8212; qui signe sa volont&#233; de rupture avec son milieu d'origine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Seuil, 2014, (220 &#8211; p. 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'enfance du crime</title>
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		<dc:date>2009-02-19T05:48:52Z</dc:date>
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		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>917</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il n'existe pas de criminels n&#233;s, ni de g&#232;ne du crime, pas plus que de conditions socio-&#233;conomiques qui induiraient automatiquement des passages &#224; l'acte, affirme avec force Pierre Lassus. C'est du c&#244;t&#233; des conditions d'&#233;ducation qu'il faut aller chercher la source principale de la barbarie et de la sauvagerie avec lesquelles agissent tous les criminels en s&#233;rie. Moins l'environnement se montre protecteur, plus graves peuvent &#234;tre les cons&#233;quences potentielles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, les mauvais traitements (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'existe pas de criminels n&#233;s, ni de g&#232;ne du crime, pas plus que de conditions socio-&#233;conomiques qui induiraient automatiquement des passages &#224; l'acte, affirme avec force Pierre Lassus. C'est du c&#244;t&#233; des conditions d'&#233;ducation qu'il faut aller chercher la source principale de la barbarie et de la sauvagerie avec lesquelles agissent tous les criminels en s&#233;rie. Moins l'environnement se montre protecteur, plus graves peuvent &#234;tre les cons&#233;quences potentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, les mauvais traitements subis dans l'enfance ne sont pas des pr&#233;dicteurs infaillibles des comportements futurs : le sujet peut sublimer ce qu'il a v&#233;cu. Mais il peut tout autant &#234;tre dans une r&#233;p&#233;tition compulsive, la fracture autour de laquelle sa psych&#233; s'est &#233;labor&#233;e, ouvrant alors la voie au passage &#224; l'acte. Parce qu'il peut y avoir int&#233;riorisation d'un sc&#233;nario de vie constitu&#233; d'injonctions mortif&#232;res adress&#233;es par les g&#233;niteurs quand ils tentent, par exemple, de persuader l'enfant qu'il est mauvais par essence, qu'il a usurp&#233; le droit d'&#234;tre au monde ou qu'il serait bien inspir&#233; de d&#233;barrasser l'humanit&#233; du poids insupportable qu'il repr&#233;sente. Parce que confront&#233; au d&#233;samour, l'enfant est cern&#233; par une haine d'autant plus insaisissable qu'elle provient de parents cens&#233;s le prot&#233;ger, mais n'ayant de cesse de lui en faire porter la responsabilit&#233;. Parce que la gravit&#233; psychique des destructions v&#233;cues peut lui interdire toute ma&#238;trise de ses &#233;motions et de ses comportements, et bloquer ses capacit&#233;s d'empathie et de bienveillance envers autrui. C'est cette rencontre entre des r&#233;alit&#233;s externes pathog&#232;nes et un fonctionnement interne ne pouvant suffisamment r&#233;agir ou se prot&#233;ger qui peut provoquer le basculement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer sa d&#233;monstration, l'auteur nous propose de multiples vignettes cliniques portant tant sur des tueurs en s&#233;rie &#171; ordinaires &#187; que sur d'autres qui ont eu des responsabilit&#233;s de chefs d'Etat (Ivan le terrible, Staline, Hitler). Le d&#233;tail de leur biographie permet de comprendre la logique qui les a amen&#233;s &#224; reproduire, &#224; plus ou moins grande &#233;chelle, les maltraitances qui ont structur&#233; leur enfance. Pierre Lassus poursuit sa r&#233;flexion, en portant un regard critique sur les modalit&#233;s de protection de l'enfance &#224; l'&#339;uvre. Si l'&#234;tre g&#233;niteur est une r&#233;alit&#233; biologique, l'&#234;tre parent n'est en rien un &#233;tat, mais une fonction conf&#233;rant un statut, dont le maintien est &#233;troitement li&#233; &#224; la capacit&#233; &#224; l'assumer. Il constate que la protection passive, celle qui consiste &#224; mettre un terme &#224; l'entreprise de destruction physique et/ou psychique de l'enfant par ses parents intervient bien souvent trop tardivement car on cherche, avant tout, &#224; pr&#233;server leurs droits et que la protection active que constitue le soin est propos&#233;e trop rarement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Bourin &#233;diteur, 2008 (252 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Miser sur la comp&#233;tence parentale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Miser-sur-la-competence-parentale</link>
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		<dc:date>2003-02-26T23:00:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Pour les uns, comme Stefano Cirillo en Italie, il faut donner aux enfants fracass&#233;s par les s&#233;vices physiques la chance de pouvoir investir une famille de substitution. Pour les autres, comme Catherine Marneffe, en Belgique, il est de la responsabilit&#233; des intervenants de tout mettre en ?uvre pour restaurer au sein m&#234;me des familles maltraitantes, les conditions d'&#233;ducation compromises. Il n'est gu&#232;re &#233;vident de construire une th&#233;orie coh&#233;rente &#224; propos des comp&#233;tences parentales. Pour y voir plus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance-244" rel="tag"&gt;Maltraitance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L90xH150/arton191-211ae.jpg?1694177876' width='90' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour les uns, comme Stefano Cirillo en Italie, il faut donner aux enfants fracass&#233;s par les s&#233;vices physiques la chance de pouvoir investir une famille de substitution. Pour les autres, comme Catherine Marneffe, en Belgique, il est de la responsabilit&#233; des intervenants de tout mettre en ?uvre pour restaurer au sein m&#234;me des familles maltraitantes, les conditions d'&#233;ducation compromises. Il n'est gu&#232;re &#233;vident de construire une th&#233;orie coh&#233;rente &#224; propos des comp&#233;tences parentales. Pour y voir plus clair dans ce paradoxe, peut-&#234;tre faut-il se r&#233;f&#233;rer &#224; la Gr&#232;ce antique qui vit s'opposer un H&#233;raclite, philosophe du mobilisme, qui consid&#233;rait que &#171; tout s'&#233;coule &#187; et &#171; tout est flux &#187; &#224; un Parm&#233;nide consid&#233;rant que tout changement est artificiel du fait m&#234;me que le plus profond de l'&#202;tre est immuable et &#233;ternel. Les parents sont-ils destin&#233;s &#224; rester eux aussi toujours les m&#234;mes ou sont-il en &#233;volution permanente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprenant &#224; son compte ce vieux d&#233;bat, l'approche syst&#233;mique l'a compl&#233;t&#233; par la d&#233;monstration selon laquelle l'observation que l'on peut faire d&#233;pend de sa place en tant qu'observateur : &#171; La position dans laquelle nous sommes va modifier le regard que nous portons sur ce que nous observons &#187; (p.40) Et &#224; ce titre, le regard que peut porter l'intervenant peut s'av&#233;rer tout autant scl&#233;rosant que porteur de vie et r&#233;v&#233;lateur de potentialit&#233;s. Il arrive qu'une intervention qui visait &#224; r&#233;soudre un probl&#232;me dans une famille cr&#233;e une difficult&#233; encore plus grande que celle qui existait au d&#233;part. &#171; Parfois m&#234;me, la crainte de voir na&#238;tre un probl&#232;me conduit le professionnel &#224; anticiper la solution au probl&#232;me qui n'existe pas encore &#187; (p.161) Fort de ces convictions, il est peut-&#234;tre important de reconna&#238;tre que nous avons construit des repr&#233;sentations de familles qui correspondaient &#224; l'image tr&#232;s d&#233;valoris&#233;e qu'elles avaient d'elles-m&#234;mes. Il existe un vocabulaire pour d&#233;crire les parents qui font mal ou qui ne font pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, il y a peu de mots pour d&#233;crire le p&#232;re ou la m&#232;re ad&#233;quat ou du moins, pour d&#233;crire leurs comp&#233;tences. Il est essentiel de relativiser nos normes de bon fonctionnement pour une famille et de descendre de notre pi&#233;destal pour aller &#224; la rencontre des parents et des enfants auxquels nous sommes confront&#233;s. Quand une th&#233;orie ne colle pas avec ce que nous constatons dans la famille, ce n'est pas la famille qu'il faut changer, mais la th&#233;orie et notre position d'intervenant. Finalement, ne faut-il pas offrir enfin la chance ou l'opportunit&#233; aux parents de se responsabiliser dans la mise en ?uvre des solutions concr&#232;tes aux probl&#232;mes qu'ils rencontrent. Mieux vaut alors les appr&#233;hender plut&#244;t comme un creuset de ressources plut&#244;t que de les consid&#233;rer comme des rivaux quand il s'agit de d&#233;finir ce qui sert le bien-&#234;tre de l'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s/Jeunesse et droit, 2002 (214 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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