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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Handicap, pour une r&#233;volution participative </title>
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		<dc:subject>Handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1326</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Changer de paradigme &lt;br class='autobr' /&gt;
D'un c&#244;t&#233; on a les partisans de la d&#233;sinstitutionalisation qui accusent tout &#233;tablissement d'inhumanit&#233;, de privation de libert&#233; et de restriction de citoyennet&#233; ; de l'autre, leurs d&#233;tracteurs qui mettent en cause la logique de march&#233; du service de proximit&#233; articulant clients et fournisseurs. Et puis, voil&#224; les auteurs de ce livre qui les renvoient dos &#224; dos, en recentrant la probl&#233;matique sur la conception socio-culturelle syst&#233;mique du handicap qui oppose des demandeurs passifs (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicape" rel="tag"&gt;Handicap&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1326-" rel="tag"&gt;1326&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton10552-2bcf4.jpg?1694612561' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changer de paradigme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233; on a les partisans de la d&#233;sinstitutionalisation qui accusent tout &#233;tablissement d'inhumanit&#233;, de privation de libert&#233; et de restriction de citoyennet&#233; ; de l'autre, leurs d&#233;tracteurs qui mettent en cause la logique de march&#233; du service de proximit&#233; articulant clients et fournisseurs. Et puis, voil&#224; les auteurs de ce livre qui les renvoient dos &#224; dos, en recentrant la probl&#233;matique sur la conception socio-culturelle syst&#233;mique du handicap qui oppose des demandeurs passifs exprimant leurs besoins et des interlocuteurs tout-puissants cens&#233;s y r&#233;pondre. La stigmatisation hors des murs n'a rien &#224; envier &#224; celles dans les murs ! La r&#233;volution participative, issue du mod&#232;le MDH-PPH (Mod&#232;le de d&#233;veloppement humain-Processus de production du handicap), s'appuie sur la promotion de quatre principes : l'autod&#233;termination, le contr&#244;le sur sa vie, la participation aux prises de d&#233;cision, la pair-aidance. Leur d&#233;clinaison se fonde sur l'inversion d'un certain nombre de postulats. Remplacer la pr&#233;somption d'incomp&#233;tence quant &#224; la capacit&#233; &#224; faire des bons choix par la promotion d'un potentiel qui ne demande qu'&#224; se d&#233;velopper pour autant qu'on s'attache &#224; le cultiver. Renoncer &#224; faire peser sur la personne la responsabilit&#233; de ses d&#233;faillances, de ses d&#233;viances et de ses anormalit&#233;s, en pla&#231;ant en perspective l'influence de l'environnement territorial, physique et social dans lequel elle vit. D&#233;laisser le r&#233;flexe hyper s&#233;curitaire de notre soci&#233;t&#233; moderne au profit de la dignit&#233; du risque, du rapport &#224; l'incertitude et aux possibles contrecoups de l'autonomie, en identifiant le niveau de cons&#233;quences optimales appropri&#233; pour chaque individu. Cette conception interactionniste est au c&#339;ur des pr&#233;occupations d'inclusion sociale mises en exergue par la loi de 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. &#201;r&#232;s, 2022, (116 p. &#8211; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>O&#249; va le m&#233;dico-social ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ou-va-le-medico-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Ou-va-le-medico-social</guid>
		<dc:date>2022-03-14T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1313</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le grand g&#226;chis &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#201;puisement de tous ces professionnels du m&#233;dico-social, de plus en plus souvent d&#233;motiv&#233;s, ne menace-t-il pas la p&#233;rennit&#233; du secteur ? Philippe Chavaroche propose un diagnostic r&#233;v&#233;lateur. Il y a d'abord cette disparition du clivage entre la maladie mentale et le handicap qui provoque l'accueil croissant de personnes souffrant de troubles psychiques, mettant en &#233;chec l'approche &#233;ducative qui ne peut compenser la carence des soins psychiatriques. Il y a, ensuite, cette nomenclature (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicape" rel="tag"&gt;Handicap&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1313-" rel="tag"&gt;1313&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton9287-1277a.jpg?1694612561' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le grand g&#226;chis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;puisement de tous ces professionnels du m&#233;dico-social, de plus en plus souvent d&#233;motiv&#233;s, ne menace-t-il pas la p&#233;rennit&#233; du secteur ? Philippe Chavaroche propose un diagnostic r&#233;v&#233;lateur. Il y a d'abord cette disparition du clivage entre la maladie mentale et le handicap qui provoque l'accueil croissant de personnes souffrant de troubles psychiques, mettant en &#233;chec l'approche &#233;ducative qui ne peut compenser la carence des soins psychiatriques. Il y a, ensuite, cette nomenclature SERAFIN-PH dont la mise en &#339;uvre a pour principaux objectifs de bien identifier les co&#251;ts et de fl&#233;cher les financements &#224; l'aune des performances &#233;valu&#233;es. Les d&#233;ficiences sont r&#233;duites &#224; des alt&#233;rations fonctionnelles qui doivent &#234;tre r&#233;par&#233;es, comme autant de manques &#224; combler, de d&#233;faillances qu'il faut traiter pour permettre aux comp&#233;tences instrumentales et sociales de se r&#233;tablir. Quid des angoisses d'an&#233;antissement et d'intrusion, d'abandon et de pers&#233;cution ? Elles ne rentrent ni dans les sch&#233;mas mod&#233;lisables et op&#233;ratoires, ni dans les actions programmables, rationnelles et planifi&#233;es qui r&#234;vent de r&#233;duire les incertitudes et de promouvoir le pr&#233;visible et le ma&#238;trisable. Quant aux projets individualis&#233;s qui sont orient&#233;s vers l'autonomie et le progr&#232;s de la personne, ils se heurtent aux obstacles d'un sujet en souffrance, perturb&#233; dans ses rapports au temps, &#224; l'espace, au corps et &#224; l'intersubjectivit&#233; et qui peut se trouver en difficult&#233; face &#224; ces injonctions. Il n'y a plus de bienveillance, d'attention, de sollicitude, de vigilance, de pr&#233;occupation pour autrui, de souci de l'autre&#8230; Il n'y a plus que de la bientraitance devant se pratiquer selon les normes des guides de bonnes pratiques. On ne soutient plus, on accompagne. L'auteur le rappelle et le r&#233;p&#232;te : les sch&#233;mas adapt&#233;s &#224; des affections somatiques ne peuvent s'appliquer &#224; la souffrance psychique. Comment r&#233;ussir &#224; contenir les charges corporelles, physiques, affectives, morales qui attaquent les professionnels, sinon en reliant les observations, les &#233;motions, les pens&#233;es et les actions. Et de faire l'&#233;loge de cette fonction clinique institutionnelle qui am&#233;nage des temps de r&#233;unions d'&#233;laboration collective, qui r&#233;unifie et met en mots, qui donne du sens &#224; ce qui appara&#238;t dissoci&#233; et fragment&#233;. Autant de supports qui contribuent &#224; structurer un tissu relationnel souple et r&#233;sistant en capacit&#233; de soutenir des professionnels &#233;prouv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. &#201;r&#232;s, (180 p. &#8211; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Dans le d&#233;tour &#187;</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1297</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux moments cl&#233;s de ma formation d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
Au moment de r&#233;aliser mon bilan de formation, deux situations v&#233;cues sur mon premier terrain de stage viennent s'inscrire dans les moments dits &#171; marquants &#187; de mon parcours de professionnalisation. Elles illustrent deux accompagnements &#233;ducatifs que j'ai pu mener dans un foyer de vie pour adultes en situation de d&#233;ficience intellectuelle, avec troubles psychiques associ&#233;s. Aujourd'hui, je les garde en m&#233;moire car elles me rappellent combien (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1297-" rel="tag"&gt;1297&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux moments cl&#233;s de ma formation d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au moment de r&#233;aliser mon bilan de formation, deux situations v&#233;cues sur mon premier terrain de stage viennent s'inscrire dans les moments dits &#171; marquants &#187; de mon parcours de professionnalisation. Elles illustrent deux accompagnements &#233;ducatifs que j'ai pu mener dans un foyer de vie pour adultes en situation de d&#233;ficience intellectuelle, avec troubles psychiques associ&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, je les garde en m&#233;moire car elles me rappellent combien l'entr&#233;e en relation &#233;ducative d&#233;marre de l'attention port&#233;e &#224; l'autre, et que &#171; &lt;i&gt;la relation &#233;ducative n'est pas dans l'injonction &#224; parler mais dans le d&#233;tour, l'errance, la perte de temps, la confidence et le partage&lt;/i&gt; &#187;. (1)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_3374 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L274xH267/el-789d7.png?1694612561' width='274' height='267' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Mme H. ne me conna&#238;t pas et manifeste beaucoup de r&#233;serve &#224; mon &#233;gard. Le contact est difficile &#224; &#233;tablir et mes tentatives d'approche restent vaines : elle d&#233;cline toute aide que je peux lui proposer, que ce soit une aide pour la toilette ou simplement pour l'accompagner jusqu'au r&#233;fectoire le midi. Il arrive m&#234;me que je n'obtienne pas de r&#233;ponse de sa part lorsque je lui dis bonjour. Je d&#233;cide alors d'improviser une nouvelle rencontre, par une approche cette fois originale et teint&#233;e d'humour. Mme&#8239;H. porte des bas de contention qu'elle ne sait pas mettre seule. Elle sollicite donc l'aide de l'&#233;quipe &#233;ducative chaque matin. Je lui signifie alors que si elle me l'autorise, je peux &#234;tre plus rapide que ma coll&#232;gue &#224; les lui enfiler. Intrigu&#233;e, elle accepte, et tel un d&#233;fi, une course s'entame. L'&#233;ducatrice en poste et moi-m&#234;me nous affairons, chacune sur une jambe, pendant que Mme&#8239;H. rit et nous encourage. Ce jour-l&#224;, je gagne la course mais pas que&#8230; Une porte s'est &#233;galement ouverte et ce f&#251;t manifestement la cl&#233; de cette rencontre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur M. ne parle pas. Il se montre tr&#232;s souvent agressif avec les autres usagers, mais aussi avec l'&#233;quipe &#233;ducative. Le cadre est difficile &#224; poser, et Monsieur M. montre g&#233;n&#233;ralement son m&#233;contentement de mani&#232;re vive, en tirant les cheveux ou en donnant des coups de pieds.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jour, alors que nous sommes en pleine activit&#233;, et pour ce qui me semble &#224; ce moment-l&#224; sans raison, il m'agrippe la main et la serre de plus en plus fort. Plus je lui fais savoir qu'il me fait mal, et plus il serre et me fait mal. Monsieur M. va r&#233;it&#233;rer ce m&#234;me geste &#224; plusieurs reprises, et ce sont mes coll&#232;gues qui devront &#224; chaque fois m'aider &#224; lib&#233;rer ma main de la sienne. Pour mieux comprendre ce comportement et pouvoir ajuster le mien, j'ai &#233;voqu&#233; ces faits au psychologue du service. Sa r&#233;ponse n'a &#233;t&#233; autre que : &#171; &lt;i&gt;lui as-tu demand&#233; pourquoi il faisait cela ?&#8239;&lt;/i&gt; &#187;. Et bien non&#8230; Je me rends compte que je ne l'ai pas fait, que ma r&#233;ponse n'&#233;tait surement pas appropri&#233;e. &#192; ce moment pr&#233;cis, je ne l'ai pas &#171; &#233;cout&#233; &#187; et je suis rest&#233;e focalis&#233;e sur les faits bruts, sur &lt;i&gt;ma&lt;/i&gt; douleur. Face &#224; une nouvelle tentative de Monsieur M., qui me serre &#224; nouveau la main tr&#232;s fort, je le regarde et lui demande cette fois pourquoi il me serre la main de cette fa&#231;on : &#171; &lt;i&gt;Avez-vous mal quelque part ?&lt;/i&gt; &#187; Aussit&#244;t, Monsieur M. me l&#226;che la main et me montre sa bouche&#8230; Il souffrait en fait d'une rage de dent, et ce comportement &#224; mon &#233;gard visait simplement &#224; m'exprimer sa douleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans le d&#233;tour &#187; de ces deux rencontres, j'ai compris que la relation &#233;ducative est un processus ponctu&#233; de patience, qui n&#233;cessite un temps d'apprivoisement propice &#224; la construction du lien. Si la personne fuit la relation, c'est &#224; nous de la rejoindre sur son terrain, &#224; la recherche d'un langage commun.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Philippe Gaberan, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et docteur en sciences, &lt;i&gt;La relation &#233;ducative, un outil professionnel pour un projet humaniste&lt;/i&gt;, 2019, p.&#8239;43.&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Et puis un jour&#8230;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1252-Et-puis-un-jour</link>
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		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Un petit gars qui ne sait plus sur quoi s'appuyer, construit sur les sables mouvants d'une m&#232;re aimante, mais qui ne donne pas de limites&#8230; Une gamine &#224; qui sa famille a toujours donn&#233; l'impression qu'elle ne comptait pas, une laiss&#233;e-pour-compte qui d&#233;rive et s'accroche &#224; n'importe quelle bou&#233;e&#8230; Deux amorces de parcours qui s'&#233;chouent d&#233;j&#224;, en qu&#234;te de ce qu'ils n'ont pas re&#231;u, sans savoir ni comment, ni o&#249; chercher. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gamin, s&#251;r de ses certitudes incertaines d'enfant roi, nargue ce qu'il cro&#238;t dangereux dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1252-" rel="tag"&gt;1252&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un petit gars qui ne sait plus sur quoi s'appuyer, construit sur les sables mouvants d'une m&#232;re aimante, mais qui ne donne pas de limites&#8230; Une gamine &#224; qui sa famille a toujours donn&#233; l'impression qu'elle ne comptait pas, une laiss&#233;e-pour-compte qui d&#233;rive et s'accroche &#224; n'importe quelle bou&#233;e&#8230; Deux amorces de parcours qui s'&#233;chouent d&#233;j&#224;, en qu&#234;te de ce qu'ils n'ont pas re&#231;u, sans savoir ni comment, ni o&#249; chercher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gamin, s&#251;r de ses certitudes incertaines d'enfant roi, nargue ce qu'il cro&#238;t dangereux dans ces balises que les &#233;ducateurs lui posent pour lui permettre d'ouvrir son monde et d'accepter l'autre&#8230; La gamine, tellement en demande qu'elle oublie que nous ne pouvons pas tout donner, se frustre m&#234;me d'obtenir ce qu'elle d&#233;sire dans l'instant, parce que l'ailleurs, id&#233;alis&#233;, ce sont ces parents qui n'existent que dans son imagination, qui auraient pu tout lui offrir, mais qui ne sont en r&#233;alit&#233; qu'absence. Les r&#233;ponses bienveillantes, aimantes mais raisonnables des &#233;ducateurs ne sont qu'un ersatz, une p&#226;le copie de ce qu'elle attend&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gamin, parce qu'il ne voit pas d'autres issues, accepte de se soumettre &#224; notre jugement, du moins pour ses comportements &#224; l'&#233;cole : soleil pour une bonne journ&#233;e, orage pour une mauvaise journ&#233;e&#8230; La gamine, &#224; force de v&#233;rifier par l'absurde des crises, des limites sans cesse repouss&#233;es qu'elle compte un peu &#224; nos yeux, finit dans des instants de gr&#226;ce par faire confiance et &#224; exister comme petite fille vuln&#233;rable qui peut se confier. Et qui peut &#234;tre aim&#233;e. Mais il y a plus d'orages que de rayons de soleil, plus de crises que de moments magiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis un jour : le gamin arrive dans mon bureau, resplendissant, avec dans son journal de classe 3 soleils, 3 journ&#233;es o&#249; il a fait l'effort de jouer le jeu&#8230; La gamine me dit qu'elle est contente, que c'est Christine qui travaille aujourd'hui. Et fi&#232;rement, il me montre, non pas le journal de classe, mais un soleil dessin&#233; sur sa main, et pas n'importe quel soleil : &lt;i&gt;&#171; regarde, c'est Vincent (l'&#233;ducateur) qui me l'a dessin&#233;&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Dr&#244;le de co&#239;ncidence, la gamine, elle, me montre un visage dessin&#233; sur le dos de sa main, en me disant : &lt;i&gt;&#171; regarde, c'est Christine que j'ai dessin&#233;e &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, le corps est (souvent) le vecteur de messages qui ne peuvent s'exprimer autrement : pour lui, c'est par l&#224; que passe sa r&#233;volte, pour elle, c'est par l&#224; que passe son mal-&#234;tre, et ce, par diff&#233;rents moyens : somatisation, violence vis-&#224;-vis des autres ou de soi-m&#234;me, mise en danger, difficult&#233;s d'endormissement. Et voil&#224; que son corps &#224; lui est utilis&#233; par Vincent, cet adulte qui marque sa confiance et qui y cro&#238;t, qui entoure, montre la route, et transmet de la fiert&#233;, du bonheur, de la reconnaissance. Et voil&#224; que son corps &#224; elle, elle l'utilise en y mettant un onguent pour son &#226;me, la repr&#233;sentation d'une personne qui tient bon &#224; c&#244;t&#233; d'elle, malgr&#233; tout, qui lui montre au jour le jour que elle, elle est importante, m&#234;me quand elle met tout en place pour prouver le contraire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un point d'appui, stable, pos&#233;, par ce regard vigilant d'un adulte bienveillant, qui permet de se constituer comme &#171; personne &#187; et de prendre forme sur un fond de coh&#233;rence. Et en filigrane, cette confiance, cette croyance dans les capacit&#233;s &#224; rebondir, &#224; &#233;voluer vers un mieux-&#234;tre. Une singularit&#233;, quelqu'un qui devient unique, important, dans le magma flou des personnes qui d&#233;filent de fa&#231;on uniforme et qui &#171; veulent du bien &#187;, une importance dans le sans-importance d'une vie qui jusque-l&#224; ne compte pas, et donc une autre mani&#232;re de se constituer sur fond de liens qui se cr&#233;ent, par des affects qui se croisent, des histoires qui s'entrem&#234;lent, avec en filigrane cet inconditionnel, cette main qui ne l&#226;che pas la main, et cette patience d'attendre l'apr&#232;s des orages qui se succ&#232;dent. Ce qui pourrait faire sens, quand nous avons l'impression justement que c'est peine perdue, c'est de relever ces soubresauts presque subliminaux de r&#233;ponses inattendues, et pourtant si &#233;loquentes, r&#233;ponses qui parlent de nous, &#233;ducateurs, quand ces jeunes expriment quelque chose d'eux-m&#234;mes, dans ce que le plus souvent ils taisent, quand ils nous utilisent comme outils, comme tuteurs, comme r&#233;ceptacles d'&#233;motions, et aussi comme punching-balls. Un dessin, et tellement plus dans ce qu'il porte comme monde &#224; soi qui se d&#233;voile parce qu'il y a un support sur lequel le projeter. Et moi, dont on sollicite le regard, je suis le t&#233;moin &#233;tonn&#233; de tant de ressources mobilis&#233;es par les uns et les autres pour construire des moments de quotidiens bonheurs, et je vous confirme l'adage : &#171; Un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>J'y suis, mais je pars</title>
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		<dc:subject>Usure professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Je viens d'arriver devant la grille de l'IME dans lequel je travaille depuis dix ans. C'est la rentr&#233;e et il fait soleil. Je cherche du bout des doigts le bouton &#224; presser pour que la grille s'ouvre. Elle a &#233;t&#233; r&#233;par&#233;e. Quelqu'un s'&#233;tait englouti dedans. Comment ? Je ne sais pas. La grille s'ouvre. Elle fonctionne de la m&#234;me mani&#232;re que l'ancienne, la m&#234;me couleur, on pourrait croire que rien n'est jamais arriv&#233; mais pourtant ce n'est plus la m&#234;me, quelque chose a chang&#233;, moi je le sais. J'ai le bide en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je viens d'arriver devant la grille de l'IME dans lequel je travaille depuis dix ans. C'est la rentr&#233;e et il fait soleil. Je cherche du bout des doigts le bouton &#224; presser pour que la grille s'ouvre. Elle a &#233;t&#233; r&#233;par&#233;e. Quelqu'un s'&#233;tait englouti dedans. Comment ? Je ne sais pas. La grille s'ouvre. Elle fonctionne de la m&#234;me mani&#232;re que l'ancienne, la m&#234;me couleur, on pourrait croire que rien n'est jamais arriv&#233; mais pourtant ce n'est plus la m&#234;me, quelque chose a chang&#233;, moi je le sais. J'ai le bide en vrac&#8230; Je me gare &#224; ma place habituelle et fais un rapide &#233;tat des lieux des coll&#232;gues d&#233;j&#224; arriv&#233;s, ceux sur qui je pourrai m'appuyer et ceux que je prendrai soin de ne pas croiser. Je suis la premi&#232;re &#224; arriver sur l'unit&#233;. J'aime voir le groupe dans le calme, les choses &#224; leur place, l'odeur du propre, le silence&#8230; Le sol est encore humide, Claire finit tout juste de passer la serpilli&#232;re. Mon &#233;quipe arrive au compte-gouttes. Je suis contente de les retrouver, mais j'&#233;vite de croiser leurs regards. J'ai montr&#233; une fragilit&#233; en ne faisant pas le dernier jour de la sortie, et je sais qu'ils ont besoin de savoir&#8230; Est-elle de nouveau d'attaque ? Va-t-elle tenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je les plonge tout de suite dans l'organisation des plannings. Les enfants arrivent dans une heure et je ne l&#232;ve pas la t&#234;te de mon ordinateur. J'imprime, des plannings, des programmes d'activit&#233;s, du papier&#8230; Les chefs de services passent nous souhaiter une bonne rentr&#233;e, je ne croise pas les regards. J'y suis. Les enfants arrivent et la matin&#233;e va filer. Je les prends dans mes bras, les c&#226;line, les embrasse&#8230; Ils m'ont manqu&#233;. Nous avons partag&#233; beaucoup ensemble et la peur que nous soyons s&#233;par&#233;s m'envahit. Je suis accueillante, souriante, rassurante. Je sais faire ces choses. Pourtant, rien ne reste, tout glisse. Je subis chaque instant. Je veux partir.&lt;br class='autobr' /&gt;
On m'appelle pour venir aider le papa de Paul. Il a pris sa matin&#233;e, car il sait qu'il va passer du temps ici, avec nous, &#224; essayer de faire sortir son fils de la voiture. Ce papa est fatigu&#233;. Il a mis plus d'une heure &#224; le faire entrer dans la voiture et maintenant Paul est assis &#224; l'arri&#232;re et il ne veut plus sortir. Il est calme mais nous savons tous qu'il peut faire mal, tr&#232;s mal, et le corps de chacun d'entre nous se souvient. Je me revois dans ma propre voiture, il y a &#224; peine une heure. &#192; tour de r&#244;le, nous allons essayer de l'aider &#224; sortir. Une autre coll&#232;gue arrive. Une faisant partie de ceux qu'il aurait mieux valu que je ne croise pas. Elle a sali tout ce pour quoi nous pouvons &#234;tre fiers de notre m&#233;tier. Elle ira chercher une biscotte ou plut&#244;t un &#171; renfor&#231;ateur &#187; mais c'est un &#233;chec. Il lui fait mal. Elle ricane. Elle n'arrivera &#224; rien avec Paul, nous non plus d'ailleurs. Le temps passe et il va falloir le sortir. Je regarde mais je ne peux pas participer. Le papa le pousse, tandis qu'un autre coll&#232;gue le tire. Ils le sortent et moi on m'arrache le c&#339;ur. J'&#233;coute le papa, il ne sait plus quoi faire. Je crois qu'il attend que je lui dise quelque chose. Rien ne sort. Puis, il me sourit. Oui c'est &#231;a, il se met &#224; sourire pour ne pas pleurer&#8230; Il est en retard, on l'attend &#224; son travail. Il file. Paul est assis &#224; la table du groupe. Il ne voudra pas y bouger de la matin&#233;e et je demande &#224; l'&#233;quipe de le laisser, de lui donner le temps dont il a besoin, nous le lui devons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y suis. C'est l'heure du repas. Je sais que je tiens le bon bout. Dans une heure je serai en temps de pr&#233;paration, c'est-&#224;-dire seule, et je n'aurai plus &#224; subir. En entrant dans le r&#233;fectoire, il tombe devant moi, Thomas fait une crise d'&#233;pilepsie. Je me mets par terre avec lui. Je viens placer sa t&#234;te entre mes mains pour qu'elle ne vienne pas s'entrechoquer avec le sol. Le carrelage est dur et froid. Je ressens chacune de ses d&#233;charges, son corps se transforme, son visage se crispe, et moi j'accueille la crise, je suis souriante, rassurante&#8230; Je sais faire ces choses. Pourtant, aujourd'hui je me serais bien laisser glisser, sur ce sol, aupr&#232;s de lui, pour partir. La crise est pass&#233;e, son corps devient lourd, il n'est plus l&#224;. Il urine, c'est ce qui marque la fin. Je le sais. Une flaque se forme et s'&#233;tend rapidement vers moi. Je n'essaie pas de me d&#233;caler, &#231;a va trop vite, je le sens, l'odeur, l'humidit&#233;&#8230; Je suis pleine d'urine. Il y a des coll&#232;gues autour qui aident, mais je suis seule. Je croise certains regards qui ont compris, qui savent que je ne suis plus l&#224;. Il est 13&#8239;heures, la coll&#232;gue qui doit prendre mon relais n'est pas arriv&#233;e. C'est long, trop long&#8230; Je suis malade, mon corps ne tient plus. J'ai la diarrh&#233;e. Je me vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s qu'il en a &#233;t&#233; possible, j'ai quitt&#233; le groupe. Une fois seule je n'ai pas su comment continuer. Rapidement, je serai demand&#233;e plusieurs fois par le Directeur adjoint, les choses iront vite et seront irr&#233;m&#233;diables. &lt;i&gt;&#171; J'ai une mauvaise nouvelle. Nous ne pouvons plus accueillir Thomas. Son dossier de renouvellement MDPH n'a pas &#233;t&#233; correctement fait, il manque un document. Celui pour l'accompagnement en scolaire. Du coup, j'ai dit &#224; Mme&#8239;Carion de rentrer avec son fils, que nous ne pouvions pas l'accepter dans nos locaux sans son renouvellement fait. C'est la loi. &#187; &#171; Mais, il n'a pas de scolaire&#8230; &#187; &#171; Il faut tout de m&#234;me que les instits remplissent le document. &#187; &#171; Mais, elles ne l'ont jamais vu. &#187;&lt;/i&gt; (Silence) Je peux remplir le document, expliquer que Thomas est un enfant polyhandicap&#233; et n'a donc pas de scolaire. Tr&#232;s bien. Je suis sid&#233;r&#233;e. Je crois comprendre qu'un jeune ne sera plus accueilli pour une erreur administrative. J'&#233;coute, mais je pense seulement au regard de la maman que j'ai crois&#233;e avant d'entrer dans le bureau. On frappe violemment au bureau, je sursaute. Je veux partir. C'est le directeur, il est furieux. &lt;i&gt;&#171; C'est une plaisanterie ! Je vais faire une rupture de parcours parce qu'il manque un document dans un dossier ! Vous trouvez &#231;a normal ? &#187;&lt;/i&gt; Il me regarde et il attend. Je ne r&#233;ponds pas. Je me dis qu'il faut que j'attende, que &#231;a va s'arr&#234;ter. Ne pas bouger devant le danger, seulement rester calme et esp&#233;rer s'en sortir vivant. Je veux partir. &lt;i&gt;&#171; Qui est responsable de cette situation ? &#187;&lt;/i&gt; Il nous regarde. Le directeur adjoint tente de donner une explication. Le directeur se d&#233;tend et justifie son attitude col&#233;rique par l'absurdit&#233; de la situation. Mais, tr&#232;s vite, son visage se referme et son agressivit&#233; revient de plus belle. Il quitte le bureau en claquant la porte. Je sursaute. Je sors du bureau &#233;tourdie. Un dernier effort pour remplir ce document. Je retourne sur le groupe, explique bri&#232;vement la situation et demande &#224; un coll&#232;gue de rester avec moi. Il accepte. Devant l'ordinateur, je m'obstine &#224; chercher le m&#234;me document, que j'ai d&#233;j&#224; rempli pour un autre, pour avoir un exemple. Marc me fait remarquer que nous n'en avons pas besoin car il suffit de noter qu'il n'y a pas de scolaire. Je persiste. L'absurdit&#233; de la situation m'emp&#234;che de retrouver mes esprits. Je suis confuse. Marc se d&#233;cale et prend le clavier en main. Je cherche sur un autre ordinateur. Il me laisse continuer car il sait que je ne peux pas faire autrement. Nous finissons le document. Avec lui &#224; mes c&#244;t&#233;s, j'ai pu continuer &#224; &#234;tre accueillante, souriante et rassurante&#8230; Enfin, non, je crois que je n'y arrive plus. Je ne sais plus faire. En partant, je le remercie et il comprend, je crois, que je ne reviendrai pas. J'y suis. Dans ma voiture, prot&#233;g&#233;e par son habitacle, je suis &#233;puis&#233;e. Tout n'est plus que rituels et automatismes. Le sens est perdu. Ils m'ont pris quelque chose de pr&#233;cieux. Quelque chose que je ne retrouverai peut-&#234;tre pas&#8230; Je pars le c&#339;ur lourd.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>De quelques ma&#238;tres-mots en &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-quelques-maitres-mots-en-education-specialisee-5246</link>
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		<dc:date>2016-10-27T09:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1194</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jean Cartry, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, ancien directeur d'&#233;tablissement. Il a anim&#233; pendant 35 ans avec sa femme Janine, elle-m&#234;me &#233;ducatrice, une famille d'accueil sp&#233;cialis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lien social a r&#233;cemment publi&#233; un assez long article intitul&#233; : Ados et &#233;ducs dans une impasse ? Appuy&#233; sur la lettre ouverte, tr&#232;s alarmiste, du personnel d'un foyer d'adolescents &#224; sa direction, il retrace la chronique d'une explosion institutionnelle annonc&#233;e. &#192; Toulouse, par ailleurs, les &#233;ditions &#233;r&#232;s organisent les 25 et 26 novembre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean Cartry, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, ancien directeur d'&#233;tablissement. Il a anim&#233; pendant 35 ans avec sa femme Janine, elle-m&#234;me &#233;ducatrice, une famille d'accueil sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_823 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH291/cartry1-1f40d.png?1693464288' width='500' height='291' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lien social&lt;/i&gt; a r&#233;cemment publi&#233; un assez long article intitul&#233; : &lt;a href='https://www.lien-social.com/Ados-et-educs-dans-une-impasse' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Ados et &#233;ducs dans une impasse ?&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; Appuy&#233; sur la lettre ouverte, tr&#232;s alarmiste, du personnel d'un foyer d'adolescents &#224; sa direction, il retrace la chronique d'une &lt;i&gt;explosion institutionnelle annonc&#233;e&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Toulouse, par ailleurs, les &#233;ditions &#233;r&#232;s organisent les 25 et 26 novembre prochains, deux journ&#233;es d'&#233;tude autour de cette question : &lt;i&gt;L'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e : pour quoi faire ?&lt;/i&gt;. Une question qui, selon moi, porte le fer dans la plaie du foyer en question. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, il s'agit de c&#233;l&#233;brer les vingt ans de la publication du livre de Maurice Capul et Michel Lemay &lt;i&gt;De l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e&lt;/i&gt;, deux auteurs que j'ai longuement rencontr&#233;s pour &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, &#224; c&#244;t&#233; de ces journ&#233;es d'&#233;tude, et solidaire de la question qu'elles posent, j'&#233;cris en quelque sorte un article &#171; off &#187; et retourne virtuellement dans ce foyer en difficult&#233; en consid&#233;rant que certain ma&#238;tres-mots de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e peuvent interpeller n'importe quelle structure d'accueil en difficult&#233; dans le champ du handicap, des troubles de l'attachement, du d&#233;veloppement ou du comportement.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;ducation&lt;/h3&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation vise l'inscription sociale d'un jeune. Elle est organis&#233;e autour des usages qui permettent le vivre ensemble, autour de la coutume, des injonctions, de la loi. En vue de la libert&#233; du sujet l'&#233;ducation est prescriptive et, par moments, forc&#233;ment conflictuelle, a fortiori dans un &#233;tablissement accueillant des adolescents hyper r&#233;actifs, d&#232;s lors que le projet institutionnel, un peu fou, est de les accueillir et de les faire vivre ensemble dans un groupe en vue de les r&#233;introduire dans la vie sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Ce sont des adolescents charg&#233;s, presque tous, d'un lourd pass&#233; judiciaire. Ils arrivent dans l'&#233;tablissement au terme d'un parcours de mesures &#233;ducatives sans autre effet que l'aggravation de leur blessure narcissique. Ils sont profond&#233;ment ins&#233;cures avec une image de soi mutil&#233;e, souffrent souvent de carences relationnelles pr&#233;coces et toujours de carences &#233;ducatives en rapport avec le d&#233;ni de la loi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sit&#244;t arriv&#233;s au foyer, ils ne reconnaissent pas le bien-fond&#233; des consignes &#233;l&#233;mentaires permettant la vie en groupe. Ils pensent d'ailleurs que ces consignes les pers&#233;cutent et ils ont un rapport parano&#239;aque &#224; la Loi. Ils exigent la satisfaction imm&#233;diate de leurs d&#233;sirs, ou plut&#244;t de leur demande de jouissance et les &#233;ducateurs subissent les dommages collat&#233;raux de leurs r&#233;actions pulsionnelles explosives. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cfr Lien Social n&#176; 1180 du 3 mars 2016.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du projet &#233;ducatif initial et d'inscription sociale des jeunes (aujourd'hui il est moderne de dire &lt;i&gt;insertion&lt;/i&gt;) du foyer, nous venons par cons&#233;quent de basculer dans la clinique. C'est en ce sens qu'on peut parler d'&#233;ducation &lt;i&gt;sp&#233;cialis&#233;e&lt;/i&gt;. Le foyer est submerg&#233; par les manifestations symptomatiques des jeunes qui font exploser le projet &#233;ducatif. &#202;tre &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; c'est essayer de comprendre ce langage symptomatique.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;S&#233;curit&#233;&lt;/h3&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il faut que l'&#233;quipe &#233;ducative, tout le long de la ligne hi&#233;rarchique institutionnelle, prenne d'abord en compte le sentiment envahissant d'&lt;i&gt;ins&#233;curit&#233; existentielle&lt;/i&gt; des adolescents qui nourrit leur agressivit&#233; auto et h&#233;t&#233;ro destructrice. &#202;tre &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; c'est aussi se poser la question : &lt;i&gt;Comment introduire ces jeunes dans une relative mais primordiale s&#233;curit&#233; existentielle ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, s&#233;curit&#233; dans la relation &#233;ducative l&#224; o&#249; le jeune se demande : &lt;i&gt;pour qui suis-je important, qui me reconna&#238;t ?&lt;/i&gt; Il est impossible de &#171; r&#233;pondre &#187; &#224; cette question implicite sans interroger le morcellement actuel de la relation &#233;ducative, ses ruptures, l'interchangeabilit&#233; illusoire des partenaires de cette relation singuli&#232;re o&#249; l'&#233;ducateur doit se demander, avec Paul Fustier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='La relation d'accompagnement, &#233;d. Dunod' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;qui est l'autre pour moi, qui suis-je pour lui ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Groupe&lt;/h3&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;S&#233;curit&#233; dans la vie de groupe cod&#233;e, en principe, par la loi institutionnelle. Bien s&#251;r, le groupe, avant d'&#234;tre le lieu des &#233;changes et des solidarit&#233;s est le lieu des affrontements, des rivalit&#233;s mim&#233;tiques, des surench&#232;res et des violences &#233;ruptives. Mais, en &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, c'est un passage oblig&#233; pour acc&#233;der &#224; la vie sociale. Dans les ann&#233;es 60-70, nous &#233;tions, &#224; la t&#234;te d'une douzaine d'enfants ou d'adolescents, des &#233;ducateurs de &lt;i&gt;groupe&lt;/i&gt;. Cette fonction d'animation et de responsabilit&#233; groupale &#233;tait constitutive de notre sentiment d'identit&#233; professionnelle. Aujourd'hui, dans le foyer pour ados dont je parle, la dynamique groupale n'existe pas. Les &#233;ducateurs sont confront&#233;s &#224; l'individualisme des jeunes. &#192; l'occasion d'un entretien accord&#233; &#224; &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;, Maurice Capul r&#233;pondait : &lt;i&gt;&#171; Je pense que c'est possible&lt;/i&gt; (de faire un travail de groupe) &lt;i&gt;mais &#231;a se fait de moins en moins. Je suis frapp&#233; par le fait que depuis des ann&#233;es, peut-&#234;tre depuis les ann&#233;es 80, on travaille de moins en moins avec les groupes, de moins en moins avec le collectif. Je crois qu'il y a l&#224; un v&#233;ritable basculement. On s'oriente de plus en plus vers le travail en situation duelle. La r&#233;ponse facile, mais r&#233;elle, c'est l'individualisme ambiant (&#8230;) je me demande s'il n'y a pas un retour de balancier. &#192; la fin des ann&#233;es cinquante il y a eu le mouvement des relations humaines avec une survalorisation du groupe au sens strict (&#8230;) la dynamique de groupe avait fait fureur dans notre petit monde de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e. Lewin, Rogers etc. Une autre raison de la d&#233;saffection du travail en groupe, c'est que c'est difficile, voire dangereux. Il y a chez beaucoup de gens une peur du groupe (&#8230;) C'est d'autant plus paradoxal que, lorsqu'on regarde la vie quotidienne, les groupes spontan&#233;s ou institu&#233;s font partie de la vie des ados. Donc, faire l'impasse sur les groupes alors que c'est tellement &#233;vident pour les enfants et les adolescents, &#231;a pose quand m&#234;me un sacr&#233; probl&#232;me. Cette impasse est aberrante. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Maurice-Capul-memoire-de-l-education-specialisee&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; n&#176; 1132 du 9 janvier 2014&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Michel Lemay &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; La rencontre avec un groupe, qu'il s'agisse d'enfants, d'adolescents ou de parents, soul&#232;ve des craintes de ne pas pouvoir ma&#238;triser la multiplicit&#233; des interactions et des projections qui vont surgir. On devient plus vuln&#233;rable car il est n&#233;cessaire d'&#233;tablir entre plusieurs membres une r&#233;gulation sur le plan de la communication et une modulation sur le plan de l'expression des &#233;motions. C'est particuli&#232;rement &#233;vident avec des enfants vis-&#224;-vis desquels il est utile d'avoir un ascendant suffisant pour que des r&#232;gles communautaires puissent &#234;tre &#233;tablies. Il n'est en effet pas possible d'animer un groupe sans fixer des normes de fonctionnement et sans faire preuve d'une certaine autorit&#233; afin qu'&#224; l'int&#233;rieur d'un cadre puisse se constituer une coh&#233;rence d'attitudes et l'acceptation d'un certain nombre de t&#226;ches ex&#233;cut&#233;es ensemble. (&#8230;) Tout &#233;ducateur sait combien le probl&#232;me de savoir se faire accepter au sein d'un groupe en l'amenant &#224; un niveau convenable de coh&#233;sion et de respect mutuel reste la pierre d'achoppement de nombreux professionnels qui tra&#238;nent ce boulet pendant bien des ann&#233;es sans arriver &#224; comprendre la cause de leur d&#233;faillance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le groupe est compos&#233; d'adolescents, comment ces gar&#231;ons et ces filles en qu&#234;te de d&#233;finition identitaire vont-ils communiquer, s'accepter entre eux et surtout reconna&#238;tre nos fonctions ? Dans un contexte groupal o&#249; les attentes deviennent contradictoires, comment allons-nous g&#233;rer leur d&#233;sir de tester l'adulte, de nommer leurs revendications tout en pouvant les &#233;couter avec s&#233;curit&#233; sans devenir leurs complices ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel Lemay, Forces et souffrances psychiques de l'enfant. Tomme III &#8211; p. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La gestion de plus en plus duelle de la relation &#233;ducative privil&#233;gie les entretiens dans le bureau des &#233;ducs, l'accompagnement le plus distanci&#233; possible et le tabou de l'investissement &#233;motif personnel des &#233;ducateurs, justifi&#233; par une sorte d'id&#233;ologie de la distance. Il est vrai que ces derniers sont justifi&#233;s &#224; se prot&#233;ger d&#232;s lors que les cadres institutionnels ne les prot&#232;gent pas en soutenant leur autorit&#233; et en exer&#231;ant les m&#233;diations qu'appelle tout conflit &#233;ducatif majeur. Surgit ici le mot devenu tabou d'autorit&#233; dans son halo d'ind&#233;cision et de non-dits qui suscite, au fond, une maltraitance &#224; enfant ou adolescent.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'ores et d&#233;j&#224; une premi&#232;re question cruciale doit &#234;tre pos&#233;e : l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, en ce qu'elle noue ensemble l'&#233;ducatif et la clinique, peut-elle survivre en institution d'accueil d&#232;s lors que le groupe en tant que lieu primordial de socialisation n'est plus que le champ clos des rivalit&#233;s et des conflits sauvages, quand les jeunes cens&#233;s le constituer ne sont pas en fugues r&#233;p&#233;titives ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_824 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH297/cartry2-d45c3.png?1693464289' width='500' height='297' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Autorit&#233;&lt;/h3&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'autre question qui s'attache &#224; la premi&#232;re est : qu'en est-il de l'autorit&#233; des &#233;ducateurs et de l'institution d&#232;s lors qu'ils sont, &#224; l'occasion du conflit &#233;ducatif le plus banal, injuri&#233;s, menac&#233;s voire agress&#233;s ? Qu'est-ce qui constitue le socle et le sens de l'autorit&#233; alors m&#234;me qu'un auteur de r&#233;f&#233;rence comme Lemay en parle tr&#232;s peu dans le tome III de sa trilogie consacr&#233;e aux approches th&#233;rapeutiques dont l'intervention &#233;ducative, pourtant si famili&#232;re pour lui, constitue un &#233;l&#233;ment du soin&#8230; (lire &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; n&#176;1193 p.18)&lt;br class='autobr' /&gt;
De l'autorit&#233; d'un &#233;ducateur, on peut dire qu'elle ne saurait durablement s'appuyer sur la prestance physique, la force, encore moins sur la violence. En fait, sauf &#224; reconna&#238;tre l'inaptitude de certains &#233;ducs &#224; se situer face &#224; un groupe d'ados, l'autorit&#233; d'un &#233;ducateur, si dou&#233; soit-il, ne reste pas longtemps charismatique. Elle doit s'inscrire dans la coh&#233;sion d'une &#233;quipe et de son encadrement. Coh&#233;sion &#224; propos de &#171; valeurs &#187; existentielles, coh&#233;sion d'une culture clinique commune, coh&#233;sion dans l'approche &#233;ducative. Sauf &#224; ce que les ados attaquent inexorablement les liens de l'&#233;quipe. Cette coh&#233;sion est, au premier chef, significative de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e. En de&#231;&#224;, c'est forc&#233;ment la d&#233;b&#226;cle du groupe de jeunes et le burn out du personnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette coh&#233;rence contient le principe fondateur de &lt;i&gt;s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; et, par syllogisme, d'autorit&#233;. L'autorit&#233; d'un &#233;ducateur et d'une institution sp&#233;cialis&#233;e proc&#232;de de leur capacit&#233; &#224; &#234;tre s&#233;curisants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, l'autorit&#233; d'un &#233;ducateur ou d'une &#233;ducatrice passe &#233;videmment par l'exemplarit&#233; qu'ils proposent et l'identification qu'ils favorisent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un tel cadre, il est possible d'&lt;i&gt;assumer les conflits&lt;/i&gt; avec les jeunes et leur r&#233;sonnance &#233;motionnelle. Les conflits surgissent le plus souvent d'un refus oppos&#233; &#224; une demande d'un jeune, demande capable d'&#233;voluer en exigence totalitaire et violente. Les conflits surviennent aussi lors de la commission d'actes graves contre les personnes ou les biens de l'&#233;tablissement, comme aussi lors de transgressions manifestes de la loi interne ou externe. Le sentiment de s&#233;curit&#233; et de r&#233;paration narcissique &#233;prouv&#233; par un jeune passe n&#233;cessairement par le &lt;i&gt;traitement &#233;ducatif&lt;/i&gt; de sa faute : sanction, r&#233;paration, tout au long de la cha&#238;ne hi&#233;rarchique de l'institution. Son sentiment de s&#233;curit&#233; passe aussi par l'encouragement de ses efforts et de ses progr&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, l'autorit&#233; d'un &#233;ducateur se forme dans la &lt;i&gt;confiance&lt;/i&gt; qu'il est capable de susciter chez tel ou tel jeune qui peut &lt;i&gt;compter sur lui&lt;/i&gt; et&#8230; r&#233;ciproquement. &lt;i&gt;&#171; Je me sens reconnu, compris. Je compte pour mon &#233;duc m&#234;me en dehors du champ strictement professionnel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r que ces r&#233;flexions s'inscrivent dans le fonctionnement d'un groupe contenant. Former avec un jeune &#171; son &#187; projet individuel, l'envoyer en entretiens de &#171; soutien &#187; ou en psychoth&#233;rapie rel&#232;ve de l'illusion voire de l'imposture d&#232;s lors que son groupe de vie est disloqu&#233; et qu'il n'est pas en s&#233;curit&#233; dans la vie quotidienne, dans son corps, dans le temps, dans l'espace, et dans sa relation &#224; des adultes coh&#233;rents. Et qu'on ne parle pas, alors, d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Vivre avec &#187;&lt;/h3&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sans les premi&#232;res ann&#233;es de ce qu'il &#233;tait alors convenu d'appeler la &#171; r&#233;&#233;ducation &#187; les &#233;ducateurs avaient une approche plus ou moins intuitive et empirique de leur travail et vivaient compl&#232;tement avec les jeunes accueillis en institution. Ce partage de vie qui impliquait un engagement total et excessif, avait au moins le grand m&#233;rite d'&#234;tre s&#233;curisant et contenant pour les enfants et les adolescents de l'&#233;poque. Et puis, les conventions collectives de travail ont introduit entre les &#233;ducateurs et les jeunes une distance certes salutaire pour tout le monde mais dans laquelle le contenu &#233;motif de la relation &#233;ducative, comme aussi les b&#233;n&#233;fices de la vie quotidienne partag&#233;e se sont progressivement &#233;vapor&#233;s, au point de cr&#233;er la caricature d'un &#233;ducateur s&#233;parant rigoureusement les affects et les pr&#233;occupations de sa vie professionnelle et de sa vie personnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, les innovations de la th&#233;rapie institutionnelle qui suscitaient la solidarit&#233; existentielle entre les accueillants et les accueillis, comme aussi, apr&#232;s 68, au nom de la &lt;i&gt;d&#233;sinstitution&lt;/i&gt;, la promotion des &#171; lieux de vie &#187;, ont r&#233;habilit&#233; les vertus th&#233;rapeutiques et &#233;ducatives du &#171; vivre avec &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivre avec est au c&#339;ur du projet des structures alternatives et, bien entendu, des familles d'accueil. M&#234;me en institution traditionnelle, ce n'est pas le moindre paradoxe de l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; d'&#234;tre assign&#233; avec les jeunes &#224; des t&#226;ches quotidiennes et des activit&#233;s domestiques d'une d&#233;concertante banalit&#233; pour contenir la relation &#233;ducative !&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, un projet &#233;ducatif socialisant (on dit aujourd'hui int&#233;gratif !) se noue l&#224; avec la clinique de l'ins&#233;curit&#233; existentielle des jeunes, des troubles pr&#233;coces de l'attachement comme aussi des carences &#233;ducatives parce que ce sont les soins de la vie quotidienne qui permettent et maintiennent la vie. Mais, d&#232;s lors qu'on projette sur cette v&#233;rit&#233; basique un &#233;clairage clinique et conceptuel, on est dans l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce vivre avec, o&#249; le jeu occupe une place majeure, nous sommes avec les jeunes en difficult&#233; dans l'impond&#233;rable, dans le presque-rien d'instants, de gestes, de silences et de mots comme aussi de sensations qui, par la m&#233;diation des choses banales et vivantes, passent de l'&#233;ducateur aux jeunes et des jeunes &#224; l'&#233;ducateur pour constituer, modestement, une relation humaine, en un mot l'alt&#233;rit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l&#224; que les jeunes ne prennent pas forc&#233;ment ce qu'on leur offre mais ce qui leur convient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est int&#233;ressant d'observer que cette ann&#233;e, comme tous les ans, des adolescents, parmi les plus perturbateurs du groupe, voire les plus dangereux, et qu'on pensait &#224; la limite de la psychose, ont v&#233;cu une semaine apais&#233;e, en montagne avec leurs &#233;ducateurs, dans ce que Winnicott appelle une &lt;i&gt;continuit&#233; d'existence&lt;/i&gt;. &#192; la faveur de ce &#171; vivre avec &#187; d&#233;connect&#233; de l'institution, la relation &#233;ducative s'est install&#233;e dans les choses triviales et n&#233;cessaires du quotidien et dans l'exceptionnel de certaines activit&#233;s estivales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les adolescents se sont montr&#233;s coop&#233;ratifs, int&#233;ress&#233;s et psychiatriquement&#8230; normaux ! L'un d'entre eux, gar&#231;on &#224; &#233;volution psychopathique pr&#233;occupante, pleurait au moment de la s&#233;paration. Certes, ce petit groupe n'a pas &#233;vit&#233; cette crise du retour bien d&#233;crite par Fustier : &lt;i&gt;&#171; Dans un &#233;tablissement accueillant des adolescents d&#233;linquants, un certain nombre de discussions tr&#232;s charg&#233;es &#233;motionnellement ont lieu en septembre pendant le premier trimestre (&#8230;) lors des r&#233;unions d'&#233;quipe sur le th&#232;me nostalgique de cet heureux temps de l'&#233;t&#233; qui vient de s'achever. Ces &#233;changes montrent essentiellement l'ennui et l'insatisfaction qui accompagnent le retour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une le&#231;on peut &#234;tre tir&#233;e de cette courte exp&#233;rience estivale. D'une part on y retrouve le sens d'un &#171; vivre avec &#187; retrouv&#233; et d'autre part, l'amorce de relations personnelles entre les jeunes et les &#233;ducateurs, toutes cat&#233;gories susceptibles d'inspirer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Paul Fustier, &#201;ducation sp&#233;cialis&#233;e, rep&#232;res pour des pratiques, p 88. &#233;d. (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; une refondation institutionnelle&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vivre avec donc, mais en groupe :&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce groupe contenant donne beaucoup &#224; penser : &lt;i&gt;&#171; Il est donc n&#233;cessaire de donner sens au &#171; vivre ensemble &#187; qui se d&#233;veloppe au sein d'un groupe d'internat. Il s'agit de transcender les raisons qui font que les personnes se retrouvent &#224; vivre une situation de placement. S'il n'est pas possible d'en faire abstraction, il s'agit de proposer une animation qui va permettre au groupe de devenir un collectif, capable de cr&#233;ativit&#233; et de g&#233;rer un projet. Cette d&#233;marche doit respecter des &#233;tapes d'int&#233;gration des diff&#233;rents membres du groupe, de cr&#233;ation d'une ambiance contenante pour pouvoir enfin entrer dans une dynamique de projet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le collectif est donc la dimension &#171; cadre &#187; de l'accueil et de l'accompagnement (&#8230;) Cela n&#233;cessite que la dimension groupale fasse l'objet d'actions &#233;ducatives sp&#233;cifiques afin de garantir pour le collectif un niveau suffisant de coh&#233;rence interne, de confiance envers l'&#233;quipe &#233;ducative et de s&#233;curit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Sous la direction de Francis Batifoulier et No&#235;l Touya Refonder les (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Clinique&lt;/h3&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le mot &#171; clinique &#187; s'est introduit depuis longtemps dans l'&#233;valuation de la relation &#233;ducative et dans les groupes d'analyse des pratiques. Il appelle au moins deux remarques :&lt;br class='autobr' /&gt;
D'une part, la clinique n'est pas r&#233;ellement apprivois&#233;e par nous, les &#233;ducateurs engag&#233;s dans une relation avec un enfant, un ado ou un adulte. Nous renvoyons le mot et la chose du c&#244;t&#233; des &#171; psys &#187; suppos&#233;s savoir et redoutons-nous, peut-&#234;tre, l'appropriation interpr&#233;tative par ces derniers de notre v&#233;cu sur le terrain. Et puis, certains d'entre nous r&#233;activent parfois une vieille conflictualit&#233; avec ces &#171; psys &#187; cens&#233;s soulever sur la marmite de notre inconscient le couvercle de nos r&#233;sistances et de nos pudeurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, nous sommes dans le malentendu sur l'assignation de la clinique &#224; la relation &#233;ducative et de soin. Car l'&#233;ducateur soigne, lui aussi, par &lt;i&gt;retomb&#233;es&lt;/i&gt; d'une action &#233;ducative mais en coh&#233;rence avec la clinique. Il ne s'agit pas d'une clinique de diagnostic, de prescription, d'interpr&#233;tation ou de th&#233;rapie proprement dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le mot clinique a presque disparu des textes officiels et des documents institutionnels prescriptifs. La majorit&#233; des nouveaux cadres des institutions et services sont recrut&#233;s sur leur formation manag&#233;riale, juridique et administrative, sans exp&#233;rience relationnelle, donc intersubjective, avec des personnes en souffrance. Personnes innommables d'ailleurs : usagers, clients, b&#233;n&#233;ficiaires, r&#233;sidents ? Pourtant sujets de leur histoire, de leur souffrance et du soin qu'ils n&#233;cessitent, comme le rappelle Florian Ben Soussan qui articule sa r&#233;flexion sur l'&#233;vaporation de la clinique &#224; l'obligation ardente de l'&#233;valuation externe dans laquelle &lt;i&gt;&#171; &#8230;certains &#233;tablissements se sont pr&#233;cipit&#233;s dans une refonte totale mais en surface de leur projet d'&#233;tablissement, d&#233;laissant ainsi le travail des anciens (&#8230;) la d&#233;marche qualit&#233; est devenue ainsi un pr&#233;texte de poids du gestionnaire pour changer les pratiques historiques du m&#233;dico-social, celle de l'humanit&#233;, la dignit&#233;, l'&#233;galit&#233; et la parole. Au nom de la qualit&#233;, les directeurs d'&#233;tablissement peuvent modifier des fonctionnements institutionnels cliniques comme bon leur semble (&#8230;) &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accaparement des pratiques manag&#233;riales propres aux entreprises de production ou de service par les &#171; entreprises &#187; du social donne &#224; penser que, dans nos m&#233;tiers, les progr&#232;s relationnels, cognitifs ou moteurs d'une personne constituent maintenant un produit, une valeur ajout&#233;e, en toute tra&#231;abilit&#233;. En ce sens, l'association gestionnaire serait une entreprise productrice de progr&#232;s codifi&#233;s, attendus, exig&#233;s par les textes officiels.&lt;br class='autobr' /&gt;
On est loin de la relation &#233;ducative et de la clinique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous, &#233;ducateurs, retourner &#224; la clinique, c'est tout simplement retourner sur le terrain intersubjectif de la relation &#233;ducative et de soin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur ce terrain, il y a de la clinique parce qu'il y a de la souffrance, celle des jeunes et, collat&#233;rale, celle des &#233;ducateurs. C'est la clinique de la subjectivit&#233;. La clinique, ce sont les signes de cette souffrance observ&#233;s chez une personne, car la clinique concerne un sujet, contrairement au DSM V&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Manuel diagnostique et statistique am&#233;ricain des troubles mentaux (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; behavioriste et r&#233;ductionniste. La clinique, c'est aussi l'intuition des &#233;ducateurs car cette intuition, c'est le commencement de la clinique. En effet, chez l'&#233;ducateur, l'intuition que &#231;a va mal chez l'autre est le commencement d'un processus d'identification &#224; l'autre et d'un engagement avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;union d'&#233;quipe, l'expression de l'&#233;ducateur en dit long sur l'enfant, l'ado ou l'adulte dont on parle, et long sur lui-m&#234;me : Je trouve qu'il ne va pas bien, j'ai l'impression que, j'&#233;prouve comme un malaise, je ne le comprends plus&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une sorte de crescendo &#233;motionnel, quelqu'un va dire d'un jeune : Je ne sais pas ce qu'il me fait, il me rend dingue, des fois j'ai envie de lui rentrer dedans, avec lui, on est constamment dans la crise&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Une vignette personnelle : &lt;i&gt;&#171; Ce m&#244;me me rend fou, j'ai envie de le cogner contre un mur ! &#187;&lt;/i&gt; R&#233;flexion faite, c'est exactement ce que sa m&#232;re lui faisait !)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='J. Cartry, Petite Chronique d'une Famille d'Accueil, &#233;d. Dunod (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;ducatrice &#233;voque la g&#234;ne que lui causent les attitudes &#233;rotis&#233;es fr&#233;quentes d'un jeune. Une autre intervient imm&#233;diatement : &lt;i&gt;&#171; Il ne fait jamais &#231;a avec moi ! &#187;&lt;/i&gt; De cette r&#233;sistance exprim&#233;e avec une violence qui fait taire la locutrice, toute l'&#233;quipe, mutique, semble alors solidaire. On est aux antipodes de l'analyse des pratiques (mais on est bien dans la clinique !!!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux gestionnaires du social ne conna&#238;tront jamais la panique d'une &#233;ducatrice face &#224; la crise d&#233;ferlante d'un enfant autiste, le d&#233;sarroi et l'indignation d'un &#233;ducateur injuri&#233; par un ado, l'amertume et l'humiliation d'un autre bouscul&#233; et cogn&#233; ; non plus cette tendresse pour un petit abandonnique au moment du coucher, et cette rigolade autour d'un repas du dimanche, cette complicit&#233; dans l'effort et la souffrance d'un rallye en VTT. Et cette perplexit&#233; de toute l'&#233;quipe devant cet ado qui veut sa libert&#233; et qui, avant de partir, &#171; crise &#187; et fait tout pour se faire virer tellement il a peur de quitter le cadre contenant du foyer. Ils ne conna&#238;tront pas, les managers du social, notre &#233;motion devant cette fille qui, toujours, se pr&#233;cipitait dans l'&#233;chec et vient de r&#233;ussir un stage en entreprise, devant ce gar&#231;on handicap&#233; qui marque un but au foot et son sourire de transfiguration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ces &#233;motions, intenses, complexes, contradictoires sont le signe que celui qu'on accompagne poss&#232;de sur nous un pouvoir &#233;motionnel. Ce pouvoir est th&#233;rapeutique car lui procure le sentiment d'exister pour quelqu'un. L&#224;, nous sommes, dans le cadre de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, au c&#339;ur de la relation &#233;ducative dont un concept rend bien compte. C'est le transfert. C'est en effet sur nous que l'autre qu'on accompagne d&#233;pose un sac de souffrance plus ou moins lourd.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la raison pour laquelle l'analyse des pratiques ou la supervision personnelle sont n&#233;cessaires. D'une part, l'enfant, l'ado, l'adulte transf&#232;rent sur nous, transvasent de leur inconscient au n&#244;tre une vieille souffrance. Nous le savons en constatant l'&#233;tat dans lequel ils nous mettent. C'est le contre-transfert. &#192; ce sujet, H. Searles &#233;crivait : &lt;i&gt;&#171; Je reconnais les modifications de l'identit&#233; de mes patients aux modifications de mon propre sentiment d'identit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Harold Searles, Le Contre-Transfert, &#233;d. Gallimard 1981, je cite de m&#233;moire (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autre part, nous-m&#234;mes actualisons, transf&#233;rons sur l'enfant ou l'ado, un peu de l'enfant que nous avons &#233;t&#233;, particuli&#232;rement sur les enfants souffrant de carences relationnelles pr&#233;coces, si bien d&#233;crits par Michel Lemay.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel Lemay, J'ai mal &#224; ma m&#232;re, &#233;d. Fleurus 1982' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La clinique est contenue dans les modifications interactives du sentiment d'identit&#233; de l'enfant et de l'&#233;ducateur. Face &#224; un enfant particuli&#232;rement irritant, une &#233;ducatrice &#224; bout de nerfs avouait : &lt;i&gt;Je ne me reconnais pas !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une id&#233;ologie traverse notre secteur professionnel : l'id&#233;ologie de la distance. Les nouveaux cadres du social s'y r&#233;f&#232;rent pour assigner les &#233;ducateurs ou les assistants familiaux &#224; une sorte d'abstention affective. Ils s'y r&#233;f&#232;rent aussi pour les suspecter de fusion &#233;motionnelle avec les enfants, les ados ou les adultes qui leur sont confi&#233;s. En quelque sorte, les aimer (ou conna&#238;tre des moments de rejet) ne serait pas professionnel et ne r&#233;sisterait pas &#224; l'&#233;valuation externe. Je vois l&#224; une double ignorance :&lt;br class='autobr' /&gt;
D'une part, Hegel nous aide &#224; comprendre que l'amour ne fait pas de sentiment. Il reste que, ma&#238;tris&#233;, l'&#233;change &#233;motif avec ceux qu'on nous confie signe la vitalit&#233; d'une relation inscrite dans l'alt&#233;rit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autre part, la ma&#238;trise de nos sentiments s'effectue certes dans la distance, mais dans une &lt;i&gt;proche distance&lt;/i&gt;, &#224; l'int&#233;rieur d'un paradoxe dont Winnicott aurait demand&#233; qu'il ne soit pas r&#233;solu sauf &#224; en perdre la valeur. Ce paradoxe est le lieu m&#234;me de l'analyse des pratiques et de la supervision.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est encore la formule de Paul Fustier qui r&#233;sume et condense toute la r&#233;flexion clinique : &lt;i&gt;&#171; Qui est l'autre pour moi, qui suis-je pour lui ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Lien d'Accompagnement, &#233;d. Dunod 2004' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#339;uvre de Paul Fustier appelle notre souvenir : &#224; la figure de la toute-puissante m&#232;re institutionnelle qui voudrait combler avec du plein le vide carentiel, il substitue le paradoxe winnicottien d'une mise en creux de la relation &#233;ducative, le creux o&#249; l'enfant ou l'ado peut accomplir un travail de pens&#233;e, c'est-&#224;-dire la mise au travail du manque pour acc&#233;der au symbolique. &#192; l'&#233;ducateur de se d&#233;sillusionner de sa toute-puissance et de se r&#233;soudre &#224; l'ambigu&#239;t&#233; de sa position entre le pay&#233; et le gratuit, son salaire et le don personnel forc&#233;ment lacunaire. L&#224; est la clinique du quotidien, dans l'espace de l'alt&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour conclure&lt;/h3&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation, la s&#233;curit&#233;, le groupe, l'autorit&#233;, le &#171; vivre avec &#187;, la clinique, autant de mots pour un &#233;tayage de la pens&#233;e dans, selon Maurice Capul, &lt;i&gt;&#171; le petit monde de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Ils ont donn&#233; sens &#224; mon activit&#233; professionnelle qui, au bout de cinquante ans les valide comme v&#233;rit&#233;. J'assume cette affirmation un peu t&#233;m&#233;raire. Ces mots ont contenu mes &lt;i&gt;&#171; attentes anticipatrices &#187;&lt;/i&gt; selon le mot de Lemay qui r&#233;sume l'action &#233;ducative sp&#233;cialis&#233;e. Ce qui n'inf&#232;re pas du comblement total de ces attentes. Que ces mots puisse aider un peu le foyer d'adolescents qui m'est cher pour plusieurs raisons ne constitue pas le moindre de mes souhaits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces mots sont propos&#233;s ici comme le t&#233;moignage d'un vieil &#233;ducateur qui a bien du mal &#224; comprendre et &#224; penser l'&#233;volution de son m&#233;tier, t&#233;moignage ultime sauf &#224; rab&#226;cher en me crispant sur le pass&#233; de fa&#231;on s&#233;nile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces mots, enfin, arrivent au bout de cinquante ans d'une &#233;criture qui m'a permis de &#171; tenir &#187; dans la relation &#233;ducative, n'&#233;tant pas un &#233;ducateur charismatique comme la femme qui m'accompagne encore. L'&#233;criture donc :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Finalement, la seule patrie r&#233;elle, le seul sol sur lequel on puisse marcher, la seule maison o&#249; l'on puisse s'arr&#234;ter et s'abriter, c'est bien le langage, celui qu'on a appris depuis l'enfance. Il s'est agi pour moi, alors, de r&#233;animer ce langage, de b&#226;tir une sorte de maison de langage dont je serais le ma&#238;tre et dont je conna&#238;trais les recoins. Je crois que c'est cela qui m'a donn&#233; envie d'&#233;crire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel Foucault, entretien avec Claude Bonnefoy, Le Monde des 12 et 13 (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cfr &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; n&#176; 1180 du 3 mars 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La relation d'accompagnement&lt;/i&gt;, &#233;d. Dunod&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Lemay, &lt;i&gt;Forces et souffrances psychiques de l'enfant&lt;/i&gt;. Tomme III &#8211; p. 219-218 - &#233;d. &#233;r&#232;s 2016&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Education-specialisee-Reperes-pour-des-pratiques&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Paul Fustier, &lt;i&gt;&#201;ducation sp&#233;cialis&#233;e, rep&#232;res pour &lt;br class='autobr' /&gt;
des pratiques&lt;/i&gt;, p 88. &#233;d. Dunod 2013&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sous la direction de Francis Batifoulier et No&#235;l Touya &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Refonder-les-internats-specialises&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Refonder les internats sp&#233;cialis&#233;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; p.141, &#233;d. Dunod, Paris 2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Manuel diagnostique et statistique am&#233;ricain des troubles mentaux (heureusement compens&#233; par la Classification fran&#231;aise des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent&lt;/i&gt;, sous la direction de R. Mis&#232;s)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J. Cartry, &lt;i&gt;Petite Chronique d'une Famille d'Accueil&lt;/i&gt;, &#233;d. Dunod 2013&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Harold Searles, &lt;i&gt;Le Contre-Transfert&lt;/i&gt;, &#233;d. Gallimard 1981, je cite de m&#233;moire car j'ai perdu ou pr&#234;t&#233; cet ouvrage de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Lemay, &lt;i&gt;J'ai mal &#224; ma m&#232;re&lt;/i&gt;, &#233;d. Fleurus 1982&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Lien d'Accompagnement&lt;/i&gt;, &#233;d. Dunod 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Foucault, entretien avec Claude Bonnefoy, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; des 12 et 13 septembre 1966&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De quelques ma&#238;tres-mots en &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e &#8226; Par Jean Cartry</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-quelques-maitres-mots-en-education-specialisee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/De-quelques-maitres-mots-en-education-specialisee</guid>
		<dc:date>2016-10-26T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1194</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lien Social a r&#233;cemment publi&#233;, dans son n&#176; 1180, un assez long article intitul&#233; : Ados et &#233;ducs dans une impasse ? Appuy&#233; sur la lettre ouverte, tr&#232;s alarmiste, du personnel d'un foy&#233; d'adolescents &#224; sa direction, il retrace la chronique d'une explosion institutionnelle annonc&#233;e. &#192; Toulouse, par ailleurs, les &#233;ditions &#233;r&#232;s organisent les 25 et 26 novembre prochains, deux journ&#233;es d'&#233;tude autour de cette question : L'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e : pour quoi faire ?. Une question qui, selon moi, porte le fer dans la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicape" rel="tag"&gt;Handicap&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1194-" rel="tag"&gt;1194&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5058-c3ed9.jpg?1693464289' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; a r&#233;cemment publi&#233;, dans son n&#176; 1180, un assez long article intitul&#233; : &lt;i&gt;Ados et &#233;ducs dans une impasse ?&lt;/i&gt; Appuy&#233; sur la lettre ouverte, tr&#232;s alarmiste, du personnel d'un foy&#233; d'adolescents &#224; sa direction, il retrace la chronique d'une &lt;i&gt;explosion institutionnelle annonc&#233;e&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Toulouse, par ailleurs, les &#233;ditions &#233;r&#232;s organisent les 25 et 26 novembre prochains, deux journ&#233;es d'&#233;tude autour de cette question : &lt;i&gt;L'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e : pour quoi faire ?&lt;/i&gt;. Une question qui, selon moi, porte le fer dans la plaie du foyer en question.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, il s'agit de c&#233;l&#233;brer les vingts ans de la publication du livre de Maurice Capul et Michel Lemay &lt;i&gt;De l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e&lt;/i&gt;, deux auteurs que j'ai longuement rencontr&#233;s pour &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais &#224; c&#244;t&#233; de ces journ&#233;es d'&#233;tude, et solidaire de la question qu'elles posent, j'&#233;cris en quelque sorte un article &#034;off&#034; et retourne virtuellement dans ce foyer en difficult&#233; en consid&#233;rant que certain ma&#238;tres-mots de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e peuvent interpeller n'importe quelle structure d'accueil en difficult&#233; dans le champ du handicap, des troubles de l'attachement, du d&#233;veloppement ou du comportement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Marianne Langlet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'&#233;cole de la dissuasion&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Doutes&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Petit signal avant &#233;lection&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'agresseur agress&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le zoom&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Plan d'action &#8226; Chacun cherche le premier accueil&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8226; &lt;strong&gt;Alerte au Pays Basque&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Travail social &#8226; &lt;strong&gt; La France, loin du monde &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;CADA &#8226; &lt;strong&gt; Un accueil sous tension &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Bataclowns &#8226; &lt;strong&gt; Une impertinence rieuse et fort s&#233;rieuse &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La fabrique du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Insertion professionnelle
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Working first, un peu de Canada sur la canebi&#232;re &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;De quelques ma&#238;tres-mots en &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;par Jean Cartry&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Accompagnement
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Soutenir sans prescrire, l'ambition du pouvoir d'agir&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Clinique : conclusion n'est pas raison&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Carnet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Solidarit&#233; contre &#233;go&#239;sme &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jeu&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les 17 familles du handicap&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Documentaire&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La vie devant eux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Centre d'adaptation et de redynamisation au travail. Les CART : exemplaires et pourtant menac&#233;s !</title>
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&lt;p&gt;Fond&#233;s &#224; la fin des ann&#233;es 60 dans la r&#233;gion Poitou-Charentes, les centres d'adaptation et de redynamisation au travail ont vocation &#224; faire acc&#233;der &#224; l'autonomie de jeunes adultes porteurs d'un handicap intellectuel, cognitif ou psychique. Selon leurs besoins, ils peuvent b&#233;n&#233;ficier d'un accompagnement individualis&#233; pour les apprentissages de la vie quotidienne ou pour leur orientation professionnelle. Bien qu'il ait fait ses preuves, ce mod&#232;le atypique est aujourd'hui menac&#233; car il n'entre dans aucune (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicape" rel="tag"&gt;Handicap&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1145-" rel="tag"&gt;1145&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4297-5bd6d.jpg?1693626792' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fond&#233;s &#224; la fin des ann&#233;es 60 dans la r&#233;gion Poitou-Charentes, les centres d'adaptation et de redynamisation au travail ont vocation &#224; faire acc&#233;der &#224; l'autonomie de jeunes adultes porteurs d'un handicap intellectuel, cognitif ou psychique. Selon leurs besoins, ils peuvent b&#233;n&#233;ficier d'un accompagnement individualis&#233; pour les apprentissages de la vie quotidienne ou pour leur orientation professionnelle. Bien qu'il ait fait ses preuves, ce mod&#232;le atypique est aujourd'hui menac&#233; car il n'entre dans aucune case existante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les non-droits des &#233;trangers &#034;retenus&#034;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Des jumeaux ponctuels&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Comme un doute&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;J'avais promis d'oublier&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Nord : &lt;strong&gt; Un collectif pour sauver l'aide &#224; domicile &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Autriche : &lt;strong&gt; Vingt ans d'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves en situation de handicap &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entr&#233;e et s&#233;jour des &#233;trangers &lt;strong&gt;Un projet de loi sans audace&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations et transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Prot&#233;ger les fondamentaux du travail social&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Par Catherine Bouve, de l'Aformeje : &lt;strong&gt;S'agit-il encore d'&#233;duquer ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Centre d'adaptation et de redynamisation au travail&lt;/strong&gt; Les CART : exemplaires et pourtant menac&#233;s !
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Les CART de Poitiers et Chatellerault&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Le CART, c'est le pari que la vie en milieu ordinaire est possible&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Entretien avec Dominique Denimal, AS, sociologue&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Une pratique &#233;ducative &#233;mancipatrice&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le projet Romcivic : &lt;strong&gt;Des jeunes Roms interviennent aupr&#232;s des familles&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Retour sur la deuxi&#232;me table ronde&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Organis&#233;e par &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; le 21 mai 2014
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Privil&#233;gier ses propres valeurs ou son contrat de travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'action m&#233;dico-sociale au service des personnes handicap&#233;es&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, E. Zucman&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#201;loge du voyage &#224; l'usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, J. Schovanec&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Leur sexualit&#233; n'est pas un handicap&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, J-L. Letellier&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les habitants voyageurs&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, C. Carpaye et R. Bouloudnine&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un film de Richard Linkater &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Boyhood&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Web-s&#233;rie&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La s&#233;rie &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les &#233;ducs&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; : rire de soi&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Dominique Vilaine &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Une ode au travail social&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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