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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les travailleurs sociaux peuvent-ils s'accommoder d'une politique du logement... tr&#232;s peu sociale ? </title>
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		<title>La responsabilit&#233; &#171; d'alerter, d'informer, de nous battre &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-responsabilite-d-alerter-d-informer-de-nous-battre</link>
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		<dc:date>2004-03-17T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>701</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Coordination des travailleurs sociaux pour le droit au logement pour tous du 93 dit ne plus pouvoir faire face au nombre croissant de familles qui n'ont pas acc&#232;s au logement. Il n'est plus possible d'accepter passivement cette situation, au pr&#233;texte qu'ils sont de simples employ&#233;s, expliquent-ils. Ils comptent &#233;tendre leur mouvement &#224; l'ensemble du territoire et peser ainsi sur la politique du logement. Propos recueillis par Katia Rouff. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour quelles raisons la Coordination des travailleurs (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Coordination des travailleurs sociaux pour le droit au logement pour tous du 93 dit ne plus pouvoir faire face au nombre croissant de familles qui n'ont pas acc&#232;s au logement. Il n'est plus possible d'accepter passivement cette situation, au pr&#233;texte qu'ils sont de simples employ&#233;s, expliquent-ils. Ils comptent &#233;tendre leur mouvement &#224; l'ensemble du territoire et peser ainsi sur la politique du logement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Katia Rouff.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons la Coordination des travailleurs sociaux pour le droit au logement pour tous du 93 a-t-elle &#233;t&#233; mise en place en novembre 2002 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous trouvions &#8211; et c'est toujours le cas &#8212; dans l'impossibilit&#233; de r&#233;pondre &#224; notre mission essentielle : favoriser l'acc&#232;s de la population aux droits sociaux, dont le droit au logement constitue l'un des piliers. Sans l'acc&#232;s &#224; ce droit, il est impossible d'&#233;laborer le moindre projet d'insertion professionnelle, d'&#233;ducation des enfants, de soins&#8230; Nous ne pouvions plus faire face au nombre croissant de familles qui n'ont pas acc&#232;s &#224; ce droit, ni trouver la moindre structure d'h&#233;bergement y compris d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Aide sociale &#224; l'enfance qui finance des nuit&#233;es d'h&#244;tel n'&#233;tant parfois plus en situation de faire face &#224; l'augmentation de la demande, nous nous trouvions de plus en plus fr&#233;quemment confront&#233;s &#224; des familles qui, apr&#232;s nous avoir rencontr&#233;s et faute de solution, retournaient &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions deux possibilit&#233;s : accepter passivement cette situation en consid&#233;rant que nous sommes employ&#233;s par des institutions et que ce manque de moyens ne nous incombe pas ou estimer qu'en tant que professionnels et citoyens, il est aussi de notre responsabilit&#233; d'alerter, d'informer, de nous battre pour dire que cette situation ne peut pas continuer ainsi, qu'elle est grave et que le point d'&#233;quilibre est rompu. C'est la seconde solution qu'ont choisie un certain nombre de travailleurs sociaux de Seine-Saint-Denis et des coll&#232;gues d'autres d&#233;partements, la question du droit au logement ne concernant pas seulement le 93, m&#234;me si elle s'y pose avec plus d'acuit&#233;. Il s'agit aujourd'hui d'une question de soci&#233;t&#233; majeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles actions a men&#233; la coordination ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des actions nombreuses et diverses : organisation de rassemblements devant la pr&#233;fecture lors des assises r&#233;gionales sur le logement, manifestations contre la privatisation des offices publics et les expulsions locatives au moment de la tr&#234;ve hivernale, co-organisation d'une manifestation d&#233;partementale avec de nombreuses associations, syndicats et partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; ces actions nous avons rencontr&#233; de nombreux acteurs de la vie publique &#8211; sous-pr&#233;fet, vice-pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral, repr&#233;sentant du conseil r&#233;gional&#8230; &#8212; pour les alerter sur l'urgence de la question. Nous avons &#233;t&#233; auditionn&#233;s par le conseil g&#233;n&#233;ral, un groupe de travail s&#233;natorial sur le logement priv&#233;, le Conseil &#233;conomique et social, la Fondation Abb&#233; Pierre, le Haut Comit&#233; pour le logement des personnes d&#233;favoris&#233;es. Nous avons particip&#233; &#224; des ateliers dans le cadre du Forum social europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, avec des coll&#232;gues d'autres d&#233;partements (75, 94, 92), nous avons pris part au colloque organis&#233; par la Fondation Abb&#233; Pierre &#224; la Sorbonne le 2 f&#233;vrier 2004 et avons organis&#233; en parall&#232;le une manifestation avec les autres collectifs et plusieurs associations. Nous travaillons depuis plus d'un an &#224; l'&#233;laboration de nombreuses propositions sur la question du droit au logement et r&#233;digeons actuellement un moratoire sur les expulsions locatives. Nous r&#233;clamons une table ronde avec les repr&#233;sentants des pouvoirs publics pour &#233;laborer en urgence des solutions &#224; cette p&#233;nurie de logements. Nous souhaitons &#234;tre associ&#233;s &#224; son organisation car nous sommes en premi&#232;re ligne tant dans la r&#233;ception des personnes concern&#233;es que dans la connaissance des dispositifs et de leurs limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelle mani&#232;re travaillez-vous avec les autres collectifs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but, nous avons beaucoup &#339;uvr&#233; pour que d'autres collectifs voient le jour gr&#226;ce &#224; nos contacts avec les travailleurs sociaux d'Ile-de-France mais aussi de province. Nous n'avons eu de cesse de leur envoyer tout ce que nous produisions. Aujourd'hui nous organisons des r&#233;unions au niveau r&#233;gional avec le collectif parisien mais aussi avec des coll&#232;gues du 92, du 94 et du 95. Certains collectifs pr&#233;f&#232;rent d'abord asseoir leur mobilisation au niveau d&#233;partemental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont vos perspectives ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tendre, consolider la mobilisation dans nos d&#233;partements respectifs au niveau des travailleurs sociaux mais aussi et surtout au niveau de la population concern&#233;e, notre objectif ayant toujours &#233;t&#233; de faire le lien entre elles et nous. &#192; l'initiative de plusieurs de nos coll&#232;gues, comme ceux de Bondy, des collectifs de mal-log&#233;s ont vu le jour. Nous souhaitons &#233;galement mieux faire le lien avec les associations qui luttent sur cette question ou qui travaillent sur le terrain de la pr&#233;carit&#233; et de la pauvret&#233;, mais aussi avec les syndicats, voire avec les politiques chaque fois que cela est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche vise &#224; rendre la question du droit au logement incontournable. Une question sur laquelle il ne s'agira pas de revenir &#224; l'occasion de tel ou tel fait divers ou lors d'&#233;lections. Les pouvoirs publics doivent &#234;tre contraints et forc&#233;s de prendre le probl&#232;me &#224; bras-le-corps. L'&#233;tude du Conseil de l'emploi, des revenus et de la coh&#233;sion sociale (CERC), &#233;value &#224; plus d'un million, le nombre d'enfants qui vivent en dessous du seuil de la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces donn&#233;es portant sur les ann&#233;es 1999 et 2000, nous pouvons sans exag&#233;ration, multiplier ce chiffre par deux si ce n'est plus, sachant que le probl&#232;me du mal-logement concerne plus de 3 millions de personnes. Les pouvoirs publics doivent revenir sur la baisse du budget du logement (- de 8 %), r&#233;quisitionner les logements, les locaux vides, imposer comme une obligation incontournable la construction d'un minimum de 20 % de logements sociaux sur chaque commune, stopper et plafonner la hausse des loyers, prendre des mesures imm&#233;diates contre la sp&#233;culation fonci&#232;re, revenir sur la privatisation des offices publics et la vente des logements sociaux, accro&#238;tre les aides aux offices publics en difficult&#233; ainsi que les aides &#224; la pierre, prendre un moratoire sur les expulsions locatives, augmenter de fa&#231;on substantielle les aides au logement en rapport avec le co&#251;t des loyers et la prise en compte des charges, d&#233;cliner des solutions transitoires et des passerelles pour toutes les situations sociales fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, il nous semble que cette question figure au nombre de celles pour lesquelles le probl&#232;me se pose en terme de sursaut national tant elle a des r&#233;percussions sur la vie de millions et de millions de personnes avec son cort&#232;ge de violence, de folie, de fractures durables et gravissimes pour l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. Nous souhaitons &#233;tendre ce mouvement &#224; l'ensemble du territoire national. Nous avons du pain sur la planche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La raison du plus fort</title>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
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&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux franciliens organis&#233;s en collectifs pour le droit au logement ont propos&#233;, d&#233;but mars 2004, une projection-d&#233;bat autour d'un film particuli&#232;rement d&#233;rangeant . Un repr&#233;sentant syndical de l'OPHLM est venu souligner les convergences de lutte. Les collectifs et coordinations de travailleurs sociaux et d'&#233;tudiants en travail social se font de plus en plus nombreux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cadre travaill&#233;. Images angulaires, carr&#233;es. Barr&#233;es. Comme l'avenir. La cam&#233;ra se d&#233;place dans les quartiers de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux franciliens organis&#233;s en collectifs pour le droit au logement ont propos&#233;, d&#233;but mars 2004, une projection-d&#233;bat autour d'un film particuli&#232;rement d&#233;rangeant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Un film franco-belge de Patric Jean. (85 mn) www.laraisonduplusfort.com' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un repr&#233;sentant syndical de l'OPHLM est venu souligner les convergences de lutte. Les collectifs et coordinations de travailleurs sociaux et d'&#233;tudiants en travail social se font de plus en plus nombreux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cadre travaill&#233;. Images angulaires, carr&#233;es. Barr&#233;es. Comme l'avenir. La cam&#233;ra se d&#233;place dans les quartiers de rel&#233;gation d'un monde o&#249; &lt;i&gt;&#171; l'on ferme, on fusionne, on d&#233;localise &#187;&lt;/i&gt;. Des parents qui trop souvent ont &#233;t&#233; cette &lt;i&gt;&#171; main-d'&#339;uvre p&#233;rim&#233;e qu'on abandonne comme des outils rouill&#233;s au fond du jardin &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Ici et l&#224;, &#224; Lyon, Amiens Marseille ou Bruxelles, les avenirs des jeunes se r&#233;sument le plus souvent &#224; une violente alternative : survivre sans dignit&#233; dans leurs &lt;i&gt;&#171; barres &#187;&lt;/i&gt; ou se retrouver un jour&#8230; derri&#232;re les barreaux. Ils d&#233;taillent leur mise &#224; l'&#233;cart &#8212; &lt;i&gt;&#171; ils ne veulent pas qu'on r&#233;ussisse&#8230; On est comme des rats, c'est expr&#232;s&#8230; Ils veulent qu'on esquive la ville&#8230; &#187;&lt;/i&gt; &#8212;, l'un d'eux r&#233;sumant lapidairement : &lt;i&gt;&#171; Un &#233;tranger ne devient vraiment Fran&#231;ais que quand il marque deux buts pour le pays ! &#187;&lt;/i&gt;. Les orientations scolaires pr&#233;coces vers une vie de d&#233;prime sont &#233;voqu&#233;es, avec le puissant, terrible contrepoint d'une jolie classe de grec bien blanche dans laquelle, S&#233;n&#232;que aidant, le professeur achemine ses &#233;l&#232;ves vers leur place dans l'organisation du monde, donc vers le bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militant, le r&#233;alisateur additionne des images d'injustice, en France comme en Belgique : charge de CRS injustifi&#233;e dans une cit&#233;, humiliation en prison ou au tribunal, adultes brutalement mis au ch&#244;mage, stigmatisations diverses&#8230; Il pr&#233;sente Sofiane allant directement en taule (un mois ferme) pour avoir fraud&#233; dans les transports en commun parce que le tribunal ne se donne pas la peine de visionner la cassette film&#233;e qui prouverait les violences des agents de s&#233;curit&#233; dont il a &#233;t&#233; victime ; les manifs des familles devant les prisons (&#171; Pas de justice, pas de paix ! &#187;) ; une tentative de suicide en prison imm&#233;diatement punie du mitard, d'o&#249; le d&#233;tenu hurle en vain pour avoir ses calmants ; les r&#233;sidences ultra-s&#233;curis&#233;es pour cadres sup&#233;rieurs. Un monde consternant, intol&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cin&#233;aste redistribue donc ici la parole aux personnes qui d'ordinaire en sont priv&#233;es. Celles-ci d&#233;peignent les avenirs barr&#233;s, le ch&#244;mage, les discriminations de toutes sortes, les provocations, l'urbanisme s&#233;gr&#233;gatif. Le propos est &#233;minemment politique, et d&#233;range. Le r&#233;alisateur pointe par exemple la corr&#233;lation entre d&#233;r&#233;gulation du march&#233; du travail et taux d'enfermement dans les prisons ; plus encore, il estime qu'une prison permettant au d&#233;tenu de se r&#233;ins&#233;rer &#224; la sortie est encore plus utopique qu'une soci&#233;t&#233; sans prison ; il parle de propagande en &#233;voquant certaines &#233;missions t&#233;l&#233;vis&#233;es, et rappelle l'importance pr&#233;pond&#233;rante des business que sont la vid&#233;osurveillance et la s&#233;curit&#233;. Il d&#233;nonce avec conviction cet univers de consum&#233;risme &#8212; &lt;i&gt;&#171; nous sommes des Indiens soumis par quelques verroteries tendues par des conquistadores &#187;&lt;/i&gt; &#8212; et de t&#233;l&#233;surveillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de ce film lui est venue &#224; partir d'un rapport sur le lien entre d&#233;linquance et immigration, command&#233; par le ministre belge de la Justice : simultan&#233;ment, le m&#234;me homme politique proposait la d&#233;p&#233;nalisation des d&#233;lits financiers. Mais globalement, estime Patric Jean, &lt;i&gt;&#171; c'est toute l'Europe qui est en train de passer du traitement social de la pauvret&#233; au traitement carc&#233;ral &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue de la projection, un syndicaliste de l'OPHLM de Bobigny est venu dire combien, concernant le logement, leur propre lutte rencontrait les pr&#233;occupations &#8212; et les revendications &#8212; des travailleurs sociaux (organisateurs de la projection). &#192; quelques jours de la reprise des expulsions locatives, la crainte &#233;tait r&#233;elle de voir ces derniers d&#233;bord&#233;s. Quelques jours plus tard, le 12 mars, veille de la manifestation nationale pour le droit au logement, une initiative &#233;tait d'ailleurs pr&#233;vue sur le parvis de la pr&#233;fecture. Et plus largement, deux collectifs d'&#233;ducateurs de rue et d'&#233;tudiants en travail social appelaient &#224; la mobilisation du 17 mars contre le projet de loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un film franco-belge de Patric Jean. (85 mn) &lt;a href=&#034;http://www.laraisonduplusfort.com&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.laraisonduplusfort.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Full sexuel. La vie amoureuse des adolescents</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Full-sexuel-La-vie-amoureuse-des-adolescents</link>
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		<dc:subject>701</dc:subject>
		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage qui d&#233;coiffe. Habilement &#233;crit par une sexologue qu&#233;b&#233;coise, illustr&#233; avec humour et finesse, il ne peut que plaire par son ton &#224; la fois pertinent et impertinent. Ici, pas de cours de tuyauterie ou de plomberie, pas de discours alarmiste ni moralisateur : juste un dialogue autour de choses simples et pourtant si complexes &#224; transmettre sur le d&#233;sir, le plaisir, la relation, l'amour&#8230; Faire de la sexualit&#233; une source d'&#233;panouissement plut&#244;t que d'appauvrissement, d'&#233;merveillement plut&#244;t (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH135/arton365-5b5f7.jpg?1693467298' width='110' height='135' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage qui d&#233;coiffe. Habilement &#233;crit par une sexologue qu&#233;b&#233;coise, illustr&#233; avec humour et finesse, il ne peut que plaire par son ton &#224; la fois pertinent et impertinent. Ici, pas de cours de tuyauterie ou de plomberie, pas de discours alarmiste ni moralisateur : juste un dialogue autour de choses simples et pourtant si complexes &#224; transmettre sur le d&#233;sir, le plaisir, la relation, l'amour&#8230; Faire de la sexualit&#233; une source d'&#233;panouissement plut&#244;t que d'appauvrissement, d'&#233;merveillement plut&#244;t que de d&#233;go&#251;t : tel est le d&#233;fi que s'est fix&#233;e l'auteure. Et pour cela, elle n'h&#233;site pas &#224; s'attaquer de front aux traditionnels tabous adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, la capacit&#233; de bonheur ne d&#233;pend pas uniquement des attributs physiques : la beaut&#233;, c'est bien. &#171; Mais &#231;a n'est jamais une police d'assurance contre l'&#233;chec et la souffrance ! &#187; Non, se prendre un r&#226;teau, cela ne signifie pas qu'on ne vaut rien : ce qui est repouss&#233; ce n'est pas tant la personne que sa proposition ! La relation sexuelle ne se limite pas au co&#239;t : les registres du plaisir sont bien plus larges et &#233;tendus. La taille du p&#233;nis n'a qu'un r&#244;le limit&#233; : la capacit&#233; &#224; ressentir du plaisir et &#224; en donner n'a jamais d&#233;pendu de sa dimension. La g&#232;ne et l'&#233;motion lors de la premi&#232;re fois qui font perdre ses moyens au gar&#231;on et qui d&#233;&#231;oivent la fille, sont normaux : la d&#233;couverte de l'autre et de soi au travers de l'autre n&#233;cessite tout un apprentissage qui sert &#224; chaque fois de le&#231;on pour la fois suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire l'amour, c'est une volupt&#233; qui s'apprend. Lentement. En s'entourant de confort, de s&#233;curit&#233;, de temps. Tous les trait&#233;s de techniques sexuelles ne vaudront pas la d&#233;couverte r&#233;ciproque entre partenaires : confiance, respect, d&#233;licatesse d'approche, capacit&#233; de se d&#233;voiler, go&#251;t de d&#233;couvrir, abandon&#8230; Toute autre est l'attitude qui cherche &#224; s'imposer ou obtenir satisfaction par la menace, mais aussi &#224; c&#233;der pour ne pas appara&#238;tre nulle ou subir plut&#244;t que de risquer de le perdre, ce n'est surtout pas de l'amour : &#171; Oui, c'est oui et c'est bon ; non c'est non et c'est bon aussi &#187;. Humilier, se moquer, rabaisser : toute expression sexuelle et pseudo-amoureuse qui d&#233;valorise une personne au lieu de la gratifier est une aberration. &#171; Ta sexualit&#233; t'appartient &#187;, s'exclame l'auteure, mais si l'adolescent a des droits, il a aussi des devoirs : s'il a le droit de demander &#224; ses parents de dormir dans sa chambre avec son ami (e), ses parents ont aussi le droit de le lui refuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage est surtout &#224; laisser tra&#238;ner entre toutes les mains. Son intelligence d'approche et sa sensibilit&#233; sont autant de r&#233;ponses &#224; la vulgarit&#233; ou aux obsc&#233;nit&#233;s que des adolescents croient devoir s'approprier parfois en pensant ainsi se rendre dignes d'entrer dans le monde des adultes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de l'Homme, 2003 (202 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prostitution adulte en Europe</title>
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		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
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&lt;p&gt;On sait les positions en la mati&#232;re tranch&#233;es. D'un c&#244;t&#233;, on trouve les r&#233;glementaristes pour qui la possibilit&#233; de disposer de son corps rel&#232;ve du droit inali&#233;nable de tout un chacun et qui op&#232;rent une distinction entre la prostitution contrainte et forc&#233;e et celle qui est librement choisie. S'ils sont tout &#224; fait d'accord pour combattre la premi&#232;re, ils consid&#232;rent qu'il faut reconna&#238;tre la seconde comme un travail &#224; part enti&#232;re qui doit b&#233;n&#233;ficier de droits. Ils sont persuad&#233;s que dans tous les cas, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On sait les positions en la mati&#232;re tranch&#233;es. D'un c&#244;t&#233;, on trouve les r&#233;glementaristes pour qui la possibilit&#233; de disposer de son corps rel&#232;ve du droit inali&#233;nable de tout un chacun et qui op&#232;rent une distinction entre la prostitution contrainte et forc&#233;e et celle qui est librement choisie. S'ils sont tout &#224; fait d'accord pour combattre la premi&#232;re, ils consid&#232;rent qu'il faut reconna&#238;tre la seconde comme un travail &#224; part enti&#232;re qui doit b&#233;n&#233;ficier de droits. Ils sont persuad&#233;s que dans tous les cas, c'est un ph&#233;nom&#232;ne trop fortement ancr&#233; socialement et historiquement pour qu'on puisse le faire dispara&#238;tre par simple interdiction. D'o&#249; la pertinence de sa r&#233;glementation qui permet de fixer des modalit&#233;s d'exercice destin&#233;es &#224; faire respecter des conditions sanitaires et humaines qu'aucune clandestinit&#233; (qu'entra&#238;ne sa condamnation &#224; l'ill&#233;galit&#233;) ne garantira jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout autre est la position des abolitionnistes qui s'appuient sur la &#171; Convention pour la r&#233;pression de la traite des &#234;tres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui &#187; sign&#233;e le 2 d&#233;cembre 1949 par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies qui affirme : &#171; La prostitution et le mal qui l'accompagne, &#224; savoir la traite des &#234;tres humains en vue de la prostitution, sont incompatibles avec la dignit&#233; et la valeur de la personne humaine &#187;. Les d&#233;fenseurs de la prohibition de toute prostitution proposent, eux aussi, des arguments chocs : &#171; Parlerions-nous d'esclavage forc&#233;, de viols forc&#233;s, d'apartheid forc&#233;&#8230; ? &#201;videmment non, simplement parce que la contrainte est intrins&#232;quement inh&#233;rente &#224; ces termes ; il en va de m&#234;me pour la prostitution &#187; (p.22). Et de revendiquer une lutte implacable contre le prox&#233;n&#233;tisme et la mise en place de dispositifs de pr&#233;vention et de r&#233;insertion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monographie que nous propose ici la Fondation Scelles est certes marqu&#233;e par l'orientation de cette institution dont le but consiste &#224; faire reculer l'exploitation sexuelle sous toutes ses formes. Mais ce parti pris ne nuit d'aucune mani&#232;re au s&#233;rieux et &#224; la qualit&#233; documentaire d'une &#233;tude qui passe en revue le statut de la prostitution dans chacun des pays europ&#233;ens de la CEE et de l'ancien bloc de l'Est. La prostitution peut &#234;tre d&#233;finie comme un contact sexuel (ce qui va au-del&#224; du seul rapport) obtenu contre toute forme de b&#233;n&#233;fice &#233;conomique (qui peut aller des cadeaux accord&#233;s &#224; la femme entretenue jusqu'&#224; la paix que recherche la femme mari&#233;e en c&#233;dant aux pressions de son mari, en passant par la r&#233;mun&#233;ration proprement dite) et ce dans une logique r&#233;p&#233;t&#233;e et habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs remarquent que cette prostitution ne doit pas &#234;tre per&#231;ue au travers du seul prisme individuel, mais &#224; partir de la cha&#238;ne de trois acteurs : la personne prostitu&#233;e, le client et le prox&#233;n&#232;te. Reste le triptyque terrifiant qui cerne les prostitu&#233; (e) s dont on peut identifier des racines (agression sexuelle ou carences affectives dans l'enfance), des causes (&#233;conomiques ou d&#233;pendance aux drogues) ainsi que des cons&#233;quences (graves dommages psychologiques assez fr&#233;quents et probl&#232;mes physiques courants).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2002 (264 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'action sociale confront&#233;e aux limites de la politique du logement</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-action-sociale-confrontee-aux-limites-de-la-politique-du-logement</link>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>701</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Beaucoup de familles en difficult&#233; ont les moyens de se loger correctement si une solution raisonnable leur est propos&#233;e. Mais l'action sociale pr&#233;f&#232;re d&#233;penser jusqu'&#224; quatre fois le montant d'un loyer en HLM pour les h&#233;berger dans des h&#244;tels taudis, dramatiques pour la sant&#233;. Des mouvements fleurissent un peu partout pour d&#233;noncer cette situation. De nombreux professionnels ont d&#233;cid&#233; de sortir de leur devoir de r&#233;serve pour se mettre en premi&#232;re ligne des mouvements revendicatifs &lt;br class='autobr' /&gt;
Mercredi 27 ao&#251;t (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Beaucoup de familles en difficult&#233; ont les moyens de se loger correctement si une solution raisonnable leur est propos&#233;e. Mais l'action sociale pr&#233;f&#232;re d&#233;penser jusqu'&#224; quatre fois le montant d'un loyer en HLM pour les h&#233;berger dans des h&#244;tels taudis, dramatiques pour la sant&#233;. Des mouvements fleurissent un peu partout pour d&#233;noncer cette situation. De nombreux professionnels ont d&#233;cid&#233; de sortir de leur devoir de r&#233;serve pour se mettre en premi&#232;re ligne des mouvements revendicatifs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 27 ao&#251;t 2003, 10h 45, Quai de la R&#226;p&#233;e, Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec l'appui de l'association Droit au logement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='DAL - 8, rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris. T&#233;l. 01 42 78 22 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, des familles expuls&#233;es et plac&#233;es dans des h&#244;tels occupent la Direction de l'action sociale, de l'enfance et de la famille (DASES) pour quelques heures. Elles racontent &#224; qui veut bien les entendre, les chambres d'h&#244;tels de 10 m2 abritant parfois une famille enti&#232;re, sans douche ni coin cuisine, ces h&#244;tels souvent insalubres dans lesquels les services sociaux les ont log&#233;es, les loyers astronomiques repr&#233;sentant des co&#251;ts faramineux pour ces m&#234;mes services comme pour les personnes h&#233;berg&#233;es auxquelles il est demand&#233; une participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les loyers &#187;, illustre le DAL avec virulence, &#171; vont de 1000 &#224; 2500 euros pour des chambres de 6 &#224; 12 m2. Les sommes pay&#233;es par les familles d&#233;passent toujours le prix qu'elles paieraient pour un logement social et peuvent repr&#233;senter jusqu'&#224; quatre fois le montant d'un loyer HLM &#187;. En outre, les enfants sont souvent les premi&#232;res victimes de cet &#233;tat de fait aberrant : saturnisme, asthme et maladies respiratoires marquent souvent ces &#233;tapes de la vie, et le travail scolaire peut difficilement &#234;tre effectu&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, malgr&#233; les demandes d'habitat social renouvel&#233;es (beaucoup d'entre elles sont activ&#233;es depuis plus de dix ans), malgr&#233; les sommes exorbitantes, malgr&#233; les conditions de vie scandaleuses, plusieurs situations se p&#233;rennisent. &#171; Certaines prises en charge h&#244;teli&#232;res ont ainsi atteint plus de 150 000 euros &#224; la charge de l'&#201;tat ! &#187; calcule encore le DAL, &#233;voquant aussi les 100 000 jugements d'expulsion prononc&#233;s annuellement et un taux de construction de logements sociaux de plus en plus faible. Pour les seules ann&#233;es 2001 et 2002, le Haut comit&#233; pour le logement des personnes d&#233;favoris&#233;es avait d'ailleurs r&#233;cemment constat&#233; une augmentation d'environ 19 % des expulsions locatives effectu&#233;es avec le concours de la force publique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fondation Abb&#233; Pierre (FAP), qui organisait une table ronde sur la question le 8 d&#233;cembre 2003 &#8212; et qui a f&#234;t&#233; le cinquantenaire de l'appel fondateur le mois de f&#233;vrier dernier &#8212;, rappelle que le recensement 1999 estime &#224; 11 000 le nombre de personnes vivant en chambre d'h&#244;tel &#224; Paris, et que chaque ann&#233;e, 15 millions d'euros de financement public au titre de l'action sociale sont engloutis, dont 2, 74 millions d'euros vers&#233;s au titre de l'aide &#224; l'enfance par la collectivit&#233; parisienne. La FAP r&#233;clame au moins &#171; une vraie h&#244;tellerie sociale &#187; offrant des normes d'habitation d&#233;centes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des h&#244;tels &#171; sociaux &#187; insalubres et exorbitants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quinze jours apr&#232;s la premi&#232;re occupation, en septembre, une trentaine de ces m&#234;mes familles r&#233;investissaient la m&#234;me DASES. Elles d&#233;non&#231;aient avec encore plus de force une spirale infernale, et exigeaient la r&#233;activation des prises en charge interrompues pour des familles plac&#233;es &#224; l'h&#244;tel &#171; contraintes d'assumer seules des loyers de 2000 euros, pour que leur participation n'exc&#232;de pas 20 % de leurs revenus &#187;. Elles renouvelaient leurs demandes d'h&#244;tels d&#233;cents, la mise en place d'un processus de relogement et la tenue d'une table ronde impliquant les familles elles-m&#234;mes, les municipalit&#233;s, la pr&#233;fecture et les services de police sur la question du devenir des personnes expuls&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2002, l'association des familles victimes du saturnisme (AFVS)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='AFVS - c/o ESH - 78-80 rue de la R&#233;union - 75020 Paris. T&#233;l. 01 44 64 04 47. (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait d&#233;j&#224; signal&#233;, conjointement avec le DAL, l'h&#233;bergement des familles &#171; dans des h&#244;tels dits &#171; sociaux &#187; mais extr&#234;mement co&#251;teux pour la collectivit&#233; et remplis de plomb mettant en grand danger la sant&#233; des enfants qui y habitent &#187;, aupr&#232;s des ministres d'alors de la Sant&#233; et du Logement, Bernard Kouchner et Marie-No&#235;lle Lienneman. Elles fournissaient les noms et les adresses, dans au moins quatre arrondissements parisiens, pour une demi-douzaine de ces &#171; h&#244;tels plomb&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations pr&#233;cisaient que certaines familles vivaient dans ces lieux dangereux &#171; jusqu'&#224; cinq ans, voire plus &#187; ; elles r&#233;p&#233;taient que les &#233;normes loyers mensuels &#233;taient pris en charge pour partie par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE), qui pouvait parfois s'arr&#234;ter, le co&#251;t restant alors &#224; la charge des familles. Paradoxe absolu : &#171; les locations mensuelles qui durent parfois plusieurs ann&#233;es, calcul&#233;es sur un prix &#171; &#224; la journ&#233;e &#187; constituent une rente exorbitante pour les propri&#233;taires d'h&#244;tels confort&#233;s par la demande des services sociaux &#187;, les sommes pay&#233;es en l'occurrence par ces familles prouvent &#224; l'&#233;vidence que celles-ci sont tout &#224; fait capables de payer un loyer social normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le saturnisme, rappelons qu'une Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) avait reconnu pour la premi&#232;re fois, en juillet 2003, le pr&#233;judice d'&#171; omission de porter secours &#224; personne en danger &#187; port&#233; &#224; treize familles d'enfants intoxiqu&#233;s par le plomb. Qui plus est, cinq nouveaux dossiers pr&#233;sent&#233;s au mois de septembre se sont vus, malgr&#233; l'avis contraire du Procureur de la R&#233;publique, rendre &#233;galement un jugement positif, par la m&#234;me reconnaissance judiciaire du pr&#233;judice subi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 octobre 2003, d'autres familles sans logis occupaient le minist&#232;re de la Ville. Re&#231;ues par le chef de cabinet de Jean-Louis Borloo et par un charg&#233; de mission, elles exigeaient la construction de 200 000 logements sociaux par an, l'arr&#234;t des expulsions sans relogement et la r&#233;quisition des &#8212; nombreux &#8212; logements vacants parisiens. Les politiques s'&#233;taient alors g&#233;n&#233;reusement engag&#233;s &#224; fournir un toit &#171; d&#233;cent &#187; aux cinq cents familles soutenues par le DAL d'ici No&#235;l. Mais, constatant un mois plus tard &#171; z&#233;ro relogement &#187;, un autre rassemblement avait appuy&#233; une nouvelle r&#233;union entre ministre et DAL, le 23 novembre 2003. Et encore un mois plus tard, le DAL faisait de nouveau le compte : une quinzaine (ou une trentaine, selon que l'on &#233;coute les services du ministre) de relogements effectifs sur cinq cents promesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par voie de cons&#233;quence, d'autres actions &#233;taient organis&#233;es : manifestation le 17 d&#233;cembre sous les fen&#234;tres de Dominique Versini, fausse r&#233;quisition quatre jours plus tard d'un b&#226;timent vide, r&#233;veillon le 24 d&#233;cembre aux Invalides et rassemblement le 28 devant l'h&#244;tel Crillon (qui, lui, sera r&#233;prim&#233; : quatre bless&#233;s, dont trois m&#232;res de famille). Aux yeux des militants en effet, une seule solution, l'application de la loi de r&#233;quisition. La situation se d&#233;bloquera quelques jours apr&#232;s la manifestation embl&#233;matique des travailleurs sociaux et du DAL du 2 f&#233;vrier : apr&#232;s un campement sur l'Esplanade des Invalides, un accord &#233;tait sign&#233; le 7 f&#233;vrier pour un &#171; calendrier de relogements prioritaires &#187;. 280 familles devront &#234;tre relog&#233;es &#171; d'ici l'&#233;t&#233; &#187;, et la totalit&#233; avant la fin de l'ann&#233;e. En outre, le 13 mars 2004, deux jours avant la fin de la tr&#234;ve hivernale, le collectif pr&#233;voit de se retrouver dans la rue aux c&#244;t&#233;s d'autres organisations ou syndicats (AC !, ACDL, APEIS, Collectif des Travailleurs sociaux d'Ile de France pour le droit au logement, CGT ch&#244;meurs, SUD Sant&#233; Sociaux, Droit Au Logement, G10 solidaire, Sud PTT) pour une manifestation parisienne (14 heures &#224; R&#233;publique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence est l&#224;. En effet, certains de ces h&#244;tels sont particuli&#232;rement connus par les associations pour leurs conditions d'h&#233;bergement indignes &#8212; c'est parfois un euph&#233;misme &#8212;, leur co&#251;t et leur insalubrit&#233;. Le 14 octobre 2003 &#8212; le jour m&#234;me de la mort de L&#233;on Schwarzenberg, pr&#233;sident d'honneur du DAL &#8212;, des familles avaient organis&#233; une &#171; nuit de d&#233;nonciation &#187; : avec b&#226;ches et sacs de couchage, elles avaient camp&#233; devant leur h&#244;tel de Belleville (Paris), informant les habitants et tirant un nouveau signal d'alarme envers les pouvoirs publics. Le lendemain &#224; 8 heures, une trentaine de policiers les &#233;vacuaient (sans heurt). Elles avaient donc regagn&#233; leurs chambres insalubres de 8 m2 : pr&#233;sence de plomb dans les peintures, &#233;croulement de plafonds, humidit&#233; omnipr&#233;sente, douches sur les paliers non fonctionnelles, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faire devant cet &#233;tat de fait ? C'est dans ce contexte plus que d&#233;grad&#233; que les collectifs franciliens de travailleurs sociaux pour le droit au logement se sont constitu&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Collectif parisien - c/o CGT - 3, rue du Ch&#226;teau d'eau - 75010 Paris. T&#233;l. 01 (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mont&#233; en f&#233;vrier 2003, un collectif parisien a rejoint la mobilisation initi&#233;e quelques mois plus t&#244;t (novembre 2002) par leurs coll&#232;gues de Seine-Saint-Denis (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-responsabilite-d-alerter-d-informer-de-nous-battre' class='spip_in'&gt;lire l'interview de la coordination&lt;/a&gt;). Soutenus par plusieurs syndicats, ils ont d&#233;nonc&#233; eux aussi la p&#233;nurie de logements et de structures d'h&#233;bergement : &#171; pour certains, la seule solution, ce sont les h&#244;tels, souvent sordides et dont la majeure partie des frais est prise en charge par les fonds publics &#187;. Plus encore, solidaires avec ceux &#171; qui subissent toutes ces violences institutionnelles &#187;, ils ont clam&#233; leur impuissance : &#171; nous, travailleurs sociaux, quel que soit notre secteur d'activit&#233;, ne sommes plus en mesure d'assurer nos missions &#187; expliquait l'appel &#224; un premier rassemblement devant la mairie de Paris, le 15 octobre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les travailleurs sociaux dans la bagarre, de plus en plus nombreux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les collectifs franciliens &#8212; actifs dans le 93 et le 75, &#233;mergeant dans le 92 (Hauts-de-Seine) et donnant ses premiers rendez-vous dans le Val-de-Marne (94) o&#249;, le 16 d&#233;cembre 2003, un premier rassemblement a eu lieu devant la pr&#233;fecture) &#8212; ne s'essoufflent pas. Des rencontres avec les politiques ont r&#233;guli&#232;rement lieu en r&#233;gion, en pr&#233;fecture, en mairie ou dans les minist&#232;res. Le 15 octobre 2003, une d&#233;l&#233;gation de la coordination des travailleurs sociaux avait &#233;t&#233; re&#231;ue par les trois adjoints au maire parisien charg&#233;s du logement, de la solidarit&#233;, et de la lutte contre l'exclusion. Les professionnels leur avaient demand&#233; l'organisation d'une table ronde r&#233;gionale en pr&#233;sence du pr&#233;fet, pour tenter de rem&#233;dier aux graves perturbations du travail social entra&#238;n&#233;es &#171; par la p&#233;nurie de logements tr&#232;s sociaux et la saturation du parc d'urgence ou h&#244;telier qui limitent consid&#233;rablement les solutions disponibles pour le traitement des situations les plus difficiles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutenant leur demande et &#171; partageant la pr&#233;occupation de ces personnels &#187;, les trois adjoints ont d'ailleurs relay&#233; la demande d'une coordination institutionnelle r&#233;gionale &#171; assurant une r&#233;partition plus &#233;quilibr&#233;e de la production de structures d'accueil et d'h&#233;bergement pour les plus d&#233;munis, int&#233;grant les besoins des demandeurs d'asile et d&#233;bout&#233;s, sur le territoire francilien &#187;. On attend donc la fameuse table ronde. Mais globalement, consid&#233;rant le fort recul des cr&#233;dits d'aide au logement dans la loi de finances 2004, l'insuffisance des cr&#233;dits affect&#233;s &#224; l'urgence sociale et la perspective d'une d&#233;centralisation du fonds solidarit&#233; logement (FSL) sans garantie des transferts financiers, les &#233;lus n'ont pu aussi qu'avouer leur propre inqui&#233;tude. Tout en appelant de leurs v&#339;ux que les engagements de l'&#201;tat formalis&#233;s dans une convention logement sign&#233;e avec la Ville d&#233;but 2002 soient respect&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des collectifs franciliens de travailleurs sociaux a eu lieu le 4 novembre 2003, &#224; laquelle avaient particip&#233; environ cent cinquante personnes. Des d&#233;cisions y avaient &#233;t&#233; prises, du type de l'envoi par fax au Premier ministre d'une fiche alerte d&#232;s la rencontre d'une situation d'urgence li&#233;e au logement, ou d'une lettre-type au ministre des Affaires sociales &#224; exp&#233;dier directement par les personnes concern&#233;es par des difficult&#233;s d'acc&#232;s au logement. Deux journ&#233;es d'action r&#233;gionales avaient &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es : le 20 novembre, journ&#233;e internationale des droits de l'enfant, &#224; l'occasion de laquelle un rassemblement aura lieu devant le minist&#232;re du logement, les travailleurs sociaux brandissant des poup&#233;es ou des baigneurs &#171; pour d&#233;noncer le drame des enfants laiss&#233;s &#224; la rue faute de volont&#233; politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Re&#231;ue par une charg&#233;e de mission du ministre, une d&#233;l&#233;gation de douze personnes travaillant en CHRS, en centres d'h&#233;bergement d'urgence ou issues des services sociaux d&#233;partementaux (93, 94 et 75), ainsi que des familles, rappelleront leur triste constat : carence de logements sociaux, saturation g&#233;n&#233;ralis&#233;e des 115, engorgement des structures d'h&#233;bergement d'urgence, nombre croissant d'expulsions en Ile de France, probl&#232;mes de saturnisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre AG le 16 d&#233;cembre 2003, en pr&#233;sence de journalistes de l'&#233;mission Lundi investigation de Canal + qui pr&#233;pare un documentaire (crypt&#233;) pour ce mois de f&#233;vrier sur la question. Apr&#232;s compte rendu d'une d&#233;l&#233;gation re&#231;ue par une charg&#233;e de mission de Dominique Versini et un tour d'horizon des forces des diff&#233;rents collectifs, les t&#233;moignages &#233;manant d'enseignants, de travailleurs sociaux de CHRS ou de la PJJ, ont rappel&#233; les difficult&#233;s quotidiennes du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques d&#233;cisions ont &#233;t&#233; prises pour cette ann&#233;e 2004 : action en coordination avec la Fondation Abb&#233; Pierre le 2 f&#233;vrier 2004 &#224; l'occasion de l'anniversaire de l'appel de l'hiver 1954 (un colloque aura lieu, organis&#233; par la FAP, o&#249; un membre du collectif &#233;tait invit&#233; &#224; intervenir) ; projection &#224; Bobigny du film La raison du plus fort, support d'un travail de sensibilisation des habitants sur la question du logement (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-raison-du-plus-fort' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;) ; action commune dans la premi&#232;re quinzaine de mars, le jour m&#234;me de la suspension de la tr&#234;ve hivernale, pour demander un moratoire aux expulsions locatives. Sans parler de la continuation du travail d'interpellation des &#233;lus par les d&#233;l&#233;gations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En aval des probl&#232;mes de p&#233;nurie, de budgets en recul et d'habitat d&#233;grad&#233;s qui forment une effrayante toile de fond, les travailleurs sociaux connaissent malheureusement bien ces h&#244;tels-taudis : &#171; pour d'autres, la seule solution, &#187; exposait ainsi le collectif parisien en fin d'ann&#233;e, &#171; ce sont les h&#244;tels, souvent sordides. Loger dans un h&#244;tel, c'est l'impossibilit&#233; de faire la cuisine, c'est ignorer la dur&#233;e de son s&#233;jour : trois jours ici, dix ans l&#224;-bas, et apr&#232;s ? Une seule assurance en h&#244;tel : le co&#251;t exorbitant de la note. Par exemple, pour une famille de cinq personnes, deux chambres d'h&#244;tel co&#251;tent 4500 euros par mois, et cela depuis quinze mois &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, une partie des frais &#233;tant prise en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance, il est permis de penser que cet argent pourrait &#234;tre utilis&#233; pour une politique de logement social&#8230; plus adapt&#233;e. Les travailleurs sociaux r&#233;clament aussi l'application de la loi de r&#233;quisition et le maintien de l'article de la loi SRU (comme Solidarit&#233; et renouvellement urbain) obligeant les communes urbaines &#224; r&#233;aliser au moins 20 % de logements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les d&#233;partements d'Ile-de-France ne disposent pas (encore ?) de collectif de travailleurs sociaux pour le droit au logement. N&#233;anmoins, quelques-uns s'engagent, tel le Val d'Oise (95), organisant des actions, et n'h&#233;sitant pas &#224; les r&#233;p&#233;ter : le 31 mars 2003, &#224; la suite d'un appel intitul&#233; SOS logements pour tous, trois cents professionnels et b&#233;n&#233;voles d'associations avaient manifest&#233; devant la pr&#233;fecture du d&#233;partement leur &#171; impossibilit&#233; &#224; conduire des missions faute de logements en quantit&#233; et en qualit&#233; au profit des personnes en situation sociale &#187;. Six mois plus tard, force leur a &#233;t&#233; de constater que non seulement rien n'avait chang&#233;, mais que la situation avait plut&#244;t empir&#233; : les bidonvilles r&#233;apparaissent, les h&#244;tels sont satur&#233;s, le budget logement est amput&#233; de 8 %, le nombre de copropri&#233;t&#233;s en difficult&#233; s'est accru, les communes refusent de construire du logement social, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &#224; l'initiative de l'Union d&#233;partementale des associations g&#233;rant des structures d'h&#233;bergement et d'insertion (UDASHI 95), de la f&#233;d&#233;ration francilienne des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars) et d'Initiatives pour le droit au logement pour tous (IDL 95), une op&#233;ration a &#233;t&#233; concoct&#233;e le 12 d&#233;cembre 2003, d&#233;nomm&#233;e Nuit blanche : un logement pour tous. Toutes les personnes concern&#233;es (quelques avis avaient d'ailleurs &#233;t&#233; publi&#233;s dans la presse locale) par l'&#171; application sans r&#233;serve d'un droit au logement pour tous &#187; s'&#233;taient ainsi donn&#233; rendez-vous sur le parvis de la pr&#233;fecture du d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une probl&#232;matique envisag&#233;e au Forum social europ&#233;en&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;12 novembre 2003, FSE, La Villette (Paris). Un atelier europ&#233;en sur le logement pointe, dans l'ensemble des pays europ&#233;ens, un recul des formes d'intervention publique en mati&#232;re de logement et d'habitat, entra&#238;nant des situations de pr&#233;carit&#233; et&#8230; g&#233;n&#233;rant des combats pour le droit au logement. Trois jours plus tard, une manifestation unitaire parisienne avait d'ailleurs eu lieu pour le logement, en plein Forum social, appel&#233;e &#8212; entre autres &#8212; par une Plateforme pour le droit au logement opposable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre illustration de cette r&#233;alit&#233; europ&#233;enne : le 27 novembre 2003, lors d'une rencontre des ministres europ&#233;ens du logement &#224; Padoue (Italie), les sans &#8212; qu'on appelle au-del&#224; des Alpes les disobedienti, les &#171; d&#233;sob&#233;issants &#187; &#8212; se sont spectaculairement manifest&#233;s. &#171; R&#233;quisitionnant &#187; un palais appartenant &#224; la ville et vide depuis dix ans, ils ont propos&#233; d'en faire un centre social, un &#171; lieu proposant des services que la ville ne fournit pas &#187; : aide et conseils pour sans-logis, sans papiers, sans emplois&#8230; Le porte-parole de Droit au logement, Jean-Baptiste Eyraud, de m&#234;me que le r&#233;seau No vox, participaient &#224; cette action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;solument europ&#233;en, No vox s'&#233;tait mis en place &lt; &lt;a href=&#034;http://www.novox.ras.eu.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.novox.ras.eu.org&lt;/a&gt; &gt; lors du premier forum social europ&#233;en, et avait organis&#233; la marche europ&#233;enne des sans voix, partie en avril 2003 et arriv&#233;e huit mois plus tard &#224; Rome. Parmi leurs revendications, certaines concernaient le logement : l'Europe, affirme le r&#233;seau, est actuellement caract&#233;ris&#233;e par une flamb&#233;e des loyers, une sp&#233;culation immobili&#232;re galopante, des politiques publiques de &#171; pr&#233;carisation des statuts locatifs &#187; et de &#171; r&#233;gression des politiques sociales du logement &#187;&#8230; Vingt et un millions d'Europ&#233;ens, selon No vox, sont &#171; mal-log&#233;s ou sans logis &#187;, et les expulsions se multiplient. Un &#171; v&#233;ritable &#187; droit au logement &#233;tait r&#233;clam&#233; &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne, de m&#234;me que l'arr&#234;t des expulsions, la r&#233;alisation massive de logements sociaux, la r&#233;quisition des logements vacants, et la reconnaissance du droit &#224; occuper des friches, locaux et logements vacants pour cr&#233;er des solutions alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allant dans le m&#234;me sens, un espace de globalisation des luttes et des actions de d&#233;sob&#233;issance (GLAD) r&#233;unissant des mouvements de sans et voulant mutualiser des alternatives concr&#232;tes, avait &#233;galement pos&#233; son chapiteau pendant les trois jours du FSE. On y trouvait des Fran&#231;ais (AC !, Droits devant !, APEIS, DAL, CDSL, etc.), les desobedienti transalpins, des Grecs, des Espagnols, et des sections d'Attac de nombreux autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un droit au logement opposable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit le c&#244;t&#233; vers lequel on s'oriente, les inqui&#233;tudes, quand ce ne sont pas les menaces directes, sont vives : ainsi, un amendement s&#233;natorial avait carr&#233;ment confi&#233; aux maires, d&#233;but novembre, le droit de r&#233;servation de l'habitat social, jusqu'alors r&#233;serv&#233; aux pr&#233;fets. Les associations s'en &#233;taient &#233;mues : risque &#233;vident de discrimination, porte largement ouverte &#224; tous les &#233;go&#239;smes municipaux alors qu'il est essentiel de se diriger vers une solution d'ensemble, tout cela r&#233;sumant abruptement, pour le DAL, une volont&#233; d'interdiction d'acc&#232;s au logement social pour les populations &#171; les plus pr&#233;caris&#233;es et ind&#233;sirables &#187;. Quelques jours plus tard, le Haut comit&#233; pour le logement des personnes d&#233;favoris&#233;es fera d'ailleurs part de son inqui&#233;tude devant une telle disposition. Mais il faudra attendre la rencontre du collectif Alerte avec le Premier ministre, le 15 d&#233;cembre 2003, pour que soit d&#233;cid&#233;e une r&#233;elle marche arri&#232;re par rapport &#224; cette menace d'aggravation de s&#233;gr&#233;gation urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un rapport remis &#224; Chirac le 9 d&#233;cembre 2003, le m&#234;me Haut comit&#233; pour le logement des personnes d&#233;favoris&#233;es avait formul&#233; quelques propositions, dont un droit au logement opposable. Face aux d&#233;r&#232;glements du march&#233; et &#224; la dilution des responsabilit&#233;s, le principe de droit au logement se verrait consolid&#233; pour devenir un peu plus effectif, dans la mesure o&#249; il comporterait une obligation de r&#233;sultat : tout citoyen aurait la possibilit&#233; d'exercer un recours contentieux contre un refus d'attribution d'un logement social. Une autorit&#233; politique serait responsable de la question du logement &#8212; conseil r&#233;gional ou intercommunalit&#233;s &#8212; et serait dot&#233;e d'un &#171; outil fiscal &#187;, avec l'objectif de financer la production de logements sociaux dans les quartiers o&#249; les prix du foncier et de l'immobilier sont &#233;lev&#233;s (on imagine les r&#233;ticences que l'id&#233;e va entra&#238;ner). Enfin, cette autorit&#233; aurait pouvoir d'intervention dans l'attribution des logements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le logement, une question cruciale dont on peut penser qu'elle ne peut qu'&#233;voluer dans une direction moins aberrante, plus juste. Le plus vite serait le mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.globenet.org/dal&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;DAL&lt;/a&gt; - 8, rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris. T&#233;l. 01 42 78 22 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AFVS - c/o ESH - 78-80 rue de la R&#233;union - 75020 Paris. T&#233;l. 01 44 64 04 47.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi Saturnisme infantile et action publique, Christine Dourlens, L'Harmattan&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Collectif parisien - c/o CGT - 3, rue du Ch&#226;teau d'eau - 75010 Paris. T&#233;l. 01 44 84 50 50 (Merch&#233; Zuniga-Assouline) - mail : &lt;a href='https://www.lien-social.com/colparistslog@voil&#224;. fr' class='spip_url'&gt;colparistslog@voil&#224;. fr&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Coordination des travailleurs sociaux du 93 - 31 avenue Salvador Allende - 93 000 Bobigny. T&#233;l. 01 41 60 96 94 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:logementpourtous@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;logementpourtous@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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