<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=237&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Quartiers sensibles : le bilinguisme en co-th&#233;rapie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quartiers-sensibles-le-bilinguisme-en-co-therapie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Quartiers-sensibles-le-bilinguisme-en-co-therapie</guid>
		<dc:date>2023-04-24T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Couple</dc:subject>
		<dc:subject>Psychoth&#233;rapie</dc:subject>
		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;rapies familiales</dc:subject>
		<dc:subject>1338</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'articulation Psychologue/&#233;ducateur en contexte psychosocial et interculturel est parfois essentiel afin de permettre de faire un travail de fond sur toutes les composantes de la psych&#232; mais aussi sociales et familiales des familles accompagn&#233;es au quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Cit&#233; &#233;ducative est le nom donn&#233; &#224; La Seyne sur mer au Programme de r&#233;ussite &#233;ducative (PRE) qui met en place des activit&#233;s favorisant la r&#233;ussite &#233;ducative des &#233;l&#232;ves comme par exemple des projets culturels. Des permanences de rencontres y (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Parentalite" rel="tag"&gt;Parentalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Couple" rel="tag"&gt;Couple&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychotherapie" rel="tag"&gt;Psychoth&#233;rapie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Therapies-familiales" rel="tag"&gt;Th&#233;rapies familiales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1338-" rel="tag"&gt;1338&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'articulation Psychologue/&#233;ducateur en contexte psychosocial et interculturel est parfois essentiel afin de permettre de faire un travail de fond sur toutes les composantes de la psych&#232; mais aussi sociales et familiales des familles accompagn&#233;es au quotidien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Cit&#233; &#233;ducative est le nom donn&#233; &#224; La Seyne sur mer au Programme de r&#233;ussite &#233;ducative (PRE) qui met en place des activit&#233;s favorisant la r&#233;ussite &#233;ducative des &#233;l&#232;ves comme par exemple des projets culturels. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_6841 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH349/capture_d_e_cran_2023-04-19_a_10.17.29-07c7e.png?1693476212' width='400' height='349' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Des permanences de rencontres y sont organis&#233;es avec des parents rep&#233;r&#233;s en difficult&#233;s par les enseignants au sein des &#233;coles.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le cas, ce jour-l&#224;, de Yasmine, 38 ans, m&#232;re de deux fillettes de trois et deux ans. Yousra, l'a&#238;n&#233;e, rep&#233;r&#233;e d&#232;s les premiers jours de la rentr&#233;e par la ma&#238;tresse, pr&#233;sente de s&#233;rieux troubles de comportement, faisant penser &#224; un trouble de la sph&#232;re autistique. Elle a besoin d'une prise en charge th&#233;rapeutique adapt&#233;e, afin d'&#233;viter un &#233;chec lors de son entr&#233;e en maternelle. Sa maman s'est mari&#233;e avec un cousin pour partir de chez elle dans un contexte d'enfance difficile, sa propre m&#232;re l'ayant donn&#233;e &#224; sa tante. Tr&#232;s vite est n&#233;e Yousra, puis Na&#239;ma dans un contexte d'isolement maternel assez d&#233;vastateur, nous soup&#231;onnons m&#234;me une d&#233;pression du post-partum suite au premier accouchement. La naissance d'une enfant est toujours un moment d&#233;licat psychiquement dans la vie d'une femme surtout lorsque celle-ci se d&#233;roule dans un contexte d'exil et d'isolement. De plus elle vit avec son mari qui est ouvrier dans le b&#226;timent dans un logement pollu&#233; par un important trafic de drogue, ce qui cr&#233;&#233; une ins&#233;curit&#233; suppl&#233;mentaire. Souvent, ces femmes deviennent m&#232;re et &#233;pouse sans avoir coch&#233; la case femme. L'expression des &#233;motions leur est difficile et le fait de s'exprimer en langue maternelle est tr&#232;s &#233;tayant. Cela a permis &#224; cette maman d'acc&#233;der &#224; toutes les propositions de soin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous allons travailler &#224; plusieurs niveaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re rencontre s'est faite Yousra et sa m&#232;re. Puis, tr&#232;s vite, nous sommes all&#233;s rencontrer la famille enti&#232;re au domicile, afin de rencontrer le p&#232;re le soir apr&#232;s son travail ce qui nous aussi permis de faire la connaissance de Na&#239;ma.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis, nous avons beaucoup travaill&#233; le lien m&#232;re/enfant et une fois le CAMPS mis en place et les progr&#232;s de Na&#239;ma effectifs (elle a pu rester dans une scolarit&#233; normale) est apparu un grand besoin pour Madame de travailler sur son histoire d'autant plus que venait de na&#238;tre un petit gar&#231;on.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous n'avons pas h&#233;sit&#233; &#224; parler de nous, sans rentrer dans trop d'intimit&#233; pour s'affilier et r&#233;sonner en elle afin qu'elle nous fasse confiance et qu'elle puisse avancer dans ce travail th&#233;rapeutique &#224; deux voix.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'interviens depuis pr&#232;s de quinze ans dans une association de soutien &#224; la fonction parentale &#224; la Seyne sur Mer en qualit&#233; de Psychologue clinicienne/Psychoth&#233;rapeute familial et plus particuli&#232;rement dans un dispositif d'&#201;tat le Programme de r&#233;ussite &#233;ducative (PRE) qui vise la r&#233;ussite des &#233;l&#232;ves de 3 &#224; 16 ans dans les quartiers prioritaires o&#249; j'anime des consultations de guidance parentale seule et de th&#233;rapie familiale en bin&#244;me Psychologue/&#233;ducateur dans un contexte interculturel.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Seyne sur mer est compos&#233;e d'une cit&#233; d'environ 15 000 habitants dont les habitants sont la plupart sont issus de l'immigration : S&#233;n&#233;gal, Maghreb&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s vite, nous nous sommes rendus compte qu'intervenir en prenant le probl&#232;me de front &#233;tait une erreur et que le travail affiliatif s'av&#233;rait capital surtout pour des familles exil&#233;es et souvent traumatis&#233;es. Quand elles arrivent au PRE, la porte d'entr&#233;e est quasiment toujours scolaire, les &#233;tablissements &#233;tant les premiers orienteurs. Le but &#233;tant d'&#233;viter des &#233;checs scolaires parfois tr&#232;s fr&#233;quents.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;quipe met alors en place diff&#233;rentes r&#233;&#233;ducations (orthophonie, psychomotricit&#233;, des bilans le plus souvent neuropsychologiques et activit&#233;s afin de favoriser la r&#233;ussite &#233;ducative de l'enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
La grande majorit&#233; des consultations se font in situ au c&#339;ur de la cit&#233;, dans les &#233;tablissements scolaires ou bien encore &#224; domicile, ce qui &#233;vite de perdre les familles et permet de se mettre d'embl&#233;e &#224; leur port&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
La coordinatrice &#233;value les besoins avec l'&#233;ducateur r&#233;f&#233;rent fait le premier entretien d'&#233;valuation et ils m'en parlent par la suite si des besoins psychologiques se font sentir. Je fais en moyenne deux jours de pr&#233;sence par semaine et de consultations dans leurs locaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand des personnes ma&#238;trisent mal le fran&#231;ais nous avons la grande chance de faire les entretiens en traduction simultan&#233;e pour favoriser l'&#233;mergence et l'expression des &#233;motions avec deux coll&#232;gues d'origine Maghr&#233;bine.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est souvent la langue arabe qui est n&#233;cessaire ce que ma&#238;trise le coll&#232;gue &#233;ducateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le concept de &#171; marmites &#187; d&#233;velopp&#233; par le Docteur Ibrahim P&#233;dopsychiatre s'est lors rapidement impos&#233; &#224; nous car comment s'affilier &#224; une famille exil&#233;e sans donner une part en nous-m&#234;mes pour rentrer en r&#233;sonance avec elle sans raconter sa vie priv&#233;e ni rentrer dans la familiarit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet le Docteur Ibrahim nous a propos&#233; lors d'une formation de rencontrer autrement les familles qu'avec notre &#233;tiquette professionnelle qui fait souvent tr&#232;s peur, pour ma part celle du &#171; m&#233;decin des fous &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand nous intervenons avec les familles nous utilisons aussi le questionnement indirect qui &#233;vite de mettre d'embl&#233;e la famille en accusation face aux probl&#232;mes de leurs enfants. Toutes les questions, r&#233;flexions ou interrogations passent par la th&#233;rapeute.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les concepts syst&#233;miques de circularit&#233; et de travail familial se sont aussi r&#233;v&#233;l&#233;s n&#233;cessaire pour travailler sur le groupe familial autour de notions telles que R&#233;silience.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Psychologue et l'&#233;ducateur devenant une base de s&#233;curit&#233; provisoire sur laquelle la famille peut s'appuyer pour r&#233;cup&#233;rer un mode de fonctionnement meilleur et surtout d&#233;pollu&#233; des traces traumatiques bien souvent li&#233;es au contexte dans lequel s'est d&#233;roul&#233; l'exil. Nous utilisons aussi beaucoup les objets flottants tels que le g&#233;nogramme (sorte de carte familiale en plus complexe) afin de faciliter l'&#233;mergence de la parole et des &#233;motions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats de nos actions le d&#233;montrent : le travail en bilinguisme permet aux &#233;motions de se lib&#233;rer et d'accueillir r&#233;ellement les personnes accompagn&#233;es dans toutes leurs dimensions psychiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon r&#244;le est d'&#339;uvrer au quotidien pour la r&#233;ussite scolaire et &#233;ducative des enfants. Les mineurs que nous accompagnons au quotidien font partie d'un syst&#232;me familial avec pour chacun un parcours, une histoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, nous accueillons des familles de tout horizon et il nous semble essentiel de les accompagner avec bienveillance et une attention particuli&#232;re. Le fait de proposer des entretiens sous une autre forme notamment en faisant appel &#224; divers outils tels que les objets flottants, la traduction&#8239;etc. contribue &#224; rassurer les familles et rendre les rencontres d'autant plus riches en humanit&#233;. C'est dans ces moments que les appr&#233;hensions s'estompent et nous optimisions les chances de voir na&#238;tre une relation &#233;ducative et th&#233;rapeutique pour laisser place &#224; un suivi dans l'int&#233;r&#234;t des familles. L'approche ethno syst&#233;mique ouvre les champs des possibles et les possibilit&#233;s sont d'autant plus grandes lorsqu'un travail psycho &#233;ducatif peut &#234;tre propos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Bibliographie :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Ibrahim S. 2015 &lt;i&gt;&#171; Le b&#233;b&#233; est t&#233;moin des mondes. L'exp&#233;rience d'un espace de m&#233;diation ethnoclinique &#187;&lt;/i&gt;, Spirale num&#233;ro&#8239;75 p.94-102.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Delage M., Cyrulnik B., 2008 &lt;i&gt;&#171; Famille et R&#233;silience &#187;&lt;/i&gt;, Paris Odile Jacob.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Envie d'enfant : y a-t-il un &#226;ge pour &#234;tre parent ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Envie-d-enfant-y-a-t-il-un-age-pour-etre-parent</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Envie-d-enfant-y-a-t-il-un-age-pour-etre-parent</guid>
		<dc:date>2013-05-15T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1105</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;volution de notre soci&#233;t&#233; bouscule les jeunes g&#233;n&#233;rations dans leur rapport &#224; la parentalit&#233;. Si le contr&#244;le des naissances a permis de distinguer la sexualit&#233; de l'enfantement et de l'envie d'&#234;tre parent, il a tout autant confront&#233; la procr&#233;ation &#224; la culture consum&#233;riste. La banalisation de la fourniture d'ovocyte ou de paillettes de sperme, tout autant que l'&#233;chographie permettant de v&#233;rifier la conformit&#233; de l'embryon au mod&#232;le attendu, laissent croire que l'on pourrait choisir le sexe ou la couleur des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/critiques-de-videos" rel="directory"&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1105-" rel="tag"&gt;1105&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;volution de notre soci&#233;t&#233; bouscule les jeunes g&#233;n&#233;rations dans leur rapport &#224; la parentalit&#233;. Si le contr&#244;le des naissances a permis de distinguer la sexualit&#233; de l'enfantement et de l'envie d'&#234;tre parent, il a tout autant confront&#233; la procr&#233;ation &#224; la culture consum&#233;riste. La banalisation de la fourniture d'ovocyte ou de paillettes de sperme, tout autant que l'&#233;chographie permettant de v&#233;rifier la conformit&#233; de l'embryon au mod&#232;le attendu, laissent croire que l'on pourrait choisir le sexe ou la couleur des cheveux de son futur b&#233;b&#233;, comme au supermarch&#233;. Or, s'il y a bien un &#233;tat qui s'oppose &#224; l'imm&#233;diatet&#233;, c'est bien la grossesse. Le d&#233;sir d'enfant doit m&#251;rir. Le temps est l'alli&#233; de la maternit&#233; qui ne doit survenir ni trop t&#244;t, ni trop tard. Devenir parent implique de s'opposer au tout, tout de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendre un &#171; heureux &#233;v&#233;nement &#187;, c'est accepter le risque de la diff&#233;rence et se pr&#233;parer au deuil de l'enfant id&#233;al ou imaginaire. Autant de postures qui sont boulevers&#233;es par les grossesses pr&#233;coces. Certes, il existe toujours des accidents de parcours. Mais ce n'est pas le plus fr&#233;quent. M&#234;me s'ils n'&#233;tablissent pas toujours le lien avec les rapports sexuels, les adolescents sont bien inform&#233;s des m&#233;canismes de la reproduction. Il faut aller chercher ailleurs les raisons possibles : besoin de v&#233;rifier si son corps est bien op&#233;rationnel, reproduction d'un sch&#233;ma familial o&#249; il est de coutume d'enfanter jeune, compensation d'une carence affective, grossesse auto-agressive&#8230; Ce n'est que par le dialogue et l'empathie, ainsi que dans l'accordage de nos temporalit&#233;s si diff&#233;rentes, que l'on pourra accompagner les adolescentes enceintes, en se pla&#231;ant ni trop pr&#232;s, ni trop loin d'elles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;DVD 39 &#8364;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.anthea.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anth&#233;a&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;BP 219&lt;br class='manualbr' /&gt;83006 Draguignan Cedex&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 04 94 68 98 48&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La seconde vie des b&#233;b&#233;s morts</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-seconde-vie-des-bebes-morts</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-seconde-vie-des-bebes-morts</guid>
		<dc:date>2013-02-06T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1092</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La tradition a longtemps voulu que l'on fasse dispara&#238;tre le corps d'un b&#233;b&#233; mort, qu'on place sa m&#232;re sous s&#233;datif et qu'on l'incite &#224; oublier et &#224; en faire un autre. Entre le milieu des ann&#233;es 1980 et le milieu des ann&#233;es 1990, une mutation essentielle est intervenue dans le secteur hospitalier sous l'influence de la psychanalyse : le petit corps jusque-l&#224; cach&#233; aux yeux de ses parents, leur fut d'abord pr&#233;sent&#233;, puis habill&#233;. Le geste consistant &#224; toucher l'enfant d&#233;c&#233;d&#233;, &#224; le prendre dans ses bras, &#224; le (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1092-" rel="tag"&gt;1092&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L87xH150/arton3940-59c51.jpg?1694647544' width='87' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La tradition a longtemps voulu que l'on fasse dispara&#238;tre le corps d'un b&#233;b&#233; mort, qu'on place sa m&#232;re sous s&#233;datif et qu'on l'incite &#224; oublier et &#224; en faire un autre. Entre le milieu des ann&#233;es 1980 et le milieu des ann&#233;es 1990, une mutation essentielle est intervenue dans le secteur hospitalier sous l'influence de la psychanalyse : le petit corps jusque-l&#224; cach&#233; aux yeux de ses parents, leur fut d'abord pr&#233;sent&#233;, puis habill&#233;. Le geste consistant &#224; toucher l'enfant d&#233;c&#233;d&#233;, &#224; le prendre dans ses bras, &#224; le bercer, &#224; le recoucher, voire &#224; le photographier devait leur permettre d'acc&#233;der plus facilement &#224; une identit&#233; de parent, avant de pouvoir en faire le deuil. La mise en repr&#233;sentation physique devait prendre le pas sur la repr&#233;sentation verbale et symbolique. La rapidit&#233;, la radicalit&#233; et l'intensit&#233; de ce changement font l'objet, ici, d'une d&#233;construction m&#233;thodique de la part de Dominique Memmi qui cherche non &#224; remettre en cause ces pratiques, mais &#224; en comprendre les fondements th&#233;oriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est d'abord clinique : rien ne justifie ni scientifiquement, ni statistiquement cette d&#233;marche. Toutes les &#233;tudes, quant au devenir des parents endeuill&#233;s, d&#233;montrent qu'ils ne vont ni mieux, ni plus mal, apr&#232;s avoir pu regarder ou non leur b&#233;b&#233; mort. Aucune demande significative n'a jamais &#233;merg&#233; de leur part. C'est bien plus la conviction des soignants et des psychologues hospitaliers, persuad&#233;s que garder un souvenir visuel, mat&#233;rialiser la perte, donner un corps &#224; pleurer est essentiel, qui les d&#233;cide &#224; se plier &#224; ce nouveau rite. La rapide popularisation de ce nouvel usage a fini par transformer cette hypoth&#232;se en une v&#233;ritable norme, tr&#232;s vite naturalis&#233;e et d&#233;pouill&#233;e des aspects sociaux et culturels, historiquement construits : &#171; La souffrance suscit&#233;e par une perte d'enfant devenant un universel, les mani&#232;res d'y faire face tendent &#224; le devenir aussi, par-del&#224; le temps et l'espace &#187; (p.141).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Memmi replace cette &#233;volution des mentalit&#233;s dans un contexte marqu&#233; par l'instauration de l'autocontr&#244;le procr&#233;atif et la baisse de la mortalit&#233; infantile, par la lente mais r&#233;solue d&#233;l&#233;gation aux individus du devenir de leur corps et l'ardente obligation faite aux m&#232;res de d&#233;sirer l'enfant qu'elles engendrent et d'engendrer, envers et contre tout, l'enfant qu'elles ont d&#233;sir&#233;. Le compromis entre la d&#233;sincarnation de jadis et la tentation de r&#233;incarnation contemporaine constitue une entreprise normative cherchant &#224; combler la souffrance psychique et identitaire des parents. Pourtant, il reste un domaine o&#249; cette d&#233;marche est inconcevable : ce sont les services pratiquant l'IVG. Seuls les opposants &#224; ce droit osent exhiber des f&#339;tus et autres embryons. Comme quoi, la d&#233;pouille mortelle peut &#234;tre utilis&#233;e &#224; bien des desseins contradictoires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. EHESS, 2011 (206 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un centre pour les m&#232;res toxicomanes et leurs b&#233;b&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-centre-pour-les-meres-toxicomanes-et-leurs-bebes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Un-centre-pour-les-meres-toxicomanes-et-leurs-bebes</guid>
		<dc:date>2012-04-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1060</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis mars 2011, une &#233;quipe de professionnels du travail &#233;ducatif et de la petite enfance accueille des m&#232;res toxicomanes et leurs b&#233;b&#233;s pour des s&#233;jours de six mois, renouvelables une fois. Sont admissibles &#224; l'unit&#233; m&#232;re-enfant des femmes majeures en fin de grossesse ou avec leur nourrisson. Les candidates doivent &#234;tre sevr&#233;es ou suivre un traitement de substitution. Ce centre de soins unique en France, situ&#233; &#224; Amiens et encore m&#233;connu, qui base son action sur la vie quotidienne, peine &#224; faire le (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Toxicomanie" rel="tag"&gt;Toxicomanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1060-" rel="tag"&gt;1060&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3742-2a4e7.jpg?1694647563' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis mars 2011, une &#233;quipe de professionnels du travail &#233;ducatif et de la petite enfance accueille des m&#232;res toxicomanes et leurs b&#233;b&#233;s pour des s&#233;jours de six mois, renouvelables une fois. Sont admissibles &#224; l'unit&#233; m&#232;re-enfant des femmes majeures en fin de grossesse ou avec leur nourrisson. Les candidates doivent &#234;tre sevr&#233;es ou suivre un traitement de substitution.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ce centre de soins unique en France, situ&#233; &#224; Amiens et encore m&#233;connu, qui base son action sur la vie quotidienne, peine &#224; faire le plein.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Jeunes et drogues : moins d'&#233;cart entre les sexes&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Toxicomanie et maternit&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un centre pour les m&#232;res toxicomanes et leurs b&#233;b&#233;s &#224; Amiens&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#171; Il est urgent de revoir les conditions de placement des enfants &#187;, entretien avec Myriam Cassen, psychologue clinicienne et addictologue&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Soigner l'enfant en racontant une histoire : l'exp&#233;rience d'un groupe th&#233;rapeutique en MECS&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Initiative&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Dans une cr&#232;che municipale de Besan&#231;on, six places sont r&#233;serv&#233;es &#224; des enfants polyhandicap&#233;s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;TV lobotomie. La v&#233;rit&#233; scientifique sur les effets de la t&#233;l&#233;vision - Michel Desmurget&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Enfants et adolescents face au num&#233;rique. Comment les prot&#233;ger et les &#233;duquer - Jean-Charles Nayebi&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2012_-_1060_-_basse_def.pdf" length="14985077" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#232;re &#233;puis&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mere-epuisee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Mere-epuisee</guid>
		<dc:date>2011-06-15T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1022</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;St&#233;phanie Allenou est &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. Apr&#232;s avoir eu son premier enfant, elle a fait le choix de reprendre son travail &#224; mi-temps. Quand sa seconde grossesse s'est annonc&#233;e, elle s'en est r&#233;jouie avec son mari. Ils ont toujours imagin&#233; avoir une grande famille. Quand l'&#233;chographie r&#233;v&#232;le qu'elle attend des jumeaux, c'est la surprise et un peu l'inqui&#233;tude. Le couple fait n&#233;anmoins face, envisageant un cong&#233; parental pour la maman. Le premier tiers du r&#233;cit de St&#233;phanie Allenou retrace un cheminement (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1022-" rel="tag"&gt;1022&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton3515-2b971.jpg?1694608958' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;St&#233;phanie Allenou est &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. Apr&#232;s avoir eu son premier enfant, elle a fait le choix de reprendre son travail &#224; mi-temps. Quand sa seconde grossesse s'est annonc&#233;e, elle s'en est r&#233;jouie avec son mari. Ils ont toujours imagin&#233; avoir une grande famille. Quand l'&#233;chographie r&#233;v&#232;le qu'elle attend des jumeaux, c'est la surprise et un peu l'inqui&#233;tude. Le couple fait n&#233;anmoins face, envisageant un cong&#233; parental pour la maman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier tiers du r&#233;cit de St&#233;phanie Allenou retrace un cheminement assez classique, avec des r&#233;flexions propres aux pr&#233;occupations de jeunes parents. L&#224; o&#249; cela commence vraiment &#224; se g&#226;ter, c'est au moment de la naissance. Faisant preuve de beaucoup de courage et d'honn&#234;tet&#233;, l'auteure nous d&#233;crit comment le bonheur d'&#234;tre maman va se m&#234;ler intimement au sentiment de plus en plus pr&#233;gnant de vivre un v&#233;ritable enfer. C'est que g&#233;rer trois enfants en bas &#226;ge est loin d'une sin&#233;cure. M&#234;me si l'on s'en doutait avant d'ouvrir l'ouvrage, il n'est pas inutile de le rappeler. La description concr&#232;te qui nous en est faite ici est des plus explicite. Pr&#233;parer les biberons, changer les nourrissons, les sortir, les rentrer, les surveiller quand ils commencent &#224; ramper ou &#224; marcher, multipliant les b&#234;tises, s'occuper des lessives, &#233;tendre le linge, surveiller leur sant&#233;&#8230; La journ&#233;e est &#233;puisante. Mais la nuit ne l'est pas moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les b&#233;b&#233;s se r&#233;veillent &#224; tour de r&#244;le plusieurs fois dans la nuit. Ne pas r&#233;agir &#224; leurs pleurs, c'est prendre le risque que les deux autres se r&#233;veillent et se mettent &#224; leur tour &#224; pleurer &#224; l'unisson. &#171; Je vais devenir dingue ! J'ai l'impression de devoir canaliser un troupeau de petits d&#233;mons. &#187; En th&#233;orie, les enfants ob&#233;issent quand on leur pose des limites. En pratique, cela ne marche pas toujours. La preuve ! Et les commentaires des donneurs de le&#231;ons n'arrangent rien. Exasp&#233;r&#233;e, cette maman le reconna&#238;t : elle s'est mise &#224; ha&#239;r ses enfants. &#201;puis&#233;e, elle l'avoue, elle a commenc&#233; &#224; adopter des r&#233;ponses maltraitantes. D&#233;sesp&#233;r&#233;e, elle l'admet, elle a pens&#233; abandonner ses enfants, pour partir tr&#232;s loin et r&#233;ussir enfin &#224; dormir. Quand elle travaillait, elle appr&#233;ciait tout particuli&#232;rement de pouvoir se poser ou d'&#234;tre relay&#233;e face &#224; un enfant la mettant en difficult&#233;. En tant que m&#232;re, elle n'a retrouv&#233; ni le m&#234;me soutien, ni la m&#234;me possibilit&#233; de souffler, ni l'opportunit&#233; de se faire suppl&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la p&#233;riode la plus dure est pass&#233;e. Ses enfants ont grandi. Elle a retrouv&#233; sa s&#233;r&#233;nit&#233;. Mais, elle n'a rien oubli&#233;. Se sentant incapable de reprendre son travail, elle a d&#233;cid&#233; de se lancer dans toute une s&#233;rie de projets &#224; destination des familles vivant les m&#234;mes gal&#232;res. L'ouvrage qu'elle nous propose en fait partie, t&#233;moignage pour que plus jamais, on ne puisse ignorer le burn-out maternel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Les liens qui lib&#232;rent, 2011 (220 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; Montpellier, une cellule &#171; parentalit&#233;-usage de drogues &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/A-Montpellier-une-cellule-parentalite-usage-de-drogues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/A-Montpellier-une-cellule-parentalite-usage-de-drogues</guid>
		<dc:date>2009-10-08T14:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>944</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1997, dans une dynamique proche du Safed, Corinne Chanal, sage-femme, a con&#231;u et mis en place &#224; Montpellier un accueil et un suivi sp&#233;cifiques pour les femmes consommatrices de drogues. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un ouvrage collectif intitul&#233; Pr&#233;vention pr&#233;coce : petit trait&#233; pour construire des liens humains paru en 2009 , Corinne Chanal, sage-femme &#224; l'origine de cette prise en charge sp&#233;cifique se souvient : &#171; Il y a dix ans, nous avions des difficult&#233;s avec les femmes enceintes. Elles cachaient leur prise de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Toxicomanie" rel="tag"&gt;Toxicomanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-944-" rel="tag"&gt;944&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1997, dans une dynamique proche du Safed, Corinne Chanal, sage-femme, a con&#231;u et mis en place &#224; Montpellier un accueil et un suivi sp&#233;cifiques pour les femmes consommatrices de drogues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un ouvrage collectif intitul&#233; Pr&#233;vention pr&#233;coce : petit trait&#233; pour construire des liens humains paru en 2009&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sous la direction de Fran&#231;oise Mol&#233;nat, &#233;ditions &#233;r&#232;s' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Corinne Chanal, sage-femme &#224; l'origine de cette prise en charge sp&#233;cifique se souvient : &lt;i&gt;&#171; Il y a dix ans, nous avions des difficult&#233;s avec les femmes enceintes. Elles cachaient leur prise de produits, faisaient rarement suivre leur grossesse, accouchaient dans un climat d'urgence. Le regard des professionnels sur ces m&#232;res &#233;tait lourd, jugeant et culpabilisant. &#187;&lt;/i&gt; Ainsi, l'identification de la toxicomanie pendant la grossesse restait-il rare avec par exemple moins de cinq cas par an jusqu'en 1995 dans ce centre hospitalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engag&#233;e parall&#232;lement dans une association d'aide aux toxicomanes, Corinne Chanal organise d'abord un accueil pour les femmes enceintes consommant des produits. &lt;i&gt;&#171; En un an, elle est pass&#233;e de trois-quatre femmes re&#231;ues &#224; une quarantaine. Cela s'est su tr&#232;s vite. Il y en avait un v&#233;ritable besoin &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Fran&#231;oise Mol&#233;nat, p&#233;dopsychiatre qui depuis la cr&#233;ation de la cellule parentalit&#233;-usage de drogues (CPUD) y assure une vacation deux fois par semaine. &lt;i&gt;&#171; Les femmes savaient tr&#232;s bien ce qu'elles voulaient : ne pas &#234;tre &#233;tiquet&#233;es, ne pas &#234;tre jug&#233;es et ne pas &#234;tre s&#233;par&#233;es de leur enfant &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle. L'objectif est donc clair : la naissance &#224; terme d'un enfant en bonne sant&#233; et qui soit pris en charge sans &#234;tre s&#233;par&#233; de la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Suivi global&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Localis&#233;e dans le service des grossesses &#224; risque, la cellule accorde un premier rendez-vous rapidement (moins de huit jours) aux femmes qui la sollicitent. Si la moiti&#233; des patientes est adress&#233;e par des professionnels de la grossesse intra ou extra-hospitaliers, un tiers arrive sur le conseil de m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes ou de centres sp&#233;cialis&#233;s et enfin, 12 % par le bouche &#224; oreille. &lt;i&gt;&#171; Le fait d'entrer dans un circuit de grossesse &#224; risque m&#233;dical permet de resserrer le suivi global et la parturiente est dans un environnement enveloppant &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, la femme b&#233;n&#233;ficie d'une consultation tous les quinze jours &#224; partir de la vingti&#232;me semaine avant la naissance et d'une surveillance par monitoring une fois par semaine au troisi&#232;me trimestre, si possible avec une sage-femme de PMI (protection maternelle et infantile). &lt;i&gt;&#171; D&#232;s la grossesse, il est important de rechercher des points d'appui dans l'entourage personnel et professionnel des parents &#187;&lt;/i&gt;, insiste la sage-femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#232;res sont eux aussi convi&#233;s aux rendez-vous et &#224; prendre en charge la naissance de leur enfant. Si pr&#232;s de la moiti&#233; d'entre eux consomment des opiac&#233;s, la tr&#232;s grande majorit&#233; ont &#233;t&#233; pr&#233;sents &#224; toutes les &#233;tapes de la prise en charge qu'il s'agisse des consultations pr&#233;natales, de l'accouchement ou encore des suites de couches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, &#224; partir de la vingt-huiti&#232;me semaine, un rendez-vous est propos&#233; avec un p&#233;diatre. &lt;i&gt;&#171; La rencontre ant&#233;natale avec un p&#233;diatre est un objectif essentiel. L'&#233;quipe est d'ailleurs tr&#232;s active sur ce sujet. Ces femmes ont en effet tr&#232;s souvent peur de la rencontre avec le p&#233;diatre car c'est lui qui va &#234;tre t&#233;moin de la souffrance du b&#233;b&#233; pendant la p&#233;riode de sevrage &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bilan de la CPUD, on note que pr&#232;s de 72 % des nouveaux-n&#233;s ont fait un syndrome de sevrage. &lt;i&gt;&#171; C'est &#233;videmment l'&#233;quipe de p&#233;diatrie qui s'occupe du sevrage mais nous attachons beaucoup d'importance au fait que les m&#232;res puissent s'occuper de leur enfant. N'oublions pas que le syndrome de sevrage est un syndrome de stress. D'ailleurs nous observons que lorsqu'elles sont pr&#233;sentes, les b&#233;b&#233;s se tiennent beaucoup mieux dans leurs bras que dans ceux des professionnelles et que in fine, ils restent nettement moins longtemps hospitalis&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un taux de placement en chute libre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis la cr&#233;ation de la CPUD, 90 % des m&#232;res sont rest&#233;es hospitalis&#233;es entre 7 et 35 jours sans s&#233;paration avec leur enfant gr&#226;ce &#224; l'apport logistique de l'unit&#233; de soins en berceaux. Cons&#233;quence logique de cette approche positive : le taux de placement des nouveaux-n&#233;s s'est litt&#233;ralement effondr&#233; en passant de 60 % &#224; moins de 5 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans ce parcours, le conseil social est bien pr&#233;sent. &#192; la CPUD, c'est la sage-femme r&#233;f&#233;rente qui organise une orientation vers une assistante sociale, de m&#234;me qu'elle peut proposer une consultation chez un psychologue ou un psychiatre. 88,9 % des patientes ont accept&#233; qu'un relais avec les professionnels de PMI soit organis&#233; dont plus de 80 % qui avaient &#233;tabli des liens d&#232;s la p&#233;riode ant&#233;natale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En inscrivant sa d&#233;marche sur la seule grossesse, sans inscription dans la fili&#232;re toxicomanie, la CPUD permet &#224; ces femmes d'&#234;tres consid&#233;r&#233;es comme des grossesses pathologiques et non comme des cas sociaux. &lt;i&gt;&#171; La cr&#233;ativit&#233; de Corinne Chanal a permis le renversement des repr&#233;sentations des soignants qui ne portent plus des regards n&#233;gatifs. De plus, cette d&#233;marche b&#226;tie &#224; partir des besoins exprim&#233;s d&#233;montre qu'elle peut &#234;tre utilis&#233;e sur d'autres troubles, par exemple psychiques ou d'addiction &#224; l'alcool &#187;&lt;/i&gt;, termine Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sous la direction de Fran&#231;oise Mol&#233;nat, &#233;ditions &#233;r&#232;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagner les femmes enceintes en difficult&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Accompagner-les-femmes-enceintes-en-difficulte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Accompagner-les-femmes-enceintes-en-difficulte</guid>
		<dc:date>2009-10-08T14:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>944</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;N&#233; dans la foul&#233;e de la loi de 1975 sur l'IVG, le Safed de Rennes ou service d'accompagnement aux femmes enceintes en difficult&#233; est une structure unique en France, financ&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine. Son &#233;quipe pluridisciplinaire, une secr&#233;taire, deux assistantes sociales, une sage-femme et une psychologue, a deux objectifs : prendre en compte la d&#233;tresse des femmes enceintes et garantir le suivi de leur grossesse mais aussi limiter les risques pour l'enfant &#224; na&#238;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;lai d'IVG (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-944-" rel="tag"&gt;944&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233; dans la foul&#233;e de la loi de 1975 sur l'IVG, le Safed de Rennes ou service d'accompagnement aux femmes enceintes en difficult&#233; est une structure unique en France, financ&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine. Son &#233;quipe pluridisciplinaire, une secr&#233;taire, deux assistantes sociales, une sage-femme et une psychologue, a deux objectifs : prendre en compte la d&#233;tresse des femmes enceintes et garantir le suivi de leur grossesse mais aussi limiter les risques pour l'enfant &#224; na&#238;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;lai d'IVG d&#233;pass&#233;, absence de logement ou de ressources, grossesse non d&#233;sir&#233;e, prise de produits, projet d'accouchement sous X, maladie, etc. Les femmes qui sollicitent le Safed sont confront&#233;es le plus souvent &#224; plusieurs difficult&#233;s et trouvent dans cette &#233;quipe une &#233;coute attentive. Ici, on sent combien l'accueil bienveillant est une notion qui a du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'avec son objectif de prise en charge globale de chacune des usag&#232;res, cette &#233;quipe de cinq professionnelles revendique son c&#244;t&#233; &#171; enveloppant &#187;.&lt;i&gt; &#171; Il s'agit vraiment d'un service de pr&#233;vention le plus en amont possible. &#192; partir du moment o&#249; nous recevons une femme, il s'agit de tout mettre en &#339;uvre pour pr&#233;venir les difficult&#233;s &#224; venir. L'id&#233;e est donc que les sp&#233;cialit&#233;s professionnelles de chaque membre de l'&#233;quipe permettent de r&#233;pondre tant sur des questions mat&#233;rielles, m&#233;dicales que psychologiques &#187;&lt;/i&gt;, explique Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat, assistante sociale depuis 2002 dans ce service install&#233; en plein centre-ville de Rennes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Safed - 7 rue Kl&#233;ber - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 28 89 50' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si en 1997, 80 % des usag&#232;res &#233;taient adress&#233;es par le secteur m&#233;dical et notamment le centre hospitalier, aujourd'hui, l'envoi par des travailleurs sociaux se d&#233;veloppe fortement. &#171; La ran&#231;on du succ&#232;s &#187;, commente Monique Le Serrec, assistante sociale &#224; mi-temps dans cette structure. &lt;i&gt;&#171; Les partenaires, comme les centres de protection maternelle et infantile (PMI) ou les centres d'action sociale (CDAS), jouent un r&#244;le important. Ils nous soumettent des situations et nous &#233;valuons ensemble &#187;&lt;/i&gt;, acquiesce Mich&#232;le Vix, sage-femme au Safed depuis 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;10 % de mineures&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En moyenne, chaque ann&#233;e, l'&#233;quipe re&#231;oit quelque deux cent cinquante femmes dont environ 10 % de mineures et pr&#232;s d'un quart de femmes &#233;trang&#232;res, avec ou sans papiers. &#171; En 2008, sur les 273 femmes vues au Safed, 28 d'entre elles avaient moins de dix-huit ans. Cela montre bien que les activit&#233;s d'&#233;ducation et de conseil dans les centres de planification ou les CDAS doivent &#234;tre encore mieux soutenues &#187;, r&#233;agit Anne Le F&#232;vre, m&#233;decin responsable de la PMI, le service dont le Safed d&#233;pend, au conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'intervention du Safed est soumise &#224; plusieurs crit&#232;res.&lt;i&gt; &#171; La notion de danger pour la personne et l'enfant &#224; na&#238;tre reste essentielle. Si une personne vient juste ici pour demander un logement, apr&#232;s avoir &#233;valu&#233; que sa demande ne cachait pas autre chose, nous la renvoyons sur l'&#233;quipe de secteur &#187;&lt;/i&gt;, indique Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, sont &#233;ligibles &#224; ce dispositif les femmes ayant un projet de remise d'enfant &#224; l'ASE (Aide sociale &#224; l'enfance) en vue d'une adoption, celles qui ont d&#233;pass&#233; le d&#233;lai l&#233;gal d'interruption volontaire de grossesse et qui sont confront&#233;es &#224; une grossesse non d&#233;sir&#233;e ou encore non d&#233;clar&#233;e et non suivie, celles qui pr&#233;sentent une pathologie mentale connue, etc. &lt;i&gt;&#171; Il y a aussi toutes celles qui sont dans des situations de d&#233;sinsertion sociale ou familiale avec accumulation de plusieurs crit&#232;res comme l'absence de logement, de revenus ou de couverture sociale, un milieu familial violent, la toxicomanie ou la prostitution. Enfin, le Safed est l&#224; pour les mineures qui d&#233;pendent de leur milieu familial sans possibilit&#233; d'expression de choix par rapport &#224; l'enfant &#224; na&#238;tre &#187;,&lt;/i&gt; compl&#232;te Anne Le F&#232;vre (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-Montpellier-une-cellule-parentalite-usage-de-drogues' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience d'un service pour les femmes toxicomanes &#224; Montpellier&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier contact par t&#233;l&#233;phone&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, le premier contact se fait au t&#233;l&#233;phone. &#192; l'accueil du Safed, Isabelle Lucas, la secr&#233;taire du service, joue une partition d&#233;licate : rassurer, ne pas effrayer par des questions trop intrusives tout en &#233;valuant le bien-fond&#233; de la demande, trouver un rendez-vous dans les agendas d&#233;j&#224; bien pleins de ses coll&#232;gues assistantes sociales. &lt;i&gt;&#171; On traite, on trie d'embl&#233;e. Sinon, nous serions envahies de demandes qui ne nous concernent pas &#187;&lt;/i&gt;, souligne Monique Le Serrec, assistante sociale mais &#233;galement conseill&#232;re conjugale et familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un souci de coh&#233;rence, c'est l'une des deux assistantes sociales qui re&#231;oit la personne en premier. &lt;i&gt;&#171; Nous utilisons un questionnaire tr&#232;s simple qui nous permet d'avoir une bonne photographie sociale de la situation. De plus, c'est un bon support pour faire connaissance avec la personne et l'informer rapidement de ses droits &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce questionnaire a &#233;t&#233; mis au point par l'&#233;quipe il y a deux ans, en remplacement des classiques fiches CDAS. &lt;i&gt;&#171; C'est un outil plus adapt&#233; &#224; notre travail. De plus, si la sage-femme ou la psychologue assure le premier entretien, elle l'utilise alors que l'ancien formulaire n'&#233;tait compl&#233;t&#233; que par les assictantes sociales &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat. Outre les coordonn&#233;es de la personne, sa situation professionnelle, personnelle, le rang dans la fratrie du b&#233;b&#233; &#224; na&#238;tre, remplir cette fiche permet d'instaurer rapidement un dialogue. &lt;i&gt;&#171; Je m'en sers pour expliquer le r&#244;le du Safed, pr&#233;senter les fonctions de mes coll&#232;gues et au fur et &#224; mesure, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les femmes donnent plein d'informations sur leur histoire. C'est extr&#234;mement utile pour situer la personne dans sa globalit&#233; et lui proposer l'accompagnement le plus adapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;, continue-t-elle. Et de synth&#233;tiser :&lt;i&gt; &#171; L'id&#233;e ma&#238;tresse de notre travail est de s&#233;curiser au mieux ces m&#232;res pour qu'elles soient elles aussi s&#233;curisantes pour leur enfant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, une prise en charge est d&#233;clench&#233;e si la personne a au moins besoin de l'aide de deux des quatre professionnelles. &#192; partir de l&#224;, un planning est organis&#233; &#224; raison, pour les plus fragiles, de un &#224; deux rendez-vous chaque semaine. &lt;i&gt;&#171; Nous avons un panel de propositions tr&#232;s large qui partent de ce qu'exprime la personne : pour certaines, un accompagnement et un soutien &#224; la parentalit&#233; avec la psychologue, une fois tous les quinze jours, vont suffire, tandis que d'autres ont besoin de beaucoup plus &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat. &lt;i&gt;&#171; Ainsi,&lt;/i&gt; indique-t-elle, &lt;i&gt;dans des situations qui ne sont pas totalement dramatiques, une aide comme le soutien &#224; la parentalit&#233; va permettre d'&#233;viter les d&#233;rapages. Nous sommes l&#224; dans une pr&#233;vention fine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un suivi m&#233;dical imm&#233;diat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de grossesses non suivies ou non d&#233;clar&#233;es, le Safed peut adresser la patiente au centre hospitalier de Rennes pour une &#233;chographie, des examens biologiques ou encore pour obtenir des m&#233;dicaments. &#171; Nous avons une convention avec l'h&#244;pital qui permet aux femmes sans couverture sociale d'&#234;tre prises en charge imm&#233;diatement. C'est tr&#232;s rassurant pour elles &#187;, insiste Anne Le F&#232;vre. &lt;i&gt;&#171; Dans le cas d&#8216;une mineure qui d&#233;pend de la s&#233;curit&#233; sociale de ses parents et qui ne veut rien leur dire, c'est pr&#233;cieux. Lui proposer une &#233;chographie au premier rendez-vous permet de faire avancer les choses. C'est vraiment une bonne accroche pour les mettre en confiance &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Monique Le Serrec. Mais c'est &#233;galement utile pour toutes les femmes sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la convention ne pr&#233;voit pas la prise en charge de l'hospitalisation.&lt;i&gt; &#171; Pour les &#233;trang&#232;res sans papiers, nous demandons l'aide m&#233;dicale d'Etat. Si celle-ci est refus&#233;e, il faut en effet justifier de trois mois de pr&#233;sence sur le territoire, l'administration hospitali&#232;re met en place une ligne budg&#233;taire sp&#233;cifique pour accueillir la m&#232;re au moment de l'accouchement &#187;&lt;/i&gt;, compl&#232;te Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour celles qui ont peu ou pas de ressources financi&#232;res, les deux assistantes sociales mobilisent derechef les aides l&#233;gales et extra-l&#233;gales du conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine et des associations caritatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette diligence pour r&#233;soudre les probl&#232;mes pratiques est essentielle. De l'avis unanime des membres de l'&#233;quipe, la plupart des femmes re&#231;ues sont dans une ou plusieurs formes d'ins&#233;curit&#233;. &#171; Notre premier objectif est de s&#233;curiser, d'apaiser, de trouver des solutions, m&#234;me provisoires, afin que la grossesse s'installe &#187;, d&#233;fend Monique Le Serrec. Et sa sup&#233;rieure hi&#233;rarchique d'approuver : &lt;i&gt;&#171; C'est une &#233;quipe pluridisciplinaire et qui fait unit&#233;. Elle est tr&#232;s contenante &#224; l'&#233;gard des femmes. La confidentialit&#233; est r&#233;elle, l'&#233;coute bienveillante et d&#233;culpabilisante et l'aide se fait sans jugement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un lieu unique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ces femmes dont la maternit&#233; est compliqu&#233;e, des entretiens avec la psychologue sont souvent conseill&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Je vois environ la moiti&#233; des femmes suivies par le Safed. En g&#233;n&#233;ral, je propose un entretien par semaine. C'est tr&#232;s important que les femmes puissent parler de leur grossesse, de leurs peurs, de leurs souvenirs, etc. Mais &#234;tre psychologue au Safed, ce n'est pas un travail de th&#233;rapeute. Ici, nous ne sommes pas dans un lieu de soin m&#234;me si j'esp&#232;re que mon travail produit des effets cliniques &#187;&lt;/i&gt;, nuance Gis&#232;le Desfeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets de consentement &#224; l'adoption apparaissent souvent aux yeux de l'&#233;quipe comme des cas compliqu&#233;s.&lt;i&gt; &#171; Les femmes qui accouchent sous X ont besoin de la m&#234;me sollicitude que toutes les autres m&#232;res parce qu'elles doivent &#234;tre m&#232;res jusqu'&#224; la naissance de l'enfant ; il faut le faire exister. Notre r&#244;le est de les aider &#224; porter leur enfant. Bien s&#251;r, nous sommes dans une tentative d'humanisation d'un acte qui pourrait para&#238;tre fou mais il faut consid&#233;rer la dyade comme dans n'importe quel autre cas, et &#231;a, cela peut se faire par le langage, via la symbolisation &#187;&lt;/i&gt;, commente-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces objectifs, l'intervention de la sage-femme est essentielle : &lt;i&gt;&#171; Je re&#231;ois beaucoup de femmes stress&#233;es ou anxieuses ; cela fait partie du tableau &#187;&lt;/i&gt;, commente Mich&#232;le Vix dont le bureau est couvert de plaquettes &lt;i&gt;&#171; 0 alcool pendant la grossesse &#187;&lt;/i&gt; et autres brochures sur l'alimentation. Pragmatique, cette professionnelle qui ne fait que des suivis individualis&#233;s voit son r&#244;le tr&#232;s clairement : &lt;i&gt;&#171; Mon travail se fait autour du bien-&#234;tre corporel et physique. Il faut que les femmes soient bien dans leur corps afin d'accueillir le b&#233;b&#233; le mieux possible. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recevant les femmes &#224; partir de leur cinqui&#232;me mois de grossesse et ce, en moyenne, une fois par semaine, Mich&#232;le Vix voit dans le Safed un endroit &lt;i&gt;&#171; o&#249; la femme est au centre du dispositif &#187;. &#171; Le lieu unique est un atout formidable ; il &#233;vite que les gens ne soient d&#233;coup&#233;s en rondelles avec un endroit pour le m&#233;dical, un autre pour le psy et encore un troisi&#232;me pour le social. Ici, je pense que les femmes se sentent entour&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un compte &#224; rebours moteur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Unit&#233; de lieu mais aussi de temps puisque la grossesse et la perspective de l'enfant &#224; na&#238;tre jouent comme un compte &#224; rebours, moteur d'une r&#233;elle dynamique. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s aidant. Nous avons des points d'appui comme l'&#233;chographie de la vingt-deuxi&#232;me semaine et tous les autres &#233;v&#233;nements de la vie de femme enceinte et de d&#233;veloppement sensoriel du b&#233;b&#233; &#187;, &lt;/i&gt; confirme Gis&#232;le Desfeux. &lt;i&gt;&#171; C'est une p&#233;riode tr&#232;s particuli&#232;re, peut-&#234;tre encore plus spectaculaire chez les populations tr&#232;s d&#233;sins&#233;r&#233;es, notamment lorsqu'il y a couple. On observe souvent une curiosit&#233; et une forte envie de bien faire. &#192; l'inverse, il arrive qu'une femme soit tr&#232;s passive, en fuite par rapport &#224; sa grossesse. Mais cela fait partie du travail de l'&#233;quipe de rendre la grossesse int&#233;ressante, que notre sollicitude soit entra&#238;nante &#187;&lt;/i&gt;, continue-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs tout au long de l'accompagnement, les injonctions sont extr&#234;mement rares et limit&#233;es &#224; &lt;i&gt;&#171; vous avez trois jours pour faire telle d&#233;marche, c'est important, c'est pour le b&#233;b&#233; &#187;. &#171; Pour les femmes en errance, le rythme de rendez-vous peut &#234;tre tr&#232;s serr&#233;. D'une certaine fa&#231;on, il y a un travail d'&#233;ducation &#224; faire sur la notion d'engagement. Nous ne faisons pas les choses &#224; la place de&#8230; Nous les pr&#233;venons qu'elles doivent s'inscrire au bureau du logement ou prendre un rendez-vous pour un examen de biologie &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;vient Monique Le Serrec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, tous ces &#233;l&#233;ments servent de points de rep&#232;re &#224; l'&#233;quipe et lui permettent d'ajuster, si besoin, l'&#233;tayage mis en place. Y a-t-il un risque ? Faut-il pr&#233;voir un accueil en centre maternel ? Sont en effet des questions qui doivent &#234;tre trait&#233;es. Les cas les plus difficiles sont &#233;voqu&#233;s en commissions d'aide &#224; l'&#233;valuation, puis d'aide &#224; la d&#233;cision, r&#233;unions qui se d&#233;roulent dans le CDAS dont d&#233;pend la personne. Par exemple, si une situation &#224; risque est pressentie dans le cadre du retour au domicile, l'intervention d'une travailleuse familiale qui viendra renforcer l'action de la PMI est alors envisag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, chaque jeudi, une des professionnelles du Safed assiste au staff psycho-social de la maternit&#233; de l'h&#244;pital. &lt;i&gt;&#171; L'observation faite &#224; la maternit&#233;, par nous mais aussi par le personnel hospitalier, est tr&#232;s utile. Cela nous permet de confirmer ou d'infirmer ce que nous pressentions. Pour certaines naissances, il m'est arriv&#233; d'y aller chaque jour afin de recueillir le maximum d'&#233;l&#233;ments objectifs &#187;&lt;/i&gt;, insiste Monique Le Serrec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suivi par l'&#233;quipe du Safed dure au maximum deux mois apr&#232;s la naissance de l'enfant. &#171; &lt;i&gt; Le tuilage avec le CDAS de secteur qui prend le relais est essentiel. Pour notre part, nous estimons que dans l'id&#233;al il devrait se faire au huiti&#232;me mois de grossesse. Mais on a quelquefois l'impression que nos coll&#232;gues des autres structures pensent que rien ne peut se faire avant la naissance de l'enfant &#187;&lt;/i&gt;, regrette Gis&#232;le Desfeux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Safed - 7 rue Kl&#233;ber - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 28 89 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accouchement sous X, les maternit&#233;s impossibles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/accouchement-sous-x-les-maternites</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/accouchement-sous-x-les-maternites</guid>
		<dc:date>2009-06-11T09:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>932</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Social actualit&#233;sLa chronique de Lucien BarganeLe billet de Jacques Tr&#233;mintinL'actu de la semaine Une &#233;cole blind&#233;e avec miradors ?Dossier : Accouchement sous X Les maternit&#233;s impossiblesAccompagner les m&#232;res de naissance, reportage dans un centre parisienEntretien avec Elisabeth Darchis, psychologue clinicienne : &#171; La difficult&#233; &#224; construire une nouvelle g&#233;n&#233;ration &#187;Initiative Pupilles de l'Etat : les parents-relais de Loire-AtlantiqueRebonds Pr&#233;cisions sur le dossier RasedSur le vif&#8230; L'association (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-932-" rel="tag"&gt;932&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton2907-036fa.jpg?1694650868' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Lucien Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Une &#233;cole blind&#233;e avec miradors ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Accouchement sous X&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les maternit&#233;s impossibles&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Accompagner les m&#232;res de naissance, reportage dans un centre parisien&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Elisabeth Darchis, psychologue clinicienne : &#171; La difficult&#233; &#224; construire une nouvelle g&#233;n&#233;ration &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Initiative&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pupilles de l'Etat : les parents-relais de Loire-Atlantique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pr&#233;cisions sur le dossier Rased&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif&#8230;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'association Pratiques sociales ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tendance&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Travail social : les liaisons dangereuses&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Passeurs d'humanit&#233; - Sous la direction de Lo&#239;c Adrien&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Autobiographie d'un &#233;pouvantail - Boris Cyrulnik&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2009_-_932_-_basse_def.pdf" length="16272124" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Adolescentes et m&#232;res - Leurs enfants, leurs amours, leurs hommes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Adolescentes-et-meres-Leurs-enfants-leurs-amours-leurs-hommes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Adolescentes-et-meres-Leurs-enfants-leurs-amours-leurs-hommes</guid>
		<dc:date>2008-01-16T23:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>868</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand un psychanalyste s&#233;journe dans un centre &#233;ducatif pour &#171; adomamans &#187;, comme Anjorrant (cf Lien Social n&#176;664), cela donne un ouvrage d'une grande richesse. Bien s&#251;r, tra&#238;nent ici et l&#224; quelques affirmations imprudentes et malheureusement persistantes qui continuent &#224; faire froid dans le dos, tel l'ent&#234;tement &#224; vouloir attribuer aux enfants des pens&#233;es qui ont contribu&#233; pendant des d&#233;cennies &#224; nier les agressions sexuelles : &#171; La fille &#233;namour&#233;e &#233;prouve, &#224; l'&#226;ge &#339;dipien, tant de fantasmes et des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-868-" rel="tag"&gt;868&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton2204-c04f8.jpg?1694236469' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand un psychanalyste s&#233;journe dans un centre &#233;ducatif pour &#171; adomamans &#187;, comme Anjorrant (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-accompagnement-des-maternites-adolescentes' class='spip_in'&gt;cf Lien Social n&#176;664&lt;/a&gt;), cela donne un ouvrage d'une grande richesse. Bien s&#251;r, tra&#238;nent ici et l&#224; quelques affirmations imprudentes et malheureusement persistantes qui continuent &#224; faire froid dans le dos, tel l'ent&#234;tement &#224; vouloir attribuer aux enfants des pens&#233;es qui ont contribu&#233; pendant des d&#233;cennies &#224; nier les agressions sexuelles : &#171; La fille &#233;namour&#233;e &#233;prouve, &#224; l'&#226;ge &#339;dipien, tant de fantasmes et des angoisses de viol par son p&#232;re &#187; (p.56). Mais nous ne saurions r&#233;duire la pens&#233;e de l'auteur &#224; ce type d'assertion. Bien au contraire, il utilise notamment la psychanalyse pour analyser avec une tout autre finesse et pertinence le fonctionnement de ce type d'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pari d'Anjorrant, explique l'auteur, est d'accueillir la compulsion de r&#233;p&#233;tition, en faisant tout pour la mettre en &#233;chec dans ses aspects mortif&#232;res. Toutes les conditions sont cr&#233;&#233;es pour que le d&#233;sir exprim&#233; &#224; l'entr&#233;e devienne r&#233;alit&#233; : &#171; Je vais donner &#224; mon enfant tout l'amour que je n'ai pas eu &#187;. Non seulement, ce potentiel est reconnu, mais il va &#234;tre amplifi&#233; par une action de d&#233;culpabilisation, de renarcissisation, et de responsabilisation. On commence par partir d'o&#249; en est la maman : il n'est pas facile pour cette jeune fille le plus souvent esseul&#233;e, sid&#233;r&#233;e, angoiss&#233;e et meurtrie de se montrer toujours disponible pour son enfant. Ainsi une cr&#232;che fonctionnant 24 heures sur 24 propose-t-elle d'accueillir le b&#233;b&#233; dans une dynamique qui facilite la possibilit&#233; pour la m&#232;re d'investir la vie scolaire, professionnelle ou affective propre &#224; son jeune &#226;ge, tout en permettant &#224; l'enfant de vivre certains de ses temps fondateurs aupr&#232;s d'autres maternantes. Un peu comme peuvent le faire des familles maghr&#233;bines ou africaines au sein desquelles des jeunes tantes ou grandes s&#339;urs s'essayent &#224; la fonction maternelle, tout en relayant la m&#232;re. La &#171; r&#232;gle d'or vise &#224; un &#233;quilibre instable : suppl&#233;er la m&#232;re et compenser ses carences sans jamais se substituer &#224; elle &#187; (p.258).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les pu&#233;ricultrices qui jouent ce r&#244;le, au risque d'&#234;tre v&#233;cues comme rivales potentielles susceptibles, de par la complicit&#233; affectueuse qu'elles tissent avec l'enfant, de disqualifier les m&#232;res. Quant aux &#233;ducateurs hommes, ils ont en charge d'accueillir et de faire chuter les provocations parfois explicitement sexuelles que leur adressent des pensionnaires en qu&#234;te de l'image d'un p&#232;re bien investi pour certaines, absents ou ambivalents pour la plupart. Les professionnels se doivent de r&#233;tablir le seul message structurant possible : appr&#233;cier la f&#233;minit&#233; de ces jeunes mamans, tout en signifiant l'interdit afin de les inciter &#224; se tourner vers d'autres partenaires. Objets de transferts tant positifs que n&#233;gatifs intimement li&#233;s &#224; l'histoire de la jeune fille, les adultes se doivent de faire un pas de c&#244;t&#233; et de continuer &#224; proposer leur accompagnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (374 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les b&#233;b&#233;s de l'alcool</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-bebes-de-l-alcool</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-bebes-de-l-alcool</guid>
		<dc:date>2006-06-14T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;7000 enfants naissent chaque ann&#233;e en France, porteurs d'un handicap li&#233; &#224; la consommation d'alcool &#8212; m&#234;me faible &#8212; de leur m&#232;re durant la grossesse. Le film Les b&#233;b&#233;s de l'alcool suit le travail de trois p&#233;diatres sp&#233;cialistes du sujet qui se battent pour que cesse ce fl&#233;au, &#233;vitable &#224; 100 % &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une femme enceinte qui consomme un, deux, puis trois ap&#233;ritifs va &#234;tre gaie, son b&#233;b&#233; lui sera &#238;vre &#187;, souligne Philippe Dehaene, p&#233;diatre &#224; Roubaix. En effet, le placenta ne constitue pas une barri&#232;re contre l'alcool. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/critiques-de-videos" rel="directory"&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;7000 enfants naissent chaque ann&#233;e en France, porteurs d'un handicap li&#233; &#224; la consommation d'alcool &#8212; m&#234;me faible &#8212; de leur m&#232;re durant la grossesse. Le film Les b&#233;b&#233;s de l'alcool suit le travail de trois p&#233;diatres sp&#233;cialistes du sujet qui se battent pour que cesse ce fl&#233;au, &#233;vitable &#224; 100 %&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une femme enceinte qui consomme un, deux, puis trois ap&#233;ritifs va &#234;tre gaie, son b&#233;b&#233; lui sera &#238;vre &#187;&lt;/i&gt;, souligne Philippe Dehaene, p&#233;diatre &#224; Roubaix. En effet, le placenta ne constitue pas une barri&#232;re contre l'alcool. Quand une femme enceinte en consomme, le cerveau du f&#339;tus subit une esp&#232;ce de choc qui fait que tout se bloque durant quelque temps. Le blocage qui &#233;ventuellement se reproduit plusieurs fois au cours de la grossesse peut entra&#238;ner des l&#233;sions, des d&#233;sordres mentaux ou physiques pour l'enfant et des troubles du comportement. L'alcool provoque plus de handicaps mentaux chez l'enfant que le g&#232;ne de la trisomie 21. Le syndrome d'alcoolisation f&#339;tale (SAF) touche tous les milieux sociaux. Les m&#233;decins eux-m&#234;mes sont mal inform&#233;s sur la question. On imagine mal qu'une dose d'alcool anodine pour un adulte puisse blesser le b&#233;b&#233;. Les troubles apparaissant souvent vers trois, quatre ans, on ne fait plus alors le lien avec les doses d'alcool que la m&#232;re a pu consommer durant sa grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des femmes ignorantes des risques li&#233;s &#224; la consommation d'alcool durant la grossesse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Steven a onze ans et en para&#238;t sept. Scolaris&#233; dans une &#233;cole sp&#233;cialis&#233;e en Belgique, ce petit gar&#231;on blond avec des grandes lunettes a de s&#233;rieux probl&#232;mes d'apprentissage en lecture, &#233;criture et surtout arithm&#233;tique. Durant sa grossesse, la m&#232;re de Steven a consomm&#233; un verre de vin &#224; chaque repas et des ap&#233;ritifs le week-end. Elle ignorait totalement les dangers li&#233;s &#224; cette consommation pour le b&#233;b&#233;. Adopt&#233; &#224; cinq mois, Louis a aujourd'hui cinq ans. L'hyperactivit&#233;, l'anxi&#233;t&#233; et les troubles de l'apprentissage de ce petit gar&#231;on brun sont aussi li&#233;s au SAF. Steven, Louis et leurs parents sont accompagn&#233;s par Maurice Titran, p&#233;diatre au centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) de Roubaix. Pour apaiser la souffrance des m&#232;res et souvent la culpabilit&#233; d'avoir consomm&#233; de l'alcool durant la grossesse, ce p&#233;diatre chaleureux a cr&#233;&#233; l'association &#201;coute sant&#233; parents enfant respect (ESPER). Les femmes peuvent s'exprimer dans un groupe de parole et s'entraider. Une socioesth&#233;ticienne leur propose soins et maquillage afin qu'elles aient &lt;i&gt;&#171; le plus joli visage possible &#224; offrir &#224; leur b&#233;b&#233; et au reste du monde &#187;&lt;/i&gt;, dit Maurice Titran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le p&#233;diatre Denis Lamblin, directeur du CAMSP de Saint-Louis (La R&#233;union) lui, a professionnalis&#233; son action en cr&#233;ant R&#233;unisaf, un r&#233;seau compos&#233; d'environ 200 personnes, professionnels et b&#233;n&#233;voles, pour soutenir les enfants et leurs m&#232;res confront&#233;s &#224; ce probl&#232;me. Ainsi les membres du r&#233;seau rendent visite aux m&#232;res et celles-ci peuvent faire appel &#224; eux &#224; tout moment en cas de d&#233;tresse. Des m&#232;res qui ont transmis le SAF &#224; leur (s) enfant (s) sont b&#233;n&#233;voles dans le r&#233;seau et interviennent dans les coll&#232;ges, les lyc&#233;es &#8212; et bient&#244;t les &#233;coles primaires &#8212; pour sensibiliser les jeunes &#224; ce probl&#232;me. Elles leur demandent de servir de relais d'information aupr&#232;s de leurs camarades et de leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Lamblin appr&#233;cie la r&#233;ceptivit&#233; des tutelles vis-&#224;-vis de son action et le financement de R&#233;unisaf par la S&#233;curit&#233; sociale. Il invite d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement parents, d&#233;cideurs, financeurs, gendarmes, maire&#8230; &#224; des &#233;changes sur ce probl&#232;me, toujours dans un souci d'information et de pr&#233;vention. Nous assistons &#224; un repas en plein air, convivial et plein de rires, avec tous ces acteurs de pr&#233;vention. &lt;i&gt;&#171; Conna&#238;tre le r&#233;seau nous permet de savoir o&#249; orienter les personnes concern&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie le maire. M&#234;me son de cloche chez les gendarmes. Puis nous suivons les trois p&#233;diatres, d&#233;cid&#233;ment tr&#232;s militants, chez un avocat. Ils souhaitent porter plainte contre l'Etat qui ne joue pas son r&#244;le de garant de la sant&#233; publique face au SAF, n'informant pas les femmes et les m&#233;decins des dangers li&#233;s &#224; une consommation d'alcool, m&#234;me faible, durant la grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On estime que 500 000 Fran&#231;ais portent aujourd'hui les s&#233;quelles plus ou moins fortes de leur alcoolisation in utero. Du fait de leurs l&#233;sions, la plupart seront r&#233;guli&#232;rement en contact avec les travailleurs sociaux qui ont un r&#244;le primordial d'accompagnement et de pr&#233;vention &#224; jouer dans ce domaine. La grande force de ce film est de les sensibiliser au probl&#232;me avec beaucoup de finesse et une &#233;nergie vivifiante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un documentaire de 52mn&lt;br class='manualbr' /&gt;(50 &#8364;)&lt;br class='manualbr' /&gt;Contact : Laure Gratias&lt;br class='manualbr' /&gt;4, rue des Urbanistes &lt;br class='manualbr' /&gt;59000 Lille&lt;br class='manualbr' /&gt;mail. &lt;a href=&#034;mailto:laure.gratias@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;laure.gratias@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
