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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Un centre d'accueil pour mineures enceintes</title>
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		<title>Centres maternels : de lourdes charges p&#232;sent sur les &#233;quipes </title>
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		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nelly Carpentier auteur de l'ouvrage &#171; Adomamans &#187; a une longue exp&#233;rience des centres maternels. Elle nous parle des difficult&#233;s que rencontrent les jeunes m&#232;res qu'ils accueillent &lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes femmes qui s'adressent aux centres maternels ont presque toujours v&#233;cu rejet, abandon ou placement&#8230; La reprise du lien avec leur famille est-elle favoris&#233;e ? L'&#233;quipe socio-&#233;ducative va accompagner ces jeunes filles pour qu'un bon lien s'&#233;tablisse entre elles et leur enfant. Pour la grande majorit&#233; d'entre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nelly Carpentier auteur de l'ouvrage &#171; Adomamans &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Adomamans. Le tiers et le lien, Nelly Carpentier, &#233;ditions T&#233;ra&#232;dre, 2003. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a une longue exp&#233;rience des centres maternels. Elle nous parle des difficult&#233;s que rencontrent les jeunes m&#232;res qu'ils accueillent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes femmes qui s'adressent aux centres maternels ont presque toujours v&#233;cu rejet, abandon ou placement&#8230; La reprise du lien avec leur famille est-elle favoris&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe socio-&#233;ducative va accompagner ces jeunes filles pour qu'un bon lien s'&#233;tablisse entre elles et leur enfant. Pour la grande majorit&#233; d'entre elles, le choix du centre maternel d&#233;montre qu'elles souhaitent nouer une relation avec leur enfant. Pour produire un lien avec l'enfant, elles doivent b&#233;n&#233;ficier d'un soutien &#233;ducatif et affectif. L'&#233;quipe va les soutenir mais aussi les aider &#224; reconstituer les liens familiaux lorsque c'est possible. S'ils ont &#233;t&#233; rompus &#224; l'annonce de la grossesse, leur reprise sera plus facile. En revanche, si la jeune fille a v&#233;cu la violence ou l'inceste &#8211; &#233;ventuellement responsable de la grossesse &#8211; cela sera bien plus difficile. Les adolescentes qui ont subi de graves probl&#232;mes dans leur famille b&#233;n&#233;ficient d'une prise en charge de l'Aide sociale &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se passe le travail avec les adolescentes qui n'ont pas connu leur m&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines n'arrivent pas &#224; nouer un lien avec l'enfant qui sera plac&#233;. D'autres qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; de substituts maternels et de relations de maternage en foyer ou en pouponni&#232;re ont int&#233;rioris&#233; ces liens et les recr&#233;ent avec leur b&#233;b&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les centres maternels favorisent-ils le lien avec le p&#232;re de l'enfant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement de ces liens est plus facile dans les petites structures sp&#233;cialis&#233;es dans l'accueil des adolescentes mineures. On y rencontre plus facilement le p&#232;re, notamment le week-end. On peut parler avec lui de ses inqui&#233;tudes, l'inviter &#224; l'occasion de l'anniversaire de l'enfant ou de sa m&#232;re. C'est important pour le jeune p&#232;re d'&#234;tre reconnu dans la relation &#224; sa compagne et &#224; leur enfant. Certaines &#233;quipes militent pour que les adolescentes puissent recevoir leur compagnon dans leur chambre plut&#244;t que dans une salle r&#233;serv&#233;e &#224; l'accueil des visiteurs. Dans les structures plus importantes qui re&#231;oivent des adolescentes enceintes et des femmes adultes, il est bien entendu plus difficile d'accueillir et de conna&#238;tre les p&#232;res, ne serait-ce que pour des raisons de s&#233;curit&#233; et de personnel. Il arrive qu'une personne assure seule la permanence du week-end dans un centre qui h&#233;berge 50 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez que les travailleurs sociaux doivent travailler en collectif de responsabilit&#233;s. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un travailleur social est en relation duelle avec une jeune m&#232;re, il risque d'&#233;prouver des difficult&#233;s pour se distancier car l'adolescente peut rechercher une relation quasi fusionnelle avec lui. Le collectif pluridisciplinaire permet d'&#233;viter cette d&#233;rive. L'&#233;quipe &#233;ducative n'est pas l&#224; pour donner l'illusion d'&#234;tre le p&#232;re ou la m&#232;re de la jeune fille, m&#234;me s'il y a de l'ordre du p&#232;re et de la m&#232;re dans la relation. Les &#233;quipes doivent &#234;tre &#233;paul&#233;es par un psychologue ou un analyste qui les aide &#224; r&#233;fl&#233;chir sur leurs difficult&#233;s &#224; se distancier, sur ce que le travail sur le lien m&#232;re-enfant r&#233;actualise dans leur propre histoire&#8230;. Or les supervisions sont insuffisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes m&#232;res accueillies en centres maternels sont d'origines culturelles diff&#233;rentes. Les travailleurs sociaux doivent-ils poss&#233;der des connaissances interculturelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une jeune qui arrive d'Afrique va consid&#233;rer le b&#233;b&#233; avec la pr&#233;gnance de sa culture. En Afrique devenir m&#232;re m&#234;me sans conjoint est souvent tr&#232;s valorisant alors que dans d'autres parties du monde, une grossesse adolescente hors mariage sera honteuse, les jeunes filles africaines culpabilisent si l'enfant n'est pas &#171; beau et fort &#187;. Les jeunes antillaises, elles, disent &#171; chez nous un enfant doit &#234;tre impeccable &#187;. Le portage du b&#233;b&#233;, les rituels de massage, l'alimentation, varient aussi selon les cultures. Il est primordial que ces jeunes filles puissent garder ces liens symboliques avec leur culture. Il est important que les &#233;quipes soient mixtes au niveau des sexes, des formations mais aussi des cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les lieux d'accueil des adomamans sont-il assez diversifi&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. Les structures sp&#233;cifiques &#224; l'accueil des adolescentes enceintes ou avec jeune enfant sont insuffisantes, les lieux alternatifs comme les familles d'accueil pour les jeunes filles plus fragiles ou celles qui souhaitent accoucher sous X &#233;galement. Or, il peut &#234;tre tr&#232;s douloureux pour ces derni&#232;res de c&#244;toyer des compagnes qui se pr&#233;parent &#224; accueillir leur enfant. Il manque enfin des appartements pour les adolescentes plus ind&#233;pendantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La formation des travailleurs sociaux est-elle suffisante ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les formations initiales, les connaissances sur la psychologie de l'enfant et la p&#233;dagogie sont insuffisantes. Les formations continues devraient &#234;tre plus longues pour approfondir ces deux domaines. J'insiste aussi sur la n&#233;cessit&#233; de la supervision. De lourdes charges p&#232;sent sur les &#233;quipes qui travaillent en centres maternels. On leur demande beaucoup par rapport &#224; leur salaire et la responsabilit&#233; qu'elles prennent dans le devenir des enfants et de leurs m&#232;res est &#233;norme, elles ne doivent pas rester isol&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Adomamans. Le tiers et le lien, Nelly Carpentier, &#233;ditions T&#233;ra&#232;dre, 2003. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Adomamans-Le-tiers-et-le-lien' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le chaos du vieillissement</title>
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		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>703</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il n'y a pas d'organisation vivante sans processus de destruction. L'&#234;tre humain n'&#233;chappe pas &#224; cette r&#232;gle. Le vieillissement extr&#234;me peut m&#234;me s'identifier &#224; une forme de chaos. Physique tout d'abord, du fait de l'alt&#233;ration physiologique de chacune de nos cellules ainsi que de nos capacit&#233;s sensorielles. Au niveau des sentiments, ensuite : n'arrivant plus &#224; faire conna&#238;tre ses d&#233;sirs, le sujet &#226;g&#233; finit par ne plus d&#233;sirer. Ne d&#233;sirant plus, il se n&#233;glige. Se n&#233;gligeant, il ne pla&#238;t plus. Le sentiment de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton361-963b7.jpg?1694237134' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas d'organisation vivante sans processus de destruction. L'&#234;tre humain n'&#233;chappe pas &#224; cette r&#232;gle. Le vieillissement extr&#234;me peut m&#234;me s'identifier &#224; une forme de chaos. Physique tout d'abord, du fait de l'alt&#233;ration physiologique de chacune de nos cellules ainsi que de nos capacit&#233;s sensorielles. Au niveau des sentiments, ensuite : n'arrivant plus &#224; faire conna&#238;tre ses d&#233;sirs, le sujet &#226;g&#233; finit par ne plus d&#233;sirer. Ne d&#233;sirant plus, il se n&#233;glige. Se n&#233;gligeant, il ne pla&#238;t plus. Le sentiment de ne plus plaire lui fait faire un pas de plus vers la solitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaos relationnel encore : sentiment d'&#234;tre inutile, parce qu'on n'est plus le num&#233;ro un pour quelqu'un ; pire, sentiment d'&#234;tre un poids, une charge pour les autres. Chaos social, souvent : priv&#233; du jour au lendemain de son pouvoir, de son r&#244;le et de son statut qu'avaient assis quarante ans de labeur. Chaos en terme de dignit&#233;, aussi : accepter d'&#234;tre lav&#233;, chang&#233;, d&#233;plac&#233; est avilissant car cela inverse l'ordre des r&#244;les dans la vie (ce sont les parents qui lavent les enfants, pas le contraire). Chaos en terme d'autonomie de d&#233;placement, parfois : les atteintes physiques peuvent r&#233;duire le p&#233;rim&#232;tre d'action de vie jusqu'au confinement de la chambre et l'impotence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre plac&#233; en situation d'impuissance &#224; agir est insupportable pour l'&#234;tre humain quel que soit son &#226;ge. S'il n'y a plus rien &#224; esp&#233;rer de la vie, les souffrances peuvent devenir insupportables. Pour autant, il existe des variables individuelles li&#233;es &#224; l'histoire du sujet qui d&#233;terminent une propension plus forte au d&#233;sespoir, au sentiment d'inutilit&#233; et finalement &#224; la volont&#233; de dispara&#238;tre. Car arr&#234;ter le temps, c'est avoir une emprise sur l'inma&#238;trisable, emp&#234;cher que la douleur ne s'aggrave et que l'image de soi devienne encore plus ha&#239;ssable, freiner une plong&#233;e dans les gouffres, s'opposer &#224; une d&#233;ch&#233;ance sans r&#233;mission. Quelle alternative alors au suicide de plus en plus fr&#233;quent au fur et &#224; mesure du vieillissement (45 % des suicides concernent les plus de 55 ans) ? &#171; Bien vieillir serait faire le deuil d'une partie de soi avant la fin de sa vie pour que, lorsque le vent se l&#232;vera, ce soit moins brutal, car beaucoup d'amarres auront &#233;t&#233; largu&#233;es &#187;, affirmait Fran&#231;ois Mauriac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et peut-&#234;tre que travailler ce deuil passe par l'accomplissement de plusieurs bilans. Bilan de vie, tout d'abord, qui permet de faire le point sur ce qu'on a accompli tout au long de son existence. Bilan existentiel ensuite qui fait le tour de l'utilit&#233; et du sens qu'a pu avoir sa vie. Bilan de transmission enfin : inventaire de ce que la personne veut laisser sur terre &#224; ceux qu'elle aime. &#171; La sagesse ne serait-elle pas de savoir accepter, tout simplement et humblement, la fatalit&#233; in&#233;luctable du chaos de notre corps et de notre esprit s&#233;nescent, et ainsi rester serein et compr&#233;hensif &#224; l'&#233;gard de notre propre chaos et de celui des autres ? &#187; (p.61).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2003, (181 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfermer ou &#233;duquer ? Les jeunes et la violence</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Enfermer-ou-eduquer-Les-jeunes-et-la-violence</link>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Face &#224; la vague s&#233;curitaire qui monte, il ne faut pas bouder notre plaisir quand un livre vient s'inscrire &#224; contre-courant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui de Jean-Marie Petitclerc fait partie de ceux-l&#224;. &#192; chaque fois que la soci&#233;t&#233; se fait d&#233;border par des fractions de sa jeunesse, explique-t-il d'embl&#233;e, on voit fleurir des propositions d'enfermement des adolescents les plus turbulents. C'est l&#224; une solution d'apparence facile et s&#233;duisante qui trouve un large &#233;cho. L'exp&#233;rience nous a montr&#233; que cela ne provoquait que de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton362-1bca3.jpg?1694237134' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la vague s&#233;curitaire qui monte, il ne faut pas bouder notre plaisir quand un livre vient s'inscrire &#224; contre-courant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Celui de Jean-Marie Petitclerc fait partie de ceux-l&#224;. &#192; chaque fois que la soci&#233;t&#233; se fait d&#233;border par des fractions de sa jeunesse, explique-t-il d'embl&#233;e, on voit fleurir des propositions d'enfermement des adolescents les plus turbulents. C'est l&#224; une solution d'apparence facile et s&#233;duisante qui trouve un large &#233;cho. L'exp&#233;rience nous a montr&#233; que cela ne provoquait que de cuisants &#233;checs. Il y a toujours eu des &#233;ducateurs pour r&#233;sister &#224; cette d&#233;rive et &#224; croire en cette jeunesse. L'urgence n'est pas d'enfermer des mineurs, mais de remobiliser les adultes sur leurs responsabilit&#233;s &#233;ducatives : la violence des jeunes pose directement la question des raisons qui font qu'il est plus difficile qu'auparavant de leur apprendre &#224; g&#233;rer leur agressivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &#233;voque souvent des enfants sans limites et sans respect : mais qui ne leur a pas donn&#233; de limites et ne leur a pas appris le respect ? Il y a moins une crise de l'autorit&#233; qu'une crise de cr&#233;dibilit&#233; de ceux qui en sont porteurs. &#192; cela bien des raisons. On peut &#233;voquer la disqualification de p&#232;res r&#233;duits au ch&#244;mage, ne repr&#233;sentant plus un mod&#232;le d'int&#233;gration. On peut aussi parler de l'&#233;chec scolaire, source de d&#233;valorisation et g&#233;n&#233;rateur de violence. On peut encore aborder cette absence de projection dans l'avenir : toute soci&#233;t&#233; qui prive sa jeunesse de toute perspective fabrique de la d&#233;linquance. C'est tout l'apprentissage du vivre ensemble qui est en panne tant dans la famille, &#224; l'&#233;cole que dans les quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors : que faire ? La d&#233;linquance ne doit pas &#234;tre interpr&#233;t&#233;e &#224; partir d'une seule grille de lecture. Elle a pour origine des causes multiples. Elle peut &#234;tre soit l'expression d'un profond mal-&#234;tre, soit un mode d'affirmation de soi, soit une strat&#233;gie d'action. Et c'est justement parce que sa r&#233;alit&#233; est complexe qu'il faut sortir de la dualit&#233; traditionnelle et simpliste opposant pr&#233;vention et r&#233;pression. Se contenter d'expliquer les comportements d&#233;viants par des raisons ext&#233;rieures au jeune, c'est le d&#233;responsabiliser. Mais, si on ne fait que contenir, enfermer et r&#233;primer, la tension va inexorablement monter. &#202;tre ferme ne signifie pas &#234;tre rigide. Mais r&#233;sister &#224; l'envie de r&#233;tablir la r&#232;gle et la limite, c'est indirectement encourager la p&#233;nalisation de la soci&#233;t&#233;. S'interdire d'agir violemment ne veut pas dire s'interdire de r&#233;agir. Et r&#233;agir, c'est sanctionner, en rappelant les limites et en obligeant &#224; r&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une politique de lutte contre la d&#233;linquance doit savoir articuler pr&#233;vention, m&#233;diation et sanction. &#201;duquer rappelle l'auteur, c'est cr&#233;er un climat de confiance et tisser une relation humaine forte : &#171; Chaque fois que l'on permet &#224; une enfant, &#224; un adolescent de mettre des mots, des sons, des couleurs, des notes de musique sur ce qu'il ressent, on fait reculer la violence &#187; (p.89).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2004 (152 p. ; 14,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Un centre d'accueil pour mineures enceintes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-centre-d-accueil-pour-mineures-enceintes</link>
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		<dc:date>2004-03-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;Du troisi&#232;me mois de leur grossesse jusqu'aux 2 ans de leur b&#233;b&#233;, la Maison de la m&#232;re et de l'enfant Colette Coulon &#224; Saint-Ouen (93) prend en charge des adolescentes qui n'ont plus de liens fiables avec leurs familles d'origine. Une &#233;quipe pluridisciplinaire les accompagne au quotidien et les aide &#224; construire un projet et &#224; le r&#233;aliser, qu'il s'agisse d'assumer leur r&#244;le parental ou d'accoucher sous X &lt;br class='autobr' /&gt;
Novembre 2003. Une rue calme de Saint-Ouen o&#249; la Maison de la m&#232;re et de l'enfant de Seine-Saint-Denis (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du troisi&#232;me mois de leur grossesse jusqu'aux 2 ans de leur b&#233;b&#233;, la Maison de la m&#232;re et de l'enfant Colette Coulon &#224; Saint-Ouen (93) prend en charge des adolescentes qui n'ont plus de liens fiables avec leurs familles d'origine. Une &#233;quipe pluridisciplinaire les accompagne au quotidien et les aide &#224; construire un projet et &#224; le r&#233;aliser, qu'il s'agisse d'assumer leur r&#244;le parental ou d'accoucher sous X&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Novembre 2003. Une rue calme de Saint-Ouen o&#249; la Maison de la m&#232;re et de l'enfant de Seine-Saint-Denis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Maison de la m&#232;re et de l'enfant Colette Coulon - 2, all&#233;e Amilcare Cipriani - (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a ouvert ses portes en septembre. &#192; terme, 17 professionnels prendront en charge 15 adolescentes. Pour le moment cette &#233;quipe fra&#238;chement constitu&#233;e accueille 7 adolescentes enceintes ou avec un b&#233;b&#233;. La structure occupe les deux premiers &#233;tages d'une copropri&#233;t&#233; priv&#233;e. &#192; l'int&#233;rieur, 1 000 m2 de locaux o&#249; domine une apaisante couleur saumon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Chaque ann&#233;e, sur 23 000 naissances en Seine-Saint-Denis 90 sont le fait de mineures enceintes, dont 25 &#224; 30 rel&#232;vent de la protection de l'enfance et sont prises en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) &#187;&lt;/i&gt;, explique Claude Rom&#233;o, directeur de l'enfance et de la famille au conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis. &lt;i&gt;&#171; Jeunes filles victimes de maltraitance avant, pendant ou apr&#232;s la grossesse qui, faute de structures ad&#233;quates, &#233;taient orient&#233;es dans un centre d'accueil en Loire-Atlantique ce qui ne facilitait pas le maintien des liens &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conseil g&#233;n&#233;ral a donc cr&#233;&#233; la Maison de la m&#232;re et de l'enfant &#224; Saint-Ouen, une structure qui prend en charge la jeune fille sur une longue p&#233;riode, du troisi&#232;me mois de sa grossesse aux deux ans de l'enfant. Le temps pour elle de se poser, de parler, d'&#233;tablir un projet et de le mettre en route. Pendant la grossesse, l'&#233;quipe assure un accompagnement sp&#233;cifique pour ces jeunes filles qui ont eu l'exp&#233;rience de la maltraitance. Qu'elles d&#233;cident de garder l'enfant ou d'accoucher sous X, une psychologue les accompagne dans leur choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La structure propose trois types d'h&#233;bergement : dix places en foyer et bient&#244;t deux places chez des assistantes maternelles sp&#233;cialis&#233;es et trois en appartement autonome. Les jeunes filles qui ont besoin d'&#234;tre matern&#233;es ou qui d&#233;sirent accoucher sous X seront plut&#244;t orient&#233;es vers les assistantes maternelles. Vivre avec des compagnes qui s'occupent de leur b&#233;b&#233; pourrait &#234;tre d&#233;stabilisant pour les adolescentes qui ont choisi de ne pas &#233;lever leur enfant. Les jeunes filles plus ind&#233;pendantes seront log&#233;es dans des studios &#224; proximit&#233; de la Maison de la m&#232;re et de l'enfant pour b&#233;n&#233;ficier du soutien de l'&#233;quipe. La structure est situ&#233;e au sein de la cit&#233;, pr&#232;s du m&#233;tro pour que les jeunes filles puissent facilement suivre leur scolarit&#233; ou leur formation, faire leurs d&#233;marches administratives et sortir le week-end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cadre socio-&#233;ducatif, &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, &#233;ducatrices de jeunes enfants, assistante sociale, psychologue, pu&#233;ricultrice, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale, auxiliaire de pu&#233;riculture, secr&#233;taire, personnel d'entretien et veilleuses constituent l'&#233;quipe. Elle accueille une majorit&#233; de jeunes filles originaires d'Afrique et de mineures isol&#233;es qu'elle soutient dans leurs d&#233;marches administratives : obtention de l'allocation parent isol&#233; (API) ou demande de carte de s&#233;jour pour les &#233;trang&#232;res. Adress&#233;es &#224; la structure par la circonscription ASE, les jeunes filles seront suivies durant tout leur s&#233;jour par un &#233;ducateur r&#233;f&#233;rent. Leur &#226;ge varie pour l'instant entre 15 et 18 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe favorise le maintien des liens avec le p&#232;re de l'enfant et la famille de la jeune fille lorsque c'est possible. Un espace est r&#233;serv&#233; &#224; l'accueil des visiteurs des adolescentes et de leur enfant. Les p&#232;res &#8211; surprenant un peu l'&#233;quipe &#8211; sont tr&#232;s pr&#233;sents malgr&#233; une situation sociale et familiale souvent pr&#233;caire. &lt;i&gt;&#171; Pour eux, le fait que leur compagne soit rattach&#233;e &#224; un &#233;tablissement permet de d&#233;velopper un lien structurant avec leur enfant &#187;&lt;/i&gt;, analyse Monique Krymkier, la psychologue &lt;i&gt;&#171; &#224; nous de r&#233;fl&#233;chir jusqu'o&#249; nous pourrons prendre en charge les papas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La restauration des liens familiaux est un travail de longue haleine. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Centres-maternels-de-lourdes-charges-pesent-sur-les-equipes' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Nelly Carpentier&lt;/a&gt;) &lt;i&gt;&#171; Ces jeunes femmes peuvent &#234;tre ambivalentes par rapport &#224; leur d&#233;sir de renouer avec leur famille. Il faut qu'elles puissent en parler, pr&#233;ciser leur d&#233;sir. Si elles ont envie de revoir leurs parents et si c'est possible &#8211; certaines ont &#233;t&#233; abandonn&#233;es ou ont une famille en Afrique -, l'&#233;quipe essaie de faciliter le lien. Nous ne perdons cependant pas de vue que ces liens ont bien souvent &#233;t&#233; interrompus par une &#233;viction de la jeune future m&#232;re du milieu familial, qui a donn&#233; lieu &#224; la mesure judiciaire ou &#224; l'accueil provisoire (AP). Cela n&#233;cessite une forte vigilance de notre part &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre a pass&#233; une convention avec l'h&#244;pital Delafontaine &#224; Saint-Denis. Un m&#233;decin r&#233;f&#233;rant suit l'adolescente durant toute sa grossesse. Elle est consid&#233;r&#233;e comme prioritaire pour les rendez-vous et en cas d'urgence elle est imm&#233;diatement admise &#224; l'h&#244;pital. L'&#233;quipe a &#233;galement &#233;tabli des liens avec le centre de protection maternelle et infantile (PMI), les praticiens du quartier, les p&#233;diatres, les laboratoires d'analyses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les questions li&#233;es &#224; la grossesse, les jeunes filles rencontrent deux sages-femmes une fois par semaine. L'une d&#233;tach&#233;e de l'h&#244;pital Delafontaine, l'autre de la PMI. St&#233;phanie Garreau, pu&#233;ricultrice de l'&#233;tablissement r&#233;pond aussi aux questions des r&#233;sidentes et les accompagne dans leurs d&#233;marches m&#233;dicales. Monique Krymkier propose des entretiens pour r&#233;duire le d&#233;calage entre le b&#233;b&#233; imaginaire et le b&#233;b&#233; r&#233;el et aider les jeunes filles &#224; s'adapter au b&#233;b&#233; qui va arriver. Ce d&#233;calage, normal chez toutes les femmes, est accentu&#233; chez ces jeunes filles en pleine &#233;volution, au parcours souvent douloureux. Parcours, qu'elles ne souhaitent d'ailleurs pas forc&#233;ment aborder.&lt;i&gt; &#171; J'avance sur la pointe des pieds, il ne s'agit pas de faire resurgir des traumatismes anciens. L'enfant peut aussi avoir &#233;t&#233; con&#231;u comme une r&#233;paration narcissique inconsciente pour &#233;viter que ne se posent toutes les questions li&#233;es au pass&#233; &#187;&lt;/i&gt;, indique la psychologue. Le groupe d'adolescentes se pr&#233;pare aussi mutuellement &#224; la maternit&#233;. Les filles voient leurs compagnes s'occuper de leur b&#233;b&#233;, le leur confier&#8230; ce qui donne une r&#233;alit&#233; &#224; l'enfant &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si pour l'instant, le probl&#232;me ne s'est pas encore pos&#233;, Monique Krymkier accompagnera les jeunes filles qui le souhaitent durant l'accouchement.&lt;i&gt; &#171; L'id&#233;al serait que l'adolescente puisse choisir la personne qui sera pr&#233;sente &#224; ses c&#244;t&#233;s ce jour-l&#224;, si toutefois elle souhaite la pr&#233;sence d'un des membres de l'&#233;quipe &#187;&lt;/i&gt;, estime la psychologue. Elle se rendra &#224; la maternit&#233; d&#232;s les premi&#232;res heures du b&#233;b&#233; pour faire sa connaissance et veiller &#224; ce que le lien entre lui et sa m&#232;re se fasse le mieux et le plus t&#244;t possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe souhaite &#233;galement que les adolescentes aient la possibilit&#233; de parler hors de la structure, d'o&#249; l'importance des relais ext&#233;rieurs telles la psychologue de la maternit&#233;, de la PMI ou de la cr&#232;che. &#192; la naissance du b&#233;b&#233;, la jeune m&#232;re pourra se poser. L'inscription en cr&#232;che est anticip&#233;e pour que l'id&#233;e d'une s&#233;paration avec l'enfant et d'une reprise de formation &#8212; toutes n'ont pas encore de projet &#224; la naissance de l'enfant &#8212; chemine. Deux apr&#232;s-midi par semaine un &#171; atelier b&#233;b&#233; &#187;, anim&#233; par la pu&#233;ricultrice accueille les enfants trop jeunes pour aller &#224; la cr&#232;che afin que leur m&#232;re profite d'un temps pour elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;quipe il s'agit aussi d'un moment d'observation de l'enfant, de ses capacit&#233;s, de son mode de relation &#224; l'autre et d'un temps d'&#233;veil et de rencontre entre enfants. Le lundi apr&#232;s-midi un atelier est ouvert aux mamans qui le souhaitent : moment de jeu et de plaisir, durant lequel l'&#233;quipe observe la relation m&#232;re-enfant et si n&#233;cessaire la stimule.&lt;i&gt; &#171; Le fait d'avoir chacun des formations diff&#233;rentes nous permet de rep&#233;rer tr&#232;s vite comment se construit le lien entre la m&#232;re et son enfant &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fran&#231;oise David, cadre socio-&#233;ducatif. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;quipe rassure et donne des rep&#232;res, c'est un grand atout pour l'&#233;panouissement de la m&#232;re et de son b&#233;b&#233; &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit la psychologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les jeunes filles qui ont v&#233;cu leur grossesse isol&#233;e, &#224; l'h&#244;tel par exemple, les choses sont beaucoup plus difficiles. Ici, les jeunes filles ont la possibilit&#233; de questionner beaucoup de monde. Louise Essanguy, responsable de l'hygi&#232;ne et de la propret&#233;, re&#231;oit de nombreuses confidences. &#171; &lt;i&gt; J'ai un jeune enfant et je suis d'origine camerounaise, j'ai l'impression que les r&#233;sidentes me consid&#232;rent comme une grande s&#339;ur. Elles me posent beaucoup de questions, notamment sur les coutumes fran&#231;aises si elles viennent d'Afrique. Certaines me confient des probl&#232;mes dont elles ne veulent pas parler aux &#233;ducatrices tout en sachant que j'en ferais part &#224; l'&#233;quipe si c'est important &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Lebel, le cuisinier, veille &#224; la convivialit&#233; des repas et &#224; l'&#233;quilibre alimentaire de la m&#232;re et du jeune enfant. &lt;i&gt;&#171; Nous aimerions que les mamans puissent s'investir dans le choix et la pr&#233;paration des repas, c'est encore un peu t&#244;t, &#231;a viendra &#187;&lt;/i&gt;, dit-il. Il animera un atelier cuisine pour les soutenir. &lt;i&gt;&#171; Nous leur apprendrons &#224; pr&#233;parer des choses simples et app&#233;tissantes pour elles et leur b&#233;b&#233;. Elles savent d&#233;j&#224; cuisiner certains plats, mais doivent apprendre &#224; les diversifier &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;quipe institutionnelle au grand complet se r&#233;unit tous les quinze jours, l'&#233;quipe socio-&#233;ducative, une fois par semaine. Bient&#244;t la psychologue proposera un temps d'&#233;coute aux veilleuses qui ont un r&#244;le tr&#232;s important puisqu'elles sont aupr&#232;s des jeunes filles au moment du coucher o&#249; les angoisses sont plus fortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept mois avant l'ouverture du centre maternel, Fran&#231;oise David a commenc&#233; un long travail en amont aupr&#232;s de tous les partenaires pour que la structure et les jeunes soient bien accueillies dans l'environnement. &lt;i&gt;&#171; J'ai rencontr&#233; les partenaires sociaux, l'&#233;cole, le coll&#232;ge, le lyc&#233;e, la PMI, la mission locale, les services de police, les copropri&#233;taires de l'immeuble&#8230; afin que les liens soient tiss&#233;s avant l'ouverture et que chaque interlocuteur devienne r&#233;ellement un partenaire. J'ai &#233;t&#233; tr&#232;s agr&#233;ablement surprise du regard positif que chacun a port&#233; sur notre projet &#187;&lt;/i&gt;. De plus, les enseignants ont spontan&#233;ment propos&#233; de donner des cours aux jeunes filles en fin de grossesse et les copropri&#233;taires ont organis&#233; un pot pour accueillir les nouvelles r&#233;sidentes. Un beau d&#233;part.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Maison de la m&#232;re et de l'enfant Colette Coulon - 2, all&#233;e Amilcare Cipriani - 93400 Saint-Ouen. T&#233;l. 01 41 66 39 40&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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