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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Jeunes en difficult&#233; et chantiers de solidarit&#233; internationale</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Voyages singuliers. Carnet de bord de 11 TISF</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Voyages-singuliers-Carnet-de-bord-de-11-TISF</link>
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		<dc:subject>704</dc:subject>
		<dc:subject>TISF</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;[Commander ce livre : ADMR T&#233;l. 02 54 56 28 00] &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est une profession assez peu connue (et sans doute aussi reconnue&#8230;) dans les m&#233;tiers du social, c'est bien celle de TISF (technicienne de l'intervention sociale et familiale). Les TISF d'aujourd'hui sont, pour ceux qui ont un peu suivi l'histoire, les travailleuses familiales d'hier et les aides familiales d'avant-hier. Cependant, les missions ont consid&#233;rablement &#233;volu&#233; au fil du temps et le m&#233;tier, de m&#234;me que les qualifications exig&#233;es ont d&#251; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/TISF" rel="tag"&gt;TISF&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton359-fefa0.jpg?1694186169' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;[Commander ce livre : ADMR T&#233;l. 02 54 56 28 00]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est une profession assez peu connue (et sans doute aussi reconnue&#8230;) dans les m&#233;tiers du social, c'est bien celle de TISF (technicienne de l'intervention sociale et familiale). Les TISF d'aujourd'hui sont, pour ceux qui ont un peu suivi l'histoire, les travailleuses familiales d'hier et les aides familiales d'avant-hier. Cependant, les missions ont consid&#233;rablement &#233;volu&#233; au fil du temps et le m&#233;tier, de m&#234;me que les qualifications exig&#233;es ont d&#251; s'adapter aux nouveaux contextes d'intervention. Il est bon de rappeler que, TF ou TISF, les professionnelles sont officiellement reconnues comme travailleurs sociaux depuis 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent ouvrage est le fruit d'un travail de formation entrepris par onze TISF dans le cadre d'un atelier d'&#233;criture. &#192; travers le r&#233;cit de ce que font les professionnelles au quotidien dans une relation de proximit&#233; avec des familles en plus ou moins grande difficult&#233;, le lecteur saisit mieux en quoi consiste effectivement la substance du m&#233;tier. Il mesure &#233;galement les espoirs, les d&#233;ceptions voire les angoisses que peuvent ressentir le TISF au contact de ces familles souvent d&#233;sempar&#233;es. L'accompagnement d'une famille peut se d&#233;cliner suivant diverses modalit&#233;s. Il peut s'agir simplement, dans un premier temps, de remettre la maison &#171; en ordre &#187; ou bien d'aider les enfants &#224; faire leurs devoirs ou encore d'engager avec la maman un travail de sensibilisation pour parvenir &#224; r&#233;&#233;quilibrer les repas sur le plan di&#233;t&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, bien souvent, l'enjeu se situera au-del&#224; de ces objectifs imm&#233;diats. Il sera question, alors, d'entreprendre un v&#233;ritable travail p&#233;dagogique en direction des parents et des enfants, de favoriser un r&#233;investissement de la fonction parentale ou bien encore d'instaurer un dialogue entre les membres de la famille pour r&#233;tablir une communication qui fait gravement d&#233;faut. Parfois, la n&#233;cessit&#233; d'une action en dehors du cercle familial strict peut se faire sentir. L'intervention tente alors de d&#233;boucher sur un projet de socialisation plus ambitieux en prolongeant le travail entrepris &#224; domicile par des initiatives &#224; l'ext&#233;rieur. Retrouver l'envie de sortir de chez soi, d'&#234;tre avec les autres, d'&#233;changer, de se sentir partie prenante d'un groupe solidaire deviennent ainsi les moteurs d'un projet collectif men&#233; avec d'autres familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement des familles par les TISF est donc riche de possibilit&#233;s et d&#233;passe tr&#232;s largement ce que d'aucuns pensent commun&#233;ment. C'est tout l'int&#233;r&#234;t de ce petit livre que de le souligner sur le ton de l'authenticit&#233;. La lecture de ces carnets de bord provoque imm&#233;diatement un &#233;lan de sympathie en direction de ces professionnelles du quotidien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;dit&#233; par la f&#233;d&#233;ration ADMR du Loir et Cher, 2003 (121 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Figures de l'exclusion</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Figures-de-l-exclusion</link>
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		<dc:date>2004-04-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>SDF</dc:subject>
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&lt;p&gt;Sujet &#224; surmortalit&#233; en p&#233;riode de froid hivernal, le SDF, comme les oiseaux migrateurs, doit faire l'objet d'une attention particuli&#232;re&#8230; C'est par ce rapprochement quelque peu outrancier mais r&#233;v&#233;lateur cependant d'une certaine tendance &#224; rejeter les &#171; SDF &#187; hors de la sph&#232;re de l'humain, que d&#233;bute cet ouvrage. Le titre refl&#232;te bien le projet des auteurs, celui de d&#233;crypter des parcours souvent douloureux, des processus de d&#233;saffiliation qui conduisent en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale &#224; l'errance, au vagabondage, &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-704-" rel="tag"&gt;704&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton360-69962.jpg?1694186169' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sujet &#224; surmortalit&#233; en p&#233;riode de froid hivernal, le SDF, comme les oiseaux migrateurs, doit faire l'objet d'une attention particuli&#232;re&#8230; C'est par ce rapprochement quelque peu outrancier mais r&#233;v&#233;lateur cependant d'une certaine tendance &#224; rejeter les &#171; SDF &#187; hors de la sph&#232;re de l'humain, que d&#233;bute cet ouvrage. Le titre refl&#232;te bien le projet des auteurs, celui de d&#233;crypter des parcours souvent douloureux, des processus de d&#233;saffiliation qui conduisent en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale &#224; l'errance, au vagabondage, &#224; la clochardisation. Mais ces figures sont &#233;galement celles des crispations id&#233;ologiques qui se manifestent dans les dispositifs stigmatisants de prise en charge de la pauvret&#233; et dans la vitalit&#233; d'un social &#171; assistanciel &#187; qui contribue, lui aussi, &#224; marquer d&#233;finitivement la singularit&#233; des &#171; SDF &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons &#224; cette occasion qu'un des grands objectifs &#8212; sans doute un peu na&#239;f &#8212; de la loi contre l'exclusion &#233;tait de revenir au droit commun afin d'&#233;viter un surcro&#238;t de marginalisation. Peut-on rep&#233;rer cependant des facteurs de risque, en particulier chez les jeunes, qui potentiellement seraient comme annonciateurs d'un futur menac&#233; par l'errance ? Indiscutablement, selon les auteurs, conflits familiaux, violences r&#233;currentes souvent li&#233;es &#224; une alcoolisation des parents ou beaux-parents, comportements incestueux, ruptures familiales (d&#233;c&#232;s, divorces, absence du p&#232;re, etc.), placements incertains entre foyers et familles d'accueil sont autant d'&#233;v&#232;nements qui, effectivement, semblent nourrir une pr&#233;disposition &#224; l'errance, celle-ci pouvant s'apparenter alors &#224; une forme de fuite. Mais, selon les auteurs, il s'agirait aussi d'une &#171; tentative de subversion du d&#233;classement initial qui prend la forme d'un reclassement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SDF int&#232;gre alors un monde qui &#233;chappe &#224; l'entendement commun, un monde dont l'&#233;tranget&#233; rend une r&#233;elle communication pratiquement impossible puisque les rep&#232;res partag&#233;s sont d&#233;sormais absents. Comment comprendre v&#233;ritablement quelqu'un qui n'a ni foyer, ni emploi, ni projet, aucun horizon qui fasse &#233;cho dans notre propre v&#233;cu ? Aussi, les histoires personnelles de SDF permettent-elles, avant tout, un travail de reconstitution des d&#233;terminismes conduisant &#224; l'errance. L'histoire des SDF nous parle alors, peut-&#234;tre, &#224; travers une mise en perspective avec notre propre parcours. N'y a-t-il pas en effet quelque chose de troublant dans cette r&#233;flexion d'une jeune SDF d&#233;sempar&#233;e : &#171; J'avais peur de travailler, de me retrouver dans le monde adulte. En fin de compte je crois que j'en suis arriv&#233;e l&#224; volontairement, inconsciemment &#233;videmment, mais volontairement &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2003 (259 p. ; 22,20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi les chantiers de solidarit&#233; internationale ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pourquoi-les-chantiers-de-solidarite-internationale</link>
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		<dc:date>2004-04-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>704</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le point de vue de Abdellah Ouzrour, coordinateur des actions internationales L&#233;o Lagrange Ile-de-France &lt;br class='autobr' /&gt;
On reproche souvent aux jeunes un &#233;tat passif de consommateur. Qu'en pensez-vous ? Les pouvoirs publics, notamment charg&#233;s des politiques de jeunesse confort&#233;s en cela par de nombreux m&#233;dias, ont d&#233;velopp&#233; une perception probl&#233;matique voire stigmatisante des jeunes. La politique de la Ville et l'ensemble des actions de discrimination positive sont v&#233;cus au mieux comme des r&#233;v&#233;lateurs des besoins, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le point de vue de Abdellah Ouzrour, coordinateur des actions internationales L&#233;o Lagrange Ile-de-France&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association L&#233;o Lagrange Ile-de-France - 153 avenue Jean Lolive - 93695 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On reproche souvent aux jeunes un &#233;tat passif de consommateur. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs publics, notamment charg&#233;s des politiques de jeunesse confort&#233;s en cela par de nombreux m&#233;dias, ont d&#233;velopp&#233; une perception probl&#233;matique voire stigmatisante des jeunes. La politique de la Ville et l'ensemble des actions de discrimination positive sont v&#233;cus au mieux comme des r&#233;v&#233;lateurs des besoins, au pire comme des miroirs grossissants des &#233;checs collectifs et des faiblesses individuelles de ces quartiers. Par cons&#233;quent, les diff&#233;rentes solutions propos&#233;es aux jeunes d&#233;coulent de cette perception. De ce fait, on &#233;loigne les jeunes des d&#233;cisions qui les concernent, on pense, on parle et on produit des actions pour eux. Bref, on fait pour eux mais rien avec eux et par eux-m&#234;mes ! Ainsi, les jeunes ne sont impliqu&#233;s qu'&#224; des degr&#233;s moindres et jamais sur un projet &#224; long terme. Aussi, il ne faut pas leur reprocher aujourd'hui de n'&#234;tre que des &#171; simples consommateurs &#187; d'activit&#233;s, inscrits dans une logique d'assistanat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cependant permettre aux jeunes de rompre avec cet &#233;tat passif de consommateur pour entrer dans une dynamique d'acteur et de r&#233;alisation de projets, est-ce un d&#233;fi r&#233;aliste face aux difficult&#233;s d'insertion qu'ils ont &#224; surmonter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relever ce d&#233;fi, c'est aussi favoriser leur insertion sociale et professionnelle, ainsi que leur engagement citoyen Cela participe aussi &#224; la reconstitution du lien social en mettant l'accent sur un meilleur dialogue et une meilleure communication interculturelle sur le territoire. Les chantiers de solidarit&#233; internationale sont un outil appropri&#233; pour atteindre tous ces objectifs. &#192; travers ces chantiers, nous tentons d'apporter des r&#233;ponses aux questions suivantes : que faire pour que les jeunes retrouvent leur motivation, la volont&#233; de se battre, le go&#251;t de la vie permettant d'exister autrement que par la violence comme seul mode d'expression&#8230; ? Bref, comment leur donner les moyens de se trouver une place dans la soci&#233;t&#233; en tant que citoyen &#224; part enti&#232;re ? Les jeunes, particuli&#232;rement ceux en difficult&#233;, ont besoin d'une reconnaissance, d'un sentiment d'appartenance et d'utilit&#233; vis-&#224;-vis de la soci&#233;t&#233;. Ainsi, en s'impliquant dans de telles actions, ils deviennent de v&#233;ritables citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'apportent pr&#233;cis&#233;ment les chantiers de solidarit&#233; internationale aux jeunes concern&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; d&#233;clic psychologique &#187; provoqu&#233; par les &#233;motions fortes ressenties notamment lors de leur s&#233;jour en Afrique, les fait r&#233;fl&#233;chir sur leur mode de vie et leur permet de le relativiser. Il d&#233;clenche des changements d'attitude incontestable. Cela se traduit par : une reprise de confiance en soi, la valorisation dans le regard de l'autre, la naissance d'un sentiment d'utilit&#233;, la volont&#233; manifeste de formuler un projet personnel, une implication forte dans la vie associative et une sensibilit&#233; &#224; vouloir comprendre les relations nord/sud&#8230; Par ailleurs, s'agissant des jeunes issus de l'immigration, ces chantiers contribuent &#224; une meilleure construction identitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'accompagnement de ces jeunes est-il important ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suivi des acteurs est d'autant plus important que l'accompagnement du jeune &#224; travers l'association doit &#234;tre bien r&#233;fl&#233;chi en collaboration avec ses &#233;ducateurs ou les animateurs de la structure. Cela pose la question du devenir du jeune : avec lui, que pouvons-nous mettre en place afin que les efforts consentis pendant les phases de pr&#233;paration et de r&#233;alisation ne soient pas inutiles ? Cette action a posteriori est essentielle. L'implication de plus en plus importante des jeunes et la r&#233;ussite de ces chantiers illustrent les potentialit&#233;s de ces derniers &#224; s'approprier, &#224; concevoir, &#224; &#234;tre acteurs d'un projet collectif et de solidarit&#233; et &#224; valoriser cette exp&#233;rience dans leur parcours de sociabilisation et d'insertion professionnelle (notamment aupr&#232;s de potentiels employeurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est l'apport pour les populations qui accueillent ces jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que le chantier est une r&#233;ponse &#224; un besoin identifi&#233; par une association dans le sud, L&#233;o Lagrange s'attache &#224; cr&#233;er un v&#233;ritable partenariat avec des actions suivies dans le temps. En effet, les r&#233;alisations des chantiers sont poursuivies, par la population ou d'autres chantiers l'ann&#233;e d'apr&#232;s. De plus les chantiers ne sont pas des missions humanitaires mais bien un partenariat construit sur l'&#233;change et non simplement un apport de la part des pays du Nord. Les chantiers sont principalement des chantiers de construction, de reboisement, de r&#233;novation mais &#233;galement d'&#233;changes et de rencontres entre des personnes de cultures diff&#233;rentes. Ce travail s'effectue en collaboration avec une &#233;quipe professionnelle locale et cela dans le but de construire ou r&#233;nover une &#233;cole, un dispensaire, une maison des jeunes, reboisement, construction de latrines et travaux d'am&#233;nagement des canaux d'irrigation (10 jeunes + 2 encadrants du nord et 10 jeunes + 2 encadrants du sud). Ces chantiers ont aussi pour vocation de d&#233;velopper l'&#233;conomie locale et de favoriser un partage de savoirs dans diff&#233;rents domaines (th&#233;&#226;tre, sculpture, chant, sport&#8230;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association L&#233;o Lagrange Ile-de-France - 153 avenue Jean Lolive - 93695 Pantin cedex. T&#233;l. 01 48 10 65 64. mail : &lt;a href=&#034;mailto:dispositifparisien@leolagrange.org&#034; class='spip_mail'&gt;dispositifparisien@leolagrange.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;jour au Mali pour de jeunes parisiens en difficult&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sejour-au-Mali-pour-de-jeunes-parisiens-en-difficulte</link>
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		<dc:date>2004-04-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>Humanitaire</dc:subject>
		<dc:subject>704</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il leur aura fallu un an pour mettre en place ce chantier de solidarit&#233; international impuls&#233; par la Mairie de Paris. En effet depuis 2002 la mairie de Paris a d&#233;cid&#233; de donner un nouvel &#233;lan &#224; sa politique en direction de la jeunesse, du monde associatif parisien et des pays en voie de d&#233;veloppement en s'engageant activement dans les chantiers de solidarit&#233; internationale (CSI) qu'elle consid&#232;re comme un &#171; puissant levier &#233;ducatif &#187; pour les jeunes en difficult&#233;. Pour ce faire elle a engag&#233; un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Humanitaire" rel="tag"&gt;Humanitaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-704-" rel="tag"&gt;704&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il leur aura fallu un an pour mettre en place ce chantier de solidarit&#233; international impuls&#233; par la Mairie de Paris. En effet depuis 2002 la mairie de Paris a d&#233;cid&#233; de donner un nouvel &#233;lan &#224; sa politique en direction de la jeunesse, du monde associatif parisien et des pays en voie de d&#233;veloppement en s'engageant activement dans les chantiers de solidarit&#233; internationale (CSI) qu'elle consid&#232;re comme un &#171; puissant levier &#233;ducatif &#187; pour les jeunes en difficult&#233;. Pour ce faire elle a engag&#233; un partenariat avec l'association L&#233;o Lagrange Ile-de-France, en devenant l'un de ses principaux partenaires institutionnel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Partir en chantier fut tr&#232;s dur &#224; g&#233;rer car nos coll&#232;gues nous consid&#233;raient comme des privil&#233;gi&#233;s : &#8220;Quel pied partir 3 semaines au soleil avec un groupe de 10 jeunes&#8221; ; seulement voil&#224;, ils ne voyaient pas encore quel investissement cela nous demandait et quels effets cela aurait sur les jeunes &#187;&lt;/i&gt;. C'est ainsi que s'exprimaient des encadrants de ces chantiers de solidarit&#233; internationale. Or, sans l'investissement des &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les &#233;quipes rencontr&#233;es : Compagnie R&#233;sonances - XVIIIe : chantier r&#233;alis&#233; au (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ces CSI, du dispositif parisien de pr&#233;vention et d'insertion sociale des jeunes en difficult&#233;, auraient eu beaucoup de mal &#224; voir le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les acteurs des chantiers de solidarit&#233; international : qui sont-ils ? Pour qui et dans quels buts agissent-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura fallu un an pour mettre en place ce chantier de solidarit&#233; internationale au Mali. Pour ce faire la mairie de Paris a engag&#233; un partenariat avec l'association L&#233;o Lagrange Ile-de-France. Dans ce dispositif parisien le r&#244;le de l'association L&#233;o Lagrange est d'identifier et d'assurer la logistique des chantiers notamment dans les pays du sud. En qualit&#233; de ma&#238;tre d'&#339;uvre, L&#233;o Lagrange assure ainsi l'ing&#233;nierie, la formation, l'accompagnement des associations locales parisiennes qui consid&#232;rent les CSI comme un outil efficace pour une meilleure insertion sociale, familiale et professionnelle des jeunes. Mieux encore, ces associations voient ces CSI comme un formidable outil au service de la pr&#233;vention de la d&#233;linquance juv&#233;nile et de la lutte contre les violences urbaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CSI font partie du programme &#171; Ville, Vie, Vacances &#187; (VVV) et sont ouverts &#224; des jeunes issus de quartiers d&#233;favoris&#233;s pour leur permettre de capitaliser une exp&#233;rience de solidarit&#233; internationale notamment avec des partenaires des pays du Sud, dans un but &#233;ducatif orient&#233; vers l'insertion sociale et professionnelle. Ces jeunes ont entre 17 et 22 ans et sont choisis par les associations de quartier porteuses de projet. Ils rencontrent, pour la plupart, des probl&#232;mes sociaux ou sont en voie de marginalisation. Les causes de leurs difficult&#233;s sont multiples : &#233;chec scolaire, trouble de comportement, d&#233;ficit d'int&#233;gration, probl&#232;mes d'insertion pour les jeunes issus de l'immigration et aussi probl&#232;mes avec la justice avec tout ce que cela comporte comme cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principaux objectifs de ce dispositif sont la pr&#233;vention de la d&#233;linquance en milieu urbain, l'insertion sociale et professionnelle des jeunes, la mobilit&#233; des jeunes pour briser le communautarisme de &#171; cage d'escalier &#187;, la restauration du lien social par la mobilisation autour d'une activit&#233; collective. En outre, le dispositif vise la promotion du dialogue entre les habitants d'un m&#234;me quartier pour favoriser la mixit&#233; sociale et les relations interculturelles. Par ailleurs, en accompagnant des projets de d&#233;veloppement des communaut&#233;s du Sud (co d&#233;veloppement), les jeunes impliqu&#233;s dans un CSI r&#233;coltent, en retour, une confiance en eux et une meilleure image d'eux-m&#234;mes sans lesquelles toute tentative d'insertion sociale et professionnelle serait plus que p&#233;rilleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Association L&#233;o Lagrange Ile-de-France - 153 avenue Jean Lolive - 93695 Pantin cedex. T&#233;l. 01 48 10 65 64. mail : &lt;a href=&#034;mailto:dispositifparisien@leolagrange.org&#034; class='spip_mail'&gt;dispositifparisien@leolagrange.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans un premier temps, ces &#233;quipes ont d&#251; batailler ferme avec leur structure, pour faire admettre que ce dispositif est un atout et une chance &#233;norme pour des jeunes en situation difficile. Ainsi ont-elles d&#251; faire comprendre parfois &#224; leurs coll&#232;gues qu'elles ne partaient pas en vacances avec un petit groupe de jeunes mais qu'elles travaillaient r&#233;ellement pour leur r&#233;insertion : il faut savoir qu'en r&#233;alit&#233;, les chantiers ne commencent pas avec &#171; le s&#233;jour au soleil &#187;. En effet, la mise en place de ce dispositif, qui est un tout, demande un investissement personnel pendant environ 10 mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment mettre en place un chantier de solidarit&#233; internationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place d'un chantier se d&#233;cline en quatre phases s'&#233;chelonnant sur 12 &#224; 18 mois. La premi&#232;re phase est celle de la sensibilisation et de la communication. Il s'agit de mettre &#224; la disposition des jeunes investis dans le projet, mais aussi de leurs familles ainsi que des habitants de leur quartier, diff&#233;rents outils et supports d'informations sur ce chantier de solidarit&#233; internationale qui va &#234;tre r&#233;alis&#233;. Cette phase est, en fait, une phase d'expertise qui permet d'identifier les diff&#233;rents acteurs engag&#233;s et de mesurer leur volont&#233; d'implication dans la mise en place du projet. Elle est donc essentielle pour passer &#224; la seconde phase qui dure entre 7 et 11 mois. Des fonds sont alors r&#233;colt&#233;s par les jeunes qui organisent diff&#233;rentes activit&#233;s telles que des kermesses, des brocantes, des ventes de g&#226;teaux etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au cours de cette seconde phase que les jeunes, tout comme les encadrants, sont form&#233;s &#171; au d&#233;part &#187;. C'est sous la houlette de l'association L&#233;o Lagrange que toute la logistique du d&#233;part se met en place. Pour ce faire, L&#233;o Lagrange va mettre &#224; disposition des jeunes et des encadrants des bourses de voyage, un r&#233;seau de partenaires acteurs du d&#233;veloppement local et social au nord comme au sud, des conseils techniques pour le choix des actions et leur faisabilit&#233;. L&#233;o Lagrange s'occupe &#233;galement de la gestion group&#233;e des billets avec les compagnies a&#233;riennes, de la gestion des visas en liaison avec les ambassades, des vaccinations ainsi que de la mise en place du dispositif d'accueil (h&#233;bergement, restauration, d&#233;placements, chantier&#8230;). Un bilan de comp&#233;tence et une &#233;valuation des jeunes, avant le grand d&#233;part, sont aussi effectu&#233;s par l'&#233;quipe de cette association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rentes taches effectu&#233;es, la troisi&#232;me phase peut d&#233;buter. Le groupe de jeunes et leurs encadrants se rendent donc chez leurs h&#244;tes du sud, pour un s&#233;jour de 3 semaines pendant lequel ils r&#233;alisent le chantier pour lequel ils se sont investis depuis des mois d&#233;j&#224;, au nord. Ils sont h&#233;berg&#233;s soit en collectif ou chez l'habitant et sont encadr&#233;s par deux professionnels de l'animation form&#233;s &#224; la probl&#233;matique de l'interculturalit&#233;, garants de la r&#233;alisation du chantier, de la qualit&#233; du programme p&#233;dagogique et culturel du s&#233;jour ainsi que de la mise en &#339;uvre du chantier, sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour de leur chantier, ils passent &#224; la quatri&#232;me phase qui est celle de l'&#233;valuation, de la restitution et du suivi de leur action puis de leur insertion. Cette phase dure entre 4 et 6 mois. Les jeunes doivent r&#233;diger et restituer le bilan de l'&#233;valuation du chantier aux diff&#233;rents bailleurs et partenaires. Un d&#233;briefing et une mesure d'impact sur les jeunes sont effectu&#233;s par les encadrants qui, par la suite, doivent engager un suivi collectif et individuel de ces m&#234;mes jeunes, en terme d'insertion, avec les structures sp&#233;cialis&#233;es partenaires. Des soir&#233;es de restitutions sont organis&#233;es pour permettre aux jeunes de faire part des r&#233;sultats de leur travail aux bailleurs, &#224; leurs familles, aux habitants de leur quartier etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, quatre chantiers de solidarit&#233; internationale ont &#233;t&#233; men&#233;s. Quarante jeunes sont donc partis en chantier. Un groupe au Maroc pour participer &#224; la construction d'une &#233;cole communautaire dans le Haut Atlas, un en C&#244;te d'Ivoire pour la mise en place d'une biblioth&#232;que, un au Burkina Faso pour aider &#224; la construction d'une maison de jeunes et un au Mali pour participer &#224; la construction d'une structure associative &#224; destination de jeunes artistes dipl&#244;m&#233;s sans emploi. En 2003 dix chantiers ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s, permettant ainsi &#224; 100 autres jeunes de vivre cette exp&#233;rience de solidarit&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'une des difficult&#233;s r&#233;side donc dans le fait d'avoir &#224; persuader certains membres de structures (surtout les d&#233;cideurs) du bien fond&#233; de ce dispositif de pr&#233;vention de la d&#233;linquance et de sa pertinence. La deuxi&#232;me difficult&#233; consiste &#224; trouver les jeunes pr&#234;ts &#224; s'engager sur, au moins, 10 mois. Comme le soulignent certains,&lt;i&gt; &#171; c'est ce qui nous demande le plus de temps car il ne faut absolument pas faire de mauvais choix. Si on ne cerne pas assez bien les jeunes, sur leur volont&#233; d'engagement et d'investissement, c'est le projet tout entier qui risque de capoter. Ceux que nous choisissons, au moins, on les conna&#238;t et on sait tr&#232;s bien ce que ces chantiers peuvent leur offrir comme nouvelles perspectives &#187;&lt;/i&gt;. Ainsi donc, les &#233;quipes de pr&#233;vention ne font participer au projet que des jeunes fr&#233;quentant leur structure depuis plusieurs mois voire, pour certains, plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut souligner, cependant, que malgr&#233; le fait que les jeunes soient bien connus par les &#233;quipes, il peut y avoir quelques rat&#233;s en cours de route, mais cela n'a jamais remis en cause les projets. Les encadrants d'une des &#233;quipes qui en a fait l'exp&#233;rience racontent que &lt;i&gt;&#171; d&#232;s la mise en place du projet, une coh&#233;sion tr&#232;s forte s'installe entre les jeunes. En fait, ils ont vu deux jeunes quitter leur projet &#171; mais cela n'a pas pour autant bris&#233; l'esprit de groupe ; bien au contraire, tous les autres jeunes se sont encore plus rapproch&#233;s les uns des autres comme pour se prot&#233;ger, comme pour prot&#233;ger leur projet commun &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, les &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e s'investissent totalement avec les jeunes, du d&#233;but &#224; la fin du projet, et les encadrants sont unanimes &#171; le dispositif CSI est un puissant levier &#233;ducatif &#187; qu'il faut promouvoir. C'est un puissant levier &#233;ducatif car non seulement il ouvre de nouvelles perspectives &#224; des jeunes qui n'en avaient pratiquement plus mais aussi parce que cette exp&#233;rience va se r&#233;percuter et avoir un impact r&#233;el sur leur entourage. Dans le dispositif CSI, ce qui prime, c'est le collectif. Ce sont, avant tout, les bases du vivre ensemble qui sont &#171; enseign&#233;es &#187; aux jeunes participants. Pas &#233;tonnant alors, au retour, de voir les jeunes nouer de nouveaux types de rapports au sein m&#234;me de leur famille et dans leur quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours, selon des encadrants, &lt;i&gt;&#171; le dispositif permet &#224; des jeunes en plein questionnement de se repositionner et de s'investir dans un projet gratifiant et honorable. Gr&#226;ce aux chantiers, ils apprennent sur les autres mais aussi et surtout sur eux-m&#234;mes. Ils s'enrichissent &#233;norm&#233;ment et par la m&#234;me occasion se reconstruisent. Ils ont, tout au long du processus, l'impression d'aider, d'apporter quelque chose &#224; des personnes dans le besoin. Une fois de retour, ils se rendent compte qu'ils se sont avant tout, aid&#233;s eux-m&#234;mes. Leur vie, apr&#232;s l'investissement dans un chantier, n'a plus rien &#224; voir avec celle d'hier. Ils se sont ouverts &#224; l'autre, ouverts au monde et il n'est plus question de faire de l'entre nous dans les quartiers &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif premier de ce dispositif, qui est la pr&#233;vention de la d&#233;linquance, semble donc atteint puisque les jeunes participants ont de nouvelles perspectives : &lt;i&gt;&#171; Ils sont sortis de leurs logiques de quartier o&#249; l'on reste ensemble, en bande, o&#249; on se sent rejet&#233; et non int&#233;gr&#233; dans la soci&#233;t&#233; &#187;. &lt;/i&gt; Du m&#234;me coup, ils entra&#238;nent avec eux d'autres jeunes qu'ils avaient l'habitude de fr&#233;quenter, car &#171; &lt;i&gt;ils sont, pour la plupart, aujourd'hui, des exemples dans leur quartier ; leurs amis de cage d'escalier ne les per&#231;oivent plus de la m&#234;me fa&#231;on, ils sont comme des h&#233;ros &#187;&lt;/i&gt;. En outre,&lt;i&gt; &#171; ils ont une autre image d'eux-m&#234;mes ; image acquise gr&#226;ce au regard de l'autre, dans le pays o&#249; ils sont intervenus. Ils sont autonomes, ouverts sur le monde et deviennent acteurs dans leur quartier, moteur pour d'autres groupes &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les &#233;quipes d'encadrants, c'est aussi tr&#232;s gratifiant car ils ont impuls&#233;, gr&#226;ce &#224; ces chantiers de solidarit&#233; internationale, de nouvelles dynamiques dans leur structure. Aujourd'hui de nombreux jeunes leur demandent de monter des projets de solidarit&#233; internationale et, au regard des r&#233;sultats positifs des premiers chantiers, cela stimule des &#233;quipes qui, auparavant, &#233;taient sceptiques. Ces CSI sont donc devenus des outils n&#233;cessaires pour r&#233;apprendre les bases du vivre ensemble. Ce que dispense un s&#233;jour dans un pays tiers dans le cadre d'un chantier de solidarit&#233;, aucune formation conventionnelle ne peut le dispenser.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ces s&#233;jours ont fortement marqu&#233;s les jeunes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce chantier au Mali je ne pensais pas que cela allait m'atteindre autant humainement (&#8230;) c'est une exp&#233;rience humaine sans prix, humainement &#231;a m'a grave servi &#187;&lt;/i&gt; tels sont les propos tenus par certains jeunes, au retour de leur chantier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tous les jeunes qui ont particip&#233; aux chantiers, ces s&#233;jours dans un pays en voie de d&#233;veloppement les ont fortement marqu&#233;s et, surtout, &lt;i&gt;&#171; motiv&#233;s pour se sortir de la gal&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, comme ils le disent eux-m&#234;mes. Ils affirment presque tous, aujourd'hui, ne pas imaginer&lt;i&gt; &#171; rester une journ&#233;e sans activit&#233;, une journ&#233;e &#224; rester &#224; ne rien faire, &#224; tra&#238;ner dans le quartier &#187;&lt;/i&gt;. Mieux encore, un des jeunes r&#233;sume tr&#232;s bien ce qu'ils ass&#232;nent presque tous, avec force et aux d&#233;tours de long discours que : &lt;i&gt;&#171; De rester inactif, c'est plus possible ; il n'est plus question de perdre du temps ; j'en ai d&#233;j&#224; assez perdu, je trouve&#8230; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, l'exp&#233;rience d'un chantier SI fait prendre aux jeunes qui l'ont v&#233;cue la valeur du temps. C'est une exp&#233;rience qui semble d&#233;tourner la jeunesse de l'oisivet&#233; et de l'errance dans les quartiers. Elle fait na&#238;tre l'envie de bouger et de prendre ses propres responsabilit&#233;s. C'est du moins ce qui ressort des propos des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, s'il est une chose que le chantier leur a appris, c'est bien le fait de savoir relativiser. En effet, avant le d&#233;part (cela est aussi soulign&#233; par les &#233;quipes de pr&#233;vention), ils se sentaient rejet&#233;s, inutiles, en marge de la soci&#233;t&#233;. Ils avaient tendance &#224; se plaindre sans cesse, &#224; se lamenter sur leur sort. Une fois de retour, ce n'est plus du tout le m&#234;me discours qu'ils tiennent et cela parce qu'ils ont compris ce qu'est &#171; la vraie gal&#232;re, la mis&#232;re et l'errance &#187;. Cette capacit&#233; &#224; relativiser la perception qu'ils ont de leur propre situation traverse leurs discours et prend sa source dans l'exp&#233;rience v&#233;cue lors du s&#233;jour dans un pays du Sud. Une des jeunes filles raconte que : &lt;i&gt;&#171; Depuis que je suis rentr&#233;e je ne me plains plus ; et dire que ma priorit&#233;, avant, c'&#233;tait de m'acheter telle ou telle fringue de marque mais quand j'ai vu nos bin&#244;mes venir sur le chantier et travailler pieds nus parce qu'ils n'avaient m&#234;me pas une seule paire de chaussures, alors l&#224; &#231;a a fait un d&#233;clic dans ma t&#234;te et tout ce qu'on me disait sur mes caprices m'a sembl&#233; vrai sur le coup &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'un des effets de l'exp&#233;rience en chantier de solidarit&#233; internationale est que les jeunes, de retour &#171; au bercail &#187;, deviennent ouverts au monde. Ils continuent, presque tous, d'entretenir des liens avec les gens du Sud qui les ont re&#231;us. &#192; ce propos, ils mart&#232;lent : &lt;i&gt;&#171; Depuis qu'on est rentr&#233;, on continue &#224; faire des trucs pour les gens de l&#224;-bas ! On a, par exemple, envoy&#233; des ordinateurs pour une &#233;cole, on a refait des brocantes et avec l'argent on a achet&#233; du mat&#233;riel pour le dispensaire ; y'a tellement de chose &#224; faire encore l&#224;-bas ! On ne peut pas arriver un jour et repartir comme &#231;a ; c'est fort ce qui s'est pass&#233; l&#224;-bas ! On ne peut pas les laisser ; ils ont besoin de nous. &#192; force de penser &#224; ces gens qui nous ont re&#231;us si gentiment alors qu'ils sont dans la mis&#232;re, on finit par oublier nos soit disant probl&#232;mes ici ; nous ici on a tout : biblioth&#232;ques, h&#244;pitaux Internet, les jeux&#8230; et tout &#231;a, &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, comme le soulignent leurs encadrants, ils sont devenus des mod&#232;les. Ils ont le sentiment d'&#234;tre devenus des exemples &#224; suivre. Un des jeunes d&#233;clare, sans d&#233;tour : &lt;i&gt;&#171; C'est dr&#244;le, depuis le retour dans le quartier, on me demande comment j'ai fait pour partir en Afrique, ce que j'ai fait l&#224;-bas et tout&#8230; Au moins aujourd'hui je peux donner des id&#233;es &#224; des jeunes qui errent dans les quartiers et &#231;a c'est bien car je sais ce que c'est que de tra&#238;ner&#8230; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la plupart de ces jeunes ayant connu l'exp&#233;rience des chantiers de solidarit&#233; internationale sont actifs. Certains ont pass&#233; leur BAFA et travaillent dans l'animation ; d'autres ont repris leurs &#233;tudes par correspondance (souvent) ou en alternance car ils sont tous, plus ou moins, contraints de se prendre en charge financi&#232;rement. Parall&#232;lement ils s'investissent dans la vie associative de leur quartier. Ils sont aujourd'hui &#233;cout&#233;s et consult&#233;s, notamment &#224; l'occasion de la mise en place d'activit&#233;s de quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat d'esprit qui anime les jeunes b&#233;n&#233;ficiaires du dispositif chantier semble avoir des cons&#233;quences positives sur leur sociabilit&#233;. En effet, un des grands enseignements qu'ils semblent avoir tir&#233; de ces chantiers est qu'en &#233;tant utile aux autres, ils deviennent utiles &#224; eux-m&#234;mes. C'est ainsi qu'apr&#232;s s'&#234;tre rendu utile &#171; l&#224;-bas &#187;, ils le sont &#233;galement ici, notamment en devenant des citoyens &#224; part enti&#232;re. C'est du moins ce qui ressort de leurs propos &lt;i&gt;&#171; au cours du chantier je me suis rendue compte qu'il y avait trop d'in&#233;galit&#233;s dans le monde et que &#231;a ne pouvait plus durer ; du coup je me suis inscrite pour avoir ma carte d'&#233;lecteur que je n'avais jamais demand&#233;e et je m'engage &#224; fond d'ailleurs ; je vais participer &#224; la semaine de la solidarit&#233; pour t&#233;moigner de mon exp&#233;rience sur le terrain et de ce qu'elle m'a apport&#233;&#8230; je crois qu'il faut viser la politique, aujourd'hui, pour faire bouger les choses &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, cette prise de conscience n'affecte pas tous les jeunes de la m&#234;me fa&#231;on ni avec la m&#234;me intensit&#233;. En effet, certains, parmi eux, ont encore du mal &#224; analyser de fa&#231;on constructive tout ce qu'ils ont v&#233;cu pendant ces chantiers de solidarit&#233; internationale. Ce sont surtout les plus &#226;g&#233;s qui semblent &#234;tre &#8220;transform&#233;s'', de retour d'un chantier SI. En effet, leurs discours laissent penser qu'ils ne consid&#232;rent plus le monde comme &#233;tant circonscrit &#224; leur quartier. Ils semblent avoir pris conscience de vivre dans un monde beaucoup plus vaste que le quartier dont les probl&#232;mes ne sont rien au regard de ce qui se passe &#224; des milliers de kilom&#232;tres. C'est ce qu'entend ce jeune, quand il dit : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, ce &#224; quoi je r&#234;ve c'est d'un monde avec moins de souffrances, de pauvret&#233; et d'in&#233;galit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. On est donc loin de la vision &#233;troite centr&#233;e sur le groupe ou le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire preuve de vigilance sur certains points&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il ressort que les chantiers de solidarit&#233; internationale sont une bonne r&#233;ponse &#224; la question pos&#233;e par la d&#233;linquance juv&#233;nile. Les jeunes destinataires et principaux acteurs de ce dispositif en ressortent, pour la plupart, enrichis humainement et avec, enfin, de nouvelles perspectives pour leur avenir (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Pourquoi-les-chantiers-de-solidarite-internationale' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Abdellah Ouzrour&lt;/a&gt;). Il semble donc que la connaissance, la rencontre de l'autre et de l'ailleurs sont d'excellents moyens de d&#233;velopper un esprit de citoyennet&#233; et de solidarit&#233;, de respect de l'autre, qu'il soit proche ou lointain. Il semble aussi que c'est un moyen privil&#233;gi&#233; de faciliter concr&#232;tement, dans les quartiers, la mobilisation, l'engagement des jeunes dans des activit&#233;s valorisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il importe de faire preuve de vigilance, sur certains points. Le premier est qu'il faut faire attention &#224; ce que les jeunes ne tombent pas dans l'id&#233;alisation du pays d'accueil (pays du sud). En effet se sentant souvent rejet&#233;s en France car issus de communaut&#233;s immigr&#233;es, certains jeunes, de retour du &#171; bled &#187;, comme ils disent, se sentent tellement valoris&#233;s et reconnus qu'ils ont tendance &#224; mettre leur pays d'accueil et ses habitants (surtout lorsque c'est en m&#234;me temps le pays d'origine de leurs parents) sur un pi&#233;destal : &lt;i&gt;&#171; Ici, c'est nul alors que l&#224;-bas c'est de la balle ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde est cool, on discute bien et les gens n'ont pas peur de nous, comme ici &#187;.&lt;/i&gt; Le risque, alors, est qu'ils tombent forc&#233;ment de tr&#232;s haut le jour o&#249; ils feront l'exp&#233;rience d'un s&#233;jour au &#171; bled &#187;, dans un autre cadre car n'oublions pas que, contrairement &#224; ce qu'ils peuvent penser, ils sont encore plus &#233;trangers l&#224;-bas qu'ici. D'ailleurs, ne les appelle-t-on pas, dans un pays comme le S&#233;n&#233;gal, &#8220;come from'', &#8220;venant'', &#8220;France-nab&#233;'' (les Fran&#231;ais) ou, mieux encore &#8220;domou toubab'' (en wolof, litt&#233;ralement : enfant de blanc)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Nous l'avons personnellement appris &#224; l'occasion de multiples s&#233;jours dans ce (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Cette id&#233;alisation du pays d'accueil nous pouvons la constater chez les plus jeunes. Il faut dire qu'ils sont moins matures et beaucoup plus r&#233;volt&#233;s. Ils ne font pas la part des choses et risquent donc, un jour, de tomber dans le pi&#232;ge d'une hospitalit&#233; &#224; g&#233;om&#233;trie variable, selon qu'il s'agit d'un court s&#233;jour ou d'une installation &#224; moyen ou long terme. Il semblerait qu'un jeune de moins de 20 ans ne soit pas assez mature pour vivre ce genre d'exp&#233;rience humaine ni pour &#234;tre capable d'en tirer des enseignements pour sa propre reconstruction. Les moins de 20 ans sont ceux qui ont le plus de mal &#224; r&#233;pondre &#224; la question de savoir ce que cette exp&#233;rience leur a apport&#233;. La plupart d'entre eux sont incapables de r&#233;pondre autre chose que &#171; il faut y retourner c'&#233;tait trop bien &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second point qui invite &#224; la vigilance concerne la formation des encadrants. En effet, tout comme on ne s'improvise pas &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, on ne s'improvise pas humanitaire. La solidarit&#233; internationale est complexe et requiert certaines comp&#233;tences ou, &#224; tout le moins, une certaine ouverture d'esprit. La confrontation avec le terrain du sud aura autant de r&#233;percussions sur l'encadrant que sur les jeunes. La seule bonne volont&#233; de l'encadrant, souvent plus pr&#233;occup&#233; &#224; former les jeunes au d&#233;part qu'&#224; se former lui-m&#234;me, ne suffit donc pas. Le r&#244;le de l'encadrant est d'une telle d&#233;licatesse que m&#234;me son discours sur le pays d'accueil doit &#234;tre mesur&#233;, pes&#233;, m&#251;rement r&#233;fl&#233;chi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, un simple propos, sans arri&#232;re-pens&#233;e aucune, peut provoquer des r&#233;actions de rejet manifestes ou contenues, de la part de jeunes dont les parents peuvent &#234;tre originaires du pays d'accueil. Pour preuve, une maladresse a bien failli faire &#233;chouer un des chantiers. Les jeunes qui y ont particip&#233; font part de certaines anecdotes relatives au discours de leur encadrant sur le pays d'accueil qui les ont profond&#233;ment choqu&#233;s et &#233;nerv&#233;s. Ces anecdotes ne sont pas anodines et auraient pu faire &#233;chouer le chantier si les jeunes n'avaient pas contenu leur col&#232;re. Ainsi donc, envoyer des encadrants sans s'assurer qu'ils r&#233;unissent les pr&#233;requis indispensables, peut s'av&#233;rer d&#233;sastreux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les &#233;quipes rencontr&#233;es : Compagnie R&#233;sonances - XVIIIe : chantier r&#233;alis&#233; au Burkina Faso, Mission locale Paris Centre - XIe : chantier r&#233;alis&#233; au Maroc et TVAS 15 XVe : chantier r&#233;alis&#233; au Mali&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous l'avons personnellement appris &#224; l'occasion de multiples s&#233;jours dans ce pays. Bien que ces appellations n'aient rien de p&#233;joratif, aux dires de nos interlocuteurs s&#233;n&#233;galais, il n'en demeure pas moins qu'elles montrent qu'il y a une distinction nette d'op&#233;r&#233;e, entre eux et ces enfants d'immigr&#233;s s&#233;n&#233;galais en France&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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