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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le respect de l'intimit&#233; dans les structures qui h&#233;bergent des adultes</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Travailler avec les familles</title>
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		<dc:subject>705</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il est parfois bien difficile, quand on aborde la question de la famille d'&#233;chapper aux banalit&#233;s et aux lieux communs. L'ouvrage de Laurent Ott fourmille d'&#233;l&#233;ments pertinents et d&#233;capants qui renouvellent le genre. S'inscrivant d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans une approche qui ne se veut ni contemptrice, ni parricide (&#171; la famille n'est ni la pire, ni la meilleure des choses ; surtout, elle n'est pas l'horizon obligatoire et unique des hommes et des enfants &#187; p.22), l'auteur aborde son th&#232;me avec d'autant plus de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton357-0f904.jpg?1694178125' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est parfois bien difficile, quand on aborde la question de la famille d'&#233;chapper aux banalit&#233;s et aux lieux communs. L'ouvrage de Laurent Ott fourmille d'&#233;l&#233;ments pertinents et d&#233;capants qui renouvellent le genre. S'inscrivant d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans une approche qui ne se veut ni contemptrice, ni parricide (&#171; la famille n'est ni la pire, ni la meilleure des choses ; surtout, elle n'est pas l'horizon obligatoire et unique des hommes et des enfants &#187; p.22), l'auteur aborde son th&#232;me avec d'autant plus de confort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne pourra que suivre son ironie f&#233;roce quand il remarque que la difficult&#233; rencontr&#233;e par un enfant est souvent reli&#233;e &#224; la vie sexuelle de ses parents, &#224; leur travail ou &#224; leur manque de travail, &#224; leur pr&#233;sence ou &#224; leur manque de mobilisation&#8230; toutes choses qui exigent d'eux qu'ils affichent une parfaite transparence. Il est bien plus rare qu'une relation de cause &#224; effet soit &#233;tablie avec les facteurs d'incoh&#233;rence qui caract&#233;risent trop souvent les institutions : manque de concertation, changement perp&#233;tuel d'orientation ou immobilisme, instabilit&#233; du personnel, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sera aussi int&#233;ress&#233; par l'analyse port&#233;e sur les effets pervers de la stimulation de la responsabilit&#233; parentale. Cet encouragement aboutit parfois &#224; un enfermement de la cellule familiale sur elle-m&#234;me. Cela d&#233;bouche, par exemple, sur le refus de solliciter tout relais ext&#233;rieur ou de poursuivre une vie sociale, voire de couple, qui se trouve alors sacrifi&#233;e &#224; la seule fonction parentale&#8230; Que ne ferait-on pas pour &#234;tre per&#231;u comme bon parent. Car, si la parentalit&#233; est universelle, elle ne b&#233;n&#233;ficie d'aucune solidarit&#233; : chacun n'a de cesse d'&#234;tre identifi&#233; comme comp&#233;tent dans un domaine o&#249; l'on pr&#233;tend les aptitudes si irr&#233;guli&#232;rement r&#233;parties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop souvent bouscul&#233;s entre des horaires de travail et de vie d&#233;cal&#233;s, des temps de transport envahissant et des contraintes concurrentes, les parents n'ont pas vraiment besoin qu'on les juge &#224; partir d'images id&#233;alis&#233;es ou de repr&#233;sentations mythiques. Laurent Ott en appelle &#224; ne pas se tromper de cible : le soutien &#224; la parentalit&#233; qui est devenu la &#171; tarte &#224; la cr&#232;me &#187; de l'action sociale et &#233;ducative, ces derni&#232;res ann&#233;es, n'est pas un objectif, mais un moyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'on doit chercher &#224; faire, ce n'est pas d'aider les parents, mais, c'est surtout et avant tout, de renforcer l'action &#233;ducative aupr&#232;s de l'enfant. Et d'expliciter le paradoxe qui veut que la premi&#232;re condition pour que les professionnels entrent dans un contact clair et r&#233;ussi avec les familles est de faire la preuve de la possibilit&#233; de travailler sans elles. C'est la possibilit&#233; laiss&#233;e &#224; l'enfant de multiplier les adultes &#224; qui il s'adresse, c'est la voie de la co&#233;ducation qui renforce la coh&#233;rence des acteurs qui l'entourent, c'est le respect qui doit s'imposer face &#224; des parents &#224; qui on laisse le temps de s'impliquer, sans les placer dans une injonction &#224; faire au risque d'&#234;tre mal jug&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2004, (128 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vivre avec elle. M&#232;re et fille racontent</title>
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		<dc:subject>705</dc:subject>
		<dc:subject>Relations</dc:subject>

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&lt;p&gt;S'il est bien un exercice difficile, c'est celui qui consiste &#224; parler de ce qu'il y a de plus profond et de plus intime en soi, tout en r&#233;ussissant &#224; &#233;viter tant l'impudeur dans ses propos que la provocation au voyeurisme chez le lecteur. Maryse Vaillant s'y &#233;tait essay&#233; avec un grand bonheur, quand elle nous avait convi&#233;s, dans un pr&#233;c&#233;dent ouvrage &#8220;Il m'a tu&#233;e&#8221;, (lire la critique) &#224; un voyage plein de tendresse et de lucidit&#233; au c&#339;ur de son enfance. La voil&#224; qui r&#233;cidive, en nous livrant une tranche de sa (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton358-79ff5.jpg?1694178125' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est bien un exercice difficile, c'est celui qui consiste &#224; parler de ce qu'il y a de plus profond et de plus intime en soi, tout en r&#233;ussissant &#224; &#233;viter tant l'impudeur dans ses propos que la provocation au voyeurisme chez le lecteur. Maryse Vaillant s'y &#233;tait essay&#233; avec un grand bonheur, quand elle nous avait convi&#233;s, dans un pr&#233;c&#233;dent ouvrage &#8220;Il m'a tu&#233;e&#8221;, (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Il-m-a-tuee' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;) &#224; un voyage plein de tendresse et de lucidit&#233; au c&#339;ur de son enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voil&#224; qui r&#233;cidive, en nous livrant une tranche de sa vie d'adulte : la relation &#224; la fois passionnelle et color&#233;e entre une m&#232;re et sa fille. Sans jamais se d&#233;partir ni de son humour, ni de sa simplicit&#233;, elle nous fait vivre au rythme de ses &#233;motions et de ses r&#233;flexions, de ses moments de joie et de ses p&#233;riodes de cafard, un r&#233;cit &#233;crit &#224; deux voix, l'&#233;criture de la m&#232;re &#233;tant compl&#233;t&#233;e par le contrepoint de la fille. Un proverbe affirme que les enfants des cordonniers sont les plus mal chauss&#233;s. Qu'en est-il pour les filles de psychologues ? Qui peut croire qu'un professionnel de l'enfance ou de l'&#233;ducation exerce face &#224; sa propre prog&#233;niture, avec une dext&#233;rit&#233; extr&#234;me, une assurance hors du commun, et un savoir-faire garanti sur facture, l'art qu'il d&#233;ploie par ailleurs, quand il s'adresse aux enfants des autres ? Comme chacun, il vit des satisfactions et des angoisses, il est confront&#233; &#224; des r&#233;actions d'adolescents alternant l'amour et le rejet, l'admiration et la r&#233;bellion, il adopte des comportements faits de disponibilit&#233;, de bienveillance et de sens de l'&#233;coute, mais aussi d'impatience, de cynisme et de fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre cette bienfaisante et humaine imperfection qui permet justement de savoir r&#233;agir face aux familles des autres. &#171; Vivre avec elle &#187; en est une excellente illustration. Le livre se pr&#233;sente comme le condens&#233; d'une existence partag&#233;e &#224; deux : 35 flashs, comme autant d'instantan&#233;s de vie. Mais quand Maryse et Judith &#233;gr&#232;nent leurs souvenirs et &#233;voquent, parfois, comment chacune a v&#233;cu le m&#234;me &#233;v&#233;nement, ce n'est pas seulement d'elles dont elles parlent. Ce n'est pas leur exp&#233;rience unique, car personnelle, qu'elles d&#233;crivent. Elles touchent &#224; ce qu'il y a de plus universel : pour l'une, la souffrance d'un p&#232;re absent, le besoin d'exister pour elle-m&#234;me ou la peur que l'amant de passage ne vienne lui prendre sa m&#232;re ; pour l'autre, le poids que ressent un parent seul, en t&#234;te &#224; t&#234;te avec son enfant, le doute quant &#224; le justesse des valeurs &#233;ducatives mises en &#339;uvre ou encore l'angoisse face au foss&#233; qui se creuse. Pour toutes les deux, le conflit de g&#233;n&#233;ration, la fin de la complicit&#233; que sonne le glas de l'adolescence et le sentiment d'une incompr&#233;hension mutuelle. Mais, finalement, le plaisir d'avoir chemin&#233; c&#244;te &#224; c&#244;te et d'avoir r&#233;ussi une vie qui n'aurait eu ni le m&#234;me go&#251;t ni le m&#234;me sens, sans l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Martini&#232;re, 2004 (190 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le respect de l'intimit&#233; dans les structures qui h&#233;bergent des adultes</title>
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		<dc:subject>Usager</dc:subject>
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		<dc:subject>705</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour renforcer le droit &#224; l'intimit&#233; des femmes accueillies, leur proposer des lieux s&#233;curisants et agr&#233;ables, le centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale Ag&#233;na a compl&#232;tement restructur&#233; ses locaux. En contrepartie du financement obtenu, l'association met une partie de son espace &#224; la disposition des habitants, associations et artistes d'Amiens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ag&#233;na n'est pas une structure comme les autres. &#192; Amiens, dans la longue rue de Rouen elle occupe plusieurs num&#233;ros. Au 124, derri&#232;re le portail bleu, se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-705-" rel="tag"&gt;705&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour renforcer le droit &#224; l'intimit&#233; des femmes accueillies, leur proposer des lieux s&#233;curisants et agr&#233;ables, le centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale Ag&#233;na a compl&#232;tement restructur&#233; ses locaux. En contrepartie du financement obtenu, l'association met une partie de son espace &#224; la disposition des habitants, associations et artistes d'Amiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ag&#233;na n'est pas une structure comme les autres. &#192; Amiens, dans la longue rue de Rouen elle occupe plusieurs num&#233;ros. Au 124, derri&#232;re le portail bleu, se trouve le centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) pour femmes victimes de violences&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Ag&#233;na - 124, rue de Rouen - 80000 Amiens. Tel. 03 22 33 39 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un lieu prot&#233;g&#233; avec cam&#233;ras de surveillance auquel les personnes ext&#233;rieures &#224; Ag&#233;na n'ont pas acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233;, Les Marmousets, une halte-garderie pour les enfants qui vivent &#224; Ag&#233;na et ceux du quartier et enfin un espace ouvert aux associations et aux artistes de la ville. Ag&#233;na b&#233;n&#233;ficie d'un espace magnifique. De grands vitraux l'illuminent et rappellent qu'il s'agit d'un ancien couvent. Les locaux sont spacieux et clairs. Un jardin d'hiver accueille les m&#232;res et leurs enfants. La structure h&#233;berge 35 familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1977, l'association Ag&#233;na a subi une forte &#233;volution. &#171; &#192; cette &#233;poque, il s'agissait de mettre &#224; l'abri des femmes victimes de violences, seules ou avec leur (s) enfant (s) et de leur assurer le g&#238;te et le couvert &#187;, se souvient Anne-Marie Poulain, la directrice adjointe. Aujourd'hui, l'objectif de la structure reste l'accueil et l'h&#233;bergement des femmes victimes de violences mais les locaux et les outils p&#233;dagogiques ont bien chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#224; la fin des ann&#233;es 80, les responsables d'Ag&#233;na constatent que l'h&#233;bergement seul ne suffit pas, qu'il faut offrir un accompagnement global aux personnes h&#233;berg&#233;es et que les locaux sont mal adapt&#233;s &#224; l'accueil des femmes et de leurs enfants. L'association d&#233;cide de r&#233;nover&#8230; et d'innover. Les femmes vont b&#233;n&#233;ficier d'un studio individuel d'un espace adapt&#233; &#224; la composition familiale mais aussi de lieux de rencontre pour &#233;changer avec les autres femmes et pour recevoir leur ex-conjoint, leur famille et leurs amis loin du regard des travailleurs sociaux. Les espaces collectifs restent conviviaux, la salle &#224; manger prend des allures familiales, avec des tables rondes et les r&#232;gles de fonctionnement peuvent en partie se n&#233;gocier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour financer cette r&#233;novation importante, Ag&#233;na effectue un montage financier dissociant h&#233;bergement, fonctionnement et accompagnement. Le lieu d'h&#233;bergement est consid&#233;r&#233; comme foyer-logement avec habilitation APL foyer-logements et les femmes r&#232;glent leur redevance en fonction de leurs ressources et de leur composition familiale. La r&#233;novation de la structure est financ&#233;e par le minist&#232;re des Affaires sociales et le d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie, Ag&#233;na a ouvert des lieux aux habitants, associations et artistes ami&#233;nois : une halte-garderie, une salle de r&#233;union pour les associations qui sert &#233;galement de salle d'exposition. L'association assure la communication et le vernissage des expositions. Une fa&#231;on de se positionner comme un lieu qui propose des services &#224; la ville et non comme une structure qui n'h&#233;berge qu'un public stigmatis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des volets de la loi de janvier 2 002 qui r&#233;nove l'action sociale et m&#233;dico-sociale d&#233;finit les droits et libert&#233;s individuels des usagers. On y retrouve notamment le droit des usagers &#224; la dignit&#233;, l'int&#233;grit&#233;, la vie priv&#233;e, l'intimit&#233; et la s&#233;curit&#233; ainsi que celui &#224; la confidentialit&#233; des informations les concernant. Des questions auxquelles l'association a r&#233;fl&#233;chi depuis longtemps. L'armoire contenant les dossiers des femmes se trouve dans une salle vitr&#233;e o&#249; elles peuvent s'isoler pour t&#233;l&#233;phoner. L'armoire est ferm&#233;e &#224; cl&#233; mais les femmes ont acc&#232;s &#224; leur dossier sur simple demande. Tous les &#233;crits qui les concernent leurs sont lus, m&#234;me si elles sont en d&#233;saccord avec le contenu. &lt;i&gt;&#171; En cas de signalement de maltraitance, une femme ne d&#233;couvre pas ce que nous avons &#233;crit &#224; son propos dans le bureau du juge &#187;&lt;/i&gt;, explique Anne-Marie Poulain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ag&#233;na met &#224; disposition des femmes des salles o&#249; elles peuvent vivre des moments d'intimit&#233; partag&#233;e. Dans l'atelier &#171; Bien-&#234;tre &#187;, on trouve une table de massage, un endroit o&#249; se maquiller, un autre pour se laver les cheveux&#8230; et du personnel form&#233;. Ainsi les r&#233;sidentes peuvent s'occuper d'elles et discuter. Ces femmes qui ont subi des violences physiques ont envie de partager leur souffrance, mais cela ne peut pas se faire n'importe o&#249;. Dans ce lieu privil&#233;gi&#233;, ces femmes qui ont souvent une repr&#233;sentation de leur corps d&#233;sincarn&#233;, r&#233;apprennent le plaisir d'en prendre soin et peuvent parler de leur souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; d'autres structures d'h&#233;bergement, l'&#233;quipe ne p&#233;n&#232;tre jamais dans la chambre d'une femme sans son autorisation, sauf en cas de fuite d'eau ou d'incendie. Jusque dans les ann&#233;es 80, les femmes devaient rentrer avant 22 heures, ce qui constituait un abus de pouvoir aux yeux de l'&#233;quipe. Aujourd'hui, les horaires sont plus souples, m&#234;me s'il reste des contraintes comme pr&#233;venir de son absence le week-end. Il est d&#233;j&#224; arriv&#233; qu'une femme laisse son enfant seul 48 heures sans pr&#233;venir l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, tout ne satisfait pas les professionnels d'Ag&#233;na. La loi de r&#233;novation sociale oblige les structures &#224; mettre en place de nouveaux dispositifs, tel le conseil de la vie sociale. L'&#233;quipe appr&#233;cie que la loi l'oblige &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la question de la repr&#233;sentativit&#233; des personnes h&#233;berg&#233;es mais elle &lt;i&gt;&#171; n'est pas encore au point &#187;&lt;/i&gt;. Actuellement, le d&#233;cret d'application n'&#233;tant pas encore pass&#233;, une personne de l'&#233;quipe anime une r&#233;union une fois par mois, la directrice adjointe y participe chaque trimestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mettre en place le conseil de la vie sociale questionne les &#233;quipes, suscite de l'inqui&#233;tude, des changements dans les rep&#232;res. Il remet en question des &#233;vidences telles &lt;i&gt;&#171; ces femmes ne s'int&#233;ressent pas &#224; la vie politique &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;alors que nous n'avons pas forc&#233;ment r&#233;fl&#233;chi &#224; l'acc&#232;s &#224; l'information dans la structure. Nous ne souhaitons pas que les femmes regardent la t&#233;l&#233; en mangeant, mais nous ne leur avons pas forc&#233;ment demand&#233; leur avis &#187;&lt;/i&gt;, constate Anne-Marie Poulain. &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas non plus trouv&#233; de solution par rapport au tabac. Il est interdit de fumer dans les chambres. L'intimit&#233; de la femme doit &#234;tre respect&#233;e mais en m&#234;me temps nous devons appliquer les r&#232;gles de s&#233;curit&#233; qui interdisent de fumer dans les r&#233;sidences collectives. La chambre est trop petite et l'enfant pourrait respirer la fum&#233;e et il est d&#233;j&#224; arriv&#233; qu'une femme s'endorme avec une cigarette allum&#233;e. Il existe des lieux fumeurs, mais ils posent probl&#232;me au personnel qui ne fume pas &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le respect de l'intimit&#233; provoque aussi des questionnements pas toujours simples : comment savoir par exemple s'il faut entrer dans la chambre d'une femme suicidaire que l'&#233;quipe n'a pas vue de la journ&#233;e ? Idem pour la gestion de l'argent, l'&#233;quipe n'est pas d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la tutelle, doit-elle intervenir aupr&#232;s des femmes qui semblent avoir des difficult&#233;s dans la gestion de leur budget ? Quant au collectif, il pose aussi des limites au besoin d'intimit&#233; des femmes. Les visites dans les chambres sont par exemple interdites.&lt;i&gt; &#171; Nous ne pouvons pas mettre en danger le groupe. Nous avons d&#233;j&#224; eu des probl&#232;mes avec des anciens conjoints violents &#187;&lt;/i&gt;, explique Anne-Marie Poulain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la vie sexuelle, elle se passe forc&#233;ment ailleurs &lt;i&gt;&#171; c'est une question importante pour des femmes qui ont majoritairement entre 18 et 40 ans. Nous leur parlons vie sexuelle, contraception, mais ne leur permettons pas de vivre leur sexualit&#233; dans les lieux o&#249; elles vivent. Ce n'est pas satisfaisant. Si au d&#233;part, la dur&#233;e d'h&#233;bergement &#224; Ag&#233;na devait &#234;tre de trois mois, elle tourne aujourd'hui autour de 6 mois, avant l'attribution d'un appartement relais ou d'un logement &#224; leur nom. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t une nouvelle restructuration des locaux d'Ag&#233;na va commencer. L'&#233;quipe r&#233;fl&#233;chit &#224; &#233;tendre les lieux d'intimit&#233; des femmes. La salle &#224; manger par exemple va &#234;tre agrandie afin que les femmes puissent manger seules si elles le d&#233;sirent. Install&#233;s ailleurs, les bureaux administratifs vont lib&#233;rer de la place. &lt;i&gt;&#8220;Nous r&#233;fl&#233;chissons &#224; la mani&#232;re de donner plus d'espace aux femmes et &#224; leurs enfants qui, &#226;g&#233;s de 8 jours &#224; 18 ans, n'ont pas les m&#234;mes besoins &#187;&lt;/i&gt;, explique Anne-Marie Poulain, &lt;i&gt;&#171; si ce n'est celui d'un espace privil&#233;gi&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment &#234;tre respectueux de la vie priv&#233;e des personnes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain Thalineau, ma&#238;tre de conf&#233;rences en sociologie &#224; l'universit&#233; de Tours, a r&#233;alis&#233; en 2000, deux enqu&#234;tes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Alain Thalineau a r&#233;alis&#233; deux enqu&#234;tes sur ce th&#232;me. La premi&#232;re avait pour (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sur le th&#232;me de l'intimit&#233; dans les centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les lieux que vous avez &#233;tudi&#233;s, vous &#233;crivez que les personnes h&#233;berg&#233;es ont leur temps et espace contr&#244;l&#233;s de fa&#231;on plus ou moins directe. Comment s'exercent ces contraintes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contraintes qui leur sont impos&#233;es sont bien connues. Dans tel centre d'h&#233;bergement, elles doivent quitter les lieux avant une certaine heure et &#234;tre de retour le soir dans un cr&#233;neau horaire pr&#233;cis. On conna&#238;t &#233;galement les heures de repas, les jours de douche, les visites syst&#233;matiques de tel ou tel soignant&#8230; La contrainte s'exerce dans les recoins de la vie quotidienne. Par exemple, il est demand&#233; &#224; la personne de ranger sa chambre, de faire son m&#233;nage. Dans certains &#233;tablissements, le r&#232;glement stipule des interdictions. Par exemple encore, il est impossible de recevoir sans autorisation des personnes non h&#233;berg&#233;es, il n'est pas accept&#233; d'avoir des boissons alcoolis&#233;es. Dans d'autres endroits, il est exig&#233; que la personne d&#233;pose son argent dans une caisse tenue par un &#233;ducateur dans un souci, certes, de limiter les risques de d&#233;penses abusives, or elle n'est ni sous tutelle, ni sous curatelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles contraintes comportent les r&#232;glements qui vous semblent incompatibles avec le respect de l'intimit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de montrer du doigt les CHRS mais de tenter d'expliquer le processus social qui l&#233;gitime la production de r&#232;glements visant &#224; contr&#244;ler les comportements des personnes h&#233;berg&#233;es. Il ne s'agit pas de porter un jugement mais de saisir, par l'observation des pratiques des acteurs impliqu&#233;s et par la contextualisation historique de ces pratiques, pourquoi et comment les CHRS mettent en &#339;uvre de tels r&#232;glements. L'une des raisons est que ces &#233;tablissements sont des propri&#233;t&#233;s sociales permettant &#224; ceux qui ne peuvent pas avoir un logement d'avoir un toit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette forme particuli&#232;re de propri&#233;t&#233; qu'est la propri&#233;t&#233; sociale, les biens collectifs n'&#233;tant pas &#171; appropriables &#187; par les particuliers, la collectivit&#233; incarn&#233;e par les personnels a un droit de regard pour en contr&#244;ler l'usage. L'intensit&#233; de celui-ci varie en fonction de l'&#233;quilibre entre l'actif et le passif social de la personne. Plus elle a pay&#233; sa contribution par l'imp&#244;t et les cotisations, moins elle est redevable. Inversement, plus la personne est d&#233;bitrice de la collectivit&#233;, plus s'exerce la contrainte. &#192; l'entr&#233;e et tout au long du s&#233;jour, l'h&#233;berg&#233; fait l'objet d'une investigation des travailleurs sociaux afin de v&#233;rifier les changements de comportements. &#192; l'offre de logement, s'adjoint une obligation de tout mettre en &#339;uvre pour retrouver un logement et un emploi. L'exigence d'une contrepartie, qui n'est pas sp&#233;cifique &#224; cette situation d'h&#233;bergement, justifie le contr&#244;le et l&#233;gitime les violations quotidiennes de l'intimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'obligation de se raconter constitue-t-elle une intrusion dans l'intimit&#233; de la personne h&#233;berg&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre oblig&#233; de dire, c'est &#234;tre contraint de se d&#233;voiler. Dire son histoire parce que l'on nous y invite peut &#234;tre une opportunit&#233; pour recevoir une &#233;coute attentive et un soutien psychologique. Mais la dire parce qu'il ne peut pas y avoir d'h&#233;bergement sans &#233;laboration d'un projet, parce que l'&#233;ducateur a besoin de conna&#238;tre cette histoire pour donner du sens &#224; son intervention, n'a plus la m&#234;me signification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fait de partager sa chambre avec un inconnu peut &#233;galement &#234;tre mal v&#233;cu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait. Alors que le lieu a l'aspect d'un &#171; chez soi &#187;, les personnes h&#233;berg&#233;es ne se sont pas choisies. Comme les prisonniers, elles doivent s'organiser pour pr&#233;server leur propre intimit&#233;. Partageant des lieux, elles doivent accepter les diff&#233;rentes fa&#231;ons de ranger, de se laver et de nettoyer, de manger, d'&#233;couter de la musique, etc. Dans une soci&#233;t&#233; contemporaine caract&#233;ris&#233;e par des pratiques individualistes, il est difficile d'accepter les contraintes impos&#233;es par la vie en collectivit&#233;. Ceci est exacerb&#233; lorsque les personnes ont perdu toute s&#233;curit&#233; int&#233;rieure en raison d'un parcours de vie marqu&#233; par des violences. Lorsqu'autrui, en raison d'une histoire individuelle particuli&#232;re, a toujours &#233;t&#233; une menace, il devient difficile de vivre avec s&#233;r&#233;nit&#233; des relations sociales impos&#233;es, m&#234;me si celles-ci sont encadr&#233;es par une &#233;quipe &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que provoque la perte de l'intimit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il n'est plus possible de pr&#233;server son intimit&#233;, il devient difficile de pr&#233;server son int&#233;grit&#233; physique et psychique. Devoir se prot&#233;ger sans cesse a, par exemple, des cons&#233;quences sur la perception du temps. La violence du quotidien engloutit la m&#233;moire et rend difficile la projection au-devant de soi. Elle provoque alors des d&#233;sordres psychiques qui se traduisent par des comportements de repli et/ou d'agressivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez &#171; La confiance permet &#224; l'intimit&#233; d'avoir son territoire &#187;. Pouvez-vous dire pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confiance est ce qui permet &#224; l'intimit&#233; d'avoir son territoire. Or, la confiance manque &#224; l'homme &#224; la rue et &#224; un degr&#233; moindre &#224; l'homme h&#233;berg&#233;. Son intimit&#233; int&#233;rieure peut &#234;tre pr&#233;serv&#233;e tant qu'il peut faire vivre en lui toutes les relations affectives qui l'ont structur&#233; psychiquement. Mais il ne peut pas prot&#233;ger ce territoire de l'intimit&#233; tant il est pris dans des relations de m&#233;fiance. La violence constitue son quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelles mani&#232;res les personnes h&#233;berg&#233;es parviennent-elles &#224; sauvegarder leur intimit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ressources pour pr&#233;server une intimit&#233; varient selon les personnes et selon le contr&#244;le exerc&#233; sur elles. Concernant le premier aspect, il appara&#238;t que la pr&#233;servation de l'intimit&#233; est fonction, d'une part, des possibilit&#233;s de se r&#233;f&#233;rer aux relations affectives et sociales qui ont jou&#233; un r&#244;le dans la construction de soi, et, d'autre part, des possibilit&#233;s d'&#233;tablir des relations affectives permettant de renouveler le contenu de cette intimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi de 1988 relative &#224; la lutte contre les exclusions pr&#233;voit que l'exercice des droits et libert&#233;s individuelles soit garanti &#224; toute personne prise en charge par un CHRS et notamment &#171; Le respect de la dignit&#233;, de l'int&#233;grit&#233;, de la vie priv&#233;e et de l'intimit&#233; &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois concernant la lutte contre les exclusions depuis l'instauration du RMI en 1988 mettent au premier plan cette obligation. Mais elles ne se limitent pas &#224; celle-ci. Les personnes h&#233;berg&#233;es ont un devoir d'insertion. Si l'&#233;ducateur doit accompagner dans le respect de la personne, il est aussi pris dans cette injonction pr&#233;vue par la loi de v&#233;rifier que la personne met bien tout en &#339;uvre pour son &#171; insertion &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pr&#233;conisez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que sociologue, je cherche plus &#224; comprendre qu'&#224; pr&#233;coniser. Mon m&#233;tier consiste &#224; apporter une compr&#233;hension sociologique des pratiques que j'observe et d'offrir des pistes de r&#233;flexion. Ensuite, les acteurs directement impliqu&#233;s ont &#224; s'en emparer pour &#233;tablir en concertation de nouvelles modalit&#233;s de fonctionnement plus respectueuses de la vie priv&#233;e des personnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.agena.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Association Ag&#233;na&lt;/a&gt; - 124, rue de Rouen - 80000 Amiens. Tel. 03 22 33 39 39&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alain Thalineau a r&#233;alis&#233; deux enqu&#234;tes sur ce th&#232;me. La premi&#232;re avait pour objectif d'analyser le rapport &#224; l'h&#233;bergement et &#224; l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique d'ex-r&#233;sidents de CHRS, la seconde concernait l'&#233;conomie solidaire au sein des centres d'adaptation &#224; la vie active. Les deux &#233;tudes ont &#233;t&#233; men&#233;es dans le cadre de conventions de recherche &#233;tablies pour la premi&#232;re avec la DRASS de la r&#233;gion Centre et le laboratoire &#201;tude-recherche-formation-en action sociale (LERFAS) et pour la deuxi&#232;me avec le secr&#233;tariat d'&#201;tat &#224; l'&#233;conomie solidaire et le LERFAS.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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