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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>R&#233;gie de quartier et r&#233;silience</title>
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		<dc:date>2021-10-04T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Service de proximit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>1302</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Suivez le guide &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ce que le lecteur a toujours voulu savoir sur les R&#233;gies de quartier n'est bien s&#251;r pas l&#224;, l'auteur n'ayant pas la pr&#233;tention &#224; l'exhaustivit&#233;. Mais, il pourra trouver sous la plume de Patrick Norynberg le r&#233;cit enthousiaste et passionn&#233; de la naissance, de la croissance et du d&#233;ploiement du &#171; b&#233;b&#233; &#187; dont il est le fondateur et pr&#233;sident. Voyant le jour &#224; la fin des ann&#233;es 1990, la R&#233;gie du Blanc Mesnil a d'abord r&#233;pondu, comme ses cent quarante cons&#339;urs r&#233;parties dans l'hexagone, &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton8615-6607c.jpg?1693642033' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suivez le guide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que le lecteur a toujours voulu savoir sur les R&#233;gies de quartier n'est bien s&#251;r pas l&#224;, l'auteur n'ayant pas la pr&#233;tention &#224; l'exhaustivit&#233;. Mais, il pourra trouver sous la plume de Patrick Norynberg le r&#233;cit enthousiaste et passionn&#233; de la naissance, de la croissance et du d&#233;ploiement du &#171; b&#233;b&#233; &#187; dont il est le fondateur et pr&#233;sident. Voyant le jour &#224; la fin des ann&#233;es 1990, la R&#233;gie du Blanc Mesnil a d'abord r&#233;pondu, comme ses cent quarante cons&#339;urs r&#233;parties dans l'hexagone, &#224; la volont&#233; des habitants de cr&#233;er un outil pour entretenir la cit&#233;. Mais, il est devenu rapidement un vrai tremplin pour l'emploi propos&#233; &#224; des ch&#244;meurs qui en sont &#233;loign&#233;s depuis longtemps. D'une pierre deux coups, en quelque sorte : recruter des personnes issues de la commune pour des prestations de nettoyage des locaux, d'entretien d'espaces verts, de vacation de m&#233;nage et de gardiennage pour les bailleurs, de m&#233;diation sociale&#8230; et &#224; la sortie du dispositif, dans 60&#8239;% des situations, une formation ou un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;. Pas mal ! M&#234;me si le Conseil d'administration de l'association gestionnaire est compos&#233; d'une majorit&#233; d'habitants, l'articulation avec les donneurs d'ordre que sont les &#233;lus locaux et les bailleurs est essentielle, puisque pr&#232;s de 70&#8239;% des ressources d&#233;pendent d'eux. L'auteur ne se contente pas de d&#233;crire son association. Il propose un kit de cr&#233;ation pour se lancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d L'Harmattan, 2020, (173 p. &#8211; 18,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Reportage &#8226; Urgence durable</title>
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		<dc:subject>Service de proximit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>1264</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Modulable et d&#233;montable, le centre d'h&#233;bergement d'urgence Bastion de Bercy accueille et accompagne trois cent huit personnes, gr&#226;ce &#224; une autorisation d'occupation temporaire de sept ans accord&#233;e par la ville de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Trente-cinq familles (soit cent huit personnes), cent femmes et autant d'hommes isol&#233;s, occupent les deux b&#226;timents modulables qui composent le centre d'h&#233;bergement d'urgence (CHU) Bastion de Bercy dans le 12e arrondissement, g&#233;r&#233; par l'association Aurore depuis d&#233;cembre 2017. Les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1264-" rel="tag"&gt;1264&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Modulable et d&#233;montable, le centre d'h&#233;bergement d'urgence Bastion de Bercy accueille et accompagne trois cent huit personnes, gr&#226;ce &#224; une autorisation d'occupation temporaire de sept ans accord&#233;e par la ville de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trente-cinq familles (soit cent huit personnes), cent femmes et autant d'hommes isol&#233;s, occupent les deux b&#226;timents modulables qui composent le centre d'h&#233;bergement d'urgence (CHU) Bastion de Bercy dans le 12e arrondissement, g&#233;r&#233; par l'association Aurore depuis d&#233;cembre 2017. Les r&#233;sidents &#8211; de z&#233;ro &#224; 87 ans &#8211; occupent des espaces r&#233;serv&#233;s aux familles, aux femmes ou aux hommes. Les personnes isol&#233;es b&#233;n&#233;ficient d'une chambre individuelle de 9&#8239;m2, les familles d'un espace de 18&#8239;m2, comptant deux pi&#232;ces. Au rez-de-chauss&#233;e, &#224; c&#244;t&#233; de la salle de restauration, des espaces de travail sont ouverts &#224; des associations culturelles ou sociales. En tout, 4 800&#8239;m2 de modulaires m&#233;talliques empil&#233;s, &#233;volutifs et d&#233;montables, entourent une grande pelouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe pluridisciplinaire de trente-sept professionnels (1) qui assure une pr&#233;sence jour et nuit, a les missions habituelles d'un CHU : accueil inconditionnel des personnes sans abri, en situation de d&#233;tresse sociale, m&#233;dicale et/ou psychique, orient&#233;es par le service int&#233;gr&#233; d'accueil et d'orientation (SIAO) et accompagnement social et &#233;ducatif personnalis&#233;. Si elle privil&#233;gie l'acc&#232;s au droit commun, l'&#233;quipe accueille aussi des permanences de partenaires pour faciliter les d&#233;marches des r&#233;sidents et favoriser l'acc&#232;s aux soins : Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) ; centre de PMI ; &#201;quipe mobile psychiatrie pr&#233;carit&#233; (EMPP) pour des entretiens psychologiques ou psychiatriques de premi&#232;re intention ; association Bouchec qui propose la m&#234;me &#233;coute aux r&#233;sidents romanophones ; mission Interface du Samu social qui fait le lien entre les r&#233;sidents vieillissants &#8211; souvent en mauvaise sant&#233; &#8211;, et les maisons de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2211 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH189/screenshot_24-2-9185e.png?1694000416' width='500' height='189' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris, le b&#226;ti est cher. Afin de mieux r&#233;partir l'offre d'h&#233;bergement sur son territoire, la mairie de Paris et celle d'arrondissement ont mis &#224; disposition de l'association Aurore, reconnue pour son expertise dans le logement temporaire, un terrain pour l'installation du CHU, qu'elles ont co-financ&#233;e avec le soutien de la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La structure, pos&#233;e sur une butte &#8211;&lt;i&gt; Le bastion de Bercy&lt;/i&gt; &#8211;, class&#233;e monument historique car faisant partie de l'enceinte de Thiers, fait fronti&#232;re entre deux portes de Paris et le p&#233;riph&#233;rique. Un lieu pour l'instant assez isol&#233; (m&#234;me s'il deviendra bient&#244;t une zone d'&#233;conomie mixte). Contrairement &#224; son grand fr&#232;re, le CHU La Promesse de l'Aube, install&#233; un an plus t&#244;t &#224; la lisi&#232;re du Bois du Boulogne dans le tr&#232;s hupp&#233; 16e arrondissement, Bastion de Bercy n'a pas rencontr&#233; de souci de voisinage. &lt;i&gt;&#171; Ce ne sont ni les m&#234;mes enjeux, ni le m&#234;me &#233;lectorat &#187;&lt;/i&gt;, observe Corentin Bourgeaux, le chef de service de la structure. La mairie de Paris a facilit&#233; l'implantation du CHU, pr&#233;parant par exemple en amont la scolarisation des enfants aupr&#232;s du rectorat et des directeurs d'&#233;tablissements scolaires. &lt;i&gt;&#171; Plus de trois cents personnes qui arrivent sur un territoire dont une partie qui ne parle pas Fran&#231;ais, ce n'est pas rien, &#231;a se pr&#233;pare &#187;&lt;/i&gt;, observe le chef de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CHU temporaire constitue-t-il une solution contre le sans abrisme ? &lt;i&gt;&#171; Oui et non,&lt;/i&gt; r&#233;pond-il. &lt;i&gt;Plut&#244;t que de mettre les personnes &#224; la rue, mieux vaudrait &#233;viter les expulsions gr&#226;ce &#224; un accompagnement social en lien avec les bailleurs ; cr&#233;er des places en centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) (qui ont vu leur dotation baisser) pour fluidifier la sortie des CHU ; construire du logement social, voire tr&#232;s social accessible (m&#234;me si la Direction r&#233;gionale et interd&#233;partementale de l'h&#233;bergement et du logement (DRIHL) fait des efforts pour g&#233;rer la p&#233;nurie) et mettre r&#233;ellement en place le plan Logement d'abord. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2210 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH403/screenshot_23-3-76dcf.png?1694000417' width='500' height='403' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;F&#234;te de la musique au CHU Bastion de Bercy.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vocation des CHU est d'accueillir sur un temps court, de constituer un passage et non un lieu de vie p&#233;renne. Or ils re&#231;oivent de plus en plus de personnes en situation sociale et sanitaire d&#233;grad&#233;e ayant besoin d'un accompagnement long. Ces s&#233;jours peuvent leur convenir &#224; condition qu'elles puissent ensuite b&#233;n&#233;ficier d'une autre solution adapt&#233;e (du CHRS au logement de droit commun). Le CHU ne peut pas constituer une solution sur le long terme, surtout pour les familles &#8211; dont beaucoup rel&#232;vent du logement social &#8211; ; la vie en collectivit&#233; peut avoir des effets pervers sur leur autonomie : l'interdiction de cuisiner par exemple ne permet pas de partager un repas en famille. Au bout d'un moment, ces parents cuisinent en cachette et culpabilisent. D'ailleurs leur situation interroge Corentin Bourgeaux : &lt;i&gt;&#171; Comment faire famille dans un espace de 18&#8239;m2, les conditions sont-elles propices pour &#233;lever un enfant ? Comment &#234;tre parent sous le regard des travailleurs sociaux, des autres r&#233;sidents parfois tr&#232;s abim&#233;s par la vie &#224; la rue et/ou souffrant de troubles psychiatriques ? Comment g&#233;rer l'attente avec les familles ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;quipe est &#233;toff&#233;e, elle reste insuffisante pour l'accompagnement social. Chaque professionnel suit plus de trente situations dans une structure tr&#232;s importante qui, &#8211; pour donner un ordre d'id&#233;e &#8211;, a servi 84 000 repas en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, en 2019, neuf familles et quarante-six personnes isol&#233;es ont quitt&#233; le CHU pour gagner un CHRS ou un logement social et cent personnes isol&#233;es ont rejoint une structure d'h&#233;bergement p&#233;renne. Une belle victoire qui, pour Corentin Bourgeaux, reste cependant &lt;i&gt;&#171; insuffisante du fait des dispositifs satur&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Directrice, chef de service, travailleurs sociaux, &#233;ducatrice de jeunes enfants, conseiller d'insertion professionnelle, coordinatrice d'activit&#233;s, animateur, accompagnants &#233;ducatifs et sociaux, veilleurs de nuit, agents de maintenance et d'entretien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Bibliographie&lt;br class='autobr' /&gt;
Belleville au c&#339;ur, Christian Page, &#201;loi Audoin-Rouzeau, &#201;d. Slatkine &amp; Cie, 2018. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le quotidien d'un homme qui a v&#233;cu &#224; la rue durant trois ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abomination des expulsions locatives, Jean-Fran&#231;ois Chalot, &#201;d. Atelier du Scorpion Brun, 2018.&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;moignages de personnes expuls&#233;es et de travailleurs sociaux.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>H&#233;bergement d'urgence &#8226; Temp&#234;te sur le 115</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1264-Hebergement-d-urgence-o-Tempete-sur-le-115</link>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Service de proximit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>1264</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des dizaines de milliers de personnes vivent dans la rue, faute de places d'h&#233;bergement et de logements &#224; co&#251;t abordable en nombre suffisant. En face d'elles, les travailleurs sociaux du dispositif d'urgence doivent trier, prioriser, pour g&#233;rer la p&#233;nurie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vivre &#224; la rue constitue une torture pour les personnes concern&#233;es. Une torture qui gagne les acteurs sociaux, amen&#233;s &#224; trier celles qui pourront dormir sous un toit. &lt;br class='autobr' /&gt;
En octobre, le pr&#233;fet du Rh&#244;ne annon&#231;ait des restrictions drastiques des crit&#232;res (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1264-" rel="tag"&gt;1264&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des dizaines de milliers de personnes vivent dans la rue, faute de places d'h&#233;bergement et de logements &#224; co&#251;t abordable en nombre suffisant. En face d'elles, les travailleurs sociaux du dispositif d'urgence doivent trier, prioriser, pour g&#233;rer la p&#233;nurie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vivre &#224; la rue constitue une torture pour les personnes concern&#233;es. Une torture qui gagne les acteurs sociaux, amen&#233;s &#224; trier celles qui pourront dormir sous un toit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre, le pr&#233;fet du Rh&#244;ne annon&#231;ait des restrictions drastiques des crit&#232;res de l'h&#233;bergement d'urgence pour le &#171; fluidifier &#187;. Il serait d&#233;sormais r&#233;serv&#233; en priorit&#233; aux femmes enceintes d'au moins six mois, aux adultes accompagn&#233;s d'un enfant de moins d'un an et aux personnes souffrant d'une maladie grave. En sus, une mise &#224; l'abri limit&#233;e &#224; deux mois avec remise &#224; la rue des personnes ne correspondant plus aux crit&#232;res de vuln&#233;rabilit&#233; ou ne relevant pas de l'insertion. Des mesures allant &#224; l'encontre des principes d'inconditionnalit&#233; et de continuit&#233; de l'h&#233;bergement inscrites dans le Code de l'action sociale et des familles. &#192; la suite d'une gr&#232;ve rassemblant 75&#8239;% des professionnels de l'urgence sociale, initi&#233;e par le collectif &#171; H&#233;bergement en danger &#187;, le ministre de la Ville et du Logement a demand&#233; au Pr&#233;fet de &#171; sursoir &#187; aux mesures annonc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Toulouse (Haute-Garonne), la Pr&#233;fecture demande au 115 de r&#233;server les places d'h&#244;tel aux familles sans abri prises en charge depuis plusieurs mois, &#224; celles avec un b&#233;b&#233; de six mois maximum et aux femmes enceintes &#224; partir du huiti&#232;me mois de grossesse. &lt;i&gt;&#171; Face &#224; ces injonctions, que faire alors qu'il n'existe pas de CHU Familles, si ce n'est chercher des solutions de d&#233;brouille &#187;&lt;/i&gt;, s'insurge Annabelle Quilllet, travailleuse sociale, membre du Groupement pour la d&#233;fense du travail social (GPS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nos intervenants doivent prioriser : choisir entre plusieurs femmes enceintes, celle qui pourra dormir sous un toit, ce qui suscite col&#232;re et d&#233;sespoir. Une femme s'est accroch&#233;e &#224; la fen&#234;tre de notre camion, c'&#233;tait insupportable pour elle comme pour nous &#187;&lt;/i&gt;, illustre pour sa part Simon Bichet, responsable de la maraude de France terre d'asile qui intervient dans les campements improvis&#233;s et les rues de Paris aupr&#232;s des migrants primo-arrivants sans domicile fixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manque de places en centres d'h&#233;bergement d'urgence (CHU), malgr&#233; une petite augmentation (6 000 places hivernales p&#233;rennis&#233;es au sortir de l'hiver dernier) et de logements sociaux ; bond des expulsions locatives avec le concours de la force publique (pr&#232;s de 3&#8239;% de hausse en 2019 et 41&#8239;% en dix ans) ; baisse des dotations aux centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) freinant l'accueil de personnes sortant des CHU ; saturation du dispositif h&#244;telier. Tous les acteurs de la solidarit&#233; des grandes villes alertent : le nombre de familles, de jeunes dont la prise en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) a pris fin &#224; leur majorit&#233;, de personnes &#226;g&#233;es, en situation de handicap ou souffrant de troubles psychiatriques vivant &#224; la rue, augmente. &lt;i&gt;&#171; Dans notre d&#233;partement et &#224; Paris, s'ajoutent &#224; ces publics des m&#232;res en grande pr&#233;carit&#233; remises &#224; la rue avec leur b&#233;b&#233; &#224; peine sorties de la maternit&#233;, sans solution d'h&#233;bergement,&lt;/i&gt; d&#233;plore Maxence Delaporte, directeur op&#233;rationnel du 115 en Seine-Saint-Denis. &lt;i&gt;Le 18 novembre, sur trois mille huit cents appels re&#231;us, trois cent quarante-deux personnes &#8211; dont 287 en famille &#8211; n'ont pas eu de solution. &#187;&lt;/i&gt; Le Dispositif national hivernal pr&#233;voit l'ouverture de seulement 14 000 places sur l'ensemble du territoire du 1er novembre au 31 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2203 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L428xH220/screenshot_20-3-e4cb2.png?1694000417' width='428' height='220' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le gouvernement s'est engag&#233; a &#233;vacuer tous les campements parisiens (comme ici Porte d'Aubervilliers) avant la fin de l'ann&#233;e en promettant un h&#233;bergement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, d&#233;noncent pr&#232;s d'une trentaine d'associations en fin d'ann&#233;e, apr&#232;s 59 &#233;vacuations en 4 ans, le &#171; cycle infernal &#187; : campements, &#233;vacuations et harc&#232;lements policiers, ne m&#232;nent qu'au retour &#224; la rue des personnes dans une errance plus grande encore.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re enqu&#234;te nationale consacr&#233;e aux personnes sans domicile fixe (vivant dans la rue, en h&#233;bergement pr&#233;caire ou d'urgence) date de 2012. Elle en recence 140 000 et signale d&#233;j&#224; une explosion de 50&#8239;% en dix ans. Depuis, nul n'est en mesure de pr&#233;ciser combien la France compte de personnes priv&#233;es de toit. &lt;i&gt;&#171; Nous les estimons &#224; 200 000, les chiffres ayant augment&#233; depuis la crise de l'accueil li&#233;e &#224; la migration avec un fort d&#233;veloppement des campements et des squats &#187;&lt;/i&gt;, &#233;nonce Florent Gueguen, directeur g&#233;n&#233;ral de la F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233; (FAS). Lorsqu'un public a enfin une place d'h&#233;bergement, c'est au d&#233;triment d'un autre. Le 16 septembre, son association et d'autres agissant contre l'exclusion, poussaient un &#171; coup de gueule &#187; et lan&#231;aient le manifeste &#171; Ensemble, agissons contre le sans abrisme ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accompagnement impossible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conditions de travail d&#233;grad&#233;es, &#233;quipe en souffrance, circulaire Collomb qui permettait le contr&#244;le des personnes h&#233;berg&#233;es&#8230; Autant de raisons qui, en 2018, ont pouss&#233; Sarah Urien, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, &#224; quitter son poste en CHU &#224; Toulouse. Elle a travaill&#233; six ans dans des structures accueillant des hommes aux profils tr&#232;s vari&#233;s, souvent en grande difficult&#233;, accueillis sur deux sites de trente-neuf et cinquante et une places, par la suite regroup&#233;es sur un seul site &#171; inadapt&#233; et insalubre &#187;. L'hiver, avec le plan &#171; Grand Froid &#187;, l'&#233;quipe a d&#251; accueillir jusqu'&#224; cent-cinquante personnes avec un ratio accompagnants/r&#233;sidents de plus en plus bas. &lt;i&gt;&#171; Le CHU est aujourd'hui consid&#233;r&#233; comme un simple lieu de mise &#224; l'abri alors que l'accueil inconditionnel peut permettre &#224; des personnes tr&#232;s abim&#233;es qui ne se sentent pas pr&#234;tes &#224; rejoindre une structure d'insertion, de b&#233;n&#233;ficier d'un accompagnement social de qualit&#233;&lt;/i&gt;, &#233;voque-t-elle. &lt;i&gt;Accompagnement que, d&#233;bord&#233;s, nous ne pouvions plus assurer. Malheureusement, cette &#233;volution vers des structures regroup&#233;es pour rationaliser les co&#251;ts est de plus en plus fr&#233;quente. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2207 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH536/screenshot_22-3-bd133.png?1694000417' width='500' height='536' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation dramatique des personnes sans-abri inqui&#232;te jusque dans les rangs du Parlement. En mars 2019, Nicolas D&#233;moulin, d&#233;put&#233; (LREM), rendait un rapport sur l'h&#233;bergement d'urgence &#224; la commission des affaires &#233;conomiques et sociales ; en juin, les s&#233;nateurs Guillaume Arnell (RDSE) et Jean-Marie Morisset (LR) publiaient un rapport d'information (1). Le premier, insiste sur le fait que le Plan Logement d'abord &#8211; il a l'ambition de diminuer de mani&#232;re significative le nombre de personnes sans abri d'ici 2022 &#8211; ne peut fonctionner qu'avec un accompagnement social et la construction de logements. Le second, pr&#244;ne la cr&#233;ation d'un statut unique de centre d'h&#233;bergement qui permettrait de rationnaliser l'offre et de simplifier le pilotage des dispositifs. La Fas qui a contribu&#233; &#224; son &#233;laboration avec l'&#201;tat, adh&#232;re aux principes du plan Logement d'abord : permettre aux personnes sans domicile, y compris celles sans abri, d'acc&#233;der directement au logement sans passer par le parcours en escalier de l'h&#233;bergement d'urgence ; acc&#233;l&#233;rer les sorties vers le logement autonome avec un accompagnement social. &lt;i&gt;&#171; Cependant pour r&#233;aliser ce plan, lanc&#233; en 2017, il faut doubler les logements tr&#232;s sociaux pour sortir du passage par l'h&#233;bergement &#187;&lt;/i&gt;, pointe Florent Gueguen. Le deuxi&#232;me volet de Logement d'abord, qui concerne l'accompagnement social dans le logement est mal financ&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le gouvernement a annonc&#233; une enveloppe de quinze millions d'euros (largement pr&#233;lev&#233;s sur les fonds des bailleurs sociaux), insuffisante pour mener &#224; bien une v&#233;ritable strat&#233;gie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin pour que Logement d'abord fonctionne, les associations estiment n&#233;cessaire d'accorder des titres de s&#233;jour aux nombreuses personnes coinc&#233;es &#224; l'h&#244;tel depuis de nombreuses ann&#233;es du fait d'une situation administrative pr&#233;caire. Les adultes ne peuvent pas travailler, b&#233;n&#233;ficier des prestations sociales ni d'un logement. Point positif en revanche pour la FAS : l'annonce de production de 10 000 places en pensions de famille et de 40 000 en logements en interm&#233;diation locative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention des expulsions locatives constitue aussi un objectif de Logement d'abord. &lt;i&gt;&#171; Dans le cadre d'&#233;changes au sein de la Commission d&#233;partementale de coordination des actions de pr&#233;vention des expulsions locatives (CCAPEX), le Groupe de recherche acc&#232;s aide au logement (Graal) a propos&#233; d'organiser des m&#233;diations entre locataires et bailleurs priv&#233;s pour &#233;viter le recours &#224; un jugement d'expulsion &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;line Herbain, coordinatrice Logement d'abord &#224; la M&#233;tropole Europ&#233;enne de Lille (MEL). &lt;i&gt;Nous soutenons cette action avec l'&#201;tat et nous projetons avec le Graal d'en r&#233;aliser une &#233;valuation globale, int&#233;grant la notion de co&#251;ts &#233;vit&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; L'accompagnement du Graal peut aller jusqu'&#224; la signature d'une convention tripartite entre lui, le bailleur et le locataire. Pendant six mois, l'association peut prendre en charge une partie du loyer si le locataire s'engage &#224; adh&#233;rer &#224; un programme d'accompagnement social. En contrepartie, le bailleur suspend la proc&#233;dure d'expulsion le temps qu'une solution de maintien dans le logement soit trouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Urbanisme transitoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'h&#233;bergement d'urgence rel&#232;ve de l'&#201;tat, des villes bougent pour cr&#233;er des places temporaires dans des lieux vacants. Ainsi, sous l'impulsion et avec le soutien de l'Agence intercalaire, cr&#233;&#233;e par le Collectif d'entraide et d'innovation sociale (Cedis) (2), la ville de Toulouse avec l'&#201;tat, les acteurs de la solidarit&#233; et les bailleurs, mobilise des locaux inoccup&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Une r&#233;sidence &#233;tudiante auparavant d&#233;saffect&#233;e appartenant &#224; l'arm&#233;e accueille aujourd'hui deux cent vingt personnes. Ce centre d'h&#233;bergement est port&#233; par les associations Espoir et France Horizon Occitanie et la ville propose aux r&#233;sidents un dispositif d'acc&#232;s &#224; l'emploi &#187;&lt;/i&gt;, illustre Thomas Couderette, co-fondateur du Cedis. La pr&#233;fecture de l'H&#233;rault a sollicit&#233; l'Agence intercalaire pour la mise en place du m&#234;me dispositif &#224; Montpellier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2205 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH375/screenshot_21-3-d43a2.png?1694000418' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En novembre, le campement de la porte d'Aubervilliers &#224; Paris comptait plus de 2 000 personnes. Lors de son &#233;vacuation le 28 novembre, le pr&#233;fet d'Ile-de-France annon&#231;ait la mise &#224; l'abri des familles et de 200 &#224; 300 hommes isol&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 ao&#251;t, la ville de Paris a sign&#233; une &#171; charte en faveur du d&#233;veloppement de l'occupation temporaire comme outil au service du territoire parisien &#187; avec une quinzaine d'acteurs publics et priv&#233;s pour d&#233;velopper des projets d'urbanisme temporaire, tels le CHU Bastion de Bercy &#224; Paris (&lt;i&gt;Voir article p.22&lt;/i&gt;). Si les acteurs de la solidarit&#233; saluent ce type d'exp&#233;rience, ils ne manquent pas de rappeler que seuls des moyens suffisants permettraient de mettre fin &#224; la situation indigne de la vie &#224; la rue. Selon le collectif Les morts de la rue, elle a entra&#238;n&#233; six cent douze morts en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) H&#233;bergement d'urgence : renforcer le pilotage pour mieux ma&#238;triser les financements.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Structur&#233;e en coop&#233;rative, elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par le Cedis, collectif citoyen et militant, qui propose des solutions d'inclusion sociale con&#231;ues avec les acteurs associatifs et institutionnels.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec &#201;douard Gardella &#8226; Ma rue, ma vie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1264-Entretien-avec-Edouard-Gardella-o-Ma-rue-ma-vie</link>
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		<dc:date>2020-01-07T07:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Service de proximit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>1264</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une minorit&#233; de personnes sans abri refuse l'h&#233;bergement d'urgence, pr&#233;f&#233;rant dormir dans la rue. Les raisons ? Des accueils inadapt&#233;s mais aussi le d&#233;sir de rester l&#224; o&#249; sont leurs attaches. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour quelles raisons des personnes pr&#233;f&#232;rent la rue &#224; un centre d'h&#233;bergement d'urgence et avec quelles cons&#233;quences ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'analyse du refus d'h&#233;bergement d'urgence s'est longtemps concentr&#233;e sur le recueil des critiques que les personnes sans abri formulent &#224; l'encontre de ces &#233;tablissements : principalement le manque (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une minorit&#233; de personnes sans abri refuse l'h&#233;bergement d'urgence, pr&#233;f&#233;rant dormir dans la rue. Les raisons ? Des accueils inadapt&#233;s mais aussi le d&#233;sir de rester l&#224; o&#249; sont leurs attaches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2212 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH153/screenshot_25-2-45256.png?1694000418' width='500' height='153' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons des personnes pr&#233;f&#232;rent la rue &#224; un centre d'h&#233;bergement d'urgence et avec quelles cons&#233;quences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse du refus d'h&#233;bergement d'urgence s'est longtemps concentr&#233;e sur le recueil des critiques que les personnes sans abri formulent &#224; l'encontre de ces &#233;tablissements : principalement le manque d'intimit&#233;, de s&#233;curit&#233;, de stabilit&#233;, d'autonomie et de propret&#233;. Ce recueil est, politiquement, extr&#234;mement important, en vue de la production d'habitats d&#233;cents pour tous. Mais sociologiquement, il reste insuffisant pour comprendre la sp&#233;cificit&#233; de ces refus, puisque les personnes qui vont en h&#233;bergement d'urgence partagent aussi ces critiques. On arrive donc au constat suivant : critiquer n'est pas refuser. L'enqu&#234;te montre alors que la sp&#233;cificit&#233; de ces personnes est d'avoir nou&#233; des relations dans les espaces publics o&#249; elles vivent ; elles s'y sont attach&#233;es. Ces relations peuvent concerner d'autres sans-abri, des passants r&#233;guliers, des habitants du quartier ou encore des commer&#231;ants. Les personnes priv&#233;es d'abri se retrouvent ainsi int&#233;gr&#233;es &#224; un milieu o&#249; elles ont pris des habitudes et o&#249; finalement, elles habitent. Mais ce faisant, elles s'exposent &#224; une d&#233;gradation de leur &#233;tat de sant&#233;, physique et psychique, jug&#233;e scandaleuse d'un point de vue de justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces personnes sont-elles &#233;galement en rupture de la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat de cette enqu&#234;te men&#233;e aupr&#232;s des personnes sans abri qui refusent les h&#233;bergements d'urgence est important, en ce qu'il conteste une repr&#233;sentation dominante des situations de sans-abrisme en particulier et d'exclusion en g&#233;n&#233;ral. Cette repr&#233;sentation dominante fait de ces personnes, des atomes isol&#233;s, &#171; d&#233;socialis&#233;s &#187; ou &#171; en rupture de liens sociaux &#187; ; comme si des individus pouvaient litt&#233;ralement se retrouver en dehors de la soci&#233;t&#233;. Sociologiquement, ces analyses n'ont aucun sens. Elles ne permettent pas de comprendre pourquoi ces personnes refusent les h&#233;bergements d'urgence. Elles peuvent &#234;tre en rupture par rapport &#224; certains groupes (profession, famille) mais int&#233;gr&#233;es &#224; d'autres groupes et attach&#233;es &#224; d'autres relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelle mani&#232;re les politiques sociales peuvent-elles prendre en compte cette r&#233;alit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques sociales peuvent se saisir de cette r&#233;alit&#233; dans une logique de pr&#233;vention et de r&#233;paration. L'analyse statistique montre que tous les sans-abri n'ont pas la m&#234;me probabilit&#233; de se retrouver &#224; habiter l'espace public et &#224; ainsi refuser les h&#233;bergements d'urgence. Ce sont plut&#244;t en effet des personnes non prioritaires dans l'acc&#232;s aux h&#233;bergements de meilleure qualit&#233; (les h&#233;bergements d'insertion), en raison de leur &#233;loignement vis-&#224;-vis des crit&#232;res d'autonomie d&#233;finis par les professionnels. Dans le processus les conduisant &#224; s'installer, il faut souligner l'importance des exp&#233;riences n&#233;gatives en h&#233;bergement social. Il s'agit donc de r&#233;fl&#233;chir, dans une logique de pr&#233;vention, aux pratiques de s&#233;lection mises en &#339;uvre dans les h&#233;bergements sociaux de meilleure qualit&#233;. Mais pour les personnes d&#233;j&#224; install&#233;es &#224; la rue, il est n&#233;cessaire d'envisager de nouvelles mani&#232;res de r&#233;parer la situation. Il s'agirait de r&#233;fl&#233;chir avec elles et les professionnels qui leur viennent en aide, &#224; la fa&#231;on de tenir compte de ces relations dans le passage de la rue &#224; un h&#233;bergement ou &#224; un logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Auteur du rapport Le sans-abrisme comme &#233;preuve d'habiter, avec Amandine Arnaud, &#233;pid&#233;miologiste de l'Observatoire du Samu social de Paris, 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;galement publi&#233; : Comprendre le refus d'h&#233;bergement d'urgence par les sans-abri, in M&#233;tropololitiques, 2019. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; lire sur : &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2Ccn6gs&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/2Ccn6gs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sciences sociales et le sans-abrisme, ouvrage collectif, &#201;d. Presses de l'universit&#233; de Saint-Etienne, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence sociale en action. Ethnographie du Samu social de Paris, avec Daniel Cefa&#239;, &#201;d. La D&#233;couverte, 2012.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les services &#224; la personne ne font pas bon m&#233;nage avec l'emploi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/les-services-a-la-personne-ne-font</link>
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		<dc:date>2008-06-26T07:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Service de proximit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>890</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La chronique de Lucien BarganeSocial actualit&#233;sDossier : De nouveaux m&#233;tiers au service de la personne Les services &#224; la personne ne font pas bon m&#233;nage avec l'emploiL'entreprise Domplus, du sur-mesure par t&#233;l&#233;phoneRebonds Aimer ce que l'on fait ensembleLe site qualifiant, le r&#233;f&#233;rentiel, les comp&#233;tences, l'&#233;ducateurReportage Des militantes f&#233;ministes maghr&#233;bines t&#233;moignent de leur &#233;mancipation aupr&#232;s de femmes immigr&#233;esLivres Une autre t&#233;l&#233;vision est possible - Philippe MeirieuConvaincre sans manipuler - (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-890-" rel="tag"&gt;890&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton2506-dba5b.jpg?1694000418' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Lucien Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : De nouveaux m&#233;tiers au service de la personne&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les services &#224; la personne ne font pas bon m&#233;nage avec l'emploi&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'entreprise Domplus, du sur-mesure par t&#233;l&#233;phone&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Aimer ce que l'on fait ensemble&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le site qualifiant, le r&#233;f&#233;rentiel, les comp&#233;tences, l'&#233;ducateur&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Reportage&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Des militantes f&#233;ministes maghr&#233;bines t&#233;moignent de leur &#233;mancipation aupr&#232;s de femmes immigr&#233;es&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Une autre t&#233;l&#233;vision est possible - Philippe Meirieu&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Convaincre sans manipuler - Philippe Breton&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'Afrique invit&#233;e du festival Handi Stars&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Une &#233;ducation sans gifle ni fess&#233;e&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vers une privatisation des services &#224; la personne</title>
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		<dc:subject>Service de proximit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'ouverture au secteur priv&#233; des structures d'accueil &#224; destination de la petite enfance ouvre de jolies perspectives lib&#233;rales &#224; certaines entreprises. &#201;thique et &#233;conomie y feraient, para&#238;t-il, bon m&#233;nage. On peut s'interroger sur cette entr&#233;e en force dans le secteur des services &#224; la personne. Exemple d'une cr&#232;che qui s'installe dans le cr&#233;neau &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'ils soient emplois familiaux, services &#224; domicile, de proximit&#233; ou aux salari&#233;s, les services &#224; la personne connaissent aujourd'hui un fort d&#233;veloppement. Leur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'ouverture au secteur priv&#233; des structures d'accueil &#224; destination de la petite enfance ouvre de jolies perspectives lib&#233;rales &#224; certaines entreprises. &#201;thique et &#233;conomie y feraient, para&#238;t-il, bon m&#233;nage. On peut s'interroger sur cette entr&#233;e en force dans le secteur des services &#224; la personne. Exemple d'une cr&#232;che qui s'installe dans le cr&#233;neau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'ils soient emplois familiaux, services &#224; domicile, de proximit&#233; ou aux salari&#233;s, les services &#224; la personne connaissent aujourd'hui un fort d&#233;veloppement. Leur gamme est large. En vrac : repassage, m&#233;nage, lavage de vitres, soutien scolaire, garde d'enfants, aide aux devoirs, aide aux personnes &#226;g&#233;es ou d&#233;pendantes, nettoyage de moquettes, petit bricolage, lavage de voitures, livraisons &#224; domicile, courses et accompagnement, garde et soins aux animaux, assistance administrative, couture, retouche, r&#233;ceptions, vente &#224; domicile, entretien du mat&#233;riel d'&#233;quipement de la maison, lavage du linge, soins &#224; domicile, garde malade, courses &#224; faire, s&#233;curit&#233; des personnes, entretien du v&#233;hicule, accompagnement d'enfants &#224; l'&#233;cole, hygi&#232;ne corporelle, activit&#233;s de compagnie, pr&#233;paration des repas, promenade, entretien du jardin, coiffeur et esth&#233;ticienne, cuisinier &#224; domicile, services aux salari&#233;s (conciergerie d'entreprise), cr&#232;ches priv&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'INSEE, les besoins sont estim&#233;s &#224; 800 000 emplois suppl&#233;mentaires dans les cinq ann&#233;es &#224; venir, et les besoins imm&#233;diats repr&#233;sentent 160 000 emplois. Si la demande avait &#233;t&#233; satisfaite, elle aurait pu cr&#233;er, estime le Syndicat national des entreprises de services &#224; la personne (SESP)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='SESP - 55, avenue Bosquet - 75330 Paris cedex 07.T&#233;l. 01 53 59 17 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, 425 000 emplois &#224; temps plein depuis cinq ans. Une enqu&#234;te r&#233;cente de l'institut D&#233;moscopie faisait appara&#238;tre que six millions de m&#233;nages (soit le cinqui&#232;me environ) &#233;taient demandeurs de ce type de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services &#224; la personne restent donc l'un des domaines privil&#233;gi&#233;s de l'action sociale. L'entreprise s'y int&#232;gre progressivement depuis environ huit ans, jurant sur l'honneur en mesurer les enjeux et la d&#233;ontologie particuli&#232;re &#224; observer. Ainsi, les entreprises de services &#224; la personne veulent un personnel qualifi&#233;, acc&#233;dant &#224; des formations, que ce soit par l'apprentissage au CFA cr&#233;&#233; par l'Institut des services &#224; la personne (ISERP) ou par des stages de formation dispens&#233;s par un cabinet sp&#233;cialis&#233;. Mais de quel apport s'agit-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apprendre aux agents commerciaux comme aux responsables de services &lt;i&gt;&#171; &#224; reformuler la demande du client en des termes professionnels, d&#232;s le premier contact avec le client. Souvent cette demande se r&#233;f&#232;re au mod&#232;le familial de r&#233;alisation et d'organisation des t&#226;ches, alors qu'il faut amener le client &#224; discerner ce qu'une aide professionnelle va lui amener de diff&#233;rent, et comment en partant de l&#224; une r&#233;organisation &#224; l'int&#233;rieur de la sph&#232;re priv&#233;e va pouvoir se faire pour le bien-&#234;tre de chacun &#187;&lt;/i&gt;. Le personnel sera, en outre, amen&#233; &#224; ne pas &#171; se laisser glisser sur le versant affectif. Cela passe par la valorisation en formation de toutes les t&#226;ches techniques (m&#233;nag&#232;res) et leur ma&#238;trise, et partant de l&#224;, par la construction d'une identit&#233; professionnelle qui permette aux salari&#233;s de parler autrement de leur travail et d'en &#234;tre fier&#8230; &#187;. Ah ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre du MEDEF &#8212; cf. son adresse &#233;lectronique &#8212;, le SESP s'est cr&#233;&#233; en 1995 comme syndicat professionnel, avec pour vocation de d&#233;fendre les cr&#233;ateurs des activit&#233;s de services &#224; la personne et de d&#233;velopper le secteur. Il propose conseils juridiques ou fiscaux, groupes d'&#233;change entre adh&#233;rents, formation, lobbying aupr&#232;s des pouvoirs publics et d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des chefs d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, 150 entreprises en sont adh&#233;rentes, et il existe encore un fort potentiel de cr&#233;ation d'entreprises et d'emploi, en particulier en Ile-de-France et dans les grandes agglom&#233;rations. S'adressant &#224; la presse au mois de mars dernier, le SESP en pr&#233;sentait le profil &#224; partir de deux questions : quelle exigence pose l'entr&#233;e des entreprises dans cette branche d'activit&#233;s ? Quel est le profil d'un dirigeant d'entreprise de services &#224; la personne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devan&#231;ant d'&#233;ventuelles exigences d'utilisateurs de services &#224; la personne, le SESP rappelle l'existence, depuis ao&#251;t 1999, d'un dispositif agr&#233;&#233; par l'&#201;tat pour ces services, la certification Qualicert et, depuis septembre 2000, d'une norme AFNOR (Association fran&#231;aise de normalisation) concernant les services d'aide &#224; domicile. En outre, il s'attache &#224; recruter du personnel d&#233;j&#224; form&#233; (DEAVS, CAFAD, BEP sanitaire et social, Bac Pro&#8230;) ou forme leur personnel de mani&#232;re continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'entreprise fonctionne &#224; la recherche d'une dynamique manag&#233;riale dans une relation &#233;thique et &#233;conomique qui repose sur la relation humaine la plus qualitative, pour le client d'abord et pour l'entreprise elle-m&#234;me ensuite : le professionnalisme de l'entreprise et le professionnalisme de la relation entreprise-client forment un tout &#187;&lt;/i&gt;, estime un dirigeant. Mais il s'agit bien aussi d'&#234;tre rentable, de ma&#238;triser gestion et management, production de biens ou de services courants. Ceux-ci se rapportant directement &#224; la vie des personnes dans leur sph&#232;re priv&#233;e, comment rationaliser cette activit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la concurrence, les soci&#233;t&#233;s de prestations n'auront d'autre choix que de travailler avec qualit&#233; et&#8230; flexibilit&#233; : &lt;i&gt;&#171; le client n'acceptera de payer un service plus cher que s'il y trouve un int&#233;r&#234;t soit au niveau de la qualit&#233; soit au niveau de la souplesse du service propos&#233; (choix des horaires, de la dur&#233;e et de la fr&#233;quence). En faisant appel &#224; une soci&#233;t&#233;, le client exige une organisation efficace, du personnel exp&#233;riment&#233; et comp&#233;tent et de l'encadrement &#187;&lt;/i&gt;, assurait, optimiste, un dirigeant lors de la conf&#233;rence de presse du SESP. Les salari&#233;s devront donc &#234;tre fortement disponibles, bien motiv&#233;s, et disposer de savoir faire techniques et de belles qualit&#233;s humaines. En contrepartie, leur r&#233;mun&#233;ration sera&lt;i&gt; &#171; sup&#233;rieure de 25 % aux normes de cette profession &#187;&lt;/i&gt; ; ils seront embauch&#233;s en contrat de travail &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e et auront &lt;i&gt;&#171; des primes li&#233;es &#224; la satisfaction du client &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous simplifier la vie, c'est notre volont&#233; de chaque jour &#187; : cr&#233;&#233;e en 1999, la soci&#233;t&#233; prestataire de services Victor emploie actuellement trente salari&#233;s en CDI. Elle propose des prestations d'employ&#233;s de maisons : m&#233;nage, repassage, gouvernante&#8230; Elle entend progresser sur &#171; de r&#233;elles valeurs d'entreprise &#187; et consid&#232;re comme &#171; clefs essentielles &#187; culture d'entreprise et diversit&#233; de l'offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises priv&#233;es reconnaissent qu'il leur faudra encore persuader : &lt;i&gt;&#171; dans ce secteur d'activit&#233;, l'arriv&#233;e d'entreprises commerciales est uniquement per&#231;ue sous son aspect cupide et mercantile alors qu'au contraire, les entreprises peuvent apporter des r&#233;ponses compl&#233;mentaires et bien adapt&#233;es aux besoins &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services &#224; la personne deviennent donc de &#171; vrais m&#233;tiers &#187;. Les arguments plut&#244;t s&#233;curitaires du site internet du SESP peuvent toutefois surprendre :&lt;i&gt; &#171; les particuliers, avec les craintes li&#233;es &#224; l'ins&#233;curit&#233; et le contenu des rubriques faits divers qui s'allongent chaque jour, se tournent vers des entreprises sp&#233;cialis&#233;es. Celles-ci s&#233;lectionnent, forment leur personnel, analysent les attentes et les besoins du consommateur, &#233;valuent leurs prestations, sont assur&#233;es et garantissent la nature et les niveaux de leurs prestations &#187;&lt;/i&gt;. Il n'y aurait de toute fa&#231;on pas assez de professionnels, condamnant les familles &#224; des solutions bancales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cente ouverture au secteur priv&#233; des structures d'accueil &#224; destination de la petite enfance donne aujourd'hui &#224; certaines entreprises de services toute latitude pour assister des entreprises &#171; socialement responsables &#187; dans leur projet de cr&#233;ation et de gestion de cr&#232;ches. Partant du constat que seuls 9 % des enfants trouvent actuellement une place en cr&#232;che alors que plus de la moiti&#233; des enfants en bas &#226;ge ont leurs deux parents actifs, la soci&#233;t&#233; Les Petits chaperons rouges&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Petits chaperons rouges - 22, rue de Douai - 75009 Paris' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'est rapidement engouffr&#233; dans la br&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous pensons que ces cr&#232;ches priv&#233;es doivent se d&#233;velopper en partenariat avec le monde de l'entreprise afin que notre pays puisse faire d'une pierre deux coups &#187;&lt;/i&gt;, escomptent les cofondateurs. &lt;i&gt;&#171; En effet, on r&#233;soudrait alors un besoin urgent en termes d'offre de garde tout en permettant une avanc&#233;e sensible dans l'&#233;galit&#233; professionnelle, bien s&#251;r, mais aussi dans la motivation et la fid&#233;lisation des employ&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. En effet, depuis janvier 2004, les entreprises peuvent externaliser cr&#233;ation et gestion d'un tel service &#224; des professionnels de la petite enfance pour un co&#251;t de revient trois &#224; cinq fois moins &#233;lev&#233; qu'auparavant. En outre, poursuivent-ils, l'int&#233;r&#234;t des cr&#232;ches en entreprise est de co&#251;ter aux parents &#224; peu pr&#232;s le m&#234;me prix journalier que s'ils mettaient leurs enfants dans une cr&#232;che collective publique ou associative : entre 5 et 20 euros par jour suivant les ressources et le bar&#232;me CAF en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se r&#233;clamant d'un &#171; capitalisme social &#187;, les m&#234;mes entrepreneurs se veulent attentifs &#224; la mixit&#233; sociale et en &#233;num&#232;rent les bienfaits : l'employeur r&#233;duira l'absent&#233;isme de son personnel ; les employ&#233;s concilieront plus ais&#233;ment vie professionnelle et vie familiale tout en b&#233;n&#233;ficiant &#171; d'une proximit&#233; rassurante avec leurs jeunes enfants &#187; ; la parit&#233; homme/femme y gagne, et la cr&#233;ation d'emplois de personnel encadrant est favoris&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire des Chaperons rouges ressemble pour le moment &#224; un conte de f&#233;es : &lt;i&gt;&#171; Il &#233;tait une fois une entreprise humaine qui avait d&#233;cid&#233; que, d&#233;sormais, les enfants de ses collaborateurs ne resteraient plus livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes. Elle cr&#233;a donc une cr&#232;che avec l'aide des Petits chaperons rouges. Et alors tout le monde v&#233;cut heureux, avec beaucoup d'enfants&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. Les concepteurs &#8212; une femme ayant travaill&#233; dix ans dans le domaine de la prise en charge de la d&#233;pendance, et un architecte d'int&#233;rieur &#8212; partent du constat qu'&#171; &lt;i&gt; il existe aujourd'hui en France seulement 200 000 places de cr&#232;ches alors que nous avons 2, 3 millions d'enfants de moins de 3 ans ! &lt;/i&gt; &#187;. Pendant deux ans &#171; d'&#233;vang&#233;lisation aupr&#232;s des pouvoirs publics et des collectivit&#233;s locales &#187;, ils promeuvent le concept de cr&#232;che en entreprise, s'organisant juridiquement en juin 2002. Apr&#232;s trois ans d'existence, l'entreprise dispose de cinq permanents, et cinq projets sont en cours de r&#233;alisation en r&#233;gion parisienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se r&#233;jouissant de ce que la Conf&#233;rence de la famille ait mis en &#339;uvre en avril 2003 la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE), les Petits chaperons rouges constatent que ce nouveau cadre l&#233;gislatif, depuis le 1er janvier 2004, permet &lt;i&gt;&#171; enfin &#224; des soci&#233;t&#233;s socialement responsables d'offrir &#224; leurs employ&#233;s un r&#233;el service &#224; valeur ajout&#233;e, &#224; moindre co&#251;t &#187;&lt;/i&gt;. La PAJE comprend en effet seize nouvelles mesures en faveur de la petite enfance, dont trois sp&#233;cifiquement destin&#233;es &#224; l'essor des cr&#232;ches en entreprise. Mesures r&#233;cemment approuv&#233;es (10 f&#233;vrier 2004) par la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La PAJE, compl&#233;ment de libre choix du mode de garde, s'est substitu&#233;e au d&#233;but de cette ann&#233;e &#224; l'aide &#224; la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle agr&#233;&#233;e (AFEAMA) et &#224; l'allocation de garde d'enfant &#224; domicile (AGED). Les parents peuvent d&#233;sormais passer par l'interm&#233;diaire d'une entreprise de services aux personnes en touchant ce compl&#233;ment, &#224; condition que l'organisme priv&#233; soit agr&#233;&#233; et que l'enfant soit gard&#233; un minimum de seize heures par mois, ce qui exclut les gardes occasionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Petits chaperons rouges ont fait leur calcul : il y a environ 800 000 naissances par an en France. 2, 3 millions de bambins de moins de trois ans n'ont &#224; leur disposition que 200 000 places de cr&#232;ches dont environ 70 % sont g&#233;r&#233;es par le secteur public, 30 % par le secteur associatif et moins de 1 % par le secteur priv&#233;. D'autre part, 2, 1 millions d'enfants entre trois et six ans doivent se partager 78 000 places de haltes-garderies en jardin d'enfants. De fait, les chiffres sont fort disparates selon que l'on vive ici ou l&#224; : un article de Lib&#233;ration&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='La France tr&#232;s in&#233;gale dans ses r&#233;gions, &#201;ric Aeschimann et Herv&#233; Nathan, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; estimait &#224; l'occasion des &#233;lections r&#233;gionales que le nombre de places en cr&#232;che variait entre 183 pour mille enfants de moins de trois ans en Ile-de-France, contre 37 en Picardie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois d'ao&#251;t 2000, S&#233;gol&#232;ne Royal, alors ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Famille, avait propos&#233; la cr&#233;ation de 40 000 nouvelles places en cr&#232;ches et en haltes-garderies et lanc&#233; un appel &#224; projets innovants, prenant en compte par exemple des horaires plus adapt&#233;s ou cr&#233;ant un service de garde d'urgence &#224; domicile. La ministre demandait alors aux parents de &lt;i&gt;&#171; faire pression sur les communes et de leur demander aujourd'hui quelles sont leurs intentions concernant l'accueil des moins de six ans &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 f&#233;vrier 2004, une d&#233;put&#233;e avait attir&#233; l'attention du ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la Famille, Christian Jacob, sur le manque de places en cr&#232;ches et la carence d'assistantes maternelles. Celui-ci avait rappel&#233; la mise en place du plan cr&#232;che, annonc&#233; &#224; la Conf&#233;rence de la famille du 29 avril 2003, d'un montant de 200 millions d'euros destin&#233;s &#224; financer 20 000 places &#224; partir du 1er janvier 2004. Les axes retenus &#233;taient notamment le d&#233;veloppement de l'accueil des jeunes enfants handicap&#233;s et l'accueil en milieu rural. Parall&#232;lement, des financements mixtes, interentreprises, ou entre communes et entreprises, &#233;taient encourag&#233;s. Un cr&#233;dit d'imp&#244;t familles &#233;tait cr&#233;&#233; pour les entreprises, pouvant d&#233;sormais b&#233;n&#233;ficier d'une prise en charge fiscale &#224; concurrence de 60 % des d&#233;penses engag&#233;es depuis le 1er janvier 2004. Enfin, les investissements r&#233;alis&#233;s par les entreprises priv&#233;es pour accueillir les enfants de leurs salari&#233;s &#233;taient n&#233;goci&#233;s entre l'&#201;tat et la CNAF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de la moiti&#233; de ces enfants de moins de trois ans, poursuit la soci&#233;t&#233; Les Petits chaperons rouges, ont leurs deux parents actifs, plus de 80 % des femmes de 25 &#224; 40 &#233;tant professionnellement actives. Actuellement, leurs enfants seraient ainsi gard&#233;s : par l'un des deux parents qui arr&#234;te de travailler (26 %) ; par leur m&#232;re habituellement au foyer (23 %) ; par le reste de la famille ou par une garde non d&#233;clar&#233;e (22 %) ; par une assistante maternelle agr&#233;&#233;e (15 %) ; en cr&#232;che (9 %), dont 6 % en cr&#232;che collective et 3 % en cr&#232;che familiale (une petite minorit&#233; en cr&#232;che parentale) ; 3 % par une employ&#233;e de maison d&#233;clar&#233;e, 2 % &#233;tant scolaris&#233;s pr&#233;cocement en maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pallier ainsi les carences publiques dans un domaine qui pourrait &#234;tre assur&#233; par les pouvoirs publics ne leur pose pas probl&#232;me ? Ils font remarquer qu'ils embo&#238;tent le pas aux pays voisins &#8212; nordiques et anglo-saxons &#8212; qui ont int&#233;gr&#233; pour certains ces notions depuis une dizaine d'ann&#233;es&#8230; Le Royaume-Uni, si l'on en croit les cofondateurs des Petits chaperons rouges poss&#232;de 33 % de places suppl&#233;mentaires de cr&#232;che, alors que le pays compte autant d'habitants que le n&#244;tre. Et le gouvernement anglais aurait d&#233;cid&#233; d'investir 450 millions d'euros pour cr&#233;er encore 45 000 places d'ici &#224; 2007. Il n'emp&#234;che : le d&#233;sengagement de l'&#201;tat, ici comme dans d'autres domaines, peut poser un probl&#232;me de fond, et donner un nouveau visage &#224; l'action sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://chez-vous.com/sesp&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;SESP&lt;/a&gt; - 55, avenue Bosquet - 75330 Paris cedex 07.T&#233;l. 01 53 59 17 21&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lpcr.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les Petits chaperons rouges&lt;/a&gt; - 22, rue de Douai - 75009 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La France tr&#232;s in&#233;gale dans ses r&#233;gions, &#201;ric Aeschimann et Herv&#233; Nathan, Lib&#233;ration du 5 mars 2004&lt;/p&gt;
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