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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Des jeunes en difficult&#233; apprennent la vie sociale en pratiquant le foot</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Dire son m&#233;tier. Les &#233;crits des animateurs</title>
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		<dc:date>2004-04-28T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Animateur</dc:subject>
		<dc:subject>707</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Est-il possible de conna&#238;tre l'&#233;volution d'une profession &#224; partir des &#233;crits qu'elle produit notamment &#224; l'occasion du dipl&#244;me qui d&#233;termine sa qualification ? Convaincu de pouvoir r&#233;pondre positivement &#224; cette question, l'Institut national de la jeunesse et de l'&#233;ducation populaire a organis&#233; un s&#233;minaire dont on trouvera ici les travaux et contributions. Interviews de professionnels en activit&#233;, d&#233;pouillement d'intitul&#233;s de petites annonces d'offres d'emploi, d&#233;corticage de m&#233;moires DEFA (titres, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton353-776bd.jpg?1693476306' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Est-il possible de conna&#238;tre l'&#233;volution d'une profession &#224; partir des &#233;crits qu'elle produit notamment &#224; l'occasion du dipl&#244;me qui d&#233;termine sa qualification ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convaincu de pouvoir r&#233;pondre positivement &#224; cette question, l'Institut national de la jeunesse et de l'&#233;ducation populaire a organis&#233; un s&#233;minaire dont on trouvera ici les travaux et contributions. Interviews de professionnels en activit&#233;, d&#233;pouillement d'intitul&#233;s de petites annonces d'offres d'emploi, d&#233;corticage de m&#233;moires DEFA (titres, contenus, bibliographie) servent ici de support &#224; une tentative de radiographie d'une profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forte de 350 000 acteurs, l'animation socioculturelle est marqu&#233;e par une grande diversit&#233; qui pour rendre complexe l'identification de ses contours ne lui en procure pas moins une grande richesse. Diffusions et cr&#233;ations culturelles, production artistique de loisirs, d&#233;veloppement social, enfance et jeunesse, sport, tourisme&#8230; ces secteurs d'intervention sont &#224; la crois&#233;e du culturel, de l'&#233;ducatif et du social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directement issus de l'&#233;mergence de la &#171; soci&#233;t&#233; des loisirs &#187;, les animateurs ont vu leur implication s'infl&#233;chir vers la gestion de la crise de la soci&#233;t&#233; salariale et la lutte contre les exclusions. Il s'en est suivi un rapprochement d'avec les professions historiques du travail social (assistants sociaux, &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s et conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'animateur n'en garde pas moins sa sp&#233;cificit&#233;. Ce qui le distingue ce sont &#224; la fois sa qu&#234;te de sens et son r&#244;le d'agent de transformation sociale largement impr&#233;gn&#233;s des valeurs de l'&#233;ducation populaire : acc&#232;s &#224; la culture et au savoir pour tous, d&#233;fense des libert&#233;s individuelles et publiques, promotion de l'&#233;galit&#233; et de la citoyennet&#233;, recherche de la fraternit&#233;, souci de la d&#233;mocratie, des droits de l'homme, renforcement du respect, de la tol&#233;rance, de la la&#239;cit&#233; et de l'humanisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les autres professions partagent pour l'essentiel ces fondements, il y a chez les animateurs un engagement nettement plus pr&#233;sent dans des &#233;crits marqu&#233;s par des &#233;valuations et des indications &#233;motionnelles qui d&#233;notent une grande proximit&#233; entre l'&#233;nonciateur et l'objet de son discours, voire m&#234;me une relation en miroir. Certes, la complexit&#233; des dispositifs rend incontournable l'acquisition d'une solide formation de technicien : l'animateur doit &#234;tre en capacit&#233; de rep&#233;rer les besoins sociaux &#233;mergents, de concevoir un projet r&#233;pondant &#224; ces besoins, de mobiliser les partenaires et financements ad&#233;quats, de conduire l'action retenue selon les modalit&#233;s appropri&#233;es et d'assurer l'&#233;valuation de ce qui a &#233;t&#233; men&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le contact avec le public, la qualit&#233; des relations humaines, l'engagement social, l'altruisme restent les qualit&#233;s essentielles pour exercer une fonction qui rel&#232;ve infiniment plus du savoir-faire et du savoir-&#234;tre que de r&#233;f&#233;rences th&#233;oriques communes quasi inexistantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2003 (236 p. ; 19,80 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les assistantes sociales dans la tourmente 1939-1946</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-assistantes-sociales-dans-la-tourmente-1939-1946</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>707</dc:subject>

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&lt;p&gt;On savait d&#233;j&#224; que parmi les f&#233;es qui s'&#233;taient pench&#233;es sur le berceau de la profession d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, il y avait eu le sinistre &#171; &#201;tat fran&#231;ais &#187; de la p&#233;riode vichyssoise. Ce troublant parrainage a aussi concern&#233; les assistantes sociales. Bien s&#251;r, ces derni&#232;res avaient fait l'objet d'une reconnaissance officielle bien ant&#233;rieure, puisque la cr&#233;ation de leur dipl&#244;me d'&#201;tat date de 1932. Combat de longue haleine, tant leur professionnalisation se heurtera longtemps au pr&#233;suppos&#233; qu'il s'agissait l&#224;, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton354-18f02.jpg?1693476306' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On savait d&#233;j&#224; que parmi les f&#233;es qui s'&#233;taient pench&#233;es sur le berceau de la profession d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, il y avait eu le sinistre &#171; &#201;tat fran&#231;ais &#187; de la p&#233;riode vichyssoise. Ce troublant parrainage a aussi concern&#233; les assistantes sociales. Bien s&#251;r, ces derni&#232;res avaient fait l'objet d'une reconnaissance officielle bien ant&#233;rieure, puisque la cr&#233;ation de leur dipl&#244;me d'&#201;tat date de 1932. Combat de longue haleine, tant leur professionnalisation se heurtera longtemps au pr&#233;suppos&#233; qu'il s'agissait l&#224;, plus d'une vocation et d'un engagement que d'un m&#233;tier &#224; part enti&#232;re. Pourtant, le r&#233;gime de P&#233;tain va donner une ampleur in&#233;gal&#233;e &#224; l'organisation de la profession. C'est ce que nous montre Cyril Le Tallec dans une monographie tr&#232;s pr&#233;cise et tr&#232;s d&#233;taill&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assistantes sociales jouent un r&#244;le central dans l'organisation de l'&#233;vacuation de Paris en septembre 1939 : cent trains par jour pendant une semaine permettant &#224; 500 000 personnes de gagner la province. Conscient de leur efficacit&#233;, mais aussi de l'int&#233;r&#234;t que leur proximit&#233; avec la population peut avoir en terme de contr&#244;le administratif et policier, P&#233;tain regroupe six mille d'entre elles (sur neuf mille en activit&#233;) au sein du Secours national. Nombre de professionnelles se laissent enr&#233;gimenter, mais bien d'autres s'inscrivent dans une authentique r&#233;sistance, cachant des enfants juifs, logeant des prisonniers &#233;vad&#233;s et organisant les passages en zone libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1942, l'inspectrice principale du Secours national donnera sa d&#233;mission pour protester contre la violation r&#233;p&#233;t&#233;e du secret professionnel, suivie en cela par nombre de cadres. C'est encore le r&#233;gime de Vichy qui contribue &#224; cr&#233;er et &#224; d&#233;velopper les services sociaux dans toutes les sph&#232;res de la soci&#233;t&#233; : milieu rural, monde du travail, h&#244;pital, arm&#233;es de terre, de l'air et marine nationale, Sncf, prisons, police, protection de l'enfance, d&#233;linquance&#8230; Les arm&#233;es de la France libre ne seront pas en reste, puisqu'elles organiseront, elles aussi, d&#232;s le 8 ao&#251;t 1941 leurs propres services sociaux. En 1942, le pr&#233;fet de la Seine adopte un sch&#233;ma d'organisation qui sera repris et &#233;tendu &#224; l'ensemble du pays en 1950. D&#232;s 1922 deux regroupements professionnels se cr&#233;ent qui vont se faire concurrence tout au long des ann&#233;es : l'Association des travailleuses sociales (qui regroupe mille adh&#233;rentes en 1938) et l'Union catholique des services de sant&#233; et des services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; la charte du travail &#233;dict&#233;e par Vichy, la profession est invit&#233;e &#224; se regrouper. En 1943, se constitue un comit&#233; d'entente et de liaison entre les deux associations, avec comme perspective une Union &#224; &#233;ch&#233;ance&#8230; du mois d'ao&#251;t 1944 ! Finalement, le tournant de la guerre en d&#233;cidera autrement. Mais le mouvement &#233;tait lanc&#233; et aboutira en d&#233;cembre 1944 &#224; la cr&#233;ation de l'ANAS et &#224; la loi du 8 avril 1946 qui donnera &#224; la profession son visage actuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2003, (218 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les jeunes en difficult&#233; et le foot</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-jeunes-en-difficulte-et-le-foot</link>
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		<dc:subject>Sport</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans la cit&#233; des Bosquets &#224; Montfermeil en Seine-Saint-Denis, le football-club a ouvert une section pour les filles en collaboration avec le coll&#232;ge Jean Jaur&#232;s. Un projet qui permet aux jeunes des deux sexes de la cit&#233; et de la zone pavillonnaire de se conna&#238;tre et de se respecter &lt;br class='autobr' /&gt;
Janvier. 18 h. La nuit tombe doucement sur la cit&#233; des Bosquets, les r&#233;verb&#232;res s'allument, diffusant une lumi&#232;re encore timide. Entour&#233; de tours et d'une brume l&#233;g&#232;re, le stade est beau. Malgr&#233; le froid et le vent, la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la cit&#233; des Bosquets &#224; Montfermeil en Seine-Saint-Denis, le football-club a ouvert une section pour les filles en collaboration avec le coll&#232;ge Jean Jaur&#232;s. Un projet qui permet aux jeunes des deux sexes de la cit&#233; et de la zone pavillonnaire de se conna&#238;tre et de se respecter&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Janvier. 18 h. La nuit tombe doucement sur la cit&#233; des Bosquets, les r&#233;verb&#232;res s'allument, diffusant une lumi&#232;re encore timide. Entour&#233; de tours et d'une brume l&#233;g&#232;re, le stade est beau. Malgr&#233; le froid et le vent, la section f&#233;minine du club de foot s'y entra&#238;ne sous la houlette exigeante de Khaled Ben Yaala. V&#234;tues de bleu, 15 jeunes filles de 13 &#224; 16 ans habitantes de la cit&#233; ou de la zone pavillonnaire, toutes inscrites au coll&#232;ge Jean Jaur&#232;s, constituent l'&#233;quipe de filles du club de foot de Montfermeil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Football club de Montfermeil - Stade Henri Vidal - 9, rue Utrillo - 93370 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une &#233;quipe dr&#244;lement motiv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit retour en arri&#232;re. En 1999, apr&#232;s des violences sur le terrain lors des matchs de football seniors &#224; Clichy-sous-Bois et &#224; Montfermeil, le district de football du 93 suspend l'activit&#233; du club. Victimes des erreurs de leurs a&#238;n&#233;s, les poussins et les jeunes ressentent cette p&#233;nalit&#233; comme une injustice. Les &#171; grands fr&#232;res &#187; d&#233;cident de reprendre en main le club et cr&#233;ent une association. La ville lui redonne une chance et une subvention avec obligation de bonne conduite absolue. Au bout d'un an de fonctionnement, un peu d&#233;pass&#233;s par les contraintes administratives et de gestion, les jeunes demandent le soutien du coll&#232;ge et notamment de Laurence Ribeaucourt, assistante sociale et militante associative et de Guillaume Rabillier, professeur d'EPS au coll&#232;ge. Une convention de partenariat est mise en place entre le coll&#232;ge et le club, convention doubl&#233;e d'un tutorat des professeurs envers les joueurs. Chaque &#233;l&#232;ve qui commet un manquement au bon fonctionnement de la vie du coll&#232;ge est sanctionn&#233; dans le cadre du club et inversement. Si un jeune se comporte mal sur le stade, la directrice du coll&#232;ge peut assister au conseil de discipline du club.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cr&#233;ation d'une section f&#233;minine au sein du club&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2001, professionnels et associations se pr&#233;occupent de la place des filles dans la cit&#233; et de leur traitement par les gar&#231;ons : indiff&#233;rence, manque de relations, voire de respect. L'&#233;cole constate que trouver une place dans la famille qui reste proche des traditions d'origine et la cit&#233; n'est pas chose facile pour les filles. Pour faire &#233;voluer les mentalit&#233;s, le football club se lance un d&#233;fi : cr&#233;er une &#233;quipe de foot f&#233;minine, ce sport &#233;tant un monopole masculin mais aussi un outil de fair-play.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence Ribeaucourt lance le projet en collaboration avec Arrimages, le club de pr&#233;vention dans lequel Ahmed Hadef, pr&#233;sident du club et Mohamed Mechmache, vice-pr&#233;sident, travaillent comme &#233;ducateurs de rue. 35 filles se d&#233;clarent illico presto partantes. &lt;i&gt;&#171; Ce fut l'occasion de grandes discussions, parfois houleuses sur la place des filles avec les grands fr&#232;res &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Laurence Ribeaucourt. &lt;i&gt;&#171; Sans compter les moqueries des gar&#231;ons qui jugeaient les filles incapables de pratiquer ce sport &#187;&lt;/i&gt;. Mais les filles ont la p&#234;che et elles tiennent bon. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, elles &#233;taient toutes novices, sans aucune technique &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Khaled Ben Yaala. Cet &#233;ducateur sportif, emploi-jeune au district de football est mis &#224; disposition du club pour entra&#238;ner tous les jeunes de 5 &#224; 18 ans. &lt;i&gt;&#171; Les filles avaient d&#233;j&#224; jou&#233; au foot seules pour s'amuser mais elles ne poss&#233;daient aucun &#233;l&#233;ment pour jouer collectivement. Elles ont acquis le sens du jeu, du d&#233;placement en groupe. Aujourd'hui elles ma&#238;trisent les automatismes n&#233;cessaires pour jouer ensemble &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune entra&#238;neur conna&#238;t bien le club puisqu'il y jouait d&#232;s l'&#226;ge de 6 ans. &lt;i&gt;&#171; J'appr&#233;cie le comportement de l'&#233;quipe f&#233;minine. Les filles plus &#226;g&#233;es par exemple ont aid&#233; les plus jeunes &#224; s'int&#233;grer. C'est un groupe soud&#233;. Des filles qui en veulent et qui sont l&#224; tout le temps, qu'il pleuve ou qu'il vente &#187;&lt;/i&gt;, dit &#8211; il. &lt;i&gt;&#171; Les gar&#231;ons se moquaient d'elles au d&#233;part, mais aujourd'hui ils sont de plus en plus admiratifs car ils les voient progresser et parfois les d&#233;passer &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un club qui veille &#224; la mixit&#233; sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les footballeuses sont toutes inscrites au coll&#232;ge Jean Jaur&#232;s, situ&#233; &#224; l'ext&#233;rieur de la cit&#233;. Il accueille 50 % d'adolescents de la cit&#233; des Bosquets et autant de jeunes de la zone pavillonnaire, issus de familles plus ais&#233;es. &lt;i&gt;&#171; De nombreux parents de la zone pavillonnaire pr&#233;f&#232;rent inscrire leurs enfants dans le priv&#233;. Ceux qui choisissent le coll&#232;ge Jean Jaur&#232;s savent qu'il b&#233;n&#233;ficie d'une bonne dynamique et de professeurs motiv&#233;s. La mixit&#233; sociale s'y passe bien &#187;&lt;/i&gt; explique Laurence Ribeaucourt qui y travaille depuis 14 ans. L'implication de personnel du coll&#232;ge d&#232;s le d&#233;part a donn&#233; une grande cr&#233;dibilit&#233; au projet. Les parents &#8212; surtout ceux qui vivent dans la zone pavillonnaire &#8212; auraient pu &#233;prouver quelques craintes &#224; laisser venir leur fille aux entra&#238;nements dans la cit&#233;, deux fois par semaine et aux matchs le week-end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; un travail de fond, ce ne fut pas le cas. &lt;i&gt;&#171; Nous avons pass&#233; beaucoup de temps &#224; discuter avec les parents. Le dimanche soir les b&#233;n&#233;voles raccompagnent les adolescentes chez elles, ce qui s&#233;curise les familles &#187;&lt;/i&gt;, indique Laurence Ribeaucourt. De plus, le stade est un lieu tr&#232;s prot&#233;g&#233; et respect&#233; dans la cit&#233;. Pas question d'y faire autre chose que du foot. Les parents l'ont compris. Lorsque l'enfant est au stade, encadr&#233; par des adultes, c'est comme s'il &#233;tait &#224; l'&#233;cole. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'occasion de l'obtention du prix Fais-nous r&#234;ver nous avons organis&#233; une grande r&#233;ception et invit&#233; les parents qui ont constat&#233; tout le s&#233;rieux de l'affaire &#187;&lt;/i&gt;, raconte la jeune femme. Une r&#233;ussite qui change aussi le regard des parents sur leur fille, comme dans cette famille o&#249; l'adolescente a d&#251; lutter pour pratiquer le foot et d&#233;passer les moqueries de ses parents. Comme elle, le groupe entier a gagn&#233; en respect, en allant jusqu'au bout de sa passion, en d&#233;passant les moqueries des gar&#231;ons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui quand les filles jouent, un gar&#231;on arbitre. Lorsqu'elles organisent des go&#251;ters, les &#233;quipes masculines participent tr&#232;s volontiers. Elles ont convaincu les gar&#231;ons de jouer des matchs mixtes. &lt;i&gt;&#171; C'est un groupe de filles fortes qui en veut. Certaines, trop fragiles, ont d'ailleurs arr&#234;t&#233; assez vite &#187;&lt;/i&gt;, remarque Laurence Ribeaucourt. &lt;i&gt;&#171; Les gar&#231;ons jouent au foot parce qu'ils aiment le ballon, les filles appr&#233;cient de se retrouver entre copines, de sortir de chez elles, de former une bande. Elles s'amusent comme des folles &#187;&lt;/i&gt;. Aujourd'hui gar&#231;ons et filles se c&#244;toient. Auparavant et bien que dans le m&#234;me coll&#232;ge, les filles des pavillons par exemple ne fr&#233;quentaient pas les gar&#231;ons de la cit&#233; et vice versa. Chacun restait dans son clan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui tout a chang&#233;, les jeunes se m&#233;langent, les jeux de s&#233;duction s'op&#232;rent. La comp&#233;tition compte aussi beaucoup pour les uns et les autres. Le fort potentiel de la section masculine du club dynamise les filles qui souhaitent rivaliser.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;sence des filles apaise les tensions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au fait pourquoi sont-elles si accro les filles ? &lt;i&gt;&#171; Pour l'&#233;quipe, l'ambiance. C'est trop bien. Dans les sports pour filles, comme la danse, c'est chacun pour soi. Alors que le foot est un sport collectif &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Ga&#235;lle, 15 ans.&lt;i&gt; &#171; Nous avons montr&#233; aux gar&#231;ons que le foot peut &#234;tre un sport pour les femmes. Au d&#233;part, ils se moquaient de nous, ce n'est plus le cas. Hier nous avons jou&#233; ensemble et nous leur avons mis un but direct &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Aurore, 15 ans. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part les gar&#231;ons &#233;taient un peu jaloux. Ils pensaient que nous allions faire honte au club &#187;&lt;/i&gt;, dit Marie, 16 ans. &lt;i&gt;&#171; Maintenant ils viennent nous voir, on joue et on rit ensemble &#187;&lt;/i&gt;. Aurore confirme : &lt;i&gt;&#171; Nous nous entendons mieux, m&#234;me au coll&#232;ge &#187;. &#171; Le foot nous a permis de communiquer &#187;&lt;/i&gt;, conclut Ga&#235;lle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les filles sont &#233;galement devenues&lt;i&gt; &#171; supporters &#187;&lt;/i&gt; des seniors qui jouent souvent des matchs &#224; risques. La pr&#233;sence de ces adolescentes, souvent des petites s&#339;urs ou des voisines, contribue &#224; cr&#233;er une ambiance positive. &lt;i&gt;&#171; Nous y allons avec des banderoles et des tam-tams. Ils sont fiers de notre pr&#233;sence, au moins ils ont des supporters &#187;&lt;/i&gt;, explique Ga&#235;lle. &lt;i&gt;&#171; C'est aussi une fa&#231;on de les remercier car certains sont nos entra&#238;neurs &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Aurore. Ali Mechmache est b&#233;n&#233;vole au club depuis 32 ans. Ancien entra&#238;neur, il a connu chacun tout petit. &lt;i&gt;&#171; Ce sont des filles sympas, bien organis&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, dit-il de l'&#233;quipe f&#233;minine dont il est un peu le grand-p&#232;re protecteur. Pour Bouazza Mechmache, dirigeant senior &lt;i&gt;&#171; la pr&#233;sence des filles rend l'ambiance plus calme, surtout lors des matchs seniors &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un club &#224; l'ambiance familiale et tranquille, rendue possible par un patient travail de terrain et d'&#233;quipe entre professionnels de l'&#233;ducation, entra&#238;neurs et b&#233;n&#233;voles. &#192; ce jour, l'association compte 17 &#233;ducateurs, 20 b&#233;n&#233;voles dont 15 entra&#238;neurs et une personne charg&#233;e de la s&#233;curit&#233; lors des matchs seniors. Dans le club, les parents s'investissent peu, comme dans la majorit&#233; des clubs de sports, ce qui ne g&#234;ne pas plus que &#231;a les adolescents qui n'ont pas forc&#233;ment envie de voir leurs parents sur le terrain. Si les responsables du club acceptent que les parents leur confient leurs enfants pour le foot, ils aimeraient qu'ils s'investissent davantage au sein du conseil d'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; terme, tous souhaitent que le club soit enti&#232;rement g&#233;r&#233; par les jeunes, comme le souligne Laurence Ribeaucourt :&lt;i&gt; &#171; c'est leur club. Ils ont grandi l&#224;, toujours jou&#233; l&#224;. Ils vont s'approprier sa gestion &#187;&lt;/i&gt;. Le but final.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Football club de Montfermeil - Stade Henri Vidal - 9, rue Utrillo - 93370 Montfermeil. T&#233;l. 01 43 30 20 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le sport au service de la mixit&#233; sociale</title>
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		<dc:subject>Sport</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Laur&#233;ats du dispositif Fais-nous-r&#234;ver 2001 pour la cr&#233;ation d'un centre de recherche et de formation p&#233;dagogique &#224; l'association sportive des Minguettes de V&#233;nissieux, ce prix nous a apport&#233; une reconnaissance nationale &#187;, appr&#233;cie B&#233;atrice Clavel-Inzirillo [lire interview ci-dessous]. &#171; Il a permis la signature d'une convention entre le minist&#232;re des sports et l'universit&#233; Lyon 2 pour le fonctionnement du centre &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233; en 1996, le dispositif national Fais-nous-r&#234;ver a pour principales missions le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Laur&#233;ats du dispositif Fais-nous-r&#234;ver 2001 pour la cr&#233;ation d'un centre de recherche et de formation p&#233;dagogique &#224; l'association sportive des Minguettes de V&#233;nissieux, ce prix nous a apport&#233; une reconnaissance nationale &#187;, appr&#233;cie B&#233;atrice Clavel-Inzirillo [lire interview ci-dessous]. &#171; Il a permis la signature d'une convention entre le minist&#232;re des sports et l'universit&#233; Lyon 2 pour le fonctionnement du centre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 1996, le dispositif national Fais-nous-r&#234;ver a pour principales missions le rep&#233;rage de projets de lien social par le sport sur l'ensemble du territoire national, l'accompagnement, la valorisation et le financement d'initiatives locales de qualit&#233;. Lieu d'&#233;changes et de concertation, il regroupe des acteurs et d&#233;cideurs locaux, des institutions et des partenaires priv&#233;s. Laurence Ribeaucourt, responsable de la section f&#233;minine du football club de Montfermeil (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-jeunes-en-difficulte-et-le-foot' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;), laur&#233;ate des premiers prix r&#233;gional et national Fais-nous-r&#234;ver 2002, affirme devoir beaucoup au dispositif &#171; outre l'aide financi&#232;re cons&#233;quente (6200 &#8364;), les prix nous ont apport&#233; une cr&#233;dibilit&#233;. Le football club de Montfermeil souffrait d'une mauvaise r&#233;putation vis-&#224;-vis de la municipalit&#233;, des autres clubs et de la F&#233;d&#233;ration qui le consid&#233;raient comme &#034;un club voyou&#034;. Les prix nous ont apport&#233; la reconnaissance du travail accompli pour changer l'image du club.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions d&#233;j&#224; obtenu une amorce de reconnaissance, mais teint&#233;e de scepticisme. Les victoires &#224; ces prix ont balay&#233; les derni&#232;res r&#233;ticences &#187;, se f&#233;licite la jeune femme. &#171; L'&#233;quipe de Fais-nous-r&#234;ver continue &#224; suivre notre projet et &#224; nous soutenir notamment en ce moment ou nous d&#233;sirons p&#233;renniser deux emplois jeunes. Quant &#224; nous, devenus relais r&#233;gionaux du dispositif, nous servons de conseil aux nouveaux porteurs de projets &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, le dispositif Fais-nous-r&#234;ver&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Fais-nous r&#234;ver - Association d'&#233;ducation par le sport - 64, rue Rambuteau - (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait expertis&#233; 800 projets et soutenus 71 laur&#233;ats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Apprendre les r&#232;gles de vie sociale en pratiquant un sport&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;atrice Clavel-Inzirillo, responsable du centre de recherche et de formation p&#233;dagogique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre de recherche et de formation p&#233;dagogique. Contact : 04 72 51 04 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de l'association sportive Minguettes explique comment en 1997, la violence des jeunes du quartier des Minguettes menace l'existence de l'association sportive et comment une &#233;quipe de psychologues et d'&#233;ducateurs sportifs a ouvert un centre de recherche. Il propose aux enfants et aux adolescents une m&#233;thode novatrice pour apprendre les r&#232;gles de vie sociale qu'ils n'ont pas acquises. Une exp&#233;rience r&#233;ussie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment le centre de recherche et de formation p&#233;dagogique est-il n&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, des violences dans le quartier se sont cristallis&#233;es sur le club qui a &#233;t&#233; volontairement incendi&#233;, ce qui mena&#231;ait son activit&#233;. Une partie de l'&#233;quipe a souhait&#233; partir et une nouvelle l'a remplac&#233;e, bien d&#233;cid&#233;e &#224; maintenir la structure &#8212; dernier lieu de sports collectifs &#8212; en activit&#233;. Je r&#233;alisais alors ma th&#232;se de psychologie sur le th&#232;me de la construction de la coop&#233;ration chez l'enfant. Avec Nadi Derran, le coordinateur du club et les nouveaux entra&#238;neurs nous avons voulu comprendre les raisons de la violence des adolescents et y apporter des solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles &#233;taient les raisons de cette violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association sportive est situ&#233;e au c&#339;ur des Minguettes, un quartier de 20 000 habitants de la ville de V&#233;nissieux qui en compte 60 000. Quartier urbain sensible, il est compos&#233; de 40 nationalit&#233;s diff&#233;rentes, le taux de ch&#244;mage s'&#233;l&#232;ve &#224; 30 %, celui de l'&#233;chec scolaire en CM2 &#224; 40 %. Durant une ann&#233;e, nous avons r&#233;alis&#233; une enqu&#234;te qui a mis en &#233;vidence trois raisons &#224; la violence des jeunes du quartier : 80 % des enfants vus n'avaient pas pu construire leurs comp&#233;tences sociales et ne comprenaient pas la n&#233;cessit&#233; des r&#232;gles ; les entra&#238;neurs se jugeaient insuffisamment form&#233;s ; les parents d&#233;mobilis&#233;s, consid&#233;raient le club de sport comme une garderie et ne s'y impliquaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997 nous avons donc ouvert le centre de recherche et de formation en tenant compte de ces trois dimensions, avec le projet de transformer le club en v&#233;ritable lieu d'&#233;ducation. Une convention entre l'Universit&#233; de Lyon 2 et le minist&#232;re des Sports a permis sa cr&#233;ation. Avec les &#233;tudiants en psychologie et les &#233;ducateurs sportifs, nous avons d&#233;velopp&#233; une activit&#233; de recherche qui a permis l'&#233;laboration d'une p&#233;dagogie novatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi consiste cette p&#233;dagogie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une p&#233;dagogie interactive de r&#233;solution des probl&#232;mes. Les enfants n'ayant pas compris la n&#233;cessit&#233; des r&#232;gles, nous faisons en sorte que les entra&#238;neurs les aident &#224; construire ce qui leur fait d&#233;faut. Ils r&#233;unissent les enfants de l'&#233;quipe et leur &#233;noncent un probl&#232;me &#224; r&#233;soudre, il s'agit d'exercices tactiques de football transform&#233;s en situations-probl&#232;mes. Les enfants r&#233;fl&#233;chissent collectivement &#224; la difficult&#233; jusqu'&#224; obtention d'une solution commune valid&#233;e par le groupe. Si la solution n'est pas efficace, ils en cherchent une autre jusqu'&#224; ce que le r&#233;sultat soit satisfaisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;thode aide les enfants &#224; construire des comp&#233;tences sociales. Durant les vacances scolaires, les animateurs suivent une formation d'une semaine pour l'appliquer. Elle se d&#233;coupe en deux parties : th&#233;orique (connaissance de l'environnement social et culturel de l'enfant, stade de son d&#233;veloppement, pr&#233;sentation de la m&#233;thode interactive&#8230;) et pratique (accueil des enfants l'apr&#232;s-midi et mise en pratique de la m&#233;thode).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles &#233;valuations les &#233;tudiants font-ils de cette m&#233;thode ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs &#233;tudes ont permis d'&#233;valuer les capacit&#233;s des jeunes &#224; construire et respecter les r&#232;gles indispensables &#224; la pratique d'un sport en club. Il existe trois niveaux d'acquisition des comp&#233;tences. Un grand nombre de jeunes inscrits au club &#233;taient incapables de d&#233;passer la logique de l'action (niveau 1). Ils ne pouvaient pas r&#233;fl&#233;chir sur leur pratique ni utiliser la logique d'abstraction. Or, sans la proc&#233;dure qui permet cette acquisition, il n'existe pas de conscience de ce que l'on fait, des r&#233;sultats que l'on obtient &#224; partir de ses actes. Cela rend impossible la prise en compte des buts communs et peut g&#233;n&#233;rer la violence, les enfants &#233;tant incapables de coop&#233;rer. Le 2 est un niveau interm&#233;diaire, le 3, un niveau de coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux exercices en groupe, encadr&#233;s par un adulte form&#233;, les enfants progressent, parviennent &#224; s'expliquer plut&#244;t qu'&#224; r&#233;agir. Certains ont pu transposer leurs acquis dans la vie de tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel travail avez-vous men&#233; aupr&#232;s des parents ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous leur avons demand&#233; de se mobiliser. Ils doivent obligatoirement &#234;tre pr&#233;sents lors de l'inscription de leur enfant au club et participer &#224; un entretien. Les choses ont bien boug&#233; puisqu'un collectif de parents organise les d&#233;placements et pr&#233;pare les go&#251;ters des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Associez-vous l'&#233;cole &#224; votre action ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous travaillons avec le coll&#232;ge Elsa Triolet. Le professeur d'EPS, Patrice Ouazar est entra&#238;neur &#224; l'association sportive depuis 15 ans et suit le projet depuis le d&#233;but. Le coll&#232;ge a ouvert des classes football avec des horaires am&#233;nag&#233;s pour pratiquer cette activit&#233;. Patrice Ouazar voit ainsi les jeunes tant au coll&#232;ge qu'au lyc&#233;e, assurant ainsi un suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle &#233;volution constatez-vous chez les jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants accueillis &#224; la cr&#233;ation du centre sont aujourd'hui adolescents. Nous constatons d'&#233;vidents effets au niveau de leur comportement, de la discipline et de leurs capacit&#233;s &#224; coop&#233;rer. D'une mani&#232;re objective, nous pouvons mesurer l'&#233;volution de leur comportement au nombre de sanctions lors des matchs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 1997, le club &#233;tait convoqu&#233; &#224; la Ligue chaque semaine et les joueurs avaient tr&#232;s mauvaise r&#233;putation. Aujourd'hui, ils remportent des coupes de fair-play lors des matchs ext&#233;rieurs, surprenant les personnes qui ont entendu parler des Minguettes. M&#234;me s'il reste des probl&#232;mes &#224; r&#233;soudre, les jeunes qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; de l'action depuis l'enfance ont un comportement exemplaire. Les parents constatent que la curiosit&#233; de leurs enfants est forte. Les entra&#238;neurs qui regardent chaque trimestre le bulletin scolaire des jeunes, rencontrent les professeurs si l'&#233;l&#232;ve est en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action semble influer positivement sur les r&#233;sultats scolaires, les adolescents que nous suivons depuis l'enfance ont une moyenne de 12 en classe. Malheureusement, nous souffrons d'un turn-over important des entra&#238;neurs b&#233;n&#233;voles. Nous touchons 300 enfants de 10 &#224; 12 ans et 100 adolescents de 13 &#224; 15 ans mais tous ne peuvent pas b&#233;n&#233;ficier de la m&#233;thode par manque d'encadrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;ducateurs sportifs sont-ils issus du quartier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont &#224; 90 % issus &#224; la fois du club et du quartier, mais il ne s'agit pas d'un choix de notre part. Nous aimerions accueillir des entra&#238;neurs ext&#233;rieurs au quartier mais l'image n&#233;gative associ&#233;e aux Minguettes rend les choses difficiles. En revanche, les &#233;tudiants, ext&#233;rieurs au quartier, souhaitent continuer &#224; y travailler, ce qui va dans le sens de notre d&#233;sir d'ouverture. Nous accueillons aussi quelques enfants qui ne vivent pas dans le quartier gr&#226;ce au bon niveau du club et &#224; l'action du centre qui commence &#224; &#234;tre connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sport est-il un moyen d'apprendre &#224; vivre ensemble dans la soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas forc&#233;ment. Je suis vice-pr&#233;sidente de la commission &#171; Pratiques sportives des jeunes filles et des femmes dans les quartiers sensibles &#187;, mise en place par le minist&#232;re des Sports et celui d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la parit&#233; et &#224; l'&#233;galit&#233; professionnelle et je constate que les filles sont par exemple exclues des clubs communautaires, tout comme les gens de cultures diff&#233;rentes. Le sport de rue sans encadrement ne constitue pas non plus un lieu d'int&#233;gration pour tous. Le sport devient facteur d'int&#233;gration si les enfants et les jeunes sont encadr&#233;s, les entra&#238;neurs form&#233;s et attentifs &#224; leur devenir. Si ces conditions ne sont pas r&#233;unies, on peut aussi aboutir au pire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fais-nous r&#234;ver - Association d'&#233;ducation par le sport - 64, rue Rambuteau - 75003 Paris. T&#233;l. 01 44 54 94 94 - &lt;a href=&#034;mailto:fais-nous-rever@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;fais-nous-rever@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre de recherche et de formation p&#233;dagogique. Contact : 04 72 51 04 56&lt;/p&gt;
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