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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Quel accueil pour les demandeurs d'asile ?</title>
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		<title>&#171; Il est aujourd'hui urgent d'accueillir dignement les demandeurs d'asile &#187;</title>
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&lt;p&gt;Pierre Henry, directeur g&#233;n&#233;ral de France terre d'asile &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le centre d'action sociale protestant, vous r&#233;clamez l'harmonisation de l'accueil, l'orientation et l'h&#233;bergement d'urgence des demandeurs d'asile en Ile-de-France. Pourquoi ? La r&#233;gion Ile-de-France, premi&#232;re r&#233;gion industrielle et &#233;conomique du pays, constitue un lieu d'arriv&#233;e central pour les demandeurs d'asile. On y recense ainsi pr&#232;s de 55 % de la demande d'asile nationale dont plus de la moiti&#233; converge vers Paris . Le d&#233;partement de Paris (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pierre Henry, directeur g&#233;n&#233;ral de France terre d'asile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='France terre d'asile - 25, rue Ganneron - 75018 Paris. Tel. 01 53 04 39 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec le centre d'action sociale protestant, vous r&#233;clamez l'harmonisation de l'accueil, l'orientation et l'h&#233;bergement d'urgence des demandeurs d'asile en Ile-de-France. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion Ile-de-France, premi&#232;re r&#233;gion industrielle et &#233;conomique du pays, constitue un lieu d'arriv&#233;e central pour les demandeurs d'asile. On y recense ainsi pr&#232;s de 55 % de la demande d'asile nationale dont plus de la moiti&#233; converge vers Paris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'Ile-de-France compte 25 centres d'accueil des demandeurs d'asile, soit une (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le d&#233;partement de Paris est &#224; ce jour le seul &#224; avoir mis en place un dispositif d'envergure concernant tant la prise en charge globale des familles, que l'accueil, l'orientation, la domiciliation et l'h&#233;bergement d'urgence des demandeurs d'asile isol&#233;s. L'absence de dispositifs &#233;quivalents dans la plupart des autres d&#233;partements d'Ile-de-France contribue &#224; attirer vers la capitale des personnes et des familles qui esp&#232;rent y trouver un accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif parisien se trouve aujourd'hui au bord de l'asphyxie. Entre la saturation des centres d'accueil li&#233;e au manque de moyens consacr&#233;s par les pouvoirs publics et l'accompagnement social de plus en plus sommaire des demandeurs d'asile, cons&#233;quence directe de cette saturation, les conditions d'accueil des demandeurs d'asiles se sont consid&#233;rablement d&#233;grad&#233;es depuis quelques ann&#233;es. France terre d'asile et le centre d'action sociale protestant g&#232;rent des dispositifs d'accueil et d'h&#233;bergement &#224; Paris et en Ile de France. France terre d'asile en g&#232;re &#233;galement sur l'ensemble du territoire. Les deux associations estiment qu'il est aujourd'hui urgent d'&#233;laborer un dispositif susceptible d'accueillir dignement les demandeurs d'asile tout en leur garantissant l'acc&#232;s &#224; leurs droits les plus &#233;l&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle forme prendrait le dispositif que vous vous proposez de piloter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gionalisation de l'accueil suppose la mise en place dans chaque d&#233;partement d'Ile-de-France de plates-formes d'accueil, d'orientation et d'h&#233;bergement d'urgence pour les demandeurs d'asile. Elles constitueront un lieu de premier accueil, d'information et de premier enregistrement en vue des d&#233;marches officielles aupr&#232;s de la pr&#233;fecture puis de l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (OFPRA). Elles proposeront un service de domiciliation administrative en vue des d&#233;marches aupr&#232;s de la pr&#233;fecture et &#224; la CPAM ainsi qu'une premi&#232;re &#233;valuation sanitaire en lien avec les services m&#233;dicaux institutionnels ou associatifs. Elles seront un lieu d'acc&#232;s &#224; un premier h&#233;bergement et aux droits sociaux, et r&#233;aliseront un accompagnement administratif et juridique en lien avec les partenaires institutionnels et associatifs dans le cadre de leurs missions habituelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capacit&#233;s d'accueil du dispositif r&#233;gional doivent &#234;tre &#233;tablies de fa&#231;on concert&#233;e sur la base notamment de l'observation des flux d'arriv&#233;e ainsi que sur celle des tableaux de bords &#233;tablis par les plates-formes. &#192; partir de leurs observations actuelles, France terre d'asile et le centre d'action sociale protestant consid&#232;rent que le dispositif de premier h&#233;bergement en France doit comporter une capacit&#233; de 2000 places pour les familles et au moins 400 places pour les isol&#233;s. Pour conserver au dispositif sa vocation d'accueil, d'orientation et de premier h&#233;bergement, la dur&#233;e de s&#233;jour ou de prise en charge doit y &#234;tre limit&#233;e (8 &#224; 12 semaines). De m&#234;me, les flux de sortie doivent &#234;tre &#233;quivalents aux flux d'admission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que suppose ce principe r&#233;gulateur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement du dispositif d'h&#233;bergement avec en aval la cr&#233;ation de nouvelles places en centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). 2000 nouvelles places paraissent actuellement n&#233;cessaires en Ile-de-France. Dans la continuit&#233; de leurs missions respectives actuelles et de leur exp&#233;rience, France terre d'asile et le centre d'action sociale protestant assureraient l'accueil et l'orientation des demandeurs d'asile : le centre d'action sociale protestant &#233;tant charg&#233; plus particuli&#232;rement de l'accompagnement des familles assurerait &#233;galement hors Paris, pour tous, la gestion du premier h&#233;bergement (r&#233;servation h&#244;teli&#232;re, facturation, paiement&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France terre d'asile &#233;tant charg&#233;e plus particuli&#232;rement de l'accompagnement des demandeurs isol&#233;s assurerait &#233;galement la domiciliation de l'ensemble du public b&#233;n&#233;ficiaire. Les plates-formes d&#233;partementales forment ensemble un dispositif coh&#233;rent au plan r&#233;gional qui suppose une coordination. Celle-ci devrait &#234;tre plac&#233;e sous la responsabilit&#233; du pr&#233;fet de la r&#233;gion Ile-de-France. Un comit&#233; de pilotage, plac&#233; sous la responsabilit&#233; de la DRASS avec la participation des DDASS de chacun des d&#233;partements, assure le suivi du dispositif et appr&#233;cie la coh&#233;rence du fonctionnement en r&#233;f&#233;rence aux objectifs d&#233;finis dans le projet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ftda.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;France terre d'asile&lt;/a&gt; - 25, rue Ganneron - 75018 Paris. Tel. 01 53 04 39 99&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'Ile-de-France compte 25 centres d'accueil des demandeurs d'asile, soit une capacit&#233; d'accueil de 2031 places auxquelles se rajoutent quelque 4000 places d'h&#233;bergement d'urgence g&#233;r&#233;es par la CAFDA en Ile-de-France.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Portraits de demandeurs d'asile</title>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
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&lt;p&gt;Ils n'ont pas eu la chance d'&#234;tre aid&#233;s par un CADA &lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur G. se demande parfois s'il n'aurait pas mieux fait de rester au pays, malgr&#233; les risques, parce que : &#171; Vivre comme &#231;a, ce n'est pas vivre &#187;. Il est pourtant philosophe, Monsieur G., comme tous les Ha&#239;tiens, habitu&#233;s &#224; vivre au jour le jour et &#224; esp&#233;rer seulement que demain ne sera pas pire qu'aujourd'hui. Seulement, depuis 18 mois qu'il est arriv&#233; en France, il n'en peut plus d'&#234;tre oblig&#233; de partager une chambre avec trois compatriotes et se (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils n'ont pas eu la chance d'&#234;tre aid&#233;s par un CADA&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur G.&lt;/strong&gt; se demande parfois s'il n'aurait pas mieux fait de rester au pays, malgr&#233; les risques, parce que : &#171; Vivre comme &#231;a, ce n'est pas vivre &#187;. Il est pourtant philosophe, Monsieur G., comme tous les Ha&#239;tiens, habitu&#233;s &#224; vivre au jour le jour et &#224; esp&#233;rer seulement que demain ne sera pas pire qu'aujourd'hui. Seulement, depuis 18 mois qu'il est arriv&#233; en France, il n'en peut plus d'&#234;tre oblig&#233; de partager une chambre avec trois compatriotes et se faire exploiter par des &#171; patrons &#187; pour pouvoir payer son h&#233;bergement. Il vit avec la peur constante d'&#234;tre mis &#224; la porte, de devoir retrouver les centres d'urgence sordides, la promiscuit&#233;, les bagarres&#8230; Il dit qu'il ne pourrait plus coucher dehors, comme aux premiers temps de son arriv&#233;e, ni m&#234;me dans les couloirs d'un foyer o&#249; un copain l'avait introduit : il fallait arriver vers onze heures du soir, quand il n'y avait plus personne, repartir au petit matin&#8230; Il a bien essay&#233; d'aller dans un centre d'h&#233;bergement, mais sans succ&#232;s : pas de place pour un homme seul, jeune, en bonne sant&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bonne sant&#233;, c'est vite dit : il a mal &#224; l'estomac, mal &#224; la t&#234;te, n'arrive pas &#224; s'endormir, remue de mauvaises id&#233;es&#8230; Il a vu un m&#233;decin, au Comit&#233; m&#233;dical pour les exil&#233;s, qui lui a donn&#233; un traitement. Il a m&#234;me eu un rendez-vous avec un psychologue, dans un centre qui s'occupe uniquement de gens comme lui, qui ont subi des violences et ont d&#251; s'enfuir. Il esp&#232;re que cela lui permettra de se sentir un peu mieux, l'aidera &#224; supporter les ronflements de ses compagnons de chambre, les pleurs du b&#233;b&#233; dans la pi&#232;ce voisine, les insultes des &#171; patrons &#187;, les interpellations des policiers&#8230; Et, surtout, le silence de ses parents et de ses s&#339;urs, en Ha&#239;ti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Madame V.&lt;/strong&gt; a pos&#233; ses mains sur son ventre, comme pour prot&#233;ger le b&#233;b&#233; qui, dans quelques semaines, va voir le jour. Au moins aura-t-il &#233;chapp&#233; aux fureurs des Tigres, ces commandos qui ont enlev&#233; et tu&#233; une partie de la famille et les ont oblig&#233;s, elle et son mari, &#224; s'enfuir du Sri Lanka. Voil&#224; deux mois qu'ils sont arriv&#233;s, avec quelques adresses en poche : des compatriotes qui, comme eux, ont connu l'horreur et savent ce que solidarit&#233; veut dire. Mais &#224; l'impossible nul n'est tenu et, quand les appartements ne suffisent d&#233;j&#224; pas &#224; contenir toute la famille, comment caser deux personnes suppl&#233;mentaires ? Alors, le couple s'est s&#233;par&#233; &#8212; l'une ici, l'autre l&#224;-bas, passant de maison en maison &#8212; moi ailleurs, toi nulle part&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ces deux mois, il a fallu effectuer les d&#233;marches pour la demande d'asile, d&#233;coder les formulaires, raconter son histoire dans une langue que l'on ne parle pas&#8230; Il a fallu aller &#224; la PMI, se soumettre &#224; des examens ; il a fallu se rendre aux Assedic pour recevoir un peu d'argent et d&#233;dommager ceux qui h&#233;bergent&#8230; Il a fallu prendre les transports en commun, acheter des tickets hors de prix, &#233;viter les contr&#244;les&#8230; Il a fallu faire la queue &#224; la pr&#233;fecture, &#224; La Poste, au Secours populaire, au Secours catholique, aux Restos du c&#339;ur. Aller voir l'assistante sociale pour qu'elle aide &#224; trouver un endroit o&#249; poser son sac et accueillir l'enfant. Raconter encore sa vie. &#202;tre toujours celle qui sollicite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une demande de CADA a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e. Il y a eu un refus. L'assistante sociale a dit qu'il ne fallait pas se d&#233;courager, que le dossier repasserait en commission, dans un mois. Qu'il y avait de bonnes chances pour que cette fois ce soit un accord. D'ici l&#224;, le b&#233;b&#233; sera peut-&#234;tre n&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Harjeet&lt;/strong&gt; a 16 ans. Ou 18. 16, c'est ce qu'il dit et ce qui est &#233;crit sur son extrait d'acte de naissance : &#171; n&#233; le 4 mai 1988 &#224; R., province du Pendjab &#187;. 18, c'est ce qu'a d&#233;clar&#233; le m&#233;decin au vu des r&#233;sultats de l'expertise osseuse. Il n'est pourtant pas bien costaud, Harjeet, et ses trois poils de barbe ne suffisent pas &#224; cacher son acn&#233;. N'emp&#234;che : le voil&#224; majeur et, comme tel, non susceptible de b&#233;n&#233;ficier d'une protection. C'est que le parquet ne s'en laisse plus compter par ces signalements de travailleurs sociaux trop cr&#233;dules !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est trop vieux pour &#234;tre prot&#233;g&#233;, Harjeet est trop jeune pour pouvoir recevoir une r&#233;ponse &#224; sa demande d'asile. En effet, l'Ofpra, pour sa part, a pris en compte la date de naissance qu'il a d&#233;clar&#233;e et ne pourra donc donner sa r&#233;ponse avant le 4 mai 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans : il lui faudra attendre deux ans. C'est long deux ans quand on n'a pas de toit, pas de famille, pas d'amis et que l'on doit user d'un mauvais anglais pour se faire comprendre. Il explique, &#224; qui veut l'&#233;couter, que son p&#232;re a &#233;t&#233; tu&#233; et que son oncle a vendu des terres pour lui permettre de venir en France. Lui, la France, il ne savait m&#234;me pas o&#249; c'&#233;tait. Le passeur l'a d&#233;pos&#233; devant le temple sick et il a pass&#233; un mois, comme &#231;a, dans le parc voisin. Des compatriotes l'ont aid&#233; &#224; faire sa demande d'asile puis l'un d'eux lui a conseill&#233; d'aller voir l'assistante sociale. C'est elle qui a adress&#233; un signalement au procureur et lui a trouv&#233; un h&#233;bergement d'urgence, en attendant&#8230; Mais maintenant qu'il est devenu majeur par la magie d'une radio, le temporaire risque de durer. Pourtant, l'adolescent y met du sien, fait des efforts pour &#234;tre sociable : ainsi, a-t-il rencontr&#233; ce matin-m&#234;me un monsieur tr&#232;s gentil qui lui a propos&#233; de venir passer la nuit chez lui _&#8212; &#171; To sleep in his hom &#187; &#8212; l'assistante sociale a eu l'air inquiet, lui a fait tout un discours dont il a retenu que - dangerous, very dangerous ! &#187; - et pour la &#233;ni&#232;me fois elle a compos&#233; les trois chiffres miraculeux, 1- 1 - 5&#8230; et elle est enfin parvenue &#224; arracher &#224; son interlocuteur une semaine d'h&#244;tel. Huit jours de gagn&#233;s&#8230; huit jours sur deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si d'ici l&#224;, bien s&#251;r, la route d'Harjeet ne croise pas celle d'un monsieur tr&#232;s gentil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur N.&lt;/strong&gt; assure : &#171; Dieu me prot&#232;ge&#8230; &#187; Pour preuve : il a surv&#233;cu &#224; l'incendie criminel de sa boutique, au Congo, et sa femme et ses sept enfants ont pu rejoindre le S&#233;n&#233;gal o&#249; ils parviennent &#224; ne pas mourir de faim. C'est Dieu, aussi, qui l'a conduit d&#232;s son arriv&#233;e en France chez Monsieur et Madame T., des compatriotes que lui-m&#234;me a aid&#233;s, autrefois, au pays. Est-ce Dieu, encore, qui a voulu tester sa foi en le rendant s&#233;ropositif ? Monsieur N. ne le dit pas mais remercie la France et les gens de Aides qui lui permettent de b&#233;n&#233;ficier de soins et de l'intervention quotidienne d'une auxiliaire de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur N. a 67 ans et, bien que demandeur d'asile, il ne peut, du fait de son &#226;ge, percevoir l'allocation d'insertion. Il a certes le droit de demeurer en France le temps que sa demande soit instruite mais pas celui de travailler ni de pr&#233;tendre &#224; de quelconques revenus. Il n'a pas d&#233;pos&#233; de demande de CADA car, s'il n'est pas bien &#224; l'aise sur le petit lit que les T. ont dress&#233; dans un coin du s&#233;jour, au moins est-il entour&#233;, et peut-il de temps en temps appeler sa famille&#8230; Madame et Monsieur T., quant &#224; eux, sont &#224; bout et n'osent l'avouer. Ce qu'ils croyaient &#234;tre un d&#233;pannage de quelques mois s'est transform&#233; en un s&#233;jour de maintenant plus d'un an. La maladie de leur h&#244;te, outre les contraintes qu'elle leur impose, a gravement perturb&#233; leur environnement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il n'a pas fallu longtemps pour que la nature de la maladie de Monsieur N. soit d&#233;couverte et que les gens se d&#233;tournent : crainte, superstition, b&#234;tise&#8230; En outre, install&#233; depuis longtemps en France, le couple sait que, m&#234;me si Monsieur N. obtient le statut de r&#233;fugi&#233;, ses difficult&#233;s ne seront pas r&#233;gl&#233;es pour autant. Certes, il ouvrira droit &#224; une allocation vieillesse, mais bien insuffisante pour trouver un logement. Ils n'osent surtout pas imaginer ce qu'il adviendrait si, comme il le souhaite, il faisait alors venir sa femme et leurs trois enfants mineurs&#8230; Quand, timidement, ils lui font part de leurs interrogations, Monsieur N. les rassure : &#171; Une fois encore, Dieu y pourvoira. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sans visages. L'impossible regard sur le pauvre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sans-visages-L-impossible-regard-sur-le-pauvre</link>
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		<dc:date>2004-05-12T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>709</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet ouvrage est &#233;crit &#224; plusieurs voix. Une historienne, deux sociologues et un &#233;crivain ont r&#233;uni leurs plumes autour de la m&#234;me conviction : le pauvre, le d&#233;muni, celui qui n'a pas ou qui n'a plus, vit dans une non-repr&#233;sentation. S'il est de droit dans la soci&#233;t&#233;, il n'est plus de la soci&#233;t&#233;. Qu'on en juge : qu'ils s'appellent mendiants ou indigents, d&#233;favoris&#233;s ou pr&#233;caires, SDF ou sans-abri, les mots pour les nommer ne servent qu'&#224; les stigmatiser &#224; partir de leur sympt&#244;me, jamais &#224; &#233;voquer leur d&#233;sir, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton349-9e57d.jpg?1694398242' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet ouvrage est &#233;crit &#224; plusieurs voix. Une historienne, deux sociologues et un &#233;crivain ont r&#233;uni leurs plumes autour de la m&#234;me conviction : le pauvre, le d&#233;muni, celui qui n'a pas ou qui n'a plus, vit dans une non-repr&#233;sentation. S'il est de droit dans la soci&#233;t&#233;, il n'est plus de la soci&#233;t&#233;. Qu'on en juge : qu'ils s'appellent mendiants ou indigents, d&#233;favoris&#233;s ou pr&#233;caires, SDF ou sans-abri, les mots pour les nommer ne servent qu'&#224; les stigmatiser &#224; partir de leur sympt&#244;me, jamais &#224; &#233;voquer leur d&#233;sir, leur espoir, ni &#224; en faire un morceau actif de la soci&#233;t&#233;, pas plus qu'une action vers le devenir. Chacun &#224; leur fa&#231;on, les quatre auteurs s'essayent &#224; une &#233;criture qui se veut respectueuse de la destin&#233;e d'&#234;tres humains qui, pour se situer au XVIIIe ou au XXIe si&#232;cle n'en partagent pas moins la m&#234;me souffrance v&#233;cue et la m&#234;me violence subie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence par plonger dans ces h&#244;pitaux pour enfants trouv&#233;s, ant&#233;rieurs &#224; la r&#233;volution o&#249; cohabitaient des cohortes de petits vivant dans des conditions des plus sordides, cumulant promiscuit&#233;, contagion, personnel en faible nombre (on compte en 1756, huit nourrices pour allaiter &#224; la mamelle 180 nourrissons) avec pour cons&#233;quence une terrible mortalit&#233;. On continue avec ces populations qui ne s'affichant pas dans le naufrage social, ne s'inscrivent pas moins dans une indigence sobre et asc&#233;tique : ce sont ces g&#233;n&#233;rations d'immigr&#233;s qui ont commenc&#233; &#224; 14 ans comme ouvrier agricole, ont continu&#233; dans l'industrie comme OS ou man&#339;uvre et ont v&#233;cu toute leur vie dans le d&#233;nuement extr&#234;me, pour donner les meilleures conditions d'existence &#224; l'&#233;pouse et la meilleure scolarisation aux enfants rest&#233;s au pays. &#171; Si l'homme &#224; la rue en exhibant publiquement ses plaies nous montre les n&#244;tres, nous renvoyant constamment &#224; une f&#234;lure de l'&#233;thique, et si pour cette raison m&#234;me la relation &#224; celui-ci est une relation d'&#233;vitement, de d&#233;tournement, eux m&#232;nent cette existence discr&#232;te des humbles dont les traces s'effacent dans l'univers populeux de la ville &#187; (p.123).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On poursuit avec les lettres des familles de patients de fin de cure de d&#233;sintoxication ainsi que la derni&#232;re trace &#233;crite laiss&#233;e par un d&#233;muni pouss&#233; au suicide. On continue avec une fiction sur l'intimit&#233; &#233;corch&#233;e d'un alcoolique rencontr&#233; par le narrateur dans la rue, puis dans un train. On termine par le sobre traitement des exc&#232;s du petit peuple du XVIIIe par un policier charg&#233; de maintenir l'ordre au sein d'une soci&#233;t&#233; de journaliers, de gueux de manouvriers, de d&#233;munis et de mendiants. D&#233;figur&#233;e et infigurable, la pauvret&#233; a toujours g&#234;n&#233; au point de demander aux pauvres d'exister sans bruit et sans &#233;clat, de s'effacer aux yeux de ceux qui ne le sont pas. On attend surtout d'eux de ne pas ha&#239;r, tant l'action qui leur est destin&#233;e est cens&#233;e les sauver, partag&#233;e qu'elle est entre la commis&#233;ration et le m&#233;pris, le d&#233;sir de rachat et la volont&#233; de punir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Bayard, 2004 (272 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ins&#233;curit&#233; sociale. Qu'est-ce qu'&#234;tre prot&#233;g&#233; ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-insecurite-sociale-Qu-est-ce-qu-etre-protege</link>
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		<dc:date>2004-05-12T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>709</dc:subject>
		<dc:subject>Ins&#233;curit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;Nous vivons dans l'une des soci&#233;t&#233;s de l'histoire qui aura &#233;t&#233; la plus s&#251;re : de la naissance &#224; la mort, nos existences ne se d&#233;roulent plus sans filet de protection. Cette s&#233;curit&#233; intervient tant au niveau civil (l'&#201;tat de droit garantissant les libert&#233;s fondamentales) que social (les principaux al&#233;as de la vie &#233;tant couverts). Mais, cette situation ne s'est pas pos&#233;e historiquement, d'embl&#233;e. Pendant longtemps, ce qui a r&#233;gn&#233;, c'&#233;tait un &#233;tat d'ins&#233;curit&#233; permanent qui ne permettait ni de ma&#238;triser le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous vivons dans l'une des soci&#233;t&#233;s de l'histoire qui aura &#233;t&#233; la plus s&#251;re : de la naissance &#224; la mort, nos existences ne se d&#233;roulent plus sans filet de protection. Cette s&#233;curit&#233; intervient tant au niveau civil (l'&#201;tat de droit garantissant les libert&#233;s fondamentales) que social (les principaux al&#233;as de la vie &#233;tant couverts). Mais, cette situation ne s'est pas pos&#233;e historiquement, d'embl&#233;e. Pendant longtemps, ce qui a r&#233;gn&#233;, c'&#233;tait un &#233;tat d'ins&#233;curit&#233; permanent qui ne permettait ni de ma&#238;triser le pr&#233;sent, ni d'anticiper positivement l'avenir. La forte croissance intervenue entre 1953 et 1970 et l'inscription des individus dans des collectifs protecteurs ont permis de changer la donne. Le travail a cess&#233; d'&#234;tre un simple rapport marchand livr&#233; au bon vouloir du march&#233; : il a &#233;t&#233; remplac&#233; par un emploi b&#233;n&#233;ficiant d'un statut et de r&#232;gles protectrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, se sont cr&#233;&#233;s des &#233;quivalents sociaux que seule la propri&#233;t&#233; priv&#233;e permettait de se procurer jusqu'alors : la soci&#233;t&#233; salariale a int&#233;gr&#233; dans le salaire, les p&#233;riodes de vie comme le ch&#244;mage, la retraite, la maladie, au cours desquelles les salari&#233;s continuent &#224; percevoir leurs revenus. C'est &#224; partir des ann&#233;es 1970 que la situation se d&#233;t&#233;riore entra&#238;nant dans son sillage un sentiment durable d'ins&#233;curit&#233;. Paradoxalement, l'une des explications tiendrait dans la large s&#233;curisation ambiante : la garantie croissante contre les menaces rendrait insupportables celles qui ne peuvent qu'appara&#238;tre (la vie &#233;tant un risque permanent, car l'incontr&#244;lable est inscrit dans son d&#233;roulement m&#234;me, il ne pourra jamais exister de s&#233;curisation absolue).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre facteur non n&#233;gligeable : dans une soci&#233;t&#233; de plus en plus individualiste, il est de plus en plus intol&#233;rable de ne pouvoir assurer sa protection individuellement, mais de devoir faire appel &#224; la communaut&#233;, cette d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des autres renfor&#231;ant alors le sentiment de malaise. Mais, il faut aussi &#233;voquer les fractions enti&#232;res de la population laiss&#233;es sur le bas-c&#244;t&#233; qui se tournent davantage vers le pass&#233; que vers un avenir qui fait peur et adoptant des attitudes d&#233;fensives et hostiles face &#224; la nouveaut&#233;, au pluralisme et aux diff&#233;rences. L'&#233;volution qui se fait jour ne peut qu'aggraver l'impression d'une crise des protections. L'&#201;tat s&#233;curitaire qui s'installe, en cherchant l'efficacit&#233; ne peut que r&#233;duire le respect des formes l&#233;gales. La gestion individualis&#233;e de l'emploi venant remplacer l'ancienne gestion collective, les trajectoires professionnelles se trouvent affaiblies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur affirme qu'il est aussi na&#239;f de pr&#244;ner le retour aux protections ant&#233;rieures que de penser que seule l'abolition de toute assurance collective permettra de lib&#233;rer les potentiels individuels. Et d'en appeler &#224; la cr&#233;ation de nouvelles protections sociales qui pr&#233;serveraient la continuit&#233; des droits et le statut de l'emploi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Seuil, 2003 (96 p. ; 10,5 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quel accueil pour les demandeurs d'asile ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/quel-accueil-pour-les-demandeurs-d</link>
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		<dc:date>2004-05-12T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>709</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;trangers qui fuient leur pays parce qu'ils y sont en danger devront franchir de nombreux obstacles avant d'&#234;tre admis en France. Le risque qu'ils &#233;chouent est important. Les plus chanceux de ces hommes, femmes et enfants sont re&#231;us par des centres d'accueil des demandeurs d'asile qui les h&#233;bergent et les aident dans leurs d&#233;marches pour obtenir le statut de r&#233;fugi&#233;. Reportage au CADA de Hautefeuille, en Seine-et-Marne &lt;br class='autobr' /&gt;
De sa fen&#234;tre au 4&#232;me &#233;tage, Suzana a une vue magnifique : grand parc bois&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;trangers qui fuient leur pays parce qu'ils y sont en danger devront franchir de nombreux obstacles avant d'&#234;tre admis en France. Le risque qu'ils &#233;chouent est important. Les plus chanceux de ces hommes, femmes et enfants sont re&#231;us par des centres d'accueil des demandeurs d'asile qui les h&#233;bergent et les aident dans leurs d&#233;marches pour obtenir le statut de r&#233;fugi&#233;. Reportage au CADA de Hautefeuille, en Seine-et-Marne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De sa fen&#234;tre au 4&#232;me &#233;tage, Suzana a une vue magnifique : grand parc bois&#233; travers&#233; par une rivi&#232;re. Calme absolu. Dehors, sur un fil &#224; linge, s&#232;chent au soleil et volent au vent, des v&#234;tements d'enfants de toutes tailles et de toutes couleurs. Sacha, l'un de ses fils, tape dans le ballon, d'autres enfants font du v&#233;lo. Suzana vit au Centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada) de Hautefeuille&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cada de Hautefeuille - Route des Tournelles - 77515 Hautefeuille. Tel. 01 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avec son mari et leurs quatre enfants. La famille est arriv&#233;e en France en octobre 2001 et n'a attendu qu'un mois et demi avant d'obtenir un logement en Cada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coup de chance, ce d&#233;lai varie en g&#233;n&#233;ral entre 6 et 8 mois. Arm&#233;nienne, Suzana a quitt&#233; l'Azerba&#239;zdjan et a v&#233;cu en Russie avant de rejoindre la France. En Arm&#233;nie, Nadjo, son mari, &#233;tait garagiste, en Russie, il travaillait dans la confection. Elle s'occupait des enfants. Apr&#232;s sa demande de statut de r&#233;fugi&#233;s aupr&#232;s de l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (OFPRA), la famille a attendu un an et demi. Elle a &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;e. D&#233;fendue par un avocat, elle attend maintenant son passage en commission des recours des r&#233;fugi&#233;s (CRR). Une attente tr&#232;s dure. &lt;i&gt;&#171; J'ai peur, j'ai mal pour mes enfants &#187;&lt;/i&gt; dit Suzana. Une angoisse que ressent Noune, sa fille de 4 ans, qui demande &lt;i&gt;&#171; Positif ou n&#233;gatif ? &#187;&lt;/i&gt;, d&#232;s qu'elle voit sa m&#232;re lire une lettre. Les trois gar&#231;ons de Suzana vont &#224; l'&#233;cole o&#249; ils r&#233;ussissent bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La France donne cette possibilit&#233; &#224; mes enfants alors qu'en Arm&#233;nie et en Russie, ils ne l'avaient pas. Nous avons de meilleures conditions de vie ici &#187;&lt;/i&gt;, dit la jeune femme. &#192; leur arriv&#233;e en France, Serik, 14 ans, le fils a&#238;n&#233;, a int&#233;gr&#233; une classe d'initiation &#224; la langue fran&#231;aise, puis il est pass&#233; en CM2. Aujourd'hui en 6&#232;me, il appr&#233;cie l'&#233;cole.&lt;i&gt; &#171; Je travaille, j'apprends des choses, je retrouve les autres enfants &#187;&lt;/i&gt;, dit-il. &lt;i&gt;&#171; Je ne suis pas bon en fran&#231;ais, j'ai envie de m'am&#233;liorer. Le soir je reste &#224; l'&#233;cole. J'ai demand&#233; &#224; l'institutrice de me donner des cours &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Cada en milieu rural&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les Cada prennent en charge les demandeurs d'asile sans ressources suffisantes, n'ayant aucune possibilit&#233; de logement pendant la proc&#233;dure devant l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides ou la commission des recours des r&#233;fugi&#233;s. Ses missions sont multiples : assurer l'h&#233;bergement et la nourriture des r&#233;sidants, les accompagner dans leurs d&#233;marches administratives en vue de l'obtention du statut de r&#233;fugi&#233; octroy&#233; par l'OFPRA, l'organisation d'animations et activit&#233;s pour les r&#233;sidants et de leurs enfants, la scolarisation des enfants de 6 &#224; 16 ans et la mise en place d'un suivi sanitaire. L'objectif est d'optimiser les chances d'obtention du statut de r&#233;fugi&#233; du r&#233;sidant mais aussi de le soutenir tout au long d'une proc&#233;dure souvent longue et &#233;prouvante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association SOS Habitat et soins avec le concours des DDASS de Paris et de Seine-et-Marne a ouvert le Cada de Hautefeuille en urgence en automne 2001, pour faire face &#224; l'afflux de r&#233;fugi&#233;s &#8211; d&#251; au froid - dans les dispositifs d'urgence. Il accueille 80 personnes, dont 46 enfants. Des r&#233;sidants surtout issus de l'ancien bloc sovi&#233;tique et d'Afrique centrale. Au d&#233;part tr&#232;s r&#233;duite, l'&#233;quipe est aujourd'hui compos&#233;e de neuf salari&#233;s. Le b&#226;timent de 2 000 m2, tout de bois et de verre, est situ&#233; au c&#339;ur d'un parc bois&#233; de 5 hectares. &lt;i&gt;&#171; Dans cet endroit calme, les familles qui ont subi des pers&#233;cutions puis v&#233;cu l'errance peuvent enfin se poser et se reposer &#187;&lt;/i&gt;, explique Bruno Carnevali, le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;loignement pr&#233;sente des inconv&#233;nients en limitant l'autonomie des r&#233;sidants, le cadre de vie a surtout des avantages : &lt;i&gt;&#171; Les enfants jouissent d'une qualit&#233; de vie incontestable. Cette implantation favorise leur &#233;panouissement et leur protection en &#233;vitant les ph&#233;nom&#232;nes d'identification intracommunautaire et les difficult&#233;s d'insertion dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise qui peuvent y &#234;tre associ&#233;s. Ce lieu les pr&#233;serve de ces enjeux, favorise les relations entre les diverses communaut&#233;s et encourage les enfants de toutes nationalit&#233;s &#224; jouer ensemble &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie le directeur. La gare la plus proche se trouve &#224; 5 kilom&#232;tres dans le village de Mortcerf et la premi&#232;re ville, Coulommiers, &#224; une vingtaine de kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour palier le probl&#232;me d'isolement de la structure, l'&#233;quipe a mis en place un syst&#232;me de transport pour les courses, les sorties ou les visites chez le m&#233;decin. Au Cada, chaque famille vit dans un studio individuel. La cuisine a &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;e de mani&#232;re &#224; ce que chacun soit ind&#233;pendant tout en cuisinant au m&#234;me endroit que les autres, pour favoriser les &#233;changes et la convivialit&#233;. Les demandeurs d'asile n'ont pas le droit d'exercer une activit&#233; professionnelle. Le Cada verse &#224; chaque famille une allocation mensuelle qui leur permet d'acheter courses, v&#234;tements, mat&#233;riel scolaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'allocation varie selon la composition familiale : 201,99 euros pour une personne seule, 493 euros pour une famille de 4 personnes. Pour que les familles vivent le mieux possible et fassent des &#233;conomies pour leur frais d'avocat et leur vie apr&#232;s le Cada, l'&#233;quipe a &#233;tabli un partenariat avec les associations caritatives et humanitaires : Restos du c&#339;ur, Emma&#252;s, Secours populaire, Croix Rouge, fournissent colis alimentaires, v&#234;tements et jouets. &lt;i&gt;&#171; Nous fonctionnons avec 23,66 euros pas jour et par personne. Sur cette somme, nous reversons l'allocation sociale globale aux familles. Nous avons d&#251; d&#233;velopper des projets avec des partenaires ext&#233;rieurs pour g&#233;rer l'occupationnel des familles &#187;&lt;/i&gt;, indique le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Multiplier les chances&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rouslan Lednev est responsable du suivi administratif des r&#233;sidants et r&#233;f&#233;rent de la structure aupr&#232;s de la pr&#233;fecture et de l'OFPRA. Les demandeurs d'asile doivent r&#233;diger un r&#233;cit de vie motivant leur demande et l'adresser &#224; l'OFPRA. D'origine russe et parlant anglais, Rouslan Lednev aide les r&#233;sidants &#224; r&#233;diger ce r&#233;cit ou &#224; en proposer un compl&#233;ment s'il a &#233;t&#233; envoy&#233; avant l'entr&#233;e au Cada. Le r&#233;cit est r&#233;dig&#233; en fonction des crit&#232;res &#233;nonc&#233;s par la Convention de Gen&#232;ve de 1951 et la loi Chev&#232;nement du 11 mai 1998&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La convention de Gen&#232;ve d&#233;finit le r&#233;fugi&#233; comme la personne &#171; craignant avec (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut remettre les choses en forme, pr&#233;ciser les dates, les lieux, les noms, d&#233;crire les pers&#233;cutions avec le plus de r&#233;alit&#233; possible &#187;&lt;/i&gt;, explique Rouslan Lednev. &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes pas l&#224; pour juger si la demande de statut de r&#233;fugi&#233; est justifi&#233;e ou s'il s'agit d'une demande &#233;conomique, nous accompagnons les r&#233;sidents pour optimiser leurs chances &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;quipe se charge de la traduction du r&#233;cit. &lt;i&gt;&#171; Les r&#233;fugi&#233;s, qui n'ont pas la chance d'&#234;tre dans un Cada, font parfois appel &#224; des traducteurs qui vendent des r&#233;cits pr&#233;-&#233;crits qui ont peu de chance d'aboutir &#187;&lt;/i&gt;, regrette Rouslan Lednev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la r&#233;daction du r&#233;cit, l'&#233;quipe propose une simulation d'entretien devant la commission de l'OFPRA. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s efficace,&lt;/i&gt; se f&#233;licite le directeur, &lt;i&gt;nous nous montrons intransigeants, comme le seront les officiers de l'OFPRA. Le r&#233;sidant doit &#234;tre parfaitement pr&#233;par&#233; &#187;&lt;/i&gt;. En 2003, sur 30 familles suivies, 21 ont obtenu le statut de r&#233;fugi&#233;. Un taux de r&#233;ussite important que l'&#233;quipe met en partie sur le compte du travail sur le r&#233;cit et de la simulation du passage devant la commission de l'OFPRA. Le taux d'obtention du statut dans les Cada s'&#233;l&#232;ve en moyenne &#224; 70 %. &lt;i&gt;&#171; Il faut dire que de nombreux Cada gardent les personnes d&#233;bout&#233;es, ce qui fait baisser leur taux de r&#233;ussite. Ici, si une famille est d&#233;bout&#233;e, elle doit quitter la structure &#187;&lt;/i&gt;, nuance Rouslan Lednev. Le taux d'obtention du statut de r&#233;fugi&#233; hors Cada s'&#233;l&#232;ve &#224; 15 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmanuelle Bourg&#232;s, r&#233;f&#233;rante sociale, s'occupe du suivi social des personnes. &#192; leur arriv&#233;e, elle assure l'accueil, l'aide administrative et fait le point sur leur situation. Si les familles obtiennent le statut de r&#233;fugi&#233;, Emmanuelle Bourg&#232;s les oriente pour l'ouverture des droits aux prestations sociales, les d&#233;marches professionnelles, la recherche de logement&#8230;. &lt;i&gt;&#171; Si elles sont d&#233;bout&#233;es, c'est plus difficile. Elles n'ont droit &#224; rien. Il faut faire appel aux dispositifs d'urgence &lt;/i&gt; &#187;, explique la jeune femme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un suivi m&#233;dical&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deux bilans de sant&#233; sont obligatoires pour les demandeurs d'asile. Le premier est demand&#233; par l'Office des migrations internationales (OMI) &#224; leur arriv&#233;e, le second par la pr&#233;fecture au moment de l'obtention du statut de r&#233;fugi&#233;. Entre-temps, le Cada Hautefeuille, en lien avec la Cramif, leur en propose un autre par souci de pr&#233;vention de leur sant&#233;. Dans la structure, un m&#233;decin de ville consulte une fois par semaine pour les adultes et une pu&#233;ricultrice du Centre de protection maternelle et infantile (PMI), deux fois par mois pour les enfants.&lt;i&gt; &#171; La demande m&#233;dicale est &#233;norme &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Nelly Cupif, l'infirmi&#232;re du Cada. &lt;i&gt;&#171; Je pense que les r&#233;sidants ont des besoins m&#233;dicaux qui n'&#233;taient pas satisfaits dans leurs pays d'origine mais que ces demandes sont aussi li&#233;es &#224; l'ennui et &#224; l'inqui&#233;tude pour l'avenir &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demandeurs d'asile ont une histoire dure derri&#232;re eux, le temps d'attente, l'incertitude li&#233;e &#224; l'obtention du statut peuvent provoquer des difficult&#233;s psychologiques. &#192; leur demande, ils b&#233;n&#233;ficient d'un suivi sp&#233;cialis&#233;. Nelly Cupif a aussi pour mission d'organiser des actions de pr&#233;vention sant&#233;, comme la mise en place d'animations autour du petit-d&#233;jeuner &lt;i&gt;&#171; nous constations que tr&#232;s peu d'enfants d&#233;jeunaient le matin, et &#224; midi ils mangeaient des c&#233;r&#233;ales &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des activit&#233;s multiples&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Carole Leguen, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e stagiaire, aid&#233;e de la petite Gloria, affiche le tableau des activit&#233;s dans le hall et le d&#233;core d'une guirlande color&#233;e. Pour les enfants : cours d'alphab&#233;tisation, jeux, activit&#233;s sportives et manuelles, th&#233;&#226;tre, soutien scolaire&#8230; Pour les adultes : cours d'alphab&#233;tisation, atelier cuisine, activit&#233;s sportives&#8230; Activit&#233;s rendues possibles par la pr&#233;sence de b&#233;n&#233;voles. L'encadrement sportif est assur&#233; par un &#233;ducateur qui parle russe, turc et anglais, Merty Guler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cadre est id&#233;al pour pratiquer le sport et plusieurs terrains sont &#224; disposition des r&#233;sidants : foot, basket et p&#233;tanque. Aux femmes, Merty Guler propose trois cours de gym par semaine et de la course dans le parc. &lt;i&gt;&#171; &#192; leur arriv&#233;e, les femmes sont tristes. Au bout de quelques mois, je les vois changer, s'&#233;panouir, se maquiller, sortir &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie-t-il. &lt;i&gt;&#171; Avec les hommes, nous jouons au foot, &#224; la p&#233;tanque&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;ducateur organise aussi des tournois mixtes de volley-ball, des rencontres sportives avec les autres Cada d'Ile-de-France et des Olympiades pour les enfants. &lt;i&gt;&#171; Le sport est tr&#232;s b&#233;n&#233;fique. Sans lui, les r&#233;sidants seraient dans un triste &#233;tat puisqu'ils n'ont pas le droit de travailler. Le sport leur permet de garder &#233;nergie, moral et sant&#233;. S'ils obtiennent leurs papiers, ils auront la p&#234;che pour d&#233;marrer leur nouvelle vie. En cas contraire, ils auront au moins maintenu leur sant&#233; &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi Merty Guler anime un atelier th&#233;&#226;tre avec les enfants scolaris&#233;s. Ils ont d&#233;j&#224; jou&#233; &#224; l'&#233;cole et dans l'&#233;glise protestante r&#233;form&#233;e leur spectacle inspir&#233; du roman Notre Dame de Paris, qui parle justement des sans-papiers. Un grand succ&#232;s qui leur a permis de se faire conna&#238;tre et accepter. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, les enfants de l'&#233;cole et surtout leurs parents avaient des pr&#233;jug&#233;s contre les demandeurs d'asile et leurs enfants. Gr&#226;ce au spectacle auquel les parents ont activement particip&#233; (accueil des visiteurs, confection des costumes, des d&#233;cors&#8230;), les familles du village ont compris que les r&#233;sidants ne sont pas des terroristes, mais bien des parents qui pensent avant tout au bien-&#234;tre et &#224; l'avenir de leurs enfants &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un dispositif national adapt&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous la houlette de la DDASS, les six Cada de Seine-et-Marne se r&#233;unissent tous les deux mois pour des missions locales d'admission. &lt;i&gt;&#171; Nous &#233;tudions les nouvelles situations. Malheureusement, le d&#233;partement ne compte que 466 places en Cada et le turn-over est tr&#232;s r&#233;duit. Les Cada sont engorg&#233;s de statutaires que les Centres d'h&#233;bergement et de r&#233;adaptation sociale (CHRS), &#233;galement satur&#233;s, ne peuvent pas accueillir. Ne parlons m&#234;me pas du logement social &#187;&lt;/i&gt;, soupire Bruno Carnevali. Quant aux places en Centre provisoires d'h&#233;bergement (CPH), elles sont tr&#232;s r&#233;duites : deux structures en Ile-de-France. &lt;i&gt;&#171; Pourtant c'est une excellente transition entre le Cada et l'appartement priv&#233; &#187;&lt;/i&gt;, juge le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de places en CPH entra&#238;ne des dysfonctionnements : une famille peut &#234;tre orient&#233;e dans le sud de la France alors qu'elle a b&#226;ti tout son projet en Ile-de-France (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Il-est-aujourd-hui-urgent-d-accueillir-dignement-les-demandeurs-d-asile' class='spip_in'&gt;lire l'interview du directeur de France terre d'asile&lt;/a&gt;). &#171; Il faut vraiment r&#233;fl&#233;chir aux dispositifs nationaux en direction des demandeurs d'asile, sinon nous serons amen&#233;s &#224; faire de l'insertion avec les statutaires alors que ce n'est pas notre comp&#233;tence. Les places de Cada ont doubl&#233; en deux ans, mais celles en CPH n'ont pas boug&#233;. Quant &#224; la r&#233;forme du droit d'asile, elle ne nous laisse pas penser que les choses vont s'am&#233;liorer &#187;, s'inqui&#232;te Bruno Carnevali. &lt;i&gt;&#171; Si la famille de Suzana est d&#233;bout&#233;e, je devrais lui proposer une proc&#233;dure d'aide au retour de l'Office migratoire international. La famille est en France depuis deux ans et demi, les enfants sont scolaris&#233;s et int&#233;gr&#233;s. Que deviendraient-ils ? &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cada de Hautefeuille - Route des Tournelles - 77515 Hautefeuille. Tel. 01 64 04 20 72 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:cada.hautefeuille@asos.org&#034; class='spip_mail'&gt;cada.hautefeuille@asos.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La convention de Gen&#232;ve d&#233;finit le r&#233;fugi&#233; comme la personne &lt;i&gt;&#171; craignant avec raison d'&#234;tre pers&#233;cut&#233;e du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalit&#233;, de son appartenance &#224; un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalit&#233; et qui ne peut, ou ne veut, du fait de cette crainte, se r&#233;clamer de la protection de ce pays ou qui, si elle n'a pas la nationalit&#233; et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa r&#233;sidence habituelle ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;La loi Chev&#232;nement du 11 mai 1998 pr&#233;voit que &#171; la qualit&#233; de r&#233;fugi&#233; est reconnue par l'Office &#224; toute personne pers&#233;cut&#233;e en raison de son action en faveur de la libert&#233; (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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