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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Portons un autre regard sur la violence des jeunes !</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>714</dc:subject>

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-714-" rel="tag"&gt;714&lt;/a&gt;

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		<title>La m&#233;diation famille-&#233;cole-cit&#233;</title>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>714</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;diation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Argenteuil, l'association Le Valdocco m&#232;ne une action &#233;ducative aupr&#232;s des enfants et des jeunes de la cit&#233; du Val d'Argent et des environs. Elle cr&#233;e des ponts entre les diff&#233;rents lieux d'&#233;ducation de l'enfant : la famille, l'&#233;cole et la cit&#233;. Le fonctionnement est inspir&#233; de la p&#233;dagogie sal&#233;sienne initi&#233;e par Jean Bosco au XIXe si&#232;cle. &#171; L'&#233;ducateur travaille &#224; la relation de confiance avec le jeune rencontr&#233;, il fait alliance avec lui. Il ne le r&#233;duit jamais &#224; ses comportements pr&#233;sents mais l'inscrit dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mediation" rel="tag"&gt;M&#233;diation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Argenteuil, l'association Le Valdocco m&#232;ne une action &#233;ducative aupr&#232;s des enfants et des jeunes de la cit&#233; du Val d'Argent et des environs. Elle cr&#233;e des ponts entre les diff&#233;rents lieux d'&#233;ducation de l'enfant : la famille, l'&#233;cole et la cit&#233;. Le fonctionnement est inspir&#233; de la p&#233;dagogie sal&#233;sienne initi&#233;e par Jean Bosco au XIXe si&#232;cle. &#171; L'&#233;ducateur travaille &#224; la relation de confiance avec le jeune rencontr&#233;, il fait alliance avec lui. Il ne le r&#233;duit jamais &#224; ses comportements pr&#233;sents mais l'inscrit dans un projet d'avenir &#187; explique Jean-Marie Petitclerc, directeur de l'association&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vacances de f&#233;vrier. 90 % des enfants de la cit&#233; du Val d'Argent ne partent pas en vacances. L'&#233;quipe du Valdocco va &#224; la rencontre de ceux qui ne fr&#233;quentent pas les centres de loisirs et restent dans la rue. Le Val d'Argent &#8211; plus connu sous le nom de &#171; Dalle &#187; &#8212; est un quartier sensible de 17000 habitants, situ&#233; au nord de la ville d'Argenteuil (Val d'Oise). Plus de la moiti&#233; de la population a moins de 25 ans, une quarantaine d'ethnies cohabitent dans le quartier et le taux de ch&#244;mage s'&#233;l&#232;ve &#224; 23 %. Le Val d'Argent est pass&#233; d'un mod&#232;le de &#171; r&#233;ussite architecturale &#187; dans les ann&#233;es 70 &#224; &#171; la m&#233;daille d'or de l'ins&#233;curit&#233; &#187; avec les &#233;meutes urbaines de 1991. Elles ont provoqu&#233; le d&#233;part des commer&#231;ants et des habitants favoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, pour r&#233;pondre &#224; l'&#233;volution des comportements des enfants et des adolescents du quartier &#8212; massification des faits de petite d&#233;linquance, rajeunissement des auteurs &#8211; un groupe d'habitants de la cit&#233; a cr&#233;&#233; l'association Le Valdocco&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Valdocco - 32, avenue Georges Cl&#233;menceau - 95100 Argenteuil. T&#233;l. 01 39 81 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'association, &#224; l'origine compos&#233;e d'agents de m&#233;diation, de b&#233;n&#233;voles et d'habitants, a &#233;t&#233; habilit&#233;e &#171; Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#187; en 2002 : trois &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s ont alors rejoint l'&#233;quipe. L'association intervient &#233;galement dans la zone pavillonnaire voisine du Val d'Argent, &#171; Les C&#244;teaux &#187; et dans des cit&#233;s plus petites, les cit&#233;s Champagne et Martin Luther-King.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite ville dans la ville, plut&#244;t triste, la cit&#233; du Val d'Argent est compos&#233;e d'un v&#233;ritable labyrinthe de barres et d'immeubles. Interdite aux voitures, elle reste un espace de vie dans lequel les enfants jouent, les jeunes discutent par petits groupes, les adultes font leurs courses, prom&#232;nent les plus jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la rue, l'&#233;quipe du Valdocco propose des activit&#233;s ludiques aux enfants. Aujourd'hui, le froid et le vent limitent les jeux ext&#233;rieurs, et seul un petit groupe de gar&#231;ons pratique le hockey avec Jean-Baptiste Cailleret, agent de m&#233;diation et Luc Herpoel, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. Les deux adultes profitent du jeu pour rappeler quelques r&#232;gles de bonne conduite aux enfants chahuteurs. L'animation de rue permet &#171; l'accroche &#187; des enfants qui seront ensuite invit&#233;s aux activit&#233;s, ateliers, sorties et camps. Les jeux propos&#233;s dans la rue sont simples, gratuits et valorisants pour l'enfant (cr&#233;ation de fresques collectives, r&#233;alisation d'un char pour le carnaval&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'animation de rue permet un travail sur la socialisation et le respect des r&#232;gles : &#171; Pour que le plaisir du jeu dure, il faut que les r&#232;gles tiennent &#187;, rappelle l'&#233;quipe aux enfants. Les animations se d&#233;roulent sur la place o&#249; passent les parents et les grands fr&#232;res donnant &#224; l'&#233;quipe l'occasion de les rencontrer. Dans la rue, enfants et jeunes interpellent Fran&#231;ois Le Cl&#232;re, le responsable des &#233;ducateurs, pour proposer des sorties, le tenir au courant de leurs d&#233;marches professionnelles ou administratives. De leur ennui aussi &#171; On garde le mur &#187;, plaisante un petit groupe d'adolescents visiblement d&#233;s&#339;uvr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une approche globale de l'enfant et du jeune, l'&#233;quipe du Valdocco travaille avec la famille et l'&#233;cole. Elle a mis en place des groupes de parole anim&#233;s par un travailleur social et une psychologue afin que les parents &#233;changent sur leurs probl&#232;mes li&#233;s &#224; l'&#233;ducation. Pour cr&#233;er un lien avec l'&#233;cole, des b&#233;n&#233;voles et des salari&#233;s assurent un accompagnement scolaire du primaire au BTS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'association est-elle pr&#233;sente dans les trois principaux lieux de vie de l'enfant : la cit&#233;, la famille et l'&#233;cole. &#171; L'enfant et le jeune passent par la rue, la famille et l'&#233;cole pour leur &#233;ducation. Or les r&#233;f&#233;rents de ces trois p&#244;les ont des syst&#232;mes de valeurs diff&#233;rents, contradictoires et rejettent la responsabilit&#233; des difficult&#233;s sur l'autre &#187;, explique Fran&#231;ois Le Cl&#232;re &#171; L'&#233;cole parle de &#171; parents d&#233;missionnaires &#187;, la famille regrette que l'&#233;cole ne &#171; tienne &#187; pas les enfants, la cit&#233; d&#233;valorise la r&#233;ussite scolaire. Or, les enfants ont besoin de coh&#233;rence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_781 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH220/mediation-d3383.png?1694317591' width='500' height='220' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fonctionnement de l'association Le Valdocco est inspir&#233; de la p&#233;dagogie sal&#233;sienne initi&#233;e par Jean Bosco au XIXe si&#232;cle pour les enfants des rues de Turin.&lt;i&gt; &#171; Il s'agit d'une p&#233;dagogie de la confiance, de l'alliance et de l'esp&#233;rance &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Marie Petitclerc, directeur du Valdocco, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et pr&#234;tre sal&#233;sien. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;ducateur travaille &#224; la relation de confiance avec le jeune rencontr&#233;, il fait alliance avec lui. Il ne le r&#233;duit jamais &#224; ses comportements pr&#233;sents mais l'inscrit dans un projet d'avenir &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers la connaissance de l'enfant sur l'un de ses lieux de vie, l'&#233;quipe va conna&#238;tre les deux autres et les faire dialoguer. Des jeunes de la cit&#233; Champagne par exemple ne fr&#233;quentent pas la mission locale, toute proche mais ext&#233;rieure &#224; leur territoire. L'association joue un r&#244;le de m&#233;diation avec les partenaires institutionnels. &#171; Lorsque l'&#233;cart social devient grandissant entre ceux qu'on consid&#232;re comme inclus et ceux qu'on appelle exclus, la n&#233;cessit&#233; d'une m&#233;diation devient primordiale pour la restauration du lien social &#187;, souligne Jean-Marie Petitclerc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association a &#233;galement mis en place des espaces &#171; SAS &#187; entre les institutions et les jeunes. Elle travaille par exemple avec le coll&#232;ge Claude Monet qui a cr&#233;&#233; un syst&#232;me de permis &#224; points pour les &#233;l&#232;ves. En cas de probl&#232;me de comportement, le coll&#232;ge retire des points aux jeunes. Certains grillent leur permis rapidement. Plut&#244;t que d'exclure l'&#233;l&#232;ve, le coll&#232;ge a pass&#233; une convention avec Le Valdocco qui accueille le coll&#233;gien pendant une semaine dans ses locaux et lui propose un programme d'accompagnement &#233;ducatif. Un contrat est alors pass&#233; avec l'&#233;l&#232;ve, le principal du coll&#232;ge et la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre espace interm&#233;diaire a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour les jeunes de 16 &#224; 25 ans en rupture scolaire et &#224; la recherche d'un emploi. L'association leur propose de participer &#224; &#171; une plate-forme de remobilisation &#187; avec l'ensemble de leur groupe de pairs, la bande de copains qui gal&#232;re. Cette formation est men&#233;e par l'&#233;quipe de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, celle de l'institut de formation du Valdocco (voir interview] et la mission locale. &#171; &lt;i&gt; Nous utilisons la confiance que les jeunes ont en nous, pour faire alliance &#187;&lt;/i&gt;, explique Fran&#231;ois Le Cl&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'embauche des trois &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, l'association peut r&#233;pondre aux demandes des jeunes en rupture et proposer un accompagnement plus individualis&#233;. Les &#233;ducateurs participent &#224; toutes les activit&#233;s de l'association, rep&#233;rant ainsi les jeunes en difficult&#233;. &lt;i&gt;&#171; J'appr&#233;cie de pratiquer la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e dans une association qui travaille de mani&#232;re globale. Le collectif institutionnel effectue le travail de pr&#233;vention primaire, l'&#233;ducateur peut se recentrer sur le jeune en rupture &#187;&lt;/i&gt;, estime Fran&#231;ois Le Cl&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Cette ann&#233;e, par exemple, dans la cit&#233; Martin Luther-King, plut&#244;t tranquille, nous avons vu appara&#238;tre des probl&#232;mes de fugues, d'&#233;checs scolaires importants et de d&#233;gradations. Nous avons renforc&#233; l'&#233;quipe d'accompagnement scolaire, mis en place des groupes de parole pour les parents et pour les adolescents, et accentu&#233; le travail de rue. Le fonctionnement de l'association permet de r&#233;agir avec rapidit&#233; et souplesse &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Le Valdocco se veut compl&#233;mentaire des autres structures du quartier (centre social, maison de quartier&#8230;) et milite pour la participation des habitants. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes l&#224; pour favoriser l'engagement b&#233;n&#233;vole, les parents sont adh&#233;rents de fait &#224; l'association et leur repr&#233;sentant est &#233;lu au conseil d'administration &#187;&lt;/i&gt;, souligne Jean-Marie Petitclerc. Les activit&#233;s sont encadr&#233;es par une trentaine de b&#233;n&#233;voles : instituteurs, enseignants, psychologues, &#233;tudiants, infirmi&#232;res, retrait&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;cole polytechnique d&#233;tache six jeunes pour un an au Valdocco dans le cadre d'une convention. Log&#233;s dans la cit&#233;, ils participent &#224; l'animation de rue et au soutien scolaire, en particulier au lyc&#233;e. En contrepartie du soutien dans ses &#233;tudes, le lyc&#233;en encadre pour quelques heures les plus petits durant les animations. Certains polytechniciens sont issus de l'immigration, un mod&#232;le positif pour les jeunes. &lt;i&gt;&#171; Les polytechniciens prouvent qu'un maghr&#233;bin peut r&#233;ussir un parcours brillant et se projeter dans l'avenir. Rencontrer des personnes qui font des &#233;tudes sup&#233;rieures dans la cit&#233; est difficile pour les jeunes, sans compter que leur groupe de pairs d&#233;valorise la r&#233;ussite scolaire &#187;&lt;/i&gt;, estime Jean-Marie Petitclerc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des stagiaires &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s et des jeunes volontaires civils compl&#232;tent l'&#233;quipe. Avec ses activit&#233;s de pr&#233;vention globale, l'association touche environ 500 enfants et jeunes de 8 &#224; 25 ans. Des enfants et des jeunes consid&#233;r&#233;s comme &#171; acteurs principaux de leur &#233;ducation &#187;, associ&#233;s &#224; l'&#233;laboration et l'&#233;valuation des activit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Valdocco - 32, avenue Georges Cl&#233;menceau - 95100 Argenteuil. T&#233;l. 01 39 81 07 15 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:valdocco@aol.com&#034; class='spip_mail'&gt;valdocco@aol.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'enfant &#224; l'&#233;preuve de la famille</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-enfant-a-l-epreuve-de-la-famille</link>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Souvent d&#233;cri&#233;e et pourtant largement pl&#233;biscit&#233;e, la famille continue &#224; faire couler beaucoup d'encre. Universitaires, psychologues, philosophes, cliniciens, psychiatres et psychanalystes ont uni leur plume pour essayer de mieux comprendre la place qu'y tient l'enfant ainsi que le r&#244;le qu'elle joue pour lui permettre de se structurer et de construire son avenir d'adulte. Quelle est donc alors la fonction de cette famille ? Cette institution extrait les individus de la biomasse anonyme pour les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-714-" rel="tag"&gt;714&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton339-97c2f.jpg?1694317591' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent d&#233;cri&#233;e et pourtant largement pl&#233;biscit&#233;e, la famille continue &#224; faire couler beaucoup d'encre. Universitaires, psychologues, philosophes, cliniciens, psychiatres et psychanalystes ont uni leur plume pour essayer de mieux comprendre la place qu'y tient l'enfant ainsi que le r&#244;le qu'elle joue pour lui permettre de se structurer et de construire son avenir d'adulte. Quelle est donc alors la fonction de cette famille ? Cette institution extrait les individus de la biomasse anonyme pour les inscrire dans un ordre humain qui fixe les intersections possibles et les liens prohib&#233;s. Elle socialise l'enfant, en lui proposant des fonctionnements qu'il int&#233;riorise lentement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place des parents est essentielle dans ce processus. Et notamment celle du p&#232;re qui contrecarre la relation fusionnelle avec la m&#232;re, enjoignant &#224; la s&#233;paration tant physique que psychique, contraignant constamment &#224; se d&#233;tourner du risque d'absorption, &#224; le contourner, pr&#233;parant ainsi l'individualisation. La famille ne se r&#233;duit pas &#224; un r&#244;le qui se limiterait &#224; la seule &#233;laboration de relations sociales synonymes de contrat &#233;labor&#233; sur le mode mercantile du &#171; donnant donnant &#187;, efficace et rationnel. Elle ouvre l'enfant au vivre ensemble et &#224; l'apprentissage du don qui n'attend rien en retour, l'accueil d'autrui comme d&#233;sir l&#233;gitimement diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, de multiples dysfonctionnements peuvent venir perturber ces orientations. C'est le cas lorsque l'enfant est porteur du d&#233;sir de ses propres parents et se trouve investi de la responsabilit&#233; de les encourager, de les consolider, de les soutenir. C'est aussi le cas lorsqu'un lourd secret p&#232;se sur l'histoire familiale sans qu'aucun mot ne vienne faire sens : face au vide psychique et &#224; l'absence de paroles signifiantes sur la souffrance, l'enfant peut alors &#234;tre amen&#233; &#224; cr&#233;er des contenus morcel&#233;s et fragmentaires qui s'introduisent dans la constellation traumatique de ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore le cas du comportement maternel surprotecteur qui peut, &#224; certains niveaux, d&#233;clencher chez l'enfant un comportement d'hyperkin&#233;sie. Par contre, il n'y a pas d'effets pathologiques rep&#233;rables dans la constitution de familles homoparentales : comme le d&#233;montrent toutes les &#233;tudes r&#233;alis&#233;es dans les pays anglo-saxons (en France, elles sont inexistantes), cette alliance parentale atypique n'est la cause ni de troubles psychologiques particuliers chez les enfants qui &#233;voluent dans ces milieux, ni la source de leur choix sexuels ult&#233;rieurs. Les probl&#232;mes rencontr&#233;s au c&#339;ur des relations familiales trouvent dans les psychoth&#233;rapies d'utiles moyens pour s'orienter vers des solutions. Car le sujet ma&#238;trise mieux ses affects quand il peut les arrimer &#224; des paroles qui remplissent une fonction cathartique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en connaissant son histoire qu'il peut modifier les effets qu'elle a sur le Moi et d&#233;passer le clivage ali&#233;nant qu'elle induit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2004 (182 p. ; 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le corps adolescent</title>
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		<dc:date>2004-06-23T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>714</dc:subject>
		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>

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&lt;p&gt;La modernit&#233; a &#233;t&#233; marqu&#233;e par la lev&#233;e des tabous sur la sexualit&#233;, l'all&#233;gement des contraintes sociales, la disparition des pressions morales et religieuses, ainsi que par l'&#233;vanouissement de la tradition. La cons&#233;quence la plus spectaculaire de ces &#233;volutions majeures s'est manifest&#233;e du c&#244;t&#233; du corps qui s'est &#233;mancip&#233; et a &#233;t&#233; investi comme jamais il ne l'avait &#233;t&#233; jusqu'alors. Mais le souci g&#233;n&#233;ralis&#233; d'esth&#233;tisation qui s'en est suivi, est devenu culte de l'illusion, au point de faire de l'apparence (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH150/arton340-96feb.jpg?1694317591' width='110' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La modernit&#233; a &#233;t&#233; marqu&#233;e par la lev&#233;e des tabous sur la sexualit&#233;, l'all&#233;gement des contraintes sociales, la disparition des pressions morales et religieuses, ainsi que par l'&#233;vanouissement de la tradition. La cons&#233;quence la plus spectaculaire de ces &#233;volutions majeures s'est manifest&#233;e du c&#244;t&#233; du corps qui s'est &#233;mancip&#233; et a &#233;t&#233; investi comme jamais il ne l'avait &#233;t&#233; jusqu'alors. Mais le souci g&#233;n&#233;ralis&#233; d'esth&#233;tisation qui s'en est suivi, est devenu culte de l'illusion, au point de faire de l'apparence ext&#233;rieure l'unique horizon objectal de la personne. L'exaltation de la forme a tellement pris le pas sur les contenus que la valeur de l'individu en est venue &#224; se mesurer &#224; l'aune de la marque du v&#234;tement qu'il porte. C'est sans doute pour cela que, par r&#233;action, le corps a concentr&#233; tous les conflits et tiraillements entre les forces propres aux pulsions et les exigences de l'environnement. L'usage qu'on en fait, son traitement ou son marquage sont devenus les manifestations symptomatiques de la difficult&#233; &#224; &#234;tre. C'est encore plus vrai pour les adolescents qui y ont trouv&#233; une forme privil&#233;gi&#233;e d'expression des probl&#232;mes qu'ils rencontrent pour grandir, vivre et entrer dans le lien social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pubert&#233; fait exploser les constructions identitaires dont la coh&#233;sion &#233;tait jusqu'alors assur&#233;e par le ciment des images parentales et par l'investissement dont elles faisaient l'objet. Cette p&#233;riode de vuln&#233;rabilit&#233; extr&#234;me est l'occasion d'effondrements, de r&#233;-&#233;laborations et de r&#233;v&#233;lations insoup&#231;onnables. Ce qui se joue c'est le difficile commerce avec les attributs du statut adulte &#224; l'intersection entre le masochisme de la soumission au d&#233;sir de l'autre et la revendication narcissique. Et le corps est tout particuli&#232;rement utilis&#233; comme support privil&#233;gi&#233; d'une vie psychique qui vient remplacer par des signaux ext&#233;rieurs ce qui ne peut ni se dire, ni s'entendre. Une teinture fluo sur des cheveux en bataille, des narines encombr&#233;es d'anneaux ou d'&#233;pingles, des oreilles tintinnabulantes, des peaux meurtries, suintantes ou marqu&#233;es par des tatouages ind&#233;l&#233;biles ne peuvent &#234;tre assimil&#233;es &#224; de simples rites initiatiques. Ce marquage est la marque de la fragilit&#233; du sentiment d'existence et d'un malaise interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; la d&#233;monstration que la sensorialit&#233; n'a pas trouv&#233; les voies d'expression judicieuses qui autorisent l'appropriation de ce qui est ressenti. L'ins&#233;curit&#233; narcissique ainsi cr&#233;&#233;e conduit &#224; chercher des sensations venant supplanter le manque. Le corps n'a pas envie de g&#233;mir ni de se laisser aller &#224; des expressions craintives : il pr&#233;f&#232;re &#171; acter &#187; sur la peau les indices de son mal-&#234;tre. La transformation, depuis une cinquantaine d'ann&#233;es, de la psychopathologie de l'adolescence, avec la multiplication des troubles mettant en cause la constitution de l'image et de l'estime de soi, la construction du sentiment de continuit&#233; et d'existence semble d&#233;montrer les troubles li&#233;s au statut actuel du corps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Bayard, 2004 (173 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Portons un autre regard sur la violence des jeunes !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Portons-un-autre-regard-sur-la-violence-des-jeunes</link>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>714</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les adolescents connaissent essentiellement la famille, l'&#233;cole et la rue. Ces trois lieux de vie principaux sont aujourd'hui en difficult&#233; dans leur r&#244;le d'&#233;ducation. Ce n'est pas que les parents, les enseignants et les &#233;ducateurs soient moins performants qu'autrefois. Mais, c'est le climat de notre soci&#233;t&#233; qui rend plus difficile le processus &#233;ducatif : le laxisme, le mauvais exemple et le pessimisme de l'adulte &#171; ins&#233;curisent &#187; l'adolescent. Or &#233;duquer, c'est &#224; la fois faire sortir de la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les adolescents connaissent essentiellement la famille, l'&#233;cole et la rue. Ces trois lieux de vie principaux sont aujourd'hui en difficult&#233; dans leur r&#244;le d'&#233;ducation. Ce n'est pas que les parents, les enseignants et les &#233;ducateurs soient moins performants qu'autrefois. Mais, c'est le climat de notre soci&#233;t&#233; qui rend plus difficile le processus &#233;ducatif : le laxisme, le mauvais exemple et le pessimisme de l'adulte &#171; ins&#233;curisent &#187; l'adolescent. Or &#233;duquer, c'est &#224; la fois faire sortir de la toute-puissance et donner une position de sujet. C'est en tout cas pour cette attitude &#233;ducative que plaide Jean-Marie Petitclerc, personnalit&#233; originale du secteur social, &#224; la fois pr&#234;tre et &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, directeur de l'association, Le Valdocco &#224; Argenteuil&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les adolescents se structurent &#224; partir de trois types de lieu : la famille, l'&#233;cole et la rue. Dans chacun de ces lieux, des adultes font r&#233;f&#233;rence : les parents dans la famille, les enseignants &#224; l'&#233;cole, les a&#238;n&#233;s dans la rue. Mais ces trois cat&#233;gories d'adultes, qui transmettent les rep&#232;res, sont dans un discours de discr&#233;dit mutuel : les enseignants parlent des parents d&#233;missionnaires et des voyous de la rue, les parents disent que les enseignants ne savent plus faire leur travail et ne sont m&#234;me plus capables d'assurer la discipline, et parlent de la mauvaise influence de la rue. Les a&#238;n&#233;s disent : &#171; Que tu travailles ou que tu ne travailles pas au coll&#232;ge, tu es dans un coll&#232;ge sans avenir &#187;. Le probl&#232;me est toujours chez l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'un des premiers droits de l'enfant, c'est la coh&#233;rence que doivent adopter les adultes autour de lui. Ces propos, c'est Jean-Marie Petitclerc qui les tient en ouverture de la journ&#233;e de r&#233;flexion organis&#233;e par la d&#233;l&#233;gation r&#233;gionale des Pays-de-la-Loire de l'Aire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Instituts de R&#233;&#233;ducation et violences : Paroles de Praticiens &#187; La Baule, 24 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Personnalit&#233; originale du secteur social, &#224; la fois pr&#234;tre et &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, directeur de l'association Le Valdocco &#224; Argenteuil (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-mediation-famille-ecole-cite' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;) et charg&#233; de mission aupr&#232;s du conseil g&#233;n&#233;ral des Yvelines, auteur prolixe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les nouvelles d&#233;linquances des jeunes, &#233;d. Dunod, 2001 Et si on parlait de (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et fin orateur, les arguments qu'il avance font souvent mouche. Trois th&#232;mes structurent son discours : resituer la probl&#233;matique de la violence juv&#233;nile comme une difficult&#233; avant tout des adultes, d&#233;crypter les crises sociales qui en font le lit et d&#233;coder les diff&#233;rentes formes de violence. Les propositions qu'il avance en r&#233;ponse &#224; cette violence raisonnent d'autant mieux aux oreilles des professionnels qu'elles viennent valider les pratiques tr&#232;s souvent engag&#233;es sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est bien un th&#232;me qui semble r&#233;unir un large consensus, c'est celui qui consiste &#224; d&#233;signer les jeunes comme responsables de la violence. Et c'est vrai que les faits semblent justifier cette affirmation : on a assist&#233;, ces derni&#232;res ann&#233;es, &#224; une explosion d'actes qui apparaissent de plus en plus violents et qui sont agis par des acteurs de plus en plus jeunes. Mais, il faut quand m&#234;me rappeler deux r&#233;alit&#233;s qui permettent de relativiser cette perception un peu simplificatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, ceux qui sont les premi&#232;res victimes de cette violence, ce sont les jeunes : 80 % des actes commis par des jeunes sont &#224; destination d'autres jeunes. Il est plus dangereux d'&#234;tre coll&#233;gien qu'enseignant dans un coll&#232;ge de quartier sensible ou d'&#234;tre jeune habitant qu'&#233;ducateur dans un quartier sensible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, on compte chaque ann&#233;e, entre quatre et cinq cents enfants tu&#233;s par des adultes. Le nombre d'adultes tu&#233;s par les enfants est en comparaison, infime. Mais cela est rarement &#233;voqu&#233;, au contraire de l'&#233;tonnement g&#233;n&#233;ralis&#233; quant &#224; l'importance des actes violents commis par des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la violence dans un &#233;tablissement scolaire qui r&#233;unit six cents adolescents n'a rien d'&#233;tonnant ! Ce qui n'est pas naturel et qui est le fruit de l'&#233;ducation, c'est la convivialit&#233; et la paix, c'est la capacit&#233; d'&#233;tablir une relation pacifique avec l'autre. En r&#233;alit&#233;, la violence n'est pas en soi un ph&#233;nom&#232;ne nouveau. Les b&#233;b&#233;s du XXIe si&#232;cle ne naissent pas diff&#233;rents de leurs pr&#233;d&#233;cesseurs du XXe si&#232;cle. Le probl&#232;me se situe surtout du c&#244;t&#233; des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie question est bien d'essayer de comprendre pourquoi notre g&#233;n&#233;ration rencontre plus de difficult&#233;s que les pr&#233;c&#233;dentes &#224; g&#233;rer la violence des adolescents ? La r&#233;ponse est peut-&#234;tre &#224; chercher du c&#244;t&#233; des d&#233;ficits d'&#233;ducation. Non que les parents, les enseignants et les &#233;ducateurs soient moins performants qu'autrefois. Mais le climat de notre soci&#233;t&#233; rend plus difficile le processus &#233;ducatif. Trois crises y contribuent notablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'autorit&#233; tout d'abord. Il faut diff&#233;rencier, conceptuellement, autorit&#233; et pouvoir. Le pouvoir, on le re&#231;oit de l'institution. L'autorit&#233;, on la re&#231;oit de ceux aupr&#232;s de qui on l'exerce. La grande &#233;volution qui a marqu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, c'est que la position de pouvoir ne g&#233;n&#232;re plus automatiquement une position d'autorit&#233;. L'autorit&#233; est fond&#233;e sur la cr&#233;dibilit&#233; de la personne qui la revendique. Il faudrait donc moins parler de crise d'autorit&#233; que de crise de cr&#233;dibilit&#233; des porteurs d'autorit&#233;. C'est vrai d'abord du c&#244;t&#233; des parents qui sont souvent aujourd'hui en difficult&#233;. En difficult&#233;, et non d&#233;missionnaires. &#202;tre d&#233;missionnaire, c'est savoir ce qu'on devrait faire mais ne pas avoir le courage de le faire. Non, leur probl&#232;me c'est qu'ils ne sont plus cr&#233;dibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cause, d'abord, de la fragilisation de la cellule familiale qui n'est plus per&#231;ue par l'enfant comme capable de le prot&#233;ger. C'est le beau-p&#232;re renvoy&#233; dans les cordes par l'enfant qui lui dit : &#171; Tu n'as rien &#224; me dire, tu n'es pas mon p&#232;re &#187;. C'est le p&#232;re au ch&#244;mage qui s'entend r&#233;torquer par son fils : &#171; Moi, je travaille toute la journ&#233;e. Je peux quand m&#234;me sortir pour me d&#233;tendre un peu. Et ce n'est pas toi qui ne fais rien de la journ&#233;e, qui vas me l'interdire &#187;. C'est la difficult&#233; croissante &#224; transmettre des rep&#232;res (les lieux o&#249; se diffusent les valeurs se sont multipli&#233;s, au point de marginaliser parfois la famille, autrefois source principale de cette transmission).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des adultes de plus en plus oblig&#233;s d'argumenter le bien fond&#233; de leurs d&#233;cisions. L'&#233;cole est aussi atteinte dans sa cr&#233;dibilit&#233;, elle qui devrait pr&#233;server l'&#233;galit&#233; des chances&#8230; et qui est l'endroit le plus in&#233;galitaire qui soit. Sans parler du peu de cr&#233;dit de ceux qui sont cens&#233;s faire ou appliquer la loi et qui sont les premiers &#224; ne pas la respecter : comment &#233;duquer &#224; la citoyennet&#233;, quand ceux qui sont charg&#233;s de promulguer la l&#233;gislation, charg&#233;s d'en &#234;tre les garants, sont d&#233;nonc&#233;s &#224; longueur de colonne dans les m&#233;dias comme &#233;tant ceux qui la truquent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde crise &#224; laquelle notre soci&#233;t&#233; est confront&#233;e concerne l'apprentissage du vivre ensemble. Au sein de la famille, ce qui domine, c'est le refus de dire non, de peur de mettre en p&#233;ril la relation affective. Dans la rue, le citoyen moyen ne se sent pas concern&#233; par l'&#233;ducation de l'enfant qui n'est pas le sien : il s'offusque ou rit d'une transgression dont il est t&#233;moin, mais n'interviendra pas pour autant. L'&#233;cole est devenue parfois le seul lieu de socialisation o&#249; l'on apprend la vie de groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, certains enseignants refusent cette fonction voulant se limiter &#224; la seule transmission des savoirs. La troisi&#232;me crise est celle de la vision d'avenir. L'une des sources les plus importantes du bien &#234;tre r&#233;side dans la capacit&#233; &#224; se projeter dans la vie future. Il est bien difficile de grandir dans une soci&#233;t&#233; o&#249; les adultes entrevoient avec pessimisme leur devenir. Cela se traduit notamment par la mont&#233;e en fl&#232;che du suicide des adolescents. Un enseignant qui fait cours dans une classe de trente &#233;l&#232;ves se trouve statistiquement face &#224; trois d'entre eux qui se demandent s'ils ne vont pas se foutre en l'air ! Les trois crises d&#233;crites ici ont des incidences directes sur les difficult&#233;s de socialisation des adolescents. Mais, il est tout autant essentiel de savoir distinguer les diff&#233;rentes formes de violence auxquelles ont recours les jeunes, formes de violence qui ne justifient pas des m&#234;mes r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les violences ne se ressemblent pas. On peut, pour les distinguer, utiliser une grille de lecture qui permet de comprendre &#224; quelle probl&#233;matique elles tentent de r&#233;pondre. Il y a d'abord la violence comme expression d'un mal-&#234;tre ou d'une souffrance. Plus on est tenu int&#233;rieurement par une angoisse existentielle, moins on se montre capable de supporter les remarques venues de l'ext&#233;rieur. Quand un adolescent vit toute la journ&#233;e l'&#233;chec scolaire, quand il se sent en ins&#233;curit&#233; et qu'en outre, il ne poss&#232;de pas les moyens de canaliser les pulsions qu'il ressent au fond de lui, l'acte violent peut alors devenir son seul moyen d'exister. Une &#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e sur les liens entre le niveau de vocabulaire d'un sujet et l'intensit&#233; de sa violence. On a pu d&#233;montrer que sur les trois fonctions du langage (explicatif, performatif et &#233;motif), c'est bien sur cette derni&#232;re dimension que les jeunes les plus violents &#233;taient en difficult&#233;. On peut le comprendre : comment, avec 400 mots de vocabulaire en moyenne, peut-on trouver du plaisir &#224; partager ce que l'on ressent au fond de soi ? Ne reste plus alors que l'agression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre forme que peut prendre la violence : la tentative pour exister face aux autres. Le paradoxe des adolescents, c'est qu'ils ont besoin de l'adulte et qu'ils le vivent comme une menace. Ceux d'entre eux qui ont le plus de mal &#224; mentaliser ce qui se passe en eux n'ont comme seul moyen que la violence dirig&#233;e vers ceux dont ils ont le plus besoin. C'est le moyen qu'ils ont trouv&#233; pour se prot&#233;ger et se rendre sourd &#224; ce qu'ils ne veulent pas entendre. En m&#234;me temps, c'est la meilleure mani&#232;re pour attirer sur eux l'attention des habitants, des enseignants ou des &#233;ducateurs. Derni&#232;re modalit&#233; de la violence : le mode d'action, la strat&#233;gie pour peser sur le cours des &#233;v&#233;nements, le proc&#233;d&#233; employ&#233; pour obtenir quelque chose par la force ou contraindre l'autre &#224; se plier &#224; son d&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois logiques d&#233;bouchent sur trois typologies de r&#233;ponse sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure pr&#233;vention face &#224; la violence comme mode d'expression, c'est l'&#233;coute. Non pas l'&#233;coute propos&#233;e &#224; l'occasion de permanences sp&#233;cialis&#233;es auxquelles personne ne se rend jamais. Non, plut&#244;t un climat d'&#233;coute, de confiance qu'il s'agit de restaurer entre adolescents et adultes, et qui passe par le d&#233;veloppement de la capacit&#233; des premiers &#224; dire des choses sur leurs ressentis et des seconds &#224; les entendre. L'&#233;coute ne doit pas se r&#233;sumer &#224; une d&#233;marche de psys. La r&#233;ponse face au besoin d'exister, on la trouve du c&#244;t&#233; de la valorisation de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a pu d&#233;montrer comment le niveau de d&#233;linquance pouvait &#234;tre proportionnel au faible niveau d'estime de soi. Il faut tout faire pour casser la spirale : la violence qui provoque un mauvais regard du groupe qui ne fait qu'accro&#238;tre la violence, qui &#224; nouveau amplifie le mauvais regard, dans une interaction sans fin. Renvoyer du positif permet justement de rompre l'encha&#238;nement. Enfin, face &#224; un jeune qui est engag&#233; dans une strat&#233;gie violente, il appara&#238;t fondamental de ne pas r&#233;agir dans le m&#234;me registre que lui. Utiliser des moyens violents quand on arrive en bout de dialogue revient &#224; l&#233;gitimer l'action violente du jeune. La r&#233;ponse pertinente rel&#232;ve bien plus de la prise de distance. Ne pas se sentir vis&#233; par ce que le jeune met en &#339;uvre&#8230; et sans doute utiliser l'humour (qui est bien diff&#233;rent de l'ironie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, ne pas se laisser enfermer dans la relation duelle. Cela renvoie &#224; la d&#233;marche de m&#233;diation, d'intervention d'un tiers qui n'est pas l&#224; pour r&#233;gler le conflit, mais pour dire &#224; chacun un peu de ce que pense l'autre. Cette m&#233;diation ne s'oppose pas &#224; une mesure r&#233;pressive qui est une autre d&#233;marche tout &#224; fait compl&#233;mentaire. Il faut arr&#234;ter d'opposer &#233;ternellement la pr&#233;vention et la sanction. Mieux vaut sanctionner que punir. On punit une personne, en s'attaquant &#224; elle, alors que l'on sanctionne un acte (de fa&#231;on n&#233;gative, mais aussi positive &#224; la suite d'un examen r&#233;ussi, par exemple, par la remise d'un dipl&#244;me). Sanctionner c'est responsabiliser l'enfant, lui apprendre &#224; mesurer son engagement dans l'acte qu'il a commis. La sanction fait partie du vocabulaire &#233;ducatif de la responsabilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est essentiel c'est la posture de l'&#233;ducateur, sa grande qualit&#233; d'&#233;coute dans le respect et le non-jugement ainsi que dans la r&#233;activit&#233; face &#224; l'acte. Qui dit fermet&#233; ne signifie pas &#234;tre ferm&#233; et obtus face &#224; l'enfant, mais au contraire, &#234;tre ouvert et r&#233;pondre &#224; ses demandes sous-jacentes. L'&#233;duquer c'est le faire sortir de sa toute-puissance pour le faire adopter une position de sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Instituts de R&#233;&#233;ducation et violences : Paroles de Praticiens &#187; La Baule, 24 mai 2004, Association nationale des instituts de r&#233;&#233;ducation&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les nouvelles d&#233;linquances des jeunes, &#233;d. Dunod, 2001&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si on parlait de violence..., &#233;d. Presse de la Renaissance, 2002 &lt;br class='manualbr' /&gt;Pratiquer la m&#233;diation sociale, &#233;d. Dunod, 2002 &lt;br class='manualbr' /&gt;Y a plus d'autorit&#233;, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2003 &lt;br class='manualbr' /&gt;Enfermer ou &#233;duquer, &#233;d. Dunod, 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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