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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Reconqu&#233;rir sa place dans la soci&#233;t&#233; en retrouvant un toit</title>
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		<dc:date>2004-07-08T07:50:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>716</dc:subject>

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9481-564c8.png?1694185760' width='104' height='150' /&gt;
		
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		<title>M&#233;thodologie et pratiques &#233;ducatives en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Methodologie-et-pratiques-educatives-en-prevention-specialisee</link>
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		<dc:date>2004-07-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>716</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;fl&#233;chir ensemble, au sein de l'organisme o&#249; l'on exerce son activit&#233; professionnelle, sur ce qui constitue le cadre et le fondement de la pratique quotidienne est un exercice des plus salutaires pour clarifier &#224; la fois les enjeux et les limites de ce que l'on fait. &#192; l'heure o&#249; la loi r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale invite les institutions &#224; d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment leurs projets de service et leurs r&#232;gles de fonctionnement il n'est pas inutile de s'inspirer de la m&#233;thode employ&#233;e par d'autres pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton335-34905.jpg?1694185760' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;fl&#233;chir ensemble, au sein de l'organisme o&#249; l'on exerce son activit&#233; professionnelle, sur ce qui constitue le cadre et le fondement de la pratique quotidienne est un exercice des plus salutaires pour clarifier &#224; la fois les enjeux et les limites de ce que l'on fait. &#192; l'heure o&#249; la loi r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale invite les institutions &#224; d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment leurs projets de service et leurs r&#232;gles de fonctionnement il n'est pas inutile de s'inspirer de la m&#233;thode employ&#233;e par d'autres pour parvenir sans encombre au r&#233;sultat d&#233;sir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, le pr&#233;sent ouvrage qui retrace en d&#233;tail les modalit&#233;s de ce travail d'introspection collective men&#233; par l'ACJAM, une association de la r&#233;gion parisienne intervenant dans le champ de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, peut apporter un certain nombre d'&#233;clairages. La recherche d'adh&#233;sion de l'ensemble des acteurs (cadres, &#233;ducateurs, etc.) sur le bien fond&#233; de la d&#233;marche constitue un pr&#233;alable important pour dissiper les appr&#233;hensions et favoriser l'implication de chacun. Il s'agit donc d'&#234;tre parfaitement transparent sur ce que l'on veut faire et sur les moyens qui seront d&#233;ploy&#233;s pour y arriver. Le recours aux entretiens directifs permet, tout en autorisant une certaine libert&#233; de parole, de cadrer le processus exploratoire. D'autre part, chaque interview&#233; se sent, &#224; juste titre, consid&#233;r&#233; comme producteur &#224; part enti&#232;re du futur projet commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de ce parcours, un (ou des) document(s) de synth&#232;se traduiront noir sur blanc les objectifs poursuivis (et donc aussi les limites que l'on se fixe), les mani&#232;res de proc&#233;der, la technicit&#233; propre mise en &#339;uvre et d'une fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale la culture partag&#233;e par l'ensemble des acteurs de l'institution. Dans le cas de l'AJCAM, le r&#233;f&#233;rentiel ainsi &#233;labor&#233; r&#233;unit un ensemble d'&#233;l&#233;ments tels que les valeurs et la philosophie sur lesquelles s'appuie l'association, des rappels d&#233;ontologiques, les principes fondamentaux de l'action en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, autant de dimensions qu'il est important de toujours garder pr&#233;sentes &#224; l'esprit. Le document final s'attache &#233;galement &#224; rappeler plus concr&#232;tement les objectifs recherch&#233;s &#224; travers le travail de proximit&#233; aupr&#232;s des jeunes, le r&#244;le de chacun dans la mise en &#339;uvre des projets et les collaborations qu'il est souhaitable de rechercher pour obtenir le maximum d'efficacit&#233; (relations avec les organismes financeurs, partenariats de terrain, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute que ce type de d&#233;marche, entreprise collectivement et accompagn&#233;e par un intervenant ext&#233;rieur, peut s'av&#233;rer profond&#233;ment b&#233;n&#233;fique pour mieux saisir, au-del&#224; des al&#233;as du quotidien, le sens de l'action et renforcer la coh&#233;rence des &#233;quipes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2004 (290 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des maux indicibles. Sociologie des lieux d'&#233;coute</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-maux-indicibles-Sociologie-des-lieux-d-ecoute</link>
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		<dc:date>2004-07-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>716</dc:subject>
		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La seconde moiti&#233; des ann&#233;es 1990 a vu se multiplier les dispositifs dont la vocation est de proposer &#224; des publics en difficult&#233; (jeunes en errance, toxicomanes, etc.) des lieux d'&#233;coute. On se souvient en effet que la campagne pr&#233;sidentielle de 1995 avait &#233;t&#233; domin&#233;e par le th&#232;me de la fracture sociale. Il importait donc de donner une suite concr&#232;te aux bonnes intentions affich&#233;es avant l'&#233;lection. Les circulaires minist&#233;rielles Barrot de 1996 et Gaudin de 1997 r&#233;pondent &#224; leur mani&#232;re &#224; cet objectif. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton336-c3961.jpg?1694185760' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La seconde moiti&#233; des ann&#233;es 1990 a vu se multiplier les dispositifs dont la vocation est de proposer &#224; des publics en difficult&#233; (jeunes en errance, toxicomanes, etc.) des lieux d'&#233;coute. On se souvient en effet que la campagne pr&#233;sidentielle de 1995 avait &#233;t&#233; domin&#233;e par le th&#232;me de la fracture sociale. Il importait donc de donner une suite concr&#232;te aux bonnes intentions affich&#233;es avant l'&#233;lection. Les circulaires minist&#233;rielles Barrot de 1996 et Gaudin de 1997 r&#233;pondent &#224; leur mani&#232;re &#224; cet objectif. Face &#224; cette souffrance, dont on peut situer au moins en partie l'origine dans les d&#233;sordres de la vie quotidienne et l'incertitude du lendemain, d&#233;ployer une attention particuli&#232;re empreinte de compassion pour &#171; accueillir &#187; la plainte formul&#233;e par les plus d&#233;favoris&#233;s semble effectivement assez judicieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intention participe de ce regard renouvel&#233; sur la question sociale qui, dans un souci de d&#233;culpabilisation des personnes confront&#233;es &#224; des probl&#232;mes de nature sociale ou &#233;conomique, s'&#233;vertue &#224; les consid&#233;rer avant tout comme victimes d'un syst&#232;me qui engendre n&#233;cessairement de la marginalisation et de l'injustice. &#171; &#201;couter, c'est reconna&#238;tre le bien fond&#233; de la plainte &#187; nous dit l'auteur. Cependant, l'&#233;coute, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, est relativement connot&#233;e sur le plan m&#233;dico-psychologique. Aussi, afin d'&#233;viter de basculer d'une stigmatisation dans une autre, les dispositifs mis en place doivent veiller &#224; ne pas s'enfermer dans une r&#233;ponse de type curatif. M&#234;me si, pour une partie d'entre eux, les &#233;coutants sont de formation plus ou moins reli&#233;e &#224; la psychologie, la pr&#233;occupation centrale rel&#232;ve en r&#233;alit&#233; du domaine de la sant&#233; mentale envisag&#233;e d'une mani&#232;re tr&#232;s large. &#171; Plus qu'&#224; une psychiatrisation du social, on a affaire &#224; une sanitarisation de la psychiatrie &#187; signale Didier Fassin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude d&#233;taill&#233;e de cinq dispositifs install&#233;s en r&#233;gion parisienne montre cependant un certain d&#233;calage entre les objectifs affich&#233;s par les textes et la r&#233;alit&#233; de ce qui se passe sur le terrain. Le point d'accueil jeunesse et sant&#233;, par exemple, est devenu un espace proposant des activit&#233;s ludiques aux enfants du quartier ind&#233;pendamment de toute difficult&#233; sociale ou psychologique particuli&#232;re. Cependant, un autre point d'accueil destin&#233; aux adolescents leur offre un v&#233;ritable espace de sociabilit&#233; o&#249; ils ont la possibilit&#233; de se ressourcer, pr&#233;serv&#233;s pour un temps des violences du quartier. Bilan mitig&#233; donc. On peut se demander enfin, &#224; l'heure o&#249; le discours politique se focalise sur les questions s&#233;curitaires, quelle sera la place future de ces instances fond&#233;es sur la sollicitude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2004 (187 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des logements adapt&#233;s aux besoins et aux finances</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-logements-adaptes-aux-besoins-et-aux-finances</link>
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		<dc:date>2004-07-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>716</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour Christine Noden, charg&#233;e du dispositif d'h&#233;bergement temporaire &#224; l'Association de d&#233;veloppement des actions d'insertion &#224; Marseille, les difficult&#233;s viennent d'abord du manque d'offres de logement. Ensuite il faut que les candidats &#224; la location se mobilisent sur ce projet qui en fera un jour des locataires ordinaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Guy Benloulou &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels types d'actions m&#232;ne votre association en mati&#232;re de logements pour les populations en difficult&#233; ? Notre action s'adresse aux personnes (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Christine Noden, charg&#233;e du dispositif d'h&#233;bergement temporaire &#224; l'Association de d&#233;veloppement des actions d'insertion &#224; Marseille, les difficult&#233;s viennent d'abord du manque d'offres de logement. Ensuite il faut que les candidats &#224; la location se mobilisent sur ce projet qui en fera un jour des locataires ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Guy Benloulou&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels types d'actions m&#232;ne votre association en mati&#232;re de logements pour les populations en difficult&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre action s'adresse aux personnes qui rencontrent un cumul de difficult&#233;s sociales et dont le parcours logement met en lumi&#232;re d'importantes ruptures. Lorsque nous avons enfin trouv&#233; un logement, le bail est sign&#233; entre l'association et le bailleur, le m&#233;nage est sous locataire pendant une p&#233;riode de 6 &#224; 18 mois, ensuite le bail doit &#171; glisser &#187; au nom du m&#233;nage, qui devient locataire en titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les offres sont-elles en ad&#233;quation avec les demandes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non ! Nous sommes confront&#233;s &#224; de nombreuses difficult&#233;s en terme d'offres de logements sur Aubagne et Marseille. Les demandes sont importantes, et les crit&#232;res d'acc&#232;s sont de plus en plus hauts, la hausse des loyers est cons&#233;quente (480 &#8364; minimum pour un type 2 dans le vieux Aubagne), sans compter avec les m&#233;fiances &#233;prouv&#233;es par les bailleurs &#224; l'&#233;gard du public que nous accompagnons et ce malgr&#233; la s&#233;curisation que nous leur apportons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les organismes publics vous aident-ils dans vos d&#233;marches ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin s'en faut ! &#192; nos difficult&#233;s, il faut rajouter le peu d'engagement des organismes HLM. Nous avions n&#233;goci&#233; avec deux organismes qui se sont r&#233;tract&#233;s. De ce fait nous avons plus d'opportunit&#233; dans le parc priv&#233;, soit avec des priv&#233;s, soit avec des agences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle pratique &#233;ducative, n&#233;cessite la mise en logement de vos usagers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un accompagnement particulier, qui n&#233;cessite un long travail en amont de l'acc&#232;s, pour pr&#233;parer le m&#233;nage dans ce type de projet. Or, la peur de se retrouver dans un logement autonome est importante : les int&#233;ress&#233;s se voient confront&#233;s &#224; un engagement financier &#224; long terme, qu'ils ne sont pas s&#251;rs de pouvoir respecter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existe-t-il d'autres limites &#224; votre action ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir que nous devons g&#233;rer des probl&#232;mes de comportement locatif (devoir des locataires) dont l'association reste responsable. Nous sommes d'ailleurs assur&#233;s en ce sens. De plus nous sommes confront&#233;s aux limites juridiques du statut de bail glissant, de ce fait les proc&#233;dures sont les m&#234;mes que tout un chacun et tr&#232;s co&#251;teuses. Nous avons des difficult&#233;s &#224; faire glisser le bail au nom du sous-locataire. Soit parce que la situation financi&#232;re ne se stabilise pas, soit parce que la famille s'agrandit, ou bien encore qu'elle change de projet. Pour la mise en place de ce projet il est n&#233;cessaire d'avoir une &#233;quipe sp&#233;cialis&#233;e dans le logement, les proc&#233;dures sont longues et complexes pour sa mise en place en termes de gestion locative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les risques d'&#233;chec sont-ils importants ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ratages sont possibles et dangereux car l'association s'investit financi&#232;rement. Actuellement il faut faire une avance d'environ 1 500 euros, qui ne sera r&#233;cup&#233;r&#233;e que plusieurs mois apr&#232;s l'entr&#233;e dans le logement du sous-locataire. De plus dans le cas d'impay&#233;s de loyer, l'association doit g&#233;rer le risque. Les probl&#233;matiques auxquelles nous sommes confront&#233;s ne concernent pas que la partie gestion du logement mais &#233;galement la partie &#233;ducative. La subtilit&#233; se trouve entre ces deux parties, et pr&#233;parer la personne &#224; un interlocuteur qui sera uniquement un gestionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les politiques sociales actuelles repr&#233;sentent-elles aussi un frein au bail glissant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous trouvons dans un contexte de tension du march&#233; de l'immobilier, le trouble est r&#233;el et va croissant notamment &#224; propos des inqui&#233;tudes importantes et l&#233;gitimes quant &#224; la mise en &#339;uvre du projet de loi relatif aux responsabilit&#233;s locales (nomm&#233;e plus commun&#233;ment loi de d&#233;centralisation) et de la remise en question de certaines mesures importantes de la loi contre les exclusions et de la loi solidarit&#233; et renouvellement urbain (SRU). Il en va de m&#234;me avec l'absence de lisibilit&#233; de la politique sociale en faveur du logement. Des &#233;tats g&#233;n&#233;raux sur cette th&#233;matique ont &#233;t&#233; organis&#233;s &#224; Marseille le 4 juin 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce fait nous n'avons qu'une tr&#232;s mince marche de man&#339;uvre dans laquelle il ne faut pas oublier la partie humaine au profit de la partie &#233;conomique. Nous devons rester particuli&#232;rement rigoureux face &#224; nos interlocuteurs, et cela reste possible gr&#226;ce &#224; un vrai travail d'&#233;quipe. Tout comme nous devons maintenir l'espoir des personnes pour qu'elles puissent avoir un toit, un chez soi, et l&#224; nous sommes dans ce travail &#233;ducatif si particulier lorsqu'il s'agit du logement o&#249; le mot habiter prend tout son sens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reconqu&#233;rir sa place dans la soci&#233;t&#233; en retrouvant un logement</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Reconquerir-sa-place-dans-la-societe-en-retrouvant-un-logement</link>
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		<dc:date>2004-07-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>716</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment r&#233;pondre &#224; la demande de logement des plus d&#233;munis tout en utilisant cette qu&#234;te pour favoriser leur insertion sociale ? C'est ce d&#233;fi que rel&#232;ve, &#224; Marseille, depuis 1985, l'association Habitat alternatif social. Pr&#233;sentation d'une action originale et exemplaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est commun&#233;ment admis que le minimum vital implique d'avoir de quoi se nourrir, se v&#234;tir et se loger. Si notre soci&#233;t&#233; sait faire fonctionner les soupes populaires, les vestiaires caritatifs et les abris pour SDF, elle peine &#224; trouver (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-716-" rel="tag"&gt;716&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment r&#233;pondre &#224; la demande de logement des plus d&#233;munis tout en utilisant cette qu&#234;te pour favoriser leur insertion sociale ? C'est ce d&#233;fi que rel&#232;ve, &#224; Marseille, depuis 1985, l'association Habitat alternatif social. Pr&#233;sentation d'une action originale et exemplaire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est commun&#233;ment admis que le minimum vital implique d'avoir de quoi se nourrir, se v&#234;tir et se loger. Si notre soci&#233;t&#233; sait faire fonctionner les soupes populaires, les vestiaires caritatifs et les abris pour SDF, elle peine &#224; trouver des moyens d'insertion qui permettent de quitter la dimension charitable pour faire une place digne et durable &#224; celles et &#224; ceux qu'elle exclut. Dans le domaine du logement, un certain nombre d'exp&#233;riences ont montr&#233;, depuis quelques ann&#233;es, leur efficacit&#233;. Malgr&#233; leur taux d'&#233;chec tr&#232;s bas et leur co&#251;t relativement faible pour les pouvoirs publics, leur action reste limit&#233;e. La raison est &#224; rechercher du c&#244;t&#233; des difficult&#233;s structurelles auxquelles elles se heurtent de plein fouet. Avant d'exposer en d&#233;tail leur d&#233;marche, il nous faut poser un &#233;tat des lieux qui est fort inqui&#233;tant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1954, l'Abb&#233; Pierre lan&#231;ait &#171; l'insurrection de la bont&#233; &#187;, en appelant &#224; la r&#233;sorption de cette p&#233;nurie de logements qui frappait alors 4 millions de foyers. Cinquante ans plus tard, la fondation qui porte son nom constate&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Neuvi&#232;me rapport sur le mal logement &#187; (f&#233;vrier 2004), consultable sur (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qu'il manque encore entre 600 000 et 800 000 logements pour les plus d&#233;munis et qu'il subsiste plus de 3 millions de personnes qui souffrent du mal-logement : sans-abris, habitats tr&#232;s inconfortables ou insalubres, situations d'h&#233;bergement provisoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, les difficult&#233;s ne concernent plus seulement les plus pauvres. Des salari&#233;s modestes ou aux revenus moyens (jusqu'&#224; 1500 euros mensuels) se heurtent de plus en plus &#224; l'impossibilit&#233; de se trouver un toit. Les besoins annuels en constructions neuves sont estim&#233;s &#224; 340 000. En 2003, 42 000 logements sociaux seulement ont &#233;t&#233; programm&#233;s (contre 57 700 sortis de terre en 2002) qui ne feront que compenser les 40 000 d&#233;molitions pr&#233;vues. R&#233;sultat : au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es, &#224; euros constants, les loyers ont doubl&#233; dans le parc locatif priv&#233; et augment&#233; de 50 % dans le parc locatif social/public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, aujourd'hui, &#224; Paris, il faut d&#233;bourser 750 euros par mois pour louer un appartement de 38 m2. &#192; Toulouse, 446 euros pour un 47 m2. En consid&#233;rant que le loyer ne doit pas d&#233;passer 25 % des revenus du locataire, celui-ci doit gagner 3000 euros &#224; Paris et 1800 &#224; Toulouse&#8230; Cons&#233;quences du rench&#233;rissement de l'immobilier et des loyers, conjugu&#233; &#224; une progression de la pr&#233;carit&#233; professionnelle, du ch&#244;mage et de la pauvret&#233; salariale : la progression des impay&#233;s de loyers (l'enqu&#234;te logement INSEE de 1997 &#233;valuait &#224; 300 000 le nombre de m&#233;nages locataires en situation de cessation de paiement, dont 2/3 environ dans le parc social, ce qui repr&#233;sente environ 1 million de personnes, dont 300 000 enfants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et donc, accroissement des expulsions locatives : 10 % des locataires ont fait l'objet d'un jugement d'expulsion depuis 10 ans (7 fois sur 10, pour impay&#233;s de loyers), ce qui repr&#233;sente chaque ann&#233;e 140 000 demandes d'expulsions et 100 000 jugements ex&#233;cutoires. Des assurances sont propos&#233;es aux bailleurs pour les garantir contre ces impay&#233;s. Mais les conditions pour y souscrire pr&#233;voient d'avoir exig&#233; des futurs locataires des ressources 4 &#224; 5 fois sup&#233;rieures au loyer et une caution solidaire (personne s'engageant &#224; prendre le relais en cas d'insolvabilit&#233; de l'occupant). Cet encha&#238;nement aboutit &#224; l'accentuation de la s&#233;gr&#233;gation territoriale : les plus modestes s'entassant dans des sites d&#233;grad&#233;s et quartiers ghettos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les travailleurs sociaux sont confront&#233;s &#224; une situation invraisemblable : porter l'insupportable, en demandant &#224; des usagers de tenir un budget qu'eux-m&#234;mes seraient bien incapables de g&#233;rer : faire face, avec de faibles ressources, &#224; des charges exorbitantes &#187;&lt;/i&gt; affirme &#201;ric Kerimel de Kerveno, directeur d'Habitat alternatif social. Cette association est n&#233;e en 1982 d'un constat quotidien : les difficult&#233;s que rencontrent nombre de jeunes pour s'&#233;tablir dans un logement autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#234;tre pleinement citoyen quand on ne peut pas dire o&#249; on habite, ni donner son adresse ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;_ &#171; - All&#244;, bonjour madame, c'est pour votre annonce dans le journal, le T1.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Oui, vous avez quel &#226;ge ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- 21 ans&lt;br class='manualbr' /&gt;- Ah ! Et quelles sont vos ressources ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- 427 euros par mois, je suis en CES, mais peut-&#234;tre qu'apr&#232;s on va me garder.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Ah ! De quelle origine &#234;tes-vous ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- Je suis fran&#231;ais d'origine alg&#233;rienne&lt;br class='manualbr' /&gt;- D&#233;sol&#233;, mais l'appartement est d&#233;j&#224; pris &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Combien de fois, ce dialogue a-t-il eu lieu, avec les effets d&#233;l&#233;t&#232;res et d&#233;structurant que l'on peut imaginer ? Si l'insertion par le travail est &#224; l'&#233;poque de plus en plus mise en &#339;uvre, l'insertion par le logement est un concept nouveau mais qui ne tarde pas &#224; s'imposer : pouvoir s'approprier un espace &#224; soi constitue un signe fort et un symbole essentiel de sa place dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association met plusieurs ann&#233;es &#224; mettre au point un outil qui fait l'objet en 1985 d'un soutien officiel du Premier ministre d'alors, Pierre B&#233;r&#233;govoy, avec financement de la DDASS &#224; l'appui : le bail glissant. Il s'agit de prendre en location des logements appartenant &#224; des propri&#233;taires priv&#233;s ou publics, en vue de les mettre &#224; disposition de personnes en difficult&#233;. Apr&#232;s une p&#233;riode &#171; probatoire &#187; plus ou moins longue, la transmission du bail est assur&#233;e au sous-locataire qui devient alors locataire officiel, l'association ayant agi comme interm&#233;diaire se retirant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui sera, pendant plusieurs ann&#233;es exp&#233;rimental, est officialis&#233; par la loi du 31 mai 1990, dite loi Besson, puis par la loi de lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 qui instituera, en outre, l'Aide &#224; la m&#233;diation locative (AML) destin&#233;e &#224; soutenir financi&#232;rement les organismes pratiquant la sous-location et le bail glissant. Aujourd'hui, Habitat alternatif social, pionnier de l'insertion par le logement, a assis une solide exp&#233;rience en la mati&#232;re. L'occasion pour nous, d'aller y voir d'un peu plus pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association tourne avec 65 appartements sur Marseille et 28 sur Vitrolles. Elle travaille avec six logeurs publics et seulement cinq des huit cents agences immobili&#232;res pr&#233;sentes sur le secteur g&#233;ographique o&#249; elle intervient. Des encarts dans les journaux, ainsi que des reportages sur FR3 et M6 ont provoqu&#233; un certain nombre d'appels de bailleurs individuels, se disant pr&#234;ts &#224; accepter un bail glissant. Mais, si certains logements proviennent du priv&#233;, 90 % d'entre eux sont issus du secteur social. Tout candidat n'est pas forc&#233;ment &#233;ligible. Les agr&#233;ments accord&#233;s par la DDASS pr&#233;voient une limitation &#224; un public cibl&#233; sur la cit&#233; phoc&#233;enne (jeunes de moins de 26 ans et malades du Sida), alors qu'&#224; Vitrolles, la population concern&#233;e est plus globale (toutes difficult&#233;s confondues).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 600 m&#233;nages sollicitent chaque ann&#233;e l'association pour obtenir un logement, mais seule une centaine de demandes peut &#234;tre satisfaite. Cela commence souvent par une communication t&#233;l&#233;phonique qui permet de v&#233;rifier les crit&#232;res d'admissibilit&#233;. Une rencontre est ensuite propos&#233;e, afin de pr&#233;senter les modalit&#233;s de l'acc&#232;s au logement. Une fois la candidature accept&#233;e, un d&#233;lai de quatre mois est respect&#233; au cours duquel il est demand&#233; au m&#233;nage de se mobiliser, en r&#233;gularisant sa situation si n&#233;cessaire (recherche de stage ou de travail, enregistrement &#224; la CPAM&#8230;) et en pr&#233;parant son acc&#232;s au logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le candidat doit rappeler chaque mois pour r&#233;actualiser sa demande. S'il ne le fait pas, il est radi&#233; de la liste d'attente. L'entr&#233;e dans le logement se fait apr&#232;s une visite qui permet d'envisager la r&#233;alisation de travaux en vue de l'am&#233;lioration ou de l'adaptation des locaux. Plusieurs contrats sont alors sign&#233;s. Un contrat d'h&#233;bergement d'abord : le m&#233;nage n'a pas encore le statut de locataire, mais est simplement h&#233;berg&#233;, comme dans n'importe quel CHRS. Un contrat personnalis&#233; d'accompagnement social ensuite, qui s'appuie sur des orientations positives et pr&#233;cise les diff&#233;rents aspects de la gestion du logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, est &#233;tablie une fiche financi&#232;re personnalis&#233;e qui pr&#233;cise un budget, &#224; partir des ressources et des obligations li&#233;es au paiement r&#233;siduel du loyer (une fois d&#233;falqu&#233;e l'APL), le remboursement &#233;chelonn&#233; de la caution et la th&#233;saurisation de l'assurance habitation. La p&#233;riode de sous-location varie selon les publics. Elle va de 6 mois pour les moins de 25 ans (on est plus dans une dynamique de pr&#233;vention) &#224; 18 mois pour les populations plus fragilis&#233;es pour qui il s'agit de travailler &#224; une forme de r&#233;paration. Un point est fait r&#233;guli&#232;rement avec le travailleur social qui a en charge huit appartements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'&#233;volution du m&#233;nage h&#233;berg&#233; semble suffisamment autonome, l'association lui propose alors de devenir locataire direct. Elle se retire et lui remet le double des cl&#233;s du logement qu'elle gardait en tant que locataire en titre. Tout est mis en &#339;uvre pour que les personnes aid&#233;es n'aient plus besoin de l'&#234;tre. Et cela fonctionne bien, puisque seulement 10 % d'entre elles sont r&#233;orient&#233;es dans les trois mois vers des structures d'accueil collectif, 10 % retournent en famille et 80 % b&#233;n&#233;ficient de baux gliss&#233;s. Au-del&#224; de ce court passage, l'insertion est une v&#233;ritable r&#233;ussite puisqu'&#224; en croire les chiffres disponibles des 200 m&#233;nages log&#233;s chez les bailleurs publics entre 1986 et 1996, 2 % seulement ont renouvel&#233; des situations d'impay&#233;s (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Des-logements-adaptes-aux-besoins-et-aux-finances' class='spip_in'&gt;lire interview&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La viabilit&#233; de l'association d&#233;pend de sa cr&#233;dibilit&#233;. On imagine mal sa p&#233;rennisation allant de pair avec un nombre important de logements se d&#233;gradant ou donnant lieu &#224; des impay&#233;s r&#233;guliers une fois le locataire laiss&#233; &#224; lui-m&#234;me. Une telle r&#233;putation provoquerait le boycott des bailleurs. Si le choix des candidatures est une &#233;tape importante, toute d&#233;rive est rapidement sanctionn&#233;e. Une clochardisation ou l'incapacit&#233; &#224; payer en temps et en heure d&#233;bouche sur une sortie du dispositif. L'association a m&#234;me eu recours (3 fois en 15 ans) &#224; une expulsion par les forces de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend l'importance accord&#233;e &#224; l'&#233;valuation de chaque candidature. Un crit&#232;re essentiel est retenu : la capacit&#233; &#224; se mettre en mouvement et &#224; rebondir en utilisant tant son &#233;nergie vitale que le d&#233;sir de s'en sortir. Cette dimension est tout particuli&#232;rement difficile &#224; identifier, notamment quand la personne est affect&#233;e par ses probl&#232;mes et ses soucis : elle n'a pas alors instantan&#233;ment une attitude volontariste. C'est l&#224; un paradoxe permanent : comment demander &#224; quelqu'un qui est anesth&#233;si&#233; par de nombreuses ann&#233;es de d&#233;sinsertion, d'&#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s, d'&#233;tiquetage social, d'auto-d&#233;valorisation, de sentiment d'incapacit&#233; et d'inutilit&#233; sociale, de se montrer dynamique et optimiste face &#224; l'avenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout le travail des intervenants &#224; qui l'on demande de chercher, de favoriser et de trouver le potentiel et les ressources le plus souvent enfouis et cach&#233;s. Ils font une lecture positive du parcours personnel qui leur est expos&#233;, s'int&#233;ressant &#224; &#171; l'ici et au maintenant &#187;, se centrant sur le devenir plus que sur le pass&#233; et privil&#233;giant la question du comment s'en sortir plut&#244;t que du pourquoi de la gal&#232;re. Le profil idoine du professionnel est alors fait d'inclinaison &#224; la positivit&#233;, d'engagement ainsi que d'une grande disposition &#224; l'espoir et &#224; l'enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le travail d'insertion par le logement se complexifie d'ann&#233;es en ann&#233;es, se heurtant d'abord &#224; la rar&#233;faction des possibilit&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'emploi. &#192; cela vient se rajouter le rench&#233;rissement des loyers : &lt;i&gt;&#171; Longtemps, Marseille a &#233;t&#233; b&#233;nie des Dieux : on pouvait s'y loger dans une fourchette de prix raisonnable. Aujourd'hui, on a de plus en plus de mal &#224; trouver un appartement en dessous de 540 euros, avec comme r&#233;sultat absurde, des services sociaux oblig&#233;s de loger des familles &#224; l'h&#244;tel &#224; plus de 1100 euros, par mois ! &#187;&lt;/i&gt; explique &#201;ric Kerimel de Kerveno. Cette r&#233;alit&#233; permet de comprendre sans doute, en partie, pourquoi dans le d&#233;partement des Bouches-du-Rh&#244;ne, le bail glissant n'est utilis&#233; que dans 2 % des places de CHRS (78 % l'&#233;tant en h&#233;bergement collectif et 20 % en service de suite).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; l'inverse, il ne faudrait pas que cet outil soit instrumentalis&#233; par des propri&#233;taires soucieux de l'utiliser comme p&#233;riode de v&#233;rification de la solvabilit&#233; de leurs locataires ! On l'aura compris, Habitat alternatif social n'est l&#224; ni pour loger, ni pour abriter, mais pour simplement accompagner le d&#233;sir d'acqu&#233;rir son logement, en se proposant comme transition entre la situation de sans domicile et celle de locataire. Son action se d&#233;veloppe entre deux limites difficilement contournables : du c&#244;t&#233; de la soci&#233;t&#233;, la d&#233;rive qui transforme de plus en plus un logement en un luxe hors de port&#233;e, et du c&#244;t&#233; des individus, une d&#233;structuration qui ne rend pas possible l'int&#233;gration dans un logement autonome. Et pourtant, comme beaucoup d'autres acteurs du social, il travailleavec l'existant et r&#233;ussisse, &#224; bas bruit, &#224; rendre notre soci&#233;t&#233; plus humaine et plus solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; lire&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;a href='https://www.lien-social.com/L-insertion-durable-Pratiques-et-conceptions' class='spip_in'&gt;L'insertion durable. Pratiques et conceptions&lt;/a&gt; &#187; Habitat Alternatif Social, 2003, L'Harmattan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Neuvi&#232;me rapport sur le mal logement &#187; (f&#233;vrier 2004), consultable sur &lt;a href=&#034;http://www.fondation-abbe-pierre.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Internet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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