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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>A cheval, toujours plus loin</title>
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		<title>Je suis noir et je n'aime pas le manioc</title>
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		<dc:subject>718</dc:subject>
		<dc:subject>Racisme</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Je suis noir et je suis cadre, mais ne le dites pas &#224; mon voisin, il me croit &#233;boueur &#187;. Gaston Kelman aborde ici la question du racisme sous un angle inhabituel. Il n'est pas tant question ici du cr&#233;tin qui rejette ouvertement celui qui est diff&#233;rent, mais du citoyen moyen prisonnier de l'atavisme qui am&#232;ne &#224; penser l'autre &#224; partir non de ce qu'il est, mais de ce qu'il devrait &#234;tre, conform&#233;ment &#224; l'id&#233;e qu'on se fait de ses caract&#233;ristiques cong&#233;nitales. Il y aurait enracinement dans un &#233;tat originel (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je suis noir et je suis cadre, mais ne le dites pas &#224; mon voisin, il me croit &#233;boueur &#187;. Gaston Kelman aborde ici la question du racisme sous un angle inhabituel. Il n'est pas tant question ici du cr&#233;tin qui rejette ouvertement celui qui est diff&#233;rent, mais du citoyen moyen prisonnier de l'atavisme qui am&#232;ne &#224; penser l'autre &#224; partir non de ce qu'il est, mais de ce qu'il devrait &#234;tre, conform&#233;ment &#224; l'id&#233;e qu'on se fait de ses caract&#233;ristiques cong&#233;nitales. Il y aurait enracinement dans un &#233;tat originel dont on ne pourrait se d&#233;faire et sur lequel n'influeraient ni la culture, ni le milieu social ni l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la r&#233;ussite sportive du noir n'est attribu&#233;e ni &#224; ses efforts ni &#224; des conditions sociologiques mais &#224; sa morphologie particuli&#232;re. Or, &#171; le sport, la musique, le rythme sont des acquis socioculturels et non des &#233;l&#233;ments inn&#233;s et naturels &#187; (p.124). Le noir participe &#224; l'&#339;uvre de p&#233;trification de son image, en acceptant ce qu'on dit de lui, et en en faisant une v&#233;rit&#233;, un &#233;l&#233;ment constitutif de son identit&#233; et de sa personnalit&#233;. Pourtant, il n'existe pas de culture africaine : la distance entre un cadre de Douala, Bamako ou Dakar dipl&#244;m&#233; et urbain et un agriculteur du Sahel est la m&#234;me qu'entre un cadre su&#233;dois, un Golden Boy de Manhattan ou de la City et un agriculteur de Turquie, un p&#234;cheur de Tch&#233;tch&#233;nie ou un gitan de Bulgarie. On est africain non parce qu'on est noir mais parce qu'on est n&#233; en Afrique. La tradition africaine veut qu'on soit rattach&#233; &#224; la terre o&#249; est enterr&#233; son placenta : portos, blackos, pingouins, germains, tous les enfants n&#233;s en France sont fran&#231;ais non pas seulement par logique administrative, mais dans leur t&#234;te, dans leur accent, leurs go&#251;ts, leurs choix, leurs aspirations, dans les racines qui les rattachent &#224; leur terroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur affirme ne pas comprendre pourquoi un enfant n&#233; sur les bords de la Seine ne pourrait s'assimiler et se fondre dans le mod&#232;le culturel de son espace de vie, mais qu'il devrait conserver ses racines. Pourquoi le Sonink&#233; aurait-il le droit de pr&#233;server son mode de vie. Pourquoi pas le B&#233;douin, le Peau rouge, l'Inuit, le Tartare, le Papou et le P&#233;rigourdin ? Si une ethnie acquiert le droit de ne pas s'adapter et de pr&#233;server ses coutumes, alors toutes les autres doivent aussi en b&#233;n&#233;ficier. Un Europ&#233;en vivant en Afrique doit-il pour pr&#233;server ses coutumes s'habiller en kilt s'il est &#233;cossais et sa femme en bigoud&#232;ne, si elle est bretonne ? &#171; Je veux &#234;tre fran&#231;ais et bourguignon noir, sans que l'on me renvoie &#233;ternellement &#224; l'Afrique. Je veux &#234;tre le seul qui d&#233;cide ce que je garde de mes racines et ce que je transmettrai &#224; mes enfants &#187; (p.24). Bob Marley chantait le jour o&#249; la couleur de la peau n'aurait pas plus d'importance que la couleur des yeux : &#171; je suis noir et je n'en suis pas fier. Franchement je ne vois pas pourquoi je le serais. Tout simplement parce que je ne vois pas de raison &#224; ce qu'on crie sa fiert&#233; d'&#234;tre blanc, jaune, rouge ou noir &#187; (p.136).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre qui aborde un point de vue particulier, mais dont la finesse d'analyse et l'humour ravageur en font un essai &#224; surtout ne pas rater.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Mad Max Milo, 2003 (182 p. ; 15,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#192; cheval, toujours plus loin avec les polyhandicap&#233;s</title>
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		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
		<dc:subject>718</dc:subject>

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&lt;p&gt;Outil de plus en plus incontournable utilis&#233; par le monde de la r&#233;&#233;ducation pour aider face au handicap, la plus noble conqu&#234;te de l'homme peut aussi &#234;tre un simple moyen pour go&#251;ter la vie, m&#234;me quand on est atteint d'un polyhandicap. L'exp&#233;rience de l'IME de Plabennec &lt;br class='autobr' /&gt;
On conna&#238;t bien les vertus de l'&#233;quith&#233;rapie. Cela fait de nombreuses ann&#233;es que les secteurs du soin et de la r&#233;&#233;ducation se sont empar&#233;s du formidable outil que constitue le cheval pour venir en aide &#224; l'&#234;tre humain. L'animal qui d&#233;clenche (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-718-" rel="tag"&gt;718&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Outil de plus en plus incontournable utilis&#233; par le monde de la r&#233;&#233;ducation pour aider face au handicap, la plus noble conqu&#234;te de l'homme peut aussi &#234;tre un simple moyen pour go&#251;ter la vie, m&#234;me quand on est atteint d'un polyhandicap. L'exp&#233;rience de l'IME de Plabennec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On conna&#238;t bien les vertus de l'&#233;quith&#233;rapie. Cela fait de nombreuses ann&#233;es que les secteurs du soin et de la r&#233;&#233;ducation se sont empar&#233;s du formidable outil que constitue le cheval pour venir en aide &#224; l'&#234;tre humain. L'animal qui d&#233;clenche les passions sur les champs de course est aussi pour celles et ceux qui le montent un facteur d'&#233;quilibrage tant moteur (par tout le travail physique qu'implique la monte), que psychologique (de par le relationnel avec un &#234;tre vivant sensible et r&#233;actif). Ce qui est profitable &#224; l'individu moyen, l'est encore plus &#224; celui qui rencontre des difficult&#233;s. Il n'est pas de secteur qui n'ait utilis&#233; ce support : enfants et adultes souffrant de handicap physique, de handicap mental, d'une probl&#233;matique d'ordre sociale. Seul peut-&#234;tre, le polyhandicap a longtemps r&#233;sist&#233; &#224; cette pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela, bien des raisons l&#233;gitimes : l'extr&#234;me fragilit&#233; des personnes qui en souffrent et leur vuln&#233;rabilit&#233; physique, ainsi que la difficult&#233; &#224; soulever et &#224; maintenir sur sa monture la personne d&#232;s que sa masse musculaire devient importante&#8230; toutes choses qui peuvent, &#224; juste titre, faire h&#233;siter. Pourtant l'IME de Plabennec (au nord de Brest) qui accueille une centaine d'enfants, dont vingt sont atteints de polyhandicap, a relev&#233; le d&#233;fi. L'exp&#233;rience v&#233;cue que nous allons d&#233;crire, a fait l'objet d'un album de photographies (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-cheval-aussi-ou-le-polyhandicap-en-photos' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monter &#224; cru donne une toute autre sensation que de chevaucher sur une selle. Sentir la chaleur du corps de l'animal, sa respiration, son &#233;quilibre, s'allonger sur le ventre ou sur le dos, entourer sa masse de ses bras, progressivement se percevoir comme ne faisant qu'un avec celui qui vous accueille et qui semble entrer en r&#233;sonance avec vous&#8230; Il n'est rien d'&#233;tonnant &#224; imaginer que des enfants en tr&#232;s grande difficult&#233; tant physique que mentale et qui n'ont pas acc&#232;s au langage, puissent trouver l&#224; un moyen de s'&#233;veiller et de vibrer. On ne parlera &#224; aucun moment d'&#233;quitation, explique V&#233;ronique Robin, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e coordinatrice de l'activit&#233; cheval &#224; l'IME de Plabennec : &#171; Il s'agit d'une mise en pr&#233;sence de l'enfant et du cheval &#187;. La nuance est d'importance, ce n'est pas une activit&#233; sportive que l'on vise, ni de performances physiques aussi modestes soient-elles. Ce dont il est question, c'est bien d'une rencontre : deux &#234;tres qui se croisent, &#224; un moment donn&#233;, et qui vont &#233;tablir une communication qui ne passera pas par la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d&#233;bute par une approche mutuelle qui se veut progressive et respectueuse et qui passe par la proximit&#233; des corps, l'enfant &#233;tant confront&#233; &#224; la masse de l'animal, &#224; son odeur, &#224; ses hennissements&#8230; l'animal &#233;tant attentif aux r&#233;actions de l'enfant, &#224; ses cris de surprise, de peur ou de plaisirs, &#224; ses g&#233;missements ou &#224; ses &#233;clats de rire&#8230; Puis viennent toutes les formes de contact possibles : le c&#244;te &#224; c&#244;te ou le face &#224; face. S'esquissent souvent un toucher, une caresse, un c&#226;lin. La monte n'est pas obligatoire, mais quand elle se fait, l'enfant peut utiliser la selle. Mais il peut aussi &#234;tre install&#233; &#224; cru, ce qui lui permet alors de s'asseoir ou de s'allonger directement sur le dos de l'animal. Quand le cheval se met &#224; marcher, il peut s'accrocher &#224; un surfaix (harnachement pr&#233;sentant un anneau auquel on peut se tenir). L'adulte tient la longe &#224; c&#244;t&#233; ou se tient sur le cheval, derri&#232;re l'enfant. Les conditions sont alors r&#233;unies pour qu'&#233;mergent des &#233;motions et la naissance d'une tendresse r&#233;ciproque. De cette relation, l'adulte n'est que le t&#233;moin bienveillant, l'accompagnateur. Il n'en est ni le d&#233;clencheur, ni l'animateur. Il ne fait que r&#233;unir les conditions de l'apparition de cet instant magique. Mais ce n'est pas lui qui en d&#233;cide. Car, ce moment appartient &#224; l'enfant et &#224; l'animal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est possible, depuis l'indiff&#233;rence r&#233;ciproque jusqu'&#224; un investissement mutuel. L'animal s'adapte &#224; l'enfant qu'il porte, respectant son rythme et ressentant son probl&#232;me d'&#233;quilibre. Mais, il est tout aussi &#233;tonnant de constater la capacit&#233; inesp&#233;r&#233;e de l'enfant &#224; se sentir diff&#233;rent, &#224; se redresser, &#224; avoir envie d'&#234;tre plus grand. L&#224; ou un corset ou une attelle est n&#233;cessaire pour soutenir un corps hypotonique, il arrive qu'une tonicit&#233; nouvelle apparaisse quand l'enfant monte son cheval.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;but de l'aventure&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout est n&#233; d'une double passion. Celle pour les enfants et plus particuli&#232;rement ceux atteints de polyhandicap qu'&#171; on pr&#233;sente souvent comme particuli&#232;rement difficiles, mais dont on ne mesure toutes les possibilit&#233;s que lorsqu'on se donne la peine de les &#233;couter &#187; explique Josiane Pellen, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en retraite, mais qui intervient comme b&#233;n&#233;vole sur l'activit&#233; cheval de l'IME. Passion pour les chevaux ensuite, animal qui ne communique pas par la parole, mais qui peut, n&#233;anmoins, &#171; dire &#187; plein de choses : il est non jugeant, il ne triche pas et son mode de communication est direct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis son ouverture, l'IME de Plabennec a &#8212; comme beaucoup d'autres &#233;tablissements &#8212; utilis&#233; les centres &#233;questres voisins pour faire pratiquer du cheval &#224; ses pensionnaires. Cela r&#233;pondait &#224; deux objectifs : utiliser le contact avec l'animal pour faire progresser les enfants et leur proposer une sortie vers l'ext&#233;rieur, moyen de les faire progresser dans leur autonomie. Les jeunes atteints de polyhandicap qui ont &#233;t&#233; accueillis petit &#224; petit se sont progressivement int&#233;gr&#233;s eux aussi, &#224; cette activit&#233;. Les effets b&#233;n&#233;fiques sont tout de suite identifi&#233;s : &#171; Nous pouvions constater que les enfants ressentaient bien mieux les effets de leur proprioception apr&#232;s une s&#233;ance sur le cheval qu'en salle, &#224; califourchon sur un rouleau &#187; explique Jean-Yves Linguinou, kin&#233;sith&#233;rapeute &#224; l'IME, qui rajoute avec humour : &#171; Ce qui est bien, c'est que ce sont les chevaux qui font tout le travail, ce n'est plus moi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e s'est fait jour alors de tenter l'exp&#233;rience syst&#233;matiquement sur les plus en difficult&#233; et sur les plus jeunes (afin d'agir le plus en amont des probl&#232;mes orthop&#233;diques). &#192; la fin des ann&#233;es 1990, la r&#233;flexion chemine : d&#233;placer des enfants lourdement handicap&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur demande une importante logistique en mati&#232;re de transport. Pourquoi ne pas avoir des chevaux sur place ? L'id&#233;e &#233;tait s&#233;duisante. Mais la prise en charge est compliqu&#233;e : s'occuper d'animaux est un engagement fort et intense. C'est l'occasion de la mise &#224; la retraite de vieux chevaux d'un centre &#233;questre voisin qui va provoquer la d&#233;cision : en septembre 2000, l'IME fait l'acquisition d'un double poney &#226;g&#233; de 21 ans et de deux Shetlands de 22 ans. L'action va &#234;tre soutenue par un personnel soucieux de lancer des actions innovantes comme par exemple le projet de jardin des cinq sens en cours de r&#233;alisation. Mais elle va rencontrer aussi le soutien des familles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La place des familles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;action spontan&#233;e de tout adulte face &#224; un enfant atteint de polyhandicap est plut&#244;t du c&#244;t&#233; du maternage et de la protection. Les parents sont les premiers &#224; adopter ce type de comportement. &#171; Quand je leur pr&#233;sente l'&#233;tablissement, ils trouvent tr&#232;s bien l'existence d'une activit&#233; poney. Mais ils ne pensent pas que cela puisse concerner leur enfant &#187; explique Michel Jestin, directeur de l'IME. Pourtant, mis &#224; part une grave ost&#233;oporose ou une grande scoliose, il n'existe que peu de contre-indications absolues &#224; la pratique du cheval. D'autant que cette approche est toujours tr&#232;s douce, tr&#232;s lente et tr&#232;s progressive, respectant syst&#233;matiquement le rythme de chacun et ses besoins. Tout se d&#233;cide au cas par cas. Les parents sont associ&#233;s &#224; cette pratique. Madame Lebat le reconna&#238;t : elle a d'abord &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;e et incr&#233;dule qu'on lui propose que sa fille Audrey monte &#224; cheval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;tonnement a tr&#232;s vite laiss&#233; la place &#224; l'enthousiasme, surtout quand elle a constat&#233; la r&#233;action positive de la s&#339;ur d'Audrey &#224; l'annonce que celle-ci allait pratiquer la m&#234;me activit&#233; qu'elle. Madame Lebat a demand&#233; &#224; venir voir sa fille. Elle a assist&#233; &#224; deux ou trois s&#233;ances. &#192; la quatri&#232;me, elle &#233;tait sur le cheval avec sa fille ! &#171; &#199;a a &#233;t&#233; pour moi une r&#233;v&#233;lation tr&#232;s forte : j'ai ressenti ce que ressentait ma fille, au m&#234;me moment qu'elle. C'&#233;tait tr&#232;s &#233;mouvant. J'avais un peu peur qu'Audrey tombe. Et puis, je me suis rendu compte du travail qu'elle accomplissait sur son corps pour maintenir sa position. J'ai compris tout le b&#233;n&#233;fice qu'elle pouvait en tirer. Quand on le voit, cela semble tout petit. Quand on le ressent, c'est compl&#232;tement diff&#233;rent. &#187; Moment unique d'un risque partag&#233; o&#249; finalement on peut s'interroger : qui a le plus rassur&#233; l'autre ? L'IME a organis&#233; en 2002 une journ&#233;e avec les familles, dans un centre &#233;questre. Cette op&#233;ration, qui a permis aux parents ou &#224; la fratrie d'&#234;tre spectateur ou de partager l'approche du cheval avec l'enfant pourtant r&#233;put&#233; trop handicap&#233; pour monter, a connu un franc succ&#232;s. &#171; La relation au cheval est un miroir du fonctionnement de l'&#234;tre humain &#187; pense tr&#232;s fortement V&#233;ronique Robin qui r&#234;ve du jour o&#249;, &#224; l'image des &#171; b&#233;b&#233;s-triton &#187; qui aident &#224; la structuration des relations parents/enfants gr&#226;ce &#224; l'&#233;l&#233;ment liquide, se mettra en place une association des &#171; b&#233;b&#233;s-poneys &#187; qui pourrait accompagner la consolidation de ce m&#234;me lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, l'action de l'IME se centre sur l'enfant et ne peut que se f&#233;liciter des r&#233;sultats obtenus. Certains enfants confront&#233;s au cheval montrent une progression certaine : demander &#224; ce qu'on ne tienne plus la longe ou &#224; aller plus vite. Il est &#233;tonnant de constater que c'est le cheval qui le comprend le mieux&#8230; et qui se met &#224; trotter &#224; la plus grande joie de son petit cavalier. D'autres ne sembleront pas, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, d&#233;coller de la surprise et de la curiosit&#233; qui sont le propre des premiers contacts. Certes, la prise de conscience en terme d'&#233;quilibre, l'ouverture de la main qui se risque &#224; la caresse, la relation &#224; l'autre etc. sont des b&#233;n&#233;fices non n&#233;gligeables. Mais, si toutes ces actions qui maintiennent l'&#233;veil et l'&#233;quilibre de la personne sont importantes, comptent tout autant le moment de bonheur partag&#233;, le plaisir des sens ressenti dans l'instant pr&#233;sent, la joie et le bien-&#234;tre arrach&#233;s &#224; un terrible destin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; &#192; cheval aussi &#187; ou le polyhandicap en photos</title>
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		<dc:date>2004-07-21T22:00:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Photographies de Daniel Mingant &lt;br class='autobr' /&gt;
La personne polyhandicap&#233;e donne le plus souvent &#224; voir d'elle-m&#234;me un &#234;tre recroquevill&#233; au fond d'un fauteuil ou d'une coque assise ou de verticalisation qui bouge un peu, qui ne parle pas ou peu mais qui peut crier ou sourire, pleurer ou s'agiter. Le polyhandicap d&#233;signe un ensemble de troubles associ&#233;s : d&#233;ficiences physiques, fonctionnelles, sensorielles, somatiques ou motrices accompagn&#233;es d'un retard important du d&#233;veloppement mental, des &#233;pilepsies et des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Photographies de Daniel Mingant&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La personne polyhandicap&#233;e donne le plus souvent &#224; voir d'elle-m&#234;me un &#234;tre recroquevill&#233; au fond d'un fauteuil ou d'une coque assise ou de verticalisation qui bouge un peu, qui ne parle pas ou peu mais qui peut crier ou sourire, pleurer ou s'agiter. Le polyhandicap d&#233;signe un ensemble de troubles associ&#233;s : d&#233;ficiences physiques, fonctionnelles, sensorielles, somatiques ou motrices accompagn&#233;es d'un retard important du d&#233;veloppement mental, des &#233;pilepsies et des troubles de la personnalit&#233;. Les acquisitions dans le domaine de la communication sont tr&#232;s largement frein&#233;es, voire stopp&#233;es tr&#232;s t&#244;t. Pour correspondre avec son entourage, chaque personne atteinte de ces terribles troubles d&#233;veloppe des &#171; codes &#187; qui lui sont propres et qui sont bien difficiles parfois &#224; interpr&#233;ter, entra&#238;nant une coupure, un fr&#233;quent repli sur soi et un refus d'&#233;change avec l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce positionnement favorise l'abandon de la place de sujet ayant un impact sur son environnement au profit et d'une simple attitude d'objet de soins et de prise en charge. C'est justement en cela que la relation au cheval est pertinente : la communication avec cet animal s'appuie sur un langage corporel simple, direct et global, sans ambigu&#239;t&#233;, au travers du contact, du toucher, de la sensation et du mouvement. En outre, le cheval n'a aucune attente et ne pr&#233;sente pas, comme c'est le cas parfois pour l'accompagnateur, une exigence de progression qui peut constituer une menace pour la personne porteuse de polyhandicap. La pratique d'une approche progressive du cheval doit toutefois &#234;tre g&#233;r&#233;e en tenant compte d'un certain nombre de pr&#233;cautions : choisir des animaux doux, peu farouches et ob&#233;issants, savoir appr&#233;cier et comprendre les manifestations de plaisirs et de stress des personnes atteintes de polyhandicap, identifier la mauvaise posture, la douleur, le geste inad&#233;quat, le risque &#224; prendre avec elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, mettre ainsi en pr&#233;sence des personnes fragilis&#233;es par un handicap parfois important avec des chevaux puissants et aux r&#233;actions jamais compl&#232;tement pr&#233;visibles est un v&#233;ritable d&#233;fi. Mais que de b&#233;n&#233;fices attendus ! Psychomoteurs et corporels tout d'abord : tonification musculaire, travail sur le port de t&#234;te, la station assise, perfectionnement et approfondissement de l'&#233;volution motrice, &#233;veil &#224; la marche (stimulation par les mouvements rythmiques du bassin), assouplissement des r&#233;tractions musculo-tendineuses, utilisation des mains&#8230; B&#233;n&#233;fices psychoaffectifs ensuite : d&#233;couverte de ses capacit&#233;s et de soi-m&#234;me, rencontre avec l'autre, expression de sentiments nouveaux, gratification du regard de la famille. Et puis, il y a cette notion de plaisir partag&#233; : d&#233;couverte de sensations nouvelles et inconnues pour la personne et satisfaction de les lui faire d&#233;couvrir pour l'accompagnateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sollicit&#233;e par le congr&#232;s d'Handi-Cheval, &#224; Amiens en 2002, pour pr&#233;senter leur travail, l'&#233;quipe de l'IME de Plabennec s'y &#233;tait rendue avec de nombreuses photos. Ces clich&#233;s, elle les avait d&#233;j&#224; utilis&#233;s pour solliciter la bourse de la fondation Bayer sant&#233; (dotation qu'elle a d'ailleurs obtenue et qui lui a servi &#224; am&#233;nager un petit man&#232;ge, un box et une sellerie pour les chevaux). Un photographe professionnel Daniel Mingant avait &#233;t&#233; sollicit&#233; pour r&#233;aliser ces images pleines de tendresse et de sensibilit&#233;. C'est son travail qui fait l'objet d'un magnifique album de photos&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; cheval aussi, 2004, (96 p. ; 25 &#8364; + 5 &#8364; de port). Commande &#224; adresser &#224; IME (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'ouvrage se termine par un propos &#224; trois voix : celles de V&#233;ronique Robin et de Josiane Pellen, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e et de Jean-Yves Linguinou, masseur-kin&#233;sith&#233;rapeute &#224; l'IME.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; cheval aussi, 2004, (96 p. ; 25 &#8364; + 5 &#8364; de port). Commande &#224; adresser &#224; IME Les Gen&#234;ts d'or - Kerveguen - 29860 Plabennec. Tel. 02 98 40 42 49&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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