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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La prise en charge des enfants psychotiques</title>
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		<title>Les activit&#233;s propos&#233;es aux enfants ont toutes une vis&#233;e th&#233;rapeutique</title>
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		<description>
&lt;p&gt;L'h&#244;pital de jour Le Pradon de Sainte Genevi&#232;ve des Bois (91) fait partie du service de psychiatrie infanto-juv&#233;nile du secteur nord de l'Essonne. Il accueille des enfants et adolescents psychotiques dans deux unit&#233;s s&#233;par&#233;es. Chaque enfant b&#233;n&#233;ficie d'un programme d'activit&#233;s individualis&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Une ancienne &#233;cole dans une rue calme de Sainte-Genevi&#232;ve-des-Bois (Essonne). L'h&#244;pital de jour Le Pradon y accueille depuis 25 ans des enfants et des adolescents psychotiques. En 2001, l'h&#244;pital qui recevait jusque-l&#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'h&#244;pital de jour Le Pradon de Sainte Genevi&#232;ve des Bois (91) fait partie du service de psychiatrie infanto-juv&#233;nile du secteur nord de l'Essonne. Il accueille des enfants et adolescents psychotiques dans deux unit&#233;s s&#233;par&#233;es. Chaque enfant b&#233;n&#233;ficie d'un programme d'activit&#233;s individualis&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une ancienne &#233;cole dans une rue calme de Sainte-Genevi&#232;ve-des-Bois (Essonne). L'h&#244;pital de jour Le Pradon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='H&#244;pital de jour Le Pradon - 6, rue du Vieux Perray - 91700 Sainte-Genevi&#232;ve-des-B' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; y accueille depuis 25 ans des enfants et des adolescents psychotiques. En 2001, l'h&#244;pital qui recevait jusque-l&#224; les enfants tous &#226;ges confondus a cr&#233;&#233; deux unit&#233;s distinctes, l'unit&#233; des petits (5 - 11 ans) et celle des grands (11 - 15 ans). Il accueille 25 enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, les enfants ne passent plus comme avant la journ&#233;e enti&#232;re &#224; l'h&#244;pital de jour. Ils restent dans leur milieu familial et l'h&#244;pital privil&#233;gie les activit&#233;s s&#233;quentielles. La plupart des enfants sont orient&#233;s au Pradon par le CMP (centre m&#233;dico-psychologique) qui, apr&#232;s tout un travail de pr&#233;paration effectu&#233; aupr&#232;s de la famille, d&#233;cide du mode de prise en charge de l'enfant. L'h&#244;pital de jour peut &#234;tre l'un de ces lieux. L'enfant peut b&#233;n&#233;ficier parall&#232;lement d'autres lieux d'accueil, comme l'accueil familial th&#233;rapeutique. Au Pradon, l'enfant suit le programme que l'&#233;quipe a con&#231;u pour lui en lien avec ses parents et les autres lieux d'activit&#233;s (&#233;coles, centres de loisirs&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des enfants qui pr&#233;sentent de lourdes pathologies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital de jour propose diff&#233;rentes activit&#233;s et sorties aux enfants. Certains peuvent suivre une classe du Pradon avec des enseignants sp&#233;cialis&#233;s d&#233;tach&#233;s par l'&#233;ducation nationale. D'autres sont accueillis &#224; l'&#233;cole en milieu ordinaire et suivent des activit&#233;s &#224; l'h&#244;pital de jour. &#171; Fran&#231;oise Deroose qui dirige l'&#233;cole maternelle du Pradon est &#233;galement en charge de l'int&#233;gration scolaire de tous les enfants du secteur. Nous montons en partenariat avec elle les projets scolaires de chaque enfant &#187;, appr&#233;cie Anne-Marie Owikoti, cadre sup&#233;rieur de sant&#233; et responsable de l'&#233;quipe des soignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les activit&#233;s propos&#233;es aux enfants sont assur&#233;es par les soignants et ont toutes une vis&#233;e th&#233;rapeutique. La gymnastique est un temps d'observation de l'activit&#233; physique. L'atelier repas permet de pr&#233;parer des plats, de les manger et parfois de se r&#233;concilier avec la nourriture. La sortie poney permet de se balader mais aussi de soigner l'animal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les sorties &#171; aventures &#187;, l'enfant explore l'ext&#233;rieur, marche dans la for&#234;t, sur la route, sous la pluie, le vent, affine ses perceptions&#8230;&lt;i&gt; &#171; A la diff&#233;rence d'une approche &#233;ducative, notre r&#244;le consiste &#224; faire d&#233;couvrir le monde &#224; l'enfant mais aussi &#224; comprendre ce qu'activit&#233;s et sorties r&#233;v&#232;lent de ses fantasmes &#187;,&lt;/i&gt; explique Alain Biron, m&#233;decin chef, psychiatre et psychanalyste. Et de citer l'exemple de ce petit gar&#231;on qui lors d'une sortie en for&#234;t, contrairement aux autres enfants, marchait derri&#232;re les soignants. Il avait peur que la for&#234;t soit peupl&#233;e de monstres et les soignants formaient une barri&#232;re de protection stable et solide. &lt;i&gt;&#171; En r&#233;union de synth&#232;se, chaque intervenant fait part de ce qu'il a observ&#233; dans les activit&#233;s et les sorties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est mis en commun et analys&#233;,&lt;/i&gt; explique Alain Biron. &lt;i&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent la th&#233;orie analytique a &#233;t&#233; le noyau de l'approche des enfants psychotiques. Si en IME (institut m&#233;dico-&#233;ducatif) l'approche &#233;ducative a beaucoup plus de place que dans un h&#244;pital de jour, elle est souvent inspir&#233;e de la th&#233;orie analytique, o&#249; rien dans la relation n'est jamais pris au premier degr&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Pradon, chaque soignant est invit&#233; &#224; compl&#233;ter sa formation initiale pour mieux saisir l'approche th&#233;rapeutique. L'&#233;quipe pluridisciplinaire est constitu&#233;e d'infirmiers, d'un psychologue, d'un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, d'une orthophoniste, d'un psychomotricien, de psychiatres, d'une secr&#233;taire. Deux assistantes sociales du secteur y interviennent ponctuellement. &lt;i&gt;&#171; Nous aimerions &#233;toffer l'&#233;quipe de soignants &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le m&#233;decin chef &lt;i&gt;&#171; actuellement huit personnes &#224; temps partiel seulement la constitue &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'embauche de personnel d&#233;pend de l'h&#244;pital public de sant&#233; Barth&#233;lemy-Durand, dont Le Pradon fait partie. La psychiatrie publique est organis&#233;e en secteurs (adultes et enfants), le secteur infanto-juv&#233;nile du secteur I 02 (nord de l'Essonne) est constitu&#233; de 11 unit&#233;s, dont l'h&#244;pital de jour.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;quipe pluridisciplinaire et compl&#233;mentaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans cette &#233;quipe pluridisciplinaire chaque soignant &#224; une approche diff&#233;rente du corps. &#171; &lt;i&gt; L'infirmier a par exemple une connaissance du corps sain, du corps malade, de la mobilit&#233;, de la motricit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, illustre Anne-Marie Owikoti. &lt;i&gt;&#171; Ce qui est int&#233;ressant est de faire jouer les r&#233;sonances entre les diff&#233;rents professionnels &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Alain Biron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant tous deux regrettent la disparition de la formation d'infirmier psychiatrique depuis 10 ans. &lt;i&gt;&#171; Avant, un infirmier psychiatrique b&#233;n&#233;ficiait d'une formation th&#233;orique et pratique gr&#226;ce &#224; ses stages. La proportion de l'enseignement psychanalytique &#233;tait importante. Aujourd'hui, les infirmiers d'&#201;tat ne suivent que trois stages en psychiatrie durant leur cursus de formation &#187;&lt;/i&gt;, regrette Alain Biron. &lt;i&gt;&#171; Cela pose un probl&#232;me en service infanto-juv&#233;nile car les infirmiers arrivent avec une formation g&#233;n&#233;raliste sans culture en psychiatrie. Ils ne se sont pas frott&#233;s &#224; la r&#233;alit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Anne-Marie Owikoti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tablissement public de sant&#233; Barth&#233;l&#233;my-Durand a mis en place depuis plusieurs ann&#233;es des modules de formation continue pour son personnel, afin de le former &#224; la sp&#233;cificit&#233; des soins en psychiatrie. D'autres professionnels &#8211; comme les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s &#8212; re&#231;oivent pendant leurs &#233;tudes un programme int&#233;grant la relation d'aide proche de l'orientation psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital de jour Le Pradon a souhait&#233; accueillir des artistes en son sein et leur confier des activit&#233;s. Il a fait appel &#224; l'association Totems et Tambours&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Totems et Tambours - 13, rue Joliot-Curie - 91600 Savigny-sur-Orge. Tel. 01 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cr&#233;&#233;e en 1993 par des professionnels de p&#233;dopsychiatrie de l'h&#244;pital Barth&#233;l&#233;my-Durand pour ouvrir le champ de la culture et de l'art aux enfants et adolescents autistes et psychotiques suivis dans les institutions du nord du d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au groupe des grands, l'association propose un atelier de percussions africaines anim&#233; par le musicien Anthony Sauveur. Un travail sur le rythme qui accompagne la lecture de contes et la mise en sc&#232;ne de marionnettes. Les plus petits font de la danse, ils travaillent le lien entre corps et esprit, la relaxation, le positionnement et le d&#233;placement du corps dans l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petits et grands enfin peuvent participer &#224; un l'atelier d'arts plastiques anim&#233; par le plasticien Jean-Fran&#231;ois Donati. De la peinture sur papier, &#224; la trace &#224; la craie sur le sol, en passant par le moulage d'empreintes de pattes d'animaux dans les bois, cet artiste travaille sur tous les supports et tous les sujets abord&#233;s par les enfants. &lt;i&gt;&#171; Les artistes apportent autre chose. L'art transforme un certain nombre de probl&#233;matiques psychiques, leur donne des formes partageables avec autrui alors que les sympt&#244;mes sont expos&#233;s aux autres mais pas partag&#233;s,&lt;/i&gt; explique Alain Biron.&lt;i&gt; Il nous semble important de confronter les enfants &#224; cette diff&#233;rence. Les soignants abordent les choses autrement que les artistes et notre id&#233;e est de juxtaposer les deux approches dans une activit&#233; artistique. L'artiste propose son art en pr&#233;sence des soignants. On ne m&#233;lange pas les arts et le soin mais en les juxtaposant, on trouve des choses &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital de jour Le Pradon d&#233;m&#233;nage bient&#244;t. &lt;i&gt;&#171; Chaque unit&#233; partira dans un lieu diff&#233;rent pour que petits et grands puissent b&#233;n&#233;ficier d'une &#233;quipe encore plus &#224; leur &#233;coute &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Anne-Marie Owikoti. &lt;i&gt;&#171; Le travail avec les enfants psychotiques est en perp&#233;tuelle &#233;volution &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;H&#244;pital de jour Le Pradon - 6, rue du Vieux Perray - 91700 Sainte-Genevi&#232;ve-des-Bois. Tel. 01 60 15 00 64&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Totems et Tambours - 13, rue Joliot-Curie - 91600 Savigny-sur-Orge. Tel. 01 69 12 37 02. Contact. Anne-Marguerite Monory&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>A l'IME, tout le travail est soutenu par l'activit&#233; &#233;ducative</title>
		<link>https://www.lien-social.com/A-l-IME-tout-le-travail-est-soutenu-par-l-activite-educative</link>
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		<dc:subject>720</dc:subject>
		<dc:subject>Psychose</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Paris, l'Institut m&#233;dico &#233;ducatif Alternance accueille 15 jeunes autistes et psychotiques pr&#233;sentant des troubles importants du comportement. Dans cette structure, trois semaines d'externat alternent avec une semaine d'internat. Les &#233;ducateurs sont au nombre de 10 pour 15 jeunes. &#171; Cela peut para&#238;tre &#233;norme mais quand c'est le chaos, c'est peu &#187; pr&#233;cise la directrice &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Capri, c'est fini. Et dire que c'&#233;tait la ville de mon premier amour&#8230; &#187;, chante l'animateur de l'atelier musique entour&#233; d'adolescents (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_701 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/jpg/jiho.jpg' width=&#034;550&#034; height=&#034;427&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Paris, l'Institut m&#233;dico &#233;ducatif Alternance accueille 15 jeunes autistes et psychotiques pr&#233;sentant des troubles importants du comportement. Dans cette structure, trois semaines d'externat alternent avec une semaine d'internat. Les &#233;ducateurs sont au nombre de 10 pour 15 jeunes. &#171; Cela peut para&#238;tre &#233;norme mais quand c'est le chaos, c'est peu &#187; pr&#233;cise la directrice&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Capri, c'est fini. Et dire que c'&#233;tait la ville de mon premier amour&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, chante l'animateur de l'atelier musique entour&#233; d'adolescents assis ou allong&#233;s autour de lui. Ambiance tranquille aujourd'hui dans cet institut m&#233;dico-&#233;ducatif parisien qui accueille quinze jeunes autistes et psychotiques de 14 &#224; 20 ans, que des troubles s&#233;v&#232;res du comportement ont exclus d'autres structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IME&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='IME Alternance - 10, rue de Thionville - 75019 Paris. Tel. 01 40 40 95 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a sept ans sur l'initiative de Catherine Allier. Ancienne &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, elle a longtemps travaill&#233; avec des enfants autistes et psychotiques et elle a constat&#233; am&#232;rement qu'&#224; partir de 14 ans, par manque de place dans les &#233;tablissements ordinaires, les jeunes &#233;taient orient&#233;s vers la Belgique ou retournaient chez eux, ce qui constituait une situation d'&#233;chec tant pour les &#233;quipes que pour le jeune et sa famille. Elle a alors imagin&#233; une structure alternative pour y accueillir des adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, l'IME re&#231;oit des jeunes en externat pendant deux semaines et en internat durant une semaine compl&#232;te, par groupe de cinq. &lt;i&gt;&#171; Nous travaillons la s&#233;paration/distanciation avec le milieu familial &#187;&lt;/i&gt;, explique Corinne Ben Samoun, la directrice. &lt;i&gt;&#171; Tous les adolescents se s&#233;parent de leurs parents en partant en camps de vacances, en sortant avec leurs copains d'&#233;cole et se fortifient pour un jour quitter leur famille. L'internat est un lieu dans lequel les adolescents que nous accueillons apprennent eux aussi &#224; se construire &#224; l'ext&#233;rieur des liens intrafamiliaux &#187;&lt;/i&gt;. Une formule souple qui convient &#233;galement aux familles prises entre le besoin de souffler et la culpabilit&#233; de placer leur enfant en internat. &lt;i&gt;&#171; L'internat &#224; temps complet est dur tant pour l'enfant que pour la famille. L'alternance responsabilise les enfants et d&#233;culpabilise les parents. Nous travaillons avec eux, les consid&#233;rons comme des partenaires, ils ne se sentent pas d&#233;poss&#233;d&#233;s de leur enfant &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe soutient ces parents, souvent ambivalents, oscillant entre la difficult&#233; &#224; se s&#233;parer de leur enfant et les moments de rejet. Cette formule d'internat permet aux parents et &#224; la fratrie de faire une pause. Les familles sont heureuses de voir leur enfant satisfait et savent qu'elles peuvent s'appuyer sur l'&#233;quipe s'il va mal lorsqu'il est &#224; domicile. &#192; l'internat, un lit suppl&#233;mentaire est d'ailleurs disponible pour un jeune de l'IME qui aurait besoin d'un accueil en urgence. Une possibilit&#233; qui apaise les familles et &#233;vite parfois une hospitalisation en h&#244;pital psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Favoriser la rencontre entre pairs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la semaine, les jeunes participent &#224; divers ateliers. Le changement d'activit&#233;s favorise la rencontre et l'&#233;change entre pairs, et &#233;vite au jeune d'entrer dans une relation trop fusionnelle avec son &#233;ducateur r&#233;f&#233;rent. Certains ateliers, comme la danse, sont anim&#233;s par des intervenants ext&#233;rieurs, des &#233;ducateurs ou des stagiaires, d'autres sont r&#233;alis&#233;s avec le r&#233;seau culturel. Ainsi les jeunes, accompagn&#233;s de la psychomotricienne, fr&#233;quentent le Poney club tout proche ou b&#233;n&#233;ficient du r&#233;seau de l'association festival du Futur compos&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Festival du Futur compos&#233; - 23 bis rue Ravon - 92340 Bourg-La-Reine. Tel. 01 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ils re&#231;oivent, par exemple, une v&#233;ritable &#233;ducation musicale avec l'association Demi-pause. L'IME a aussi cr&#233;&#233; l'association Zig Zag Color qui valorise les r&#233;alisations en arts plastiques des jeunes autistes et psychotiques pour changer le regard port&#233; sur eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la scolarit&#233;, les jeunes ne peuvent la suivre ni dans l'IME, ni en milieu ordinaire. Il n'y a ni classe ni professeur d&#233;tach&#233; par l'&#233;ducation nationale &#224; l'IME. &lt;i&gt;&#171; Nos locaux ne sont pas assez grands pour que nous consacrions une pi&#232;ce &#224; une classe sp&#233;cialis&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore la directrice. Alors les &#233;ducateurs et l'orthophoniste tentent de pallier le manque de scolarisation par un travail sur les acquis de base lors des diff&#233;rents temps de la journ&#233;e : le calcul avec les courses, l'organisation avec la r&#233;alisation d'un planning, la g&#233;ographie avec un voyageur venu parler de son p&#233;riple autour du monde autant que de la mer et des montagnes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;quipe pluridisciplinaire assure le fonctionnement de l'&#233;tablissement (l'externat est ouvert 207 jours par an et l'internat 330). M&#233;decin psychiatre, psychologue, chef de service, directrice, assistance sociale, orthophoniste, psychomotricienne, infirmi&#232;re, &#233;ducateurs (cinq pour l'externat, autant pour l'internat), personnel administratif, de cuisine et d'entretien, veilleuse de nuit la compose. &lt;i&gt;&#171; Deux &#233;ducateurs pour 5 jeunes en internat cela peut para&#238;tre &#233;norme mais quand c'est le chaos, c'est peu. L'&#233;quipe doit &#234;tre particuli&#232;rement vigilante avec ces jeunes qui ont de grands troubles du comportement et de la communication &#187;&lt;/i&gt;, insiste Corinne Ben Samoun, en citant l'exemple d'une jeune fille qui a v&#233;cu des moments particuli&#232;rement difficiles, &#224; la limite de mettre en danger la s&#233;curit&#233; des autres &#224; l'internat. L'&#233;quipe se f&#233;licite de n'avoir jamais exclu aucun jeune en sept ann&#233;es d'existence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Activit&#233;s &#233;ducatives et soins indissociables&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe pense que la formule propos&#233;e par l'IME constitue d&#233;j&#224; une forme de soin pour les jeunes. &lt;i&gt;&#171; Le soin, c'est tout le travail d'&#233;quipe, &lt;/i&gt; dit la directrice.&lt;i&gt; Nous r&#233;alisons des synth&#232;ses pour comprendre le jeune. Nous parlons ensemble de lui. Cela nous permet d'avoir des choses en commun qui vont tout &#224; la fois &#234;tre contenant pour les jeunes et nous permettre d'adapter notre comportement vis-&#224;-vis d'eux. M&#234;me si tout notre travail est soutenu par l'activit&#233; &#233;ducative, l'observation clinique est omnipr&#233;sente. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la psychologie ne suffit pas, le courant &#233;ducatif est indispensable pour impulser des choses et trouver un &#233;quilibre. Nous voulons que l'IME soit un terreau fertile, un lieu vivant et convivial, dans lequel les jeunes peuvent tous cueillir quelque chose d'essentiel. Car au-del&#224; de leurs sympt&#244;mes et de leurs d&#233;ficiences, qui sont r&#233;els, ils ont tous des go&#251;ts et des potentialit&#233;s que nous devons r&#233;v&#233;ler et soutenir. L'&#233;quipe a mis en place des outils de travail &lt;/i&gt; explique Corinne Ben Samoun. &lt;i&gt;Nous avons un p&#233;rim&#232;tre de valeurs communes construites ensemble, nous travaillons ainsi dans une certaine s&#233;curit&#233; pour parler des jeunes. Pourtant le travail est parfois difficile. Le week-end dernier, par exemple, la vie &#224; l'internat a &#233;t&#233; tr&#232;s dure, les &#233;ducateurs ont souffert. Mais ils savent que nous allons parler en &#233;quipe des probl&#232;mes rencontr&#233;s, trouver des solutions et les aider, &lt;/i&gt; illustre la directrice. &lt;i&gt;Mais il y a aussi des grands moments de bonheur, comme lorsqu'un jeune tr&#232;s angoiss&#233; s'apaise &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Jahiel, psychiatre, soutient le travail d'&#233;quipe, les jeunes et les familles, il a ainsi une vision globale du fonctionnement de l'institution. Les jeunes sont aussi fr&#233;quemment suivis par un centre m&#233;dico-psychologique (CMP) qui continuera &#224; les accompagner &#224; leur sortie de l'IME. Henri Jahiel, qui travaille depuis trente ans aupr&#232;s des enfants et jeunes autistes et psychotiques, se dit adepte du &#171; bricolage dynamique &#187;. &lt;i&gt;&#171; Loin des m&#233;thodes trop standardis&#233;es, il s'agit d'une approche qui associe une certaine invention permanente dans les pratiques relationnelles et &#233;ducatives, avec un dynamisme institutionnel qui repose sur le bon fonctionnement de l'&#233;quipe &#187; &lt;/i&gt; explique cet homme qui s'inqui&#232;te de &lt;i&gt;&#171; la diminution du nombre de psychiatres, du peu de reconnaissance pour le travail du psychiatre en institution d'enfants, du risque de d&#233;m&#233;dicalisation progressive du secteur m&#233;dico-&#233;ducatif &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'IME Alternance, il participe aux r&#233;unions d'&#233;quipe, re&#231;oit les familles avec les jeunes et les &#233;ducateurs, anime un groupe th&#233;rapeutique. &lt;i&gt;&#171; Ce groupe a une ambition soignante qui essaie d'&#233;quilibrer les activit&#233;s &#233;ducatives. Nous y parlons de tout et de rien, de la vie des uns et des autres, des vacances, du temps. Nous nous asseyons tous en rond et essayons de rester ensemble. Les trois quarts des jeunes n'ont pas beaucoup de langage, nous communiquons comme nous pouvons. Il n'y a pas de r&#232;gle. Ceux qui le souhaitent peuvent dormir &#187;&lt;/i&gt;, explique le psychiatre qui anime le groupe en pr&#233;sence d'&#233;ducateurs. &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e est de parler ensemble. Il se passe des choses, des histoires de paroles int&#233;ressantes. L'autre jour un jeune a utilis&#233; pour la premi&#232;re fois le &#171; je &#187; pour parler de lui. Nous travaillons &#224; aider ces adolescents &#224; vivre dans une plus grande communication, mais &#233;changer parfois juste un regard peut &#234;tre tr&#232;s d&#233;stabilisant pour certains et provoquer une crise. Le chemin n'est pas facile, mais il est riche &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;IME Alternance - 10, rue de Thionville - 75019 Paris. Tel. 01 40 40 95 80&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://festivalfuturcompose.free.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Festival du Futur compos&#233;&lt;/a&gt; - 23 bis rue Ravon - 92340 Bourg-La-Reine. Tel. 01 46 65 37 33&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soins palliatifs et accompagnement des familles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Soins-palliatifs-et-accompagnement-des-familles</link>
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		<dc:subject>Mort</dc:subject>
		<dc:subject>720</dc:subject>

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&lt;p&gt;C'est un petit livre qui cache bien son jeu que nous propose Florence Plon. En effet, de prime abord, le lecteur pense venir &#224; bout facilement des quelque 150 pages qui constituent la mati&#232;re de l'ouvrage. Mais, en r&#233;alit&#233;, le travail de l'auteur regorge de d&#233;veloppements divers qui donnent au livre une densit&#233; que, bien souvent, d'autres textes pourtant plus volumineux n'ont pas. Le propos g&#233;n&#233;ral tourne autour de l'accompagnement des derniers moments de la vie. Cependant, l'approche psychanalytique (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mort" rel="tag"&gt;Mort&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-720-" rel="tag"&gt;720&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton327-1737e.jpg?1694312672' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un petit livre qui cache bien son jeu que nous propose Florence Plon. En effet, de prime abord, le lecteur pense venir &#224; bout facilement des quelque 150 pages qui constituent la mati&#232;re de l'ouvrage. Mais, en r&#233;alit&#233;, le travail de l'auteur regorge de d&#233;veloppements divers qui donnent au livre une densit&#233; que, bien souvent, d'autres textes pourtant plus volumineux n'ont pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos g&#233;n&#233;ral tourne autour de l'accompagnement des derniers moments de la vie. Cependant, l'approche psychanalytique retenue par l'auteur autorise des consid&#233;rations qui vont bien au-del&#224; de ce seul th&#232;me. Dans l'occident contemporain, la mort est trait&#233;e de mani&#232;re aseptis&#233;e, discr&#232;te, temp&#233;r&#233;e en quelque sorte. Il s'agit avant tout d'&#233;viter les &#233;motions trop fortes, les ruptures trop brutales qui questionnent de mani&#232;re frontale nos modes de vie bas&#233;s sur la satisfaction imm&#233;diate des d&#233;sirs. D'ailleurs, on ne meurt presque plus chez soi aujourd'hui mais plut&#244;t &#224; l'h&#244;pital de fa&#231;on &#224; &#233;viter l'id&#233;e m&#234;me de la mort, puisque l'h&#244;pital est le lieu o&#249; l'on est cens&#233; gu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, les &#233;quipes soignantes se trouvent investies, souvent sans trop de pr&#233;paration, de la lourde charge d'accompagner les personnes en fin de vie. Au regard m&#233;dical, &#171; technicisant &#187;, qui a tendance &#224; d&#233;couper l'individu en autant de parties que l'on peut identifier de fonctions physiologiques, il convient de substituer une approche o&#249; les qualit&#233;s humaines seront pr&#233;dominantes. L'enseignement dans les facult&#233;s de la sp&#233;cificit&#233; des soins palliatifs favorisera certainement dans l'avenir l'abandon de la toute-puissance m&#233;dicale au profit d'une attitude plus humble et compr&#233;hensive. Pour les soignants, il s'agit aussi d'accompagner les familles en s'attachant &#224; soulager leur angoisse. La perspective de perdre un &#234;tre cher est doublement douloureuse car au-del&#224; du deuil imm&#233;diat du parent, de l'enfant, de l'ami, c'est aussi au deuil d'une partie de soi qu'il faut se pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'autre dispara&#238;t l'image de soi qui se construisait dans son regard&#8230; Florence Plon aborde &#233;galement la complexit&#233; de la relation directe avec celui qui va mourir. Refus, d&#233;ni, incompr&#233;hension, d&#233;sespoir ne manqueront pas de se manifester. Il appartient &#224; celui qui est pr&#233;sent d'adopter une attitude d'&#233;coute de fa&#231;on &#224; aider l'autre qui souffre &#224; &#171; ext&#233;rioriser ses affects, ses &#233;motions, se d&#233;faire d'un poids qui l'encombre &#187;. Donner du temps est ici une dimension capitale afin &#171; que se disent les choses qui ont &#224; &#234;tre dites et ne pourront plus l'&#234;tre apr&#232;s &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ Social, 2004 (148 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les naufrag&#233;s de l'intelligence</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mental</dc:subject>
		<dc:subject>720</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quels peuvent-&#234;tre les effets &#224; long terme d'une prise en charge par les dispositifs r&#233;serv&#233;s &#224; l'enfance handicap&#233;e (ex enfance inadapt&#233;e) ? C'est ce que tente de saisir cet ouvrage qui fait l'objet d'une r&#233;&#233;dition actualis&#233;e presque 15 ans apr&#232;s sa sortie. Le passage en institution sp&#233;cialis&#233;e, lieu lourdement charg&#233; de signification n&#233;gative, engendre une stigmatisation quasi ind&#233;l&#233;bile. C'est l&#224;, sans doute, la constatation la plus alarmante de l'enqu&#234;te approfondie men&#233;e par l'auteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-720-" rel="tag"&gt;720&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton329-253ed.jpg?1694312672' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quels peuvent-&#234;tre les effets &#224; long terme d'une prise en charge par les dispositifs r&#233;serv&#233;s &#224; l'enfance handicap&#233;e (ex enfance inadapt&#233;e) ? C'est ce que tente de saisir cet ouvrage qui fait l'objet d'une r&#233;&#233;dition actualis&#233;e presque 15 ans apr&#232;s sa sortie. Le passage en institution sp&#233;cialis&#233;e, lieu lourdement charg&#233; de signification n&#233;gative, engendre une stigmatisation quasi ind&#233;l&#233;bile. C'est l&#224;, sans doute, la constatation la plus alarmante de l'enqu&#234;te approfondie men&#233;e par l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la vocation de ces &#233;tablissements est de travailler &#224; une r&#233;insertion, en r&#233;alit&#233;, un enfant pr&#233;sentant quelques troubles ou retards d'apprentissage se verra accoler l'&#233;tiquette de &#171; handicap&#233; mental &#187; d&#232;s lors qu'il aura eu, &#224; un moment ou &#224; un autre de son existence, la &#171; malchance &#187; de fr&#233;quenter un &#233;tablissement de ce type. Aussi, comme le souligne Nicole Diederich, &#171; le placement dans un lieu significatif peut suffire &#224; lui seul pour transformer une d&#233;ficience en pathologie &#187;. Pourtant, loin s'en faut, tous les enfants orient&#233;s vers les IME ne sont pas atteints de d&#233;ficits mentaux graves. Ceux dont les troubles invalidants n&#233;cessitent une prise en charge lourde et des soins constants, constituent m&#234;me une minorit&#233;. La plupart de ces enfants ont plut&#244;t comme caract&#233;ristique commune des difficult&#233;s d'apprentissage parfois li&#233;es &#224; des d&#233;ficiences d&#233;cel&#233;es tardivement (comme la surdit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, fait notable, une majorit&#233; d'entre eux sont issus de milieux sociaux d&#233;favoris&#233;s et ont souvent connu des d&#233;racinements successifs &#224; travers des placements en famille d'accueil plus ou moins judicieux. Mais, l'effet puissamment stigmatisant du placement en institution engendre une image de &#171; handicap&#233; mental &#187; dont il sera bien difficile de s'abstraire. C'est ce que d&#233;montrent la plupart des parcours de vie d&#233;crits dans le livre. La volont&#233; farouche de s'inscrire dans la &#171; normalit&#233; &#187; se heurtera sans cesse au diagnostic initial, m&#233;tamorphos&#233; sous l'effet des repr&#233;sentations communes en pronostic de retour in&#233;luctable aux dispositifs d'assistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terrible fatalit&#233; en v&#233;rit&#233;, d'autant que la situation semble se d&#233;grader au fil des ann&#233;es. Le taux de sortie vers le milieu ordinaire &#233;valu&#233; &#224; 10 % dans les ann&#233;es 1970, ne serait plus aujourd'hui que de l'ordre de 1 % ! Il est grand temps &#8212; et c'est l&#224; une question qui d&#233;passe le seul th&#232;me du handicap &#8212; que la soci&#233;t&#233; dans son ensemble apprenne &#224; respecter les diff&#233;rences et s'&#233;vertue &#224; favoriser de mani&#232;re opportune la contribution sociale de ceux qui s'&#233;loignent quelque peu de la &#171; norme &#187;. L'effort d'adaptation ne doit pas &#234;tre toujours &#224; sens unique&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2004 (200 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prise en charge d'enfants psychotiques : le r&#244;le des &#233;ducateurs</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prise-en-charge-d-enfants-psychotiques-le-role-des-educateurs</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>720</dc:subject>
		<dc:subject>Psychose</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux sortes d'institutions, les h&#244;pitaux de jour et les instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs, se partagent environ 80 000 jeunes malades mentaux. Les moyens et les personnels sont tr&#232;s diff&#233;rents d'un &#233;tablissement &#224; l'autre. Une distinction qui s'explique surtout parce que les h&#244;pitaux de jour concentrent leur action sur le soin alors que les IME privil&#233;gient l'&#233;ducatif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s sont-ils beaucoup plus nombreux dans les seconds que dans les premiers. Mais cette diff&#233;rence entre ceux qui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-720-" rel="tag"&gt;720&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychose" rel="tag"&gt;Psychose&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux sortes d'institutions, les h&#244;pitaux de jour et les instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs, se partagent environ 80 000 jeunes malades mentaux. Les moyens et les personnels sont tr&#232;s diff&#233;rents d'un &#233;tablissement &#224; l'autre. Une distinction qui s'explique surtout parce que les h&#244;pitaux de jour concentrent leur action sur le soin alors que les IME privil&#233;gient l'&#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s sont-ils beaucoup plus nombreux dans les seconds que dans les premiers. Mais cette diff&#233;rence entre ceux qui soignent et ceux qui &#233;duquent est-elle justifi&#233;e ? Pour y voir plus clair nous avons donn&#233; la parole &#224; un p&#233;dopsychiatre intervenant en institut m&#233;dico-&#233;ducatif (lire ci-dessous), puis nous nous sommes rendus dans un h&#244;pital de jour (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-activites-proposees-aux-enfants-ont-toutes-une-visee-therapeutique' class='spip_in'&gt;lire &#8230;&lt;/a&gt;) et dans un institut m&#233;dco-&#233;ducatif (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-l-IME-tout-le-travail-est-soutenu-par-l-activite-educative' class='spip_in'&gt;lire &#8230;&lt;/a&gt;) observer le quotidien d'&#233;quipes de professionnels&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour Alain Gillis, p&#233;dopsychiatre et directeur de l'unit&#233; psychoth&#233;rapique de l'IME Montaigne &#224; Chelles, en Seine-et-Marne, il est impossible de s&#233;parer, dans le comportement d'un enfant troubl&#233;, le soignant de l'&#233;ducatif. C'est pourquoi, explique-t-il : &#171; Les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s assument quotidiennement, aux c&#244;t&#233;s des psychologues et des psychiatres des responsabilit&#233;s soignantes effectives &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment d&#233;finir les enfants psychotiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants psychotiques repr&#233;sentent une vaste cat&#233;gorie, relativement ind&#233;cise puisqu'elle comprend aussi bien des enfants pr&#233;sentant un grand nombre de signes autistiques que des d&#233;ficients qui sont organis&#233;s sur un mode qui laisse appara&#238;tre des troubles de la personnalit&#233;. Leur prise en charge est souvent diff&#233;r&#233;e par la volont&#233; des intervenants de mod&#233;rer la d&#233;tresse et l'angoisse des parents. Depuis le g&#233;n&#233;raliste jusqu'au p&#233;dopsychiatre en passant par les enseignants et les p&#233;diatres, la mode est &#224; minorer les troubles et &#224; s'en remettre aux effets de l'int&#233;gration qui confine le plus souvent &#224; la n&#233;gation d'une r&#233;alit&#233; qui ne demande qu'&#224; s'aggraver spontan&#233;ment. Le travail entrepris par les diff&#233;rents consultants, en dispensaire ou en CMPP n'est pas n&#233;gligeable, il est cependant insuffisant lorsqu'un trouble majeur du d&#233;veloppement se d&#233;clare. De tels d&#233;sordres psychologiques n&#233;cessiteraient pour le bien de tous qu'un d&#233;pistage suivi d'une guidance ferme et &#233;clair&#233;e soient entrepris le plus t&#244;t possible par des intervenants, m&#233;decins, &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, psychologues, qui r&#233;fl&#233;chiraient leur action et la soumettraient &#224; une &#233;valuation professionnelle constructive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment et par qui est assur&#233;e aujourd'hui la prise en charge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prises en charges institutionnelles sont, comme chacun sait, plus souvent le fait d'une structure de type IME que d'un h&#244;pital de jour. Ceci pour la bonne raison que le nombre de place en h&#244;pital de jour est beaucoup plus restreint. 7 000 enfants sont pris en charge dans les h&#244;pitaux de jour tandis qu'environ 70 000 sont accueillis par les &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux ! Quels que soient les efforts pour distinguer un enfant psychotique &#171; m&#233;dico-social &#187; d'un enfant psychotique &#171; sanitaire &#187; on ne pourra convaincre les travailleurs sociaux de la pertinence de cette diff&#233;rence. Il faut dire que la notion de &#171; handicap &#187; est venue &#224; propos pour aider &#224; la confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;clarant &#171; handicap&#233;s &#187; un grand nombre d'autistes et de psychotiques on a voulu d&#233;m&#233;dicaliser des situations qui r&#233;clament pourtant une authentique d&#233;marche th&#233;rapeutique. Une part du probl&#232;me est dans la diff&#233;rence de co&#251;t qui s&#233;pare les deux modes de prise en charge. Les ratios d'encadrement sont tr&#232;s diff&#233;rents. Quand un &#233;ducateur doit prendre en charge six enfants en IME, un &#233;ducateur d'h&#244;pital de jour n'aura &#224; assumer l'encadrement que de deux ou trois. Les psychiatres sont quant &#224; eux dix fois moins pr&#233;sents dans un IME que dans un h&#244;pital de jour. On compte un psychiatre temps plein pour 150 enfants en moyenne dans les IME ! Le montage &#233;trange qui existe entre le sanitaire et le m&#233;dico-social est largement sous-tendu par un int&#233;r&#234;t budg&#233;taire qui ne pourra se dissimuler &#233;ternellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pensez qu'un r&#233;&#233;quilibrage des budgets est n&#233;cessaire entre les h&#244;pitaux de jour et les IME ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais il ne faut pas d&#233;shabiller les h&#244;pitaux de jour pour habiller les IME. Il s'agit plut&#244;t de reconna&#238;tre que les h&#244;pitaux de jour sont mieux &#233;quip&#233;s pour une m&#234;me t&#226;che et obtenir que les moyens des IME soient donc accrus en cons&#233;quence. Mais je pense que le probl&#232;me n'est pas seulement budg&#233;taire, il refl&#232;te &#233;galement un immobilisme administratif qui reconduit machinalement des cat&#233;gories et des distinctions qui n'ont rien &#224; voir avec la r&#233;alit&#233;. Presque tous les enfants qui sont en IME n&#233;cessitent un encadrement th&#233;rapeutique et &#233;ducatif qui demande &#224; &#234;tre r&#233;&#233;valu&#233;. Encore une fois, le mythe du &#171; handicap &#187; comme celui de &#171; l'int&#233;gration &#187;, emp&#234;che que soit pos&#233;e clairement la n&#233;cessit&#233; de se pencher avec tous les moyens et avec la plus grande attention sur tous ces enfants qui, avec le temps, s'enferment dans un mode de fonctionnement psychotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce clivage budg&#233;taire entre ces types d'&#233;tablissements s'en ressent-il au niveau des professionnels et de leur niveau de formation dans ce domaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut reconna&#238;tre qu'une part importante des personnels &#233;ducatifs s'est trouv&#233;e dans l'obligation de se former, d'une mani&#232;re ou d'une autre, et de fa&#231;on &#224; servir un projet th&#233;rapeutique. Les &#233;ducateurs et &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;s disposent aujourd'hui d'une culture psychoth&#233;rapique qui n'est pas n&#233;gligeable, et leur engagement, souvent tr&#232;s pr&#233;coce dans les prises en charge les plus lourdes, en ont fait des collaborateurs extr&#234;mement pr&#233;cieux. Il n'est pas possible de d&#233;consid&#233;rer leur travail en laissant entendre qu'il se limite &#224; une t&#226;che &#233;ducative avec les enfants malades mentaux. Le travail &#233;ducatif, en lui-m&#234;me difficile, est ici tout &#224; fait confondu avec le projet th&#233;rapeutique. Tout particuli&#232;rement quand il s'agit d'enfants tr&#232;s jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, &#233;ducatif ou non, le travail de l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; doit &#234;tre assimil&#233; &#224; une action soignante. Il est impossible de s&#233;parer, dans le comportement d'un enfant troubl&#233;, ce qui rel&#232;ve de soins de ce qui regarde la part &#233;ducable. Quant aux intervenants ext&#233;rieurs (je pense aux th&#233;rapeutes des consultations publiques ou priv&#233;es) qui devraient, &#224; raison d'une fois par semaine, s'attaquer &#224; la pathologie, en laissant &#224; l'institution la t&#226;che d'un gardiennage &#233;ducatif, c'est une fiction qui a v&#233;cu. Il est &#233;vident que pour un enfant psychotique c'est la qualit&#233; des r&#233;ponses, des interventions, des remarques en tous genres que l'&#233;ducateur est amen&#233; &#224; lui adresser de fa&#231;on quotidienne, qui constitue la base th&#233;rapeutique. &#192; partir de cette base, toutes les initiatives peuvent &#234;tre envisag&#233;es pour comprendre et modifier la position de sujet que ces enfants ont tant de mal &#224; &#233;prouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toutefois, dans ce contexte particulier o&#249; l'&#233;ducatif ne prime pas on peut penser que la place de l'&#233;ducateur n'est pas indispensable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas reconna&#238;tre officiellement la qualit&#233; soignante du travail des &#233;ducateurs proc&#232;de soit d'une m&#233;connaissance soit d'une mauvaise foi. Dans les deux cas, cette cat&#233;gorie de travailleurs sociaux se trouve confondue avec une sorte de domesticit&#233;, qui devrait s'appliquer &#224; masquer le d&#233;ficit de moyens par la r&#233;gularit&#233; d'un travail anonyme et la discr&#233;tion de ses revendications. Si le public a pris l'habitude de consid&#233;rer avec int&#233;r&#234;t la situation des infirmiers ou des sages-femmes, il est &#233;tonnant de constater &#224; quel point &#171; on &#187; pense que la t&#226;che d'un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; rel&#232;ve de la simple bonne volont&#233; et de la patience&#8230; C'est refuser de voir que cette cat&#233;gorie professionnelle assume quotidiennement, aux c&#244;t&#233;s des psychologues et des psychiatres des responsabilit&#233;s soignantes effectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image des &#233;ducateurs parcourant les rues et les institutions comme des lutins r&#233;confortants, guid&#233;s dans leur action par l'amour du prochain, doit s'effacer pour laisser voir une r&#233;alit&#233; complexe et m&#233;connue : celle de ces intervenants quotidiennement charg&#233;s d'assurer une pr&#233;sence, certes bienveillante, mais aussi critique et th&#233;rapeutique, aupr&#232;s de la population des enfants accueillis en institution. De la qualit&#233; de pr&#233;sence des &#233;ducateurs d&#233;pendent largement, dans le syst&#232;me actuel, les chances d'am&#233;lioration de bon nombre d'enfants psychotiques. Cette constatation doit &#233;galement entra&#238;ner une r&#233;flexion sur la formation de ces personnels. L'aspect soignant devrait s'y trouver totalement assum&#233;, et revendiqu&#233;, car il correspond, pour une part importante, &#224; la r&#233;alit&#233; des pr&#233;occupations professionnelles que ces travailleurs sociaux &#171; nouvelle mani&#232;re &#187; rencontreront quotidiennement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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