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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Journal d'une asperge</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Travailleur handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Discrimination</dc:subject>
		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Harc&#232;lement</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En fait, je revenais de La Poste. &#199;a y est, solde de tout compte envoy&#233; en recommand&#233;. Je ne suis plus salari&#233;e. Rupture conventionnelle fin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je sors de l'&#233;glise. Oui, moi. Qui ai piss&#233; dans un b&#233;nitier un jour. Y'avait de la musique, quelqu'un jouait de l'orgue. Et j'ai pleur&#233;. Enfin, j'ai failli pleurer. Z'avez d&#233;j&#224; pleur&#233; avec des lunettes et un masque ? Voil&#224;. Tu la vois l'image ? Alors j'ai ri. Et je suis sortie. Bon, t'es pr&#234;te ? Elle va &#234;tre longue celle-l&#224;. Huit mois ont pass&#233; depuis que j'ai (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travailleur-handicape" rel="tag"&gt;Travailleur handicap&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Discrimination-215" rel="tag"&gt;Discrimination&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Autisme" rel="tag"&gt;Autisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Harcelement" rel="tag"&gt;Harc&#232;lement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En fait, je revenais de La Poste. &#199;a y est, solde de tout compte envoy&#233; en recommand&#233;. Je ne suis plus salari&#233;e. Rupture conventionnelle fin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je sors de l'&#233;glise. Oui, moi. Qui ai piss&#233; dans un b&#233;nitier un jour. Y'avait de la musique, quelqu'un jouait de l'orgue. Et j'ai pleur&#233;. Enfin, j'ai failli pleurer. Z'avez d&#233;j&#224; pleur&#233; avec des lunettes et un masque ? Voil&#224;. Tu la vois l'image ? Alors j'ai ri. Et je suis sortie. Bon, t'es pr&#234;te ? Elle va &#234;tre longue celle-l&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_6893 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH255/capture_d_e_cran_2023-04-28_a_09.53.23-77cb1.png?1693476705' width='250' height='255' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Huit mois ont pass&#233; depuis que j'ai rencontr&#233; ma directrice pour lui annoncer. &lt;i&gt;&#171; Alors Madame Thuillier, comment allez-vous ? &#187;&lt;/i&gt; Avec une r&#233;elle inqui&#233;tude dans les yeux. &lt;i&gt;&#171; Ben pas bien, je viens d'avoir un diagnostic de TSA et de TDAH (1) &#187;&lt;/i&gt; Et l&#224;, je lis un r&#233;el soulagement. &lt;i&gt;&#171; Ha boooooon ! Ha mais &#231;a va, j'avais peur, ce n'est pas grave, je pensais que vous aviez un&#8230; &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; ... Cancer ? Non, non, je ne vais pas mourir &#187; &lt;/i&gt; Voil&#224;. D&#233;j&#224;, &#231;a commen&#231;ait mal. Je ne vais pas mourir mais je viens de prendre un pav&#233; dans la tronche. Qui remet en question &#224; ce moment-l&#224; totalement qui je suis, qui j'ai &#233;t&#233;, qui je vais devenir. Je te la fais courte. &lt;i&gt;&#171; Madame Thuillier, vous &#234;tes une tr&#232;s bonne &#233;ducatrice, vous apportez &#233;norm&#233;ment aux enfants, c'est important ce que vous fa&#238;tes. On va pouvoir penser &#224; des am&#233;nagements, de quoi auriez-vous besoin ? &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Ben d&#233;j&#224; les lumi&#232;res, le son, et surtout une compr&#233;hension de qui je suis et de comment je fonctionne par mes coll&#232;gues (la base pour un-e autiste) &#187;&lt;/i&gt; Et l&#224; je lis l'effroi dans ses yeux. &lt;i&gt;&#171; Ha mais non &#231;a, &#231;a va pas &#234;tre possible, vous n'avez pas &#224; le dire, vous pouvez demander la RQTH (2), mais personne ne va &#234;tre au courant &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Oui mais j'en ai besoin, d&#233;j&#224; le harc&#232;lement n'a pas &#233;t&#233; nomm&#233; comme tel&#8230; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Oui mais vous savez que j'ai re&#231;u les personnes concern&#233;es en entretien &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Oui, mais &#231;a continue l'air de rien, on continue de parler sur moi, et moi, mes sympt&#244;mes, ce qui a g&#233;n&#233;r&#233; le harc&#232;lement, ils vont pas dispara&#238;tre, bien au contraire &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Et puis c'est justement parce que je suis autiste que je suis cette &#233;ducatrice &#187; &#171; Bon, profitez de votre arr&#234;t de travail pour r&#233;fl&#233;chir, et on reparle de tout &#231;a quand vous irez mieux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224;. Premier entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Envie de hurler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que moi, je sais d&#233;j&#224; que je vais parler. Que je vais d&#233;noncer. Que &#171; ma mission &#187; est de montrer ce qu'est l'autisme de l'int&#233;rieur, de mon regard d'&#233;duc, de m&#232;re, de femme.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'appelle ma directrice. Paniqu&#233;e, seule. &lt;i&gt;&#171; Je ne sais pas quoi faire, mon m&#233;decin m'a l&#226;ch&#233;e, je suis incapable de revenir, mes fonctions ex&#233;cutives sont compl&#232;tement alt&#233;r&#233;es, j'ai mis le feu &#224; mon micro-ondes. &#187;&lt;/i&gt; Et oui, voil&#224; comment un-e autiste peut se saborder totalement, envahie par l'&#233;motion, au t&#233;l&#233;phone, seule. Incapable de mentir de par l'autisme, et incapable de filtrer de par le TDAH. Comment j'ai pu, dans ma vie, dire des mots qui auront un impact d&#233;finitif parce que je n'ai su ni mentir, ni filtrer. Et au moment o&#249; je le dis je sais qu'il ne faut pas que je dise ce que je suis en train de dire&#8230; oui oui&#8230; mais c'est impossible &#224; r&#233;fr&#233;ner. &lt;i&gt;&#171; Et puis j'ai cr&#233;&#233; une page, pour d&#233;noncer, je collabore avec ma neuropsy pour des formations &#224; destination des psy et neuropsys, c'est important de montrer ce qu'est l'autisme &#187; &#171; Vous avez cr&#233;&#233; une page, vous avez dit en public que vous &#234;tes autiste ? Ha mais &#231;a va pas &#234;tre possible, vous ne pouvez pas revenir ! &#187;&lt;/i&gt; Une fois elle l'a dit. Une seule fois. Et comme j'ai donn&#233; les billes de mon incapacit&#233; de mon incapacit&#233; &#224; revenir (je laisse l'&#233;cholalie tiens, elle &#233;tait pareil dans ma t&#234;te), et bien forc&#233;ment c'est l&#224;-dessus que part la rupture conventionnelle&#8230; Parce que dans l'histoire, j'ai &#233;t&#233; harcel&#233;e, j'ai perdu ma sant&#233;, j'ai perdu mon boulot&#8230; Soit j'accepte la rupture conventionnelle, je peux demander jusqu'&#224; six ou sept mois de salaire, il faut prouver qu'il y a eu harc&#232;lement - HA OUI aussi, dans le genre je sais pas filtrer, j'avais dit au t&#233;l&#233;phone &#224; ma directrice que tous les &#233;crits que je lui avais fait sur ce qu'il s'&#233;tait pass&#233;, je ne savais pas o&#249; ils &#233;taient, que je n'avais rien gard&#233;, elle est pas belle celle-l&#224; ???&lt;br class='autobr' /&gt;
Soit je retourne travailler, et comme ils ne me veulent pas, on va au clash et &#224; la proc&#233;dure. Tu m'imagines revenir bosser ne serait-ce qu'une heure dans une bo&#238;te o&#249; j'ai &#233;t&#233; harcel&#233;e, o&#249; je sais qu'on ne me veut plus, o&#249; on ne veut pas que je dise que je suis autiste, alors que justement, je suis autiste, j'ai un TDAH ? Ben tu vois, ce que tu imagines, c'est un dixi&#232;me de ce que moi j'imagine et de l'&#233;tat &#233;motionnel dans lequel cela me met. Visite &#224; la m&#233;decine du travail. Rappel &#224; ma directrice, qui a vu avec le directeur g&#233;n&#233;ral pour une rupture conventionnelle, que j'accepte oralement, en refusant quand m&#234;me, comme elle me le demande, de l'initier, et je suis &#224; disposition de la directrice, &#224; domicile, jusqu'&#224; la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rupture conventionnelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin mai. Rendez-vous avec la directrice et le directeur g&#233;n&#233;ral pour parler de la rupture. Il est bien stipul&#233; que je peux &#234;tre accompagn&#233;e d'un employ&#233; de l'&#233;tablissement. Mais &#231;a c'est une blague en fait ? Heu&#8230; j'ai &lt;span class='spip_document_6894 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH246/capture_d_e_cran_2023-04-28_a_09.52.51-4c8e3.png?1693476705' width='250' height='246' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; v&#233;cu plusieurs mois de harc&#232;lement, principalement par deux &#233;ducs, mais presque tous les autres ont suivi, souvent passivement, certes, en ne faisant que rire ou sourire, et en ne me faisant pas confiance pour certains. Je ne voyais pas comment et &#224; qui demander de m'accompagner. Et puis, tu veux que je vienne avec l'un d'entre eux alors que je ne peux pas dire que je suis autiste, enfin bref, c'est le bordel un peu non ? J'y vais donc seule. Et bien celui-ci ne s'est pas trop mal pass&#233;. Rupture effective vers la fin juillet, 2500 euros de prime (c'est rien, mais d&#233;j&#224; c'est plus que le minimum), &#224; domicile jusqu'&#224; la fin avec mon salaire complet. Rendez-vous la semaine d'apr&#232;s pour la rupture d&#233;finitive. Entre temps, j'&#233;cris ma chronique sur la dignit&#233;, sur ma valeur, sur ce que je m&#233;rite. Qui me booste bien pour arriver forte &#224; l'entretien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Impossible, impossible de penser, impossible de r&#233;agir, impossible de regarder dans les yeux, impossible de quoi que ce soit, comment on fait pour respirer, qu'est-ce qu'il faut que je r&#233;ponde, qu'est-ce qu'il faut que je r&#233;ponde, qu'est-ce qu'il faut que je r&#233;ponde ? J'ai pris mon stylo et j'ai sign&#233;. Je lis tr&#232;s, tr&#232;s vite, &#231;a m'a pris cinq secondes, j'ai senti la surprise en face, il a pris son stylo, m'a fait remarquer qu'il fallait &#233;crire &#171; lu et approuv&#233; &#187;, a vu que je l'avais fait et voil&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ha ben pour le coup, la dignit&#233; elle en a pris un coup&#8230; &#192; un moment, j'ai m&#234;me cru que c'&#233;tait effectivement une faveur que je sois &#224; domicile avec mon salaire. Mais voil&#224; : j'ai demand&#233; &#224; parler avec l'&#233;quipe, cela a &#233;t&#233; refus&#233; ; j'ai demand&#233; &#224; dire au revoir aux enfants, cela a &#233;t&#233; refus&#233;. Y a quand m&#234;me une chose dont je suis fi&#232;re. Quand je suis arriv&#233;e, &#233;taient encore pratiqu&#233;s balayettes, soulevages de matelas, privations de dessert, repas en chambre, contentions muscl&#233;es, punitions, copies de lignes et j'en passe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Particuli&#232;rement de la part de ces fameux deux &#233;ducs. Ces deux &#233;ducs ne font plus partie de l'&#233;tablissement (s&#233;vissent cependant ailleurs hein&#8230;). Il n'y a plus de punitions et autres violences. Cela gr&#226;ce &#224; cette directrice qui avait cette r&#233;elle volont&#233; d'amener l'&#233;ducation positive dans l'&#233;tablissement. Ma sp&#233;cialit&#233;. J'ai pu montrer qu'on pouvait faire autrement, qu'on pouvait communiquer autrement avec ces enfants, avec ses adolescents. Alors, au revoir les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Trouble du Spectre de l'Autisme/Trouble du D&#233;ficit de l'Attention avec/sans Hyperactivit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Reconnaissance de la qualit&#233; de travailleur handicap&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Assistante maternelle &#8226; Une profession discrimin&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/assistante-maternelle-o-Une-profession-discriminee</link>
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		<dc:date>2021-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante maternelle</dc:subject>
		<dc:subject>Discrimination</dc:subject>
		<dc:subject>1286</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; la suite d'un rapport rendu public en juin dernier, les d&#233;put&#233;s Bruno Bonnell (LREM) et Fran&#231;ois Ruffin (LFI) viennent de d&#233;poser une proposition de loi sur les m&#233;tiers du lien, qui comprend quelques mesures favorables aux assistantes maternelles. Cette r&#233;forme vise principalement &#224; revaloriser un peu leur salaire (le minimum horaire brut par enfant passerait de 0,281 &#224; 0,333 SMIC) et pr&#233;voit qu'un fonds national de garantie prot&#232;ge ces professionnel&#183;le&#183;s contre le risque de non-paiement des sommes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-maternelle" rel="tag"&gt;Assistante maternelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Discrimination-215" rel="tag"&gt;Discrimination&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1286-" rel="tag"&gt;1286&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la suite d'un &lt;a href=&#034;http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion-eco/l15b3126_rapport-information&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;rapport rendu public en juin dernier&lt;/a&gt;, les d&#233;put&#233;s Bruno Bonnell (LREM) et Fran&#231;ois Ruffin (LFI) viennent de d&#233;poser une proposition de loi sur les m&#233;tiers du lien, qui comprend quelques mesures favorables aux assistantes maternelles. Cette r&#233;forme vise principalement &#224; revaloriser un peu leur salaire (le minimum horaire brut par enfant passerait de 0,281 &#224; 0,333 SMIC) et pr&#233;voit qu'un fonds national de garantie prot&#232;ge ces professionnel&#183;le&#183;s contre le risque de non-paiement des sommes dues. Si ces points vont incontestablement dans le bon sens, ils manquent cruellement d'ambition par rapport au scandale que vivent les assistantes maternelles, que nous avons voulu d&#233;noncer dans notre livre (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la commission dite des mille premiers jours (de l'enfant), pr&#233;sid&#233;e par Boris Cyrulnik, avait parmi ses objectifs de repenser le fonctionnement des modes de garde, &lt;a href=&#034;https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-1000-premiers-jours.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le rapport remis en septembre&lt;/a&gt; &#224; Adrien Taquet, secr&#233;taire d'&#201;tat en charge de l'Enfance et des Familles, a &#233;galement n&#233;glig&#233; les assistantes maternelles et le calvaire que beaucoup d'entre elles endurent. Cela est d'autant plus &#233;tonnant que le c&#233;l&#232;bre neuropsychiatre, qui dirige l'Institut Petite Enfance, avait pris leur d&#233;fense, &lt;a href=&#034;https://peaz.fr/wp-content/uploads/2020/04/Lettre-ouverte-au-pr&#233;sident-de-la-R&#233;publique_les-professionnels-petite-enfance-mis-en-danger_-1er-avril.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;dans une lettre ouverte aux autorit&#233;s&lt;/a&gt; pendant le confinement, pour protester contre les carences des institutions vis-&#224;-vis des professionnels &#8211; dont les assistantes maternelles &#8211; durant la crise sanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sumer la situation indigne dans laquelle se retrouvent ces salari&#233;es (qui ne sont pas, contrairement &#224; ce que certains pensent, des ind&#233;pendantes), il s'agit d'un syst&#232;me institutionnel de discriminations. En effet, la profession n'est pas reconnue comme telle et se voit exclue des principes g&#233;n&#233;raux du droit du travail, notamment sur des aspects aussi importants que la r&#233;mun&#233;ration, la dur&#233;e du temps de travail ou la m&#233;decine pr&#233;ventive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattach&#233;es pour une bonne partie de leur activit&#233; au Code de l'action sociale et des familles, et non au Code du travail, les assistantes maternelles ne b&#233;n&#233;ficient pas du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), dont les termes, pourtant, paraissent explicites. Ainsi, de nombreuses travailleuses qui ne gardent qu'un enfant ne gagnent que quelques centaines d'euros par mois, bien en dessous du SMIC ; la revalorisation propos&#233;e par les d&#233;put&#233;s n'am&#233;liorera que tr&#232;s peu les choses. Certains objecteront que des assistantes maternelles peuvent s'occuper de deux, trois ou m&#234;me quatre enfants, ce qui leur assure des sources de revenus d&#233;cents, plus confortables. Cependant, ainsi que les &#233;tudes cit&#233;es dans notre ouvrage le d&#233;montrent, c'est loin d'&#234;tre la r&#232;gle g&#233;n&#233;rale et les salaires tr&#232;s faibles, en dessous du SMIC, sont fr&#233;quents. Selon les zones d'habitation et l'intensit&#233; de la concurrence (avec les autres assistantes maternelles ou avec les cr&#232;ches), il est souvent difficile de trouver des enfants &#224; garder. Qui plus est, pour que les parents puissent b&#233;n&#233;ficier d'aides, les contrats propos&#233;s ne doivent pas d&#233;passer des niveaux &#8211; faibles &#8211; de r&#233;mun&#233;ration. Toutes les recherches effectu&#233;es concluent donc &#224; un salaire moyen inf&#233;rieur au SMIC, la France, parmi les pays riches, &#233;tant l'un de ceux qui garantissent aux parents le moindre co&#251;t, pour ce qu'ils ont pourtant de plus cher, leur prog&#233;niture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces faibles r&#233;mun&#233;rations sont d'autant plus scandaleuses que la dur&#233;e du temps de travail d&#233;passe largement la dur&#233;e l&#233;gale. Le probl&#232;me est le suivant : comme le travail n'est pas v&#233;ritablement reconnu en tant que tel, les textes, en particulier la convention collective de 2004, ne parlent que de dur&#233;e d'accueil, la fixant &#224; 45 heures par semaine, avec possibilit&#233;s de d&#233;passement (bien des assistantes maternelles travaillent en fait plus d'une cinquantaine d'heures). Or cet accueil constitue toujours, dans les faits, une responsabilit&#233; &#224; temps plein et ce n'est pas parce qu'un enfant dort que le travail cesse. De plus, compte tenu des nombreuses exigences que l'on impose &#224; ces salari&#233;es, le travail va bien au-del&#224; de l'accueil car il faut notamment pr&#233;parer le lieu de vie, veiller &#224; sa propret&#233;, &#224; sa s&#233;curisation et souvent, le matin, le soir ou le week-end, communiquer avec les familles sur divers sujets. Sans compter les retards, fr&#233;quents, des parents qui viennent chercher leur enfant en fin de journ&#233;e, pour diff&#233;rents motifs (leur propre travail, les transports,&#8239;etc.). La cons&#233;quence de ce planning tr&#232;s charg&#233; est l'&#233;puisement de beaucoup de ces professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, pour les probl&#232;mes de sant&#233;, l&#224; encore, les assistantes maternelles se retrouvent hors du cadre protecteur du droit du travail. Alors qu'elles souffrent de pathologies parfois assez graves, tant sur le plan physiologique (troubles musculo-squelettiques &#224; cause de l'obligation de soulever r&#233;guli&#232;rement les b&#233;b&#233;s, probl&#232;mes auditifs li&#233;s aux cris r&#233;p&#233;t&#233;s des enfants) que psychologique, elles n'ont pas droit &#224; la m&#233;decine du travail, qui a essentiellement un r&#244;le pr&#233;ventif et pourrait les prot&#233;ger dans leur exercice professionnel. Les &#171; ass. mat. &#187; ne sont pas &#233;pargn&#233;es par le burn out, en particulier du fait des pressions de certains parents, qui se retrouvent pour la premi&#232;re et souvent seule fois de leur vie employeurs (et ne savent pas forc&#233;ment se conduire en tant que tels), mais aussi de certaines instances tr&#232;s dures de contr&#244;le. Les infirmi&#232;res pu&#233;ricultrices, qui peuvent faire des visites-surprises, sont en effet en mesure de faire suspendre, totalement ou partiellement, l'agr&#233;ment donn&#233; par le pr&#233;sident du conseil d&#233;partemental ; cette menace est souvent mal v&#233;cue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise sanitaire que nous vivons actuellement a encore aggrav&#233; la situation. Les directives gouvernementales ont &#233;t&#233; mal comprises, mal communiqu&#233;es. On leur a tout d'abord propos&#233;, au d&#233;but du confinement, de garder exceptionnellement jusqu'&#224; six enfants, au m&#233;pris de leur sant&#233; et de celle de leur famille, et en contradiction avec la s&#233;v&#233;rit&#233; qui guide habituellement les conditions d'octroi de l'agr&#233;ment. Les m&#233;canismes d'indemnisation ont &#233;galement &#233;t&#233; extr&#234;mement flous (arr&#234;t-maladie ou ch&#244;mage partiel), avec un taux inf&#233;rieur &#224; celui des travailleurs pay&#233;s au SMIC qui, eux, pouvaient continuer &#224; percevoir l'int&#233;gralit&#233; de leur r&#233;mun&#233;ration. Surtout, la sant&#233; de ces travailleuses n'a pas &#233;t&#233; prise en compte et il a fallu attendre longtemps, jusqu'au d&#233;but du d&#233;confinement, pour qu'enfin quelques mesures soient prises comme la fourniture de masques. Dans ce climat d&#233;l&#233;t&#232;re, certaines n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; &#233;crire aux autorit&#233;s pour leur dire qu'elles mettraient fin &#224; leur activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle de &#171; m&#233;tiers du lien &#187; mais les assistantes maternelles ne semblent pas disposer de lien avec le reste de la soci&#233;t&#233;. Les courroies de transmission que sont les syndicats apparaissent en effet peu repr&#233;sentatives de ces salari&#233;es et plut&#244;t anim&#233;es par des professionnels de l'action militante. Dans ces conditions, toute cette cat&#233;gorie de travailleuses reste pour ainsi dire invisible et sans voix. Quand on parle d'elles dans les m&#233;dias ou dans la sph&#232;re publique, ce sont en g&#233;n&#233;ral les enfants et leurs parents qui b&#233;n&#233;ficient de l'attention. Dans cette situation de n&#233;o-domesticit&#233;, elles n'ont pas leur mot &#224; dire et doivent attendre que toutes les parties d&#233;cident pour elles. Pourtant, au travers de la discrimination institutionnalis&#233;e subie par leur profession, c'est toute la R&#233;publique qui est remise en question par la violation d'un de ses principes fondamentaux, de valeur constitutionnelle : l'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;(1) Le scandale des assistantes maternelles, Louise &amp; Sonny Perseil, &#201;d. L'Harmattan, 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2058 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH338/capture_d_e_cran_2020-12-14_a_11.12.12-d5b97.png?1693798974' width='500' height='338' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Expo &#8226; M&#233;moire tsigane</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1243-Expo-o-Memoire-tsigane</link>
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		<dc:date>2019-01-22T11:12:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Discrimination</dc:subject>
		<dc:subject>1243</dc:subject>

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&lt;p&gt;Petite par sa taille et dense dans son contenu, l'exposition-dossier L'internement des Nomades, une histoire fran&#231;aise (1940-1946) accueillie au M&#233;morial de la Shoah, &#233;claire une part m&#233;connue de l'histoire tragique des Tsiganes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au tournant du xxe&#8239;si&#232;cle, les populations itin&#233;rantes, qu'elles soient gitane, manouche, y&#233;niche, sinti, rom subissent de plus en plus de contr&#244;les. L'administration fran&#231;aise institue le carnet anthropom&#233;trique individuel d'identit&#233; obligatoire d&#232;s l'&#226;ge de 13 ans (loi du 16 (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Discrimination-215" rel="tag"&gt;Discrimination&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1243-" rel="tag"&gt;1243&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Petite par sa taille et dense dans son contenu, l'exposition-dossier &lt;i&gt;L'internement des Nomades, une histoire fran&#231;aise&lt;/i&gt; (1940-1946) accueillie au M&#233;morial de la Shoah, &#233;claire une part m&#233;connue de l'histoire tragique des Tsiganes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au tournant du xxe&#8239;si&#232;cle, les populations itin&#233;rantes, qu'elles soient gitane, manouche, y&#233;niche, sinti, rom subissent de plus en plus de contr&#244;les. L'administration fran&#231;aise institue le carnet anthropom&#233;trique individuel d'identit&#233; obligatoire d&#232;s l'&#226;ge de 13 ans (loi du 16&#8239;juillet 1912). Cette logique de fichage d&#233;ploy&#233;e par la R&#233;publique tend &#224; assimiler ces personnes sans r&#233;sidence fixe &#224; une population per&#231;ue comme dangereuse, voire criminelle, qu'il s'agit d'identifier, d'encadrer et de r&#233;primer. Ces familles sont rejet&#233;es, humili&#233;es, voire pers&#233;cut&#233;es, au seul motif qu'elles sont Tsiganes ; on disait alors &#171; Nomades &#187;, aujourd'hui on les nomme &#171; Gens du voyage &#187;. Durant la Seconde Guerre mondiale, tous les Nomades circulant en France sont assign&#233;s &#224; r&#233;sidence sous la surveillance de la police ou intern&#233;s dans des camps, le d&#233;cret du 6&#8239;avril 1940 leur interdisant de circuler sur l'ensemble du territoire m&#233;tropolitain. Les autorit&#233;s fran&#231;aises administrent alors une trentaine de camps, o&#249; s&#233;journent un peu plus de 6 500 Tsiganes. D'octobre&#8239;1940 &#224; mai&#8239;1946, le constat est partout identique. En zone occup&#233;e ou libre, la vie quotidienne dans les camps est &#233;prouvante et r&#233;v&#232;le des conditions sanitaires d&#233;plorables, avec une forte mortalit&#233; infantile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2528 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L456xH262/screenshot_15-8-079fc.png?1694003477' width='456' height='262' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers des photographies, des t&#233;moignages, des archives, le visiteur d&#233;couvre la cr&#233;ation des camps, l'exclusion et la pers&#233;cution de ces familles nomades qui pr&#233;f&#232;rent s'appeler les &#171; Voyageurs &#187;. Cette exposition rappelle la n&#233;cessit&#233; de se souvenir, de restaurer dans le respect des victimes une m&#233;moire presque perdue, pour continuer &#224; vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'internement des Nomades, une histoire fran&#231;aise (1940-1946) Exposition jusqu'au 17&#8239;mars 2019 au M&#233;morial de la Shoah &#224; Paris. Entr&#233;e libre et gratuite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour en savoir plus : expo-nomades.memorialdelashoah.org&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des femmes se battent contre les id&#233;es re&#231;ues</title>
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		<dc:date>2005-04-14T14:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Discrimination</dc:subject>
		<dc:subject>749</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'association Retravailler propose le dispositif FEMME en partenariat avec l'AFPA. Objectif : permettre aux femmes &#233;loign&#233;es de l'emploi d'&#233;laborer un projet professionnel, de d&#233;couvrir des secteurs d'activit&#233; porteurs pour se qualifier. Et y compris dans les corps de m&#233;tier r&#233;serv&#233;s traditionnellement aux hommes &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous &#234;tes une femme, vous vous posez des questions sur votre travail, votre &#233;volution personnelle. Vous vous demandez comment concilier vie professionnelle et vie personnelle. Retravailler et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-749-" rel="tag"&gt;749&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'association Retravailler propose le dispositif FEMME en partenariat avec l'AFPA. Objectif : permettre aux femmes &#233;loign&#233;es de l'emploi d'&#233;laborer un projet professionnel, de d&#233;couvrir des secteurs d'activit&#233; porteurs pour se qualifier. Et y compris dans les corps de m&#233;tier r&#233;serv&#233;s traditionnellement aux hommes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Vous &#234;tes une femme, vous vous posez des questions sur votre travail, votre &#233;volution personnelle. Vous vous demandez comment concilier vie professionnelle et vie personnelle. Retravailler et l'AFPA vous proposent le dispositif FEMME, permanent et gratuit &#187;, peut-on lire sur une affiche jaune appos&#233;e sur le mur de l'association Retravailler&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Retravailler, structure nationale au service de l'orientation et de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; Pantin (Seine-Saint-Denis)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Retravailler - 42, rue Auger - 93500 Pantin. T&#233;l. 01 56 96 19 90 - mail : (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif FEMME (Femmes, &#201;volution vers la Mixit&#233; des M&#233;tiers et vers l'Emploi) propose aux femmes d'&#233;laborer un projet professionnel en &#233;largissant le champ des possibles avec la d&#233;couverte de secteurs d'activit&#233; porteurs d'emploi o&#249; les femmes sont peu pr&#233;sentes. Ce dispositif comprend trois espaces : l'accueil, afin d'analyser les besoins de chaque femme et r&#233;aliser avec elle un plan d'action ; l'orientation pour d&#233;couvrir des m&#233;tiers et choisir une orientation professionnelle en fonction des int&#233;r&#234;ts acquis et de la r&#233;alit&#233; de l'environnement socio-&#233;conomique et l'accompagnement jusqu'&#224; la r&#233;alisation du projet. La d&#233;marche dure trois mois &#224; raison de deux demi-journ&#233;es par semaine. L'action de l'association Retravailler s'inscrit dans le cadre de la charte des droits fondamentaux de l'Union europ&#233;enne stipulant que &#171; l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes doit &#234;tre assur&#233;e dans tous les domaines, y compris en mati&#232;re d'emploi, de travail et de r&#233;mun&#233;ration (&#8230;) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;tiers peu f&#233;minis&#233;s et porteurs d'emploi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Orient&#233;es par l'ANPE, &#201;lodie et Val&#233;rie ont d'abord suivi une session Objectif projet individualis&#233; (OPI) &#224; l'association Retravailler avant de rejoindre le dispositif FEMME voici deux mois et demi. Titulaire d'un BEP sanitaire et social, &#201;lodie ne souhaite pas s'orienter vers ce secteur, conseill&#233; par l'&#233;cole &lt;i&gt;&#171; avec le secr&#233;tariat &#187;. &#171; Moi on m'avait parl&#233; coiffure et esth&#233;tique &#187;&lt;/i&gt;, encha&#238;ne Val&#233;rie. Au d&#233;but du stage, les deux jeunes femmes et leurs huit coll&#232;gues ont particip&#233; aux six &#171; Journ&#233;es de d&#233;couverte des m&#233;tiers &#187;, organis&#233;es en partenariat avec l'AFPA, explor&#233; six secteurs d'activit&#233; dits &#171; masculins &#187; (&#233;lectricit&#233;-&#233;lectronique-maintenance industrielle, informatique industrielle, b&#226;timent second &#339;uvre, restauration, magasinage et logistique) et constat&#233; qu'ils sont ouverts aux femmes. Val&#233;rie connaissait d&#233;j&#224; les m&#233;tiers de la restauration et du b&#226;timent &#8211; elle a travaill&#233; &#224; la cha&#238;ne &#224; un poste d'ouvrier fraiseur &#8212; et a d&#233;couvert l'informatique industrielle, la climatisation, la robotique, le magasinage. &lt;i&gt;&#171; Les mat&#233;riaux l&#233;gers, les outils (chariots, &#233;l&#233;vateurs, informatique) facilitent les t&#226;ches, les rendant tout &#224; fait accessibles aux femmes &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sortir de l'&#233;cole, cette m&#232;re de trois enfants a encha&#238;n&#233; les petits boulots (caissi&#232;re, vendeuse, agent de s&#233;curit&#233;&#8230;). &lt;i&gt;&#171; Travailler dans un secteur plut&#244;t r&#233;serv&#233; aux hommes, c'est &#224; la fois bien et difficile. On pr&#233;tend que les hommes y sont super-machos mais le travail entre femmes peut aussi &#234;tre terrible. Pour ma part, je m'int&#232;gre bien dans les milieux masculins, peut-&#234;tre &#224; cause de mon cot&#233; gar&#231;on manqu&#233;. Une femme s'adapte de toute fa&#231;on plus facilement car elle conna&#238;t le comportement des hommes. Quand je travaillais dans le secteur de la s&#233;curit&#233;, des hommes &#224; l'apparence tr&#232;s dure se confiaient &#224; moi, ce qu'ils n'avaient pas l'habitude de faire avec leurs coll&#232;gues masculins &#187;&lt;/i&gt;. &#201;lodie, elle, ne connaissait aucun de ces secteurs d'activit&#233;, ils ne l'ont d'ailleurs pas attir&#233;e &lt;i&gt;&#171; j'ai envie de m'orienter vers l'art ou l'artisanat, mais je continue &#224; me chercher et ce n'est pas &#233;vident &#187;&lt;/i&gt;, soupire-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif propose deux temps de travail compl&#233;mentaires : un travail individualis&#233; (bilan personnel et professionnel, &#233;laboration du projet, recherche de documentation) et un travail en groupe compl&#233;t&#233;s par des d&#233;marches &#224; l'ext&#233;rieur : recherches d'informations, rencontres avec des professionnels&#8230; Chaque femme pr&#233;sente le r&#233;sultat de son travail individualis&#233; au reste du groupe. &lt;i&gt;&#171; Ce temps d'&#233;change permet un questionnement sur soi, ses comp&#233;tences, ses aspirations, la mani&#232;re dont on va construire le projet, les questions soulev&#233;es&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, explique Val&#233;rie &#171; &lt;i&gt; c'est aussi l'occasion de mutualiser les connaissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans le groupe, une jeune fille d&#233;sire devenir caissi&#232;re, comme j'ai d&#233;j&#224; occup&#233; ce poste, je lui en parle concr&#232;tement. Chacune ayant exerc&#233; des m&#233;tiers diff&#233;rents, les &#233;changes sont riches &#187;&lt;/i&gt;. Accompagner les processus de changement suppose le respect des personnes, de leurs aspirations, comme de leurs r&#233;sistances. L'empathie est l'un de principes p&#233;dagogiques du dispositif. Il consiste &#233;galement &#224; amener les femmes &#224; trouver elles-m&#234;mes les solutions &#224; apporter &#224; leur situation et adapt&#233;es aux modalit&#233;s du march&#233; de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un travail sur les st&#233;r&#233;otypes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour l'association Retravailler &lt;i&gt;&#171; se mobiliser vers des objectifs d'&#233;galit&#233; des chances entre les femmes et les hommes n&#233;cessite de s'attaquer de plus pr&#232;s &#224; l'ensemble des st&#233;r&#233;otypes de sexe qui assignent les femmes &#224; des places et des r&#244;les pr&#233;d&#233;termin&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Une demi-journ&#233;e de formation est consacr&#233;e &#224; ce travail &#224; partir du t&#233;moignage &#233;crit d'une femme ma&#231;onne.&lt;i&gt; &#171; Dans ce texte, la femme est aussi comp&#233;tente que ses coll&#232;gues masculins et capable de porter de lourdes charges mais elle subit le poids de son &#233;ducation (ses parents r&#234;vaient pour elle d'un autre m&#233;tier) et de l'environnement (ses amis ne comprennent pas son choix et ses coll&#232;gues masculins la rel&#232;guent &#224; des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res) &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque C&#233;line Palicot, formatrice, titulaire d'un DESS psychologie et pratiques de l'orientation professionnelle. Cette femme ma&#231;onne se bat pour exercer son m&#233;tier, son t&#233;moignage suscite le d&#233;bat : &lt;i&gt;&#171; Si une femme aime un m&#233;tier d'homme il ne devrait y avoir aucun souci,&lt;/i&gt; estime Val&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pourtant d&#232;s l'&#233;cole on nous parle de m&#233;tiers masculins et f&#233;minins. Mon p&#232;re, entrepreneur, avait lui embauch&#233; une femme peintre en b&#226;timent et en &#233;tait tr&#232;s fier. Nous, ses six enfants l'aidions sur les chantiers et les quatre filles ne passaient pas l'aspirateur ! &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Nous poussons les stagiaires dans leurs retranchements, les amenons &#224; s'autoriser &#224; aller vers des m&#233;tiers qu'elles pensent inaccessibles. S'il est vrai que travailler dans le b&#226;timent demande de la force physique, l'exercice du m&#233;tier d'aide-soignante &#233;galement &#187;&lt;/i&gt;, illustre la formatrice. Pour Val&#233;rie, les st&#233;r&#233;otypes viennent de l'&#233;ducation &#171; &lt;i&gt; les petites filles doivent jouer &#224; la poup&#233;e et non aux voitures. Nous sommes &#233;duqu&#233;es ainsi, nous avons un chemin &#224; suivre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, les choses &#233;voluent &lt;i&gt;&#171; les hommes prennent des cong&#233;s parentaux, r&#233;alisent plus souvent les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-elle. &lt;i&gt;&#171; En cachette alors &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;torque en plaisantant &#201;lodie. Une discussion qui donne aux femmes l'occasion d'&#233;voquer leur grande pr&#233;occupation : comment concilier vies familiale et professionnelle ? &lt;i&gt;&#171; Avant de pouvoir se projeter dans un m&#233;tier, elles s'inqui&#232;tent de la mani&#232;re dont elles vont s'organiser et des r&#233;actions de leur entourage. Si l'une d'elles veut devenir peintre en b&#226;timent mais que son mari refuse, elle devra g&#233;rer le d&#233;saccord &#187;&lt;/i&gt;, souligne C&#233;line Palicot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#201;lodie, les hommes aussi vivent une certaine forme de discrimination &lt;i&gt;&#171; &#224; un homme d&#233;sirant exercer le m&#233;tier de pu&#233;riculteur, on dira &#171; Quoi tu veux t'occuper de gosses ? &#187;&lt;/i&gt;. C&#233;line Palicot encha&#238;ne &lt;i&gt;&#171; en parlant des m&#233;tiers, on d&#233;borde sur les questions d'identit&#233; sexuelle et les st&#233;r&#233;otypes li&#233;s aux m&#233;tiers (l'homosexualit&#233; suppos&#233;e des coiffeurs et couturiers par exemple). Lorsqu'une femme pense exercer un m&#233;tier elle s'inqui&#232;te pour sa f&#233;minit&#233;, l'identit&#233; est touch&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Dans le groupe sont &#233;galement abord&#233;es les disparit&#233;s en mati&#232;re de salaire, la progression du droit des femmes, leur plus grande pr&#233;carit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Tout est li&#233; &#187;&lt;/i&gt;, insiste la formatrice &lt;i&gt;&#171; travailler &#224; temps partiel pour &#233;lever les enfants para&#238;t &#233;vident &#224; de nombreuses femmes m&#234;me si cela doit freiner leur carri&#232;re professionnelle. Ces discussions arrivent dans la famille, permettent de redistribuer les r&#244;les ou du moins d'essayer m&#234;me si un v&#233;ritable changement n&#233;cessite plus de trois mois &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des difficult&#233;s li&#233;es &#224; la garde des enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les femmes sont orient&#233;es vers ce dispositif non r&#233;mun&#233;r&#233; par l'ANPE, la mission RMI, le centre de protection maternelle et infantile (PMI), l'AFPA, le Centre de documentation des femmes (CDIF 93), la mission locale&#8230; Un dispositif soutenu par la d&#233;l&#233;gation r&#233;gionale aux droits des femmes, le conseil r&#233;gional d'Ile-de-France, l'&#201;tat et le Fonds social europ&#233;en. D&#232;s le d&#233;but du stage, les formateurs insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'y assister avec r&#233;gularit&#233; et d'anticiper le mode de garde des enfants. Pourtant, le manque de places en cr&#232;che et pour certaines l'isolement relationnel p&#233;nalisent un nombre important de stagiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mars 2002 &#224; octobre 2004 soixante-quatorze femmes ont suivi le dispositif FEMME &#224; Pantin (trois cent quarante-deux au total en Ile-de-France). En majorit&#233; &#226;g&#233;es de 26 &#224; 45 ans, avec un faible niveau de qualification, elles n'avaient pour la plupart pas de projet professionnel. &#192; la sortie du stage, la moiti&#233; d'entre elles a construit un projet vers un secteur traditionnel, l'autre vers un secteur atypique. 60 % des stagiaires ont trouv&#233; une formation, 23 % un emploi. Apr&#232;s les trois mois de stage, l'association Retravailler assure un suivi des femmes rest&#233;es sans projet jusqu'&#224; la consolidation de leur situation professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Val&#233;rie et &#201;lodie le travail individualis&#233; a mis en &#233;vidence leur go&#251;t pour l'art et l'artisanat. Elles ont d&#233;cid&#233; d'explorer le m&#233;tier du vitrail et s'appr&#234;tent &#224; aller rencontrer un professionnel pour mieux le conna&#238;tre. Elles s'informent aussi des formations et d&#233;bouch&#233;s professionnels dans leur r&#233;gion. Val&#233;rie s'enthousiasme &lt;i&gt;&#171; travailler la couleur, d&#233;couper le verre, utiliser l'appareil &#224; soudure, tout cela me plairait &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.retravailler.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Retravailler&lt;/a&gt;, structure nationale au service de l'orientation et de l'insertion professionnelle, a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1974 par &#201;velyne Sullerot pour &#339;uvrer &#224; l'&#233;mancipation des femmes. Pour cette sociologue du travail, l'&#233;mancipation passait par l'acc&#232;s au travail. &#192; l'&#233;poque, l'organisation &#233;conomique et sociale reposait encore sur le mod&#232;le dominant de l'homme au travail et de la femme &#224; la maison. &#201;velyne Sullerot paria sur les femmes elles-m&#234;mes pour changer la donne, consid&#233;rant cependant qu'il fallait leur en donner les moyens. Ainsi Retravailler devint la premi&#232;re m&#233;thode fran&#231;aise d'orientation professionnelle d'adultes destin&#233;e &#224; des femmes souhaitant reprendre une activit&#233; apr&#232;s l'&#233;ducation de leurs enfants. Les effets furent tr&#232;s positifs. Trente ans plus tard, la situation socio-&#233;conomique a chang&#233;, l'association &#233;volu&#233;. L'identit&#233; par le travail reste le noyau dur de ses principes d'action et l'orientation professionnelle son champ d'intervention. Son action s'est cependant &#233;largie &#224; l'ensemble des probl&#233;matiques de changement jalonnant une trajectoire professionnelle : premi&#232;re insertion, r&#233;insertion apr&#232;s un licenciement ou une interruption volontaire, &#233;volution de carri&#232;re, changement d'activit&#233;&#8230; toutes situations qui requi&#232;rent des modes d'accompagnement adapt&#233;s. Retravailler f&#233;d&#232;re vingt-deux associations territoriales en m&#233;tropole et dans les DOM/TOM&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Retravailler - 42, rue Auger - 93500 Pantin. T&#233;l. 01 56 96 19 90 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:antenne.pantin@retravailler.org&#034; class='spip_mail'&gt;antenne.pantin@retravailler.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les gueules de l'emploi</title>
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		<dc:date>2003-05-12T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>666</dc:subject>
		<dc:subject>Discrimination</dc:subject>

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&lt;p&gt;La r&#233;alisatrice Martine Delumeau donne la parole &#224; quatre personnes victimes de discrimination dans le travail et &#224; un consultant sp&#233;cialiste de cette question. Les t&#233;moignages montrent la souffrance que provoque ce d&#233;lit et la n&#233;cessit&#233; de porter plainte &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils s'appellent Assia, Gaston, Nassera et Toufik. Ils sont d'origine &#233;trang&#232;re. Ils vivent aux quatre coins de la France. Certains ont des dipl&#244;mes, d'autre non. Certains ont un travail, d'autres sont au ch&#244;mage. &#171; Ils ont en commun d'avoir &#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/critiques-de-videos" rel="directory"&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-666-" rel="tag"&gt;666&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Discrimination-215" rel="tag"&gt;Discrimination&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;alisatrice Martine Delumeau donne la parole &#224; quatre personnes victimes de discrimination dans le travail et &#224; un consultant sp&#233;cialiste de cette question. Les t&#233;moignages montrent la souffrance que provoque ce d&#233;lit et la n&#233;cessit&#233; de porter plainte&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils s'appellent Assia, Gaston, Nassera et Toufik. Ils sont d'origine &#233;trang&#232;re. Ils vivent aux quatre coins de la France. Certains ont des dipl&#244;mes, d'autre non. Certains ont un travail, d'autres sont au ch&#244;mage. &#171; Ils ont en commun d'avoir &#233;t&#233; victimes de discrimination raciale au travail ou &#224; l'embauche. &#192; un moment de leur parcours professionnel, une phrase, un mot, une attitude leur ont fait comprendre qu'ils n'avaient peut-&#234;tre pas leur place dans le monde du travail ou alors une place bien d&#233;termin&#233;e &#187;, expose Martine Delumeau, la r&#233;alisatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assia Hassani a 28 ans. Elle est alg&#233;rienne. Elle vit en France depuis son enfance. Son embauche dans une bijouterie est imminente lorsque la propri&#233;taire se r&#233;tracte : &#171; Vous vous appelez Assia ? Je pense que &#231;a ne va pas &#234;tre possible. Je croyais que vous &#233;tiez fran&#231;aise &#187;. Sur son CV, elle s'appelle Alicia &#171; Lorsque j'envoie des CV avec mon nom d'origine, je ne suis jamais convoqu&#233;e &#187;. Elle porte plainte. Elle retrouve un poste de commerciale. Tout se passe bien jusqu'au jour o&#249; on lui refuse l'entr&#233;e d'un site parce qu'elle est alg&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gaston Dioulo travaille depuis huit ans dans une multinationale. Il accumule les dipl&#244;mes, forme les nouveaux arriv&#233;s dans l'entreprise mais son poste n'&#233;volue pas. D'origine ivoirienne, il se juge victime de harc&#232;lement discriminatoire et porte plainte alors qu'il est toujours salari&#233;. Il cache l'histoire &#224; ses trois enfants &#171; Il n'y a rien de plus difficile que d'expliquer un acte que rien ne justifie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nassera Gherbi est aide-soignante. Elle subit des insultes racistes de la part d'une coll&#232;gue que la surveillante d&#233;fendra. Elle est la seule &#224; ne pas &#234;tre titularis&#233;e apr&#232;s quatre ann&#233;es de travail. &#171; Je ne vous sens pas &#187;, lui dit la surveillante. Nassera porte plainte au p&#233;nal et se fait licencier.&lt;br class='manualbr' /&gt;Toufik Bad&#232;che a 40 ans. Chercheur en physique des mat&#233;riaux, huit ans apr&#232;s sa th&#232;se, il n'a pas de lieu pour faire ses recherches. Il n'a v&#233;cu que deux ann&#233;es de stabilit&#233;. Entre deux postes pr&#233;caires, il vit de longs moments d'inactivit&#233; et per&#231;oit le RMI. Certes, les postes de chercheurs sont rares et tous vivent des p&#233;riodes d'inactivit&#233; mais pas &#224; ce point. Toufik &#233;crit dans des revues scientifiques, intervient dans des colloques internationaux et est tuteur de th&#232;se. Il prend contact avec la Commission d&#233;partementale d'acc&#232;s &#224; la citoyennet&#233; (CODAC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khalid Hamdani, consultant en ressources humaines, anime aupr&#232;s de responsables de recrutement, de salari&#233;s de La Poste, de mission locales et d'associations, une formation sur les pr&#233;jug&#233;s qui conduisent &#224; la discrimination. Il d&#233;nonce &#171; l'ethnicisation des secteurs &#187; provoqu&#233;e par la politique discriminatoire des entreprises. &#171; Prenons l'exemple d'un jeune d'origine &#233;trang&#232;re qui obtient un BTS. Ne trouvant pas de travail, il accepte un poste de man&#339;uvre. Au bout d'un an, lors des entretiens d'embauche dans son secteur, on lui dira : &#171; Vous n'avez pas travaill&#233; pendant un an, votre dipl&#244;me est obsol&#232;te &#187;. On commence &#224; mettre en doute ses comp&#233;tences. Au bout de deux ans, il n'a plus qu'&#224; raccrocher son dipl&#244;me. S'il est grand et costaud, il trouvera un poste dans la s&#233;curit&#233;. Un v&#233;ritable g&#226;chis de ressources humaines et une situation intol&#233;rable pour lui. De plus, il prendra la place de quelqu'un qui n'a pas de BTS. C'est la collectivit&#233; pourtant qui a pay&#233; sa formation &#187;. La discrimination est une souffrance. Et un d&#233;lit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2002 - 53 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;ADAV&lt;br class='manualbr' /&gt;41, rue des Envierges&lt;br class='manualbr' /&gt;75020 Paris&lt;br class='manualbr' /&gt;Tel. 01 43 49 10 02&lt;br class='manualbr' /&gt;mail : &lt;a href=&#034;mailto:adav@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;adav@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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