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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Accueil et soutien parental : entre AEMO et placement familial</title>
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		<title>Accueil et soutien parental : entre AEMO et placement familial</title>
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&lt;p&gt;Comment travailler en placement familial, en associant vraiment les parents &#224; l'&#233;ducation de leur enfant ? Des professionnels mettent en &#339;uvre, chaque jour, des moyens pour que cette id&#233;e centrale n'en reste pas au stade du seul principe. Exemple concret avec le dispositif accueil et soutien parental (ASP) &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les praticiens de la protection de l'enfance les ont rencontr&#233;es, ces situations familiales qui ne sont pas suffisamment d&#233;grad&#233;es pour envisager une s&#233;paration compl&#232;te de l'enfant d'avec (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment travailler en placement familial, en associant vraiment les parents &#224; l'&#233;ducation de leur enfant ? Des professionnels mettent en &#339;uvre, chaque jour, des moyens pour que cette id&#233;e centrale n'en reste pas au stade du seul principe. Exemple concret avec le dispositif accueil et soutien parental (ASP)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_641 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH389/sexuel_c_jiho-7e8a9.jpg?1694179409' width='500' height='389' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les praticiens de la protection de l'enfance les ont rencontr&#233;es, ces situations familiales qui ne sont pas suffisamment d&#233;grad&#233;es pour envisager une s&#233;paration compl&#232;te de l'enfant d'avec ses parents, mais trop probl&#233;matiques pour maintenir une pr&#233;sence permanente. Le placement intervient n&#233;anmoins, au bout d'un certain temps, quand les circonstances se sont bien d&#233;t&#233;rior&#233;es. Et quand, parfois, malgr&#233; la prise de distance, le comportement de l'enfant s'aggrave, on ne conclut pas &#224; l'&#233;chec de la solution adopt&#233;e, mais au contraire &#224; sa pertinence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lien Social s'est ainsi fait l'&#233;cho d'exp&#233;riences qui proposent des solutions interm&#233;diaires entre l'internat et le milieu ouvert, et ce depuis 20 ans pour le Sapmn du Gard, voire 30 ans pour le Semo du Calvados&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Lire Lien Social n&#176; 638 du 17 octobre 2002' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Longtemps rest&#233;es confidentielles, ces pratiques dites &#171; s&#233;quentielles &#187; commencent juste &#224; se diffuser un peu partout : elles consistent &#224; am&#233;nager les temps de vie au sein de la famille d'origine et les p&#233;riodes de mise &#224; distance avec souplesse et flexibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience que nous allons pr&#233;senter aujourd'hui nous vient de l'ouest de la France, de Saint-Nazaire, plus pr&#233;cis&#233;ment, ville plus connue pour sa construction de paquebots que pour l'innovation de ses services de placement familiaux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Gen&#232;se d'une mutation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mergence de nouvelles m&#233;thodes de travail est le plus souvent le produit de l'&#233;poque qui les a vues na&#238;tre. Ainsi, le d&#233;veloppement d'attitudes bien plus respectueuses &#224; l'&#233;gard du milieu familial est-il directement li&#233; &#224; la fin de l'id&#233;ologie qui, longtemps, a stigmatis&#233; les familles, en consid&#233;rant que les enfants avaient d'autant plus de chance de s'en sortir qu'on les pla&#231;ait &#224; distance de leurs parents, consid&#233;r&#233;s comme pathog&#232;nes. Cette &#233;volution fondamentale a &#233;t&#233; officialis&#233;e par bien des textes l&#233;gislatifs, dont le dernier en date, la loi 2002-2 dite de r&#233;novation sociale, accro&#238;t notablement les droits des usagers et de leur famille dans la conception et la mise en &#339;uvre de leur prise en charge, notamment en ce qui concerne le respect de l'exercice de l'autorit&#233; parentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels du service d'accueil familial de l'association Enfance &amp; Famille&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Accueil Familial - 17 boulevard de la Renaissance - 44600 Saint-Nazaire. (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; n'avaient pu que le constater au cours des ann&#233;es : une s&#233;paration pouvait avoir des effets tr&#232;s diversifi&#233;s selon les situations. Elle permettait souvent de soulager des parents d'une charge &#224; laquelle ils n'arrivaient plus &#224; faire face. Elle donnait aussi une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne &#224; l'enfant qui pouvait reprendre un d&#233;veloppement bien plus serein. Dans certains cas m&#234;me, elle mettait un terme &#224; la d&#233;rive de maltraitance qui s'&#233;tait av&#233;r&#233;e profond&#233;ment destructrice. Mais, il arrivait aussi que cette option provoque un d&#233;sinvestissement profond chez les parents et un d&#233;p&#233;rissement de l'enfant qui ne supportait pas la s&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'alors, il n'y avait gu&#232;re de solution interm&#233;diaire entre le maintien d'une AEMO manifestement insuffisante et le placement familial aux cons&#233;quences bien trop brutales. C'est &#224; partir de ce constat, que l'&#233;quipe se mit &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; un nouveau service qui pouvait &#234;tre propos&#233;. C'est ainsi qu'apr&#232;s de nombreux mois de gestation, s'ouvrit, en d&#233;cembre 2002, le dispositif appel&#233; &#171; accueil et soutien parental &#187; (ASP).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Qu'est-ce que l'accueil de soutien parental ? L'accueil de soutien parental se (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Partir de ce que savent faire les parents&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois est &#226;g&#233; de sept ans. Enfant plut&#244;t r&#234;veur, parfois malmen&#233; par ses deux grands fr&#232;res eux-m&#234;mes engag&#233;s dans une d&#233;rive d&#233;linquante, il a &#224; plusieurs reprises fait l'&#233;cole buissonni&#232;re. Sa m&#232;re a un peu de mal &#224; faire face &#224; ses trois gar&#231;ons qu'elle &#233;l&#232;ve seule. Ce n'est pas qu'elle manque de bonne volont&#233; ou soit compl&#232;tement d&#233;pass&#233;e, mais elle n'arrive pas &#224; dire non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une AEMO judiciaire a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e par le magistrat. L'&#233;ducateur prend contact avec l'ASP. La m&#232;re est re&#231;ue par l'&#233;quipe, la question qui lui est pos&#233;e d'embl&#233;e, c'est d'abord ce qui fonctionne normalement. Ce n'est que dans un second temps que sont abord&#233;es les difficult&#233;s rencontr&#233;es ou ce dont elle a besoin. Elle exprime alors le d&#233;sir d'&#234;tre un peu soulag&#233;e &#224; certains moments de la semaine, notamment dans les moments o&#249;, travaillant, elle ne peut &#234;tre pr&#233;sente. Elle demande aussi qu'on l'aide &#224; mieux g&#233;rer les r&#233;actions de Fran&#231;ois dont elle craint qu'il ne suive la voie de ses a&#238;n&#233;s. Un projet est &#233;labor&#233; en commun : une famille d'accueil toute proche recevra l'enfant du mardi soir au jeudi matin et un week-end sur deux. Cette proximit&#233; permettra une navette sans d&#233;placements longs et fastidieux et le maintien de l'enfant dans la m&#234;me &#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;mi, lui, est &#226;g&#233; de cinq ans. Sa petite taille ne l'emp&#234;che ni d'insulter, ni de frapper ses parents qui ne savent plus comment faire. Une premi&#232;re rencontre avec l'&#233;quipe de l'ASP a montr&#233; le fort degr&#233; de r&#233;sistance &#224; toute s&#233;paration de la part de la famille. Il a fallu attendre que celle-ci soit pr&#234;te. Quelques mois ont pass&#233;, la tension ne s'est pas apais&#233;e. La famille, &#233;puis&#233;e et enfin d&#233;cid&#233;e, resollicitera le service : un accord pourra alors &#234;tre trouv&#233; sur la base d'un s&#233;jour en famille d'accueil, un week-end sur deux et la moiti&#233; des vacances scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux exemples, pr&#233;sent&#233;s ici tr&#232;s bri&#232;vement, ont en commun un besoin identifi&#233; : celui d'&#234;tre accompagn&#233; pour faire face &#224; des difficult&#233;s li&#233;es &#224; un processus de dysparentalit&#233;. Il y a l&#224; la n&#233;cessit&#233; d'une d&#233;marche de travail qui ne portera manifestement pas ses fruits dans un court d&#233;lai. Pour autant, il faut &#233;viter que l'intervention aupr&#232;s de l'enfant ne soit une source insidieuse d'&#233;rosion de la parentalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aider sans stigmatiser, il est donc indispensable de s'appuyer sur ce qui fonctionne, plut&#244;t que d'insister sur ce qui fait d&#233;faut, sans pour autant l'ignorer ou le banaliser. L'id&#233;e est de soutenir et de consolider la r&#233;-appropriation par les parents de leurs responsabilit&#233;s parentales. &#171; &lt;i&gt;Laisser aux parents toutes les t&#226;ches o&#249; ils ne se trouvent pas en difficult&#233;, et n'intervenir que pour le strict n&#233;cessaire, plut&#244;t que de fonctionner dans le tout ou rien sur le mode placement de protection ou maintien dans la famille. Cela participe de la m&#234;me pr&#233;occupation, valoriser ce qui fonctionne, &#233;viter le d&#233;sinvestissement des enfants par les parents, leur redonner du souffle&lt;/i&gt; &#187; explique Michel Beaup&#232;re, psychologue du service. Mais, si l'on reprend nos deux exemples, on constate aussi qu'il y a une certaine conscience des difficult&#233;s et une demande &#224; &#234;tre aid&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; et de leur engagement volontaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le choix de l'ASP est d'inscrire comme condition &#224; l'admission d'un enfant, la n&#233;cessaire mobilisation des parents. Que ce soit le juge des enfants, l'&#233;ducateur d'AEMO, l'assistante sociale de secteur, la pu&#233;ricultrice&#8230; qui conseillent et orientent au d&#233;part la famille, il n'y a ni contrainte, ni obligation d'aboutir &#224; un accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re rencontre peut tout aussi bien se terminer par un constat de non-intervention que par un projet de travail en commun. Si une d&#233;cision d'engagement r&#233;ciproque est prise, un document est r&#233;dig&#233; qui en stipule les modalit&#233;s : il d&#233;finit les objectifs, les conditions de s&#233;jour de l'enfant dans sa famille et en famille d'accueil et pr&#233;cise la r&#233;partition des t&#226;ches des uns et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se passe ensuite est tr&#232;s pr&#233;cis et marque bien le positionnement de chacun et notamment du service d'accueil familial. Le projet d'intervention est adress&#233; en trois exemplaires aux professionnels qui, accompagnant la famille, &#233;taient pr&#233;sents &#224; la rencontre. C'est bien ces derniers qui remettent un exemplaire &#224; la famille et qui en destinent un autre au d&#233;cideur. Car, c'est bien le service de l'ASP qui ira n&#233;gocier l'application du projet soit avec l'autorit&#233; administrative (&#224; m&#234;me de financer la mesure sous la forme d'un contrat d'accueil provisoire), soit avec le juge des enfants l'un et l'autre pouvant ou non valider la solution esquiss&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc bien toujours dans le bureau de l'attach&#233; de l'aide sociale &#224; l'enfance ou dans le cabinet du juge que les d&#233;cisions sont prises. Cette initiative demand&#233;e aux parents, d&#233;tenteurs de l'autorit&#233; parentale, restera une constante tout au long du travail engag&#233; en commun. Car, le point de d&#233;part que constitue le projet d'intervention pour &#234;tre incontournable, n'en est pas pour autant fig&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;valuation est r&#233;alis&#233;e syst&#233;matiquement toutes les six semaines, afin de mesurer ce qui a pu avancer et ce qui reste encore &#224; travailler. Cette proc&#233;dure est fondatrice d'une relation de confiance : d&#232;s le d&#233;part et tout au long de l'accueil, les parents sont consid&#233;r&#233;s comme partenaires. Leur parole est tout aussi importante que celle des professionnels qui acceptent non seulement de partager, mais aussi de se laisser enseigner par des interlocuteurs trop souvent cantonn&#233;s &#224; une place passive remplie de culpabilit&#233; li&#233;e au sentiment d'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui renforce encore la position des familles, c'est le maintien des professionnels de la pr&#233;vention primaire et secondaire qu'ils connaissent bien et qui, dans le placement familial classique ont souvent l'habitude de se retirer. L&#224;, non seulement, ils restent pr&#233;sents, mais ils peuvent appara&#238;tre comme partenaires &#224; part enti&#232;re, &#233;tant alors identifi&#233;s comme tel dans la r&#233;daction du projet d'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ans de fonctionnement, on peut toutefois s'interroger sur l'authenticit&#233; de la conscience des difficult&#233;s et de l'adh&#233;sion des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il pas, malgr&#233; tout, un chantage latent, dans certains cas, o&#249; il pourrait bien plut&#244;t s'agir de transformer la contrainte en un choix raisonn&#233; ? &#171; &lt;i&gt;Depuis la mise en place de l'ASP, en d&#233;cembre 2002, nous avons eu plus de quarante sollicitations. Nous pensions travailler pour l'essentiel &#224; partir de mesures d'AEMO judiciaires, le magistrat validant la mesure d'accueil. En cette fin 2004, nous constatons que nous intervenons autant en accueil provisoire sign&#233; par l'inspecteur de l'ASE&lt;/i&gt; &#187; constate &#201;douard Reimel, directeur du service, d&#233;montrant que le dispositif s'est affirm&#233;, confirm&#233; et r&#233;&#233;quilibr&#233; en tant qu'engagement consenti et r&#233;fl&#233;chi des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque de toute innovation consiste &#224; vouloir s'opposer &#224; l'existant plut&#244;t que de chercher &#224; l'enrichir (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Toute-innovation-necessite-des-adaptations-et-comporte-des-risques' class='spip_in'&gt;lire l'interveiw de Claudine Gahier-Pr&#233;mel, responsable du projet ASP&lt;/a&gt;). Ici, rien de tel : l'accueil de soutien parental vient se rajouter &#224; l'accueil d'urgence, &#224; l'accueil relais et au placement familial sp&#233;cialis&#233; que le service Enfance &amp; Famille propose par ailleurs. Il s'agit d'une nouvelle corde &#224; son arc. Mais convenons-en une corde particuli&#232;rement pr&#233;cieuse et pertinente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href='https://www.lien-social.com/Il-faut-des-solutions-intermediaires-entre-internat-et-AEMO' class='spip_in'&gt;Lire Lien Social n&#176; 638 du 17 octobre 2002&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.spe.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Accueil Familial&lt;/a&gt; - 17 boulevard de la Renaissance - 44600 Saint-Nazaire. T&#233;l. : 02 40 22 01 72&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que l'accueil de soutien parental ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil de soutien parental se distingue d'abord fondamentalement d'un placement familial judiciaire, car dans ce dernier cas, la s&#233;paration est d&#233;cid&#233;e pour prot&#233;ger l'enfant. Les parents se voient retirer certaines attributions de l'autorit&#233; parentale non compatibles avec la mesure de protection. Alors que l'ASP s'appuie avant tout sur la n&#233;cessit&#233; d'accompagner les parents. La s&#233;paration n'est pas envisag&#233;e pour prot&#233;ger l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, ce dispositif ne se confond pas avec un accueil temporaire et ponctuel qui intervient, par exemple, en cas de projet d'hospitalisation d'un parent, quand il n'a pas &#233;t&#233; possible de trouver de solution dans l'entourage familial ou amical. Il est aussi distinct d'un accueil d'urgence, quand les circonstances n&#233;cessitent une prise en charge imm&#233;diate et impr&#233;vue. Il ne correspond pas non plus &#224; ces modalit&#233;s d'accueil relais qui permettent aux familles de souffler un moment, en confiant pour quelques jours leur enfant &#224; un lieu am&#233;nag&#233; (l'accueil limit&#233; dans le temps peut alors suffire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce finalement que cet accueil de soutien parental ? On pourrait le r&#233;sumer ainsi : c'est &#171; &lt;i&gt;une formule souple faite d'aller-retour d'une famille &#224; une autre, une mesure d'accompagnement &#233;ducatif qui permet &#224; l'enfant de rester l'enfant de ses parents et qui vise soit &#224; son retour &#224; terme dans sa famille, soit &#224; un &#233;quilibre &#224; trouver dans une parentalit&#233; partag&#233;e (certains parents ne peuvent l'&#234;tre qu'&#224; temps partiel), soit encore &#224; la pr&#233;paration &#224; une autre mesure de placement plus adapt&#233;e et probablement mieux comprise alors.&lt;/i&gt; &#187; (Claudine Gahier-Pr&#233;mel)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>En finir avec le placement</title>
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		<description>
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Voil&#224; un ouvrage passionnant qui fourmille d'une r&#233;flexion qui d&#233;montre la vivacit&#233; et la cr&#233;ativit&#233; du milieu &#233;ducatif&#8230; du moins quand celui-ci s'autorise &#224; penser, plut&#244;t que de confier cette t&#226;che &#224; des experts d&#251;ment attitr&#233;s, charg&#233;s de nous expliquer comment nous devons raisonner. M&#234;me si le cheminement de Gilles Chenet pr&#234;te &#224; pol&#233;mique, comme on le verra par la suite, ce responsable de MECS pose de vraies questions. Il y a d'abord ce titre, provocateur s'il en est, tout comme les (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage passionnant qui fourmille d'une r&#233;flexion qui d&#233;montre la vivacit&#233; et la cr&#233;ativit&#233; du milieu &#233;ducatif&#8230; du moins quand celui-ci s'autorise &#224; penser, plut&#244;t que de confier cette t&#226;che &#224; des experts d&#251;ment attitr&#233;s, charg&#233;s de nous expliquer comment nous devons raisonner. M&#234;me si le cheminement de Gilles Chenet pr&#234;te &#224; pol&#233;mique, comme on le verra par la suite, ce responsable de MECS pose de vraies questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'abord ce titre, provocateur s'il en est, tout comme les derni&#232;res lignes de l'ouvrage qui expriment le d&#233;sir d'&#171; &#233;couter encore longtemps le vent souffler dans la cour d&#233;serte de la maison d'enfants &#187; (p.128). S'agirait-il donc ici d'une mise en accusation de l'internat ? Non, pourtant : &#171; Gardons-nous de toute id&#233;ologie anti-placement qui am&#232;nerait &#224; se priver de moyens de protection &#187; (p.24) affirme Gilles Chenet par ailleurs. Son audace ne viserait, en fait, que l'encro&#251;tement de certaines structures : &#171; Un grand nombre d'internats porte les stigmates de leur d&#233;su&#233;tude. Le temps et les habitudes enkyst&#233;es ont stratifi&#233; autour d'eux toute une organisation qui s'est rigidifi&#233;e jusqu'&#224; devenir incapable de se transformer &#187; (p.114). La charge est forte, la g&#233;n&#233;ralisation sans doute abusive. Beaucoup d'&#233;quipes &#233;voluent &#224; bas bruit et ne sont pas forc&#233;ment si ringardes que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; d&#233;faut de s'en tenir &#224; la lettre, on retiendra l'esprit : c'est vrai que pour l'essentiel, la protection de l'enfance se limite &#224; deux outils : l'aide &#233;ducative au sein des familles et le placement. Gilles Chenet a mis en &#339;uvre avec son &#233;quipe un dispositif s&#233;quentiel qui permet de prendre en charge des enfants, tout en les maintenant au domicile de leurs parents, les p&#233;riodes de s&#233;jour en famille et celles en internat &#233;tant modul&#233;es au cas par cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; d'un outil d'une grande souplesse qui ne vient se substituer ni &#224; l'AEMO, ni au placement, mais qui se rajoute et enrichit la panoplie utilisable par les professionnels. C'est, en quelque sorte, une troisi&#232;me voie qui commence &#224; essaimer, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; initi&#233;e il y a vingt ans dans le Gard (SAPMN), et trente ans en Normandie (SEMO de Caen). &#171; Opposer placement et famille participe d'une conception binaire impropre &#224; r&#233;pondre de mani&#232;re satisfaisante aux besoins complexes &#187; (p.120), affirme avec pertinence l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors que dire du jugement dichotomique qui l'am&#232;ne &#224; opposer les &#171; bonnes &#187; structures aux &#171; mauvaises &#187; ? &#171; Le prix de journ&#233;e d'un lieu de vie ou d'un CER repr&#233;sente trois fois celui d'une MECS. On pr&#233;f&#232;re donc financer le r&#233;pressif (sic !) que l'&#233;ducatif &#187; (p.124) Les lieux de vie appr&#233;cieront&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles outrances se retrouvent &#224; propos de la place des familles. Le placement, explique l'auteur, reste li&#233; &#224; la repr&#233;sentation de parents per&#231;us comme &#233;tant dans une incapacit&#233; r&#233;dhibitoire, dans une d&#233;viance, dans une anormalit&#233;. Il fonctionne dans une logique substitutive. Or, nier le lien familial v&#233;hicule autant sinon davantage de souffrances que le maintien &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pari fondamental d'une maison d'enfants innovante, continue-t-il, devrait &#234;tre de veiller &#224; ne pas remplacer les parents, mais &#224; r&#233;habiliter leur place. Certes, cela est important et n'est plus gu&#232;re contest&#233; dans le milieu &#233;ducatif, m&#234;me s'il est toujours plus difficile de le concr&#233;tiser au quotidien. Mais, faut-il aller jusqu'&#224; placer les parents en position d'&#234;tre les seuls aptes &#224; &#233;lever leur enfant ? &#171; L'acte &#233;ducatif ne prend de valeur que lorsqu'il se r&#233;f&#232;re &#224; ceux qui le l&#233;gitiment : les parents &#187; (p.63), continue ainsi l'auteur, qui insiste en expliquant qu'il faut affirmer que le soutien &#224; la parentalit&#233; est possible. Et d'appeler l'&#233;ducateur &#224; &#171; occuper une fonction tierce, &#234;tre un passeur, celui qui permet et favorise et non celui qui &#233;duque, car ce faisant, il annule la place de l'autre &#187; (p.77).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels auraient donc surtout &#224; r&#233;v&#233;ler aux familles leurs comp&#233;tences et leur laisser leur place. En dehors des parents, il n'y aurait donc point de salut ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un professionnel avis&#233; comme Gilles Chenet ne peut affirmer cela. Et d'une phrase, il contredit toute sa d&#233;monstration : &#171; Dans certains cas, le placement traditionnel reste la solution la moins mauvaise, qui permet de prot&#233;ger l'enfant, tout en laissant aux parents la place qu'ils peuvent occuper, non celle qu'on attend d'eux &#187; (p.98). Exit la fonction tierce, parfois les parents ne peuvent effectivement pas vraiment &#234;tre parents, et il est heureux que, dans ces cas-l&#224;, des professionnels souvent, la famille &#233;largie parfois, jouent un r&#244;le de suppl&#233;ance qui parfois va jusqu'&#224; la substitution (quand la dangerosit&#233; du parent ou sa profonde d&#233;ficience ne lui permettent de rencontrer l'enfant qu'une heure par mois ou quand son comportement abandonnique lui fait progressivement rompre les liens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de la protection de l'enfance ne se trouve ni dans un retour &#224; la diabolisation des parents si fr&#233;quente d'hier, ni dans un mythique soutien absolu &#224; la parentalit&#233; pour que celle-ci &#233;merge ou une pr&#233;tendue coparentalit&#233; absolue. Il est sans doute dans la souplesse d'un dispositif qui collera au plus pr&#232;s de la r&#233;alit&#233; des familles : depuis une aide ponctuelle leur permettant de reprendre progressivement confiance en elles jusqu'&#224; une substitution massive en cas de difficult&#233;s vraiment insurmontable, avec entre ces deux extr&#234;mes toute une palette de nuances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est &#224; partir de l'&#233;valuation toujours d&#233;licate des comp&#233;tences potentielles des familles que les professionnels auront &#224; choisir quelle fonction privil&#233;gier (&#224; partir de la liste que propose avec justesse l'auteur : &#171; Eduquer, socialiser, m&#233;diatiser la famille, soutenir la fonction parentale, expertiser &#187;) et quel degr&#233; de collaboration adopter avec les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Chenet prend des positions qui sont parfois discutables. Mais son propos esquisse, &#224; n'en pas douter, les pratiques de demain. La pertinence et la force de son argumentation, m&#234;me si elle m&#233;rite discussion, justifient la lecture de son ouvrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Jeunesse et droit, 2004 (134 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Se pr&#233;occuper autrement du sida en 2005</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Se-preoccuper-autrement-du-sida-en-2005</link>
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		<dc:date>2005-03-09T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>744</dc:subject>

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&lt;p&gt;Une d&#233;claration en &#171; grande cause nationale &#187; devrait &#234;tre un geste politique qui engage le gouvernement. Qu'en sera-t-il ? Chaque mois, les associations de lutte contre le sida organiseront en tout cas des &#233;v&#233;nements-phares pour mettre en lumi&#232;re les multiples enjeux de l'&#233;pid&#233;mie. La pr&#233;vention est au centre des pr&#233;occupations &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;La diffusion n'est pas enray&#233;e et progresse dans notre pays [&#8230;] une nouvelle mobilisation est n&#233;cessaire, avec relance des d&#233;marches de pr&#233;vention &#187; avait reconnu Raffarin en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une d&#233;claration en &#171; grande cause nationale &#187; devrait &#234;tre un geste politique qui engage le gouvernement. Qu'en sera-t-il ? Chaque mois, les associations de lutte contre le sida organiseront en tout cas des &#233;v&#233;nements-phares pour mettre en lumi&#232;re les multiples enjeux de l'&#233;pid&#233;mie. La pr&#233;vention est au centre des pr&#233;occupations&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;La diffusion n'est pas enray&#233;e et progresse dans notre pays [&#8230;] une nouvelle mobilisation est n&#233;cessaire, avec relance des d&#233;marches de pr&#233;vention &#187;&lt;/i&gt; avait reconnu Raffarin en d&#233;clarant, fin novembre dernier, Grande cause nationale 2005 la lutte contre le sida&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sida Grande cause nationale 2005 - Tour Maine-Montparnasse - BP 53 - 75755 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Justement, &#171; nous voudrions que les pouvoirs publics s'impliquent, qu'ils ne nous &#171; refilent &#187; pas la cause du sida &#187;, ont esp&#233;r&#233; les responsables associatifs, pr&#233;sentant leurs projets &#224; la presse fin janvier &#224; la Sorbonne : associations (Aides, &#201;lus locaux contre le sida, Sida info service, Sidaction, Solidarit&#233; sida&#8230;), r&#233;seau de centres r&#233;gionaux d'information et de pr&#233;vention (Crips) et, en qualit&#233; de membres associ&#233;s, Act-Up, f&#233;d&#233;ration des h&#233;bergements VIH et Soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de lutte contre le sida (SFLS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveau, ils alertent : &lt;i&gt;&#171; Yrop nombreux sont ceux qui consid&#232;rent le sida comme une &#8220;simple&#8221; maladie chronique dont on ne meurt plus &#187;&lt;/i&gt;, alors que 150 000 personnes sont touch&#233;es par le virus en France. L'Institut national de veille sanitaire (INVS) a r&#233;cemment d&#233;nombr&#233; 6 000 personnes s&#233;ropositives entre le d&#233;but de l'ann&#233;e 2003 et la fin du premier trimestre 2004, et plus de 1 300 nouveaux cas de sida, dont 43 % affectent des femmes. &#192; noter tout de m&#234;me une bonne nouvelle : l'&#233;pid&#233;mie est &#171; quasiment ma&#238;tris&#233;e &#187;, selon le m&#234;me institut, chez les usagers de drogues. Avec 11 % des personnes s&#233;ropositives, ceux-ci deviennent tr&#232;s minoritaires parmi les nouveaux diagnostics en 2003/2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mois apr&#232;s mois, plusieurs actions vont se d&#233;cliner. En janvier, quelques personnalit&#233;s du monde politique, associatif, &#233;conomique et culturel se sont m&#233;diatiquement rendues dans des centres de d&#233;pistage anonyme et gratuit (CDAG). Pilot&#233; par l'union nationale des associations de lutte contre le sida (Unals), le mois de f&#233;vrier a &#233;t&#233; consacr&#233; &#224; la place des malades dans la soci&#233;t&#233;, avec r&#233;daction de fiches sur la prison, la sexualit&#233;, l'emploi, le logement ou l'assurabilit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Unals - 228 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris. T&#233;l. 01 53 26 45 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; le mois de mars &#224; la lutte contre la vuln&#233;rabilit&#233; des femmes (elles ont trois &#224; huit fois plus de risques d'&#234;tre contamin&#233;es que les hommes) ; les trois premiers jours d'avril seront destin&#233;s &#224; recueillir des fonds pour la recherche ; au mois de mai : d&#233;veloppement de la pr&#233;vention, dans tous les lieux fr&#233;quent&#233;s par les jeunes ; juin (sida et homosexualit&#233;), juillet (solidarit&#233; Nord-Sud) et ao&#251;t (risques de contamination en vacances, pr&#233;vention).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces diff&#233;rentes initiatives se veulent l'occasion de &#171; susciter une remobilisation d'ampleur &#187;. Pendant les derniers mois de l'ann&#233;e, la lumi&#232;re sera davantage mise sur l'impact du sida chez les migrants, la lutte contre les discriminations (avec un congr&#232;s, les 6 et 7 octobre &#224; Saint-Malo), les rapports entre l'&#233;pid&#233;mie et la drogue et, en d&#233;cembre, la solidarit&#233; avec les personnes touch&#233;es, donnant lieu &#224; une s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements m&#233;diatiques et grand public.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Six mesures prioritaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les associations ont d&#233;cid&#233; de mettre l'accent sur six points jug&#233;s prioritaires : la France devrait, dans le cadre de cette ann&#233;e embl&#233;matique, aligner sa mobilisation financi&#232;re sur celle du leader europ&#233;en, la Grande-Bretagne, la comparaison engendrant un certain malaise (130 millions d'euros pour l'Hexagone contre 700 millions d'euros pour nos voisins). Par ailleurs, la lutte contre les discriminations &#224; l'encontre des personnes touch&#233;es (exclusion des pr&#234;ts &#224; la consommation ou &#224; l'acquisition immobili&#232;re, par exemple, ou discriminations au travail) doit passer &#224; une vitesse sup&#233;rieure : cr&#233;ation d'un fonds de garantie prenant en charge les surprimes des assurances, mais aussi mise en place d'un m&#233;canisme de r&#233;gulation transparent pour &#233;tablir celles-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention des contaminations &#233;tant qualifi&#233;e d'urgente, il est propos&#233; que soit envisag&#233;e &#171; une politique massive de pr&#233;vention &#187; passant par l'&#233;cole, les prochaines r&#233;formes de Fillon pouvant int&#233;grer des modules relatifs &#224; la vie affective et sexuelle dans le &#171; socle commun de connaissances &#187;. Les pouvoirs publics doivent &#233;galement consacrer de puissants investissements financiers pour les d&#233;partements fran&#231;ais d'Am&#233;rique (Guyane, Martinique et Guadeloupe), les plus touch&#233;s par l'&#233;pid&#233;mie. De m&#234;me, les migrants, une des populations les plus concern&#233;es, doivent se voir prot&#233;g&#233;s par l'acc&#232;s &#224; la couverture m&#233;dicale universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'attention des chercheurs est r&#233;clam&#233;e sur un certain nombre de points : effets ind&#233;sirables et interactions entre m&#233;dicaments, adaptation des doses de m&#233;dicaments au m&#233;tabolisme des femmes, risque d'ost&#233;oporose&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres initiatives, plus ou moins po&#233;tiques, commencent &#224; fleurir. Sur le plateau du Sidaction, en 1994, la com&#233;dienne Cl&#233;mentine C&#233;lari&#233; avait embrass&#233; un jeune homme s&#233;ropositif, pour d&#233;noncer la stigmatisation. Onze ann&#233;es apr&#232;s, celle-ci s&#233;vissant toujours, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; d'organiser un nouveau baiser solidaire, collectif, et d'en faire un clip (r&#233;alis&#233; par Patrice Leconte, diffus&#233; au prochain Sidaction 2005). Un tournage un peu sp&#233;cial a donc eu lieu le 28 f&#233;vrier dernier, dans une banlieue parisienne, l'id&#233;e &#233;tant de propager ce baiser porteur de message par une kyrielle de personnes, c&#233;l&#232;bres ou anonymes, s&#233;ropositives ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La reprise de la pand&#233;mie, et notamment chez les pr&#233;caires, nous place-t-elle en premi&#232;re ligne pour affronter ce fl&#233;au social et m&#233;dical ? &#187;,&lt;/i&gt; s'interroge pour sa part l'&#233;cole de formation Buc Ressources&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Buc Ressources - 1 bis rue Louis Massotte - 78530 Buc. T&#233;l. 01 39 20 78 71 (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui organise, le 26 avril, une journ&#233;e sur ce th&#232;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sida2005.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Sida Grande cause nationale 2005&lt;/a&gt; - Tour Maine-Montparnasse - BP 53 - 75755 Paris cedex 15. T&#233;l. 01 56 80 33 62&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.unals.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Unals&lt;/a&gt; - 228 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris. T&#233;l. 01 53 26 45 30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.buc-ressources.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Buc Ressources&lt;/a&gt; - 1 bis rue Louis Massotte - 78530 Buc. T&#233;l. 01 39 20 78 71 (Mika&#235;l Quilliou).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Toute innovation n&#233;cessite des adaptations et comporte des risques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Toute-innovation-necessite-des-adaptations-et-comporte-des-risques</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Toute-innovation-necessite-des-adaptations-et-comporte-des-risques</guid>
		<dc:date>2005-03-09T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>744</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Claudine Gahier-Pr&#233;mel, &#233;ducatrice de formation et responsable du projet accueil et soutien parental nous explique ici ce que le dispositif a fait bouger &lt;br class='autobr' /&gt;
Travailler sur l'hypoth&#232;se de comp&#233;tences partag&#233;es avec les parents a-t-il n&#233;cessit&#233; un renouvellement des attitudes professionnelles ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout &#224; fait. Cela signifie renoncer &#224; savoir ce qui est bien pour l'enfant et sa famille, &#224; tout savoir en g&#233;n&#233;ral et &#224; mieux savoir que les parents, en particulier. Mais aussi, abandonner les r&#233;flexes de substitution (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Claudine Gahier-Pr&#233;mel, &#233;ducatrice de formation et responsable du projet accueil et soutien parental nous explique ici ce que le dispositif a fait bouger&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travailler sur l'hypoth&#232;se de comp&#233;tences partag&#233;es avec les parents a-t-il n&#233;cessit&#233; un renouvellement des attitudes professionnelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait. Cela signifie renoncer &#224; savoir ce qui est bien pour l'enfant et sa famille, &#224; tout savoir en g&#233;n&#233;ral et &#224; mieux savoir que les parents, en particulier. Mais aussi, abandonner les r&#233;flexes de substitution &#224; la famille et d'appropriation de l'enfant qui rel&#232;vent d'une logique du &#171; bon parent &#187; face au mauvais. &#202;tre convaincu, enfin, de l'existence de comp&#233;tences familiales et adopter &#224; son &#233;gard une attitude d'ouverture et de confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence : ce ne sont plus des sp&#233;cialistes qui font &#224; la place de, mais un groupe de personnes qui se r&#233;unit pour co-agir autour de l'&#233;ducation d'un enfant. Une telle &#233;volution concerne d'ailleurs tout autant les assistantes maternelles que les travailleurs sociaux qui doivent bousculer certaines de leurs habitudes acquises. C'est pourquoi nous sommes attentifs au travail d'&#233;quipe, &#224; la formation et &#224; l'&#233;coute des familles d'accueil (que nous r&#233;unissons, chaque mois). Nous avons aussi fait le choix de recruter des assistantes maternelles agr&#233;&#233;es &#224; la journ&#233;e qui sont bien plus naturellement dans une logique de collaboration avec les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche modifie en outre le rapport de pouvoir traditionnel en protection de l'enfance. Le bilan r&#233;alis&#233; en fin d'accueil est restitu&#233; aux parents lors d'un &#233;change, un &#233;crit &#233;tant transmis &#224; l'autorit&#233; administrative ou judiciaire. M&#234;me s'il est difficile de r&#233;sister aux sollicitations des partenaires et de nous d&#233;partir des usages traditionnels, l'&#233;quipe ASP se refuse d'&#234;tre &#224; l'initiative de toute demande de renouvellement. Il appartient aux parents seuls ou avec le service &#171; porteur &#187; initial (AEMO, PMI, SSD&#8230;), de solliciter ou non une nouvelle mesure, et de la finaliser en obtenant une nouvelle validation tant aupr&#232;s du conseil g&#233;n&#233;ral que du juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N'y a-t-il pas un risque de ne plus voir que les comp&#233;tences et de passer &#224; c&#244;t&#233; des vraies difficult&#233;s parentales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faudrait pas voir dans notre dispositif une quelconque concession &#224; l'id&#233;ologie du lien qui pr&#233;tend pr&#233;server &#224; tout prix les relations parents/enfants. Ce que nous proposons peut convenir dans certains cas, pas dans d'autres. Quand nous recevons une demande et que nous rencontrons les parents, nous v&#233;rifions le projet qu'ils ont par rapport &#224; leur enfant. On ne peut tricher, puisqu'il s'agit bien de se mettre d'accord sur un engagement concret de part et d'autre qui d&#233;termine qui fait quoi. S'il y a vraiment trop de difficult&#233;s parentales et que le placement familial classique appara&#238;t somme toute plus appropri&#233;, c'est vers celui-ci que la situation sera orient&#233;e. Nous pr&#233;cisons d'embl&#233;e que si nous nous apercevions, au cours de l'accueil, que la probl&#233;matique rel&#232;ve de la maltraitance, nous proc&#233;derions sans h&#233;siter &#224; un signalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'accueil et le soutien parental nous n'avons pas invent&#233; une nouvelle panac&#233;e, nous avons surtout voulu diversifier nos outils. C'est une possibilit&#233; sur une palette de modes d'interventions qui poss&#232;dent chacun leur protocole et qui ne sont pas en tant que tels plus pertinents les uns que les autres. Notre souci principal est de mobiliser les parents, en faisant coller la r&#233;ponse &#233;ducative au plus pr&#232;s des besoins pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec deux ans de recul, avez-vous identifi&#233; les risques, les manques et les effets pervers de cette proc&#233;dure ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pourrions appara&#238;tre comme un placement &#171; light &#187; qui permettrait de rendre plus acceptable la s&#233;paration. C'est pourquoi nous sommes particuli&#232;rement vigilants &#224; ce que les situations d'accueil correspondent bien aux crit&#232;res que nous avons d&#233;finis en termes de pr&#233;requis minimum dans les comp&#233;tences parentales. Il y a aussi le risque de malaise v&#233;cu par l'enfant confront&#233; &#224; un va-et-vient permanent entre deux lieux de vie diff&#233;rents. Le consentement des parents &#8212; condition n&#233;cessaire de l'accueil &#8212; et la confiance r&#233;ciproque qui en d&#233;coule &#233;vite ce malaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu ce qui se passe dans les familles s&#233;par&#233;es. On sait bien que les enfants vivront d'autant plus mal les s&#233;jours partag&#233;s que les parents seront en opposition syst&#233;matique. Pour ce qui nous concerne, l'entente entre la famille d'accueil et la famille naturelle facilite grandement le passage de l'une &#224; l'autre. On a pu aussi &#233;voquer un placement de confort, les familles s'installant dans un dispositif finalement bien commode. On constate que lorsque les parents ont la possibilit&#233; de reprendre leur enfant, parce que les progr&#232;s ont &#233;t&#233; suffisants de part et d'autre, ils le font tr&#232;s vite. De toute fa&#231;on, l'accueil doit se fixer des objectifs pr&#233;cis. Et, ni le conseil g&#233;n&#233;ral, ni le juge des enfants ne valideraient un projet qui ne ferait pas appara&#238;tre un besoin de soutien et d'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il s'av&#233;rait n&#233;anmoins qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de prolonger sur une longue p&#233;riode de temps ce type d'accueil, il n'y aurait aucun inconv&#233;nient &#224; imaginer que l'enfant grandisse simultan&#233;ment et alternativement dans deux familles diff&#233;rentes. Non, l&#224; o&#249; je vois un vrai probl&#232;me, c'est dans le manque d'observation et d'accompagnement des moments partag&#233;s entre la famille et l'enfant. Nous ne disposons pas encore des moyens n&#233;cessaires pour investir ces p&#233;riodes qui constituent pourtant un outil de travail pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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