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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Faut-il accepter des cam&#233;ras dans les &#233;tablissements ?</title>
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&lt;p&gt;Ne pas accepter la presse c'est risquer d'entretenir le fantasme des institutions qui ont quelque chose &#224; cacher, lui ouvrir les portes sans pr&#233;caution cela peut pr&#234;ter le flanc au sensationnalisme. L'institut de r&#233;&#233;ducation des Landettes &#224; Saint-Nazaire a tent&#233; l'exp&#233;rience d'accueillir la t&#233;l&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Faut-il accepter des cam&#233;ras dans nos &#233;tablissements ? Cette question a fait l'objet d'un d&#233;bat au sein de l'Association des instituts de r&#233;&#233;ducation (Air&#233;). D'un c&#244;t&#233;, les opposants qui affirment que les journalistes (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_709 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/jpg/tf1-jiho-ls.jpg' width=&#034;685&#034; height=&#034;368&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne pas accepter la presse c'est risquer d'entretenir le fantasme des institutions qui ont quelque chose &#224; cacher, lui ouvrir les portes sans pr&#233;caution cela peut pr&#234;ter le flanc au sensationnalisme. L'institut de r&#233;&#233;ducation des Landettes &#224; Saint-Nazaire a tent&#233; l'exp&#233;rience d'accueillir la t&#233;l&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faut-il accepter des cam&#233;ras dans nos &#233;tablissements ? Cette question a fait l'objet d'un d&#233;bat au sein de l'Association des instituts de r&#233;&#233;ducation (Air&#233;). D'un c&#244;t&#233;, les opposants qui affirment que les journalistes ont pour priorit&#233;, quand ils viennent r&#233;aliser leur reportage, de jouer sur le spectaculaire et qu'essayer de faire passer notre point de vue est un march&#233; de dupe. De l'autre c&#244;t&#233;, les partisans d'une transparence qui a l'avantage de montrer ce que sont les instituts de r&#233;&#233;ducation que d'aucuns prennent encore pour des maisons de redressement. Quand la direction de l'Air&#233;, d&#233;j&#224; sollicit&#233;e par Arte, M6, France 2 et France 3, fut contact&#233;e par TF1, elle sonda les intentions de Val&#233;rie Fayolle, journaliste pour le magazine &#171; Reportage &#187; et r&#233;percuta sa demande aupr&#232;s de ses d&#233;l&#233;gations r&#233;gionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite structure donna son accord : l'IR des Landettes &#224; Saint-Nazaire. Cette r&#233;ponse ne se fit pas d'embl&#233;e. Jacques Lambert, son directeur, commen&#231;a par tester l'id&#233;e aupr&#232;s de plusieurs familles. L'accueil enthousiaste qu'il re&#231;ut le convainquit d'aller plus loin. Les parents contact&#233;s avaient r&#233;pondu qu'ils trouvaient tr&#232;s int&#233;ressant de montrer les difficult&#233;s qu'ils rencontraient avec leurs enfants et ainsi de ne plus se sentir culpabilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallut ensuite en passer par le conseil d'administration de l'association. Le directeur g&#233;n&#233;ral Max Claude Pierrel&#233;e obtint son accord, tout en essayant en vain de poser aux journalistes toute une s&#233;rie de garanties : avoir un regard sur le sc&#233;nario, recevoir la cassette avant la diffusion etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe &#233;ducative, elle, se montra plut&#244;t partag&#233;e. Il est vrai que la r&#233;putation de TF1 n'est gu&#232;re valoris&#233;e dans notre secteur. La qualit&#233; des reportages propos&#233;s r&#233;guli&#232;rement dans l'&#233;mission &#171; Reportage &#187; qui put &#234;tre visionn&#233;e en rassura certains. Si les plus jeunes professionnels trouvaient une reconnaissance dans cette mani&#232;re de rendre ainsi visible leur travail, d'autres &#233;mirent des r&#233;serves quant aux effets induits par l'image sur le comportement et l'&#233;quilibre des enfants. Ces derniers furent d'embl&#233;e enchant&#233;s par cette perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de reporters se d&#233;pla&#231;a en rep&#233;rage et fut vite conquise par la configuration de l'institut : une petite unit&#233; (23 enfants accueillis, dont 16 en internat), en pleine ville, dans des b&#226;timents neufs. Elle se pr&#233;senta aux enfants. Quelques semaines plus tard, au mois d'avril, elle venait s'installer dans les locaux pour quinze jours. La journaliste, le preneur de son et le cameraman surent s'int&#233;grer au quotidien : la classe, la piscine, la plage, le petit-d&#233;jeuner, le coucher, le lever. D&#233;ambulant dans l'institut, ils &#233;taient &#224; l'aff&#251;t de l'&#233;v&#233;nement, de l'incident, saisissant une dispute ou un conflit, sollicitant une confidence, se mettant dans les pas d'un enfant envoy&#233; dans le bureau du directeur pour se faire remonter les bretelles, se d&#233;pla&#231;ant m&#234;me dans trois familles le week-end&#8230; Leur pr&#233;sence, quoique pleine de tact, a pu &#234;tre v&#233;cue comme g&#234;nante, voire harcelante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers jours, la cam&#233;ra induisait un comportement de jeu, certains enfants faisant tout pour se faire filmer, d'autres boudant de ne pas l'&#234;tre&#8230; Puis, petit &#224; petit, l'incongruit&#233; de cette situation se dissipant, la pression s'estompa, permettant aux acteurs de l'IR de reprendre un peu mieux de leur naturel. Deux incidents eurent n&#233;anmoins lieu. Une sc&#232;ne mettant en jeu un enfant et un &#233;ducateur posa probl&#232;me. Sur la demande de ce dernier, elle fut effac&#233;e. Quant &#224; la tentative de filmer une r&#233;union de synth&#232;se, elle &#233;choua. Tr&#232;s vite, les participants qui pensaient pouvoir facilement rendre leurs &#233;changes anonymes se rendirent compte que cela &#233;tait impossible. Le tournage fut interrompu. Ce qui se fit de bonne gr&#226;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de ces quinze jours, le choix de Jacques Lambert a &#233;t&#233; de tisser un lien de confiance pour obtenir de se faire respecter. Il s'est montr&#233; tr&#232;s disponible aux sollicitations, acceptant la libre circulation dans son &#233;tablissement. Il a le sentiment que le regard des reporters a chang&#233; entre le moment de leur arriv&#233;e et leur d&#233;part. Cela est sans doute li&#233; au fait qu'ils ont accept&#233; le jeu de la relation. Ils se sont impliqu&#233;s, s'immergeant dans l'atmosph&#232;re du travail quotidien, voire se laissant gagner par l'empathie face &#224; des enfants avec qui ils &#233;chang&#232;rent ensuite photos et correspondance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le service de presse de TF1 a transmis aux principaux organes de presse TV la cassette de l'&#233;mission, l'IR des Landettes d&#233;couvrira en m&#234;me temps que les millions de t&#233;l&#233;spectateurs le film r&#233;alis&#233; sur son travail. Val&#233;rie Fayolle a juste accept&#233; de d&#233;crire le film au t&#233;l&#233;phone, minute apr&#232;s minute. Est-ce de cette fa&#231;on que la t&#233;l&#233;vision cherche &#224; &#233;viter un r&#233;f&#233;r&#233; contre un produit final qui d&#233;plairait ? Pourtant, toutes les autorisations parentales ont &#233;t&#233; d&#251;ment sign&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'approche de la date de diffusion, Jacques Lambert qui nourrissait d&#233;j&#224; une certaine inqui&#233;tude avant le tournage, sent monter en lui une nouvelle appr&#233;hension. Il s'interroge sur l'impact qu'aura cette m&#233;diatisation sur les enfants mais aussi sur la fid&#233;lit&#233; avec laquelle l'activit&#233; de son &#233;tablissement aura &#233;t&#233; retransmise : &lt;i&gt;&#171; Je ne regrette pas d'avoir accept&#233;. J'ai le sentiment que cette &#233;quipe de tournage a bien compris le sens de notre travail. Mais je ne suis pas dupe : les journalistes ont une commande : attirer l'&#339;il du spectateur, en privil&#233;giant ce qui est visible et qui fait spectacle. Que sera-t-il retraduit de la part d'ombre, du travail quotidien qui tente de r&#233;pondre &#224; la souffrance des enfants et des familles ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les paradoxes d'un m&#233;tier impossible, l'exemple des familles d'accueil</title>
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&lt;p&gt;Le risque est de s'engager trop ou&#8230; pas assez. Quand l'&#233;quilibre est impossible &#224; trouver, le retrait de l'enfant est d&#233;cid&#233;. Parfois, la presse s'en empare. Complexit&#233; d'une situation au croisement du secret professionnel et de l'&#233;motion &lt;br class='autobr' /&gt;
L'actualit&#233; met de temps &#224; autre en sc&#232;ne des familles d'accueil &#224; qui l'on a retir&#233; l'enfant qui leur &#233;tait confi&#233;. Elles protestent, ne comprenant pas qu'on leur reproche de donner &#171; trop d'amour &#187;. Mais, rien ne semble y faire. Elles n'ont alors comme seul recours que (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le risque est de s'engager trop ou&#8230; pas assez. Quand l'&#233;quilibre est impossible &#224; trouver, le retrait de l'enfant est d&#233;cid&#233;. Parfois, la presse s'en empare. Complexit&#233; d'une situation au croisement du secret professionnel et de l'&#233;motion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233; met de temps &#224; autre en sc&#232;ne des familles d'accueil &#224; qui l'on a retir&#233; l'enfant qui leur &#233;tait confi&#233;. Elles protestent, ne comprenant pas qu'on leur reproche de donner &#171; trop d'amour &#187;. Mais, rien ne semble y faire. Elles n'ont alors comme seul recours que d'alerter la presse. Il n'est pas rare que les journalistes relaient cette indignation, et s'interrogent sur ce qui appara&#238;t pour le profane comme une injustice d'autant plus incompr&#233;hensible que les services &#224; l'origine de ces d&#233;cisions refusent de se justifier publiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration de telles situations, l'article paru dans Ouest France du 22 juin 2004 &#171; Lili a dix ans. Elle n'avait que cinq jours lorsqu'elle a &#233;t&#233; plac&#233;e chez Pierre et Michelle R., sa famille d'accueil. L'employeur, le conseil g&#233;n&#233;ral, veut aujourd'hui la retirer de chez elle et la placer en foyer, arguant d'un &#171; conflit du travail &#187; avec Michelle, la Mamounette (sic) assistante maternelle (&#8230;) Quelle faute lourde, impardonnable, peut justifier qu'une fillette soit enlev&#233;e &#224; sa famille, fut-elle d'accueil ? &#8220;Je me dois de garder le secret des dossiers d'enfants&#8221; se contente de d&#233;clarer l'inspecteur &#224; l'enfance &#187;. Et le reportage de jouer sur l'&#233;motion, en pr&#233;sentant une photo du couple posant devant un v&#233;lo vide (celui bien entendu de la petite fille).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cas de figure, le mail adress&#233; le 14 mai 2004 &#224; la r&#233;daction de Lien Social par Sma&#239;l G. : &#171; Apr&#232;s avoir inform&#233; le procureur de la r&#233;publique, les juges des enfants, me semblent-ils en vain, je viens d&#233;noncer aupr&#232;s de votre m&#233;dia des faits contraires &#224; toute d&#233;ontologie sociale &#187; Et ce Monsieur, assistant maternel agr&#233;&#233;, de d&#233;noncer son service employeur (cette fois-ci, une association), avec qui il est en d&#233;saccord depuis des ann&#233;es sur la conduite de l'&#233;ducation de l'enfant qui lui est confi&#233; et qui doit lui &#234;tre retir&#233;. Il n'est pas question ici de prendre partie dans ces conflits, ni de tomber dans un quelconque r&#233;flexe corporatiste, mais de tenter de comprendre la complexit&#233; du travail de placement familial et ce qui am&#232;ne parfois &#224; un retrait en apparence illogique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t cette r&#233;flexion de Sigmund Freud sur les trois t&#226;ches impossibles &#224; accomplir v&#233;ritablement : &#233;duquer, gouverner et psychanalyser. L'on pourrait ajouter : &#234;tre famille d'accueil. Exercer ce m&#233;tier rel&#232;ve de deux v&#233;ritables paradoxes. Le premier d'entre eux concerne le d&#233;fi qui consiste &#224; accueillir et aimer l'enfant confi&#233; tout comme si c'&#233;tait le sien, alors qu'il ne fera jamais partie de sa famille. Car, cet enfant a d&#233;j&#224; ses propres parents qui gardent une place plus ou moins importante dans son c&#339;ur. Parfois, des contacts sont r&#233;guliers, d'autres fois ils sont plus distants. Il arrive que la qualit&#233; de ces liens change avec le temps, soit pour s'am&#233;liorer, soit pour se d&#233;t&#233;riorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, ses g&#233;niteurs lui manquent, d'autres fois, il les rejette avec violence. Ses sentiments ne sont pas forc&#233;ment oppos&#233;s. Ils se manifestent parfois de mani&#232;re successive, voire concomitante, l'enfant &#233;tant ambivalent dans un m&#233;lange d'amour et de haine. Le travail de la famille d'accueil consiste &#224; accompagner les cons&#233;quences de ce que tout cela produit au quotidien : d&#233;sillusions, tristesse et col&#232;re face &#224; une attente d&#233;&#231;ue, mais aussi plaisir de renouer enfin avec un parent tant attendu. Il s'agit de canaliser des r&#233;actions parfois violentes d'un enfant qui peut se retourner contre sa famille d'accueil qui sert d'exutoire &#224; son d&#233;sespoir, cherchant &#224; lui faire payer la trahison de ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, il faut le soutenir n&#233;anmoins, quand il revient d&#233;fait d'une visite qui s'est mal pass&#233;e (et ne pas renforcer la haine contre la famille naturelle) ou quand des liens privil&#233;gi&#233;s se retissent progressivement (m&#234;me si cela peut aboutir &#224; ce qu'il d&#233;sinvestisse sa famille d'accueil). Pas facile tous les jours, d'exercer ce travail qui peut tout autant apporter des remerciements que ce qui semble &#234;tre un oc&#233;an d'ingratitude&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second paradoxe de ce m&#233;tier : agir aupr&#232;s de l'enfant comme s'il devait rester toujours, alors qu'il peut &#234;tre amen&#233; &#224; partir un jour. L'accueil n'est pas une adoption. Il peut durer deux mois ou jusqu'&#224; la majorit&#233; (voire plus). Mais cela, on ne le sait jamais d'avance. Un parent peut se r&#233;tablir plus vite qu'on ne le pensait et se montrer &#224; nouveau capable de vivre avec son enfant. Celui ou celle qu'on pensait irr&#233;m&#233;diablement perdu dans sa toxicomanie ou son alcoolisme peut se stabiliser et finir par accueillir son enfant, apr&#232;s dix ans de placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, ce qui semblait &#234;tre un accueil de quelques semaines, pour permettre &#224; la maman de se remettre d'une op&#233;ration, va durer 15 ans ! Pourtant, qu'il reste quelques mois ou toute son enfance, l'enfant a besoin du m&#234;me d&#233;vouement et de la m&#234;me pr&#233;sence inconditionnelle. &#171; Quel que soit le temps que tu vas rester avec nous, nous t'accueillerons avec la m&#234;me chaleur et la m&#234;me bienveillance. &#187; C'est ce message qui doit passer dans la d&#233;marche de la famille d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On mesure la difficult&#233; que cela peut repr&#233;senter et les qualit&#233;s d'altruisme que cela exige. Quelle souplesse, quelle patience, quelle finesse il est n&#233;cessaire de poss&#233;der, pour offrir un cadre qui permette &#224; l'enfant de se construire, sans le contraindre &#224; faire un choix entre toutes celles et tous ceux qui lui portent de l'amour, en reniant sa propre famille ou en refusant de s'investir dans sa famille d'accueil. Pour qu'un &#233;quilibre puisse &#234;tre trouv&#233;, il est indispensable que s'op&#232;re efficacement l'intervention d'un tiers. Il ne faut pas que l'enfant et sa famille d'accueil soient laiss&#233;s seuls, en t&#234;te &#224; t&#234;te. C'est l&#224; le r&#244;le du service responsable du placement qui d&#233;l&#232;gue &#224; un travailleur social r&#233;f&#233;rent et au psychologue la t&#226;che de faire en sorte que la place de chacun soit bien respect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;tier de famille d'accueil n'est pas simple, on l'a compris. Il est tout aussi logique que des m&#233;canismes se mettent parfois en place, comme autant de moyens pour se prot&#233;ger. Certaines familles pr&#233;f&#232;rent garder beaucoup de distance avec l'enfant confi&#233; et ainsi &#233;viter un investissement qui peut s'av&#233;rer, en cas de d&#233;part, d&#233;chirant. D'autres fonctionnent dans une relation tr&#232;s proche et tr&#232;s fusionnelle, s'appropriant l'enfant et prenant une place qui gomme celle de la famille naturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux attitudes sont tr&#232;s pr&#233;judiciables pour l'enfant accueilli : dans le premier cas, il a le sentiment d'&#234;tre un &#233;tranger juste tol&#233;r&#233;, dans le second il est au c&#339;ur d'un terrible conflit de loyaut&#233; : peut-il encore aimer ses parents sans risque de trahir sa famille d'accueil ? Ne doit-il pas choisir entre deux familles ? Entre ces deux extr&#234;mes, l'immense majorit&#233; des familles d'accueil r&#233;ussit &#224; trouver un juste &#233;quilibre et accomplit un travail tout &#224; fait admirable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Lorsque l'attitude d'une famille d'accueil penche soit du c&#244;t&#233; d'une trop grande distanciation, soit du c&#244;t&#233; d'une forme d'appropriation, tout est fait pour l'accompagner vers une plus juste mesure. Si cela n'aboutit pas et que l'on rep&#232;re des cons&#233;quences dommageables pour l'enfant, il peut alors &#234;tre envisag&#233; de le r&#233;orienter (vers une autre famille d'accueil ou une maison d'enfants). Bien d'autres raisons peuvent amener le service &#224; une telle d&#233;cision, quand par exemple une saine collaboration s'av&#232;re impossible avec une famille d'accueil persuad&#233;e &#234;tre seule &#224; m&#234;me de d&#233;cider pour le bien de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, une telle d&#233;cision occasionne chez l'enfant de la souffrance (changement d'adultes r&#233;f&#233;rents, rupture par rapport &#224; un attachement plus ou moins fort&#8230;). Aussi, faut-il &#233;valuer la d&#233;tresse que l'on risque de provoquer et appliquer la d&#233;cision que dans la mesure o&#249; elle &#233;vite des &#233;preuves ult&#233;rieures bien plus importantes encore. T&#226;che oh combien d&#233;licate ! Mais, s'il peut arriver qu'on se rende compte &#224; quel point on a ainsi cr&#233;&#233; une situation douloureuse pour l'enfant, il est bien plus fr&#233;quent qu'on s'aper&#231;oive d'un soulagement chez lui : on l'a lib&#233;r&#233; d'une pression consid&#233;rable dont il ne pouvait ni se d&#233;p&#234;trer seul, ni parler ouvertement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela ne se fait pas, en g&#233;n&#233;ral, sur un coup de t&#234;te, ni dans la pr&#233;cipitation. Une telle d&#233;cision est m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie et pr&#233;par&#233;e, accomplie et d&#233;cid&#233;e collectivement. Comme tout acte pos&#233; en &#233;ducation, qu'il soit l'&#339;uvre des familles ou des professionnels, il existe un risque de ne pas agir dans le sens de l'int&#233;r&#234;t de l'enfant. Quelle garantie a-t-on de ne pas se tromper ? Aucune. Les professionnels ne sont pas forc&#233;ment &#224; l'abri d'une erreur qui peut s'av&#233;rer dramatique&#8230; comme n'importe quels parents. Sauf que leur orientation est valid&#233;e par la professionnalit&#233; qu'ils ont acquise au cours des ann&#233;es, la coll&#233;gialit&#233; dans laquelle elle est prise et la validation par un juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Commentaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'un enfant retir&#233; de la famille d'accueil o&#249; il vit, fait l'objet d'un traitement public par la presse, les services sociaux adoptent un silence qui pourrait bien &#234;tre per&#231;u comme m&#233;prisant. Sont-ils &#224; ce point au-dessus du commun des mortels pour qu'ils n'aient pas &#224; justifier leurs actes devant l'opinion publique ? Pendant longtemps, la puissance de la presse &#8212; qu'on identifie &#224; un quatri&#232;me pouvoir &#224; m&#234;me de d&#233;faire une r&#233;putation, d'acculer un ministre &#224; la d&#233;mission ou d'influencer une cour d'assise &#8212; s'est volontairement arr&#234;t&#233;e au seuil de la vie priv&#233;e des citoyens. Seules quelques vedettes consentantes voyaient leur intimit&#233; s'&#233;taler dans les colonnes d'une presse sp&#233;cialis&#233;e. On se souvient de la discr&#233;tion des r&#233;dactions, inform&#233;e depuis des ann&#233;es de l'existence de la &#171; fille cach&#233;e &#187; de Mitterrand, mais refusant d'en parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la diff&#233;rence des pays anglo-saxons, la tradition fran&#231;aise se refusait de faire irruption dans ce domaine. Et puis, premi&#232;re br&#232;che, en 1984, Pascale Breugnot, productrice de t&#233;l&#233;vision, propose &#171; Psy show &#187; qui met en sc&#232;ne devant des millions de t&#233;l&#233;spectateurs, un couple tentant de r&#233;fl&#233;chir avec un th&#233;rapeute sur le probl&#232;me&#8230; &#171; d'&#233;jaculation pr&#233;coce &#187; du mari. Le vers &#233;tait dans le fruit. La mode de la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; s'est mise &#224; d&#233;ferler. Face &#224; la banalisation de cette irruption dans ce qu'il y a de plus intime, on comprend mieux l'incompr&#233;hension parfois, face au mutisme dont peuvent faire preuve des travailleurs sociaux qui restent r&#233;tifs &#224; cette nouvelle mode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quitte &#224; faire le gros dos face &#224; la calomnie, ceux-ci pr&#233;f&#232;rent agir dans la discr&#233;tion, se refusant d'avoir &#224; exposer leur travail en plein jour. Non qu'ils aient quelque chose &#224; cacher, mais leur engagement aupr&#232;s des populations les plus d&#233;favoris&#233;es implique une obligation de secret li&#233; au droit des usagers &#224; ne pas voir exposer publiquement leur vie priv&#233;e. Que les actes pos&#233;s par les professionnels soient parfaitement justifi&#233;s ou qu'ils soient le produit d'un dysfonctionnement, d'un jugement de valeur inappropri&#233; ou d'une erreur d'appr&#233;ciation, ce n'est pas dans les colonnes d'un journal, quel qu'il soit, que cela doit en &#234;tre d&#233;battu. Rester ferme sur ce principe expose &#224; faire l'objet de critiques qui restent sans r&#233;ponse, mais aussi d'attaques malveillantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, trouve-t-on dans Marianne n&#176;384, un journaliste qui s'indigne &#224; propos du terrible accident survenu &#224; Saint-Denis, &#224; l'origine de la mort d'une petite fille et de son p&#232;re (un incendie d&#233;clench&#233; par une bougie, &#224; la suite d'une coupure d'&#233;lectricit&#233;) : &#171; L'opprobre n'est pas tant &#224; jeter sur EDF que sur les services sociaux qui, en 2004, laissent visiblement des humains vivre dans des conditions dignes des romans de Zola. &#187; Pourtant, l'assistante sociale avait bien fait son travail en intervenant aupr&#232;s d'EDF afin d'&#233;viter la coupure, mais en vain&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les services sociaux sont accus&#233;s de toujours en faire trop ou pas assez. &#192; chaque fois qu'on d&#233;couvre un enfant gravement maltrait&#233;, l'opinion publique est prompte &#224; se retourner contre eux et les accuser de ne pas avoir fait leur travail. La m&#234;me opinion publique qui n'h&#233;site pas, pour autant, &#224; s'offusquer contre ces assistantes sociales &#171; rapteuses &#187; d'enfant, qui ont obtenu du juge des enfants un placement &#224; la suite du signalement qu'elles lui ont adress&#233;. Plus souvent qu'on ne l'imagine, le travail social se trouve dans la d&#233;licate situation de l'entre-deux : entre pr&#233;vention et protection, entre faire confiance ou pas, entre laisser du temps ou pas, entre agir ou laisser faire, entre aide bienveillante et mesure autoritaire etc. L'action sociale et &#233;ducative ne peut se d&#233;ployer qu'en surfant sur le risque. Lorsqu'elle est efficace, elle l'est &#224; bas bruit : cela ne fait ni la une des journaux, ni l'ouverture du 20 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le drame survient, elle continuera &#224; ne pas r&#233;pondre aux attaques dont elle est alors l'objet, refusant pour se justifier d'avoir &#224; &#233;taler publiquement la vie priv&#233;e des personnes qui lui ont fait confiance. On ne verra pas, en prime time, un travailleur social suivi d'une cam&#233;ra passer de famille en famille, et &#233;voquant face &#224; des millions de t&#233;l&#233;spectateurs que Madame Duval a accumul&#233; des dettes, du fait de ses probl&#232;mes d'alcool, que la petite Ma&#235;lle Dupont, &#226;g&#233;e de 6 ans, a &#233;t&#233; viol&#233;e par son p&#232;re, ni que Madame Durand est battue par son mari etc. S'il arrive que les journalistes s'int&#233;ressent au quotidien des professionnels du social, c'est un luxe de pr&#233;caution qui est exig&#233; alors d'eux (anonymat des t&#233;moignages et floutage des visages). Que le travail social continue encore longtemps &#224; r&#233;sister &#224; la m&#233;diatisation-r&#233;alit&#233;, c'est tout le mal que l'on puisse lui souhaiter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelles relations entre le travail social et la presse ?</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>723</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les citoyens ont le droit d'&#234;tre inform&#233;s mais le secret professionnel impose tr&#232;s souvent aux travailleurs sociaux de se taire. Comment concilier cette exigence l&#233;gitime de l'opinion publique et ce devoir des professionnels du secteur social et m&#233;dico-social ? Pour essayer de comprendre, nous avons interrog&#233; Didier Dubasque, pr&#233;sident de l'Association national des assistants de service social [lire ci-dessous], et nous avons pris pour exemple le travail des familles d'accueil (lire). Enfin, nous (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les citoyens ont le droit d'&#234;tre inform&#233;s mais le secret professionnel impose tr&#232;s souvent aux travailleurs sociaux de se taire. Comment concilier cette exigence l&#233;gitime de l'opinion publique et ce devoir des professionnels du secteur social et m&#233;dico-social ? Pour essayer de comprendre, nous avons interrog&#233; Didier Dubasque, pr&#233;sident de l'Association national des assistants de service social [lire ci-dessous], et nous avons pris pour exemple le travail des familles d'accueil (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-paradoxes-d-un-metier-impossible-l-exemple-des-familles-d-accueil' class='spip_in'&gt;lire&lt;/a&gt;). Enfin, nous relatons les p&#233;rip&#233;ties qui ont entour&#233; un reportage de la t&#233;l&#233;vision dans un institut de r&#233;&#233;ducation (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Faut-il-accepter-des-cameras-dans-les-etablissements' class='spip_in'&gt;lire l'article&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il vous arrive de plus en plus fr&#233;quemment d'intervenir, en tant que pr&#233;sident de l'ANAS, en r&#233;ponse &#224; des journalistes qui malm&#232;nent les travailleurs sociaux : y aurait-il un contentieux entre la presse et les professionnels de l'action sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a effectivement un traitement de l'information qui a consid&#233;rablement &#233;volu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es. Je retiendrai trois tendances fortes. D'abord, la domination de la dimension &#233;motive : on ne fait pas tant appel &#224; la r&#233;flexion du lecteur, qu'&#224; ses sentiments. Ce qui am&#232;ne &#224; r&#233;duire la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233; en une attitude morale qui classe les acteurs en &#171; bons &#187; ou en &#171; m&#233;chants &#187;. Ensuite, les faits de soci&#233;t&#233; sont abord&#233;s sous l'angle du fait divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anecdote particuli&#232;re non r&#233;v&#233;latrice d'une globalit&#233; est devenue l'objet d'une g&#233;n&#233;ralisation le plus souvent abusive (comme on l'a vu avec l'ins&#233;curit&#233; qui semblait toucher la campagne la plus recul&#233;e avant l'&#233;lection pr&#233;sidentielle et qui a subitement disparu apr&#232;s). Troisi&#232;me tendance forte, la sacralisation de la place de la victime dont le t&#233;moignage poss&#232;de la force de son statut : face &#224; sa souffrance, on ne peut que se taire et surtout ne pas douter (comme l'a montr&#233;, l&#224; aussi, l'exemple de la jeune femme du RER et son invention de toute pi&#232;ce d'une agression antis&#233;mite). Cons&#233;quence de cette approche qui privil&#233;gie le visible au d&#233;triment du travail d'enqu&#234;te de fond, on lance tr&#232;s vite des accusations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A plusieurs reprises, des situations d'enfants maltrait&#233;s ont amen&#233; des associations &#224; mettre tout de suite en cause les services sociaux. Il s'est av&#233;r&#233; que ceux-ci avaient fait correctement leur travail, avec les informations dont ils disposaient. Mais d&#233;j&#224; l'actualit&#233; s'&#233;tait int&#233;ress&#233;e &#224; autre chose et n'est rest&#233;e que l'accusation premi&#232;re. Nous sommes tous plus ou moins otages de cette logique : &#233;lus, institutions, d&#233;cideurs, mais aussi travailleurs sociaux &#224; qui se pose le dilemme de r&#233;sister ou de plier sous la pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les professionnels sont pris entre l'obligation de se taire que leur impose le secret professionnel et la l&#233;gitime revendication du public de savoir ce qu'ils font : comment se sortir de ce paradoxe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exigence de rendre des comptes est l&#233;gitime. C'est ce que nous faisons d'ailleurs &#224; notre hi&#233;rarchie ou aux magistrats qui nous mandatent. Mais s'il s'agit de d&#233;tailler publiquement la vie des personnes que nous rencontrons, c'est impossible. Non seulement parce que notre &#233;thique nous interdit de trahir la confiance des personnes qui nous ont confi&#233; des pans entiers de leur histoire intime, mais aussi parce que cela signifierait violer le droit de tout un chacun &#224; sa vie priv&#233;e, ce que prot&#232;ge le secret professionnel. Par contre, nous pouvons expliquer en quoi nos m&#233;thodes de travail r&#233;pondent aux probl&#233;matiques qui, au-del&#224; des parcours individuels, sont, avant tout, des faits sociaux : la mis&#232;re, la maltraitance &#224; enfant, les violences conjugales, l'exclusion etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prenons un exemple : une famille d'accueil se trouve l&#233;s&#233;e par le retrait conflictuel de l'enfant qui lui &#233;tait confi&#233;&#8230;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les probl&#232;mes que peuvent soulever le retrait sur un conflit de la garde d'un enfant dans une famille d'accueil sont un tr&#232;s bon exemple. Il ne peut &#234;tre question d'expliquer en d&#233;tail dans la presse la probl&#233;matique de cet enfant, mais d'aborder le travail qu'on demande aux familles d'accueil et la place que celles-ci ont dans la prise en charge par l'ensemble d'une &#233;quipe. C'est ce que ma position de pr&#233;sident de l'ANAS m'a permis de faire &#224; plusieurs reprises et je crois qu'il faut que les professionnels n'h&#233;sitent plus eux aussi &#224; prendre la parole d&#232;s lors qu'une question sociale est publiquement pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les usagers n'ont-ils donc jamais affaire &#224; la toute-puissance des travailleurs sociaux face auxquels, ils n'ont aucun recours ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait abusif de consid&#233;rer les usagers comme otage d'un pouvoir discr&#233;tionnaire des travailleurs sociaux. Nous sommes dans un pays de droits et en ce qui concerne, par exemple, les situations judiciaires, ce qui s'impose, c'est le contradictoire, la justice &#233;tant tenue d'entendre toutes les parties en pr&#233;sence avant de d&#233;cider. Il y a toujours possibilit&#233; de se faire assister d'un avocat, de faire appel etc. Pour ce qui est de l'attribution d'une aide financi&#232;re, les travailleurs sociaux ne d&#233;cident de rien et ne font que transmettre une demande argument&#233;e &#224; une commission qui d&#233;cide ensuite de la satisfaire ou non, en fonction de crit&#232;res. Ces crit&#232;res sont d&#233;finis par les politiques. Et les politiques sont &#233;lus aussi par les usagers. Bien entendu, je ne veux pas dire qu'il n'y a jamais de d&#233;rives. Comme pour d'autres, nos professions n'ont aucune raison d'&#234;tre &#224; l'abri des dysfonctionnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre association professionnelle a depuis 1947 promu des pratiques respectueuses de l'usager, en &#233;dictant un code de d&#233;ontologie qui fixe un cadre et des limites. L'application de principes &#233;thiques d&#233;finis est &#233;galement n&#233;cessaire. Nous sommes tr&#232;s vigilants quant aux &#233;ventuels d&#233;rapages qui se manifestent d'autant plus que les professionnels sont parfois laiss&#233;s seuls dans leur travail. Le droit des usagers est bien mieux reconnu depuis les lois de 2002. Notre r&#244;le, en tant que travailleurs sociaux, est aussi de favoriser leur participation aux instances de d&#233;cision, afin qu'ils soient de plus en plus associ&#233;s &#224; l'action destin&#233;e &#224; leur venir en aide. Le tout c'est de trouver les modalit&#233;s de mise en &#339;uvre concr&#232;te et de les appliquer en tenant compte des particularit&#233;s de chaque situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Didier Dubasque, est assistant de service social de profession et a &#233;galement exerc&#233; le m&#233;tier de journaliste durant trois ann&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelles relations entre le travail social et la presse ?</title>
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		<title>L'action sociale aujourd'hui</title>
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		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le titre de l'ouvrage de Jacques Ladsous est un peu trompeur car son propos n'est pas v&#233;ritablement de passer en revue les diff&#233;rents dispositifs mis en &#339;uvre par l'action sociale contemporaine. Il s'agit plut&#244;t du t&#233;moignage de quelqu'un qui porte un regard honn&#234;te sur sa propre trajectoire et tente de faire partager ses r&#233;flexions. Le lecteur est ainsi invit&#233; &#224; voyager &#224; travers ce qui a constitu&#233; l'histoire r&#233;cente de l'action sociale et &#224; rencontrer un certain nombre de personnages qui ont marqu&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-723-" rel="tag"&gt;723&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton281-41e88.jpg?1694426693' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le titre de l'ouvrage de Jacques Ladsous est un peu trompeur car son propos n'est pas v&#233;ritablement de passer en revue les diff&#233;rents dispositifs mis en &#339;uvre par l'action sociale contemporaine. Il s'agit plut&#244;t du t&#233;moignage de quelqu'un qui porte un regard honn&#234;te sur sa propre trajectoire et tente de faire partager ses r&#233;flexions. Le lecteur est ainsi invit&#233; &#224; voyager &#224; travers ce qui a constitu&#233; l'histoire r&#233;cente de l'action sociale et &#224; rencontrer un certain nombre de personnages qui ont marqu&#233; l'auteur. Il faut dire que le parcours de Jacques Ladsous a &#233;t&#233; particuli&#232;rement int&#233;ressant puisque, &#233;ducateur lui-m&#234;me, il a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; participer &#224; la fondation des premi&#232;res &#233;coles d'&#233;ducateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;galement c&#244;toy&#233; un certain nombre de personnalit&#233;s en charge au niveau politique ou dans la haute administration des orientations de l'action sociale en France. Responsable du CREAI d'Ile-de-France, il a en parall&#232;le assum&#233; la vice-pr&#233;sidence du Conseil sup&#233;rieur du travail social. Aujourd'hui retrait&#233;, Jacques Ladsous continue de s'investir activement dans diverses organisations et publie r&#233;guli&#232;rement articles et ouvrages en relation avec les questions &#233;ducatives et sociales. Voil&#224; donc quelqu'un qui poss&#232;de effectivement une l&#233;gitimit&#233; &#224; faire part au grand public de son &#171; ce que je crois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce propos, Jacques Ladsous croit fermement &#224; un travail approfondi de compr&#233;hension pr&#233;alable du social bas&#233; sur l'observation, la description et le d&#233;bat avec tous ceux qui peuvent apporter quelque chose dans l'appr&#233;hension des situations. La comparaison des contextes, la mise en &#233;vidence des analogies mais aussi des contradictions est un exercice utile pour faire progresser l'analyse du r&#233;el. C'est sans doute aussi une modalit&#233; judicieuse pour faire face aux &#233;v&#232;nements avec un certain enthousiasme, tout en &#233;vitant de r&#233;p&#233;ter les erreurs qui ont pu &#234;tre commises auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;curseur en quelque sorte de la loi r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale (avec B. Lory), Jacques Ladsous s'inscrit dans la lign&#233;e de ceux qui militent pour que l'usager des diverses institutions sociales devienne acteur &#224; part enti&#232;re de sa propre transformation. Cependant, au-del&#224; des bonnes intentions, l'auteur rappelle qu'il convient de r&#233;activer constamment dans la pratique quotidienne les conditions qui permettent une prise en compte r&#233;elle de la parole des usagers et de leurs choix. L'action sociale authentique est &#171; accompagnement, c'est-&#224;-dire compr&#233;hension soutien et partage &#187;, peut-on lire page 124. Le sentiment d'&#234;tre accompagn&#233; c'est aussi l'impression d'ensemble particuli&#232;rement agr&#233;able qui se d&#233;gage de l'ouvrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2004 (144 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le placement sous surveillance &#233;lectronique</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>723</dc:subject>

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&lt;p&gt;Tout savoir sur le placement sous surveillance &#233;lectronique (PSE), tel pourrait &#234;tre le titre de ce petit ouvrage didactique qui examine sous toutes ses coutures le syst&#232;me d'assignation &#224; r&#233;sidence sous contr&#244;le &#233;lectronique, institu&#233; par la loi du 19 d&#233;cembre 1997. En quoi consiste ce dispositif ? Il s'agit d'une modalit&#233; d'ex&#233;cution d'une peine privative de libert&#233; qui peut concerner les condamn&#233;s &#224; une ou plusieurs peines d'une dur&#233;e totale n'exc&#233;dant pas un an ou ceux dont la peine qui reste &#224; courir (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout savoir sur le placement sous surveillance &#233;lectronique (PSE), tel pourrait &#234;tre le titre de ce petit ouvrage didactique qui examine sous toutes ses coutures le syst&#232;me d'assignation &#224; r&#233;sidence sous contr&#244;le &#233;lectronique, institu&#233; par la loi du 19 d&#233;cembre 1997. En quoi consiste ce dispositif ? Il s'agit d'une modalit&#233; d'ex&#233;cution d'une peine privative de libert&#233; qui peut concerner les condamn&#233;s &#224; une ou plusieurs peines d'une dur&#233;e totale n'exc&#233;dant pas un an ou ceux dont la peine qui reste &#224; courir est inf&#233;rieure &#224; cette dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSE peut &#233;galement &#234;tre d&#233;cid&#233; &#224; titre probatoire de la lib&#233;ration conditionnelle. Le condamn&#233; se voit alors interdire la facult&#233; de s'absenter de son domicile en dehors des p&#233;riodes fix&#233;es par le juge d'application des peines. Il est cependant tenu compte des contraintes li&#233;es &#224; la vie familiale ou professionnelle de la personne concern&#233;e de fa&#231;on &#224; ce que l'ex&#233;cution de la peine ne porte pas trop pr&#233;judice &#224; l'objectif sous-jacent d'insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan technique, un bracelet &#233;metteur port&#233; de fa&#231;on permanente par le condamn&#233; permet de contr&#244;ler sa pr&#233;sence &#224; domicile aux heures qui lui sont impos&#233;es. Aujourd'hui, environ un tiers des tribunaux de grande instance appliquent le PSE mais celui-ci ne concerne encore que seulement 223 placements en cours. L'objectif est pourtant d'atteindre &#224; terme 3 000 mesures. Le premier but du PSE, on le comprend bien, est de lutter contre la surpopulation carc&#233;rale. Beaucoup de prisonniers subissent en effet des peines inf&#233;rieures &#224; un an et pourraient donc b&#233;n&#233;ficier &#233;ventuellement du PSE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est &#233;galement de diminuer le risque de r&#233;cidive en permettant au condamn&#233; de garder, en d&#233;pit de la sentence, des rep&#232;res familiers. La &#171; contamination &#187; criminog&#232;ne propre aux diff&#233;rentes formules de d&#233;tention est &#233;galement &#233;vit&#233;e. Enfin, le co&#251;t de la mesure, notoirement inf&#233;rieur &#224; celui d'une incarc&#233;ration, constitue un argument majeur. Toutefois, le dispositif n'est pas exempt de d&#233;fauts. La p&#233;nalisation de l'espace familial peut g&#233;n&#233;rer quelques difficult&#233;s. La pression psychologique due aux contraintes horaires &#224; respecter imp&#233;rativement est un facteur anxiog&#232;ne qui peut fragiliser certains individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSE doit donc &#234;tre mis en &#339;uvre avec discernement et, dans tous les cas, sur la base du consentement &#233;clair&#233; du condamn&#233;. Enfin, il faut souligner qu'un accompagnement social adapt&#233; est un facteur d&#233;terminant pour que le PSE constitue une alternative cr&#233;dible &#224; l'enfermement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2004 (80 p. ; 11 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Handicap et int&#233;gration culturelle</title>
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		<dc:date>2004-09-29T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>723</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Mon r&#234;ve c'est faire de la guitare mais pas comme on fait d'habitude &#187;, dit In&#232;s une fillette trisomique d'une dizaine d'ann&#233;es, sweat rouge, queue de cheval, lunettes cercl&#233;es de vert et petites &#233;toiles sur les oreilles. Si la guitare est son instrument pr&#233;f&#233;r&#233;, In&#232;s aime la musique en g&#233;n&#233;ral. &#171; Quand ma m&#232;re est triste, je mets de la musique pour la faire danser &#187; dit-elle avant de nous pr&#233;senter une poup&#233;e qui joue la Lambada, sa chambre o&#249; s'affichent les idoles de la Star Ac'et son cahier avec des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Mon r&#234;ve c'est faire de la guitare mais pas comme on fait d'habitude &#187;, dit In&#232;s une fillette trisomique d'une dizaine d'ann&#233;es, sweat rouge, queue de cheval, lunettes cercl&#233;es de vert et petites &#233;toiles sur les oreilles. Si la guitare est son instrument pr&#233;f&#233;r&#233;, In&#232;s aime la musique en g&#233;n&#233;ral. &#171; Quand ma m&#232;re est triste, je mets de la musique pour la faire danser &#187; dit-elle avant de nous pr&#233;senter une poup&#233;e qui joue la Lambada, sa chambre o&#249; s'affichent les idoles de la Star Ac'et son cahier avec des partitions de Beethoven et des vers de Victor Hugo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In&#232;s, accompagn&#233;e de sa m&#232;re et de l'&#233;quipe de l'association Musique et &#233;veil culturel pour les personnes en situation de handicap (MESH), va s'inscrire au Conservatoire national de r&#233;gion de Cergy, le lieu d'enseignement le plus prestigieux du Val d'Oise. &#171; Nous souhaitions que cette inscription ait valeur d'exemple pour les autres &#233;coles de musique &#187;, explique Jean-Baptiste Jobard de MESH. En effet, l'association a pour objectif de rapprocher les acteurs de la culture et du handicap du Val d'Oise pour favoriser l'acc&#232;s &#224; la musique pour tous. Si l'association propose des cours de musique adapt&#233;s dans ses locaux de Montmorency, elle favorise surtout l'int&#233;gration des personnes handicap&#233;es dans les cours de musique existants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une int&#233;gration qui prend plusieurs formes : les &#233;coles de musique accueillent des groupes d'&#233;l&#232;ves handicap&#233;s venant d'une institution (IME, CAT&#8230;), quelques &#233;l&#232;ves handicap&#233;s dans un cours traditionnel ou inscrivent individuellement l'&#233;l&#232;ve handicap&#233; dans un cours de pratique instrumentale. MESH propose aux professeurs des formations &#224; la pratique musicale aupr&#232;s d'enfants ou d'adultes handicap&#233;s et un soutien p&#233;dagogique tout au long de l'ann&#233;e pour &#233;viter les situations d'&#233;chec. &#171; Nous constatons que, plus que d'une formation, les professeurs ont besoin d'une premi&#232;re approche avec ce public qu'ils ne connaissent pas et qui leur fait un peu peur. D&#232;s que les cours commencent, ils se rendent vite compte que les choses ne sont souvent pas si difficiles &#187;, souligne Jean-Baptiste Jobard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers l'histoire d'In&#232;s et celles d'autres initiatives de pratiques musicales adapt&#233;es, le documentaire de Marie Tavernier propose une r&#233;flexion sur l'int&#233;gration culturelle des personnes handicap&#233;es. En donnant la parole aux acteurs de cette dynamique &#8212; musiciens, &#233;ducateurs, artistes handicap&#233;s&#8230; &#8212;, le film interroge la fronti&#232;re entre handicap et validit&#233;, en mettant en &#233;vidence une aspiration commune &#224; tous : l'acc&#232;s &#224; l'art et &#224; la culture. &#171; Tous les enfants doivent avoir la possibilit&#233; de mettre en &#233;veil leurs sens durant toute leur vie pour se sentir vivants, l'art nous permet d'exister &#187;, dit un professeur. Propos confirm&#233;s par la m&#232;re de Pascal, jeune adulte handicap&#233; mental profond : &#171; mon fils avait besoin d'&#234;tre r&#233;veill&#233;. Apathique, il dormait beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis qu'il pratique la musique, il est pris par le rythme, le groupe, il sort de sa peau &#187;. Enfants, adolescents et adultes, handicap&#233;s moteurs, mentaux ou sensoriels tapent, frottent, grattent, &#233;coutent&#8230; Certains pourront jouer d'un instrument, d'autres pas, mais ils auront tous appris beaucoup : &#233;couter des sons, se concentrer, taper en rythme sur des percussions dans un groupe, communiquer, &#234;tre ensemble. Pas toujours facile, surtout pour les jeunes autistes enferm&#233;s dans leur monde, pourtant la mise en confiance et l'attention des professeurs leur permettent de jouer ensemble pendant quelques instants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Alain Colombatto, professeur de piano de l'&#233;cole municipale de musique et de danse de Fosses, les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s sont particuli&#232;rement motiv&#233;s &#171; ils travaillent, sourient, m&#234;me quand il y a des difficult&#233;s, on sent qu'ils ont l'habitude de les d&#233;passer &#187;. Son credo ? Ne pas prendre en compte le handicap au d&#233;part, se comporter de la m&#234;me mani&#232;re avec chaque enfant, handicap&#233; ou non. Quand l'&#233;l&#232;ve commence &#224; jouer du piano, Alain Colombatto &#233;value avec lui les difficult&#233;s concr&#232;tes auxquelles il faudra s'adapter. Un de ses jeunes &#233;l&#232;ves handicap&#233; &#224; la naissance par un accident vasculaire c&#233;r&#233;bral avait une main droite pratiquement paralys&#233;e qu'il cachait. Ajourd'hui il joue des petites m&#233;lodies avec ses deux mains et ne cache plus la droite sous une grande manche de pull.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce film, le message des professeurs est clair : la diff&#233;rence entre &#233;l&#232;ves valides et handicap&#233;s est parfois minime, elle r&#233;side dans le rythme d'apprentissage plus lent pour les personnes handicap&#233;es et n'emp&#234;che pas le plaisir, la discipline et l'effort. Le travail avec des personnes handicap&#233;es enrichit les propositions p&#233;dagogiques des enseignants qui doivent faire preuve d'inventivit&#233; face &#224; des personnes en difficult&#233; d'apprentissage. De nouvelles pratiques p&#233;dagogiques qu'ils r&#233;investissent avec l'ensemble des &#233;l&#232;ves. Ce qui apparaissait, &#224; juste titre, comme une difficult&#233; au d&#233;part devient une richesse pour tout le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2004 - 60 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;Diffus&#233; par l'association &lt;a href=&#034;http://www.mesh.asso.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;MESH&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;23, rue du Temple &lt;br class='manualbr' /&gt;95160 Montmorency&lt;br class='manualbr' /&gt;Tel. 01 39 64 65 22&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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