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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Rencontre du handicap avec les arts</title>
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		<dc:date>2004-10-07T07:45:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>724</dc:subject>

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		<title>La R&#233;silience ou comment rena&#238;tre de sa souffrance ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-Resilience-ou-comment-renaitre-de-sa-souffrance</link>
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		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le devenir adulte de tout enfant d&#233;pend pour partie de facteurs internes neurologiques et g&#233;n&#233;tiques : &#224; la naissance, nous avons tous &#224; peu pr&#232;s les m&#234;mes promesses de d&#233;veloppement. Mais pour l'autre partie, ce qui joue un r&#244;le tout aussi important, ce sont les stimulations ext&#233;rieures et notamment les conditions de vie socio-&#233;conomiques. Pour ce qui est de l'enfant victime de mauvais traitement, l'acquisition de ressources internes constitue un facteur permettant de supporter les &#233;preuves. Mais un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le devenir adulte de tout enfant d&#233;pend pour partie de facteurs internes neurologiques et g&#233;n&#233;tiques : &#224; la naissance, nous avons tous &#224; peu pr&#232;s les m&#234;mes promesses de d&#233;veloppement. Mais pour l'autre partie, ce qui joue un r&#244;le tout aussi important, ce sont les stimulations ext&#233;rieures et notamment les conditions de vie socio-&#233;conomiques. Pour ce qui est de l'enfant victime de mauvais traitement, l'acquisition de ressources internes constitue un facteur permettant de supporter les &#233;preuves. Mais un r&#244;le tout aussi positif est jou&#233; par les tuteurs de R&#233;silience qui favorisent grandement la reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces tuteurs, on compte des pratiques culturelles tels la lecture, le th&#233;&#226;tre ou la peinture, des comportements altruistes et militants, mais aussi l'intellectualisation. Parmi les techniques qui permettent cette expression, il y a l'&#233;laboration du v&#233;cu sous forme de r&#233;cit. La mentalisation permet alors d'&#233;viter la somatisation ou le passage &#224; l'acte. Exorciser le traumatisme et &#233;viter qu'il ne s'enkyste passe alors par sa mise en mots. Autre technique, la th&#233;rapie par le jeu qui aide &#224; se d&#233;barrasser de ses fardeaux affectifs, de se d&#233;charger de ses &#233;motions et des id&#233;es toxiques. La judiciarisation syst&#233;matique de l'inceste peut-elle aller dans le m&#234;me sens ? Un procureur italien et un psychologue qu&#233;b&#233;cois proposent un regard bien diff&#233;rent. Le premier y voit le seul moyen d'interrompre l'abus et de s'inscrire dans une protection r&#233;solue susceptible d'aider l'enfant &#224; se reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 989 signalements pour agressions sexuelles effectu&#233;es tout au long de l'ann&#233;e 2000 au Qu&#233;bec, r&#233;pond le second, seuls 198 ont fait l'objet d'un proc&#232;s, 80 % de l'ensemble ayant &#233;t&#233; class&#233; sans suite. De fait, la dimension &#233;ducative et psychologique joue un r&#244;le essentiel. Mais &#171; le syst&#232;me &#233;prouve des difficult&#233;s &#224; admettre que l'on obtient des r&#233;sultats tr&#232;s int&#233;ressants pour l'int&#233;r&#234;t de l'enfant, sans passer par le syst&#232;me p&#233;nal &#187; (p.138), constate-t-il. Pour ce qui est des jugements, ils portent sur des actes qui n'ont pas la m&#234;me gravit&#233; explique-t-il : 2 % sont rest&#233;s au stade du harc&#232;lement, 3 % sont pass&#233;s &#224; l'exploitation (image, etc.), 5 % &#224; l'exhibition, 65 % aux attouchements, 8 % aux tentatives de p&#233;n&#233;tration et 12 % &#224; des relations compl&#232;tes. On n'applique la m&#234;me r&#233;ponse, ni la m&#234;me logique ind&#233;pendamment de la gravit&#233; du d&#233;lit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion th&#233;rapeutique poss&#232;de donc d'authentiques vertus. &#192; condition, toutefois, d'avoir d&#233;finitivement renonc&#233; &#224; l'hypoth&#232;se syst&#233;mique en vigueur un temps, selon laquelle l'abus sexuel &#233;tant consid&#233;r&#233; avant tout comme un facteur de maintien de l'hom&#233;ostasie du syst&#232;me familial, il convenait alors de r&#233;unir l'ensemble de la famille pour en parler, en banalisant au passage le v&#233;cu de la victime. Ou encore, d'&#233;viter de pr&#244;ner une d&#233;marche excluant syst&#233;matiquement toute r&#233;pression et pr&#233;tendant vouloir associer les parents &#171; aussi violents soient-ils &#187; (p.165) &#224; la th&#233;rapie de leur enfant !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Fabert, 2003 (248 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Notre corps ne ment jamais</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Notre-corps-ne-ment-jamais</link>
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		<dc:date>2004-10-06T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>724</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les enfants maltrait&#233;s sont nombreux &#224; esp&#233;rer, toute leur vie durant, recevoir enfin l'amour qu'ils n'ont jamais eu. Les sentiments qui les relient &#224; ces parents dont ils attendent tant, rel&#232;vent d'un attachement pathog&#232;ne, m&#233;lange de peur, d'attentes et d'illusions. Celles et ceux qui ont connu dans leurs jeunes ann&#233;es l'affection et la compr&#233;hension n'ont aucune difficult&#233; avec leur v&#233;rit&#233;. Pour les autres, qui n'ont pu b&#233;n&#233;ficier de cette relation bonne et s&#233;curisante, la pression morale de la soci&#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton280-8105b.jpg?1694605093' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les enfants maltrait&#233;s sont nombreux &#224; esp&#233;rer, toute leur vie durant, recevoir enfin l'amour qu'ils n'ont jamais eu. Les sentiments qui les relient &#224; ces parents dont ils attendent tant, rel&#232;vent d'un attachement pathog&#232;ne, m&#233;lange de peur, d'attentes et d'illusions. Celles et ceux qui ont connu dans leurs jeunes ann&#233;es l'affection et la compr&#233;hension n'ont aucune difficult&#233; avec leur v&#233;rit&#233;. Pour les autres, qui n'ont pu b&#233;n&#233;ficier de cette relation bonne et s&#233;curisante, la pression morale de la soci&#233;t&#233; leur laisse comme seule alternative le refoulement d'un sentiment interdit. C'est que, venant du fond des &#226;ges, r&#232;gne encore le quatri&#232;me commandement de Mo&#239;se, reproduit dans le code civil napol&#233;onien : &#171; tu honoreras ton p&#232;re et ta m&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, pour honorer ses parents, encore faut-il apprendre &#224; ne pas ressentir la haine qu'ils m&#233;ritent parfois. Le conflit entre ce qui est ressenti au plus profond et ce qui doit l'&#234;tre pour se conformer aux normes grav&#233;es d&#232;s le plus jeune &#226;ge, se traduit souvent sur la sant&#233; tant psychique que physique. Car la c&#233;cit&#233; &#233;motionnelle constitue un luxe extr&#234;mement co&#251;teux et souvent autodestructeur. Le corps &#233;tant la source de toutes les informations vitales qui ouvrent la voie &#224; plus d'autonomie et de conscience de soi, il sait aussi se manifester quand il y a d&#233;connexion des v&#233;ritables &#233;motions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice Miller nous propose justement dans son dernier ouvrage de passer en revue ces &#233;crivains, po&#232;tes ou philosophes qui ont pay&#233; de leur sant&#233; et de leur vie le d&#233;ni d'une violence &#233;ducative subie dans leur enfance. &#201;voquant tour &#224; tour Arthur Rimbaud, Nietzsche, Kafka, Virginia Woolf ou Marcel Proust, elle d&#233;taille ce que leur &#339;uvre ou leur vie refl&#232;te de cet engrenage de l'automystification de leur histoire. Mais le plus terrible est de trouver ces &#234;tres qui devenus adultes r&#233;alisent leur vengeance non contre ceux qui sont responsables de leurs malheurs mais contre leurs propres enfants ou dans le cas de dictateurs comme Hitler, Staline, Mao ou Saddam Hussein contre des millions de personnes innocentes. Mais une telle destin&#233;e n'est pas une fatalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il que les enfants victimes trouvent un accompagnateur lucide, un t&#233;moin secourable qui, renon&#231;ant &#224; toute neutralit&#233;, les aidera &#224; d&#233;chiffrer le langage du corps, en le relayant au pass&#233; subi. Mais, trop souvent, affirme Alice Miller, les th&#233;rapeutes sont impr&#233;gn&#233;s de cette morale traditionnelle faisant r&#233;f&#233;rence au quatri&#232;me commandement. Trop encombr&#233;s par leur propre pass&#233;, ils ne savent que minimiser la responsabilit&#233; parentale et ignorent tout aussi souvent que les vieilles blessures ne peuvent cicatriser que lorsque les victimes ont r&#233;ussi &#224; abandonner leurs attentes d'enfant. Seule la lucidit&#233; face &#224; ses ressentis permet alors de lib&#233;rer la capacit&#233; &#224; s'estimer, &#224; se respecter et &#224; d&#233;ployer toute sa cr&#233;ativit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2004 (206 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Ecole du cirque de Bruxelles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-Ecole-du-cirque-de-Bruxelles</link>
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		<dc:date>2004-10-06T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>724</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce lieu en Belgique accueille &#8212; entre autres &#233;l&#232;ves &#8212; des enfants, des adolescents et des adultes handicap&#233;s mentaux. Les b&#233;n&#233;fices se mesurent en termes d'int&#233;gration, de valorisation, d'autonomie. En toute po&#233;sie. Rencontre &#233;poustouflante des arts du cirque et du handicap &lt;br class='autobr' /&gt;
Spectaculaire ! En &#233;quilibre sur une boule, un fil ou un rolla-bola (planche pos&#233;e sur un cylindre), jonglant avec deux foulards, aidant un copain perch&#233; sur des &#233;chasses, ils rayonnent. Ils sont handicap&#233;s mentaux, de tous &#226;ges ; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce lieu en Belgique accueille &#8212; entre autres &#233;l&#232;ves &#8212; des enfants, des adolescents et des adultes handicap&#233;s mentaux. Les b&#233;n&#233;fices se mesurent en termes d'int&#233;gration, de valorisation, d'autonomie. En toute po&#233;sie. Rencontre &#233;poustouflante des arts du cirque et du handicap&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Spectaculaire ! En &#233;quilibre sur une boule, un fil ou un rolla-bola (planche pos&#233;e sur un cylindre), jonglant avec deux foulards, aidant un copain perch&#233; sur des &#233;chasses, ils rayonnent. Ils sont handicap&#233;s mentaux, de tous &#226;ges ; nous sommes &#224; l'&#201;cole du cirque de Bruxelles, cr&#233;&#233;e en 1981&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;cole de cirque de Bruxelles - 11 rue Picard -1000 Bruxelles. Belgique.T&#233;l. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et qui, pendant plus de quinze ans, s'est adress&#233; aux seules personnes valides. Changement en 1998 : l'&#233;ducateur d'une institution pour personnes sourdes avec handicaps mentaux associ&#233;s demande &#224; l'&#233;tablissement d'accueillir un groupe pour l'initier aux arts du cirque ; ainsi na&#238;t la section Handicirque. Une kin&#233;sith&#233;rapeute prend alors l'activit&#233; en charge. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;ducateurs assuraient que c'&#233;tait le seul jour de la semaine o&#249; les jeunes se levaient volontiers &#187;&lt;/i&gt;, se souvient aujourd'hui Vincent Wauters, fondateur et directeur de l'&#201;cole de cirque, ancien prof de gym et &#233;l&#232;ve d'Annie Fratellini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour coordonner et d&#233;velopper l'activit&#233; apr&#232;s cette premi&#232;re exp&#233;rience, l'&#233;cole engage Delphine Tollet, infirmi&#232;re de formation et militante de M&#233;decins sans fronti&#232;re. Elle d&#233;marchera les institutions, fera conna&#238;tre le projet : peu &#224; peu cent personnes vont fr&#233;quenter Handicirque. Chiffre volontairement plafonn&#233; dans un premier temps par crainte de voir &#233;merger un &#171; ghetto &#187; pour personnes handicap&#233;es : dans ce lieu au contraire, tous ne cessent de se c&#244;toyer&#8230; Et si pendant les cours, enfants valides et handicap&#233;s &#233;voluent s&#233;par&#233;ment, ce n'est pas le cas pendant les stages de vacances : avec une aide sp&#233;cifique, l'enfant porteur de handicap est accueilli dans un groupe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Handicirque, &#233;cole d'&#233;change et de cr&#233;ation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, trois cents enfants, cent cinquante adolescents valides et une centaine d'adultes handicap&#233;s de tous &#226;ges passent chaque semaine dans ce bel espace. Les cours sont dispens&#233;s par des professionnels (&#233;ducateurs, profs d'&#233;ducation physique, psychomotriciens, instituteurs) ayant suivi, apr&#232;s leur formation initiale, le module sp&#233;cifique de l'&#201;cole de cirque, d'une dur&#233;e d'un an. &lt;i&gt;&#171; Le d&#233;fi de notre travail est de proposer des situations ouvertes et vari&#233;es tenant compte des capacit&#233;s de chacun, ne jamais mettre une personne en position d'&#233;chec. L'aider &#224; progresser dans le plaisir, le rire, tout en d&#233;veloppant un climat de confiance qui suscite le respect &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;veloppe Delphine Tollet. Et de poursuivre : &lt;i&gt;&#171; nous souhaitons permettre &#224; la personne handicap&#233;e de sortir de son environnement habituel, &#233;cole ou institution, pour partager la magie du cirque. Montrer qu'elle peut s'exprimer comme les autres, parfois avec d'autres moyens, mais que le besoin d'expression reste vital. De plus, qu'ils soient valides ou handicap&#233;s, les &#233;l&#232;ves sont en contact : peu &#224; peu, les barri&#232;res disparaissent au profit d'un lien d'&#233;change et de cr&#233;ativit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Enfin, la personne handicap&#233;e c&#244;toie aussi les artistes venus se former, s'entra&#238;ner aux arts du cirque et cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#231;a marche. L'&#233;change est confirm&#233; des deux c&#244;t&#233;s : si les artistes lui proposent une possibilit&#233; suppl&#233;mentaire de p&#233;n&#233;trer le monde de l'imaginaire, la personne porteuse de handicap offre, elle, son mode d'expression libre, sp&#233;cifique, spontan&#233;. Ingr&#233;dients performants pour la cr&#233;ativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement ? Handicirque propose de l'acrobatie (travail au sol ou avec partenaire), jongleries (foulards, balles, assiettes, diabolo), &#233;quilibre (boule, &#233;chasses, c&#226;ble), travail a&#233;rien (trap&#232;ze, filet) et jeu d'acteur (clown&#8230;). Tout cela stimule les comp&#233;tences psychomotrices et les capacit&#233;s relationnelles de quiconque, handicap&#233; ou non. Les groupes sont restreints (maximum quatorze personnes). Les professionnels qui viennent se former changent, eux aussi, au cours de leur cursus : &lt;i&gt;&#171; Je pense aux profs de gym qui arrivent tout carr&#233;s, &lt;/i&gt; &#233;voque Vincent Wauters. &lt;i&gt;Au fur et &#224; mesure de leur formation, ils &#171; cassent le cube &#187; ; en fin d'ann&#233;e, ils ont davantage de fissures, de contact &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombreux en sont les b&#233;n&#233;fices : incitation au d&#233;passement de soi, revalorisation (apprendre &#224; d&#233;passer sa peur), authentique moyen d'expression non verbal, stimulation de la cr&#233;ativit&#233;, conscience de son corps&#8230; En outre, le travail propos&#233; &#8212; sous forme de cours hebdomadaires individuels ou collectifs, de stages ou d'animations ponctuelles &#8212; contribue grandement &#224; la socialisation. L'int&#233;gration et la confiance en soi sont favoris&#233;es, en ce lieu vivant, par le travail en groupe ou avec un partenaire. Ces initiations d&#233;bouchent pour certains sur un spectacle. Impliqu&#233;s dans les diff&#233;rentes s&#233;ances, les personnels des institutions ext&#233;rieures assurent le suivi de l'&#233;volution de chacun. Et s'ils le souhaitent, ils peuvent acqu&#233;rir une sp&#233;cialisation Handicirque&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cirque, plaisir de vivre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La particularit&#233; des arts du cirque ? &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s magique &#187;&lt;/i&gt;, sourit le directeur. &lt;i&gt;&#171; Une personne en difficult&#233; regagnera l'estime de soi gr&#226;ce au regard de l'autre. En jonglant, on s'exprime : avec les foulards &#8212; plus faciles &#224; attraper qu'une balle &#8212;, je vois un immense plaisir dans les yeux de la personne handicap&#233;e. Le cirque, c'est le plaisir de vivre, de faire tourner une assiette, de saluer un public chaleureux. C'est porter un nez rouge, &#234;tre pr&#233;sent, expos&#233; au public. Marcher sur un fil, m&#234;me fix&#233; pr&#232;s du sol, est difficile. Le cirque permet aussi de se d&#233;passer : j'ai vu deux personnes en train de tenir un copain pour qu'il aille jusqu'au bout : lorsqu'elle y est parvenue, une vraie performance, sous le regard des autres. Et le plaisir ! Le regard d'un enfant &#8211; handicap&#233; ou non &#8211; observant un anneau tourner autour de son bras est intense&#8230; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les personnes handicap&#233;es vieillissantes ? Le b&#233;n&#233;fice est clair du point de vue des professionnels qui les accompagnent. Pourtant, &lt;i&gt;&#171; l'avanc&#233;e en &#226;ge des personnes handicap&#233;es n'&#233;chappe pas aux r&#232;gles du vieillissement : perte d'&#233;nergie et d'autonomie,&lt;/i&gt; souligne Fernando Trujillo, &#233;ducateur en institution pour personnes &#226;g&#233;es.&lt;i&gt; Notre r&#244;le d'&#233;ducateur reste alors de sauvegarder une autonomie fonctionnelle et un certain bien-&#234;tre le plus longtemps possible. Avec le savoir-faire et l'approche de l'&#201;cole du cirque, les r&#233;sidents continuent de trouver du plaisir &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de mai, l'Ecole de cirque participe &#224; la Zinneke parade bruxelloise (&#233;tymologiquement parade b&#226;tarde, au sens de m&#233;tiss&#233;), avec la population de la ville.&lt;i&gt; &#171; Une personne handicap&#233;e peut par exemple venir avec son coussin de mousse de psychomotricit&#233;, le lancer &#224; quelqu'un du public, se le faire renvoyer : c'est tout le plaisir de jouer,&lt;/i&gt; observe encore le directeur. &lt;i&gt;Quand on fait des mouvements d'arts du cirque, on s'en sort mieux dans la vie, on est plus d&#233;gourdi, plus vif &#187;&lt;/i&gt;&#8230; L'&#233;cole a un vrai souci d'int&#233;gration : elle s'investit dans le quartier &lt;i&gt;&#171; sensible &#187;&lt;/i&gt; o&#249;, depuis deux ans et demi, elle est solidement implant&#233;e, &lt;i&gt;&#171; pour entrer en contact avec celui-ci et le colorer &#187;&lt;/i&gt;. En outre, elle travaille en partenariat avec les maisons et comit&#233;s de quartier. Cet &#233;t&#233; 2004, elle a pos&#233; un chapiteau l&#233;ger et mobile, avec quelques roulottes alentour, pour initier les enfants aux arts du cirque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, un lieu mixte par excellence, avec une culture sp&#233;cifique, empirique, des savoir-faire, des techniques adapt&#233;es. Un lieu pour exprimer toute la magie du cirque&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Handicirque, photos de Christophe Smets, &#233;ditions Luc Pire, 2002, &#224; commander (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ecoledecirquedebruxelles.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#201;cole de cirque de Bruxelles&lt;/a&gt; - 11 rue Picard -1000 Bruxelles. Belgique.T&#233;l. 33 (0) 2 640 15 71&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Handicirque, photos de Christophe Smets, &#233;ditions Luc Pire, 2002, &#224; commander sur : &lt;a href=&#034;http://www.laboiteaimages.be&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.laboiteaimages.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>De jeunes handicap&#233;s physiques font leur cirque</title>
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		<dc:subject>Culture</dc:subject>
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&lt;p&gt;Tous les deux ans, &#224; Villeneuve d'Ascq (59), l'institut d'&#233;ducation motrice (IEM) Jean Grafteaux pr&#233;sente un spectacle : quatre jours durant, des centaines de spectateurs y applaudissent num&#233;ros de clown, exercices de trap&#232;ze, danse en fauteuil&#8230; Les jeunes artistes sont tous handicap&#233;s moteurs &lt;br class='autobr' /&gt;
Le merveilleux et la po&#233;sie ne sont certes pas absents de la sc&#232;ne : fauteuil roulant en &#233;quilibre sur un fil a&#233;rien, costumes de l&#233;gende, g&#233;ants en l&#233;vitation, autre fauteuil roulant transform&#233; en machine de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tous les deux ans, &#224; Villeneuve d'Ascq (59), l'institut d'&#233;ducation motrice (IEM) Jean Grafteaux pr&#233;sente un spectacle : quatre jours durant, des centaines de spectateurs y applaudissent num&#233;ros de clown, exercices de trap&#232;ze, danse en fauteuil&#8230; Les jeunes artistes sont tous handicap&#233;s moteurs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le merveilleux et la po&#233;sie ne sont certes pas absents de la sc&#232;ne : fauteuil roulant en &#233;quilibre sur un fil a&#233;rien, costumes de l&#233;gende, g&#233;ants en l&#233;vitation, autre fauteuil roulant transform&#233; en machine de guerre, effets sp&#233;ciaux convaincants, cirque, danse, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1989 et tous les deux ans, l'IEM Jean Grafteaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='IEM Jean Grafteaux - 39, avenue du Bois - 59650 Villeneuve d'Ascq. T&#233;l. 03 20 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, g&#233;r&#233; par l'association des paralys&#233;s de France (APF), organise son spectacle de cirque. Les sept repr&#233;sentations pr&#233;c&#233;dentes ont drain&#233;, excusez du peu, environ 25 000 personnes (en tout, bien s&#251;r). Les spectacles ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s en maintes villes fran&#231;aises &#8212; Limoges, Hazebrouck, Marseille, Paris, Bailleul&#8230; &#8212; mais aussi en Italie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Last but not least, leur petit dernier, pilot&#233; par la compagnie &#201;olie songe a &#233;t&#233; jou&#233; en f&#233;vrier 2004 quatre fois cons&#233;cutives &#224; Villeneuve d'Ascq : en amont de cette cr&#233;ation, quarante jeunes de Jean Grafteaux &#8212; IEM et service d'&#233;ducation et de soins sp&#233;cialis&#233;s &#224; domicile (SESSD) confondus &#8212;, vingt-deux encadrants (&#233;ducateurs, aides m&#233;dico-psychologiques (AMP), kin&#233;s, infirmiers&#8230;), quinze copains d'&#233;cole, six professionnels du spectacle et&#8230; un metteur en sc&#232;ne. Le texte &#233;voque Valladolid et sa controverse (1550) autour des Indiens : oui ou non, ont-ils une &#226;me ? Bref, le poids &#233;crasant de la pens&#233;e unique sur les minorit&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le chef de service et kin&#233;sith&#233;rapeute responsable de l'activit&#233; cirque, Pascal Delecour, les deux courants qui s'affrontent alors renvoient &#224; une dimension fort actuelle : &#171; un th&#232;me qui parle de tol&#233;rance, de lien &#224; l'autre, de respect de la diff&#233;rence : on peut y voir une similitude avec le regard port&#233; sur les personnes handicap&#233;es, encore excluant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEM re&#231;oit, en internat et en externat, des adolescents souffrant d'une atteinte motrice et scolaris&#233;s en milieu ordinaire en coll&#232;ge, lyc&#233;e ou facult&#233; de la m&#233;tropole lilloise. &#194;g&#233;s de 12 &#224; 22 ans, les soixante-quinze jeunes accueillis &#8212; dont une majorit&#233; est en fauteuil roulant &#8212; subissent les cons&#233;quences de pathologies invalidantes vari&#233;es ou d'&#233;v&#233;nements traumatiques. L'institut suit &#233;galement quinze enfants traumatis&#233;s cr&#226;niens accueillis au SESSD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses activit&#233;s leur sont propos&#233;es, regroup&#233;es sous l'appellation Cirqu'en plus : &#171; Nous avons choisi ce nom parce que notre objectif est l'int&#233;gration des enfants en milieu ordinaire. Le cirque, c'est en plus &#187;, insiste le kin&#233;. &lt;i&gt;&#171; Les arts du cirque sont &#171; la cerise sur le g&#226;teau &#187;, mais ne repr&#233;sentent qu'une partie de notre travail &#233;ducatif. Notre principal objectif reste l'int&#233;gration des jeunes en milieu ordinaire &#187;,&lt;/i&gt; ajoute Fran&#231;oise, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. &lt;i&gt;Par exemple, si un jeune pr&#233;f&#232;re sortir voir ses amis plut&#244;t que de participer &#224; l'activit&#233; cirque, nous l'y encourageons, sauf pendant les r&#233;p&#233;titions du spectacle &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e &#224; l'initiative d'un ancien directeur (&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; de formation), l'activit&#233; cirque a f&#233;d&#233;r&#233; les &#233;nergies : en 1989, pour f&#234;ter les dix ans de l'institution, les diff&#233;rentes activit&#233;s sportives men&#233;es dans l'&#233;tablissement ont &#233;t&#233; conjugu&#233;es pour un m&#234;me spectacle. Soutenue par la mairie, cette premi&#232;re sortie publique s'&#233;tait sold&#233;e par une telle r&#233;ussite qu'elle a d&#233;cid&#233; l'&#233;quipe &#224; poursuivre l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant deux ans, les jeunes peuvent participer aux divers arts du cirque, les vacances de f&#233;vrier &#233;tant consacr&#233;es &#224; la pr&#233;paration du spectacle. Activit&#233;s anim&#233;es &#8212; depuis le d&#233;but &#8212; par des artistes (acrobates, trap&#233;zistes, musiciens) professionnels et par le personnel de l'institut. Rapidement, la structure a souhait&#233; &#233;changer avec d'autres institutions, ouvrir l'activit&#233; aux enfants valides des coll&#232;ges et lyc&#233;es (o&#249; sont scolaris&#233;s les jeunes de l'IEM), &#224; leurs professeurs et &#224; d'autres associations ayant le m&#234;me int&#233;r&#234;t pour le cirque.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des ateliers hauts en couleur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les activit&#233;s de clown, danse, jonglage, acrobatie, &#233;quilibre, musique, trap&#232;ze ont toutes lieu le mercredi. Quarante-cinq jeunes de l'institution y participent de mani&#232;re adapt&#233;e : si certains d'entre eux vont jusqu'&#224; faire du trap&#232;ze, d'autres sont plus circonscrits : ainsi J&#233;r&#233;mie, s&#233;v&#232;rement sangl&#233; dans un fauteuil et ne pouvant utiliser que deux doigts, s'aide, dans le groupe musique, d'un clavier &#233;lectronique. &lt;i&gt;&#171; L'investissement correspond aux possibilit&#233;s de chacun &#187;&lt;/i&gt;, confirme le responsable. Et les frustrations ? &lt;i&gt;&#171; Si un jeune est attir&#233; par le jonglage, il essaiera ; s'il n'y arrive pas, il trouvera quelque chose qu'il pourra faire. Il fait avec ses limites &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le grand chapiteau bleu (capacit&#233; : cent places assises) install&#233; dans l'espace de l'IEM, c'est l'heure des clowns : chapeaux color&#233;s, Deborah, 17 ans, Lo&#239;c, 18 ans et Antony, 12 ans, r&#233;p&#232;tent sous la houlette de Fran&#231;oise, Christine et Val&#233;rie, respectivement &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e et aides m&#233;dico-psychologiques. L'&#233;ducatrice participe &#224; Cirqu'en plus depuis sa cr&#233;ation :&lt;i&gt; &#171; au d&#233;part, nous faisions davantage du th&#233;&#226;tre, petit &#224; petit &#231;a c'est transform&#233; en clown. J'aime le travail de recherche du personnage de clown. Un jeune qui a bien travaill&#233; son personnage va mieux se d&#233;patouiller dans une situation difficile de la vie, il va davantage se faire confiance &#187;&lt;/i&gt;. Deborah a trouv&#233; son personnage &#8212; &#171; une charmeuse &#187; &#8212;, Lo&#239;c, cherche le sien, en lien peut-&#234;tre avec une de ses caract&#233;ristiques qu'il a vite rep&#233;r&#233;, son &#171; rire facile &#187;, et Antony, lui, sera un &#171; timide embarrass&#233; &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais se produire dans un spectacle a &#233;videmment un impact fort sur la confiance que l'on peut avoir en soi. &lt;i&gt;&#171; &#202;tre handicap&#233; n'emp&#234;che pas de cr&#233;er de l'&#233;motion &#187;&lt;/i&gt;, assure Fran&#231;oise, form&#233;e &#224; la technique du clown. &lt;i&gt;&#171; Du moment que l'on ose, &#231;a porte &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Val&#233;rie, qui sait de quoi elle parle : elle a suivi l'&#233;cole d'Annie Fratellini et travaill&#233; cinq ans dans un cirque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jouer devant un public, c'est bien connu, suscite le stress. &lt;i&gt;&#171; Le clown, &#231;a d&#233;tend, c'est cool, mais quand on se retrouve pour la premi&#232;re fois derri&#232;re un rideau, on est stress&#233;, apr&#232;s &#231;a va &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Antony. &lt;i&gt;&#171; Pour faire le vide ? On rigole &#187;&lt;/i&gt;, informe Lo&#239;c. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas &#233;vident, le clown est cens&#233; faire rire, la premi&#232;re fois c'est angoissant : le public va-t-il se marrer ? &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Christine, &lt;i&gt;&#171; et m&#234;me quand il y a des rat&#233;s, il ne faut pas se laisser d&#233;monter &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;ducatrice rench&#233;rit : &lt;i&gt;&#171; Le clown n'est pas une &#233;cole facile. Il faut accepter de travailler sur soi, de se mettre en sc&#232;ne, il n'y a pas d'artifice, faut y aller, &#231;a demande une certaine maturit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Pour Pascal Delecour : &lt;i&gt;&#171; Le spectacle par lui-m&#234;me apprend &#224; affronter une &#233;ch&#233;ance et un stress &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, au fait, comment na&#238;t une id&#233;e de spectacle ? &#171; &lt;i&gt; Cette ann&#233;e, le th&#232;me &#233;tant les Indiens d'Am&#233;rique du sud, nous avions un peu li&#233; leur cause &#224; celle des Palestiniens, des peuples oubli&#233;s, de ceux qui partent sur une route avec une charrette. Nous-m&#234;mes &#233;tions de malheureux indiens errants, tirant une charrette, &#233;croul&#233;s de fatigue ! Seul le personnage de Lo&#239;c gardait un peu de vitalit&#233;. En fouillant dans la charrette, il trouve un chapeau, joue avec, le fait tomber. Les autres se r&#233;veillent, jouent avec le chapeau, improvisent un match de foot, les filles devenant des pom-pom girls, Antony un gardien de but : l'id&#233;e &#233;tait trouv&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Fran&#231;oise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre local, un peu plus loin, l'atelier musique : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes tr&#232;s soud&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, nous informe Christophe, joueur de triangle, en nous accueillant ; J&#233;r&#233;mie, lui, exprime le son d'un &#171; sifflet br&#233;silien &#187; en enfon&#231;ant deux touches d'un clavier d'ordinateur ; Kevin frappe en rythme sur une calebasse vernie qui rend un son grave ; Val&#233;rie, AMP, fait de m&#234;me sur un tambourin fait maison. Laurence, prof de coll&#232;ge, participe &#224; l'atelier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour au chapiteau, pour la danse : une demi-douzaine d'adolescentes en fauteuil, avec quatre femmes, &#233;ducatrices, AMP ou stagiaires. L'&#233;chauffement se fait sur une chanson d'H&#233;l&#232;ne S&#233;gara. Puis, d&#233;monstration de cyclo rock (rock dans&#233; par un couple form&#233; d'une personne en fauteuil et d'une valide) sur une chanson des Blues Brothers. Travail d'&#233;nergie (s) et d'harmonie : discipline &#224; forte dimension physique &#224; laquelle les animatrices se sont form&#233;es aupr&#232;s d'une association belge, New mobility.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On passe &#224; la danse contemporaine : dans d'&#233;tonnants port&#233;s, les adultes aident les jeunes filles &#224; s'extraire de leur fauteuil en leur permettant de s'allonger sur elles. Elles se rel&#232;vent, les portent sur leur dos, les reposent au sol.&lt;i&gt; &#171; Il faut une confiance r&#233;ciproque, ne pas se raidir &#187;&lt;/i&gt;, avoue une jeune. Dans la discussion qui suit, les filles sont enthousiasm&#233;es : &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part on a un peu peur, on pense que l'on n'y arrivera pas, m&#234;me si on a confiance dans l'animatrice &#187;&lt;/i&gt;, confie l'une. &lt;i&gt;&#171; Je voulais faire une activit&#233; artistique, mais je ne pensais pas que je pourrais faire de la danse en fauteuil ! Quand j'ai su qu'il y avait un atelier, j'ai saut&#233; sur l'occasion &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne une autre. &lt;i&gt;&#171; On est toutes tomb&#233;es au moins une fois, c'est comme le cheval il faut tout de suite recommencer. C'est en chutant que l'on apprend &#224; ne pas se faire mal, &#224; prot&#233;ger sa t&#234;te &#187;&lt;/i&gt;, a compris une troisi&#232;me. Se d&#233;passer, l&#224; aussi : &lt;i&gt;&#171; On n'y croit pas, puis on se d&#233;couvre. On se dit &#171; mince &#187;, je sais faire &#231;a, sans la danse, je n'y arriverais pas &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spectaculaire, cette activit&#233; a &#233;t&#233; mise en place parce que les filles avaient envie de pouvoir danser dans les f&#234;tes &#8212; familiales, par exemple &#8212; &#171; comme les autres &#187;. Parfois, quelques gar&#231;ons s'y mettent. Mais travailler au sol, accepter de sortir de son fauteuil n'est pas simple : &lt;i&gt;&#171; J'avais l'impression que, sur le sol, j'aurais l'air d'un ver de terre. Or, avec la musique, le mouvement, j'ai vu que c'&#233;tait joli &#187;&lt;/i&gt;, s'enthousiasme l'une d'elles. &lt;i&gt;&#171; La danse leur fait beaucoup de bien &#187;,&lt;/i&gt; estime une &#233;ducatrice : &lt;i&gt;&#171; Je me souviens d'une jeune fille h&#233;mipl&#233;gique qui disait toujours : &#171; &#199;a, je ne pourrai jamais le faire ! &#187; ; or, sans le savoir, elle en &#233;tait capable. Mais il est plus fr&#233;quent que nous freinions un peu les filles dans leur &#233;lan pour ne pas qu'il y ait de danger &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; change aussi le regard des autres sur ces adolescentes. Certains de leurs parents ou amis se forment au cyclo rock et dansent avec elles dans les f&#234;tes ou lors des kermesses de pr&#233;sentation de l'activit&#233;. Le groupe participe aussi aux Rencontres de danse de leur ville, Villeneuve d'Ascq.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;quipe mobilis&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;ducateurs, kin&#233;sith&#233;rapeutes, ergoth&#233;rapeutes&#8230; sont bien s&#251;r embarqu&#233;s dans l'aventure du spectacle de cirque. Mais l'ouvrier d'entretien sait aussi manier l'&#233;clairage, la ling&#232;re confectionner les costumes, l'&#233;ducateur r&#233;investir ses cours de th&#233;&#226;tre amateur&#8230; &lt;i&gt;&#171; Nous essayons de faire en sorte que chacun ait quelque chose &#224; apporter au moment du spectacle, cela fait partie de la culture de l'&#233;tablissement &#187;&lt;/i&gt;. Les semaines de pr&#233;paration de spectacle ne sont d'ailleurs pas de tout repos au plan institutionnel : &lt;i&gt;&#171; Nous avons rencontr&#233; des difficult&#233;s dans la gestion de l'&#233;quipe &#224; cause de la pression, du travail important &#224; fournir pour le spectacle, et v&#233;cu des tensions, des diff&#233;rents. Mais nous avons pris du temps en &#233;quipe pour en parler &#187;&lt;/i&gt;, raconte Pascal Delecour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux principaux soutiens institutionnels accompagnent l'entreprise : d'une part, l'association fran&#231;aise pour le cirque adapt&#233; (AFCA), dont la vocation est de former des animateurs en technique de cirque adapt&#233; aux publics particuliers (ici, le handicap moteur) ; d'autre part, le centre r&#233;gional des arts du cirque de Lomme, qui permet l'encadrement des jeunes par des animateurs dipl&#244;m&#233;s (titulaires d'un brevet d'initiateur des arts du cirque).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais&#8230; Et la prise de risque ? Et l'inqui&#233;tude des parents ? &lt;i&gt;&#171; Non,&lt;/i&gt; assure le chef de service, &lt;i&gt;nous ne leur faisons prendre aucun risque inconsid&#233;r&#233;. Ils sortent de l'activit&#233; cirque les yeux brillants et &#233;merveill&#233;s d'eux-m&#234;mes. Plut&#244;t que de s'inqui&#233;ter de la prise de risque, les parents nous disent : &#171; jamais je ne me serais attendu &#224; le voir aussi &#224; l'aise &#187; &#187;&lt;/i&gt;&#8230;Tout va donc pour le mieux. D'ailleurs, pour chacun de ses spectacles de quatre jours, la mairie de Villeneuve d'Ascq met &#224; disposition de Cirqu'en plus une belle salle de spectacle (600 places), de m&#234;me que des techniciens municipaux. Belle reconnaissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;IEM Jean Grafteaux - 39, avenue du Bois - 59650 Villeneuve d'Ascq. T&#233;l. 03 20 91 34 63.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Rencontre du handicap avec les arts</title>
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		<dc:date>2004-10-06T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>724</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De plus en plus fr&#233;quemment, le travail social s'appuie sur les pratiques culturelles et artistiques pour aborder le handicap physique et mental, mais aussi la pr&#233;carit&#233;, les jeunes en difficult&#233;, voire les difficult&#233;s des professionnels. Largement utilis&#233;es par les &#233;quipes &#233;ducatives, les ressources du th&#233;&#226;tre interactif, des arts du cirque (lire le reportage sur l'&#233;cole du cirque de Bruxelles) et (le spectecle de l'IEM Jean Grafteaux), de l'&#233;criture et du chant, de la photo et du cin&#233;ma, de la danse ou (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Culture-193" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-724-" rel="tag"&gt;724&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De plus en plus fr&#233;quemment, le travail social s'appuie sur les pratiques culturelles et artistiques pour aborder le handicap physique et mental, mais aussi la pr&#233;carit&#233;, les jeunes en difficult&#233;, voire les difficult&#233;s des professionnels. Largement utilis&#233;es par les &#233;quipes &#233;ducatives, les ressources du th&#233;&#226;tre interactif, des arts du cirque (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-Ecole-du-cirque-de-Bruxelles' class='spip_in'&gt;lire le reportage sur l'&#233;cole du cirque de Bruxelles&lt;/a&gt;) et (&lt;a href='https://www.lien-social.com/De-jeunes-handicapes-physiques-font-leur-cirque' class='spip_in'&gt;le spectecle de l'IEM Jean Grafteaux&lt;/a&gt;), de l'&#233;criture et du chant, de la photo et du cin&#233;ma, de la danse ou de la vid&#233;o permettent d'initier des d&#233;bats, de transmettre des messages de pr&#233;vention, de cultiver la citoyennet&#233;. Petit tour d'horizon sur quelques-unes de ces aventures culturelles qui connaissent le succ&#232;s et une longue vie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'elles soient pens&#233;es en direction du handicap, des jeunes des quartiers rel&#233;gu&#233;s, des usagers de psychiatrie, des enfants en difficult&#233;, des personnes pr&#233;caires &#8212; etc. &#8212; les initiatives foisonnent : &#233;changes internationaux, fabriques de spectacles, inventions de jeux, d&#233;fil&#233;s de mode, calendriers photos pour le polyhandicap&#8230; M&#234;me si la plupart de ces d&#233;marches ne sont pas faites pour durer, certaines se p&#233;renniseront toutefois, avec une r&#233;elle reconnaissance de l'ext&#233;rieur pour quelques-unes, et toujours apr&#232;s avoir surmont&#233; moult difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propos en sont r&#233;solument artistiques : travaillant depuis quinze ans &#8212; et n'h&#233;sitant pas &#224; mettre en sc&#232;ne Samuel Beckett &#8212; avec des com&#233;diens professionnels handicap&#233;s mentaux, le Th&#233;&#226;tre du Cristal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Th&#233;&#226;tre du Cristal - Site de Sofia - 2, avenue du Pr&#233;sident Wilson - 95260 (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; estime par exemple &#171; cr&#233;er une esth&#233;tique nouvelle et forte inscrite dans la cr&#233;ation th&#233;&#226;trale contemporaine [&#8230;] : nous parlons th&#233;&#226;tre et &#339;uvre d'art, sans les travers compassionnels d'une &#171; bonne &#339;uvre &#187;&#8230; Dans la m&#234;me lign&#233;e, le festival L'&#194;me de fond, l'association Clownenroute et la compagnie de l'Autre part nous fournissent trois illustrations convaincantes d'entreprises aujourd'hui bien install&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Atelier de jour du Ravelin et le festival l'&#194;me de fond&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juin 2003, l'Atelier de jour du Ravelin avait organis&#233; &#224; Dieppe la quatri&#232;me &#233;dition de cette belle rencontre bisannuelle puissamment d&#233;nomm&#233;e L'&#194;me de fond, dont le propos est de rendre visible la puissance de cr&#233;ation des personnes handicap&#233;es mentales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Atelier de jour du Ravelin - 11, rue Guillaume Terrien - 76200 Dieppe. T&#233;l. (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et ce sous forme d'initiatives diverses, fran&#231;aises et &#233;trang&#232;res. L'&#233;v&#233;nement commence d'ailleurs aujourd'hui doucement &#224; se m&#233;diatiser : outre les articles de la presse locale ou sp&#233;cialis&#233;e (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Histoire-d-une-rencontre-reussie-du-handicap-mental-et-de-l-art' class='spip_in'&gt;lire LS n&#176;674&lt;/a&gt;), un documentaire de 52 minutes sur cette vague de cr&#233;ation a &#233;t&#233; diffus&#233; sur FR3 Normandie voici un an, en septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine &#233;dition (6-11 juin 2005) est activement en train de se pr&#233;parer &#8212; la compagnie de l'Oiseau-mouche pourrait y participer &#8212; et d'ores et d&#233;j&#224;, les organisateurs, qui veulent encore et toujours am&#233;liorer la qualit&#233; des prestations, sont assur&#233;s de pouvoir disposer du prestigieux casino de Dieppe. Quid aujourd'hui des regards ext&#233;rieurs ? Les concepteurs de l'atypique rencontre se sentent de plus en plus reconnus : ils sont sollicit&#233;s hors festival pour des expos ou des spectacles, leurs subventions sont reconduites pour le moment &#224; l'identique, ils se sentent assez solides pour d&#233;velopper des projets plus audacieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi celui qui, sous le vocable Inter Reg, organise actuellement une coop&#233;ration entre la structure du Ravelin et une autre de m&#234;me d&#233;finition, de l'autre c&#244;t&#233; de la Manche, Carrousel, &#224; Brighton. Il s'agit l&#224; de promouvoir des &#233;changes transfrontaliers entre &#233;ducateurs, com&#233;diens et artistes handicap&#233;s, en vue de d&#233;velopper des cr&#233;ations culturelles communes. Une r&#233;union pr&#233;alable avait d&#233;fini le contenu de deux semaines de travail, l'une &#224; Dieppe, l'autre &#224; Brighton, et arr&#234;t&#233; le principe d'un film d'animation. Encadr&#233;s par les &#233;ducateurs des structures, quatre jeunes Fran&#231;ais et quatre de leurs homologues anglais ont pens&#233; conception du sc&#233;nario, cr&#233;ation des personnages et des d&#233;cors, avant d'en commencer la fabrication : fa&#231;onnage de p&#226;te &#224; modeler, d&#233;coupage, dessin&#8230; Le destin prochain du film, une fois termin&#233;, &#233;tant de tourner dans des festivals et expositions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter que si les &#233;ducateurs ont appr&#233;ci&#233; l'aide d'un interpr&#232;te, la barri&#232;re du langage verbal a &#233;t&#233; moins perceptible, de l'avis g&#233;n&#233;ral, pour les participants encadr&#233;s, les modes d'expression utilis&#233;s par eux &#233;tant peut-&#234;tre finalement plus vari&#233;s&#8230; En parall&#232;le donc &#224; la pr&#233;paration du cinqui&#232;me festival L'&#194;me de fond, de prochaines rencontres sont programm&#233;es pour 2005, pour un travail mixant th&#233;&#226;tre et chor&#233;graphie : deux semaines &#224; l'atelier de jour fran&#231;ais, deux semaines au Carrousel british.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Clownenroute&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Initi&#233;e dans le Lot-et-Garonne par Guilhem Julien, &#233;ducateur form&#233; &#224; l'art de l'acteur-clown, l'activit&#233; rassemble des personnes handicap&#233;es, d'autres d'horizons divers et des travailleurs sociaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Clownenroute - 14, rue Louis Brocq - 47550 Bo&#233;. T&#233;l. 05 53 96 46 65. mail : (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#171; Il s'agit d'une m&#233;diation dans laquelle on a recours au masque de clown pour mieux se d&#233;masquer &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume joliment le responsable (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Clownenroute-histoire-d-un-atelier' class='spip_in'&gt;lire LS n&#176; 585&lt;/a&gt;). Professionnels du secteur social et m&#233;dico-social et personnes handicap&#233;es se produisent ainsi devant des sections d'enseignement g&#233;n&#233;ral professionnel adapt&#233; (SEGPA), en &#233;cole maternelle, en foyer occupationnel, en centre d'aide par le travail ou en centre hospitalier&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, supervis&#233;s par l'anc&#234;tre Bataclown, ces clowns ext&#233;rieurs (aux institutions) et int&#233;rieurs (appartenant &#224; des structures du secteur sp&#233;cialis&#233;) tracent dans la r&#233;gion leurs p&#233;rim&#232;tres de rires et de travail. &lt;i&gt;&#171; Nous notons que le clown favorise l'expression des pr&#233;occupations de certains r&#233;sidents, all&#232;ge leur probl&#233;matique et leur en donne une autre perspective &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;tectait le bilan de l'atelier avec des personnes lourdement handicap&#233;es, repris dans Culture Clown n&#176;3 (janvier 2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en septembre 1999, l'association Clownenroute a gal&#233;r&#233; quelque temps avant de trouver les moyens de sa survie : devant le refus oppos&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral d'une subvention de fonctionnement pour l'ann&#233;e 2000, elle s'&#233;tait tourn&#233;e vers la DDASS. En 2001, le responsable abandonnait son statut de contrat emploi consolid&#233; pour devenir intermittent du spectacle ; en parall&#232;le, l'association modifiait ses statuts pour pouvoir cr&#233;er et promouvoir des spectacles. Un premier contrat emploi solidarit&#233; &#233;tait embauch&#233; pour un poste d'agent administratif, de septembre 2001 &#224; mars de l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, la subvention DDASS (4573 euros) permet &#224; Clownenroute d'asseoir l'activit&#233; : spectacles, stages avec ou sans &#233;ducateurs, cort&#232;ges de clowns&#8230; Un poste d'adjointe au d&#233;veloppement se cr&#233;e, de m&#234;me qu'un second metteur en sc&#232;ne clown th&#233;&#226;tre. En 2003, le conseil g&#233;n&#233;ral accorde une subvention de 5000 euros, reconnaissant enfin l'action entreprise. Entre 2000 et 2003, le nombre de stages a augment&#233; (pour l'an dernier, cinq se sont d&#233;roul&#233;s avec des &#233;ducateurs, avec une moyenne de neuf participants, et six sans &#233;ducateurs, avec quatorze participants en moyenne) : le rapport d'activit&#233; 2003 fait &#233;tat d'une centaine de stagiaires issus de huit structures, mais aussi d'improvisations publiques, et a introduit dans la palette d'activit&#233;s une nouveaut&#233;, les flash clowns, intervenant dans les colloques ou les manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques projets en cours : p&#233;renniser l'action par l'embauche en contrat aid&#233; d'une &#171; personne compl&#233;mentaire au metteur en sc&#232;ne &#187;, affiner la r&#233;flexion sur le partenariat entre les institutions sp&#233;cialis&#233;es et Clownenroute, r&#233;aliser trois films vid&#233;o, d'une part pour les professionnels du social, d'autre part pour ceux du monde artistique, le dernier &#224; destination du grand public.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La compagnie de l'Autre part&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es d&#233;j&#224;, cette troupe professionnelle, issue d'un centre d'aide par le travail (CAT) et bas&#233;e sur &#171; la confrontation des regards entre l'anormalit&#233; et la normalit&#233; &#187;, met en sc&#232;ne, au plan national comme au plan europ&#233;en, des artistes handicap&#233;s mentaux ou non &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Compagnie de l'Autre part - 34, rue de la Lib&#233;ration - 25300 Pontarlier. T&#233;l. (...)' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Les spectacles cr&#233;&#233;s font vivre &#224; l'ann&#233;e les douze permanents qui la composent : trois animatrices salari&#233;es par l'association d&#233;partementale des amis et parents d'enfants inadapt&#233;s (Adapei) et des com&#233;diens handicap&#233;s mentaux. Elle avait ainsi activement particip&#233; au festival L'&#194;me de fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; aussi, les relations avec les partenaires institutionnels vont plut&#244;t s'am&#233;liorant, avec une nette &#233;volution due &#224; la r&#233;cente reconnaissance par la direction r&#233;gionale des affaires culturelles (DRAC). Et, les propulsant peut-&#234;tre encore un peu plus sur le devant de la sc&#232;ne, Le Monde &#201;conomie rendait compte de leur activit&#233; dans son &#233;dition du 14 avril 2004&#8230; Ces mois d'octobre et de novembre 2004, une dizaine de repr&#233;sentations de leurs spectacles sont pr&#233;vues, en diff&#233;rents lieux de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; l'&#233;t&#233; 2003, un vrai tournant s'est op&#233;r&#233;, sous forme de pas en avant et de reconnaissance : en effet, du 9 au 31 juillet 2003, la compagnie de l'Autre part a particip&#233; au festival off d'Avignon, dans l'ambiance tendue du conflit des intermittents du spectacle. Comme beaucoup de compagnie du off ayant choisi de ne pas quitter Avignon &#8212; sans pour cela, loin de l&#224;, se d&#233;solidariser du mouvement &#8212;, l'Autre part y avait montr&#233;, quotidiennement, sa force de cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme d'habitude, la troupe y avait joliment d&#233;fendu la place de l'artiste handicap&#233; dans le milieu culturel. Tous les matins au th&#233;&#226;tre de l'Aliz&#233;, dix-huit repr&#233;sentations de la pi&#232;ce Re-Co-Na&#238;tre vont accueillir leur lot de spectateurs, parmi lesquels on trouvera quelques diffuseurs (dont certains passeront contrat avec la troupe), des com&#233;diens, des metteurs en sc&#232;ne ou des journalistes (nous en &#233;tions). Parmi ce public, un auteur, &#201;lie Briceno, ex-&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et prof de th&#233;&#226;tre en ZEP, laur&#233;at 2003 de la fondation Beaumarchais, et un metteur en sc&#232;ne, Gr&#233;goire Couette. Avec eux, la compagnie d&#233;cidera de changer de registre et de s'orienter vers une pi&#232;ce comique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera Rictus, manifeste pour un &#233;tat clownocratique : dans un univers &#224; la Jeunet (Delicatessen, la Cit&#233; des enfants perdus), dans un r&#233;gime o&#249; les &#233;motions ont disparu &#8212; voire o&#249; elles sont interdites &#8212; et o&#249; l'individu n'existe pas, une rebelle d&#233;couvre le rire lib&#233;rateur, celui qui fera exploser cette soci&#233;t&#233; totalitaire (mais un exc&#232;s de libert&#233; ne g&#233;n&#233;rera-t-il pas une nouvelle dictature ?). Un prochain spectacle marqu&#233; par plus de professionnalisme encore&#8230; L'affaire est en marche : cet &#233;t&#233;, la troupe &#233;tait encore &#224; Avignon, pour tenter cette fois-ci de trouver des coproductions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exigence sans cesse renouvel&#233;e, un travail ph&#233;nom&#233;nal, un app&#233;tit artistique, une passion immod&#233;r&#233;e, augment&#233;s d'un effort jamais n&#233;glig&#233; pour diffuser les cr&#233;ations : dans leur domaine respectif, les trois d&#233;marches ont, semble-t-il, convaincu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Th&#233;&#226;tre du Cristal - Site de Sofia - 2, avenue du Pr&#233;sident Wilson - 95260 Beaumont-sur-Oise. T&#233;l. 01 34 70 44 66. mail : &lt;a href=&#034;mailto:th&#233;&#226;treducristal@free.fr&#034; class='spip_mail'&gt;th&#233;&#226;treducristal@free.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Atelier de jour du Ravelin - 11, rue Guillaume Terrien - 76200 Dieppe. T&#233;l. 02 32 90 55 77.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Clownenroute - 14, rue Louis Brocq - 47550 Bo&#233;. T&#233;l. 05 53 96 46 65. mail : &lt;a href=&#034;mailto:clownenroute@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;clownenroute@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.autrepart.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Compagnie de l'Autre part&lt;/a&gt; - 34, rue de la Lib&#233;ration - 25300 Pontarlier. T&#233;l. 03 81 46 22 41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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