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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La r&#233;insertion professionnelle des handicap&#233;s psychiques</title>
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		<dc:date>2004-10-14T07:45:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Quatre saisons d'un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;</title>
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		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>725</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s la parution du premier tome de Quatre saisons, l'auteur nous propose un second tome. &#171; Je ne regrette rien de ces vingt ans pass&#233;s dans ce m&#233;tier, affirme-t-il. Je m'&#233;tonne parfois d'avoir commenc&#233; si jeune, si peu arm&#233; &#187;. C'est que depuis son premier contrat sign&#233; en 1979, Guy Delhasse est rest&#233; au m&#234;me poste, dans le m&#234;me internat. Sur une telle p&#233;riode, bien des changements sont intervenus. Les r&#233;formes se sont succ&#233;d&#233;es, les ministres aussi, &#171; comme autant de capitaines d'un train fant&#244;me (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L88xH150/arton277-ff374.jpg?1694630327' width='88' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s la parution du premier tome de Quatre saisons, l'auteur nous propose un second tome. &lt;i&gt;&#171; Je ne regrette rien de ces vingt ans pass&#233;s dans ce m&#233;tier, &lt;/i&gt; affirme-t-il. &lt;i&gt;Je m'&#233;tonne parfois d'avoir commenc&#233; si jeune, si peu arm&#233; &#187;.&lt;/i&gt; C'est que depuis son premier contrat sign&#233; en 1979, Guy Delhasse est rest&#233; au m&#234;me poste, dans le m&#234;me internat. Sur une telle p&#233;riode, bien des changements sont intervenus. Les r&#233;formes se sont succ&#233;d&#233;es, les ministres aussi, &lt;i&gt;&#171; comme autant de capitaines d'un train fant&#244;me &#187;.&lt;/i&gt; Que le lecteur se rassure, ce dont on parle ici, c'est de la Belgique (ouf !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier texte en date promet une diminution du nombre de lits d'h&#233;bergement. C'est vrai que compte tenu de tout l'&#233;quipement qui les entoure, ces lits repr&#233;sentent 80 % du budget annuel du secteur. Pourtant, l'h&#233;bergement d'enfants en rupture familiale sera toujours n&#233;cessaire.&lt;i&gt; &#171; Notre m&#233;tier marche &#224; travers le si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent depuis longtemps et j'ai comme l'impression que le suivant ne le verra pas dispara&#238;tre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'y a pas eu que cela. L'affaire Dutroux a profond&#233;ment marqu&#233; les consciences. Les &#233;ducateurs sont plus attentifs, quand un enfant va acheter un bonbon &#224; l'&#233;picier du coin et tissent des relations plus &#233;troites avec les policiers, quand ils signalent une fugue. Les hommes lavent avec encore plus de pudeur les petites filles, quand ce ne sont pas les &#233;ducatrices qui s'en chargent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les derni&#232;res d&#233;cennies ont aussi &#233;t&#233; marqu&#233;es par des mutations historiques qui ont fait passer les professionnels de simples subalternes &#224; d'authentiques partenaires, d'accompagnateurs de groupe &#224; concepteurs de projets individuels. Le travail est pourtant toujours le m&#234;me : cr&#233;ateur d'humanit&#233; et d'interm&#233;diaire entre les enfants et leur vie. Il faut les socialiser, les transfigurer, les passer &#224; la machine &#224; lessiver, leur faire quitter leurs oripeaux d'asociaux potentiels et leur faire rev&#234;tir le beau linge blanc, celui qui pla&#238;t tant &#224; la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que deviennent-ils, toutes celles et tous ceux qui sont pass&#233;s par la maison d'enfants ? L'auteur reconna&#238;t son incapacit&#233; &#224; dire si le travail accompli a fourni plus de prostitu&#233;es que de secr&#233;taires, plus de ch&#244;meurs de minimex&#233;s (Rmistes belges). &lt;i&gt;&#171; Une chose est s&#251;re : aucun d'entre eux n'est devenu ministre ou star de cin&#233;ma, sinon, &#231;a se saurait. &#187;&lt;/i&gt; La plupart vit une vie dans des conditions qui ne font pas injure aux efforts d&#233;ploy&#233;s pour les sortir de la marginalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; a fait du silence une arme de domination. Elle nous a appris &#224; nous taire sur l'essentiel et &#224; bavarder sur l'accessoire. La prenant au mot, Guy Delhasse, s'est d&#233;cid&#233;, dans un curieux m&#233;lange d'anecdotes et de r&#233;flexions, &#224; apporter sa contribution &#224; mieux faire conna&#238;tre et reconna&#238;tre sa profession.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. M&#233;mor, 2004 (120 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Cahier du soir d'un &#233;ducateur</title>
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		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>725</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les feuilles que nous livre Jean Cartry tombent &#224; l'automne d'une vie partag&#233;e avec des enfants et des adolescents en grande souffrance. Elles sont pleines d'humour, de sagesse et d'irritation, comme seul peut en &#233;crire celui qui a d&#233;montr&#233; pendant pr&#232;s de quarante ans que le &#171; faire avec &#187; se situe au centre de la relation &#233;ducative et constitue la place originaire et historique de l'&#233;ducateur. Il y a tout d'abord cette immense tendresse que l'on per&#231;oit au travers de ces situations qui sont &#224; hurler de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton278-23116.jpg?1694630327' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les feuilles que nous livre Jean Cartry tombent &#224; l'automne d'une vie partag&#233;e avec des enfants et des adolescents en grande souffrance. Elles sont pleines d'humour, de sagesse et d'irritation, comme seul peut en &#233;crire celui qui a d&#233;montr&#233; pendant pr&#232;s de quarante ans que le &#171; faire avec &#187; se situe au centre de la relation &#233;ducative et constitue la place originaire et historique de l'&#233;ducateur. Il y a tout d'abord cette immense tendresse que l'on per&#231;oit au travers de ces situations qui sont &#224; hurler de rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, lors de la visite d'une animalerie, Gr&#233;goire et Martin, respectivement 5 et 3 ans qui, s'adressant avec amiti&#233; aux mainates expos&#233;s, re&#231;oivent pour seule r&#233;ponse un sonore &#171; t'es con-merde &#187;. &#171; Houl&#224;, il dit des gros mots, comme papa ! &#187; s'exclame le premier bambin. Et Jean, plein de honte, de tirer les gosses vers la sortie. Ils n'atteindront pas la porte sans que le second ne confirme &#224; haute voix &#171; et m&#234;me que Jean des fois, il cause pareil ! &#187;. Ne pas manquer la sc&#232;ne o&#249; Gr&#233;goire se fait soigner apr&#232;s s'&#234;tre fait l&#226;chement agresser le zizi&#8230; par une poule ! Les circonstances &#233;lucid&#233;es laisseront appara&#238;tre que l'attentat est directement li&#233; au geste de l'enfant introduisant son appendice &#224; travers le trou du grillage pour uriner sur l'animal qui s'est alors pr&#233;cipit&#233; sur cette verbiculaire aubaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cartry plein de sagesse est celui qui fait part de sa consid&#233;rable difficult&#233; et de l'&#233;branlement en profondeur de son &#234;tre &#224; penser face &#224; un monde &#224; la croissante complexit&#233; dont les repr&#233;sentations &#171; ont davantage chang&#233; en quelques d&#233;cennies qu'en plusieurs si&#232;cles &#187;. Puis, vient l'&#233;ducateur irrit&#233; par l'explosion des valeurs et des croyances d'une profession qui plie bien trop facilement face &#224; l'id&#233;ologie de la demande (qu'on se pla&#238;t &#224; attendre, au lieu de l'anticiper en exprimant notre foi dans les capacit&#233;s de l'enfant), face &#224; l'id&#233;ologie du lien (pr&#233;tendre que la relation parents enfants serait par essence bonne et dans certaines situations commettre un meurtre psychique en remettant cet enfant &#224; sa famille) et face &#224; l'id&#233;ologie de la distance (attitude omnipotente pr&#233;tendant tout ma&#238;triser de ses affects et fuir les risques d'une alt&#233;rit&#233; &#233;mue). Il est toujours difficile d'identifier et tr&#232;s &#233;prouvant de reconna&#238;tre en soi des sentiments positifs ou n&#233;gatifs envahissant &#224; l'&#233;gard d'un enfant ou d'un adolescent. Mais s'en prot&#233;ger, c'est parfois tenter de fuir une souffrance qui n'est peut-&#234;tre pas seulement celle de l'enfant qu'on &#233;duque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a cette RTT qui a abouti &#224; encore r&#233;duire le temps de pr&#233;sence des &#233;ducateurs aupr&#232;s des enfants et des ados. &#171; Une journ&#233;e de travail, une nuit de garde, deux r&#233;unions, trois d&#233;marches ext&#233;rieures valent leur pesant de trente-cinq heures. Il faut souhaiter qu'&#224; leur retour de cong&#233;, il se trouvera un coll&#232;gue pour leur rappeler au moins le nom des enfants &#187;, s'exclame l'auteur avec un brin d'amertume. Les lignes qu'on lira ici sont au c&#339;ur d'une clinique qui ne se contente pas d'une culture livresque, mais qui plonge dans l'observation directe et s'&#233;taye &#224; une exp&#233;rience conceptualis&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2004 (156 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le CAT de l'&#201;lan offre une activit&#233; professionnelle qualifiante</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-CAT-de-l-Elan-offre-une-activite-professionnelle-qualifiante</link>
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		<dc:date>2004-10-13T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Travail prot&#233;g&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>725</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce centre d'aide par le travail accueille 115 travailleurs souffrant de troubles psychiques. Plusieurs ateliers leur permettent de retrouver un rythme de travail et des relations sociales. Ils exercent une activit&#233; professionnelle qualifiante, m&#234;me si elle est parfois loin de leurs r&#234;ves ou de leur pr&#233;c&#233;dent emploi &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le passage Trubert-Bellier &#224; Paris, un camion plein de ballots de linge est stationn&#233; devant le Centre d'aide par le travail (CAT). Des hommes et des femmes les transportent dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-725-" rel="tag"&gt;725&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce centre d'aide par le travail accueille 115 travailleurs souffrant de troubles psychiques. Plusieurs ateliers leur permettent de retrouver un rythme de travail et des relations sociales. Ils exercent une activit&#233; professionnelle qualifiante, m&#234;me si elle est parfois loin de leurs r&#234;ves ou de leur pr&#233;c&#233;dent emploi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le passage Trubert-Bellier &#224; Paris, un camion plein de ballots de linge est stationn&#233; devant le Centre d'aide par le travail (CAT). Des hommes et des femmes les transportent dans l'atelier blanchisserie qui traite en moyenne plus d'une tonne de linge par jour. Vingt-quatre travailleurs encadr&#233;s par trois moniteurs g&#232;rent calandres, machines &#224; laver, s&#233;choirs, tables &#224; repasser et emballeuse. Les prestations sont les m&#234;mes que dans une blanchisserie traditionnelle et l'atelier compte une centaine de clients : laboratoires, h&#244;tels et restaurants, cr&#232;ches&#8230; Nous sommes au CAT de l'&#201;lan&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CAT de l'&#201;lan - 20-26, passage Trubert-Bellier - 75013 Paris. Tel. 01 44 16 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8212; &#233;tablissement de l'association de sant&#233; mentale l'&#201;lan retrouv&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'association l'&#201;lan retrouv&#233; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1948 pour combler l'absence (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8212; qui accueille des personnes souffrant d'un handicap psychique. Certaines ont suivi un traitement psychiatrique, d'autres n'ont jamais pu acc&#233;der au monde du travail ou en ont &#233;t&#233; exclues, pour d'autres de fr&#233;quentes hospitalisations ont entra&#238;n&#233; des difficult&#233;s d'int&#233;gration. Enfin, certains travailleurs sont des malades stabilis&#233;s qui ont perdu beaucoup d'aptitudes sociales et professionnelles avec la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une orientation Cotorep (vers le milieu prot&#233;g&#233;), les personnes qui d&#233;sirent travailler au CAT de l'&#201;lan doivent proposer elles-m&#234;mes leur candidature et s'engager &#224; poursuivre leur traitement et leur suivi th&#233;rapeutique parall&#232;lement &#224; leur activit&#233; professionnelle avec un m&#233;decin psychiatre ext&#233;rieur &#224; la structure. &lt;i&gt;&#171; Nous avons cr&#233;&#233; ce CAT par manque criant de places pour les personnes souffrant de troubles psychiques ou sortant de l'h&#244;pital psychiatrique &#187;&lt;/i&gt;, explique Fran&#231;ois G&#233;raud, le directeur. &lt;i&gt;&#171; Si le nombre de personnes handicap&#233;es mentales baisse &#8211; avec notamment le d&#233;pistage in utero &#8212;, celui des personnes handicap&#233;es psychiques flambe &#187;&lt;/i&gt;. La psychiatrie fran&#231;aise est devenue plus sociale et prend davantage en compte le besoin pour ces patients de travailler. Les hospitalisations sont plus courtes et les patients doivent trouver des structures qui les accueillent et leur permettent une int&#233;gration sociale et professionnelle. Le handicap psychique est sp&#233;cifique : absence de demande, variabilit&#233; des manifestations, aspect &#233;volutif de la pathologie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux autres handicaps mentaux, peu &#233;volutifs, il demande des r&#233;ajustements permanents. &lt;i&gt;&#171; Dans notre CAT, un travailleur peut brutalement d&#233;compenser alors qu'il semblait aller bien &#187;&lt;/i&gt;, illustre Fran&#231;oise Ossowski, assistante sociale. &lt;i&gt;&#171; Nous devons nous adapter aux fluctuations du comportement, les personnes accueillies n'&#233;tant pas toutes forc&#233;ment stabilis&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. Si un travailleur va mal, le psychiatre de la structure se met en liaison avec le m&#233;decin ou l'&#233;quipe soignante qui le suit afin qu'il b&#233;n&#233;ficie d'une aide rapide.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Diff&#233;rents ateliers professionnels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; sa cr&#233;ation, en 1993, le CAT de l'&#201;lan proposait des activit&#233;s de blanchisserie, conditionnement, cuisine, m&#233;nage et bureautique. Petit &#224; petit, il a ouvert d'autres ateliers. Aujourd'hui 25 personnes travaillent &#224; la blanchisserie, 27 &#224; l'atelier bureautique-micro&#233;dition, autant &#224; l'atelier conditionnement, 8 personnes s'occupent de la restauration pour le personnel du CAT et du m&#233;nage, 13 officient dans l'atelier couture, 7 r&#233;alisent des prestations &#224; l'ext&#233;rieur et 8 g&#232;rent le pressing, soit un total de 115 travailleurs. Aucune s&#233;lection d'&#226;ge, de dipl&#244;me ou de pathologie (except&#233; pour les pathologies trop actives) n'est effectu&#233;e &#224; l'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son admission, le travailleur est plac&#233; dans un atelier et re&#231;oit une formation par les moniteurs. Les ateliers bureautique-micro&#233;dition et conditionnement sont les plus appr&#233;ci&#233;s, le premier est consid&#233;r&#233; comme valorisant, le second rassure par ses t&#226;ches r&#233;p&#233;titives. Le CAT va bient&#244;t cr&#233;er de nouveaux services : un atelier r&#233;novation dans le b&#226;timent et un restaurant de quartier proposant une restauration rapide. L'objectif &#233;tant de d&#233;cloisonner les activit&#233;s et d'ouvrir les services sur la cit&#233;. C'est d&#233;j&#224; le cas gr&#226;ce au pressing des Peupliers, situ&#233; dans une rue passante du XIIIe arrondissement o&#249; rien n'indique que le personnel est embauch&#233; par le CAT et l'atelier blanchisserie permet la rencontre avec des clients gr&#226;ce &#224; des livraisons &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le CAT doit favoriser l'insertion en milieu ordinaire, il doit aussi respecter le cheminement de chacun. Pour certains, sortir de chez soi, ne plus &#234;tre consid&#233;r&#233;s par les voisins &#171; comme le fou qui reste toute la journ&#233;e chez lui &#187;, est d&#233;j&#224; un grand pas. Le travail donne &#224; ces personnes des points de rep&#232;res, elles se sentent &#224; nouveau exister, utiles, posent leurs valises, se stabilisent, rencontrent des coll&#232;gues&#8230; Elles souhaitent souvent rester plusieurs ann&#233;es au CAT sans envisager d'essayer de rejoindre le milieu ordinaire. D'autres, apr&#232;s cette exp&#233;rience professionnelle, d&#233;sirent rester chez elles, trop fatigu&#233;es par le travail et la maladie, ayant eu aussi trop peu de lieux pour se ressourcer entre le travail et la maison. Certaines rejoignent le milieu du soin parce que leurs troubles se sont aggrav&#233;s, d'autres encore restent chez elles, constatant que le travail n'a pas de sens pour elles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un groupe pour travailler son projet professionnel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'admission d'un nouveau travailleur, le CAT met en place un projet individuel, comportant un volet social et professionnel et r&#233;interrog&#233; apr&#232;s chaque &#233;valuation. Gr&#226;ce au projet individuel et aux &#233;valuations une &#233;volution pertinente peut &#234;tre r&#233;alis&#233;e pour chaque travailleur. Ainsi chaque mardi matin, Fran&#231;oise Ossowski anime un &#171; groupe projet &#187; qui comprend vingt s&#233;ances, durant lesquelles le travailleur &#233;labore son projet professionnel. &#171; Une fois que la personne a fait le deuil du travail r&#234;v&#233; &#8211; ce n'est pas toujours facile &#8211; elle va &#233;laborer un projet r&#233;aliste &#187;, explique l'assistante sociale. Le groupe va l'aider &#224; prendre conscience du d&#233;calage entre ses r&#234;ves professionnels et ses capacit&#233;s amoindries par la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des propos plus faciles &#224; entendre quand ils sont tenus par des coll&#232;gues plut&#244;t que par des encadrants du CAT. Dans cet atelier, les participants travaillent leur CV et apprennent &#224; se pr&#233;senter. &#171; Dans un entretien d'embauche certains diront &#171; j'ai p&#233;t&#233; les plombs, je les p&#232;te encore quelques fois, m&#234;me si &#231;a va mieux, sourit Fran&#231;oise Ossowski. Ils doivent faire tout un travail pour apprendre &#224; pr&#233;senter leur parcours sous un aspect positif qui n'effraiera pas les employeurs &#187;. Les comp&#233;tences acquises, notamment la polyvalence, sont valoris&#233;es. Ainsi une femme a pu trouver un poste dans une petite blanchisserie de quartier. Elle est plus lente que les autres, mais &#224; des atouts : au CAT elle a travaill&#233; dans les diff&#233;rents ateliers et b&#233;n&#233;fici&#233; d'une formation d'agent de pressing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le &#171; groupe projet &#187;, les travailleurs qui souhaitent rejoindre le milieu ordinaire sont orient&#233;s vers la cellule inter-CAT o&#249; des charg&#233;s d'insertion les aident &#224; mettre en &#339;uvre leur projet professionnel et &#224; suivre, si n&#233;cessaire, une formation qualifiante. Le CAT de l'&#201;lan se veut &#233;galement lieu de citoyennet&#233;. &#171; Si l'on souhaite vraiment que les travailleurs s'ins&#232;rent dans la cit&#233;, il faut que nos structures soient d&#233;j&#224; des lieux de citoyennet&#233; &#187;, insiste Fran&#231;ois G&#233;raud. Les CAT ne sont pas soumis au droit du travail, hormis l'hygi&#232;ne et la s&#233;curit&#233;, mais celui de l'&#201;lan a choisi de mettre en mettre en place un comit&#233; d'entreprise et un CHSCT pour les travailleurs handicap&#233;s en plus du conseil de la vie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par &#233;lection de l'ensemble des travailleurs, six repr&#233;sentants sont d&#233;sign&#233;s pour deux ans. Le comit&#233; d'entreprise g&#232;re une somme &#233;quivalente &#224; 1,25 % de la masse salariale brute, se r&#233;unit une fois par mois, aborde les questions salariales, mais aussi la vie quotidienne au CAT et les am&#233;liorations demand&#233;es par les travailleurs. Chaque r&#233;union fait l'objet d'un compte rendu remis &#224; l'ensemble du personnel du CAT. Le budget global s'&#233;l&#232;ve &#224; environ 29 000 euros utilis&#233;s en primes de d&#233;m&#233;nagement, scolarit&#233;, naissance, ch&#232;ques cadeau, cin&#233;ma&#8230;. &#171; La mise en place des 35 heures a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e par les repr&#233;sentants du conseil d'entreprise, illustre le directeur. Ils ont &#233;galement n&#233;goci&#233; l'abolition des p&#233;riodes d'essai non r&#233;mun&#233;r&#233;es, qui peuvent aller jusqu'&#224; 12 mois dans les CAT &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours dans un souci d'int&#233;gration, les quatre heures hebdomadaires consacr&#233;es au soutien de deuxi&#232;me type doivent se faire &#224; l'ext&#233;rieur (exception faite du &#171; groupe projet &#187;) : activit&#233;s &#224; caract&#232;re m&#233;dical, psychiatrique, th&#233;rapeutique (chant, photo, th&#233;&#226;tre&#8230; en centre d'accueil th&#233;rapeutique &#224; temps partiel), sportif, culturel ou de loisirs. L'embauche des travailleurs du CAT de l'&#201;lan en milieu ordinaire reste tr&#232;s faible. Les grandes entreprises ont externalis&#233; la plupart des t&#226;ches que peut assumer un travailleur de CAT (porter le courrier d'un service &#224; un autre, faire des photocopies, du petit travail de jardinage). De plus, le handicap psychique est mal connu et effraie les chefs d'entreprise. Aussi le CAT de l'&#201;lan r&#233;fl&#233;chit avec d'autres &#224; la mise en place d'une plate-forme qui suivra le travailleur handicap&#233; en entreprise En effet, en cas de crise, l'entreprise n'a aucun interlocuteur qui l'aide &#224; la g&#233;rer. Un num&#233;ro vert sera alors mis &#224; leur disposition pour les aider &#224; faire face. Une piste pour faciliter l'insertion des personnes handicap&#233;es psychiques dans le monde de l'entreprise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CAT de l'&#201;lan - 20-26, passage Trubert-Bellier - 75013 Paris. Tel. 01 44 16 87 87. mail : &lt;a href=&#034;mailto:catelan@elan-retrouve.asso.fr&#034; class='spip_mail'&gt;catelan@elan-retrouve.asso.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'association l'&#201;lan retrouv&#233; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1948 pour combler l'absence d'institutions relais de l'hospitalisation de longue dur&#233;e. Elle a notamment ouvert le premier h&#244;pital de jour du monde occidental. Aujourd'hui, elle poss&#232;de plusieurs &#233;tablissements qui r&#233;pondent &#224; des besoins laiss&#233;s insatisfaits par la psychiatrie de secteur ou la psychiatrie lib&#233;rale et au d&#233;sir de libre choix des malades et de leur famille (unit&#233; de psychoth&#233;rapie et de psychopathologie du travail, centre de postcure, unit&#233; de soins ambulatoires en alcoologie&#8230;). &lt;br class='manualbr' /&gt;&#201;lan retrouv&#233; - 23, rue de la Rochefoucauld - 75009 Paris. Tel. 01 49 70 88 88&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'agence de tourisme Treize voyages</title>
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		<dc:subject>Travail prot&#233;g&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>725</dc:subject>

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&lt;p&gt;Entreprise d'insertion, l'agence de tourisme Treize voyages emploie des anciens patients du secteur psychiatrique et des personnes en difficult&#233;s sociales. Elle propose l'organisation de s&#233;jours de vacances aux &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux et hospitaliers. Encourageant : trois personnes sur quatre trouvent un emploi stable &#224; leur sortie &lt;br class='autobr' /&gt;
Pull rose, cheveux auburn, Leila a le rire facile. Apr&#232;s &#171; un trou &#187; de dix ann&#233;es dans son CV et malgr&#233; une formation r&#233;cente d'agent de comptoir dans le secteur du (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entreprise d'insertion, l'agence de tourisme Treize voyages emploie des anciens patients du secteur psychiatrique et des personnes en difficult&#233;s sociales. Elle propose l'organisation de s&#233;jours de vacances aux &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux et hospitaliers. Encourageant : trois personnes sur quatre trouvent un emploi stable &#224; leur sortie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pull rose, cheveux auburn, Leila a le rire facile. Apr&#232;s &#171; un trou &#187; de dix ann&#233;es dans son CV et malgr&#233; une formation r&#233;cente d'agent de comptoir dans le secteur du tourisme, la jeune femme ne trouvait aucun poste. Aujourd'hui, forfaitiste &#224; l'agence d'insertion Treize voyages, efficace et professionnelle, elle pr&#233;pare par t&#233;l&#233;phone un s&#233;jour de vacances au bord de mer pour une institution sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Treize voyages est un tour op&#233;rator unique en France&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Treize voyages - 5, rue Guillaume Colletet - 94150 Rungis cedex. Tel. 01 46 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Situ&#233;e &#224; Rungis (94), l'association est la seule entreprise d'insertion dans le secteur du tourisme qui emploie et forme des personnes en difficult&#233;s psychologiques ou sociales. &#201;ric Piel et Roger Buschbaum, respectivement m&#233;decin psychiatre et directeur de l'h&#244;pital psychiatrique Paul Guiraud de Villejuif, l'ont cr&#233;&#233;e voici dix ans avec une double volont&#233; : permettre &#224; des patients du secteur psychiatrique de renouer avec le monde du travail par un m&#233;tier valorisant et proposer aux usagers des services hospitaliers des s&#233;jours de vacances adapt&#233;s &#224; leurs besoins. Une &#233;tude de march&#233; avait confort&#233; l'intuition des cr&#233;ateurs et &#233;valu&#233; &#224; 38 900 les clients potentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e de fonctionnement, Treize voyages mixe le public en salariant des personnes en difficult&#233; sociale. Elle &#233;largit &#233;galement son offre d'organisation de s&#233;jours aux structures m&#233;dico-sociales. Aujourd'hui 9000 institutions sp&#233;cialis&#233;es re&#231;oivent le catalogue de Treize voyages. &lt;i&gt;&#171; Nous visitons tous les lieux propos&#233;s, v&#233;rifions leur accessibilit&#233;, la qualit&#233; de la prestation, de l'h&#233;bergement, la sensibilit&#233; sociale des accueillants&#8230; pour que nos clients soient bien accueillis et int&#233;gr&#233;s au s&#233;jour parmi les vacanciers &#171; ordinaires &#187; &#187;&lt;/i&gt;, explique Delphine Decaudin, la directrice.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une petite &#233;quipe qui privil&#233;gie la proximit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;13 heures. Les salari&#233;s partagent leur repas dans la bonne humeur. &lt;i&gt;&#171; L'heure de d&#233;jeuner est r&#233;mun&#233;r&#233;e. Elle nous permet de passer un bon moment ensemble, de parler librement de ce qui va bien ou moins bien, de rep&#233;rer aussi les soucis des uns et des autres &#187;&lt;/i&gt;, explique Delphine Decaudin. Et de citer l'exemple de cette jeune femme qui &#233;l&#232;ve seule ses enfants et a l'air particuli&#232;rement fatigu&#233;e. L'&#233;quipe lui a propos&#233; de prendre des vacances tr&#232;s vite, pour &#233;viter l'arr&#234;t maladie et le sentiment d'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la discussion tourne autour du poids &#224; perdre pour l'&#233;t&#233;, de la mer et des maillots de bain mais aussi de l'audit qui vient d'&#234;tre r&#233;alis&#233; pour la reconduction du label Qualirei, label du r&#233;seau des entreprises d'insertion, obtenu en 2000. Toute l'&#233;quipe s'est mobilis&#233;e en temps et en &#233;nergie pour accueillir les auditeurs. &lt;i&gt;&#171; Obtenir ce label c'est la reconnaissance de la qualit&#233; de notre travail &#187;&lt;/i&gt;, note Blanche Bub&#233;a, charg&#233;e de client&#232;le. &#171; L'audit est aussi l'occasion de nous interroger sur nos pratiques professionnelles et de nous remettre en question &#187;, estime Delphine Decaudin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 heures. Pause caf&#233; dans le jardin. L'occasion pour chacun d'&#233;voquer son entr&#233;e &#224; Treize voyages. Delphine Decaudin et Bruno Menez, directeur technique et commercial, se lancent dans le r&#233;cit de leur embauche pour laquelle forte motivation et t&#233;nacit&#233; semblent de mise. T&#233;nacit&#233; partag&#233;e par les personnes en insertion qui ont d&#251; s'accrocher car la liste d'attente pour travailler &#224; Treize voyages est longue. Elles tenaient absolument &#224; rejoindre cette entreprise qui leur permet de construire un projet professionnel &#224; leur rythme.&lt;i&gt; &#171; J'avais vraiment besoin d'une entreprise comme celle-ci pour me remettre dans le march&#233; du travail. Pourtant normalement le chiffre 13 porte-malheur ! &#187;&lt;/i&gt;, plaisante Leila, salari&#233;e depuis cinq mois. &lt;i&gt;&#171; Lorsque je quitterai l'entreprise, j'aurai deux ann&#233;es d'exp&#233;rience professionnelle &#224; mon actif en plus de ma formation d'agent de comptoir &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sakina, qui arrive du milieu prot&#233;g&#233;, encha&#238;ne &lt;i&gt;&#171; Cela fait maintenant deux ans que je travaille &#224; Treize voyages. J'ai acquis de l'aisance au t&#233;l&#233;phone, le sens de l'accueil, la capacit&#233; de conseiller la client&#232;le, de n&#233;gocier des tarifs, de suivre des dossiers, de vendre des produits de voyages et de s&#233;jour &#187;&lt;/i&gt;. La jeune femme qui parle aussi anglais, espagnol et arabe est en pleine recherche d'emploi soutenue par Brigitte Sagay, charg&#233;e d'insertion &#224; Treize voyages et l'ANPE. Blanche Bub&#233;a est arriv&#233;e &#224; Treize voyages orient&#233;e par l'ANPE. &lt;i&gt;&#171; J'y suis, j'y reste &#187;&lt;/i&gt;, dit la jeune femme, qui apr&#232;s un contrat d'insertion de deux ann&#233;es a d&#233;croch&#233; un poste de permanente, celui de charg&#233;e de client&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier forfaitiste int&#233;gr&#233; &#224; l'&#233;quipe est un b&#233;n&#233;ficiaire du RMI &#226;g&#233; de 32 ans : &lt;i&gt;&#171; Je ne suis pas arriv&#233; ici par hasard. J'ai eu des probl&#232;mes d'insertion sociale et &#233;conomique &#187;&lt;/i&gt;, dit-il. &lt;i&gt;&#171; En un mois et demi je sens d&#233;j&#224; un changement, je me resocialise et cela se r&#233;percute dans ma vie &#224; l'ext&#233;rieur &#187;&lt;/i&gt;. Il est tr&#232;s rare que les personnes salari&#233;es &#224; Treize voyages aient d&#233;j&#224; travaill&#233; dans le domaine du tourisme et les trois quarts d'entre elles n'ont jamais utilis&#233; un ordinateur. Elles d&#233;couvrent ce secteur d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dix ann&#233;es d'existence, un pari gagn&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Treize voyages vient de souffler ses dix bougies. &#201;conomiquement, l'entreprise fonctionne bien, les fondateurs ont gagn&#233; leur pari. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'&#233;poque de la cr&#233;ation de Treize voyages, le secteur psychiatrique &#233;voluait &#224; grands pas &lt;/i&gt; &#187;, &#233;voque Delphine Decaudin. &lt;i&gt;&#171; On ouvrait des structures extra-hospitali&#232;res, comme les CMPP (centres m&#233;dico psychologiques) et les CATTP (centres d'accueil th&#233;rapeutique &#224; temps partiel) pour &#233;viter l'enfermement aux malades. L'id&#233;e de cr&#233;er une agence d'insertion dans le tourisme allait dans ce sens. Elle &#233;tait novatrice et ambitieuse m&#234;me si tout le monde &#224; l'&#233;poque trouvait le projet un peu fou &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'entreprise salarie six personnes en contrat d'insertion pour une dur&#233;e de deux ans maximum et cinq personnes pour la gestion et l'encadrement de la structure. La moiti&#233; des personnes en contrat d'insertion a connu un probl&#232;me psychiatrique, l'autre des difficult&#233;s sociales. La mixit&#233;, en sexe et &#226;ge est respect&#233;e et l'urgence sociale privil&#233;gi&#233;e, les candidatures des personnes les plus en difficult&#233; &#233;tant prioritaires. Pour int&#233;grer l'entreprise un candidat doit avoir un niveau troisi&#232;me, ma&#238;triser la langue fran&#231;aise et surtout faire preuve d'une grande motivation. &lt;i&gt;&#171; Le travail qui va lui &#234;tre demand&#233; durant deux ans est difficile, tout n'est pas lin&#233;aire, il faut r&#233;apprendre &#224; venir travailler, s'investir, &#234;tre en contact t&#233;l&#233;phonique avec la client&#232;le, rencontrer chaque jour ses coll&#232;gues, reprendre confiance en soi. Pour tout cela il faut &#234;tre capable de surmonter ses difficult&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique la directrice &lt;i&gt;&#171; les salari&#233;s ont bien compris qu'ils sont garants de notre projet et acteurs de leur insertion &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Treize voyages s&#233;pare le travail dans l'entreprise et le soin. Les personnes qui ont &#233;t&#233; orient&#233;es par un m&#233;decin ou une assistante sociale du secteur psychiatrique continuent &#224; &#234;tre suivies &#224; l'ext&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; Treize voyages contribue au bien-&#234;tre du salari&#233; mais ce n'est pas pour autant qu'il doit arr&#234;ter son suivi m&#233;dical. Nous ne sommes qu'un des maillons de la cha&#238;ne du soin qui l'accompagne &#187;&lt;/i&gt;, dit la directrice. &lt;i&gt;&#171; Il s'engage &#224; s'accrocher, &#224; se mobiliser mais nous s&#233;parons bien l'activit&#233; &#233;conomique du soin sur lequel nous n'intervenons pas &#187;&lt;/i&gt;. Brigitte Sagay, elle, accompagne les salari&#233;s dans la r&#233;solution de leurs probl&#232;mes sociaux (recherche de logement, probl&#232;mes financiers&#8230;) en lien avec leur r&#233;f&#233;rent (assistante sociale, mission locale&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acquisition de comp&#233;tences transversales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une personne embauch&#233;e &#224; Treize voyages se forme au fur et &#224; mesure au m&#233;tier de forfaitiste vendeur. D'abord &#233;paul&#233;e par Brigitte Sagay et Bruno Duez, elle apprend &#224; monter un projet de A jusqu'&#224; Z et d&#232;s qu'elle en est capable devient enti&#232;rement responsable des dossiers qu'elle traite. &#192; la fin de son contrat, elle aura acquis la ma&#238;trise du m&#233;tier de forfaitiste vendeur, un niveau BTS de tourisme et de s&#233;rieux atouts : le sens du travail en &#233;quipe et les qualit&#233;s n&#233;cessaires au travail en entreprise (ponctualit&#233;, rigueur, s&#233;rieux&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quelques points faibles restent bien entendu &#224; am&#233;liorer &#187;&lt;/i&gt;, conc&#232;de l'&#233;quipe. L'entreprise ne propose pas de billetterie, ce qui peut handicaper les personnes souhaitant travailler en agence de voyages, m&#234;me si Treize voyages leur propose de suivre en externe une formation sur le logiciel de billetterie Amad&#233;us. L'entreprise n'accueille pas de clients sur place, les salari&#233;s b&#233;n&#233;ficient d'une exp&#233;rience de l'accueil t&#233;l&#233;phonique mais pas de l'accueil client&#232;le. L'&#233;quipe envisage de proposer des stages en agence de voyages, mais pour l'instant des raisons juridiques rendent le projet impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe souhaite &#233;galement constituer un r&#233;seau d'entreprises partenaires qui pourraient devenir des futurs employeurs, mais avec un secteur du tourisme chaotique depuis 2000, ce n'est pas &#233;vident. Il serait tr&#232;s int&#233;ressant que les salari&#233;s puissent b&#233;n&#233;ficier de la validation des acquis de l'exp&#233;rience (VAE) mais pour l'instant le dispositif demande trois ann&#233;es d'exp&#233;rience professionnelle. Le parcours &#224; Treize voyages n'est pas facile&lt;i&gt; &#171; Certains doivent se battre &#224; la fois contre la maladie et contre l'exclusion &#187;&lt;/i&gt;, explique la directrice. &lt;i&gt;&#171; On leur demande de s'installer &#224; Treize voyages, de nouer des contacts avec leurs coll&#232;gues, de s'investir, puis de partir au bout de deux ans &#187;&lt;/i&gt;. Mais cette sortie est bien pr&#233;par&#233;e. Lors des six derniers mois du contrat d'insertion, le salari&#233; consacre la moiti&#233; de son temps de travail &#224; l'&#233;laboration de son projet professionnel, la r&#233;alisation de son CV et la recherche d'emploi avec l'aide de la charg&#233;e d'insertion de la structure en lien avec l'ANPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le bilan de deux ann&#233;es d'insertion est positif &lt;/i&gt; &#187;, indique Delphine Decaudin &lt;i&gt;&#171; trois personnes sur quatre trouvent un emploi stable &#224; leur sortie essentiellement dans les m&#233;tiers du tourisme (r&#233;ceptionniste d'h&#244;tel, agent de r&#233;servation forfaitiste&#8230;) ou de la bureautique. Les autres ne trouvent pas de travail ou pr&#233;f&#232;rent rejoindre un atelier prot&#233;g&#233; qui leur conviendra davantage &#187;.&lt;/i&gt; Forte de sa r&#233;ussite, l'association souhaite se d&#233;velopper pour que davantage de personnes profitent de cette exp&#233;rience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Treize voyages - 5, rue Guillaume Colletet - 94150 Rungis cedex. Tel. 01 46 86 44 45 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:13voyages@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;13voyages@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'entreprise de bureautique SOTRES</title>
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		<dc:subject>Travail prot&#233;g&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>725</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; SOTRES me remet le pied &#224; l'&#233;trier pour rejoindre plus tard une entreprise &#187;, t&#233;moigne Maud qui a perdu son travail de secr&#233;taire apr&#232;s une &#171; d&#233;pression &#187; dont elle souffre encore. Elle est salari&#233;e de SOTRES comme 27 autres personnes handicap&#233;es par une maladie psychique. Plus de la moiti&#233; d'entre elles finissent par trouver un poste de travail en milieu ordinaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Fond&#233;e par des parents de jeunes adultes handicap&#233;s par une maladie psychique et des cadres d'entreprise, SOTRES (Sous TRaitance Et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-protege" rel="tag"&gt;Travail prot&#233;g&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-725-" rel="tag"&gt;725&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; SOTRES me remet le pied &#224; l'&#233;trier pour rejoindre plus tard une entreprise &#187;, t&#233;moigne Maud qui a perdu son travail de secr&#233;taire apr&#232;s une &#171; d&#233;pression &#187; dont elle souffre encore. Elle est salari&#233;e de SOTRES comme 27 autres personnes handicap&#233;es par une maladie psychique. Plus de la moiti&#233; d'entre elles finissent par trouver un poste de travail en milieu ordinaire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fond&#233;e par des parents de jeunes adultes handicap&#233;s par une maladie psychique et des cadres d'entreprise, SOTRES (Sous TRaitance Et Services)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='SOTRES - 28, bd du Couchant - 92000 Nanterre. Tel. 01 41 20 99 44 - (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; propose &#224; ses salari&#233;s des travaux de sous-traitance en bureautique (saisie, num&#233;risation, gestion de documents&#8230;). Le choix de la bureautique s'est impos&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'entreprise en 1992, cet outil se retrouve dans tous les secteurs professionnels et permet de d&#233;velopper la capacit&#233; d'attention et de concentration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise accueille 28 salari&#233;s &#224; temps partiel encadr&#233;s et accompagn&#233;s dans la construction de leur projet socioprofessionnel par quatre permanents et un psychologue clinicien en partenariat avec la Cotorep, le r&#233;seau Cap emploi et les structures d'&#233;valuation et d'accompagnement du handicap psychique. Les salari&#233;s sous traitement et stabilis&#233;es, peuvent choisir de travailler le matin ou l'apr&#232;s-midi. Les contrats d'insertion &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e durent au maximum deux ans. Actuellement, la dur&#233;e moyenne de transition s'&#233;l&#232;ve &#224; 11,3 mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s, b&#233;n&#233;ficiaires de la loi du 10 juillet 1987 (titulaires d'une d&#233;cision Cotorep ou d'une pension d'invalidit&#233;), sont d'anciens &#233;tudiants, techniciens, cadres&#8230; &#226;g&#233;s de 20 &#224; 50 ans, avec un niveau de formation &#233;gal ou sup&#233;rieur au baccalaur&#233;at. Les psychologues et assistants sociaux des services hospitaliers, les structures d'&#233;valuation et de placement, la Cotorep, le bouche &#224; oreille, les ont orient&#233;s vers SOTRES&#8230; &lt;i&gt;&#171; Le service public de l'emploi les oriente plus rarement vers nous, il n'a pas toujours l'expertise pour d&#233;tecter une maladie psychique &#187;&lt;/i&gt; explique Marie de Colbert, la directrice&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie de Colbert est l'auteur de l'ouvrage : Le guide de l'insertion (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La Cotorep oriente parfois les personnes handicap&#233;es par une maladie psychique en milieu ordinaire d&#232;s qu'elles sont stabilis&#233;es. Or, la plupart ont besoin d'une transition dans une structure comme la n&#244;tre &#187;&lt;/i&gt;, estime Jean-Fran&#231;ois Coldefy, psychologue clinicien. Il a pour mission de veiller &#224; la coh&#233;rence du parcours d'insertion des personnes et n'a pas de fonction soignante au sein de SOTRES. M&#234;me si les salari&#233;s peuvent venir lui parler s'ils en &#233;prouvent le besoin, il tient &#224; la s&#233;paration entre le monde du travail et celui du soin. SOTRES sert donc de passerelle entre des personnes encore fragiles et suivies par un psychiatre en ville et l'entreprise. &lt;i&gt;&#171; Tout le monde a des hauts et des bas, mais pour les salari&#233;s de SOTRES il y a encore davantage de bas,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Maud, &lt;i&gt;&#171; dans une entreprise ordinaire nous aurions souvent &#233;t&#233; en arr&#234;t maladie et finalement licenci&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La maladie psychique est un handicap qui ne se voit pas. Elle fait tr&#232;s peur aux employeurs. Le comportement des personnes souffrant de ces troubles est souvent d&#233;concertant. Un petit d&#233;tail anodin peut provoquer une grave crise chez certaines. Ces personnes sont souvent hyper&#233;motives, pr&#233;sentent des comportements d&#233;cal&#233;s ou souffrent d'une grande fatigabilit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Marie de Colbert. &lt;i&gt;&#171; Cette forme de handicap peut &#233;voluer avec le temps et l'employeur ne sait pas toujours &#224; quoi s'attendre &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Jean-Fran&#231;ois Coldefy. Et Maud de rench&#233;rir : &lt;i&gt;&#171; Lorsque je cherche un poste, je ne pr&#233;cise pas que je suis travailleur handicap&#233;, l'employeur aurait peur que je sois toujours en arr&#234;t maladie, m&#234;me si je respecte les prescriptions de mon m&#233;decin &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour int&#233;grer SOTRES, le candidat doit d'abord rencontrer Jean-Fran&#231;ois Coldefy qui &#233;value si la structure peut r&#233;pondre &#224; ses attentes, un m&#233;decin psychiatre ext&#233;rieur &#224; SOTRES s'assure ensuite que la personne est bien suivie sur le plan psychiatrique et qu'aucune contre indication m&#233;dicale s'oppose &#224; son entr&#233;e dans un parcours d'insertion. Enfin, Marie de Colbert proc&#232;de &#224; l'entretien d'embauche proprement dit. L'entreprise SOTRES &#233;tant non m&#233;dicalis&#233;e, elle ne d&#233;tient aucun dossier m&#233;dical, mais Jean-Fran&#231;ois Coldefy assure, en cas de besoin et toujours en accord avec le salari&#233;, l'articulation avec le monde du soin. Les personnes accueillies &#224; SOTRES ont pour la plupart un bon niveau d'&#233;tude, l'entreprise a d&#233;j&#224; accueilli un polytechnicien, des centraliens, des m&#233;decins, un architecte, des commerciaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maladie (psychose, schizophr&#233;nie, d&#233;pression&#8230;) s'est d&#233;clar&#233;e tard, souvent apr&#232;s leur vingti&#232;me anniversaire. &lt;i&gt;&#171; Ces personnes ont eu le temps de construire un projet professionnel que la maladie est venue casser. Elles vont devoir en construire un nouveau qui n'a souvent rien &#224; voir avec leur formation ou leur exp&#233;rience. Cela peut-&#234;tre tr&#232;s douloureux, mais &#233;galement repr&#233;senter une r&#233;elle opportunit&#233; de changer de cap,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Jean-Fran&#231;ois Coldefy. &lt;i&gt;On dit que la maladie arrive comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. On ne sait pas vraiment quand elle a commenc&#233;, les signes avant coureurs sont pass&#233;s inaper&#231;us. Elle se d&#233;clare dans un moment de fragilit&#233; o&#249; quelque chose est activ&#233;. Les traitements stabilisent les personnes mais leurs effets peuvent &#234;tre trompeurs, certaines, gr&#226;ce aux traitements, se sentent aptes &#224; reprendre leur premi&#232;re activit&#233;, or c'est rarement le cas &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOTRES est une passerelle vers l'emploi appr&#233;ci&#233;e par Philippe. Cet homme d'une trentaine d'ann&#233;es a suivi diverses &#233;tudes : baccalaur&#233;at de secr&#233;tariat, &#201;cole du Louvre, fac d'histoire&#8230; &#233;tudes qu'il ne menait jamais &#224; terme &#224; cause de ses probl&#232;mes de sant&#233; : &lt;i&gt;&#171; De la schizophr&#233;nie, selon mon psychiatre &#187;&lt;/i&gt;, dit-il. SOTRES lui a permis de travailler &#224; son rythme. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but,&lt;/i&gt; poursuit Phillipe, &lt;i&gt;je ne tapais que deux lignes en une heure sur mon clavier, je n'arrivais pas &#224; me concentrer. Les encadrants m'ont laiss&#233; tranquille. Aujourd'hui, je saisis mes textes bien plus rapidement &#187;&lt;/i&gt;. Un travail qui lui a &#233;galement redonn&#233; de l'assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &#192; son arriv&#233;e &#224; SOTRES, il y a un an et demi, il ne quittait jamais son blouson et sa capuche lui couvrait le visage. Aujourd'hui, il se sent mieux. &lt;i&gt;&#171; La m&#233;moire et la concentration sont revenues gr&#226;ce &#224; l'utilisation de l'outil informatique et peut-&#234;tre aussi apr&#232;s un p&#232;lerinage &#224; Lourdes &#187;&lt;/i&gt;, plaisante-t-il. &lt;i&gt;&#171; L'utilisation de l'outil informatique permet aussi de retrouver une rigueur &#187;&lt;/i&gt;, encha&#238;ne Fabrice. Ce jeune adulte n'avait effectu&#233; que des petits boulots dont il d&#233;missionnait rapidement. Salari&#233; &#224; SOTRES depuis 18 mois, il se sent plus serein : &lt;i&gt;&#171; Nous pr&#233;parons nos futurs entretiens en entreprise, apprenons &#224; nous pr&#233;senter&#8230; Ce qui ne gomme pas toutes ses inqui&#233;tudes : &#171; Comment expliquer les trous dans mon CV ? &#187;, ni ses critiques par rapport au trajet d'insertion : &#171; Ce qui me chiffonne c'est que j'ai beaucoup trop de r&#233;f&#233;rents d'insertion &#187;.&lt;/i&gt; Sophie, qui n'avait qu'une exp&#233;rience dans le b&#233;n&#233;volat reprend confiance en elle : &lt;i&gt;&#171; J'ai appris que je suis capable de faire quelque chose. Dans quelques jours je pars en prestation dans une grande entreprise. Avant, je n'aurais jamais eu le courage d'y aller &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son entr&#233;e &#224; SOTRES, le salari&#233; est incit&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; un projet professionnel en vue de sa sortie. Les premiers mois constituent une p&#233;riode de prise de rep&#232;res (respect des horaires, &#233;valuation de la ma&#238;trise de l'outil informatique et de la capacit&#233; &#224; travailler en &#233;quipe). Progressivement &#8211; et durant les heures de travail &#8211; des d&#233;marches de recherche d'emploi sont mises en &#339;uvre. &lt;i&gt;&#171; Une fois par semaine, un b&#233;n&#233;vole propose un atelier de technique de recherche d'emploi. Certains salari&#233;s souhaitent d&#232;s leur entr&#233;e r&#233;pondre &#224; des offres. Pour tout rendez-vous obtenu, je les incite &#224; s'y rendre afin de leur permettre de se tester en situation d'entretien. Plus les personnes avancent dans le temps, plus nous les incitons &#224; entrer dans une logique de d&#233;marche de recherche d'emploi &#187;&lt;/i&gt;, souligne Marie de Colbert. Il peut &#234;tre propos&#233; aux salari&#233;s d'effectuer les travaux de bureautique au sein des entreprises clientes du r&#233;seau d&#233;velopp&#233; par SOTRES (IBM, EDF-GDF, Aventis, Lafargue, Bull&#8230;). &#192; SOTRES ou en prestation ext&#233;rieure, les exigences sont les m&#234;mes que dans les entreprises ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sortant de SOTRES, plus de la moiti&#233; des personnes trouvent un poste en milieu ordinaire de travail. Les autres ne travaillent pas, soit parce que leurs probl&#232;mes de sant&#233; s'av&#232;rent incompatibles avec un emploi, soit parce qu'elles n'en ont pas trouv&#233;. Dans ce cas, le relais peut &#234;tre assur&#233; par des structures telles que le Club Arihm&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Club Arihm - 39, rue Balard - 75015 Paris. Tel. 01 53 98 74 74 - (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui propose d'autres formes d'aide &#224; l'insertion professionnelle des personnes souffrant de troubles psychiques. Les grandes entreprises o&#249; les salari&#233;s de SOTRES ont effectu&#233; des prestations leur proposent-elles des postes ? &lt;i&gt;&#171; C'est d&#233;j&#224; arriv&#233;, mais cela reste rare &#187;&lt;/i&gt;, regrette Jean-Fran&#231;ois Coldefy &lt;i&gt;&#171; La priorit&#233; des Missions handicap des grandes entreprises est de maintenir dans l'emploi leurs propres salari&#233;s qui ont des probl&#232;mes de sant&#233; ou de handicap. M&#234;me si les entreprises reconnaissent la comp&#233;tence de nos salari&#233;s, elles ne les embauchent pas. Pour quelques-unes la sous-traitance avec SOTRES permet de se d&#233;douaner en partie de l'embauche obligatoire de 6 % de personnes handicap&#233;es &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOTRES est financ&#233;e par la DDTEFP, la DDASS, le conseil g&#233;n&#233;ral, la mairie de Nanterre et l'AGEFIPH et re&#231;oit le soutien de quelques grandes entreprises (IBM, EDF-GDF). Depuis mars 2004, SOTRES met en place un chantier d'insertion en adjonction &#224; l'entreprise d'insertion. Il propose aux salari&#233;s les m&#234;mes activit&#233;s mais avec un statut diff&#233;rent. Ils sont embauch&#233;s en Contrat emploi solidarit&#233;. Le projet SOTRES a s&#233;duit l'association d'accompagnement des personnes handicap&#233;es psychiques &#171; Espoir 54 &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Espoir 54 - 6, rue Chevert - 54000 Nancy. Tel. 03 83 55 00 00' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui en a repris le concept, avec un statut juridique diff&#233;rent. SOTRES Lorraine, une entreprise adapt&#233;e, devrait ouvrir ses portes dans le courant de l'ann&#233;e 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SOTRES - 28, bd du Couchant - 92000 Nanterre. Tel. 01 41 20 99 44 - &lt;a href=&#034;mailto:sotres.nanterre@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;sotres.nanterre@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie de Colbert est l'auteur de l'ouvrage : Le guide de l'insertion professionnelle des personnes handicap&#233;es, &#233;d. Dunod&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Club Arihm - 39, rue Balard - 75015 Paris. Tel. 01 53 98 74 74 - &lt;a href=&#034;mailto:arihm@arihm.com&#034; class='spip_mail'&gt;arihm@arihm.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Espoir 54 - 6, rue Chevert - 54000 Nancy. Tel. 03 83 55 00 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La r&#233;insertion professionnelle des handicap&#233;s psychiques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-reinsertion-professionnelle-des-handicapes-psychiques</link>
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		<dc:subject>Travail prot&#233;g&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>725</dc:subject>

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&lt;p&gt;Travailler donne le sentiment d'&#234;tre comme les autres [lire interview ci-dessous]. C'est pourquoi le travail reste le meilleur vecteur de r&#233;insertion. Nous avons visit&#233; trois structures qui aident des personnes ayant des probl&#232;mes psychiques importants &#224; se r&#233;ins&#233;rer : le centre d'aide par le travail de l'&#201;lan (lire&#8230;) et deux entreprises d'insertion qui sont Treize voyages (lire&#8230;) et Sotres (lire&#8230;). Toutes trois recherchent un retour vers le milieu ordinaire pour ces personnes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un objectif tr&#232;s difficile (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-725-" rel="tag"&gt;725&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Travailler donne le sentiment d'&#234;tre comme les autres [lire interview ci-dessous]. C'est pourquoi le travail reste le meilleur vecteur de r&#233;insertion. Nous avons visit&#233; trois structures qui aident des personnes ayant des probl&#232;mes psychiques importants &#224; se r&#233;ins&#233;rer : le centre d'aide par le travail de l'&#201;lan (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-CAT-de-l-Elan-offre-une-activite-professionnelle-qualifiante' class='spip_in'&gt;lire&#8230;&lt;/a&gt;) et deux entreprises d'insertion qui sont Treize voyages (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-agence-de-tourisme-Treize-voyages' class='spip_in'&gt;lire&#8230;&lt;/a&gt;) et Sotres (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-entreprise-de-bureautique-SOTRES' class='spip_in'&gt;lire&#8230;&lt;/a&gt;). Toutes trois recherchent un retour vers le milieu ordinaire pour ces personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un objectif tr&#232;s difficile &#224; atteindre, ce qui est d'autant plus regrettable que 87 % des entreprises qui embauchent des handicap&#233;s sont satisfaites de leur choix. N&#233;anmoins, gr&#226;ce &#224; ces structures, un certain nombre de personnes prises en charge repartent vers le milieu ordinaire et toutes apprennent &#224; reprendre contact avec le monde du travail&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;cente enqu&#234;te men&#233;e par l'association de sant&#233; mentale du XIIIe arrondissement de Paris (ASM 13), a montr&#233; combien il &#233;tait difficile de r&#233;ins&#233;rer les personnes handicap&#233;es psychiques : maladies invalidantes, regard social, peur des entreprises d'embaucher... Au final, seuls quelques malades &#233;chappent au milieu prot&#233;g&#233;. Et pourtant, explique Cl&#233;ment Bonnet, psychanalyste, responsable d'ASM 13 : &#171; L'id&#233;e d'&#234;tre gu&#233;ri recouvre soit le fait de ne plus avoir &#224; prendre de m&#233;dicaments, soit le constat de pouvoir travailler &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont pour vous les principaux &#233;cueils &#224; l'insertion professionnelle des personnes handicap&#233;es psychiques ou malades mentales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;cueils sont extr&#234;mement nombreux et il suffit de reprendre le r&#233;sultat d'une &#233;tude qui a concern&#233; 130 000 patients schizophr&#232;nes en France, en 1998, pour constater l'importance des obstacles &#224; l'insertion professionnelle. En effet, pour ces patients qui sont majoritairement des hommes, plut&#244;t jeunes, c&#233;libataires et seuls, huit sur dix sont inactifs et moins d'un sur dix a une activit&#233; en milieu ordinaire (&#233;tude Quemada). Ces r&#233;sultats sont donc particuli&#232;rement d&#233;monstratifs. Ces difficult&#233;s tiennent bien s&#251;r aux incapacit&#233;s de la personne. Il faut pr&#233;ciser que les troubles schizophr&#233;niques ont souvent de graves cons&#233;quences au niveau cognitif (attention, concentration, m&#233;morisation) et surtout au niveau relationnel (inhibition ou familiarit&#233;, mauvaise distance, retraits, hostilit&#233;). Ajoutons &#224; cela toutes les difficult&#233;s qui tiennent aux effets secondaires des m&#233;dications : fatigue, instabilit&#233;, maladresse gestuelle, tremblements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance de ces incapacit&#233;s explique &#224; la fois la difficult&#233; d'acc&#233;der au monde du travail mais aussi au monde des travailleurs. Il est donc fondamental de donner toute sa place aux soins pour limiter ces incapacit&#233;s, en particulier aux soins de r&#233;adaptation qui, malheureusement, sont encore assez peu d&#233;velopp&#233;s en France (on compte, gu&#232;re plus de 20 ateliers th&#233;rapeutiques sur tout le territoire). Rappelons que les soins de r&#233;adaptation cherchent &#224; r&#233;pondre aux incapacit&#233;s. Dans le champ de la psychiatrie, les soins de r&#233;adaptation visent essentiellement &#224; utiliser plusieurs m&#233;diations, dont le travail (en milieu rural ou industriel), qui peut &#234;tre un tr&#232;s bon support pour amener &#224; la possibilit&#233; de r&#233;am&#233;nagement psychique chez le patient lui permettant de r&#233;investir sa r&#233;alit&#233; interne et externe en particulier dans le cadre de th&#233;rapie de groupe. Il faut dire que, faute de soins de r&#233;adaptation, trop souvent des patients sont conduits &#224; entreprendre des d&#233;marches pour une activit&#233; professionnelle alors que leur pathologie est encore trop active et que l'&#233;chec est d&#232;s lors constant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#233;cueils tiennent &#233;videmment aux conditions d'acc&#232;s au travail, &#224; l'environnement professionnel. Il faut relever, en particulier, que les exigences professionnelles trop fortes, &#233;cartent les plus fragiles ; &#224; ce titre, il faut dire que le travail &#224; mi-temps est particuli&#232;rement int&#233;ressant pour les personnes qui souffrent de troubles psychiques. N'oublions pas &#233;galement toutes les repr&#233;sentations sociales autour de la folie, autour des travailleurs handicap&#233;s qui compliquent bien &#233;videmment les conditions d'accueil dans les milieux professionnels, quand elles font circuler des images de dangerosit&#233;. Relevons que les &#233;volutions dans ce domaine sont assez nettes puisqu'actuellement les entreprises qui emploient des salari&#233;s handicap&#233;s sont satisfaites de leur choix dans 87 % des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour ceux justement qui tentent de surmonter ces difficult&#233;s, quel regard portent-ils sur le retour au travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir d'une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e dans l'ASM 13, qui a concern&#233; vingt patients souffrant de schizophr&#233;nie, nous avons pu constater que ces patients consid&#232;rent le travail selon deux registres principaux : soit le travail est consid&#233;r&#233; comme pouvant faire du bien : il joue alors une fonction de support social, donne une sensation de maintien d'une coh&#233;rence, de protection contre un trouble auquel il ne faut pas laisser le terrain libre, qu'il faut savoir canaliser. L'investissement du travail permet &#233;galement &#224; ces personnes de mettre &#224; distance le v&#233;cu d&#233;lirant et hallucinatoire et de se sentir moins agit&#233;. Ceci explique que vouloir travailler, c'est vouloir faire comme les autres et &#234;tre comme les autres, d'autant que l'acc&#232;s &#224; un travail est souvent le signe d'une am&#233;lioration, le r&#233;sultat d'un effort. Pr&#233;cisons que l'id&#233;e d'&#234;tre &#171; gu&#233;ri &#187; recouvre soit le fait de ne plus avoir &#224; prendre de m&#233;dicaments, soit le constat de pouvoir travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, le travail est consid&#233;r&#233; comme pouvant faire du mal. Le travail est v&#233;cu comme inaccessible du fait des troubles de la pens&#233;e et de la cognition, des difficult&#233;s de relation avec les autres, du manque de contr&#244;le et de confiance. Il devient une sorte de d&#233;clencheur d'un processus morbide qu'il serait impossible de ma&#238;triser. Les tentatives de travail se soldent par des &#233;checs, se traduisent par des v&#233;cus douloureux, des arr&#234;ts de travail, des renoncements et souvent une vie sans travail. Cette vie sans travail est v&#233;cue de fa&#231;on p&#233;nible mais parfois avec un certain soulagement, une sorte de d&#233;livrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on en d&#233;duire que pour eux le milieu dit prot&#233;g&#233; est pr&#233;f&#233;rable au milieu ordinaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vu que seulement un travailleur handicap&#233; sur dix ayant une activit&#233; professionnelle l'exerce en milieu ordinaire. C'est dire l'extr&#234;me difficult&#233; de cette modalit&#233; d'insertion qui repr&#233;sente pour nous tous un id&#233;al d'int&#233;gration, de non-s&#233;gr&#233;gation. Il faut pr&#233;ciser que le milieu ordinaire est plus accessible pour les travailleurs handicap&#233;s qui sont plus jeunes, qui ont v&#233;cu moins d'hospitalisations avec des dur&#233;es r&#233;duites et qui ont un niveau scolaire Bac ou plus, qui respectent leurs traitements et sont tr&#232;s autonomes. Le travail en milieu prot&#233;g&#233; est particuli&#232;rement bien adapt&#233; pour des travailleurs handicap&#233;s qui n'ont eu aucune formation professionnelle, qui n'ont jamais acc&#233;d&#233; au monde du travail et peuvent b&#233;n&#233;ficier de ces structures de travail o&#249; la dimension du soutien et de l'accompagnement est toujours pr&#233;sente (ceci permettant l'accueil de travailleurs productifs dont les difficult&#233;s psycho pathologiques interdiraient tout acc&#232;s au milieu de travail ordinaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie sociale de ces travailleurs est aussi beaucoup plus r&#233;duite, certains b&#233;n&#233;ficiant de mesures de protection. Les passages du milieu prot&#233;g&#233; au milieu ordinaire restent malheureusement faibles (environ 2 %) malgr&#233; des dispositifs souvent ing&#233;nieux et des accompagnements adapt&#233;s. Ces travailleurs ont des difficult&#233;s relationnelles qui les emp&#234;chent de s'adapter &#224; des changements et &#224; d'autres environnements plus exigeants. Le milieu prot&#233;g&#233; est v&#233;cu comme protecteur et rassurant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les traitements th&#233;rapeutiques peuvent-ils aider ou freiner cette r&#233;insertion par le travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les traitements m&#233;dicamenteux sont d'une aide indispensable le plus souvent en permettant au travailleur handicap&#233; de se sentir moins angoiss&#233;, moins d&#233;pressif ou moins menac&#233;. Le traitement peut permettre &#233;galement un meilleur contr&#244;le des moments de d&#233;sorganisation interne, ou de d&#233;s&#233;quilibre de l'humeur et des troubles de l'attention.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; l'inverse, certains traitements peuvent &#234;tre g&#234;nants quand ils entra&#238;nent une grande fatigabilit&#233;, des troubles de vigilance, une maladresse gestuelle ou une impatience qui emp&#234;che de rester au poste de travail.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le plus souvent, les travailleurs concern&#233;s souffrent de leurs troubles depuis de nombreuses ann&#233;es et les traitements sont bien &#233;quilibr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les moyens publics &#8212; financiers et autres &#8212; mis en &#339;uvre pour cette r&#233;insertion vous semblent-ils &#224; la hauteur des besoins n&#233;cessaires pour r&#233;aliser dans les meilleures conditions cette r&#233;insertion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible de faire beaucoup mieux car, comme nous l'avons dit, les r&#233;sultats actuels sont tr&#232;s d&#233;cevants pour les travailleurs handicap&#233;s psychiques. Il faudrait que soient possible des stages y compris non r&#233;mun&#233;r&#233;s en entreprise pour des dur&#233;es limit&#233;es dans le cadre de mi-temps, ceux-ci pourraient redonner un peu d'espoir aux personnes, leur faire d&#233;couvrir le milieu professionnel et changer le regard des travailleurs.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il faut aussi d&#233;velopper toutes les mesures d'accompagnement et de tutorat en milieu ordinaire et faciliter l'ouverture du milieu prot&#233;g&#233; sur le milieu ordinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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