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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Valoriser et accompagner les jeunes en difficult&#233;</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Nous nous sommes tant trahis. Amour, famille et trahison</title>
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		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La trahison serait-elle le plus fid&#232;le compagnon de l'&#234;tre humain tout au long de sa vie ? C'est un peu ce que tente de d&#233;montrer ce livre de Nicole Prieur, psychoth&#233;rapeute du CECCOF &#8212; institution phare en mati&#232;re de th&#233;rapie familiale &#8212; tout en cherchant &#224; d&#233;dramatiser nos trahisons quotidiennes. Tra&#238;tre, nous sommes condamn&#233;s &#224; l'&#234;tre et cela d&#232;s l'enfance. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, &#171; grandir c'est oser se placer dans une certaine insubordination par rapport &#224; l'histoire familiale &#187;, souligne l'auteur. Un enfant est (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La trahison serait-elle le plus fid&#232;le compagnon de l'&#234;tre humain tout au long de sa vie ? C'est un peu ce que tente de d&#233;montrer ce livre de Nicole Prieur, psychoth&#233;rapeute du CECCOF &#8212; institution phare en mati&#232;re de th&#233;rapie familiale &#8212; tout en cherchant &#224; d&#233;dramatiser nos trahisons quotidiennes. Tra&#238;tre, nous sommes condamn&#233;s &#224; l'&#234;tre et cela d&#232;s l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet,&lt;i&gt; &#171; grandir c'est oser se placer dans une certaine insubordination par rapport &#224; l'histoire familiale &#187;&lt;/i&gt;, souligne l'auteur. Un enfant est n&#233;cessairement d&#233;loyal envers ses parents dans le sens o&#249; il ne pourra jamais leur rendre ce qu'il a re&#231;u d'eux mais, au mieux, transmettre l'&#233;quivalent &#224; sa propre prog&#233;niture. D'autre part, le processus d'individuation passe par une forme d'&#233;loignement du mod&#232;le parental. Un parent v&#233;ritablement responsable doit donc laisser son enfant vivre sa propre vie, respecter le chemin choisi par ce dernier tout en le s&#233;curisant afin de minimiser les cons&#233;quences des in&#233;vitables faux pas. &lt;i&gt;&#171; Exister, c'est transformer sans cesse le d&#233;terminisme de ses h&#233;ritages en futur &#224; inventer &#187; &lt;/i&gt; ajoute encore Nicole Prieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loyaut&#233; parentale doit s'exercer &#224; travers une forme de soutien inconditionnel aux enfants engag&#233;s dans cette aventure cr&#233;ative y compris lorsque le petit oiseau prend son envol pour faire son nid ailleurs. Car il est dit que &lt;i&gt;&#171; l'homme abandonnera son p&#232;re et sa m&#232;re, il s'attachera &#224; sa femme &#187; &lt;/i&gt; (gen&#232;se 2-24). Oui mais voil&#224;, cet attachement-l&#224; n'est pas des plus simples non plus&#8230; Effacement de soi pour se faire aimer de l'autre, engrenage malsain dans une relation de soumission ou bien encore concurrence exacerb&#233;e entre les membres du couple, la vie &#224; deux est d&#233;cid&#233;ment une affaire risqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; Dans le m&#234;me temps o&#249; on s'&#233;prend, on se m&#233;prend in&#233;luctablement &#187;&lt;/i&gt;. Mystification premi&#232;re, fondatrice du principe m&#234;me de la rencontre amoureuse. La formule est sans appel. Du c&#244;t&#233; des relations entre fr&#232;res et s&#339;urs pas vraiment d'am&#233;lioration&#8230; La mythologie est d'ailleurs riche de ces conflits sanglants entre fr&#232;res rivaux qui expriment bien, &#224; leur mani&#232;re, la difficult&#233; de faire une place au nouvel arriv&#233;, lui qui brise l'exclusivit&#233; de l'amour parental dont le premier n&#233; b&#233;n&#233;ficiait jusque-l&#224;. D&#233;testable entr&#233;e en sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moralit&#233; : puisque la trahison semble omnipr&#233;sente, plut&#244;t que de le d&#233;plorer, sans doute vaut-il mieux consid&#233;rer les aspects positifs du ph&#233;nom&#232;ne. Acte de dissidence par excellence, la trahison reste avant tout une manifestation du d&#233;sir de se r&#233;aliser comme sujet sur plusieurs plans en se lib&#233;rant des carcans trop pesants. Vu sous cet angle, c'est effectivement plus r&#233;jouissant. En esp&#233;rant n'avoir pas trop trahi la pens&#233;e de l'auteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Deno&#235;l, 2004 (223 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jeunesses en voie de d&#233;saffiliation</title>
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		<dc:subject>726</dc:subject>
		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les politiques nationales en mati&#232;re sociale ne sont pas avares de g&#233;n&#233;reuses d&#233;clarations d'intention. Les notions d'&#233;galit&#233;, de citoyennet&#233;, d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, de service public sont r&#233;guli&#232;rement convoqu&#233;es dans les textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires et donnent la tonalit&#233; qui doit inspirer les acteurs locaux lorsque, &#224; leur niveau, ils se d&#233;cident &#224; passer &#224; l'acte. Ce livre s'attache &#224; comprendre, &#224; partir du traitement r&#233;serv&#233; &#224; trois questions d'ampleur nationale (la pr&#233;vention du d&#233;crochage scolaire, les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton275-a233f.jpg?1694637215' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les politiques nationales en mati&#232;re sociale ne sont pas avares de g&#233;n&#233;reuses d&#233;clarations d'intention. Les notions d'&#233;galit&#233;, de citoyennet&#233;, d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, de service public sont r&#233;guli&#232;rement convoqu&#233;es dans les textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires et donnent la tonalit&#233; qui doit inspirer les acteurs locaux lorsque, &#224; leur niveau, ils se d&#233;cident &#224; passer &#224; l'acte. Ce livre s'attache &#224; comprendre, &#224; partir du traitement r&#233;serv&#233; &#224; trois questions d'ampleur nationale (la pr&#233;vention du d&#233;crochage scolaire, les discriminations ethniques et raciales &#224; l'embauche et la prise en charge de l'errance juv&#233;nile), comment, &#224; l'&#233;chelon local, s'incarnent concr&#232;tement les &#171; consignes &#187; nationales. Autrement dit, il s'agit d'examiner la fa&#231;on dont fonctionne la &#171; bo&#238;te noire &#187; qui produit au quotidien l'action publique locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les textes nationaux (ou supranationaux) sont souvent impr&#233;cis, h&#233;sitants et parfois m&#234;me contradictoires. Le recours fr&#233;quent au terme de &#171; lutte &#187; tend &#224; masquer une v&#233;ritable ind&#233;cision quant aux mesures &#224; prendre. Aussi, comme le remarque l'auteur, &#171; ces h&#233;sitations des orientations publiques contribuent &#224; l'ind&#233;termination de l'agir public local et participent &#224; l'&#233;laboration d'espaces flous &#187;. Autre cons&#233;quence n&#233;faste, la tentation de r&#233;duire h&#226;tivement les probl&#232;mes publics &#224; des probl&#232;mes de publics (au sens de cat&#233;gories de populations), solution &#233;minemment pratique puisqu'elle garantit une certaine tranquillit&#233; d'esprit aux acteurs institutionnels, mais renforce cependant la stigmatisation n&#233;gative des suppos&#233;s groupes sociaux &#171; &#224; probl&#232;me &#187;. La focalisation de l'attention sur les caract&#233;ristiques intrins&#232;ques d'un groupe tend insidieusement, en effet, &#224; rendre ce dernier responsable de ses propres &#171; d&#233;boires &#187; en n&#233;gligeant les raisons soci&#233;tales &#224; l'origine des processus de d&#233;saffiliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, ce type de raisonnement m&#233;nage le confort et la stabilit&#233; des syst&#232;mes sociaux locaux en les pr&#233;servant d'affronter de face la r&#233;alit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes. Des solutions doivent donc plut&#244;t &#234;tre recherch&#233;es du c&#244;t&#233; d'une r&#233;-appropriation authentique de l'espace public par les publics. C'est principalement sur les &#233;paules des cadres interm&#233;diaires que repose la responsabilit&#233; de r&#233;tablir une communication d&#233;gag&#233;e des pr&#233;jug&#233;s communs de fa&#231;on &#224; proposer des prises en charge &#171; sur mesure &#187;, prenant en compte la singularit&#233; de chaque individu. Pour sortir de l'impasse d'une jeunesse d&#233;sign&#233;e a priori comme probl&#232;me, il convient en tout premier lieu de donner la parole aux jeunes pour qu'ils puissent participer eux-m&#234;mes &#224; l'identification de leurs difficult&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2004 (174 p. ; 16,20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Il faut savoir &#224; quoi r&#234;ver et pourquoi r&#234;ver &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-faut-savoir-a-quoi-rever-et-pourquoi-rever</link>
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		<dc:date>2004-10-20T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>726</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La rencontre des acteurs de terrain et des jeunes en difficult&#233; doit conna&#238;tre une certaine continuit&#233; et pas seulement durer le temps d'une activit&#233; ponctuelle pense Marie-Christine Freire, charg&#233;e de mission au Conseil national des missions locales. C'est possible, explique-t-elle, &#224; condition de le vouloir et que les moyens suivent : &#171; Le regard qui est port&#233; sur les jeunes doit &#233;veiller chez eux une confiance dans un possible &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment valoriser les comp&#233;tences des jeunes dans les cit&#233;s ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Vouloir (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La rencontre des acteurs de terrain et des jeunes en difficult&#233; doit conna&#238;tre une certaine continuit&#233; et pas seulement durer le temps d'une activit&#233; ponctuelle pense Marie-Christine Freire, charg&#233;e de mission au Conseil national des missions locales. C'est possible, explique-t-elle, &#224; condition de le vouloir et que les moyens suivent : &#171; Le regard qui est port&#233; sur les jeunes doit &#233;veiller chez eux une confiance dans un possible &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment valoriser les comp&#233;tences des jeunes dans les cit&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir d&#233;velopper les ressources des jeunes, et leurs comp&#233;tences, devrait favoriser avant tout la place que nous leur attribuons et celle qu'ils souhaitent prendre en tant qu'adulte dans cette soci&#233;t&#233;. On comprend bien que chacun ne b&#233;n&#233;ficie pas des m&#234;mes dynamiques et ne se retrouve pas &#224; 18 ans avec les m&#234;mes ressources, ni les m&#234;mes comp&#233;tences. L'effort des politiques se doit de penser ces in&#233;galit&#233;s pour donner les meilleures chances &#224; ces g&#233;n&#233;rations futures. Il convient non seulement de d&#233;passer le seul objectif s&#233;curitaire pour poser la question de notre devenir et celui de nos enfants dans ce monde en mutation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rep&#232;res bougent ; ils entra&#238;nent pour tous, parents &#233;ducateurs, enseignants, et professionnels du champ social, une incertitude, une impuissance, et beaucoup de questions, voire du d&#233;sarroi. Il est parfois tentant de cr&#233;er des r&#233;ponses sp&#233;cifiques &#224; un public, lorsque les acteurs locaux ne trouvent pas la r&#233;ponse adapt&#233;e aux jeunes. Il arrive que des structures d'insertion, constatant que la population dont ils ont la charge rencontre des difficult&#233;s dans l'acc&#232;s &#224; des services ou &#224; des associations, leur proposent des activit&#233;s sportives ou culturelles (th&#233;&#226;tre) de quelques semaines, associant &#224; cela des actions de pr&#233;vention contre la toxicomanie ou les maladies sexuellement transmissibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accompagnement facilite le d&#233;veloppement des comp&#233;tences des jeunes tout en le mettant en garde contre certaines pratiques dangereuses. De plus, associer une pratique qui d&#233;veloppe des ressources &#224; une conduite &#224; risque ne donne pas souvent la libert&#233; au jeune de d&#233;velopper des ressources propres. Rajoutons que le regard port&#233; sur les jeunes peut parfois abusivement les consid&#233;rer comme population &#224; risque. Nous pouvons penser au contraire que le r&#244;le des acteurs de terrain est bien celui de favoriser dans le temps l'acc&#232;s &#224; des formes d'expression et d'initiatives en s'appuyant sur des r&#233;ponses de droit commun ou du moins des r&#233;ponses qui ne les stigmatisent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, ces acteurs de terrain (animateurs, &#233;ducateurs, et autres&#8230;) sont-ils selon vous pr&#234;ts &#224; modifier leur pratique pour d&#233;velopper ce type d'approche avec les jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interroger la capacit&#233; &#224; se mobiliser, &#224; imaginer un projet et d&#233;velopper des comp&#233;tences, suppose pour les acteurs locaux et pour les jeunes de savoir &#224; quoi r&#234;ver et pourquoi r&#234;ver ? Est ce bien possible dans des situations d'emploi pr&#233;caire, de difficult&#233;s multiples d'imaginer un &#171; devenir &#187; ? Si certains jeunes b&#233;n&#233;ficient d'un bon balisage, un bon investissement culturel, &#233;ducatif qui leur permet de d&#233;velopper des ressources suffisantes pour se projeter, il n'en est pas de m&#234;me pour d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre des acteurs de terrain et des jeunes constitue alors un d&#233;but &#171; d'aventure &#187; susceptible d'apporter une ouverture et une nouvelle dynamique, pourvu que cette approche se d&#233;veloppe dans une certaine continuit&#233;, en interrogeant sans cesse le sens des propositions et en &#233;vitant toute stigmatisation. Ce nouveau regard qui leur est port&#233; doit &#233;veiller une confiance dans un &#171; possible &#187;. On comprend que cela engage autant les acteurs de terrain que les &#233;lus et les politiques locales. Cette rencontre et la recherche de r&#233;ponses adapt&#233;es, interrogent tout adulte jusqu'au bailleur de logement, l'association sportive ou culturelle susceptible de r&#233;pondre et de participer ainsi au d&#233;veloppement des comp&#233;tences de cette population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette optique, certains professionnels sont tent&#233;s de consid&#233;rer les difficult&#233;s individuelles des jeunes comme le handicap premier &#224; la mise en place d'un processus d'insertion et de son parcours. D&#233;velopper ses comp&#233;tences, passerait par la r&#233;solution de ses conflits personnels ; une injonction qui renvoie &#224; l'individu les difficult&#233;s qu'il rencontre dans cette soci&#233;t&#233;. Pour d'autres &#224; l'inverse, modifier et intervenir au niveau de l'environnement, du contexte social, &#233;conomique, culturel, ouvre de nouvelles perspectives et devient un pr&#233;alable pour dynamiser le potentiel individuel des jeunes. Cette seconde approche ne se cantonne pas &#224; un accompagnement individuel, mais s'appuie sur une ing&#233;nierie collective qui commence par d&#233;velopper le syst&#232;me &#224; penser des professionnels et des acteurs locaux sur les situations locales et sur des r&#233;ponses connues ou &#224; inventer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existe-t-il des exp&#233;riences de terrain qui montrent qu'en d&#233;veloppant les comp&#233;tences des jeunes, on peut r&#233;ussir leur insertion sociale et professionnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, bien s&#251;r ! Ainsi &#224; Pompey en Lorraine, sur un territoire touch&#233; par la crise &#233;conomique apr&#232;s la fermeture des mines, plusieurs professionnels de l'insertion et du champ social ont &#233;t&#233; sollicit&#233;s &#224; maintes reprises par les jeunes demandeurs d'emploi pour les sortir de leur isolement et de leur d&#233;tresse. Pour r&#233;pondre &#224; cet appel, un &#233;lu local a r&#233;uni autour de lui plusieurs associations locales ainsi que des professionnels de la sant&#233;, de l'insertion, des assistantes sociales, des associations culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'analyse de ce ph&#233;nom&#232;ne et de cette demande, ce groupe d'acteurs a mis en place des r&#233;ponses avec un syst&#232;me d'information et d'orientation adapt&#233; &#224; chaque cat&#233;gorie tout en traitant ces r&#233;ponses de fa&#231;on globale et sur un mode interg&#233;n&#233;rationnel. La municipalit&#233; a mis &#224; disposition des services culturels en facilitant l'acc&#232;s et le transport. Un atelier d'art a &#233;t&#233; un support &#224; la cr&#233;ation, &#224; la rencontre et tr&#232;s vite, &#224; l'initiative des usagers, &#224; leur participation au conseil d'administration&#8230;. Plusieurs d'entre eux ont pu, de la sorte, trouver aussi dans les communes voisines d'autres activit&#233;s plus adapt&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans rentrer dans le d&#233;tail, il est int&#233;ressant de remarquer que les jeunes se sont tr&#232;s vite mis en position de prendre des initiatives, que les acteurs locaux se sont concert&#233;s pour analyser ces situations et rechercher par la concertation et la mutualisation de leurs moyens des r&#233;ponses et des modes d'accompagnement, voire m&#234;me d'&#233;valuation pour rechercher d'autres r&#233;ponses en tenant compte des situations de chaque cat&#233;gorie. Enfin la d&#233;marche interg&#233;n&#233;rationnelle telle qu'elle est propos&#233;e permet de penser que ces populations ont pu profiter de r&#233;ponses de droit commun sans restriction ou recours &#224; des conditions trop contraignantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Valoriser et accompagner les jeunes en difficult&#233;</title>
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		<dc:date>2004-10-20T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;Les jeunes des quartiers sont trop souvent r&#233;duits &#224; leurs difficult&#233;s ou &#224; leurs probl&#232;mes d'insertion, alors que certains ne demandent qu'&#224; faire entendre et soutenir leur potentiel, en termes de projets, parfois sous forme de cr&#233;ation d'entreprise. Quelques initiatives allant dans ce sens &#8212; dont celle initi&#233;e par le minist&#232;re de la Ville &#8212; mettent en lumi&#232;re les richesses ainsi exploitables. Quel accompagnement pour ces entreprises de valorisation ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes des quartiers rel&#233;gu&#233;s &#8212; Jean-Louis (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-726-" rel="tag"&gt;726&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les jeunes des quartiers sont trop souvent r&#233;duits &#224; leurs difficult&#233;s ou &#224; leurs probl&#232;mes d'insertion, alors que certains ne demandent qu'&#224; faire entendre et soutenir leur potentiel, en termes de projets, parfois sous forme de cr&#233;ation d'entreprise. Quelques initiatives allant dans ce sens &#8212; dont celle initi&#233;e par le minist&#232;re de la Ville &#8212; mettent en lumi&#232;re les richesses ainsi exploitables. Quel accompagnement pour ces entreprises de valorisation ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les jeunes des quartiers rel&#233;gu&#233;s &#8212; Jean-Louis Borloo, lui, les pr&#233;f&#232;re &#171; vuln&#233;rables &#187; &#224; &#171; sensibles &#187; (Cent minutes pour convaincre, France 2, 23 septembre 2004) &#8212; rec&#232;lent des potentiels souvent ignor&#233;s. Or, il suffit que certains projets soient soutenus un minimum pour qu'ils prosp&#232;rent, s'apparentant parfois &#224; de v&#233;ritables r&#233;ussites sociales : cr&#233;ation d'un site Internet de vente d'artisanat, lancement d'une maison de production tourn&#233;e sur les projets de quartier, d'une radio, d'une entreprise de taxis collectifs&#8230; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Talents-des-cites-des-initiatives-convaincantes' class='spip_in'&gt;lire LS n&#176; 666&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;dition d'un concours d&#233;nomm&#233; Talents avait &#233;t&#233; initi&#233;e en 1997 par le r&#233;seau des boutiques de gestion, suivant un mod&#232;le pr&#233;valant au Qu&#233;bec, suivie d'une autre deux ans plus tard. Le r&#233;seau cr&#233;ait, en 2001, l'association Concours talents, avec le soutien de France T&#233;l&#233;com, France Active et la Macif. Parall&#232;lement, en 2002, le minist&#232;re d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la Ville et &#224; la R&#233;novation urbaine lan&#231;ait la premi&#232;re &#233;dition de l'op&#233;ration Talents des cit&#233;s, les deux formules fusionnant l'ann&#233;e suivante. Cette ann&#233;e, une nouvelle cat&#233;gorie a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, Talents des dynamiques rurales, de m&#234;me qu'un prix national, Talents D&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concours Talents des cit&#233;s, v&#233;ritable &#171; op&#233;ration phare de la dynamique des quartiers &#187;, a donc &#233;t&#233; mis en place en 2002 par le minist&#232;re de la Ville pour valoriser et rendre plus visibles les initiatives des jeunes des quartiers sensibles. Le r&#233;seau des boutiques de gestion a coordonn&#233; la deuxi&#232;me &#233;dition (2003), avec un certain nombre d'acteurs locaux : France Active, l'Adie, France initiative r&#233;seau, DEFI jeunes-INJEP, les missions locales &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus reste le m&#234;me : lancement officiel en janvier, diffusion et information dans l'ensemble du territoire ; trois mois plus tard, le 30 avril, cl&#244;ture des inscriptions et s&#233;lection des candidatures sur vingt r&#233;gions ; les candidats sont pr&#233;sent&#233;s &#224; des jurys r&#233;gionaux, exposent leur projet, se font conna&#238;tre. Une soixantaine de jurys &#8212; soit environ 450 structures partenaires &#8212; choisit au mois de juin, les meilleures id&#233;es en fonction de crit&#232;res &#233;tablis : &#171; coh&#233;rence de leur d&#233;marche de cr&#233;ation &#187;, force de conviction, professionnalisme, dynamisme&#8230; Les laur&#233;ats sont d&#233;sign&#233;s en novembre. Quelques entreprises ou fondations d'entreprise soutiennent aujourd'hui l'id&#233;e : Caisses d'&#233;pargne, Casino, Schneider Electric, fondation Auchan pour la jeunesse, fondation d'entreprise RATP pour la citoyennet&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous pensons que chacun, chacune, est porteur de son propre avenir, &#224; condition qu'on lui en donne les moyens &#187; : le r&#233;seau des cent vingt-cinq boutiques de gestion, pour ce qui le concerne, a accueilli 43 000 porteurs de projets pour la seule ann&#233;e 2002, et facilit&#233; la cr&#233;ation ou la reprise d'environ 8000 entreprises. Des prospecteurs d'initiatives locales, poss&#233;dant la culture des quartiers et les comp&#233;tences requises en gestion de projets, pourraient &#233;merger comme nouveau m&#233;tier, afin de d&#233;couvrir les talents, de susciter des initiatives et d'informer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des id&#233;es par dizaines&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; potentiel des quartiers &#187; permet le plus souvent de cr&#233;er de l'emploi dans les zones rel&#233;gu&#233;es, et pour cela les projets de Talents des cit&#233;s retenus recevront une bourse de 3000 euros. La promotion 2003 avait pr&#233;sent&#233; une r&#233;elle diversit&#233; d'intentions et de parcours : po&#233;sie urbaine, cr&#233;ation de t&#233;l&#233; boutique, soci&#233;t&#233; de transport de marchandises express, chor&#233;graphie, restaurant, etc. Moyenne d'&#226;ge : 29 ans, mais certains connaissaient l&#224; leur premi&#232;re exp&#233;rience professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont tous enfants de ces fameux quartiers, souvent stigmatis&#233;s. La jeune marseillaise A&#239;cha Boughanmi cr&#233;e ainsi son entreprise de recyclage de consommables informatiques. &#192; Villeurbanne (69), Nina Belameiri r&#233;ussit &#224; monter un commerce alimentaire ambulant de nuit, DJ Faim. &#192; Maubeuge et dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, Brahim Ait Amar, 28 ans, fonde son &#233;picerie, Food store story, pour sortir d'une p&#233;riode de ch&#244;mage. Auparavant, il avait travaill&#233; deux ans dans une usine d'automobile, avant de s'en faire licencier. Pour mener &#224; bien son entreprise, la boutique de gestion locale l'a aid&#233; &#224; d&#233;crocher deux pr&#234;ts de 3300 euros chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Creil, Zehar Amimar, 31 ans, suit des formations en gestion et informatique avant de r&#233;ussir &#224; cr&#233;er sa propre entreprise de t&#233;l&#233;phonie, World Z. Phone. Un autre jeune homme, Tarek Bouarfa, 23 ans, monte &#224; Charleville-M&#233;zi&#232;res (08) une t&#233;l&#233;boutique, sorte de point phone permettant de t&#233;l&#233;phoner &#224; moindre co&#251;t, avec des op&#233;rateurs alternatifs. Abdellatif cr&#233;e son entreprise de transport de courrier, Laure d&#233;pose le brevet d'une danse de rue afro-jama&#239;caine, le Ragga Jam, Souleymane devient auteur de po&#233;sie urbaine, Georgette monte un restaurant sp&#233;cialis&#233; dans la cuisine exotique&#8230; Les id&#233;es fourmillent : d'autres r&#233;alisent un commerce de chaussures bon march&#233;, une soci&#233;t&#233; de presse, une &#233;picerie orientale, une soci&#233;t&#233; de fourniture de pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es automobiles d'occasion&#8230; Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s la cr&#233;ation du concours, la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration des &#171; ambassadeurs de la r&#233;ussite &#187; a tir&#233; un bilan de son action dans les quartiers, largement positif : enthousiasme, d&#233;veloppement des soci&#233;t&#233;s, travail de chef d'entreprise men&#233; de front avec celui de promoteur de l'initiative aupr&#232;s des jeunes du quartier&#8230;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='La blanchisserie de Fatima et l'&#233;pargne des &#171; HA. SO. FA &#187; &#8226; A 34 ans, Fatima (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le concours Talents des cit&#233;s &#8212; dont les laur&#233;ats doivent &#234;tre connus le 20 novembre 2004 &#8212;, d'autres initiatives ont vu le jour : ainsi l'association Africagora a-t-elle recens&#233;, en septembre dernier, les &#171; talents de la diversit&#233; &#187; au cours d'un forum pour l'emploi des cadres et jeunes dipl&#244;m&#233;s issus des minorit&#233;s et des quartiers. Le 10 d&#233;cembre, la m&#234;me association pr&#233;voyait un salon de l'&#233;ducation et du recrutement des talents de la diversit&#233;, appuy&#233; par des forums dans les r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un r&#233;el travail sur la valorisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au plan national comme &#224; l'&#233;chelle internationale, cette question de la valorisation des jeunes s'impose de plus en plus comme un cadre de r&#233;flexion pertinent pour l'orientation des politiques de jeunesse : en mars dernier par exemple, &#224; M&#226;con, le forum Jeunesses et politiques publiques avait mis en &#233;vidence une ligne de tension oscillant &#171; entre stigmatisation et valorisation de la jeunesse, entre jeunesse comme danger et jeunesse comme ressources &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six mois plus tard, le conseil international des politiques nationales de la jeunesse (International council on national youth policy, ICNYP), tenu &#224; la fin du mois de septembre &#224; Addis-Abeba (&#201;thiopie) en lien avec le programme des Nations-Unies pour le d&#233;veloppement (PNUD), r&#233;affirmait lui aussi la n&#233;cessit&#233; de &#171; mettre l'accent sur les potentialit&#233;s des jeunes et pas seulement sur leurs probl&#232;mes &#187;. Las ! En France, on apprenait le 22 septembre 2004 que le budget de la jeunesse baissait de&#8230; 4,1 %, m&#234;me si 59 millions d'euros restaient d&#233;volus pour la participation des jeunes &#224; la vie sociale, et 83 millions d'euros au d&#233;veloppement de la vie associative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment, sur le terrain, travailler cette question de la valorisation ? Au cours de l'ann&#233;e 2003/2004, en banlieue parisienne, des rencontres r&#233;guli&#232;res ont focalis&#233; l'attention de divers acteurs sur le d&#233;veloppement du potentiel des jeunes dans les activit&#233;s extrascolaires. Il en est ressorti que cette d&#233;marche de valorisation &#233;tait &#171; facteur de coh&#233;rence, d'efficience dans la politique territoriale &#233;ducative et d'insertion socioprofessionnelle, et donc dans la qualit&#233; de vie des habitants &#187;, mais aussi &#171; levier de mobilisation dans le management du projet de service &#187;. Le concept &#233;tait en outre analys&#233; comme outil de transformation sociale, par un changement de regard des jeunes sur eux-m&#234;mes, sur leurs opportunit&#233;s d'&#233;volution sociale et sur la relation aux adultes &#171; r&#233;f&#233;rents &#187;. Deux enjeux &#233;taient toutefois distingu&#233;s : quelles implications de cette d&#233;marche de valorisation, et quelles modalit&#233;s de travail en r&#233;seau ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de pistes de travail ou de perspectives, l'id&#233;e serait de faire &#233;voluer les m&#233;tiers, d'adapter les pratiques, de d&#233;velopper les opportunit&#233;s d'&#233;changes entre les diff&#233;rents interlocuteurs et de permettre l'acc&#232;s &#224; des formations cibl&#233;es. En outre, la question du partenariat, des interactions entre les diff&#233;rents &#171; op&#233;rateurs jeunesse &#187; &#8212; services jeunesse des communes, maison des jeunes et de la culture, mission locale, relais jeunes, club de pr&#233;vention et protection judiciaire de la jeunesse &#8212; a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e, chaque structure &#233;tant invit&#233;e &#224; &#171; conjuguer sa politique avec une dynamique territoriale d'ensemble respectueuse de l'autonomie de chacun inh&#233;rente au travail en r&#233;seau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, trois propositions ont donc &#233;t&#233; &#233;mises : clarifier les missions des diff&#233;rents intervenants sur ces objectifs de valorisation et les modalit&#233;s d'accompagnement, occasionner des rencontres partenariales plusieurs fois par an, adapter les pratiques professionnelles. Concernant ce dernier point, il s'agirait de mieux analyser les pratiques, de mettre en place une formule de formation-accompagnement, et de d&#233;velopper une &#171; organisation apprenante, favorisant l'&#233;change d'exp&#233;riences et de savoir-faire entre coll&#232;gues &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment revenir sur une image d&#233;t&#233;rior&#233;e ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En effet, la question est l&#224; : comment permettre &#224; des jeunes ayant le sentiment d'&#234;tre stigmatis&#233;s, de n'&#234;tre jamais &#233;cout&#233;s, parfois install&#233;s dans la pr&#233;carit&#233; de l'emploi, de s'engager dans un projet d'avenir ? Comment faire valoir leur potentiel, aupr&#232;s de l'ext&#233;rieur mais aussi d'eux-m&#234;mes, d'autant plus quand ils se censurent et int&#233;riorisent un sentiment de d&#233;valorisation ? Par ailleurs, comment concilier approche individuelle et collective, et formaliser des objectifs adapt&#233;s ? De quelle mani&#232;re porter attention aux facteurs de r&#233;ussite ? Une relation contractualis&#233;e, un climat de confiance, la recherche de la r&#233;gularit&#233; des contacts et de la solidit&#233; des relations partenariales, la fiabilit&#233; des informations, le coaccompagnement, tout cela peut aider&#8230;(&lt;a href='https://www.lien-social.com/Il-faut-savoir-a-quoi-rever-et-pourquoi-rever' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Marie-Christine Freire&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contrats &#233;ducatifs locaux, par exemple, ont pour objectif d'identifier la contribution des activit&#233;s d'animation au d&#233;veloppement des ressources des jeunes. Mais il est n&#233;cessaire de valoriser les potentiels tout en favorisant initiative, autonomie et engagement collectif : la pr&#233;paration et la mise en &#339;uvre d'&#233;changes internationaux sont &#224; cet &#233;gard particuli&#232;rement positives. De m&#234;me, adapter des travaux selon les projets pour leur donner du sens peut s'av&#233;rer int&#233;ressant : ainsi, r&#233;tribuer des travaux dans un centre a&#233;r&#233; pour financer des bourses BAFA&#8230; En outre, savoir int&#233;grer comme outils d'insertion &#224; part enti&#232;re les activit&#233;s associatives, artistiques, culturelles et sportives est chaudement recommand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune &#8212; qui ne peut alors &#234;tre consid&#233;r&#233; comme b&#233;n&#233;ficiaire d'assistance, mais bien comme acteur &#224; part enti&#232;re &#8212; doit progressivement acqu&#233;rir, par son vocabulaire et les outils qu'il emploie, confiance en ses propres ressources. Ainsi, pour ceux qui ont un faible niveau scolaire, les comp&#233;tences acquises dans la pratique de certaines activit&#233;s doivent &#234;tre d'autant plus mises en valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des pr&#233;conisations pour mobiliser le travail en r&#233;seau sont &#233;mises en direction de ces m&#234;mes services jeunesse : fiabilit&#233; des informations donn&#233;es, organisation d'un suivi conjoint en cas de coaccompagnement, capacit&#233; &#224; affronter les questions des jeunes sans pour autant apporter une r&#233;ponse imm&#233;diate, privil&#233;giant la r&#233;flexion entre partenaires et le temps de l'analyse des pratiques&#8230; Les missions doivent &#234;tre identifi&#233;es, de m&#234;me que les sp&#233;cificit&#233;s des diff&#233;rents intervenants de l'accompagnement. Pour faire le lien entre les diff&#233;rents partenaires, une rubrique &#171; comp&#233;tences d&#233;velopp&#233;es dans les activit&#233;s diverses &#187; est conseill&#233;e pour compl&#233;ter la fiche d'accueil en mission locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet enjeu &#8212; restaurer des images d&#233;grad&#233;es, redonner confiance, valoriser ce qui peut l'&#234;tre &#8212; est certainement une des cl&#233;s de vo&#251;te d'une meilleure coh&#233;sion sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;La blanchisserie de Fatima et l'&#233;pargne des &#171; HA. SO. FA &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; A 34 ans, Fatima Nassiri &#233;l&#232;ve seule ses deux enfants, dans un quartier &#171; difficile &#187; d'une petite ville de la r&#233;gion Poitou-Charentes. Successivement auxiliaire de vie en maison de retraite, employ&#233;e en restauration, puis dans une blanchisserie, elle finit par s'&#233;tablir &#224; son compte. Son Fer &#224; dix sous &#8212; c'est le nom de son entreprise de blanchisserie &#8212;, aujourd'hui cr&#233;ateur d'emplois, a &#233;t&#233; aid&#233; par la boutique de gestion, puis financ&#233; par l'association pour le droit &#224; l'initiative &#233;conomique (ADIE) &#224; hauteur de 3050 euros et dot&#233; d'une prime EDEN (Encouragement au d&#233;veloppement d'entreprises nouvelles) de 6098 euros &#233;manant de la direction d&#233;partementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). L'accompagnement a &#233;t&#233; de cinq mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Sonia, Farida et Hayette, respectivement 22, 19 et 23 ans, sont n&#238;moises, originaires et habitantes de deux quartiers rel&#233;gu&#233;s. Elles ont eu une id&#233;e originale pour aider les jeunes &#224; partir en vacances &#224; moindre co&#251;t : entre 16 et 25 ans, ceux-ci sont invit&#233;s &#224; &#233;pargner pour un projet de loisirs entre 15 et 45 euros par mois. D&#233;pos&#233; &#224; la banque, le p&#233;cule se bonifie au fil des mois. Leur association, cr&#233;&#233;e avec les premi&#232;res lettres de leurs pr&#233;noms, HA. SO. FA, est adh&#233;rente &#224; Bourse solidarit&#233; vacances, ce qui permet d'acc&#233;der aux offres des comit&#233;s d'entreprise du dispositif. En outre, elles peuvent apporter un soutien logistique aux jeunes porteurs de projet, en organisant une buvette, en servant de caution ou en sollicitant une subvention pour mettre en place des actions. Pour mener &#224; bien leur entreprise, les trois jeunes femmes se sont adress&#233;es &#224; la direction d&#233;partementale de la jeunesse et des sports qui, par l'interm&#233;diaire de Ville Vie Vacances, leur versera 1500 euros. Le centre social de N&#238;mes leur fournit un local, et elles ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'un accompagnement associatif pendant quinze mois pour cr&#233;er leur affaire. En sept mois, 81 jeunes sont partis en vacances gr&#226;ce &#224; cette &#233;pargne. L'association compte cinquante adh&#233;rents, la cotisation &#233;tant de 2 euros.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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