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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Psychologue de rue &#8226; La sant&#233; mentale hors cadre</title>
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		<dc:subject>1339</dc:subject>

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&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement d&#233;grad&#233; la sant&#233; psychique des jeunes, notamment dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, le club de pr&#233;vention Avenir des cit&#233;s a recrut&#233; une psychologue de rue, un dispositif exp&#233;rimental que l'association aimerait voir se p&#233;renniser et s'&#233;tendre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jeudi apr&#232;s-midi, le quartier de la fosse 3 vibre au rythme d'une batucada install&#233;e sur un terrain vague de Sallaumines, ville d'environ dix milles habitants. Pour lutter contre l'isolement des jeunes de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide-29" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Errance" rel="tag"&gt;Errance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adolescence" rel="tag"&gt;Adolescence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement d&#233;grad&#233; la sant&#233; psychique des jeunes, notamment dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, le club de pr&#233;vention Avenir des cit&#233;s a recrut&#233; une psychologue de rue, un dispositif exp&#233;rimental que l'association aimerait voir se p&#233;renniser et s'&#233;tendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce jeudi apr&#232;s-midi, le quartier de la fosse 3 vibre au rythme d'une batucada install&#233;e sur un terrain vague de Sallaumines, ville d'environ dix milles habitants. Pour lutter contre l'isolement des jeunes de la commune, l'association Avenir des cit&#233;s organise des ateliers de percussions pendant les vacances scolaires. Intervenant musicien de l'association Tchikipan, Nathana&#235;l, donne le la &#224; une dizaine d'adolescents, qui frappent dans une coordination approximative sur les instruments br&#233;siliens. Un gar&#231;on silencieux reste &#224; l'&#233;cart. &lt;i&gt;&#171; Tu ne veux pas nous rejoindre ? &#187;&lt;/i&gt;, lui lance C&#233;lya Moungari, psychologue de rue recrut&#233;e en f&#233;vrier par le club de pr&#233;vention. &lt;i&gt;&#171; Par les comportements non-verbaux et l'occupation de l'espace, je cherche &#224; poser des hypoth&#232;ses concernant la confiance en soi et le rapport aux autres &#187;&lt;/i&gt;, explique la professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de psy, sauf injonction du juge &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; pour une exp&#233;rimentation d'un an, son poste est financ&#233; par la Direction d&#233;partementale de l'emploi, du travail et des solidarit&#233;s (Ddets) du Pas-de-Calais, dans le cadre du plan national de lutte contre la pauvret&#233;. Il r&#233;pond &#224; une urgence : l'augmentation inqui&#233;tante du nombre de jeunes en situation de fragilit&#233; psychologique dans le d&#233;partement. &lt;i&gt;&#171; Depuis la sortie du Covid, nos &#233;quipes rencontrent beaucoup d'adolescents isol&#233;s qui souffrent de d&#233;pression et d'anxi&#233;t&#233;. C&#233;lya va aider au rep&#233;rage pr&#233;coce de ces situations pour permettre une r&#233;orientation dans le droit commun &#187;&lt;/i&gt;, explique Sadek Deghima, responsable du service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (1). Chaque semaine, la psychologue part avec les quatre &#233;ducateurs de rue dans les quartiers populaires de Harnes, Billy-Montigny et Sallaumines &#224; la rencontre de jeunes de 11 &#224; 16 ans, souvent en rupture avec les structures de droits communs, notamment de sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif n'est pas nouveau. Dans le Pas-de-Calais, trois associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e travaillent d&#233;j&#224; avec des psychologues de rue &#224; Calais, Boulogne-sur-Mer et Bruay-la-Buissi&#232;re. Pour Sadek Deghima, la pertinence du projet n'est plus &#224; prouver. En revanche, il redoute d&#233;j&#224; le non-renouvellement de l'enveloppe financi&#232;re attribu&#233;e cette ann&#233;e : &lt;i&gt;&#171; L'ouverture de ce poste reste une action isol&#233;e, sans politiques volontaristes. Nous aimerions que toutes les structures de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e int&#232;grent des psychologues de rue. &#187;&lt;/i&gt; Les principes de &#171; l'aller-vers &#187; et de la &#171; libre-adh&#233;sion &#187; deviennent les outils utilis&#233;s par l'association pour combattre les freins de l&#8216;acc&#232;s &#224; la sant&#233; mentale des jeunes en situation d'exclusion sociale. &lt;i&gt;&#171; Dans ces milieux populaires, on ne va pas voir de psychologue sauf injonction du juge. Certaines familles sont dans une forme de renoncement, d&#233;courag&#233;es par le co&#251;t des s&#233;ances qui ne sont pas rembours&#233;es par l'assurance maladie &#187;&lt;/i&gt;, constate le chef de service.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ne rien arranger, les centres m&#233;dico-psychologiques (CMP) de la r&#233;gion sont souvent &#233;loign&#233;es des zones rurales et imposent des d&#233;lais d'attente de six mois &#224; un an. M&#234;me quand les jeunes acceptent d'entrer dans une d&#233;marche de soin, nombreux sont ceux qui renoncent faute d'une prise en compte imm&#233;diate de leur souffrance. &lt;strong&gt;&#171; Les r&#233;ponses donn&#233;es sont administratives. On consid&#232;re qu'il n'y pas d'urgence sans passage &#224; l'acte. Pourtant, l'urgence est un concept individuel et propre &#224; chacun &#187;&lt;/strong&gt;, insiste la psychologue de 27 ans qui compte bien casser les codes et &lt;i&gt;&#171; l'image du type froid et rigide qui lit dans ta t&#234;te &#187;&lt;/i&gt;. Elle s'adapte &#224; la temporalit&#233; des adolescents qu'elle accompagne et, si cela permet d'entamer un travail th&#233;rapeutique, n'h&#233;site pas &#224; int&#233;grer les familles aux entretiens. &lt;i&gt;&#171; Les jeunes identifient tr&#232;s bien mon r&#244;le et celui des &#233;ducateurs. Je garde un regard clinique m&#234;me sur un VTT &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse la professionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 1990, les travailleurs sociaux entretiennent un lien &#233;troit avec les collectifs d'habitants, les associations locales et les &#233;tablissements scolaires. &lt;i&gt;&#171; La plupart des habitants pensent qu'on vit dans le quartier &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;lya Moungari. Le service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est financ&#233; par le conseil D&#233;partemental du Pas-de-Calais, dans le cadre de la protection de l'enfance, mais aussi soutenu par trois municipalit&#233;s et le bailleur social Maisons et cit&#233;s qui entend redynamiser les quartiers populaires par le biais d'actions collectives, sociales et culturelles. &#192; la fosse 3, Avenir des Cit&#233;s a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de jardins partag&#233;s autour de la maison de quartier. Chaque jeune pousse porte une &#233;tiquette avec le pr&#233;nom de l'enfant qui l'a plant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6913 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH240/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.37.23-43175.png?1693480491' width='500' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;En 2021, 40 % des 18 - 24 ans souffraient de troubles de l'anxie&#769;te&#769; ge&#769;ne&#769;ralise&#769;e et plus d' 1 jeune sur 5 connaissait des sympto&#770;mes de&#769;pressifs. (source : Ipsos/Fondation Fonda Mental) &lt;/i&gt; &lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regard clinique m&#234;me sur un VTT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de rue ont d&#251; s'adapter et se r&#233;ajuster au fil des d&#233;cennies. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, nous allions &#224; la rencontre des bandes de jeunes la nuit, entre deux contr&#244;les de police. Nous avons d&#251; repenser notre mode d'intervention. Ces jeunes sont aujourd'hui devenus parents et sont nos meilleurs alli&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Xavier Heintze, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; depuis plus de vingt ans aupr&#232;s du club de pr&#233;vention. La proximit&#233; quotidienne avec les habitants a &#233;t&#233; la porte d'entr&#233;e &#224; l'accompagnement individuel, social et psychologique propos&#233; par l'&#233;quipe &#233;ducative. Pour aller plus loin dans la pr&#233;vention de la souffrance psychique, deux &#233;ducateurs de rue de l'association sont devenus en 2020 &#171; promeneurs du net &#187; (2). Port&#233; par la Caf du Pas-de-Calais, ce dispositif a pour objectif de se rapprocher des jeunes actifs sur les r&#233;seaux sociaux, souvent isol&#233;s et mal-inform&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Mon grand-p&#232;re est arriv&#233;e du Maroc pour travailler dans les mines &#187;&lt;/i&gt;, confie le jeune Issam &#224; la psychologue de rue, elle-m&#234;me petite fille de mineur alg&#233;rien. Entre deux coups de tambour, une discussion se lance sur l'identit&#233; locale. &#192; quelques pas de l'ancienne mine de M&#233;ricourt, le quartier de la fosse 3 est encore marqu&#233; par l'exploitation intensive du charbon durant le 20e si&#232;cle et des drames v&#233;cus par ses habitants. &lt;i&gt;&#171; J'ai moi-m&#234;me grandi dans les corons. Mon p&#232;re &#233;tait mineur et comme tant d'autres, il a &#233;t&#233; atteint de silicose &#224; cause de la poussi&#232;re, lance le chef de service. Il faut conserver cette m&#233;moire collective du bassin minier qui a tendance &#224; dispara&#238;tre, notamment chez les jeunes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En fin d'apr&#232;s-midi, les adolescents se rassemblent dans la maison de quartier pour partager une grenadine et d&#233;briefer de la journ&#233;e. Au d&#233;tour des conversations, les th&#232;mes de la contraception, des r&#233;seaux-sociaux, de la consommation de drogues sont abord&#233;s spontan&#233;ment par les adolescents. C&#233;lya, attentive, questionne leurs ressentis, s'int&#233;resse &#224; leurs exp&#233;riences et leurs doutes. &lt;i&gt;&#171; Les adolescents n'ont souvent pas conscience de leurs probl&#233;matiques. Je les aide &#224; les nommer &#187;&lt;/i&gt;, explique la psychologue de rue. Les premiers concern&#233;s s'approprient ces espaces informels, les &#233;changes spontan&#233;s semblent les lib&#233;rer du poids de l'institution et de la peur du jugement des adultes. Ce refus de l'injonction &#224; la relation donne la possibilit&#233; au jeune de s'affirmer dans toute son identit&#233; pour se construire et dessiner son avenir. &lt;i&gt;&#171; Comme eux, je suis un enfant des corons. C'est un &#233;ducateur de rue qui m'a conseill&#233; de passer le dipl&#244;me de travailleur social &#187;&lt;/i&gt;, se souvient le chef de service. Malgr&#233; les contraintes budg&#233;taires, Avenir des cit&#233;s compte bien d&#233;montrer &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance la &#171; plus-value &#187; de la pr&#233;vention en sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Sadek Deghima est aussi contributeur et auteur de &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2 ) &#192; lire aussi dans Lien Social n&#176;&#8239;1300, &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-o-Promenades-sur-le-net&#034;&gt;le dossier : Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8226; Promenades sur le net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Russian express</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Road Movie russe &lt;br class='autobr' /&gt;
Youry Serkovitch est un enfant des rues, victime de la pauvret&#233; end&#233;mique et de l'abandon de sa famille. Livr&#233; &#224; lui-m&#234;me, il tente de survivre, poursuivi en permanence
&lt;br class='autobr' /&gt;
par des policiers faisant la chasse aux fugueurs pour les renvoyer dans l'orphelinat dont ils se sont enfuis. Ne pouvant arr&#234;ter la machine lanc&#233;e contre lui, les accusations nombreuses et crois&#233;es des recherches judiciaires mena&#231;ant de le rattraper, il d&#233;cide de fuir. Seule solution : quitter Moscou o&#249; il est devenu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Errance" rel="tag"&gt;Errance&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L120xH150/arton6169-26556.jpg?1694640548' width='120' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Road Movie russe &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Youry Serkovitch est un enfant des rues, victime de la pauvret&#233; end&#233;mique et de l'abandon de sa famille. Livr&#233; &#224; lui-m&#234;me, il tente de survivre, poursuivi en permanence&lt;br class='autobr' /&gt;
par des policiers faisant la chasse aux fugueurs pour les renvoyer dans l'orphelinat dont ils se sont enfuis. Ne pouvant arr&#234;ter la machine lanc&#233;e contre lui, les accusations nombreuses et crois&#233;es des recherches judiciaires mena&#231;ant de le rattraper, il d&#233;cide de fuir. Seule solution : quitter Moscou o&#249; il est devenu un paria sans feu, ni lieu et une ombre sans couleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Accroch&#233; sous un wagon du c&#233;l&#232;bre Transsib&#233;rien, un long p&#233;riple commence &#224; travers la Russie, les mains plong&#233;es dans un bain de graisse, les crampes dans un dos en bouillie et la poussi&#232;re du ballast dans les poumons. Deux tueurs &#224; ses trousses, il va croiser un couple de touristes occidentaux, une contr&#244;leuse et une ouvri&#232;re qui chacun(e) &#224; sa fa&#231;on va contribuer &#224; forger son destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un roman haletant dont le suspense plonge le lecteur dans la terrible r&#233;alit&#233; d'une enfance sacrifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Le Muscadier, 2019, (99 p. &#8211; 9,50 &#8364; )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les enfants des rues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-enfants-des-rues</link>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>1230</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fort de son exp&#233;rience &#224; M&#233;decins sans fronti&#232;res (qu'il co-fonde en 1971), puis au SAMU Social de Paris et au SAMU social international (qu'il a cr&#233;&#233;s en 1993 et 1998), Xavier Emmanuelli nous d&#233;crit l'&#233;mergence et la structuration de la clinique de l'exclusion. Son livre se centre sur ces enfants de certains pays, perdus dans la rue, trop souvent consid&#233;r&#233;s comme d&#233;linquants ou parasites et que des escadrons de la mort cherchent parfois &#224; exterminer comme de vulgaires nuisibles. Fuyant la mis&#232;re ou la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Errance" rel="tag"&gt;Errance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1230-" rel="tag"&gt;1230&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton5594-75863.jpg?1694640548' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fort de son exp&#233;rience &#224; M&#233;decins sans fronti&#232;res (qu'il co-fonde en 1971), puis au SAMU Social de Paris et au SAMU social international (qu'il a cr&#233;&#233;s en 1993 et 1998), Xavier Emmanuelli nous d&#233;crit l'&#233;mergence et la structuration de la clinique de l'exclusion. Son livre se centre sur ces enfants de certains pays, perdus dans la rue, trop souvent consid&#233;r&#233;s comme d&#233;linquants ou parasites et que des escadrons de la mort cherchent parfois &#224; exterminer comme de vulgaires nuisibles. Fuyant la mis&#232;re ou la maltraitance familiale, ils errent et se retrouvent sur les trottoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans protection, ni affection, constamment en danger dans un monde ind&#233;chiffrable, rempli de myst&#232;res et de violence potentielle, ils n'ont d'autres ressources que de rejoindre une bande, seule &#224; m&#234;me de leur apporter le sentiment d'appartenance qui leur manque. Reproduisant chaque jour les m&#234;mes gestes, le temps ne s'&#233;coule pas, porteur ni de sens, ni de perspective. Leur espace r&#233;duit au minimum se limite &#224; ces lieux de repli o&#249; ils peuvent se r&#233;fugier. Quant au monde des adultes qui devrait &#234;tre s&#233;curisant, ils doivent s'en m&#233;fier en permanence, tant il leur est hostile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usage de la drogue est un &#233;l&#233;ment constitutif de leur univers : par l'affirmation de satisfaction commune que ce rituel induit ; par l'anesth&#233;sie des souffrances physiques, psychiques et &#233;motionnelles qu'il produit ; par la coupure des sensations lancinantes de faim et de fatigue qu'il procure. L'enfant se d&#233;tache de son corps, qui est &#224; lui, certes, mais n'enferme pas son &#234;tre : il peut d&#232;s lors &#234;tre per&#231;u comme une ressource et se transformer en marchandise n&#233;gociable sur le march&#233; du sexe ou des organes. &lt;i&gt;&#171; Priv&#233; de codes et de symbolisation, il leur est difficile de structurer leur &#234;tre social, leur personnalit&#233; et donc de construire une relation &#224; l'autre. &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;100) Comme pour tous les autres exclus, ce qui leur manque le plus, c'est l'int&#233;r&#234;t qu'on peut leur porter, l'affectation pour leur sort, l'empathie dont ils devraient b&#233;n&#233;ficier et l'amour qui leur a tant manqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les &#233;quipes du SAMU social international vont &#224; leur rencontre, ce n'est pas dans une logique de &#171; mise &#224; l'abri &#187; dans un quelconque centre d'accueil d'o&#249; ils fugueraient pour retrouver la bande qui les a toujours prot&#233;g&#233;s. Leur action s'appuie sur des maraudes, des dispensaires mobiles pour soigner sur place, une recherche d'alliance avec les chefs de bande pour qu'ils autorisent ces interventions. C'est par la patience et l'obstination que la confiance des enfants envers ces adultes bienveillants se construit pas &#224; pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;2016, &#233;d. Odile Jacob, (150 p. &#8211; 17, 90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Seuls les enfants savent aimer</title>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>1230</dc:subject>

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&lt;p&gt;Comment vit-on la mort de sa m&#232;re, quand on est enfant ? Le roman autobiographique de Cali r&#233;ussit &#224; nous glisser avec une grande justesse dans la peau d'un petit gar&#231;on de six ans. C'est d'abord la stup&#233;faction : &#171; Mireille est d&#233;c&#233;d&#233;e &#187;, entend-il. Mireille, c'est le pr&#233;nom de sa maman qui venait d'avoir 33 ans. Mais &#171; d&#233;c&#233;d&#233;e &#187;, il ne sait pas ce que cela veut dire. &#192; son &#226;ge, la mort n'existe pas, mais le d&#233;sespoir si. Il voit juste la peine et les larmes de ses proches. L'enterrement, il ne va pas y (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment vit-on la mort de sa m&#232;re, quand on est enfant ? Le roman autobiographique de Cali r&#233;ussit &#224; nous glisser avec une grande justesse dans la peau d'un petit gar&#231;on de six ans. C'est d'abord la stup&#233;faction : &lt;i&gt;&#171; Mireille est d&#233;c&#233;d&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, entend-il. Mireille, c'est le pr&#233;nom de sa maman qui venait d'avoir 33 ans. Mais &lt;i&gt;&#171; d&#233;c&#233;d&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, il ne sait pas ce que cela veut dire. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; son &#226;ge, la mort n'existe pas, mais le d&#233;sespoir si. Il voit juste la peine et les larmes de ses proches. L'enterrement, il ne va pas y assister : &lt;i&gt;&#171; trop jeune pour affronter la mort &#187;, &#171; pas de taille pour &#234;tre &#224; ses c&#244;t&#233;s, marcher avec toi derri&#232;re eux &#187;&lt;/i&gt;. Alors, il reste seul et attend, ne cessant de pleurer, se sentant se vider de larmes. Ils ont d&#233;cid&#233; de br&#251;ler les v&#234;tements de sa maman. Il aurait tant voulu continuer &#224; respirer sa robe &#224; carreau qu'il aimait tellement. De retour &#224; l'&#233;cole, sa ma&#238;tresse le serre fort dans ses bras, en disant des mots gentils. Enfin, elle le rel&#226;che : il avait l'impression qu'elle allait l'&#233;touffer. Il est un h&#233;ros malgr&#233; lui : tous les enfants de l'&#233;cole le d&#233;visagent. L'absence gagne du terrain. Mais il la cherche : &lt;i&gt;&#171; Tu me manques &#224; crever maman. Jusqu'&#224; quand tu vas mourir ? &#187;&lt;/i&gt; Pourquoi s'attacher au petit chat qu'on lui offre ? Lui aussi va mourir, laissant &#224; nouveau son c&#339;ur en lambeaux. Comprendre ce drame v&#233;cu &#224; sa fa&#231;on par un enfant est toujours un d&#233;fi. L'auteur nous en donne une id&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;2018, &#233;d. Cherche Midi, (192 p. &#8211; 18&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les oripeaux des ados &#8226; La nouvelle condition subjective des jeunes</title>
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		<dc:date>2015-04-29T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>1162</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ethnologie a depuis longtemps d&#233;pass&#233; la seule &#233;tude des m&#339;urs des civilisations premi&#232;res pour s'int&#233;resser &#224; d'autres populations tout aussi exotiques, nichant au c&#339;ur de nos contr&#233;es. Ce que l'anthropologue Louise L. Tass&#233; nous propose ici, c'est une plong&#233;e dans les repr&#233;sentations de la jeunesse en errance qui peuple nos villes. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la rencontre de ces adolescents &#224; la d&#233;rive qui, pour &#234;tre qu&#233;b&#233;cois, diff&#232;rent bien peu de ceux que l'on retrouve dans toutes les autres m&#233;tropoles occidentales, elle a (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ethnologie a depuis longtemps d&#233;pass&#233; la seule &#233;tude des m&#339;urs des civilisations premi&#232;res pour s'int&#233;resser &#224; d'autres populations tout aussi exotiques, nichant au c&#339;ur de nos contr&#233;es. Ce que l'anthropologue Louise L. Tass&#233; nous propose ici, c'est une plong&#233;e dans les repr&#233;sentations de la jeunesse en errance qui peuple nos villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la rencontre de ces adolescents &#224; la d&#233;rive qui, pour &#234;tre qu&#233;b&#233;cois, diff&#232;rent bien peu de ceux que l'on retrouve dans toutes les autres m&#233;tropoles occidentales, elle a recueilli leur parole, nous donnant &#224; voir les signes palpables, percutants et violents de la d&#233;b&#226;cle des rep&#232;res chez le sujet contemporain. Car, pour l'auteur, c'est bien la disparition des grands r&#233;cits de l&#233;gitimation et la sommation faite aux individus de se faire eux-m&#234;mes qui sont &#224; l'origine des ph&#233;nom&#232;nes psychopathologiques &#233;mergeant depuis quelques d&#233;cennies que sont les violences adolescentes, la toxicomanie, l'anorexie, la boulimie, la d&#233;pression et les attaques de panique. Et la volont&#233; de faire de la drogue, de l'errance et du ph&#233;nom&#232;ne des gangs les ar&#234;tes historiques, politiques et philosophiques d'un profond malaise soci&#233;tal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'auteure n'incrimine pas seulement la modernit&#233;. Elle note tout autant la fr&#233;quence chez les jeunes qu'elle a rencontr&#233;s d'un v&#233;cu, dans leur famille, fait d'abus, d'abandon, de rejet, de s&#233;paration, de mensonge, de d&#233;racinement, de renversement et de pervertissement des r&#244;les, de mauvais traitements, de violence physique et verbale, de toxicomanie, de douleur et de mort. Ainsi, si vivre dans la rue renvoie donc &#224; l'impossibilit&#233; de se sentir appartenir &#224; une autre communaut&#233; que celle du groupe de pairs susceptibles de fournir les figures r&#233;paratrices et identitaires, cela permet tout autant de combler le manque v&#233;cu jusqu'alors et de trouver une place que n'ont pu offrir ni la famille, ni l'&#233;cole.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2011, (175 p. &#8211; 17&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Longtemps, j'ai habit&#233; dehors. De la DASS &#224; la rue, de la rue &#224; la vie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Longtemps-j-ai-habite-dehors-De-la-DASS-a-la-rue-de-la-rue-a-la-vie</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>1103</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s des ann&#233;es de gal&#232;re, la voil&#224; sur une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre, son r&#233;cit de vie faisant aussi l'objet d'un bel ouvrage. Pour la prot&#233;ger contre une m&#232;re alcoolique et violente, elle est plac&#233;e, &#224; l'&#226;ge de deux ans, dans une famille d'accueil du Perche. Elle y est aim&#233;e. Enfant, elle y est agress&#233;e sexuellement par des jeunes. Elle n'en parlera jamais. &#192; l'adolescence, rien ne va plus : elle a fini par ha&#239;r la campagne et les vaches et d&#233;tester l'autorit&#233; de cette femme qui n'est pas sa m&#232;re et qu'elle appelle (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s des ann&#233;es de gal&#232;re, la voil&#224; sur une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre, son r&#233;cit de vie faisant aussi l'objet d'un bel ouvrage. Pour la prot&#233;ger contre une m&#232;re alcoolique et violente, elle est plac&#233;e, &#224; l'&#226;ge de deux ans, dans une famille d'accueil du Perche. Elle y est aim&#233;e. Enfant, elle y est agress&#233;e sexuellement par des jeunes. Elle n'en parlera jamais. &#192; l'adolescence, rien ne va plus : elle a fini par ha&#239;r la campagne et les vaches et d&#233;tester l'autorit&#233; de cette femme qui n'est pas sa m&#232;re et qu'elle appelle pourtant maman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenue de nulle part, partie de partout, d&#233;sir&#233;e de personne, qui aurait pari&#233; sur l'avenir de cette jeune fugueuse &#171; de la DASS &#187; d&#233;cidant, &#224; dix-huit ans, de monter &#224; la capitale, sans un sou en poche ? Une fois sur place, ses illusions s'envolent. Se retrouver &#224; la rue, c'est constamment convoquer la d&#233;brouille : vivre avec plusieurs couches de v&#234;tements pour se prot&#233;ger de l'autre ; se d&#233;battre pour que personne n'entre dans son espace vital ; exister comme un animal traqu&#233; ; vouloir rarement ce qui est disponible mais toujours ce qui ne l'est pas : un boulot, un lit, &#224; manger ; attendre la fin du march&#233; pour r&#233;cup&#233;rer les fruits g&#226;t&#233;s ; fr&#233;quenter des foyers d'accueil d'urgence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'errance, ce qu'elle craignait le plus ? Pas tant de dormir dehors : elle passe alors ses nuits en discoth&#232;que et accepte l'invitation d'inconnus qu'elle y rencontre, qui lui offrent un lit contre une relation sexuelle. Pas forc&#233;ment, non plus, la d&#233;ch&#233;ance. Quand la pression de la rue &#233;tait trop forte, elle se &#171; rendait minable &#187;, absorbant drogue et d'alcool et attendant les pompiers pour se faire hospitaliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, c'&#233;tait cette pluie qui la transper&#231;ait. Pas de rechange ni de v&#234;tements secs. Juste des tremblements qui s'installaient pour longtemps. Cette odeur animale de chien mouill&#233; qui s'en d&#233;gageait et ce moisi d&#233;rangeant qui faisaient se retourner les gens avec un air d&#233;go&#251;t&#233;. Plusieurs tuteurs de r&#233;silience vont permettre &#224; Elina Dumont de s'en sortir. Des rencontres fortes, une psychoth&#233;rapie suivie pendant vingt ans, ce dentiste qui s'attelle &#224; la soigner gratuitement, cette &#233;ducatrice &#8211; Marie-Claude &#8211; qui ne l'a jamais l&#226;ch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a le th&#233;&#226;tre. Une premi&#232;re exp&#233;rience dans une troupe compos&#233;e, comme elle, de gens de la rue, jouant Les Bas-fonds de Gorki. Puis quinze ans apr&#232;s, un spectacle, au th&#233;&#226;tre Bourvil qu'elle loue chaque soir, o&#249; elle se retrouve seule sur sc&#232;ne. Elle y d&#233;roule son enfance, d&#233;crit son adolescence, d&#233;taille ses rencontres, joue les personnages qu'elle a rencontr&#233;s. A travers sa propre vie mise en sc&#232;ne, c'est de la rue dont elle parle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle a pu se stabiliser et se payer son propre appartement, il lui a fallu du temps pour accepter de dormir sous un toit et investir sa salle de bains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2013 (252 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intervenir aupr&#232;s des jeunes en errance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Intervenir-aupres-des-jeunes-en-errance</link>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>991</dc:subject>

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&lt;p&gt;On trouve dans cet ouvrage une somme passionnante de connaissances, synth&#233;tisant pr&#232;s de vingt ans de recherche sur la question des jeunes en errance. Le ph&#233;nom&#232;ne &#233;tudi&#233; n'est pas r&#233;cent. Le mouvement Wanderv&#246;gel (&#171; oiseaux migrateurs &#187;) qui prend son essor en Allemagne dans les ann&#233;es 1890, les d&#233;placements de populations aux Etats-Unis sous l'effet de la terrible crise de 1929, en sont les pr&#233;curseurs. Dans les ann&#233;es 1960, ce sera au tour des hippies et des routards. Quand la mode des travellers des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton3319-aa108.jpg?1693569697' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On trouve dans cet ouvrage une somme passionnante de connaissances, synth&#233;tisant pr&#232;s de vingt ans de recherche sur la question des jeunes en errance. Le ph&#233;nom&#232;ne &#233;tudi&#233; n'est pas r&#233;cent. Le mouvement Wanderv&#246;gel (&#171; oiseaux migrateurs &#187;) qui prend son essor en Allemagne dans les ann&#233;es 1890, les d&#233;placements de populations aux Etats-Unis sous l'effet de la terrible crise de 1929, en sont les pr&#233;curseurs. Dans les ann&#233;es 1960, ce sera au tour des hippies et des routards. Quand la mode des travellers des ann&#233;es 1990 traverse la Manche, elle envahit tr&#232;s vite les festivals, provoquant deux r&#233;actions : sociale (&#233;quipes d'accueil compos&#233;es d'animateurs et de travailleurs sociaux s'appuyant sur des chercheurs en sciences humaines et sant&#233; publique) et s&#233;curitaire (r&#233;pression polici&#232;re, arr&#234;t&#233;s anti-mendicit&#233;). Des groupes de jeunes adultes, vivant dans de vieux bus r&#233;par&#233;s, trouvent dans cette existence, faite de d&#233;placements al&#233;atoires et impr&#233;visibles, un sentiment de libert&#233;, r&#233;alisant ainsi un certain id&#233;al adolescent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De qui sont constitu&#233;s ces publics ? L'auteur, tout en mettant en garde contre des classifications indicatives qui ne peuvent jamais &#234;tre des outils directement op&#233;ratoires, propose de distinguer entre ceux qui se cherchent (en qu&#234;te de ce qu'ils veulent devenir), ceux qui se fuient (bien plus pour tenter d'&#233;chapper &#224; ce qu'ils ont v&#233;cu jusque-l&#224; que pour &#233;laborer une solution viable) et enfin ceux qui se perdent (trop de souffrance, trop de destruction physique et psychique pour r&#233;ussir &#224; se prot&#233;ger et se ressaisir). Autre &#233;chelle d'&#233;valuation permettant de mesurer la place de la personne dans son itin&#233;raire : la vie qu'elle m&#232;ne est soit choisie (recherche d'une voie alternative), soit assum&#233;e (adaptation aux contraintes), soit subie (soumission aux &#233;v&#233;nements venant de l'ext&#233;rieur). Tous ces crit&#232;res montrent que, si des &#233;pisodes particuli&#232;rement douloureux de l'existence ont pu &#234;tre des d&#233;clencheurs, on ne saurait pour autant r&#233;sumer la probl&#233;matique de l'errance aux seules difficult&#233;s psychiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; savoir comment agir. Fran&#231;ois Chobeaux consacre &#224; l'intervention &#233;ducative une longue partie de son ouvrage, rappelant en quoi les jeunes errants ne r&#233;pondent pas aux crit&#232;res traditionnels des usagers des services de droit commun. Pour approcher cette population le plus souvent &#233;corch&#233;e vive et rejetante, mais pourtant comp&#233;tente comme le montre son aptitude &#224; la survie, il faut du temps. L'accompagnement ne peut se contenter d'attendre une hypoth&#233;tique demande. Il faut r&#233;ussir &#224; se confronter au fonctionnement impulsif, souvent impr&#233;visible et parfois violent d'un public impr&#233;gn&#233; de m&#233;fiance et de dynamique mortif&#232;re. Un d&#233;fi &#224; relever.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2009 (155 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment sortir les jeunes de la rue ?</title>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>959</dc:subject>

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&lt;p&gt;Social actualit&#233;sLa chronique d'Etienne LiebigLe billet de Jacques Tr&#233;mintinL'actu de la semaine Logement, l'indignit&#233; nationaleDossier : Sortir les jeunes de la rue A Rennes, un dispositif sur trois ans financ&#233; par l'&#201;tatUn dispositif d'&#233;valuation sur mesureLignes d'horizon&#8230; Relire Camus, par Jean CartryReportage Des ateliers de m&#233;diation cr&#233;ative &#224; la maison d'enfants Clair Matin dans le Rh&#244;neRebonds Nathalie ! Au revoir Nathalie, prends soin de toi !AnnoncesLivres Croissance, inflation, ch&#244;mage, crise (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Logement, l'indignit&#233; nationale&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Sortir les jeunes de la rue&lt;/strong&gt;
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&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Des ateliers de m&#233;diation cr&#233;ative &#224; la maison d'enfants Clair Matin dans le Rh&#244;ne&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
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&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Croissance, inflation, ch&#244;mage, crise financi&#232;re&#8230; Val&#233;rie Charolles&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le grand truquage, comment le gouvernement manipule les statistiques - Lorraine Data&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Errance et solitude chez les jeunes</title>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>864</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Je marche dans la nuit par un chemin mauvais, ignorant d'o&#249; je viens, incertain o&#249; je vais. &#187; L'introduction de l'ouvrage propose en exergue ce vers de Lamartine. Le ton est donn&#233;. Ce petit texte est la transcription d'une journ&#233;e de conf&#233;rence r&#233;unissant divers sp&#233;cialistes autour de la probl&#233;matique de l'errance, de la solitude du jeune. C'est dans le cadre du p&#244;le d&#233;partemental de ressources des conduites &#224; risques, cr&#233;&#233; en 2004 dans le Bas-Rhin, que s'est tenue cette journ&#233;e. Ce n'est pas seulement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton2155-81464.jpg?1693466661' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je marche dans la nuit par un chemin mauvais, ignorant d'o&#249; je viens, incertain o&#249; je vais. &#187; L'introduction de l'ouvrage propose en exergue ce vers de Lamartine. Le ton est donn&#233;. Ce petit texte est la transcription d'une journ&#233;e de conf&#233;rence r&#233;unissant divers sp&#233;cialistes autour de la probl&#233;matique de l'errance, de la solitude du jeune. C'est dans le cadre du p&#244;le d&#233;partemental de ressources des conduites &#224; risques, cr&#233;&#233; en 2004 dans le Bas-Rhin, que s'est tenue cette journ&#233;e. Ce n'est pas seulement l'errance visible, m&#233;diatis&#233;e, qui est analys&#233;e mais tout ce qui se rapporte &#224; l'exil, aux rites de deuils, au sentiment de vacuit&#233;, au d&#233;s&#339;uvrement et autres voyages de rupture. Le nombre d'errants est difficile &#224; &#233;valuer aujourd'hui parce que, bien souvent, ces jeunes vivent en marge des institutions sociales et leur singularit&#233; ne peut &#234;tre directement observable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de mutualiser les exp&#233;riences, les approches, les analyses des diff&#233;rents intervenants. L'errance chez les jeunes prend de multiples formes comme les fugues, le nomadisme, les squats, les voyages. Le lien entre rites initiatiques et conduites &#224; risques est t&#233;nu. Certains jeunes voient ainsi une &#171; confirmation du manque, de l'absence d'un &#233;tayage s&#233;curisant &#187;. &#171; L'errance chronique, chez certains jeunes, appara&#238;t ainsi comme un &#171; ersatz &#187; de d&#233;sir, la volont&#233; de maintenir l'illusion que le sujet avance vers un lieu meilleur &#224; vivre, qui existerait quelque part, l'illusion d'un objet pour une qu&#234;te qui n'en est plus une &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse du backpacking (voyager sac au dos ndlr), traduit en errance positive, reste une approche tr&#232;s int&#233;ressante de ce type d'errance moderne, li&#233;e &#224; la soci&#233;t&#233; de consommation et qui voit des jeunes voyager d'un pays &#224; l'autre, dans une recherche d'authenticit&#233;. Errance juv&#233;nile, exp&#233;rience de s&#233;jour au Maroc, rites de transition, tant de th&#232;mes abord&#233;s avec rigueur et exemples concrets qui font de cet ouvrage une r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. T&#233;ra&#232;dre, 2007 (103 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De l'adolescence errante</title>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>863</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il se propage et il se partage assez commun&#233;ment l'opinion selon laquelle l'&#233;poque pr&#233;sente manquerait cruellement de penseurs et plus g&#233;n&#233;ralement d'id&#233;es pertinentes susceptibles d'aider &#224; mieux comprendre le monde contemporain et le comportement des humains. En r&#233;alit&#233; ce vide de la pens&#233;e n'existe que pour celui qui veut bien s'y laisser prendre ; en revanche, pour quiconque s'aventure sur des chemins de traverse et hors les sentiers rebattus par les m&#233;dias et les faiseurs de succ&#232;s de librairie, il est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-863-" rel="tag"&gt;863&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2136-c15c6.jpg?1693473472' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il se propage et il se partage assez commun&#233;ment l'opinion selon laquelle l'&#233;poque pr&#233;sente manquerait cruellement de penseurs et plus g&#233;n&#233;ralement d'id&#233;es pertinentes susceptibles d'aider &#224; mieux comprendre le monde contemporain et le comportement des humains. En r&#233;alit&#233; ce vide de la pens&#233;e n'existe que pour celui qui veut bien s'y laisser prendre ; en revanche, pour quiconque s'aventure sur des chemins de traverse et hors les sentiers rebattus par les m&#233;dias et les faiseurs de succ&#232;s de librairie, il est possible encore de faire de belles rencontres. Telle celle d'Olivier Douville, psychanalyste, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; l'universit&#233; Paris X et surtout, par del&#224; ces titres ronflants, homme engag&#233; aupr&#232;s du Samu Social. C'est &#224; ce titre qu'il s'est investi aupr&#232;s de jeunes adolescents en errance dans les pays d'Afrique de l'Ouest ou bien d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est de cette vie d'exp&#233;riences et de rencontres que t&#233;moigne ce petit ouvrage de 60 pages, toutes r&#233;dig&#233;es d'une &#233;criture fine et sensible, et dont le sous-titre &#233;nonce bien l'intention de son auteur : variations sur les non lieux de nos modernit&#233;s. Tous ces non lieux &#233;tant des espaces vides de sens, hant&#233;s par d'assourdissants silences ; le bruit recouvrant d&#233;sormais la parole et l'image polissant le contact. Car l'errance n'est pas une maladie de l'adolescence tout comme l'adolescence n'est pas une maladie de la vie. Pour l'auteur, l'errance des ados est avant tout la cons&#233;quence de la d&#233;sh&#233;rence des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; des mondes o&#249; l'instabilit&#233; spatiale des espaces d'&#233;changes est pouss&#233;e &#224; son comble &#187;, o&#249; &#171; le politique ne joue plus son r&#244;le de tiers &#187; et o&#249; se succ&#232;dent &#171; des tentatives de destruction en masse de l'humain &#187; (pp.12-13), Olivier Douville d&#233;montre comment sont &#233;rod&#233;s les liens de filiation et de transmission et comment l'errance devient le passage &#224; l'acte de jeunes gens mettant en sc&#232;ne le malaise de toute une civilisation. L'espace devient alors la page blanche ou l'&#233;cran g&#233;ant d'une jeunesse qui &#224; bout de silence des adultes nombrilistes s&#232;me ses pas sur le goudron, griffe ses tags sur le b&#233;ton, culbute le monde binaire (&#234;tre ou ne pas &#234;tre&#8230; un homme, un riche ou un puissant) de la logique phallique, transgresse joyeusement &#171; les trois dimensions de l'interdit, de l'impossible et de l'impuissance &#187; (pp.45-46).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom d'une exp&#233;rience de clinicien adoss&#233;e &#224; la psychanalyse et &#224; l'anthropologie, Olivier Douville emm&#232;ne son lecteur dans une compr&#233;hension de l'errance qui serait pour l'adolescent une fa&#231;on de &#171; psychiser le rapport au non soi &#187;. Et plut&#244;t que de f&#233;tichiser l'errance comme une m&#233;taphore possible de la faillite du sujet, il invite tout adulte &#224; dialoguer avec ces voyageurs fant&#244;mes, &#224; leur redonner la gourmandise du contact avant que de guetter le transfert, de sorte &#224; ce que ces derniers puissent tracer leur sillon dans l'existence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Pleins feux, 2007 (60 p. ; 8 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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