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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le bruit des talons aiguilles . Itin&#233;raire d'un enfant plac&#233;.</title>
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		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il est des trajectoires hors du commun, comme toutes celles que nous rencontrons dans nos m&#233;tiers. Il y a des r&#233;cits qui, comme un boomerang, viennent r&#233;sonner avec notre v&#233;cu de travailleur social, comme un bruit de talons aiguilles. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; propos de r&#233;silience &lt;br class='autobr' /&gt;
D'enfant plac&#233; &#224; &#233;ducateur &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avoue que je ne savais pas comment me permettre une recension de ce livre. Peut-&#234;tre parce que j'ai &#233;t&#233; moi-m&#234;me &#233;ducateur en protection de l'enfance et que ce r&#233;cit a fortement r&#233;sonn&#233; en moi. Peut-&#234;tre parce que des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1349-" rel="tag"&gt;1349&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton11305-9d782.png?1699484464' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est des trajectoires hors du commun, comme toutes celles que nous rencontrons dans nos m&#233;tiers. Il y a des r&#233;cits qui, comme un boomerang, viennent r&#233;sonner avec notre v&#233;cu de travailleur social, comme un bruit de talons aiguilles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192; propos de r&#233;silience&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'enfant plac&#233; &#224; &#233;ducateur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avoue que je ne savais pas comment me permettre une recension de ce livre. Peut-&#234;tre parce que j'ai &#233;t&#233; moi-m&#234;me &#233;ducateur en protection de l'enfance et que ce r&#233;cit a fortement r&#233;sonn&#233; en moi. Peut-&#234;tre parce que des histoires comme celle de Jonathan Moncassin, nous en avons plein les tiroirs, que nous avons referm&#233;s comme pour nous prot&#233;ger.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais son t&#233;moignage sort du commun et touche au c&#339;ur de cible. Il bouleverse par son &#233;cho et sa force de r&#233;silience. J'y reviendrais. Bien s&#251;r, l'auteur raconte son parcours atroce d'enfant battu, son placement salvateur, ses rencontres d&#233;cisives et les mains tendues qu'il a su saisir. Il permet aussi de revaloriser le travail social et ses victoires, son utilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plong&#233;e dans l'horreur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'entr&#233;e, nous sommes plong&#233;s dans l'horreur de ce quotidien de violence. La force est de t&#233;moigner pour tous les autres et d'expliquer, par le r&#233;cit, des concepts clefs de la probl&#233;matique de l'enfance maltrait&#233;e et de la famille. &#192; travers son questionnement, l'auteur se demande ce qu'est une famille, la filiation, expose les non-dits familiaux, cherche ses origines g&#233;n&#233;alogiques, explique par sa situation la reproduction sociale et familiale. Le ph&#233;nom&#232;ne d'emprise maternelle est aussi d&#233;taill&#233; tout comme le conflit de loyaut&#233; tr&#232;s bien pos&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La violence n'est pas seulement familiale mais aussi sociale, entre les groupes de pairs, &#224; l'&#233;cole. Le monde de l'auteur n'est que violence et l'on se demande comment grandir avec ces rep&#232;res comme &#233;tant la norme. Heureusement, il y a des &#233;claircies dans cet univers qui nous font penser &#224; une vie meilleure. Des d&#233;clics salvateurs vers des terres inconnues, loin de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Force de r&#233;silience&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis le signalement par cette ma&#238;tresse qui &#171; donna un tournant &#224; ma vie &#187;. L'auteur nous livre alors son v&#233;cu de l'int&#233;rieur du placement, ce sentiment d'abandon, l'arriv&#233;e au foyer, l'accueil, la rencontre avec les &#233;ducateurs-trices, avec Didier, d&#233;cisive. La suite ? Je vous invite &#224; la lire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; du r&#233;cit de Jonathan Moncassin, c'est bien la force de r&#233;silience qui marque par cet &#233;crit cathartique. Mais pas seulement. Dans nos m&#233;tiers, nombre de travailleurs sociaux ont v&#233;cu les souffrances et les violences, pas uniquement en protection de l'enfance, avant de devenir des professionnels de la relation d'aide. Certains le disent, d'autres le gardent pour eux. Jonathan Moncassin a eu cette force de reconstruction, de protection, de travail distanci&#233; qu'il met &#224; profit aujourd'hui : &lt;i&gt;&#171; pour prot&#233;ger la construction de ma propre famille, la distance est indispensable (...) et pour me prot&#233;ger tout court. &#187;&lt;/i&gt; Mais aussi, pour &lt;i&gt;&#171; apprendre de ce que l'on vit &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant la question demeure : &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qui guide vers les bons choix ? &#187; &lt;/i&gt; Cela &#233;tant dit, &lt;i&gt;&#171; Une fois adulte, prendre la voie d'&#233;duquer quand on est soi-m&#234;me le fruit de manques dans sa propre enfance, voil&#224; une histoire singuli&#232;re&#8230; Et l'&#233;crire pour en faire histoire commune ? &#187;&lt;/i&gt; Un t&#233;moignage poignant d'une grande utilit&#233; pour toutes les personnes concern&#233;es par les violences intrafamiliales, les &#233;tudiants en travail social, les professionnels du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ludwig Maquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Les auteurs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jonathan Moncassin a &#233;t&#233; &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans l'institut th&#233;rapeutique et p&#233;dagogique (ITEP) o&#249; il a &#233;t&#233; plac&#233; &#224; l'&#226;ge de neuf ans. Il est d&#233;sormais &#233;ducateur sportif et coach en pr&#233;paration physique et mentale.&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#230;titia Delhon est journaliste, sp&#233;cialis&#233;e dans le travail social et m&#233;dico-social. Elle collabore &#224; diff&#233;rentes revues et a collabor&#233; &#224; &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Hyg&#233;e &#233;ditions, 128 p., juin&#8239;2023, 12 euros&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'enfant r&#233;par&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-enfant-repare</link>
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		<dc:date>2022-04-25T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1316</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Donner sens &#224; son mal-&#234;tre &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; peine avait-il achev&#233; le manuscrit de &#171; Mon p&#232;re &#187;, roman mettant en sc&#232;ne un homme s'en prenant au pr&#234;tre ayant viol&#233; son enfant, que Gr&#233;goire Delacourt fut atteint d'un profond malaise dont il ne put se lib&#233;rer qu'en se plongeant dans le souvenir de sa propre enfance. L'amn&#233;sie traumatique venait de se dissoudre, faisant resurgir son terrifiant pass&#233;. Son nouveau livre t&#233;lescope son parcours d'adulte et la plong&#233;e dans la violence sexuelle v&#233;cue, &#233;voquant les ravages que (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton9538-dcd51.jpg?1693599630' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donner sens &#224; son mal-&#234;tre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine avait-il achev&#233; le manuscrit de &#171; Mon p&#232;re &#187;, roman mettant en sc&#232;ne un homme s'en prenant au pr&#234;tre ayant viol&#233; son enfant, que Gr&#233;goire Delacourt fut atteint d'un profond malaise dont il ne put se lib&#233;rer qu'en se plongeant dans le souvenir de sa propre enfance. L'amn&#233;sie traumatique venait de se dissoudre, faisant resurgir son terrifiant pass&#233;. Son nouveau livre t&#233;lescope son parcours d'adulte et la plong&#233;e dans la violence sexuelle v&#233;cue, &#233;voquant les ravages que produit, si longtemps apr&#232;s, une maltraitance dont on ne se remet jamais vraiment. Son t&#233;moignage est rempli de pudeur et c'est par petites touches qu'il laisse entrevoir une blessure qui n'a jamais cicatris&#233;, produisant pendant si longtemps ses effets destructeurs. Ses maux de ventre r&#233;currents tout le reste de sa vie n'en sont-ils pas le sympt&#244;me ? Assailli par une multitude de &#171; pourquoi &#187;, il n'aura de cesse que de coucher sur papier tout ce qui rejaillit de sa m&#233;moire. Pourquoi ses prises de Valium et de Mogadon, d&#232;s l'&#226;ge de 10 ans ? Pourquoi son refus qu'on le lave ? Pourquoi ses prises de trichlo jusqu'&#224; la naus&#233;e ? Aujourd'hui, il regarde son corps et se demande o&#249; cela a commenc&#233;. Un corps d'enfant si vuln&#233;rable que les doigts d'un homme peuvent si facilement violer. Le principal dommage collat&#233;ral de son innocence fl&#233;trie est d'avoir fait de lui, adulte, un handicap&#233; de l'amour. Lui, qui a eu quatre enfants, s'interroge : est-on un bourreau de p&#232;re en fils ? Jusqu'&#224; ce livre, il a surv&#233;cu dans l'ignorance de l'origine de son mal, continue-t-il. L'&#233;criture aura &#233;t&#233; son chemin de croix qui lui a permis d'avoir enfin acc&#232;s &#224; ce qu'il avait subi. Il lui aura fallu &#233;crire dix livres comme autant de petits cailloux d'un petit poucet bless&#233; pour lib&#233;rer une parole qui aura &#233;t&#233; seule &#224; m&#234;me de r&#233;parer cet enfant souill&#233; et profan&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Grasset, 2021, (232 p. - 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Protection de l'enfance &#8226; Itin&#233;raire des enfants plac&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance-o-Itineraire-des-enfants-places</link>
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		<dc:date>2017-02-02T10:14:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1200</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s une prise en charge par la protection de l'enfance, quel est l'avenir des jeunes adultes ? Une id&#233;e re&#231;ue voudrait qu'il y ait une fatale reproduction interg&#233;n&#233;rationnelle du placement. Elle est contredite par certaines &#233;tudes. Social actu D&#233;cryptage par Marianne Langlet Le social, parent pauvre de l'&#233;cole L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin Avec, sans et contre Sur le vif d'Etienne Liebig Plan grand froid La plume de C&#233;lia Carpaye Faites votre part Tribune des r&#233;sistances Prison &#8226; Entre conseil et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5132-d17f5.jpg?1693464294' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une prise en charge par la protection de l'enfance, quel est l'avenir des jeunes adultes ? Une id&#233;e re&#231;ue voudrait qu'il y ait une fatale reproduction interg&#233;n&#233;rationnelle du placement. Elle est contredite par certaines &#233;tudes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Marianne Langlet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le social, parent pauvre de l'&#233;cole&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Avec, sans et contre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Plan grand froid&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Faites votre part&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Prison &#8226; &lt;strong&gt;Entre conseil et rep&#233;rage, ma d&#233;ontologie ne balance pas&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Logement social &#8226; &lt;strong&gt;La longue marche vers la transparence&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;Pierre Delion&lt;/strong&gt;, psychiatre et psychanalyste
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Observer longuement les b&#233;b&#233;s &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;4e Table ronde de Lien social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Journ&#233;e d'&#233;tude vendredi 10 mars 2017
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le management peut-il sauver le travail social ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Contributions de Joseph Rouzel et Michel Defrance&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portugal &#8226; &lt;strong&gt;Une inclusion lisbo&#232;te&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un regard sur&#8230;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'&#233;conomie sociale
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Par &#201;lise Curtat-Cadet&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Agenda&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;F&#233;vrier 2017&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Protection de l'enfance &#8226; Itin&#233;raire des enfants plac&#233;s&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Enfants plac&#233;s, adultes &#224; la rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Quand les anciens disent leur v&#233;rit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;T&#233;moignage &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Vous avez d&#233;truit notre fratrie&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Extr&#234;misme &lt;strong&gt;Le Djihad et l'&#233;laboration de la vie&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'assistante familiale, une denr&#233;e rare&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Docu&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Calabre, terre d'accueil &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Musique&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; H&#233;lios &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Docu&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Tam&#232;rantong ! &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Sauve-toi, la vie t'appelle</title>
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		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1160</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout &#233;v&#232;nement traumatique peut placer la victime sous l'emprise d'une m&#233;moire s&#233;lective qui lui fait fuir les situations qui pourraient l'y faire penser, les objets qui pourraient l'&#233;voquer et les mots qui pourraient r&#233;veiller la blessure occasionn&#233;e. L'&#233;voquer pr&#233;sente le risque de faire resurgir dans la conscience l'image insupportable du choc venant envahir la nuit, de terribles cauchemars. Boris Cyrulnik sait de quoi il parle, lui qui est un rescap&#233; de la Shoah, n'ayant r&#233;ussi &#224; &#233;chapper &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1160-" rel="tag"&gt;1160&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4526-7472e.jpg?1694179794' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout &#233;v&#232;nement traumatique peut placer la victime sous l'emprise d'une m&#233;moire s&#233;lective qui lui fait fuir les situations qui pourraient l'y faire penser, les objets qui pourraient l'&#233;voquer et les mots qui pourraient r&#233;veiller la blessure occasionn&#233;e. L'&#233;voquer pr&#233;sente le risque de faire resurgir dans la conscience l'image insupportable du choc venant envahir la nuit, de terribles cauchemars. Boris Cyrulnik sait de quoi il parle, lui qui est un rescap&#233; de la Shoah, n'ayant r&#233;ussi &#224; &#233;chapper &#224; l'holocauste que gr&#226;ce &#224; l'action combin&#233;e d'un certain nombre de &#171; Justes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier opus de ses m&#233;moires, le c&#233;l&#232;bre neuropsychiatre &#233;voque son pass&#233;, pour expliciter comment fonctionne l'&#234;tre humain, face &#224; de telles &#233;preuves. Premi&#232;re le&#231;on, tous les cerveaux ne r&#233;agissent pas de la m&#234;me mani&#232;re, ceux qui ont b&#233;n&#233;fici&#233;, au d&#233;but de la vie, de l'empreinte d'un attachement s&#233;cure r&#233;sistant infiniment mieux. Mais la possibilit&#233; de verbaliser ce qui a &#233;t&#233; v&#233;cu constitue un autre facteur de protection tout aussi essentiel, ouvrant sur la possibilit&#233; de comprendre et de se remettre &#224; r&#234;ver. L'obligation d'avoir &#224; se taire d&#233;chire encore plus la blessure subie. Mais, avant de parler, encore faut-il rendre les autres capables d'entendre, l'entourage ne se montrant pas toujours apte &#224; accepter des r&#233;cits pouvant &#234;tre accus&#233;s d'empoisonner le retour &#224; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crypte individuelle qui s'incruste alors dans l'&#226;me du bless&#233; est install&#233;e par la r&#233;action discordante des proches et de la culture. La recherche d'une repr&#233;sentation partageable, donnant coh&#233;rence &#224; l'insens&#233; et rendant l'horreur supportable, p&#232;se sur cet arrangement des souvenirs qui s&#233;lectionne les faits pass&#233;s selon leur degr&#233; d'angoisse ou de plaisir attendus. Ces m&#233;canismes, qui expliquent le silence au retour des camps, se perp&#233;tuent aujourd'hui chez les enfants battus, viol&#233;s ou rescap&#233;s des guerres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob poche, 2014, (291 p. &#8211; 8,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Passage &#224; l'acte, traumatisme, r&#233;silience et effets transg&#233;n&#233;rationnels</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Passage-a-l-acte-traumatisme-resilience-et-effets-transgenerationnels</link>
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		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

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&lt;p&gt;De cet ensemble de contributions inspir&#233; par une psychanalyse parfois un peu trop redondante et verbeuse, on retiendra surtout l'apport particuli&#232;rement brillant et &#233;clairant des criminologues Val&#233;rie Moulin et Marc Dupuis, ainsi que l'expos&#233; tout aussi lumineux de Serge Tisseron, les uns et les autres ouvrant et refermant la boucle, en partant de l'agression et arrivant au processus de r&#233;silience. Les premiers explicitent donc, avec succ&#232;s, les explications multiples des passages &#224; l'acte (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4507-f3e17.jpg?1693570371' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De cet ensemble de contributions inspir&#233; par une psychanalyse parfois un peu trop redondante et verbeuse, on retiendra surtout l'apport particuli&#232;rement brillant et &#233;clairant des criminologues Val&#233;rie Moulin et Marc Dupuis, ainsi que l'expos&#233; tout aussi lumineux de Serge Tisseron, les uns et les autres ouvrant et refermant la boucle, en partant de l'agression et arrivant au processus de r&#233;silience. Les premiers explicitent donc, avec succ&#232;s, les explications multiples des passages &#224; l'acte d&#233;linquant. Refusant, pour leur part, la logique causale et d&#233;terministe qui se focalise sur les seules dimensions biologiques, psychiques, sociales ou historiques, ils d&#233;montrent la diversit&#233; et la polys&#233;mie des processus &#224; l'&#339;uvre et insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'entrer dans une d&#233;marche compr&#233;hensive et pas seulement explicative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de pr&#233;ciser les diff&#233;rents axes &#224; distinguer dans le discernement &#224; faire &#233;merger : la position subjective de l'auteur de l'infraction tout autant que celle de l'observateur ou de l'enqu&#234;teur, la dynamique processuelle qui a conduit et accompagn&#233; la transgression et le contexte global dans lequel elle a &#233;t&#233; commise. Serge Tisseron, de son c&#244;t&#233;, se focalise non sur les modalit&#233;s &#224; partir desquelles le traumatisme a &#233;t&#233; commis, mais sur les conditions dans lesquelles non seulement il a &#233;t&#233; v&#233;cu par la victime, mais aussi comment elle peut en gu&#233;rir. Les blessures psychiques mal cicatris&#233;es suintent soit sous la forme de sympt&#244;mes surgissant, malgr&#233; les m&#233;canismes de refoulement, soit sous la forme de reviviscences li&#233;es au processus de clivage. La th&#233;rapie consiste &#224; permettre &#224; la personne bless&#233;e de r&#233;ussir &#224; symboliser ce qu'elle a v&#233;cu, afin de mieux s'en d&#233;tacher. C'est bien une empathie r&#233;ciproque et mutuelle qui peut le permettre le mieux : accepter que l'autre me r&#233;v&#232;le &#224; moi-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2014, (126 p. &#8211; 14,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Histoires d'enfances et de r&#233;silience</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Histoires-d-enfances-et-de-resilience</link>
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		<dc:date>2014-05-15T07:59:55Z</dc:date>
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		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1141</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ils sont plus de quatre-vingts &#224; venir rendre une derni&#232;re visite &#224; leur ancienne &#233;ducatrice tr&#232;s gravement malade, avant d'assister &#224; sa cr&#233;mation. L'occasion pour Sophie Launois, une autre des professionnelles qui les accompagna pendant plus de quarante ans de se d&#233;cider &#224; coucher sur papier l'histoire d'une maison d'enfants &#224; caract&#232;re social, t&#233;moin de l'&#233;volution de la profession. Quand, en 1970, l'auteur int&#232;gre le foyer Claude-Lorrain, celui-ci est g&#233;r&#233; par une congr&#233;gation. Une association la&#239;que (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1141-" rel="tag"&gt;1141&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton4235-61bf2.jpg?1694179794' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont plus de quatre-vingts &#224; venir rendre une derni&#232;re visite &#224; leur ancienne &#233;ducatrice tr&#232;s gravement malade, avant d'assister &#224; sa cr&#233;mation. L'occasion pour Sophie Launois, une autre des professionnelles qui les accompagna pendant plus de quarante ans de se d&#233;cider &#224; coucher sur papier l'histoire d'une maison d'enfants &#224; caract&#232;re social, t&#233;moin de l'&#233;volution de la profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, en 1970, l'auteur int&#232;gre le foyer Claude-Lorrain, celui-ci est g&#233;r&#233; par une congr&#233;gation. Une association la&#239;que prend le relais quelques ann&#233;es plus tard. S'ensuit un d&#233;m&#233;nagement vers Montmorency o&#249; la communaut&#233; d'enfants et leurs encadrants vont prendre leurs quartiers dans le ch&#226;teau de Dino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des pages de cet ouvrage &#233;mouvant s'&#233;gr&#232;nent les souvenirs d'un quotidien marqu&#233; par la bienveillance et l'affection : des &#233;ducatrices impliqu&#233;es qui, dans les premi&#232;res ann&#233;es, ne comptent jamais le nombre de leurs heures de travail ; une insertion r&#233;ussie dans un voisinage d'abord tr&#232;s hostile, puis protestant, quand un nouveau d&#233;m&#233;nagement fut, un moment, envisag&#233; ; la ferveur s'emparant du groupe d'enfants pour apprendre des instruments de musique, au point de produire une dizaine de concerts tous les ans ; des transferts organis&#233;s pendant les vacances ; la f&#234;te de no&#235;l pass&#233;e, pendant des ann&#233;es, chez un couple de concertistes internationaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage est parsem&#233; du r&#233;cit d'anciens pensionnaires qui expliquent combien ils doivent la r&#233;ussite de leur vie adulte &#224; la qualit&#233; de l'accueil re&#231;u, certains n'h&#233;sitant pas &#224; constater la catastrophe que constitua le retour dans leur famille. Et puis, une &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e &#224; la retraite expliquant que, exp&#233;rience et v&#233;cu &#224; l'appui, d&#233;cid&#233;ment non, les enfants et adolescents d'aujourd'hui ne sont pas plus durs que ceux d'hier. Un t&#233;moignage &#224; ne pas manquer, pour ne pas oublier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Karthala, 2013 (157 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;silience, une valeur s&#251;re ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-resilience-une-valeur-sure</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-resilience-une-valeur-sure</guid>
		<dc:date>2010-07-01T06:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>979</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'elles sont d&#233;vastatrices, les empreintes initiales de nos vies sont-elles irr&#233;versibles ? Certainement pas. M&#234;me abus&#233; et maltrait&#233;, l'enfant n'est pas l'otage passif de ses traumatismes pr&#233;coces, et encore moins un adulte en miniature. Un consensus &#8211; plut&#244;t r&#233;cent en France &#8211; semble s'&#234;tre &#233;difi&#233; sur ce point. Mais la notion, r&#233;cemment introduite en France, de &#171; r&#233;silience &#187; est-elle inattaquable ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1936 (trois quarts de si&#232;cle !), Paul Claudel &#233;crivait d&#233;j&#224;, dans L'&#201;lasticit&#233; am&#233;ricaine, qu'&#171; il y a (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Resilience" rel="tag"&gt;R&#233;silience&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-979-" rel="tag"&gt;979&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_730 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/resilience-jiho.png' width=&#034;800&#034; height=&#034;424&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elles sont d&#233;vastatrices, les empreintes initiales de nos vies sont-elles irr&#233;versibles ? Certainement pas. M&#234;me abus&#233; et maltrait&#233;, l'enfant n'est pas l'otage passif de ses traumatismes pr&#233;coces, et encore moins un adulte en miniature. Un consensus &#8211; plut&#244;t r&#233;cent en France &#8211; semble s'&#234;tre &#233;difi&#233; sur ce point. Mais la notion, r&#233;cemment introduite en France, de &#171; r&#233;silience &#187; est-elle inattaquable ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1936 (trois quarts de si&#232;cle !), Paul Claudel &#233;crivait d&#233;j&#224;, dans L'&#201;lasticit&#233; am&#233;ricaine, qu'&#171; il y a dans le temp&#233;rament am&#233;ricain une qualit&#233; que l'on traduit l&#224;-bas par le mot resiliency, pour lequel je ne trouve pas en fran&#231;ais de correspondant exact, car il unit les id&#233;es d'&#233;lasticit&#233;, de ressort, de ressource et de bonne humeur. &#187; En m&#233;tallurgie, un m&#233;tal est consid&#233;r&#233; comme r&#233;silient lorsqu'il d&#233;veloppe une capacit&#233; interne &#224; retrouver sa forme initiale apr&#232;s avoir re&#231;u un choc. Transpos&#233;e &#224; l'&#234;tre humain, la r&#233;silience se d&#233;finira donc par la facult&#233; de rebondir malgr&#233; des traumatismes, des &#233;preuves, des chocs, des abus. Plus pointu encore, pour le neuropsychiatre Boris Cyrulnik &#8211; qui a popularis&#233; le terme dans son bouquin Un merveilleux malheur (&#233;ditions Odile Jacob, 1999) &#8211;, ce sera la capacit&#233; pour un enfant maltrait&#233; &#224; se d&#233;velopper, &#224; r&#233;ussir, en refusant le statut de victime. Bref, se reconstruire envers et contre l'adversit&#233;. Les exemples c&#233;l&#232;bres de personnalit&#233;s ayant fait ce travail sont l&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Cicatrices, long-m&#233;trage de 90 minutes, Gabriel Gonnet pr&#233;sente quatre portraits et itin&#233;raires de personnes qui ont su, chacune &#224; leur mani&#232;re, se reconstruire apr&#232;s un traumatisme majeur. Dans Maurice et Marianne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ces deux documentaires sont produits par La Cathode' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, documentaire de 52 minutes, le r&#233;alisateur approfondit le parcours de deux r&#233;silients, et revit avec eux, avec &#233;motion mais sans tomber dans le pathos, les rencontres et &#233;l&#233;ments d&#233;terminants de leur &#171; renaissance &#187;, comment&#233;s et analys&#233;s par Boris Cyrulnik. Maurice Roth a &#233;t&#233; cach&#233; pendant plus d'un an dans un grenier apr&#232;s la d&#233;portation de ses parents. Enfant hypersensible, il a pu s'en sortir gr&#226;ce &#224; son imagination. Il est aujourd'hui un peintre c&#233;l&#232;bre en Isra&#235;l et a &#233;crit deux livres sur son histoire. Marianne Gumy, martyris&#233;e par sa m&#232;re et abus&#233;e sexuellement par son p&#232;re, a d&#233;nonc&#233; ses parents et provoqu&#233; son placement en foyer &#224; 9 ans et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un parcours difficile jalonn&#233; de d&#233;pressions, elle a cr&#233;&#233; l'association ASADE pour aider les gens qui ont v&#233;cu le m&#234;me traumatisme qu'elle. &#171; La douleur que ces personnes portent, impossible &#224; dire avec des mots, s'exprime de fa&#231;on vitale &#224; travers la peinture, souligne le r&#233;alisateur, cela les aide &#224; se reconstituer, &#224; retrouver une int&#233;grit&#233;. &#187; Les deux autres portraits sont ceux de S&#233;bastien Serri&#232;re, devenu champion d'Europe de Handisport apr&#232;s avoir perdu sa jambe &#224; 20 ans, alors qu'il &#233;tait d&#233;j&#224; cycliste de haut niveau, et enfin, des enfants des rues de Colombie, &#171; r&#233;cup&#233;r&#233;s &#187; par une &#233;cole de cirque de haut niveau (Circo para todos) &#233;chappant ainsi &#224; la violence de la rue et &#224; un avenir de d&#233;linquants. En affirmant que &#171; l'individu n'est pas r&#233;ductible &#224; ce qu'il a v&#233;cu &#187;, que l'on peut aussi prendre en compte sa formidable capacit&#233; &#224; rebondir, que la reproduction de la maltraitance n'est pas une fatalit&#233;, que &#171; les personnes qui ont souffert peuvent devenir de bons aidants, le concept de r&#233;silience remet en cause les pratiques professionnelles dans le champ social &#187;, ajoute le r&#233;alisateur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il s'agira de garder, ou de retrouver, un &#233;quilibre &#233;motionnel minimal, la facult&#233; de ne pas &#234;tre envahi par son malheur et de pouvoir construire un projet de vie. On imagine bien que certains facteurs, individuels et sociaux, peuvent favoriser cette auto protection : mieux vaudra &#233;videmment savoir s'adapter, disposer d'un certain potentiel de cr&#233;ativit&#233;, voire d'un peu d'humour, d'un r&#233;seau de soutien social, de bons tuteurs de d&#233;veloppement ou d'int&#233;gration &#224; un groupe que le contraire&#8230; Concept &#233;minemment optimiste, il accr&#233;dite l'id&#233;e que les pires carences affectives d'un enfant peuvent ne pas se solder obligatoirement par des difficult&#233;s d'insertion relationnelles plus tard. Qui plus est, les obstacles, m&#234;me graves, rencontr&#233;s pendant l'enfance, peuvent, au contraire, aider &#224; grandir. En somme, la r&#233;silience fait voler en &#233;clats la notion de d&#233;terminisme individuel et social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Travail aupr&#232;s des parents&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes, la loi de 1989 relative &#224; la pr&#233;vention des mauvais traitements a marqu&#233; un tournant. De m&#234;me, une petite d&#233;cennie plus tard, la loi du 17 juin 1998 relative &#224; la pr&#233;vention et &#224; la r&#233;pression des infractions sexuelles ainsi qu'&#224; la protection des mineurs a particip&#233; de cette prise de conscience. C'est l'&#233;poque aussi o&#249; le bizutage a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme pouvant &#234;tre une violence inadmissible et constituer un d&#233;lit sp&#233;cifique. Mais de l'avis de nombre d'observateurs, un bon bout de chemin restait &#224; parcourir en la mati&#232;re, entre autres, par l'institution scolaire. Plusieurs outils &#8211; guides, cellules d'&#233;coute, num&#233;ro Azur &#8211; ont commenc&#233; &#224; se mettre en place sur la question ; une convention fut sign&#233;e avec l'institut national d'aide aux victimes et de m&#233;diation (Inavem) afin que les associations d'aide aux victimes puissent s'impliquer durablement dans l'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;ajustement du regard et des pratiques, donc. Lors d'un colloque joliment intitul&#233; La r&#233;silience : le r&#233;alisme de l'enfance, organis&#233; en 2000 par la Fondation pour l'enfance, S&#233;gol&#232;ne Royal, alors ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Famille et &#224; l'Enfance, s'&#233;tait montr&#233;e particuli&#232;rement s&#233;duite par le concept, qu'elle avait alors d&#233;fini comme l'un des chantiers majeurs de son minist&#232;re : &#171; Une approche qui refuse de passer du malheur inaudible, qui &#233;tait jadis la r&#232;gle, au malheur oblig&#233;, qui serait l'in&#233;luctable destin de ceux qui ont souffert. &#187; L'action en la mati&#232;re, qu'elle soit th&#233;rapeutique, associative ou politique, constituait &#171; le meilleur parti pris, le seul qui respecte, en chaque enfant bless&#233;, les chances de l'adulte &#224; venir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un reportage t&#233;l&#233;vis&#233; de Daniel Karlin projet&#233; lors de cette rencontre, le jeune Guillaume, qui avait &#233;t&#233; maltrait&#233;, avait rappel&#233; l'importance de l'accompagnement dans la dur&#233;e : &#171; On est perdu, il n'y a plus de nord, plus de sud, on ne sait plus qui on est. &#187; Une p&#233;dopsychiatre avait, dans la m&#234;me perspective, soulign&#233; l'importance du travail avec des parents qui auront du mal &#224; prot&#233;ger leurs enfants tant qu'on ne leur aura pas donn&#233; quittance de ce qu'ils ont eux-m&#234;mes v&#233;cu pendant leur enfance. Dans certains pays d'Am&#233;rique latine, les travailleurs sociaux s'emploient &#224; reconstruire une &#171; casita &#187;, une petite maison, pour chaque enfant maltrait&#233; ou victime de fait de guerre : en premier lieu les fondations, puis les murs porteurs, les portes, les fen&#234;tres et enfin le toit&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Question de regard ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le regard port&#233; par le professionnel est essentiel : luttant contre le d&#233;couragement qui peut l'&#233;treindre dans certaines situations, il adoptera r&#233;solument le pari du potentiel de reconstruction &#224; r&#233;activer plut&#244;t que de river l'enfant &#224; son malheur pr&#233;sent. &#171; La plasticit&#233; des enfants est immense, et l'irr&#233;parable, quelqu'abominables qu'aient &#233;t&#233; les s&#233;vices subis, n'est jamais d&#233;finitivement commis si du moins l'on ne consent pas &#224; ce qu'il en soit ainsi &#187;, pr&#233;cise S&#233;gol&#232;ne Royal. Dans ce m&#234;me discours, elle avait os&#233; un parall&#232;le avec ce que l'on nomme &#171; l'effet Pygmalion &#187; qui fait de l'exigence et de l'ambition explicitement con&#231;ues par un enseignant (ou les parents, ou un &#233;ducateur) pour un jeune un facteur d&#233;terminant de r&#233;ussite effective. Elle avait d&#233;nonc&#233; les fausses repr&#233;sentations d'un certain d&#233;terminisme &#171; fait de mauvaise vulgarisation sociologique et psychologique, &#233;pris de reconduction sans espoir &#187;. En effet, nombre de ce que l'on a nomm&#233; des &#171; r&#233;ussites paradoxales &#187; ont d&#233;menti, parfois de mani&#232;re &#233;clatante, des diagnostics d&#233;faitistes, des pronostics d'&#233;chec scolaire, imput&#233; de mani&#232;re ultra-simpliste &#224; l'appartenance &#224; une classe sociale par exemple. En effet, la pr&#233;carit&#233;, le surendettement, la pauvret&#233;, sont autant de maltraitances sociales (&#224; laquelle, de m&#234;me, il n'y a aucune raison de se r&#233;signer).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un entretien &#224; Sin&#233; Hebdo (17 f&#233;vrier 2010), le neuropsychiatre &#233;thologue, auteur &#224; succ&#232;s, Boris Cyrulnik rejoint cette id&#233;e en d&#233;finissant des &#171; tuteurs de r&#233;silience &#187; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-parcours-de-resilience' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Roberte Colonel&lt;/a&gt;), &#224; savoir &#171; des profs qui d&#233;clenchent quelque chose chez un gamin, sans m&#234;me s'en rendre compte &#187;, en s'appuyant de fait sur des interactions pr&#233;coces qui motivent le d&#233;sir de comprendre&#8230; Plus loin, refusant le clich&#233; &#171; selon lequel les enfants maltrait&#233;s deviennent des parents maltraitants &#187;, il le qualifie m&#234;me de &#171; criminel &#187; : &#171; Plein de gosses, t&#233;moigne-t-il, m'ont dit : cette phrase a massacr&#233; ma vie bien plus que les coups de mon p&#232;re et de ma m&#232;re. &#187; &#201;tablissant la comparaison avec les tr&#232;s jeunes enfants que l'on avait sortis des d&#233;combres apr&#232;s les bombardements et qui, selon Anna Freud, devenaient tr&#232;s vite altruistes et partageaient leur gamelle, Cyrulnik pense que les enfants maltrait&#233;s &#171; deviennent attentifs aux autres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un concept pi&#233;g&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;silience serait donc hautement consensuelle&#8230; Pas tant que &#231;a. En 2003, s'&#233;tait tenu en Espagne le cinqui&#232;me congr&#232;s international des concepts, dans lequel des universitaires de toutes origines avaient mis en garde contre certaines manipulations dissimul&#233;es sous un langage commun&#233;ment admis. Ainsi, l'engouement actuel pour la r&#233;silience cacherait-il un g&#233;nial tour de passe-passe ? Dans un num&#233;ro du &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2003/08/TISSERON/10348&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Monde diplomatique d'ao&#251;t 2003&lt;/a&gt; intitul&#233; &#171; R&#233;silience &#187; ou la lutte pour la vie &#8211; Ces mots qui polluent la pens&#233;e, le psychanalyste Serge Tisseron avait estim&#233; que cette notion, qui est aux Etats-Unis &#171; une vertu sociale associ&#233;e &#224; la r&#233;ussite &#187; &#233;tait devenue en France une forme individualiste de richesse int&#233;rieure, l'art de cultiver son propre rebond. Le but, d&#233;nonce-t-il, n'est plus d'apporter &#224; chacun &#171; l'eau courante, des logements salubres, la d&#233;mocratie et un travail digne &#187;, mais&#8230; la r&#233;silience ! Et il y a ceux qui rebondiront, les autres pouvant, eux, s'adresser aux psychologues, psychiatres et autres tuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;non&#231;ant l'ambigu&#239;t&#233; du terme &#8211; qui &#171; masque le caract&#232;re toujours extr&#234;mement fragile des d&#233;fenses d&#233;velopp&#233;es pour faire face aux traumatismes &#187; &#8211;, Tisseron estime que dans le domaine de la r&#233;sistance psychique aux traumatismes, &#171; tout peut toujours basculer de mani&#232;re impr&#233;visible &#187;. Alors &#171; la r&#233;silience est peut-&#234;tre belle comme une perle, mais elle n'est jamais solide [&#8230;] On a pourtant toujours tendance &#224; la consid&#233;rer comme un fait acquis. &#187; Or, un traumatisme peut &#234;tre &#233;voqu&#233; r&#233;p&#233;titivement ou, &#224; l'inverse, enferm&#233; dans un placard psychique&#8230; Certains de ces m&#233;canismes, estime Tisseron, contribueront &#224; renforcer la capacit&#233; d'affirmer ses choix personnels, tandis que d'autres pousseront &#224; une adh&#233;sion inconditionnelle &#224; un groupe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'ancienne victime d'un traumatisme pourra parfois &#171; rebondir &#187; aux d&#233;pens de son entourage : le psychanalyste explique avoir rencontr&#233; dans sa pratique clinique des personnes semblant avoir surmont&#233; de graves traumatismes d'enfance, &#171; pourtant, leur haine &#224; l'&#233;gard de leurs parents ou de leurs &#233;ducateurs maltraitants reste intacte et ne demande qu'&#224; &#234;tre d&#233;plac&#233;e vers un ennemi que leur groupe leur d&#233;signe. &#187; Il en appelle donc &#224; la plus grande prudence avant &#171; de ranger sous un m&#234;me vocable des ph&#233;nom&#232;nes qui r&#233;sultent autant de l'environnement que des possibilit&#233;s psychiques propres &#224; chacun &#187;. Pourquoi ? Tisseron frappe fort en concluant : l'usage qui est fait aujourd'hui du mot r&#233;silience &#171; para&#238;t correspondre au m&#233;canisme le plus probl&#233;matique et le plus trompeur, &#224; savoir un clivage soutenu par un lien social capable d'ensommeiller, pour un temps ind&#233;termin&#233;, le monstre tapi au creux de personnalit&#233;s meurtries &#187;. Pour le moins, un avis &#224; contre-courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvellement introduit dans le domaine de la psychologie, le mot lui-m&#234;me a fait pol&#233;mique : n'existe-t-il pas un risque de faire &#233;merger une nouvelle doctrine, avec ses r&#232;gles, ses m&#233;thodes, des gourous et ses h&#233;ros ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bonne distance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, il n'est pas anodin de constater que l'&#233;poque qui a connu l'explosion du concept en France &#8212; il y a dix ans &#8212; s'est simultan&#233;ment int&#233;ress&#233;e, de fait, &#224; deux fronts : d'une part la sensibilisation croissante aux droits de l'enfant, la pr&#233;vention et la r&#233;v&#233;lation des situations de maltraitance &#233;tait particuli&#232;rement &#224; l'ordre du jour pour &#233;viter que &#171; nulle complaisance &#187; (comme il aurait pu en exister dans les d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes) ne soit plus admissible. En m&#234;me temps, avertissaient les d&#233;fenseurs de la r&#233;silience, il fallait veiller &#224; ne pas &#233;craser les enfants &#171; sous le poids de la cause, &#224; ne pas alourdir leur fardeau du poids de nos hantises &#187;. Une bonne distance, donc, &#224; trouver, entre d'une part les ravages du secret et d'autre part ceux d'une exposition excessive. Les groupes de parole des r&#233;seaux d'&#233;coute et d'accompagnement ont &#233;t&#233; encourag&#233;s &#224; partir de cette id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1925, dans son roman Manhattan transfert, l'&#233;crivain am&#233;ricain John Dos Passos avait dress&#233; un tableau litt&#233;raire du centre de New York au premier quart du XXe si&#232;cle, en s'int&#233;ressant &#224; des individus d'origines et de conditions diff&#233;rentes dont les vies s'entrecroisaient : avocat, politicien, journaliste, danseuse, marin, etc. Le narrateur observait : &#171; Le seul &#233;l&#233;ment qui puisse remplacer la d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard du pass&#233; est la d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard de l'avenir. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces deux documentaires sont produits par La &lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Cathode&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un parcours de r&#233;silience </title>
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&lt;p&gt;Roberte Colonel, abandonn&#233;e puis maltrait&#233;e pendant son enfance, a pu malgr&#233; tout se construire, psychiquement et affectivement, en s'appuyant sur des &#171; tuteurs de r&#233;silience &#187; de qui elle a su se faire aimer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un beau parcours de r&#233;silience que celui de Roberte Colonel, qui retrace son histoire et son combat dans un livre &#8211; O&#249; es-tu Maman ? (lire la critique) &#8211;, un t&#233;moignage dans lequel elle s'est lanc&#233;e &#224; 58 ans, apr&#232;s avoir lu Un merveilleux malheur de Boris Cyrulnik. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'origine il y a l'histoire de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-979-" rel="tag"&gt;979&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Roberte Colonel, abandonn&#233;e puis maltrait&#233;e pendant son enfance, a pu malgr&#233; tout se construire, psychiquement et affectivement, en s'appuyant sur des &#171; tuteurs de r&#233;silience &#187; de qui elle a su se faire aimer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un beau parcours de r&#233;silience que celui de Roberte Colonel, qui retrace son histoire et son combat dans un livre &#8211; O&#249; es-tu Maman ? (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Ou-es-tu-Maman' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;) &#8211;, un t&#233;moignage dans lequel elle s'est lanc&#233;e &#224; 58 ans, apr&#232;s avoir lu Un merveilleux malheur de Boris Cyrulnik.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine il y a l'histoire de sa m&#232;re, Eliane Duval, orpheline de m&#232;re &#224; huit ans, et enceinte de Roberte &#224; seize ans. On est en 1940, Eliane est trouv&#233;e dans un caf&#233; en compagnie d'un soldat allemand. Elle est mineure et son p&#232;re, pr&#233;venu, ne vient pas la rechercher. C'est ainsi qu'elle est plac&#233;e en institution et accouche dans une maternit&#233; de l'Assistance publique. La jeune m&#232;re s'occupe bien de son b&#233;b&#233; et quand la petite Roberte est plac&#233;e en famille d'accueil &#224; l'&#226;ge de dix mois, elle la suit &#224; la campagne o&#249; elle trouve un travail et un logement pour continuer &#224; voir sa fille aussi souvent que possible, toujours sous la tutelle de l'Assistance publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eliane se rend &#224; Paris pour demander au g&#233;niteur &#8211; un fran&#231;ais &#8211; de reconna&#238;tre l'enfant. L'Assistance publique consid&#232;re ce d&#233;part comme une &#171; fugue &#187; et lui interdit de revoir sa fille avant sa majorit&#233;. Roberte a alors dix-huit mois et sa m&#232;re dix-huit ans. Eliane cherche la protection de son p&#232;re qu'elle suit en Allemagne o&#249; il doit partir pour le Service de travail obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;crit &#224; l'Assistance publique : &lt;i&gt;&#171; Je n'abandonne pas ma fille, je reviendrai la reprendre d&#232;s ma majorit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Pourtant, &#224; trois ans, Roberte est consid&#233;r&#233;e comme abandonn&#233;e et devient pupille de l'Etat. Elle perd le nom de sa maman pour qu'elle ne puisse pas la retrouver. Elle est plac&#233;e dans une famille d'accueil dont la m&#232;re, meurtrie d'avoir perdu vingt ans plus t&#244;t son fianc&#233; &#224; la guerre, va d&#233;verser sur Roberte toute sa haine des Allemands et la maltraiter pendant des ann&#233;es&#8230; Punitions, gifles, privations, humiliations, insultes, &lt;i&gt;&#171; ce qui me d&#233;truisait le plus, c'&#233;tait les mots, quand elle me traitait de sale t&#234;te de boche, et traitait ma m&#232;re de putain, dans ces moments-l&#224;, je ne pouvais pas r&#233;pondre mais je suppliais int&#233;rieurement maman de revenir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sa maman ne reviendra pas, sans que Roberte sache jamais pourquoi. Et elle restera dans cette famille jusqu'&#224; quatorze ans, puis ira en internat poursuivre des &#233;tudes. Ce n'est que bien plus tard, &#224; plus de cinquante ans, que Roberte d&#233;couvrira, dans ses recherches, toutes les lettres que sa m&#232;re envoyait &#224; l'Assistance publique, &#224; chaque anniversaire, pour demander que sa fille lui soit rendue. Elle y &#233;voque des cadeaux, que Roberte n'a jamais re&#231;us. Il reste une lettre, envoy&#233;e pour ses vingt et un ans, que Roberte n'a jamais retrouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;cieux bagage de sa m&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment Roberte, abandonn&#233;e, brim&#233;e, rabaiss&#233;e depuis son plus jeune &#226;ge, a-t-elle pu se construire tant bien que mal, se marier, avoir deux enfants, un m&#233;tier, et ne pas sombrer d&#233;finitivement dans la d&#233;pression, l'autodestruction, la mort psychique ? &#171; &lt;i&gt; C'est sans doute que maman a d&#251; me donner beaucoup d'amour et me dire beaucoup de belles choses pendant mes 18 premiers mois de vie. &#187; &lt;/i&gt; Un temps court mais assez long pour ressentir qu'on a de la valeur, qu'on est pr&#233;cieuse et que l'on peut &#234;tre aim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si elle n'en a plus la m&#233;moire consciente, cette relation fondatrice avec sa m&#232;re a permis &#224; Roberte de se forger une estime de soi qui lui sera indispensable pour se faire aimer des bonnes personnes. Ce bagage maternel lui a fait croire en elle et lui a permis d'aller vers les autres, de mobiliser ces fameux &#171; tuteurs de r&#233;silience &#187; qui l'aideront &#224; se construire. Parmi ces tuteurs il y a eu le p&#232;re de la famille d'accueil. &lt;i&gt;&#171; Il me r&#233;confortait quand ma m&#232;re nourrici&#232;re me traitait mal, il me disait des mots gentils, j'avais de l'importance &#224; ses yeux, j'&#233;tais sa fille. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces paroles, cet adulte confirme &#224; la petite fille que l'injustice qu'elle ressent est l&#233;gitime, qu'elle ne m&#233;rite pas ces mauvais traitements, ces privations, que ce n'est pas elle qui est m&#233;chante mais que c'est sa m&#232;re nourrici&#232;re qui est mauvaise. Il permet ainsi &#224; Roberte de ne pas d&#233;velopper une image d'elle-m&#234;me trop n&#233;gative et de ne pas croire tout ce que sa mar&#226;tre dit sur elle. En donnant &#224; Roberte des bonbons en cachette de sa femme, ce p&#232;re nourricier lui apprend aussi que l'on peut r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tuteurs de r&#233;silience&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais d'avoir cet alli&#233; n'emp&#234;che pas Roberte d'&#234;tre malheureuse et de souffrir au quotidien de ce rejet permanent.&lt;i&gt; &#171; Dans le village, les filles de l'Assistance &#233;taient coupables de tous les maux, on n'&#233;tait pas aim&#233;es. &#187; &lt;/i&gt; &#192; cinq ans, l'Assistance publique la trouve ch&#233;tive et l'envoie en pr&#233;ventorium. Les religieuses qui s'occupent d'elle sont gentilles, aimantes et la respectent. Nouveau tuteur de r&#233;silience, elles lui font retrouver la sant&#233; et le sourire.&lt;i&gt; &#171; Je voulais &#234;tre comme les autres et j'&#233;tais r&#233;ceptive &#224; toute tendresse. &#187;&lt;/i&gt; Roberte se fait baptiser et devient ainsi une enfant de Dieu, comme les autres petites filles. Une religieuse devient sa marraine. Ce bapt&#234;me, puis cette adoption symbolique, qui ne destitue en rien sa maman de naissance, la rendent plus forte et fi&#232;re de sa filiation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour &#224; la ferme, Roberte va mieux. Elle profite des longues promenades avec son p&#232;re nourricier, dans la campagne environnante, &#224; contempler le paysage, main dans la main. Son p&#232;re nourricier incarne alors un id&#233;al masculin, un mod&#232;le d'homme, dont toute petite fille a besoin pour construire son identit&#233; de femme, et qui lui permettra plus tard d'aller vers les hommes. Il lui propose aussi un id&#233;al paternel : &lt;i&gt;&#171; J'ai grandi dans l'admiration du g&#233;n&#233;ral de Gaulle, que mon p&#232;re nourricier adulait, il incarnait la r&#233;sistance &#187;&lt;/i&gt;. Un id&#233;al de r&#233;sistance que Roberte reprend bien s&#251;r &#224; son compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre rencontre d&#233;cisive dans son cheminement sera celle d'une institutrice, en fin de primaire :&lt;i&gt; &#171; Elle s'int&#233;resse &#224; moi alors que j'&#233;tais mauvaise &#233;l&#232;ve et me met au premier rang, &lt;/i&gt; se souvient-elle, &lt;i&gt;c'est pour lui faire plaisir et pour que mon p&#232;re nourricier soit fier de moi que je commence alors &#224; travailler &#224; l'&#233;cole. &#187;&lt;/i&gt; Devenue bonne &#233;l&#232;ve, Roberte est cependant orient&#233;e, par d&#233;faut, vers des &#233;tudes courtes. Elle proteste et r&#233;siste. L&#224; encore, la jeune fille saura s'attirer la sympathie et la complicit&#233; de la directrice de l'&#233;tablissement, qui, trichant un peu avec le r&#232;glement, plaidera en sa faveur aupr&#232;s du directeur de l'Assistance publique, afin qu'elle soit r&#233;orient&#233;e vers une fili&#232;re qui lui pla&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roberte est maintenant adolescente. &#192; dix-sept ans, alors qu'elle est au lyc&#233;e technique de couture, elle rencontre G&#233;rard, fils d'un riche notable, qui sera son premier fianc&#233; et un fameux tuteur de r&#233;silience. &lt;i&gt;&#171; Je m'&#233;tais cousue une belle robe et rien ne laissait deviner que je venais de l'Assistance publique, &lt;/i&gt; se souvient-elle, &lt;i&gt;notre relation a dur&#233; trois ans malgr&#233; le d&#233;saccord de son p&#232;re et du directeur de l'Assistance publique qui pla&#231;ait chez ce riche exploitant bon nombre de gamins ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle revanche sur la vie. La fin de cette relation sera tr&#232;s douloureuse pour la jeune femme, la s&#233;paration de l'&#234;tre aim&#233; faisant &#233;cho &#224; son v&#233;cu d'abandon. Elle s'en remettra n&#233;anmoins et rencontrera quelques ann&#233;es plus tard son mari, Roger, dernier tuteur de r&#233;silience, avec qui elle aura deux enfants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;criture, recherche de v&#233;rit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je n'ai pas cherch&#233; &#224; retrouver Maman car mon mari ne le voulait pas et le directeur de l'Assistance publique m'en a dissuad&#233;. C'est mon fils a&#238;n&#233; qui, &#224; ses 18 ans, a fait des recherches et d&#233;couvert que Maman &#233;tait morte. &#187;&lt;/i&gt; Il faudra attendre encore des ann&#233;es pour que Roberte, lanc&#233;e dans l'&#233;criture de son livre, consulte son dossier &#224; l'Assistance publique. &lt;i&gt;&#171; J'ai d&#233;couvert &#224; ce moment-l&#224; que Maman n'a pas voulu m'abandonner, dans un sens c'est r&#233;confortant mais c'est aussi r&#233;voltant, injuste, &#231;a nous a d&#233;truits toutes les deux. &#187;&lt;/i&gt; Roberte a poursuivi son enqu&#234;te pour conna&#238;tre la v&#233;rit&#233;, fouillant les archives, rencontrant les personnes qui ont connu sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture de son premier livre a &#233;t&#233; vitale pour elle et r&#233;compens&#233;e par quelque 350 lettres de lecteurs. Elle &#233;crit ensuite un roman, Le sac &#224; Dos&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;ditions Grand Caract&#232;re' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et vient de terminer un manuscrit intitul&#233; Mon identit&#233; vol&#233;e, dans lequel elle r&#232;gle ses comptes avec l'Assistance publique. &lt;i&gt;&#171; J'avais besoin de crier ma douleur contre cette institution qui a broy&#233; des milliers de vies. &#187;&lt;/i&gt; Car &#234;tre r&#233;siliente n'emp&#234;che pas de souffrir et d'&#234;tre marqu&#233;e &#224; vie. &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s toutes ces ann&#233;es j'ai gard&#233; le r&#233;flexe de me taire, de rester &#224; ma place, de penser que je suis moins bien que les autres. &#187; &lt;/i&gt; Et chaque ann&#233;e pour la f&#234;te des m&#232;res, Roberte &#233;crit une lettre &#224; sa Maman dont elle a fait transf&#233;rer la tombe pr&#232;s de chez elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;ditions Grand Caract&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La petite sir&#232;ne de Copenhague</title>
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		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>766</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; On est tout le temps en qu&#234;te d'&#233;quilibre. C'est cela qui fait la condition humaine, car les animaux, eux, sont &#233;quilibr&#233;s. S'ils ne sont pas &#233;quilibr&#233;s, ils meurent. Le monde animal est adapt&#233;. Le monde humain est en recherche constante : c'est certainement ce qui fait sa difficult&#233; &#8211; et sa grandeur. &#187; (p.92) Tout le tapage m&#233;diatique autour de Boris Cyrulnik s'&#233;tant estomp&#233; et les fausses querelles autour de la notion de r&#233;silience s'&#233;tant dissip&#233;es, le moment redevient propice &#224; une v&#233;ritable rencontre (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; On est tout le temps en qu&#234;te d'&#233;quilibre. C'est cela qui fait la condition humaine, car les animaux, eux, sont &#233;quilibr&#233;s. S'ils ne sont pas &#233;quilibr&#233;s, ils meurent. Le monde animal est adapt&#233;. Le monde humain est en recherche constante : c'est certainement ce qui fait sa difficult&#233; &#8211; et sa grandeur. &#187; (p.92) Tout le tapage m&#233;diatique autour de Boris Cyrulnik s'&#233;tant estomp&#233; et les fausses querelles autour de la notion de r&#233;silience s'&#233;tant dissip&#233;es, le moment redevient propice &#224; une v&#233;ritable rencontre avec cet auteur et les aspects complexes d'une pens&#233;e qui ne se r&#233;duit pas au complexe de r&#233;silience. Le premier int&#233;r&#234;t de ce tout petit livre d'entretiens est de revenir sur la tr&#232;s fausse id&#233;e selon laquelle Boris Cyrulnik serait l'avatar d'une g&#233;n&#233;ration spontan&#233;e amplifi&#233;e par l'&#233;cho des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, Boris Cyrulnik est neurochirurgien dans le tout d&#233;but des ann&#233;es soixante, lorsque le professeur Laborit d&#233;couvre le Largactil (c'est le d&#233;but des neuroleptiques), que la psychiatrie s'ouvre &#224; &#171; l'id&#233;e g&#233;n&#233;reuse du secteur &#187; (p.15) et que les &#233;tudes sur le comportement du nouveau-n&#233; conduisent au d&#233;veloppement de l'&#233;thologie. Loin de tout r&#233;ductionnisme, la pens&#233;e de Boris Cyrulnik requiert au contraire une ouverture &#224; la pluridisciplinarit&#233; permettant l'&#233;mergence de ce que l'auteur nomme lui-m&#234;me une &#171; s&#233;miologie comportementale &#187;, c'est-&#224;-dire une m&#233;thode par laquelle &#171; tout comportement fait signe &#187; (p.31). D&#232;s lors, les recherches de Boris Cyrulnik le conduisent &#224; &#171; d&#233;poussi&#233;rer &#187; un mot qui para&#238;t &#171; tr&#232;s ancien &#187; et &#171; tr&#232;s vieux &#187; (p.67) afin d'en explorer la fonction structurante &#224; la fois pour l'individu et pour les groupes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque veut comprendre l'importance de la notion de r&#233;silience doit d'abord parcourir une pens&#233;e selon laquelle &#171; la dislocation sociale a &#224; voir non pas avec une &#233;conomie de la richesse ou de la pauvret&#233;, mais la possibilit&#233; de se reconna&#238;tre dans une appartenance, gr&#226;ce au rite &#187; (p.67). Aussi, &#224; l'heure o&#249; de nombreux travaux de recherche en travail social s'int&#233;ressent &#224; cette question des rites en institution, la lecture de ce petit ouvrage peut-elle &#234;tre une d&#233;marche utile. Elle permettra sans doute de rappeler &#224; tous ceux qui tentent de l'oublier que &#171; la vie, elle, est faite de d&#233;sordres &#187; (p.77) et que &#171; l'exc&#232;s d'ordre, le rituel monotone est aussi une forme de violence &#187;, de celle &#171; qui condamne &#224; mort toute vie psychique et culturelle &#187; (p.78). L'opinion, qui juge souvent un auteur sans l'avoir lu, accuse Boris Cyrulnik d'une pens&#233;e facile !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rappelant le caract&#232;re forc&#233;ment tragique de la condition humaine, cet ouvrage r&#233;tablit une autre v&#233;rit&#233; : celle d'une &#339;uvre inventive parce que, selon les mots de son auteur, pleine d'imperfections (p.91).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. France Culture/&#233;d. de l'Aube, 2005 (92 p. ; 8,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gu&#233;rir de son enfance</title>
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		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>750</dc:subject>

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&lt;p&gt;La r&#233;silience est devenue, ces derni&#232;res ann&#233;es, un concept tr&#232;s &#224; la mode. Pour les uns, il rend compte de ce processus multidimensionnel qui transforme le m&#233;tal de la souffrance en or du lien interpersonnel. Pour les autres, il reproduirait la th&#232;se darwinienne de la survivance des mieux adapt&#233;s. Jacques Lecomte consacre une &#233;tude passionnante et d&#233;taill&#233;e &#224; cette question, fourmillant de t&#233;moignages et de r&#233;sultats de recherche. &lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement &#224; ce que l'on pense souvent, l'immense majorit&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton504-87b62.jpg?1694025321' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;silience est devenue, ces derni&#232;res ann&#233;es, un concept tr&#232;s &#224; la mode. Pour les uns, il rend compte de ce processus multidimensionnel qui transforme le m&#233;tal de la souffrance en or du lien interpersonnel. Pour les autres, il reproduirait la th&#232;se darwinienne de la survivance des mieux adapt&#233;s. Jacques Lecomte consacre une &#233;tude passionnante et d&#233;taill&#233;e &#224; cette question, fourmillant de t&#233;moignages et de r&#233;sultats de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que l'on pense souvent, l'immense majorit&#233; des enfants maltrait&#233;s ne deviennent pas eux-m&#234;mes maltraitants. L'explication de ce ph&#233;nom&#232;ne tient dans leur capacit&#233; &#224; ne pas reproduire passivement ce qu'ils ont subi. Les facteurs qui facilitent cette r&#233;sistance sont multiples et diversifi&#233;s. Ils sont souvent li&#233;s &#224; des rencontres : le conjoint avec qui l'on vit, les enfants que l'on a, l'amiti&#233; que l'on tisse&#8230; Ces tuteurs de r&#233;silience jouent d'autant mieux le r&#244;le de promoteur, de facilitateur et de catalyseur qu'ils pr&#233;sentent un certain nombre de qualit&#233;s : montrer de l'empathie et de l'affection, s'int&#233;resser aux dimensions positives de la personne, faire preuve de patience et de modestie (chercher moins &#224; prouver &#224; l'autre qu'il joue un r&#244;le important que lui permettre de d&#233;couvrir ses propres ressources), ne pas se d&#233;courager face aux &#233;checs apparents, encourager et respecter chez l'autre tant l'estime de soi que l'altruisme&#8230; Un tel profil ressemble curieusement &#224; ce que doivent mettre en &#339;uvre les professionnels de l'aide, s'ils veulent r&#233;ussir &#224; cheminer aux c&#244;t&#233;s de celles et de ceux qu'ils c&#244;toient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si tout le monde peut devenir tuteur de r&#233;silience, personne ne peut d&#233;cr&#233;ter l'&#234;tre. C'est une &#233;trange alchimie qui pr&#233;side &#224; l'&#233;lection &#224; cette fonction. C'est souvent apr&#232;s coup, que l'on constate avoir jou&#233; ce r&#244;le. Et ce n'est pas forc&#233;ment l'intervenant form&#233; qui est le mieux plac&#233; et le plus efficace. Si certaines attitudes pr&#233;disposent &#224; devenir un tel tuteur, il en va de m&#234;me pour le sujet qui entre ou non dans le processus de r&#233;silience : les personnes &#224; l'enfance bless&#233;e peuvent d'autant mieux se relever qu'elles cr&#233;ent du sens sur ce qu'elles ont v&#233;cu : que ce soit par une qu&#234;te de sagesse ou de spiritualit&#233;, par un travail sur soi, par la cr&#233;ativit&#233;, le t&#233;moignage ou l'altruisme&#8230; Se reconna&#238;tre comme victime est sans doute la premi&#232;re &#233;tape. Car disculper ses parents revient &#224; prendre la responsabilit&#233; de ce qui s'est pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si la plainte est indispensable, on ne peut s'y r&#233;duire : l'accession &#224; la m&#233;moire de la douleur ne doit pas se r&#233;sumer &#224; la m&#233;moire douloureuse. C'est l&#224; qu'intervient la r&#233;action salvatrice qui consiste &#224; adopter consciemment un comportement oppos&#233; &#224; celui du parent maltraitant. On peut donc l'affirmer : &#171; l'individu n'est pas encha&#238;n&#233; par la forme des liens de son enfance, mais peut remodeler progressivement le type de relations affectives qu'il entretient avec son entourage &#187; (p.202). C'est le fondement m&#234;me du concept de r&#233;silience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2004 (382 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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