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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Quelle autorit&#233; d&#233;ployer dans le travail social du XXI&#232;me si&#232;cle ?</title>
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		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1326</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;fi&#233;e et rejet&#233;e, tout en &#233;tant attendue et souhait&#233;e&#8230; l'autorit&#233; est au c&#339;ur de la relation &#233;ducative. Induite, hier, par la seule position hi&#233;rarchique du p&#232;re, du chef ou du professeur, elle n&#233;cessite aujourd'hui d'&#234;tre l&#233;gitim&#233;e par une relation de confiance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Michel Decodin, moniteur-&#233;ducateur, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, puis chef de service en maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS) &lt;br class='autobr' /&gt;
Affirmer son autorit&#233; sans autoritarisme, c'est ce qu'il y a de plus difficile &#224; r&#233;aliser. Quoi qu'on en dise, le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1326-" rel="tag"&gt;1326&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;fi&#233;e et rejet&#233;e, tout en &#233;tant attendue et souhait&#233;e&#8230; l'autorit&#233; est au c&#339;ur de la relation &#233;ducative. Induite, hier, par la seule position hi&#233;rarchique du p&#232;re, du chef ou du professeur, elle n&#233;cessite aujourd'hui d'&#234;tre l&#233;gitim&#233;e par une relation de confiance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Michel Decodin, moniteur-&#233;ducateur, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, puis chef de service en maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Affirmer son autorit&#233; sans autoritarisme, c'est ce qu'il y a de plus difficile &#224; r&#233;aliser. Quoi qu'on en dise, le travailleur social est un vecteur de lois qu'il rappelle sans les avoir &#233;crites. Il permet aux personnes accompagn&#233;es de les int&#233;grer, sans les imposer. Faire sens dans un contexte de relation humaine est ardu, surtout si l'autorit&#233; est rejet&#233;e comme, en tout premier lieu, celle des parents. Le travailleur social transmet et affirme l'importance du respect de codes, de normes, de valeurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui mais comment faire ? Comment ne pas imposer et faire que les jeunes per&#231;oivent qu'ils ont &#224; la fois besoin d'attention, de justice, mais surtout de signification.&lt;br class='autobr' /&gt;
La structuration de la personnalit&#233; est efficiente, si le rapport au monde dans lequel l'individu &#233;volue est &#233;labor&#233; et mentalis&#233; au regard de codes, de lois qui r&#233;gissent l'espace, le contexte, et l'&#233;poque dans lequel le jeune se socialise. Le but n'est-il pas de soutenir la mise en autonomie en permettant d'&#233;tablir des relations sociales acceptables, cr&#233;dibles et durables ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi le oui, comment le non ? L'utilisation de ces deux mots est souvent justifi&#233;e par n&#233;cessit&#233;. Il en d&#233;coule des r&#233;actions positives, n&#233;gatives, conflictuelles et bien souvent rassurantes &#224; condition d'&#234;tre concis et pr&#233;cis. Ces deux mots ne peuvent r&#233;sonner chez autrui que s'ils sont raisonn&#233;s par celui qui les prononce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes veulent bien souvent &#171; se faire seuls &#187;, d&#233;cider de tout et pour tout. R&#233;pondre &#224; leurs exigences peut les envahir et souvent les d&#233;stabiliser. La question de la l&#233;gitimit&#233; se pose. Qui peut s'autoriser &#224; autoriser, si ce n'est une personne de r&#233;f&#233;rence, sur qui l'on peut s'appuyer, s'opposer sans craindre de perdre la relation.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autorit&#233; est parfois confondue avec abus de pouvoir. Si c'est le cas il s'agit d'un d&#233;faut de conduite &#233;ducative fragilis&#233; par des h&#233;sitations, des tentatives de justifications qui embrouillent et ins&#233;curisent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Faire preuve d'autorit&#233; c'est d&#233;j&#224; assurer l'autre de sa pr&#233;sence. Se confronter, &#234;tre en d&#233;saccord pour trouver des accords et rendre l'insupportable supportable.&lt;br class='autobr' /&gt;
De par mon exp&#233;rience, un jeune se souvient longtemps de la premi&#232;re sanction qu'il n'a pas eu et souvent au d&#233;triment de sa propre personne ou de son entourage. Le m&#233;lange, pr&#233;vention-sanction-&#233;ducation-attention peut s'av&#233;rer fructueux et profitable.&lt;br class='autobr' /&gt;
La meilleure forme d'autorit&#233; n'est-elle pas celle que l'on exerce sur soi-m&#234;me afin de ne pas subir celle des autres ?&lt;br class='autobr' /&gt;
J'associe &#224; la question de l'autorit&#233; celle de la responsabilit&#233;, de la maturit&#233;, de la capacit&#233; &#224; penser par soi-m&#234;me. Une des fonctions principales du travailleur social n'est-elle pas de permettre &#224; la personne accompagn&#233;e d'acc&#233;der &#224; l'autonomie, &#224; l'art de penser sa vie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Freud affirme qu'un enfant ob&#233;it, parce qu'il a peur de perdre l'amour de ses parents. La notion d'autorit&#233; est ici rejointe par la notion de crainte, de perte de l'affection. Que dire des adolescents qui vont tester l'&#233;ducateur pour v&#233;rifier sa solidit&#233;, sa cr&#233;dibilit&#233; et surtout son engagement &#224; ne pas laisser tout faire ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Ce n'est jamais la m&#234;me eau qui coule dans la m&#234;me rivi&#232;re &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autorit&#233; d'aujourd'hui est-elle comparable &#224; celle d'hier ? Oui, si l'on en croit les m&#233;dias qui la critique et la v&#233;n&#232;re en m&#234;me temps, depuis des d&#233;cennies. Le paradoxe du travailleur social est bien celui d'&#234;tre engag&#233; dans une relation d'aide au premier abord, rejet&#233;e, puis d&#233;fi&#233;e pour &#234;tre souvent accept&#233;e de celui qui a su faire preuve d'autorit&#233; rassurante et structurante. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_6218 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L364xH371/capture_d_e_cran_2022-10-26_a_10.13.02-5cde2.png?1693571122' width='364' height='371' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;A publi&#233; &lt;i&gt;&#171; De l'impossible vers un possible &#187;&lt;/i&gt; aux &#233;ditions V&#233;rone&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Laurent Ott, philosophe social, directeur Interm&#232;des-Robinson&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a des mots &#171; pi&#232;ges &#187;, comme le mot &#171; autorit&#233; &#187;. D&#232;s qu'on prononce ce mot dans le secteur &#233;ducatif, m&#233;dico-social, ou m&#234;me culturel, on est irr&#233;sistiblement attir&#233; vers un discours sur le &#171; d&#233;clin &#187;, la recherche effr&#233;n&#233;e de son r&#233;tablissement ou de sa mise &#224; l'&#233;preuve au quotidien. Quel ennui ! Et surtout quel risque de tourner en rond dans la pens&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est temps d'en sortir, il est temps de sortir de la question de l'autorit&#233; et de s'interroger sur la notion d'impact. Quel impact dans la vie des gens, les destins, les parcours, le travail social peut-il revendiquer au temps des crises interminables et globales ? Crises sociales, &#233;conomiques, politiques, culturelles, environnementales, sanitaires,&#8239;etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Interroger la notion de l'autorit&#233; du Travail social en ce premier quart du XXI&#232;me si&#232;cle, c'est se demander comment l'ancien monde du Social, l'ancien ordre institutionnel, peut laisser la place &#224; des formes d'organisation nouvelles, plus souples et plus en prise avec les r&#233;alit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une chose est s&#251;re, on n'est plus dans une soci&#233;t&#233; &#171; des places &#187; dans laquelle l'autorit&#233; serait attach&#233;e &#224; la position qu'on occupe, au titre qu'on a, ou &#224; la l&#233;gitimit&#233; de l'institution qu'on repr&#233;sente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voici nus et sans d&#233;fense au sein d'une soci&#233;t&#233; qui se d&#233;lite, qui perd la notion du sens commun au profit des int&#233;r&#234;ts individuels ; au c&#339;ur d'institutions qui se renferment, qui coupent les liens avec la r&#233;alit&#233; sociale, qui se prot&#232;gent.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autorit&#233; ne d&#233;coule plus de la notion de place, elle s'inscrit ou ne s'inscrit plus qu'au cours de relations que nous nouons avec nos publics et qui nous entra&#238;nent in&#233;vitablement &#224; prendre des positions, &#224; nous salir les mains, &#224; prendre des risques, et &#224; avoir contre nous des dirigeants frileux, obs&#233;d&#233;s par les pr&#233;occupations, sanitaires, s&#233;curitaires &#233;lectorales.&lt;br class='autobr' /&gt;
La seule autorit&#233; que nous pouvons avoir est li&#233;e &#224; notre capacit&#233; &#224; rester &#171; vrai s &#187;, et surtout fid&#232;les &#224; notre parole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme &#233;ducateur, enseignant, puis comme dirigeant ou chef d'&#233;quipe, je sais combien l'autorit&#233; que je peux repr&#233;senter par moments est surtout li&#233;e &#224; ma capacit&#233; &#224; tenir parole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les enfants m'ont appris ce qu'ils r&#233;clament le plus et ce dont ils ont le plus besoin : des adultes qui disent ce qu'ils font et qui font ce qu'ils disent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui il faut ajouter &#224; cette formule, un &#171; co&#251;te que co&#251;te &#187; qui en effraiera plus d'un.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bonne question me semble donc ; l'autorit&#233; n'est pas un probl&#232;me. Comme acteur social, de nos jours, libre &#224; vous d'en incarner autant que vous voudrez.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bonne question est : quel prix &#234;tes-vous pr&#234;t &#224; payer pour cela ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la police en d&#233;mocratie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-la-police-en-democratie</link>
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		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1215</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si l'on en croit les autorit&#233;s politiques et administratives ou les syndicats de policiers : tout va bien. Les forces de l'ordre de notre pays n'ont pas &#224; se remettre en cause, la population devant leur faire confiance. Quand un sociologue y regarde de plus pr&#232;s, la r&#233;alit&#233; est bien moins optimiste. C'est ce que fait Sebastian Roch&#233; avec rigueur et m&#233;thode. Les nombreuses &#233;tudes nationales et comparatives internationales placent nos policiers et nos gendarmes &#224; une bien modeste place dans tous les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Autorite" rel="tag"&gt;Autorit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1215-" rel="tag"&gt;1215&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L105xH150/arton5424-615bd.jpg?1694586737' width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'on en croit les autorit&#233;s politiques et administratives ou les syndicats de policiers : tout va bien. Les forces de l'ordre de notre pays n'ont pas &#224; se remettre en cause, la population devant leur faire confiance. Quand un sociologue y regarde de plus pr&#232;s, la r&#233;alit&#233; est bien moins optimiste. C'est ce que fait Sebastian Roch&#233; avec rigueur et m&#233;thode. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les nombreuses &#233;tudes nationales et comparatives internationales placent nos policiers et nos gendarmes &#224; une bien modeste place dans tous les classements : ce ne sont jamais ni les pires, ni les meilleurs, loin de l'arbitraire de certains pays min&#233;s par la corruption, mais tout aussi &#233;loign&#233;s de mod&#232;les plus respectueux de valeurs d&#233;mocratiques. Que peut-on donc leur reprocher ? On peut privil&#233;gier une &#233;valuation quantitative en mati&#232;re d'efficacit&#233; et de r&#233;activit&#233;. Mais ce peut tout autant &#234;tre des crit&#232;res &#233;thiques que l'on peut utiliser. Et c'est surtout ce qu'attend la soci&#233;t&#233;. L&#224; o&#249; l'autorit&#233; des forces de l'ordre devrait &#234;tre l&#233;gitim&#233;e par leur neutralit&#233;, leur impartialit&#233;, leur respect de la dignit&#233;, leur &#233;coute des citoyens, la pierre de touche de r&#233;f&#233;rence fait appel &#224; la peur qu'elles inspirent et la force utilis&#233;e pour se faire respecter. &lt;br class='autobr' /&gt;
Leur bo&#238;te &#224; outils professionnelle n'est pas constitu&#233;e pour l'essentiel par le lien de confiance tiss&#233; avec la population, mais par un arsenal de cat&#233;gorisation et de st&#233;r&#233;otypes associant appartenance &#224; un groupe ethnique et d&#233;linquance. Ce qui explique que les minorit&#233;s soient deux fois plus contr&#244;l&#233;es que les citoyens blancs. Si la police fran&#231;aise ne peut &#234;tre qualifi&#233;e de raciste, elle est bien loin d'&#234;tre immunis&#233;e vis-&#224;-vis de comportements &#233;thiquement biais&#233;s. Des &#233;volutions sont possibles. Encore faut-il que le politique ait le courage de les engager.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Grasset, 2016, (376 p. &#8211; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;ducation en mal d'autorit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-education-en-mal-d-autorite</link>
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		<dc:date>2014-04-02T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1138</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'autorit&#233; fut longtemps fond&#233;e sur la toute-puissance autocratique du pater familias, s'exer&#231;ant verticalement et exigeant sur le champ et sans contestation possible l'ob&#233;issance. Cette soumission fut l&#233;gitim&#233;e tant par un Aristote consid&#233;rant que l'enfant est uniquement prisonnier de ses d&#233;sirs, qu'un La Bruy&#232;re lui attribuant toutes les turpitudes humaines, qu'un Kant le r&#233;duisant &#224; la somme de ses impulsions d&#233;sordonn&#233;es que la discipline n'avait pas encore humanis&#233;es ou encore un Le Play le d&#233;crivant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1138-" rel="tag"&gt;1138&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton4198-8b4d8.jpg?1694083567' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'autorit&#233; fut longtemps fond&#233;e sur la toute-puissance autocratique du pater familias, s'exer&#231;ant verticalement et exigeant sur le champ et sans contestation possible l'ob&#233;issance. Cette soumission fut l&#233;gitim&#233;e tant par un Aristote consid&#233;rant que l'enfant est uniquement prisonnier de ses d&#233;sirs, qu'un La Bruy&#232;re lui attribuant toutes les turpitudes humaines, qu'un Kant le r&#233;duisant &#224; la somme de ses impulsions d&#233;sordonn&#233;es que la discipline n'avait pas encore humanis&#233;es ou encore un Le Play le d&#233;crivant comme responsable d'une invasion permanente de la barbarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains auteurs contemporains, tr&#232;s pris&#233;s aux &#201;tats-Unis, revendiquent le dressage violent du petit d'homme comme seul moyen de le remettre dans le droit chemin. Yann Le Pennec, partant de l'impulsion donn&#233;e par Nicolas Sarkozy au retour &#224; la discipline et &#224; l'ordre, interroge les mutations sociologiques en cours et les impasses autoritaires. Sa conviction est claire : la socialisation de l'enfant ne peut se r&#233;duire &#224; l'inculcation m&#233;canique des lois sociales sur un sujet r&#233;put&#233; passif, dans une reproduction de m&#233;thodes de transmission traditionnelles. Cadrer, encadrer, contr&#244;ler, surveiller, punir rel&#232;vent d'une illusion de ma&#238;trise face &#224; des jeunes g&#233;n&#233;rations qui ne se contentent plus de prendre les places auxquelles la soci&#233;t&#233; les assigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De profonds bouleversements soci&#233;taux sont venus invalider les approches &#233;ducatives fond&#233;es sur le seul contr&#244;le coercitif. L'individualisation croissante, l'effondrement des grandes id&#233;ologies, le sentiment d'auto-engendrement, l'effet pervers d'un lib&#233;ralisme corrodant les valeurs du vivre ensemble r&#233;sum&#233;es au seul int&#233;r&#234;t &#233;go&#239;ste, l'assujettissement du bien-&#234;tre de l'enfant &#224; la satisfaction imm&#233;diate et &#224; une jouissance sans entrave&#8230; ont r&#233;duit &#224; n&#233;ant les sch&#233;mas ancestraux de ce qui faisait autorit&#233;. Les appels aux parents d'un certain nombre de sp&#233;cialistes &#224; &#171; oser se faire ob&#233;ir &#187;, &#171; savoir dire non &#187;, &#171; poser des limites &#187;, &#171; se montrer efficaces &#187; tournent dans le vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yann Le Pennec ne se contente pas de constats d&#233;sesp&#233;rants. Il formule aussi des propositions susceptibles d'asseoir l'autorit&#233; sur de nouvelles bases. Avec Fran&#231;ois Dolto, il r&#233;affirme la n&#233;cessit&#233; de consid&#233;rer l'enfant et sa parole comme source de cr&#233;ativit&#233; et de potentialit&#233;, au lieu de le limiter &#224; la seule expression de son instinct. Avec C&#233;lestin Freinet, il revendique le t&#226;tonnement, l'exp&#233;rimentation comme sources de cheminement, plut&#244;t que l'imposition d'un savoir &#224; inculquer. Et c'est bien l'&#233;ducation &#224; la citoyennet&#233;, au droit et &#224; la d&#233;mocratie qui permettra de placer le petit d'homme &#224; une place active : lui apprendre &#224; coop&#233;rer, d&#233;velopper son pouvoir d'agir, encourager ses initiatives, lib&#233;rer sa parole, lui fournir l'opportunit&#233; de s'organiser lui donnerait les possibilit&#233;s d'int&#233;grer le jeu des libert&#233;s et des obligations propre, &#224; toute vie en soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan, 2013 (11,50 &#8364; ; 89 p.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;ducation et d&#233;mocratie. L'exp&#233;rience des r&#233;publiques d'enfants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Education-et-democratie-L-experience-des-republiques-d-enfants</link>
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		<dc:date>2012-03-14T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1054</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a plus de discipline &#224; l'&#233;cole &#187;, tel est le refrain dont on nous rebat les oreilles. Pourtant, ce n'est pas tant l'autorit&#233; qui est en faillite, que l'autoritarisme dominateur. Ce n'est pas tant l'ob&#233;issance qui est en cause, que le pouvoir arbitraire. Ce n'est pas tant la contrainte qui pose difficult&#233; que l'injonction par la soumission. Depuis que le sujet du roi est devenu citoyen, l'autorit&#233; doit &#234;tre l&#233;gitime, l'ob&#233;issance doit &#234;tre librement consentie et la contrainte doit s'appuyer sur une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il n'y a plus de discipline &#224; l'&#233;cole &#187;, tel est le refrain dont on nous rebat les oreilles. Pourtant, ce n'est pas tant l'autorit&#233; qui est en faillite, que l'autoritarisme dominateur. Ce n'est pas tant l'ob&#233;issance qui est en cause, que le pouvoir arbitraire. Ce n'est pas tant la contrainte qui pose difficult&#233; que l'injonction par la soumission. Depuis que le sujet du roi est devenu citoyen, l'autorit&#233; doit &#234;tre l&#233;gitime, l'ob&#233;issance doit &#234;tre librement consentie et la contrainte doit s'appuyer sur une justification rationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage que consacrent Romuald Avet et Mich&#232;le Mialet aux exp&#233;riences des r&#233;publiques d'enfants vient &#224; point nomm&#233;, pour interroger l'h&#233;g&#233;monie qu'exercent nos soci&#233;t&#233;s &#224; l'&#233;gard des plus jeunes de leurs membres. Il est quand m&#234;me paradoxal d'apprendre aux enfants le processus d&#233;mocratique consistant &#224; ce que chaque citoyen puisse participer aux affaires de la cit&#233;, alors qu'eux-m&#234;mes ne sont pas associ&#233;s &#224; celles qui les concernent directement. L'&#233;cole, tout comme les institutions d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, leur d&#233;nie toute existence en tant qu'&#234;tre social et acteur de leur vie. Un peu comme s'il leur fallait attendre l'&#226;ge adulte pour acc&#233;der &#224; la citoyennet&#233;. Les communaut&#233;s qui fonctionnent sur un principe autogestionnaire corrigent cette injustice, en donnant la possibilit&#233; aux enfants de contribuer &#224; l'administration de l'institution o&#249; ils vivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela change tout, car apprendre &#224; d&#233;cider soi-m&#234;me et avec les autres, ce n'est pas la m&#234;me chose que de confier aux seuls adultes le pouvoir d'organiser la vie sociale. Trois constantes traversent ces r&#233;publiques d'enfants. C'est d'abord le statut de citoyen accord&#233; &#224; l'enfant, au m&#234;me titre que l'adulte, l'un et l'autre &#233;tant alors en situation d'&#233;galit&#233;. Ce sont, ensuite, des instances de d&#233;mocratie d&#233;lib&#233;rative d&#233;cidant de l'organisation fonctionnelle de la vie institutionnelle : assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, tribunaux constitu&#233;s d'enfants charg&#233;s de juger les transgressions, d&#233;cisions prises par vote, r&#233;union d&#233;bat, etc. C'est, enfin, la substitution de l'ob&#233;issance contrainte &#224; l'adulte, par la libre ob&#233;issance aux r&#232;gles coll&#233;giales adopt&#233;es d&#233;mocratiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs d&#233;crivent six de ces communaut&#233;s auto organis&#233;es, avec en premier, celles fond&#233;es en 1912 et 1919, par Janus Korzcak, &#224; Varsovie. Mais d'autres exp&#233;riences ont eu lieu un peu partout en Europe : Little Commonwealth, une maison de correction ouverte en 1912 en Angleterre, la c&#233;l&#232;bre &#233;cole de Summerhill, le ch&#226;teau de la Guette accueillant des enfants juifs allemands fuyant le nazisme, le Moulin Vieux regroupant des enfants de r&#233;fugi&#233;s espagnols et l'&#233;tonnante r&#233;publique des Muchachos en pleine Espagne franquiste, qui essaimera en Am&#233;rique du Sud.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ Social, 2012 (158 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il est permis d'ob&#233;ir. L'ob&#233;issance n'est pas la soumission</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-est-permis-d-obeir-L-obeissance-n-est-pas-la-soumission</link>
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		<dc:date>2010-05-20T04:45:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>973</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le th&#232;me de l'autorit&#233; est devenu une obsession. La question de l'ob&#233;issance semble, quant &#224; elle, relever du pire des registres r&#233;actionnaires. Seule la d&#233;sob&#233;issance appara&#238;t lib&#233;ratrice face &#224; une &#233;ducation rigide et autoritaire. Fort de ce constat, Daniel Marcelli propose une r&#233;flexion passionnante, nous d&#233;montrant avec brio en quoi l'ob&#233;issance est le corollaire de l'autonomie. Que le lecteur se rassure : on ne trouvera pas ici le moindre relent pass&#233;iste sur les vertus d'un style &#233;ducatif traditionnel (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le th&#232;me de l'autorit&#233; est devenu une obsession. La question de l'ob&#233;issance semble, quant &#224; elle, relever du pire des registres r&#233;actionnaires. Seule la d&#233;sob&#233;issance appara&#238;t lib&#233;ratrice face &#224; une &#233;ducation rigide et autoritaire. Fort de ce constat, Daniel Marcelli propose une r&#233;flexion passionnante, nous d&#233;montrant avec brio en quoi l'ob&#233;issance est le corollaire de l'autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le lecteur se rassure : on ne trouvera pas ici le moindre relent pass&#233;iste sur les vertus d'un style &#233;ducatif traditionnel qui, pour l'auteur, s'apparentait plus &#224; du dressage, l'adulte cherchant &#224; devenir ma&#238;tre de l'enfant, en utilisant soit la force brute, soit la s&#233;duction. La soci&#233;t&#233; contemporaine a vu un certain nombre de piliers se d&#233;construire : l'immaturit&#233; de l'enfant n'est plus con&#231;ue comme un inconv&#233;nient mais comme une potentialit&#233; qui ne demande qu'&#224; se d&#233;ployer, l'individu pr&#233;vaut dor&#233;navant sur le collectif, l'asym&#233;trie entre g&#233;n&#233;rations se heurte &#224; la revendication d'&#233;galit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mutations ont provoqu&#233; une v&#233;ritable r&#233;volution copernicienne : les parents proposent, les enfants disposent. Ce n'est plus l'interdiction qui constitue la norme, mais l'autorisation. Avec comme avantages majeurs, la priorit&#233; du d&#233;sir, l'affirmation de soi, le sentiment de comp&#233;tences chez l'enfant&#8230; et comme inconv&#233;nient principal la perception de toute limitation ou frustration comme autant d'exp&#233;riences insupportables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quid de l'autorit&#233; qui relie les humains entre eux et qui est au c&#339;ur du processus d'humanisation et de culture ? Son ancienne d&#233;clinaison, cet autoritarisme bas&#233; sur la contrainte et la soumission, est moribonde. On retrouve ce comportement relevant du registre &#233;thologique dans le monde animal qui fonctionne pour l'essentiel sur le rapport de force entre dominants et domin&#233;s. Dans l'esp&#232;ce humaine, le d&#233;sir d'assujettir son cong&#233;n&#232;re est aussi pr&#233;sent. Et l'enfant, par sa fragilit&#233;, est la premi&#232;re victime de ce besoin archa&#239;que et primaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout autre est l'autorit&#233; d&#233;mocratique qui construit et qui autorise, avant d'interdire. Celle-ci ne se prend ni se d&#233;cr&#232;te. Elle s'accorde et se m&#233;rite. Elle est fond&#233;e sur la discussion, l'argumentation, la justification, la recherche de consensus, de confiance et de r&#233;ciprocit&#233;. Elle implique une ob&#233;issance qui, contrairement &#224; la soumission qui maintient autrui en situation d'inf&#233;riorit&#233;, offre au plus faible la possibilit&#233; de grandir, d'accro&#238;tre progressivement ses possibilit&#233;s et ses libert&#233;s. &#171; L'&#233;ducation ne consiste pas &#224; tout faire pour que les enfants ob&#233;issent, l'&#233;ducation consiste &#224; les &#233;lever jusqu'&#224; ce point o&#249; ils pourront choisir d'ob&#233;ir ou de d&#233;sob&#233;ir &#187; (p.137). Parce que la d&#233;sob&#233;issance est l'aboutissement de l'ob&#233;issance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Albin Michel, 2009 (265 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il &#234;tre plus s&#233;v&#232;re avec nos enfants ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Faut-il-etre-plus-severe-avec-nos-enfants</link>
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		<dc:date>2008-11-27T06:16:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>907</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est des livres qui font gagner beaucoup de temps. Celui-ci en fait partie. Il permet de mesurer l'int&#233;r&#234;t qu'il y a &#224; lire les 14 autres &#233;crits de ces deux p&#233;diatres m&#233;diatiques, devenus des r&#233;f&#233;rences pour nombre de parents. C'est vrai qu'ils visent parfois juste. Mais, d'autres affirmations sont pour le moins p&#233;remptoires. Edwige Antier nous explique ainsi : &#171; Le nourrisson, le b&#233;b&#233;, puis l'enfant jusqu'&#224; trois ans, doit &#234;tre le roi &#187; Jusqu'&#224; cet &#226;ge, il ne fait jamais de caprices, continue-t-elle&#8230; il (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des livres qui font gagner beaucoup de temps. Celui-ci en fait partie. Il permet de mesurer l'int&#233;r&#234;t qu'il y a &#224; lire les 14 autres &#233;crits de ces deux p&#233;diatres m&#233;diatiques, devenus des r&#233;f&#233;rences pour nombre de parents. C'est vrai qu'ils visent parfois juste. Mais, d'autres affirmations sont pour le moins p&#233;remptoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edwige Antier nous explique ainsi : &#171; Le nourrisson, le b&#233;b&#233;, puis l'enfant jusqu'&#224; trois ans, doit &#234;tre le roi &#187; Jusqu'&#224; cet &#226;ge, il ne fait jamais de caprices, continue-t-elle&#8230; il ne fait qu'exprimer &#171; des besoins auxquels nous sommes tenus de r&#233;pondre &#187; (p.16). C'est au contraire celui qui n'a pas &#233;t&#233; roi qui va devenir tyran ensuite (sic !). &#171; C'est sadique de vouloir frustrer un enfant [&#8230;] Un enfant frustr&#233; pr&#233;sente des risques de d&#233;linquance par la suite &#187; (p.35). Sans commentaire&#8230; &#171; Un enfant de moins de trois ans n'est absolument pas programm&#233; pour dormir tout seul &#187; (p.39). Ayant s&#251;rement d&#233;couvert les g&#232;nes qui le d&#233;montrent, Edwige Antier conseille aux parents de dormir avec leur b&#233;b&#233;. Comme elle a pens&#233; &#224; tout, elle leur conc&#232;de de pouvoir se rendre dans une autre pi&#232;ce de la maison, s'ils veulent avoir une vie intime, tout en rejoignant &#171; leur enfant au matin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Aldo Naouri, il est tout aussi imp&#233;rieux : &#171; Si un parent prend une d&#233;cision sans h&#233;sitation, l'enfant le suit &#187;, affirme-t-il. Si celui-ci n'ob&#233;it pas, c'est tout simplement que l'adulte ne s'est pas montr&#233; s&#251;r de lui. Ben voyons ! Reprenant les vieilles lunes lacaniennes, il fournit un pr&#233;cieux conseil aux p&#232;res : &#171; Le meilleur moyen d'&#234;tre p&#232;re de son enfant est d'&#234;tre appr&#233;ci&#233; par la m&#232;re de cet enfant, autrement dit d'&#234;tre son amant &#187; (p.64). Mais aussi, &#171; &#224; l'int&#233;rieur de la psych&#233; de l'enfant, toute autorit&#233; se r&#233;v&#232;le per&#231;ue comme d'essence paternelle &#187; (p.67). &#171; S'occuper d'un enfant, c'est &#233;puisant et qu'il n'y a que les femmes pour le faire &#187; (p.66).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore, si nos deux p&#233;diatres d&#233;fendaient un point de vue, cela irait : rien de plus respectable qu'une opinion. Mais non, tout cela est affirm&#233; de mani&#232;re tellement dogmatique et d&#233;finitive qu'on a le sentiment qu'ils seraient les porte-paroles d'une r&#233;v&#233;lation re&#231;ue d'on ne sait quelle instance supr&#234;me de l'&#233;ducation. Certes, Edwige Antier a quelque pudeur : &#171; On ne peut esp&#233;rer leur [les parents] donner un mode d'emploi &#187;, commence-t-elle par affirmer, avant de s'empresser de le faire tout le temps. Aldo Naouri, lui au moins, n'a pas cette coquetterie. Son objectif ? &#171; D&#233;niaiser mon lectorat &#187; (p.85). Ses comp&#233;tences ? &#171; Moi, je sais ce qu'est le psychisme de l'enfant &#187; (p.60), &#171; j'insiste sur le fait qu'il s'agit-l&#224; d'une v&#233;rit&#233; qui se constate en clinique sur cent pour cent des b&#233;b&#233;s &#187; (p.70), affirme-t-il, sans ciller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut toujours se m&#233;fier des sp&#233;cialistes qui profitent du d&#233;sarroi des parents pour leur vendre leurs certitudes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Mordicus, 2008 (94 p. ; 9,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Petit trait&#233; des conflits ordinaires</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Petit-traite-des-conflits-ordinaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Petit-traite-des-conflits-ordinaires</guid>
		<dc:date>2007-04-05T16:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>835</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est traditionnel d'aller chercher l'origine d'un conflit dans les traits de caract&#232;re des protagonistes, dans leurs difficult&#233;s &#224; s'&#233;couter ou &#224; se comprendre ou encore dans des dimensions affectives telles que la ranc&#339;ur, la jalousie ou l'animosit&#233;&#8230; Les auteurs d&#233;montrent ici que la complexit&#233; &#224; &#233;tablir un consensus ne constitue pas une aberration, mais une issue possible &#224; la communication au m&#234;me titre que l'entente ou la compr&#233;hension r&#233;ciproque. &lt;br class='autobr' /&gt;
En un mot comme en cent : il est aussi normal de se (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton1743-8e247.jpg?1694177962' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est traditionnel d'aller chercher l'origine d'un conflit dans les traits de caract&#232;re des protagonistes, dans leurs difficult&#233;s &#224; s'&#233;couter ou &#224; se comprendre ou encore dans des dimensions affectives telles que la ranc&#339;ur, la jalousie ou l'animosit&#233;&#8230; Les auteurs d&#233;montrent ici que la complexit&#233; &#224; &#233;tablir un consensus ne constitue pas une aberration, mais une issue possible &#224; la communication au m&#234;me titre que l'entente ou la compr&#233;hension r&#233;ciproque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un mot comme en cent : il est aussi normal de se disputer que de vivre en harmonie. Pour se sentir exister, chacun d'entre nous cherche &#224; &#234;tre reconnu dans le regard des autres. Pour pr&#233;venir tout rejet ou disqualification, il s'arrange pour pr&#233;senter une image positive de soi. Cela ne rel&#232;ve pas d'un quelconque narcissisme, mais de la simple volont&#233; de se faire aimer, qu&#234;te fondatrice de tout &#234;tre humain. La strat&#233;gie mise en &#339;uvre pour y arriver valorise les qualit&#233;s que l'on sait avoir et minimise les d&#233;fauts que l'on cherche &#224; cacher. La relation aux autres peut finalement se r&#233;sumer &#224; une parade : parader pour s'exhiber et se faire valoir, parer dans le sens de se prot&#233;ger. Seule est &#233;quilibr&#233;e la relation qui permet &#224; chacun de conserver et de d&#233;fendre une image valorisante de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de multiples facteurs freinent cette &#233;laboration r&#233;ciproque. Il y a d'abord ces personnes &#233;gocentr&#233;es. Plus on est ouvert &#224; l'autre, plus on a des chances de donner &#224; son message le sens que celui-ci a voulu y mettre. Mais, plus on est centr&#233; sur soi, plus on a de risque de s'&#233;loigner de ce qu'il a vraiment voulu dire. Il y a aussi ces personnes qui, &#224; force d'&#234;tre coup&#233;es de leurs propres &#233;motions, ont bien du mal &#224; recevoir celles des autres. Et puis, il y a les m&#233;canismes de d&#233;fense mis en place pour se prot&#233;ger des dangers de l'interaction : les pr&#233;cautions oratoires, les euph&#233;mismes, les suspensions ou les ambigu&#239;t&#233;s dans les propos qui, s'ils visent &#224; arrondir les angles et &#224; att&#233;nuer les aspects potentiellement blessants du discours, n'en brouillent pas moins parfois la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans oublier les projections qui am&#232;nent &#224; attribuer &#224; l'autre ce qu'on ressent soi-m&#234;me. La norme serait donc plut&#244;t l'incompr&#233;hension r&#233;ciproque, la compr&#233;hension &#233;tant le plus souvent le r&#233;sultat d'un gros travail d'inf&#233;rence consistant &#224; tenter de d&#233;duire et interpr&#233;ter la position de son interlocuteur. Il faut alors d&#233;crypter ce qui rel&#232;ve de l'implicite et de l'explicite, distinguer entre le contenu de l'information et ce qui rel&#232;ve des relations entre les partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend d&#232;s lors qu'entrer en relation avec quelqu'un, c'est symboliquement prendre une place vis-&#224;-vis de lui. Cette d&#233;marche est sous-tendue en permanence par des tensions entre l'ouverture et la fermeture &#224; l'autre, la recherche d'assimilation au groupe et la diff&#233;renciation &#224; son &#233;gard, l'affirmation de soi et la protection de son territoire. L'&#233;tablissement d'une relation sym&#233;trique et r&#233;ciproque ne va donc pas de soi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2006 (261 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pourquoi l'interdit ? Regards psychologiques, culturels et interculturels</title>
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		<dc:date>2007-03-28T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>834</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s humaines ont toujours oscill&#233; entre l'application et la lev&#233;e des interdits. L&#224; o&#249; les structures sociales traditionnelles sont tent&#233;es de les multiplier, l'accession &#224; la d&#233;mocratie devient synonyme de leur bannissement. Bien que l'on pr&#233;f&#232;re le plus souvent leur substituer les notions de prescription, d'injonction ou de permis, le vivre ensemble s'est de tout temps &#233;difi&#233; sur ces interdits formels ou implicites. C'est m&#234;me la condition au renoncement et au d&#233;passement des pulsions primaires. (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s humaines ont toujours oscill&#233; entre l'application et la lev&#233;e des interdits. L&#224; o&#249; les structures sociales traditionnelles sont tent&#233;es de les multiplier, l'accession &#224; la d&#233;mocratie devient synonyme de leur bannissement. Bien que l'on pr&#233;f&#232;re le plus souvent leur substituer les notions de prescription, d'injonction ou de permis, le vivre ensemble s'est de tout temps &#233;difi&#233; sur ces interdits formels ou implicites. C'est m&#234;me la condition au renoncement et au d&#233;passement des pulsions primaires. Les limites pos&#233;es &#224; l'enfant, parce qu'elles le contraignent &#224; penser et notamment &#224; penser l'autre, lui permettent de se construire dans la rencontre de l'alt&#233;rit&#233;. Chaque culture apporte sa sp&#233;cificit&#233; en ce qui concerne tant la fa&#231;on dont ces interdits sont prof&#233;r&#233;s que la nature des objets qu'ils d&#233;signent. Ils peuvent porter sur les relations sexuelles entre certains partenaires mais aussi sur la consommation de certains produits, la chasse de certains animaux, la prononciation de certains mots, l'accomplissement &#224; certaines phases de l'existence de tel ou tel acte de la vie quotidienne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre pays, le permis n'est ni codifi&#233;, ni limit&#233; : &#171; Tout ce qui n'est pas d&#233;fendu par la loi ne peut &#234;tre emp&#234;ch&#233; et nul ne peut &#234;tre contraint &#224; faire ce qu'elle n'ordonne pas &#187;, affirme la D&#233;claration des droits de l'homme de 1789. Ce n'est ni le juge, ni la morale, ni le juste ou l'injuste qui fixent l'interdit et l'infraction, mais la loi. Tout autre sont les rapports entre individus organis&#233;s &#224; travers des syst&#232;mes de r&#244;le et de statut et dont le strict respect est parfois la forme unique de socialisation. Les m&#233;conna&#238;tre, les ignorer ou encore les transgresser sont alors source de d&#233;sarroi, de malaise et de conflit. Le rapport &#224; l'enfant en est une excellente illustration. Ainsi, dans de nombreuses nations africaines, l'enfant n'a pas droit &#224; la parole : il doit &#233;couter, observer et se montrer passif en pr&#233;sence des adultes. Il doit &#233;viter tout face &#224; face avec eux et ne jamais les questionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Congo, il est interdit de laisser pleurer un enfant la nuit car les esprits malfaisants pourraient alors s'emparer d'une int&#233;riorit&#233; que les pleurs ouvrent en grand. Sans oublier l'importance accord&#233;e &#224; la procr&#233;ation, mais pas &#224; la personne m&#234;me de l'enfant dont le traumatisme potentiel est peu concevable. En situation de migration, tout change : les formes &#233;ducatives coercitives soutenues dans les pays d'origine par l'ensemble des logiques sociales et groupales paraissent tr&#232;s vite arbitraires et abusives. Dans la soci&#233;t&#233; d'accueil, hi&#233;rarchie, distance et r&#233;serve sont battues en br&#232;che par des id&#233;es d'&#233;galit&#233;, d'abolition de la contrainte, de r&#233;duction des discriminations, d'expression publique et exhib&#233;e des sentiments. D&#232;s lors, les parents se sentent d&#233;munis, d&#233;class&#233;s, atteints dans leur narcissisme face &#224; un syst&#232;me d'interdits et d'autorisations qu'ils ne comprennent pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (238 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'invention de l'autorit&#233;</title>
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		<dc:date>2004-05-05T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>708</dc:subject>

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&lt;p&gt;De l'autorit&#233;, on en a beaucoup parl&#233; d'un point de vue longitudinal (ce qu'elle &#233;tait hier, ce qu'elle n'est plus aujourd'hui). On a d&#233;crit ce qu'on met en &#339;uvre quand elle vient &#224; manquer : s&#233;duire pour pr&#233;venir ou menacer pour contenir, alors m&#234;me qu'elle doit pouvoir convaincre sans persuader et s'imposer sans contraindre. Les auteurs ont choisi d'aborder ce sujet d'un point de vue transversal, en essayant d'explorer ce concept &#224; partir des diff&#233;rentes fa&#231;ons dont il se d&#233;cline sur le terrain. Ils nous (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De l'autorit&#233;, on en a beaucoup parl&#233; d'un point de vue longitudinal (ce qu'elle &#233;tait hier, ce qu'elle n'est plus aujourd'hui). On a d&#233;crit ce qu'on met en &#339;uvre quand elle vient &#224; manquer : s&#233;duire pour pr&#233;venir ou menacer pour contenir, alors m&#234;me qu'elle doit pouvoir convaincre sans persuader et s'imposer sans contraindre. Les auteurs ont choisi d'aborder ce sujet d'un point de vue transversal, en essayant d'explorer ce concept &#224; partir des diff&#233;rentes fa&#231;ons dont il se d&#233;cline sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils nous proposent dans un premier temps tout un travail de r&#233;flexion th&#233;orique : &#171; l'autorit&#233;, comme la violence d'ailleurs, est &#224; prendre avec des pincettes et &#224; d&#233;cortiquer comme s'il s'agissait d'un oignon &#187; (p.24). Sa premi&#232;re peau est toujours double. Elle se pose d'abord &#224; partir de la reconnaissance de la place de celui qui s'en pr&#233;vaut : elle est alors institu&#233;e et porte autant la personne que celle-ci ne la porte. Mais elle est aussi reli&#233;e &#224; la coh&#233;rence de ce qui est dit : elle est forte d'une expertise et d'une comp&#233;tence qui donnent de la cr&#233;dibilit&#233; &#224; son d&#233;tenteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cette double raison que si l'autorit&#233; est bien un &#233;tat de fait, l'autorisation &#8212; la d&#233;marche qui permet l'accession &#224; cette situation &#8212; rel&#232;ve bien d'un processus : la mise en &#339;uvre de l'action par laquelle on reconna&#238;t qu'une personne a la facult&#233; et le droit d'agir d'une mani&#232;re l&#233;gitime. Il y a bien des mani&#232;res d'acc&#233;der &#224; cette autorisation, comme le d&#233;montrent les multiples figures d'autorit&#233; que l'on peut identifier : les figures fondatrices qui s'imposent pour avoir &#233;t&#233; &#224; l'origine (et qui repr&#233;sentent depuis la continuit&#233;), les figures fonctionnelles (plac&#233;es l&#224; de par leur position hi&#233;rarchique et institutionnelle), les figures d'usage (qui ont trouv&#233; leur place, par habitude), les figures de comp&#233;tence et de savoir-faire (respect&#233;es &#224; cause de leur qualification). Ce &#224; quoi, il faut rajouter les figures d'opportunit&#233;, tournantes et al&#233;atoires (qui apparaissent au gr&#233; des circonstances mais qui ne sont non-formalis&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs ne se contentent pas de d&#233;velopper une approche th&#233;orique. Ils ont aussi fait le choix de confronter le fruit de leur &#233;laboration &#224; six sites fr&#233;quent&#233;s par des jeunes : une &#233;cole exp&#233;rimentale, un conseil municipal d'enfants, une classe-relais, un caf&#233;-musique, une maison de jeunes et une mission locale rurale. Ces lieux ne sont pas pr&#233;sent&#233;s &#224; partir d'une quelconque repr&#233;sentativit&#233; de l'ensemble des espaces accueillant les jeunes, mais comme posant de fa&#231;on plausible et indicative la fa&#231;on dont peuvent se poser des questions d'autorit&#233; et de socialisation. Ils d&#233;veloppent la fa&#231;on dont les diff&#233;rentes expressions de l'autorit&#233; s'y d&#233;ploient. Ils t&#233;moignent ainsi que &#171; l'autorit&#233;, d&#233;sormais, se montre autant qu'elle se discute &#187; (p.214). Plus que jamais elle se confronte &#224; la r&#233;alit&#233; de terrain, se justifie, se construit et s'exp&#233;rimente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Matrice, 2003, (236 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les interventions socio-&#233;ducatives, actualit&#233; de la recherche</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-interventions-socio-educatives-actualite-de-la-recherche</link>
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		<dc:date>2002-11-06T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autorit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>641</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue l'ouvrage collectif dirig&#233; par Dominique Fablet, enseignant chercheur en Sciences de l'&#233;ducation &#224; l'Universit&#233; Paris X, ressemble &#224; un dixi&#232;me trait&#233; sur l'autorit&#233; parentale. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, de la formation des parents, pr&#233;sent&#233;e par Paul Durning comme &#233;tant aujourd'hui encore un &#171; tabou &#187;, &#224; l'exp&#233;rience de l'accueil des tout petits dans les comunit&#224; Allogio de la ville de Turin comment&#233;e par Paola Molina de l'Universit&#233; de Turin, en passant par la prise en compte de l'autorit&#233; parentale dans les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue l'ouvrage collectif dirig&#233; par Dominique Fablet, enseignant chercheur en Sciences de l'&#233;ducation &#224; l'Universit&#233; Paris X, ressemble &#224; un dixi&#232;me trait&#233; sur l'autorit&#233; parentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, de la formation des parents, pr&#233;sent&#233;e par Paul Durning comme &#233;tant aujourd'hui encore un &#171; tabou &#187;, &#224; l'exp&#233;rience de l'accueil des tout petits dans les comunit&#224; Allogio de la ville de Turin comment&#233;e par Paola Molina de l'Universit&#233; de Turin, en passant par la prise en compte de l'autorit&#233; parentale dans les d&#233;cisions &#233;ducatives concernant des adolescents plac&#233;s en foyer par Bernard Vallerie, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, c'est bien de la place des parents dans les dispositifs d'aide &#233;ducative dont il est question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, de toutes les contributions, c'est assur&#233;ment la conclusion de Claude Rouyer qui retient le plus l'attention : &#171; Si le droit, tel que nous l'avons d&#233;fini, reste profond&#233;ment subjectif, la r&#233;alit&#233; institutionnelle qui en d&#233;coule est, quant &#224; elle, souvent objective. Ce type de travail doit pallier le risque latent que porte en elle toute institution : celui de devenir une institution totalitaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, chacun des diff&#233;rents auteurs apporte un regard pertinent sur un sujet pourtant amplement rebattu. D&#232;s lors, c'est peut-&#234;tre la m&#233;thode utilis&#233;e qui donne une teinte particuli&#232;re &#224; ce livre et qui en fait tout l'int&#233;r&#234;t. En effet, tous les textes sont &#233;labor&#233;s selon les r&#232;gles de la recherche ; ils partent de l'exp&#233;rience pratique des acteurs de terrain pour tenter de faire &#233;merger une hypoth&#232;se qui est alors soumise en retour &#224; l'&#233;preuve des faits. Aussi la contribution de Michel Boutanquoi autour de la question des savoirs, des pratiques et du changement est-elle tout &#224; fait centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partant de la fa&#231;on dont les travailleurs sociaux se construisent une repr&#233;sentation de leur m&#233;tier, il en d&#233;duit que &#171; la mise en ?uvre d'une relation d'aide, c'est d'abord la mise en ?uvre d'un soi professionnel, d'un soi comme outil. &#187; Son article &#233;claire le fait que le travail social est autant affaire de comp&#233;tences techniques que d'engagement de soi. Or, et c'est la conclusion du livre, c'est bien ce double jeu qu'il faut imp&#233;rativement accepter d&#232;s lors que s'instaurent des relations entre les sciences de l'&#233;ducation et le travail social susceptibles de conduire &#224; l'&#233;laboration d'une discipline scientifique en &#171; travail social &#187; (pp.281 et suiv.).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan 2002 (295 p., 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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