<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=180&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les missions locales doivent innover et offrir de nouveaux services</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-missions-locales-doivent-innover-et-offrir-de-nouveaux-services</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-missions-locales-doivent-innover-et-offrir-de-nouveaux-services</guid>
		<dc:date>2004-12-09T16:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>733</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour Philippe Labb&#233;, sociologue, l'engagement et l'innovation &#233;taient dans l'esprit des premi&#232;res missions locales. Or, avec le temps celles-ci se sont institutionnalis&#233;es au d&#233;triment du militantisme du d&#233;part. Il faudrait &#224; nouveau selon lui, innover, offrir des services sur des besoins clairement identifi&#233;s et faire preuve de professionnalisme. C'est possible, mais pr&#233;vient Philippe Labb&#233; : &#171; Il y a du pain sur la planche &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire des missions locales d&#233;marre en 1981 : &#224; la demande de Pierre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-733-" rel="tag"&gt;733&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Philippe Labb&#233;, sociologue, l'engagement et l'innovation &#233;taient dans l'esprit des premi&#232;res missions locales. Or, avec le temps celles-ci se sont institutionnalis&#233;es au d&#233;triment du militantisme du d&#233;part. Il faudrait &#224; nouveau selon lui, innover, offrir des services sur des besoins clairement identifi&#233;s et faire preuve de professionnalisme. C'est possible, mais pr&#233;vient Philippe Labb&#233; : &#171; Il y a du pain sur la planche &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire des missions locales d&#233;marre en 1981 : &#224; la demande de Pierre Mauroy, Premier ministre de l'&#233;poque, Bertrand Schwartz r&#233;dige le rapport : &#171; L'insertion professionnelle et sociale des jeunes &#187;. Quels sont alors ses constats ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Schwartz posait d&#233;j&#224; un diagnostic assez sombre&#8230; et juste : un taux de ch&#244;mage tr&#232;s &#233;lev&#233;, une qualit&#233; de l'emploi qui se d&#233;grade, une crise qui accro&#238;t les in&#233;galit&#233;s entre les jeunes que l'on rend responsables de leur non-insertion&#8230; Sur tous ces points, Schwartz ne se doutait sans doute pas que ce n'&#233;tait que le d&#233;but. Il suffit de r&#233;fl&#233;chir au louable &#171; &#234;tre acteur de son insertion &#187;, pour constater que l'on glisse rapidement &#224; la responsabilit&#233; du ch&#244;meur puis &#224; sa culpabilit&#233;&#8230; Le rapport pointait &#233;galement la d&#233;sacralisation du travail, la remise en cause des mod&#232;les familiaux, une pr&#233;carisation partout pr&#233;sente : dans le travail (le CDI s'estompe au profit du CDD), dans la famille (explosion des divorces et des familles recompos&#233;es : le mariage, un CDD de couple ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pr&#233;conisait Bertrand Schwartz ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des choses dont, bien s&#251;r, la cr&#233;ation des missions locales, &#171; des missions l&#233;g&#232;res, temporaires, globales, adapt&#233;es &#187;. L&#233;g&#232;res et temporaires&#8230; il vaut mieux, certes, &#234;tre convaincu de la relativit&#233; du temps ! Cela &#233;tant, le plus important est que, contrairement &#224; la lettre de commande de Pierre Mauroy, exclusivement centr&#233;e sur l'insertion professionnelle, Schwartz affirme &#8211; avec raison &#8211; qu'insertions professionnelle et sociale sont indissociables. Cela donnera l'approche globale, concept cl&#233; des missions locales. Il introduit &#233;galement l'id&#233;e qu'il faut de la souplesse : plut&#244;t que du programme, une d&#233;marche de projet, au plus pr&#232;s des besoins et contractualis&#233;e avec chaque jeune. On a l&#224; le substrat de ce qui fonde la culture des missions locales : approche globale, libre adh&#233;sion, projet, individualisation, proximit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les missions locales sont mises en place en 1982. De quelle mani&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un succ&#232;s rapide, le &#171; probl&#232;me jeunes &#187; &#233;tant manifestement une pr&#233;occupation partag&#233;e, &#171; un imp&#233;ratif national &#187; disait-on. Pour les plus jeunes, on installe des PAIO (Permanences accueil information orientation) et pour les 16-25 ans, cinquante missions locales &#224; titre exp&#233;rimental sur les &#171; sites Dubedout &#187;, c'est-&#224;-dire les quartiers sensibles : l'excentricit&#233; sociale des d&#233;viants rejoignait l'excentricit&#233; spatiale des banlieues. Une particularit&#233; est &#224; remarquer : les personnels composant les premi&#232;res &#233;quipes &#233;taient des volontaires mis &#224; disposition et provenant des collectivit&#233;s, de l'ANPE, de l'&#201;ducation nationale&#8230; Un esprit de militantisme qui, pour partie, perdure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles &#233;taient les missions de ces deux structures ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les PAIO &#233;taient exclusivement centr&#233;es sur la formation &#8211; on vivait beaucoup sur le mythe du &#171; tout formation &#187; : la crise n'est que passag&#232;re, formons les jeunes en attendant. Les missions locales, en revanche, devaient prendre en charge le parcours d'insertion dans sa globalit&#233; : emploi, formation, sant&#233;, logement, loisirs&#8230; Une prise en charge gradu&#233;e, parce qu'individualis&#233;e, dont les fonctions allaient de l'accueil et l'information &#224; l'orientation et l'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 22 ans, la situation sociale et &#233;conomique g&#233;n&#233;rale s'est d&#233;grad&#233;e avec les cons&#233;quences que l'on devine pour les jeunes. Comment les conseillers des missions locales g&#232;rent-ils cette situation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une in&#233;vitable usure &#8212; et, pourtant, ce sont des professionnels engag&#233;s ! &#8212; mais une usure, donc, qui oblige &#224; une vigilance pour rappeler le sens du m&#233;tier, pour raviver une &#233;thique de responsabilit&#233;. Les bo&#238;tes &#224; outils ne suffisent pas, il faut retrouver le sens de l'action. Il y a en &#233;conomie une r&#232;gle selon laquelle plus une structure est ancienne, plus l'attention des financeurs se polarise sur l'efficience, c'est-&#224;-dire son co&#251;t, son &#233;conomie. Quand, de plus, l'&#233;conomie est devenue l'alpha et l'om&#233;ga, que la valeur d'&#233;change subordonne la valeur d'usage, on ne peut s'attendre qu'&#224; un renforcement de la pr&#233;occupation d'efficience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez que &#171; l'atonie &#187; des structures ne cesse de vous &#233;tonner. Pourquoi d&#233;noncer ce manque de vitalit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'innovation fait explicitement et historiquement partie des objectifs assign&#233;s aux missions locales. J'observe que celle-ci a &#233;t&#233; tr&#232;s att&#233;nu&#233;e au profit d'une institutionnalisation. Mais, peut-&#234;tre, cette derni&#232;re &#233;tait-elle n&#233;cessaire et l'innovation reviendra-t-elle ? Nombre d'actions innovantes pourraient &#234;tre recens&#233;es mais si, par exemple, on prend la repr&#233;sentation des jeunes dans les structures &#8211; sous forme de comit&#233; d'usagers par exemple &#8212;, on compte les r&#233;alisations sur les doigts de la main. Faudra-t-il l&#233;gif&#233;rer, &#233;largir le champ de la loi r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale de janvier 2002 pour que les missions locales donnent &#8211; enfin ! &#8212; corps en leur sein &#224; la citoyennet&#233; active des jeunes ? &#192; leur d&#233;charge, notons que l'on peut se projeter et innover lorsque l'on est assur&#233; du pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs la m&#234;me chose pour beaucoup de jeunes. Et les allers-retours de l'&#201;tat en 2004, annon&#231;ant son retrait dans le cadre de la d&#233;centralisation puis se ravisant, ne sont certes pas des signaux de stabilit&#233;. Quand, en plus, il faut jongler avec 30 ou 40 conventions annuelles pour maintenir les effectifs et l'activit&#233; de la structure, cela fait des fildef&#233;ristes plus occup&#233;s par la force des choses &#224; g&#233;rer qu'&#224; promouvoir une organisation apprenante&#8230; et innovante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pr&#233;conisez-vous pour que les missions locales se rapprochent du r&#244;le que leur fondateur avait imagin&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant la pens&#233;e de Schwartz demeure pour une large part toujours pertinente et f&#233;conde, autant l'environnement a &#233;volu&#233;. Il s'agit donc moins de rechercher une conformit&#233; par rapport &#224; une pens&#233;e originelle grav&#233;e dans le marbre que de prendre la mesure des enjeux actuels et &#224; venir. Mon analyse est que la l&#233;gitimit&#233; des structures se jouera &#224; court ou moyen terme sur cinq registres : l'innovation, l'&#233;valuation de leurs valeurs ajout&#233;es y compris dans l'insertion sociale, une offre de services organis&#233;e sur des besoins identifi&#233;s, une d&#233;marche r&#233;ellement volontariste en direction des entreprises (pas une charit&#233; la&#239;que : &#171; prenez-moi mon jeune&#8230; &#187;) et, enfin, un syst&#232;me stabilis&#233; de valeurs, une d&#233;ontologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je plaide ainsi pour une &#171; qualit&#233; intelligente &#187;, non r&#233;duite &#224; sa triste dimension exclusivement normative, proc&#233;durale pour ne pas dire proc&#233;duri&#232;re. Une professionnalisation qui articule les dimensions de la profession (avec, entre autres, la d&#233;ontologie), du professionnalisme ou cette qualit&#233; &#171; intelligente &#187; et de ce que j'appelle la professionnalit&#233; : le sens de l'action et une &#233;valuation&#8230; pleine, enti&#232;re, pas h&#233;mipl&#233;gique. Il y a du pain sur la planche&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le logement avant tout !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-logement-avant-tout</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-logement-avant-tout</guid>
		<dc:date>2004-12-09T08:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>733</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-733-" rel="tag"&gt;733&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9498-0bcd3.png?1694185246' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2004_-_733_-_basse_def.pdf" length="15233376" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vivre son affectivit&#233; et sa sexualit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vivre-son-affectivite-et-sa-sexualite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Vivre-son-affectivite-et-sa-sexualite</guid>
		<dc:date>2004-12-08T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>733</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;[Livre non disponible] &lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;ficients mentaux ont les m&#234;mes droits fondamentaux que les autres citoyens du m&#234;me pays et du m&#234;me &#226;ge&#8230; y compris en ce qui concerne l'&#233;ducation affective et sexuelle qui doit pouvoir &#234;tre dispens&#233;e aux uns comme aux autres. Pour autant, il y a loin de la coupe aux l&#232;vres. Si les familles et les professionnels ont arr&#234;t&#233; de voir syst&#233;matiquement dans les personnes atteintes de handicap mental des &#234;tres soit asexu&#233;s, soit prisonniers d'inclinations monstrueuses, le chemin qui (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sexualite-59" rel="tag"&gt;Sexualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-733-" rel="tag"&gt;733&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton261-35427.jpg?1694185246' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;[Livre non disponible]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;ficients mentaux ont les m&#234;mes droits fondamentaux que les autres citoyens du m&#234;me pays et du m&#234;me &#226;ge&#8230; y compris en ce qui concerne l'&#233;ducation affective et sexuelle qui doit pouvoir &#234;tre dispens&#233;e aux uns comme aux autres. Pour autant, il y a loin de la coupe aux l&#232;vres. Si les familles et les professionnels ont arr&#234;t&#233; de voir syst&#233;matiquement dans les personnes atteintes de handicap mental des &#234;tres soit asexu&#233;s, soit prisonniers d'inclinations monstrueuses, le chemin qui m&#232;ne &#224; une v&#233;ritable prise en compte de leur dimension affective est encore bien long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Centre de jour Jean Th&#233;wis, situ&#233; en Belgique, m&#232;ne, depuis huit ans, une r&#233;flexion sur cette question et anime, depuis quatre ans, un atelier hebdomadaire intitul&#233; &#171; vivre ta vie &#187;. L'&#233;quipe professionnelle a cherch&#233; comment &#233;viter des comportements difficilement acceptables socialement : masturbation en public, exhibitionnisme, abus sur de plus faibles etc. La conviction de d&#233;part &#233;tait bien qu'un programme d'&#233;ducation bien men&#233; sur ces sujets, loin de r&#233;veiller des pulsions cach&#233;es, pouvait au contraire, r&#233;pondre aux difficult&#233;s que rencontraient les usagers &#224; comprendre ce qui se vivait en eux. Elle a donc commenc&#233; par choisir deux salari&#233;s issus de ses rangs destin&#233;s &#224; animer l'atelier (volontairement un homme et une femme) et &#224; leur faire suivre une formation sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis elle a fait une recherche sur le mat&#233;riel didactique existant. Son choix s'est arr&#234;t&#233; sur un programme d'origine anglaise. Elle a enfin pr&#233;venu les familles. L'atelier a pu ainsi d&#233;marrer sur la base de plusieurs objectifs : permettre de s'exprimer sur des sujets personnels, apprendre &#224; mieux se situer au niveau social et affectif, adopter un comportement social adapt&#233;, comprendre ses sentiments, pr&#233;venir les abus sexuels. L'atelier a commenc&#233; par l'&#233;laboration d'une &#171; peau du groupe &#187; : cr&#233;er un climat de confiance permettant &#224; chacun de s'exposer sans risque. Puis, s&#233;ances apr&#232;s s&#233;ances, les participants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; identifier ce qui relevait de leur intimit&#233;, &#224; rep&#233;rer les personnes de leur entourage en fonction de leur proximit&#233; affective, &#224; d&#233;finir les diff&#233;rentes parties du corps&#8230; La dynamique de groupe a permis d'aborder beaucoup de sujet sans arriver toutefois &#224; d&#233;passer le stade du seul domaine affectif, le temps &#233;tant un facteur important pour permettre l'assimilation des notions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effets de cette activit&#233; : un changement tout d'abord au sein de l'&#233;quipe qui s'est mise &#224; accepter des flirts qui jusque-l&#224; &#233;taient interdits (avec comme conditions toutefois : le consentement mutuel et des sentiments amoureux constructifs comme la fid&#233;lit&#233; et la continuit&#233;). Cette exp&#233;rience de terrain est longuement d&#233;crite dans l'ouvrage qui d&#233;taille la m&#233;thode et les supports utilis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Jeunesse et droits, 2004, (91 p. ; 7,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La sexualit&#233; des enfants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-sexualite-des-enfants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-sexualite-des-enfants</guid>
		<dc:date>2004-12-08T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>733</dc:subject>
		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le monde adulte a parfois encore du mal &#224; reconna&#238;tre une vie sexuelle chez l'enfant. Certains pourtant, l'admettent tellement bien, qu'ils m&#234;lent leur propre sexualit&#233; &#224; celle du petit d'homme. Jean-Yves Hayez, p&#233;dopsychiatre, nous d&#233;montre ici qu'il est possible d'aborder cette question en &#233;cartant ces deux extr&#234;mes. Il existe chez l'&#234;tre humain, explique-t-il, une force de vie qui favorise une maturation progressive, la sexualit&#233; s'adaptant au m&#251;rissement progressif de la personnalit&#233;. Mais l&#224; o&#249; le (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-733-" rel="tag"&gt;733&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sexualite-248" rel="tag"&gt;Sexualit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton262-011c6.jpg?1694185246' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le monde adulte a parfois encore du mal &#224; reconna&#238;tre une vie sexuelle chez l'enfant. Certains pourtant, l'admettent tellement bien, qu'ils m&#234;lent leur propre sexualit&#233; &#224; celle du petit d'homme. Jean-Yves Hayez, p&#233;dopsychiatre, nous d&#233;montre ici qu'il est possible d'aborder cette question en &#233;cartant ces deux extr&#234;mes. Il existe chez l'&#234;tre humain, explique-t-il, une force de vie qui favorise une maturation progressive, la sexualit&#233; s'adaptant au m&#251;rissement progressif de la personnalit&#233;. Mais l&#224; o&#249; le propos devient innovant, c'est quand l'auteur, loin de r&#233;partir les comportements en &#171; normaux &#187; et &#171; anormaux &#187;, d&#233;finit des fonctionnements qu'il appelle &#171; suffisamment sains &#187;, et d'autres qu'il d&#233;signe comme pr&#233;occupants d&#232;s lors qu'ils ne se limitent pas &#224; une dimension transitoire, mais s'inscrivent dans la longue dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois exemples pour illustrer cette d&#233;monstration. Il existe chez l'enfant une curiosit&#233; naturelle qui s'exerce dans tous les domaines, y compris en mati&#232;re sexuelle. Plus il grandit et plus il est attir&#233; par les pratiques des plus grands. Aussi, quand un enfant mime un co&#239;t ou une fellation, ce peut &#234;tre tout autant un acte d'imitation audacieux, qu'un comportement aux implications &#233;rotiques et vicieuses. Second exemple : une masturbation fr&#233;quente n'est pas en soi alarmante. Cette pratique qu'on retrouve surtout dans la petite enfance et au moment de l'adolescence, n'est pas seulement source de plaisir, elle permet aussi de prendre possession de son corps et de l'aimer et peut aussi &#234;tre une forme de r&#233;assurance, en cas de grande tristesse. Quant aux activit&#233;s sexuelles entre enfants, elles s'exercent dans la majeure partie des cas, dans un contexte de m&#234;me &#226;ge et de m&#234;me force, ce qui peut suffire &#224; les limiter &#224; des jeux sans gravit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233; &#224; ce qui peut l'inqui&#233;ter, l'adulte doit donc avant tout veiller &#224; mod&#233;rer sa r&#233;action, non pour banaliser, que pour &#233;viter que sa r&#233;ponse ne soit plus traumatisante que l'attitude qui le trouble. Bien s&#251;r, il doit affirmer son r&#244;le d'&#233;ducation et de soins en instituant clairement les bonnes fronti&#232;res entre le permis, le tol&#233;r&#233; et le d&#233;fendu. Il doit poser les interdits : pas de relations sexuelles compl&#232;tes avant la pubert&#233;, pas d'activit&#233;s sexuelles entre enfants d'&#226;ge tr&#232;s diff&#233;rent, plus d'activit&#233; sexuelle au sein de la fratrie au-del&#224; de 11 ans&#8230; et les rappeler en cas de transgression. Mais, certains d&#233;rapages sont ponctuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres peuvent s'expliquer par des circonstances particuli&#232;res : une pr&#233;disposition de l'enfant lui-m&#234;me (comme par exemple une hyperexcitabilit&#233; de ses parties g&#233;nitales), mais aussi et surtout un dysfonctionnement familial (culture h&#233;doniste ou d&#233;laissement qui laisse l'enfant aux prises des plus grands qui &#171; font son &#233;ducation &#187; en l'initiant &#224; des plaisirs qui ne sont pas de son &#226;ge). Jean-Yves Hayez signe l&#224; un ouvrage tout en nuance qui d&#233;montre que si la sexualit&#233; des adultes doit &#234;tre abord&#233;e dans toute sa complexit&#233;, celle de l'enfant ne fait pas exception &#224; cette pr&#233;caution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2004, (318 p. ; 22,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une mission locale face aux probl&#232;mes du logement des jeunes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Une-mission-locale-face-aux-problemes-du-logement-des-jeunes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Une-mission-locale-face-aux-problemes-du-logement-des-jeunes</guid>
		<dc:date>2004-12-08T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>733</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment envisager une insertion professionnelle sans toit ? Face aux &#233;normes difficult&#233;s d'h&#233;bergement des jeunes, la mission locale. Pari d'Avenir a cr&#233;&#233; un espace enti&#232;rement consacr&#233; &#224; la recherche d'h&#233;bergement et de logement. Une premi&#232;re pour les missions locales parisiennes &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous habitez Paris, vous avez entre 16 et 25 ans, vous avez quitt&#233; le syst&#232;me scolaire&#8230; Les missions locales de Paris vous accueillent et vous aident &#187;, peut-on lire sur le d&#233;pliant qui pr&#233;sente les cinq missions locales (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Logement" rel="tag"&gt;Logement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-733-" rel="tag"&gt;733&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment envisager une insertion professionnelle sans toit ? Face aux &#233;normes difficult&#233;s d'h&#233;bergement des jeunes, la mission locale. Pari d'Avenir a cr&#233;&#233; un espace enti&#232;rement consacr&#233; &#224; la recherche d'h&#233;bergement et de logement. Une premi&#232;re pour les missions locales parisiennes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Vous habitez Paris, vous avez entre 16 et 25 ans, vous avez quitt&#233; le syst&#232;me scolaire&#8230; Les missions locales de Paris vous accueillent et vous aident &#187;, peut-on lire sur le d&#233;pliant qui pr&#233;sente les cinq missions locales parisiennes. L'une d'elles, Pari d'Avenir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Mission locale Pari d'Avenir - 24/26, rue de Ch&#226;tillon - 75014 Paris. Tel. 01 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; couvre cinq arrondissements de l'ouest parisien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette belle maison blanche entour&#233;e d'un petit parc bois&#233;, une quinzaine de jeunes patiente tranquillement &#224; l'accueil, mais dans les &#233;tages, l'activit&#233; est intense et les coups de fils incessants. Les conseillers accompagnent les jeunes dans leurs parcours professionnel et social, des jeunes en majorit&#233; sans ressources et pour certains sans toit. &lt;i&gt;&#171; Notre mission globale d'accompagnement inclut l'aide &#224; la recherche d'h&#233;bergement,&lt;/i&gt; explique Dominique Lucas-Creps, directrice. &lt;i&gt;Comme les structures sont satur&#233;es, cette recherche d&#233;vorait le temps de travail de nos conseillers sans r&#233;sultats satisfaisants. Nous pouvions orienter les jeunes vers les services sociaux, mais eux-m&#234;mes sont impuissants face &#224; cette saturation &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, en juin 2003, la mission locale Pari d'Avenir a-t-elle cr&#233;&#233; un atelier logement. Ses missions : r&#233;pondre &#224; l'urgence et constituer un observatoire des besoins des jeunes franciliens en mati&#232;re de logement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;53 % ne vivent pas dans leur famille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enthousiasme et &#233;nergie ne semblent pas manquer &#224; Isabelle Charton, charg&#233;e de projet logement et responsable de l'atelier. Un conseiller lui adresse une jeune fille fra&#238;chement arriv&#233;e de Nice, sans toit ni ressource. Elle d&#233;croche le t&#233;l&#233;phone et active son r&#233;seau. Par l'interm&#233;diaire du centre Corot la jeune ni&#231;oise dormira le soir m&#234;me dans un h&#244;tel social. Cette structure accueille les jeunes sans domicile et g&#232;re 60 places. La dur&#233;e d'h&#233;bergement ne peut exc&#233;der un mois. Isabelle Charton anticipe et cherche d&#233;j&#224; une structure pour accueillir la jeune fille &#224; sa sortie du centre Corot. &lt;i&gt;&#171; Cette recherche d'h&#233;bergement d&#233;gage du temps pour les conseillers, ils se consacrent &#224; l'accompagnement vers l'emploi&lt;/i&gt; pr&#233;cise-t-elle. &lt;i&gt;Nous pouvons alors travailler en parall&#232;le, parcours de formation et parcours r&#233;sidentiel &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 53 % des jeunes re&#231;us &#224; la mission locale ne vivent pas dans leur famille. &lt;i&gt;&#171; Nous consid&#233;rons ces jeunes en errance, m&#234;me s'ils ne sont pas sans domicile fixe,&lt;/i&gt; souligne la directrice. &lt;i&gt;S'ils vivent chez des amis, ils devront trouver une solution &#224; court ou moyen terme et restent dans une situation tr&#232;s pr&#233;caire &#187;&lt;/i&gt;. Beaucoup n'ont aucune solution d'h&#233;bergement. &#171; De nombreux jeunes provinciaux viennent &#224; Paris tenter leur chance. Ils id&#233;alisent la capitale o&#249; ils pensent trouver facilement emploi et logement alors qu'ils n'ont ni qualification ni appui familial. En province, la mission locale est souvent le point de rep&#232;re de ces jeunes, aussi il arrive qu'ils nous t&#233;l&#233;phonent de la gare en disant &#034;J'arrive, je dors o&#249; ce soir ?&#034; &#187; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-missions-locales-doivent-innover-et-offrir-de-nouveaux-services' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Philippe Labb&#233;&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;viter la rupture socioprofessionnelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sabine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, 21 ans, a d&#251; quitter le domicile familial &#224; la demande de sa m&#232;re. Agent d'accueil en contrat emploi solidarit&#233;, sa r&#233;mun&#233;ration mensuelle s'&#233;l&#232;ve &#224; 400 &#8364;. Son employeur a contact&#233; la mission locale, pr&#233;occup&#233; par le probl&#232;me d'h&#233;bergement de la jeune fille. Gr&#226;ce &#224; un fond d'aide aux jeunes (FAJ), la mission locale a pris en charge l'h&#233;bergement de Sabine en auberge de jeunesse durant une semaine. Parall&#232;lement, elle a sollicit&#233; l'aide sociale &#224; l'enfance pour que Sabine b&#233;n&#233;ficie d'une prise en charge dans le cadre d'un contrat jeune majeur. Aujourd'hui, elle vit dans un foyer de jeunes travailleuses et poursuit son travail dans de bonnes conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Charton &#233;tablit un parcours r&#233;sidentiel avec chaque jeune, envisag&#233; en fonction de son travail, de ses ressources et de sa situation (femme avec enfant, jeune ne parlant pas fran&#231;ais, public suivi par la justice&#8230;). Un parcours pour &#233;viter la spirale de l'exclusion et les souffrances psychiques qui en d&#233;coulent. Un parcours &#233;volutif selon Isabelle Charton : &lt;i&gt;&#171; Les jeunes progressent par paliers. Par exemple, un jeune sans ressource pourra &#234;tre accueilli dans plusieurs centres d'urgence de suite. Les conseillers l'aidant parall&#232;lement dans la mise en place de son parcours professionnel, il int&#233;grera une formation. R&#233;mun&#233;r&#233;, il pourra envisager une entr&#233;e en centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), puis en foyer de jeunes travailleurs quand sa situation financi&#232;re le permettra &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'un premier entretien, Isabelle Charton informe les jeunes de la r&#233;alit&#233; de l'h&#233;bergement parisien car ils n'ont souvent aucune notion des prix pratiqu&#233;s dans la capitale et des difficult&#233;s pour se loger. Elle r&#233;dige ensuite un rapport social qu'elle soumet au jeune et adresse &#224; diff&#233;rentes structures d'h&#233;bergement &lt;i&gt;&#171; Je rappelle ensuite la structure inlassablement jusqu'&#224; ce que le jeune obtienne une place&lt;/i&gt; sourit-elle. &lt;i&gt;Il m'est arriv&#233; de t&#233;l&#233;phoner &#224; un CHRS tous les quinze jours pendant neuf mois pour un accueil &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Important r&#233;seau de partenaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'atelier logement travaille avec un r&#233;seau de cinquante partenaires. &lt;i&gt;&#171; Nous essayons de tisser la plus grande toile partenariale possible pour traiter l'ensemble des demandes et nous nous effor&#231;ons de maintenir ce r&#233;seau par des rencontres r&#233;guli&#232;res. Mais la probl&#233;matique du logement sur Paris et l'Ile-de-France rel&#232;ve du parcours du combattant &#187;&lt;/i&gt;, regrette Isabelle Charton. D'autant que la mission locale re&#231;oit en majorit&#233; des jeunes peu qualifi&#233;s. Leur parcours d'insertion &#8211; remise &#224; niveau, pr&#233;-qualification, qualification &#8211; qui les conduira progressivement vers l'emploi est souvent long et difficile. Il faudra envisager les diff&#233;rentes &#233;tapes de l'h&#233;bergement en fonction de ce parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la mission locale est bien identifi&#233;e, les structures sociales d'h&#233;bergement lui font confiance et savent qu'elle suivra le jeune accueilli.&lt;i&gt; &#171; Isabelle Charton a longtemps travaill&#233; dans les structures d'h&#233;bergement, conna&#238;t nos institutions de l'int&#233;rieur et sait orienter la jeune femme ou le jeune homme qui pourra vivre et s'adapter &#224; notre structure,&lt;/i&gt; appr&#233;cie J&#233;r&#244;me Cadoret, directeur adjoint du foyer de jeunes travailleurs Relais accueil dans le XIIIe arrondissement. &lt;i&gt;Pour chaque jeune, elle &#233;tablit un v&#233;ritable parcours r&#233;sidentiel en s'appuyant sur sa connaissance des professionnels du secteur. Nous avons accueilli plusieurs jeunes femmes pour un s&#233;jour de six mois &#224; un an. Globalement, elles n'ont pos&#233; aucun probl&#232;me et ont toujours r&#233;gl&#233; leur redevance en temps et en heure. Nous n'avons pas effectu&#233; de travail d'accompagnement sp&#233;cifique et la plupart ont trouv&#233; un logement &#224; la sortie du FJT &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Charton a mis en place un r&#233;seau compos&#233; de neuf structures (des centres d'h&#233;bergements d'urgence, CHRS et foyers de jeunes travailleurs) pour favoriser la fluidit&#233; du parcours r&#233;sidentiel des jeunes. Un cercle qu'elle souhaite &#233;largir aux bailleurs sociaux. Le parcours r&#233;sidentiel des jeunes reste malgr&#233; tout tr&#232;s difficile par manque de places en h&#233;bergement social. Ainsi, faut-il compter en moyenne 11 jours pour trouver une place en centre d'h&#233;bergement d'urgence, 137 en CHRS et 32 en foyer de jeunes travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Besoins en mati&#232;re de logement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'atelier logement a cr&#233;&#233; un observatoire des besoins des jeunes en mati&#232;re de logement. Pour cela, il d&#233;veloppe une base de donn&#233;es tr&#232;s compl&#232;te afin de quantifier et qualifier son activit&#233;. Les premiers r&#233;sultats montrent que le parcours r&#233;sidentiel d&#233;marre souvent par une recherche de centre d'h&#233;bergement d'urgence m&#234;me si certains jeunes refusent ce type d'h&#233;bergement, lui pr&#233;f&#233;rant leur situation d'infortune (squat, voiture, r&#233;seau relationnel&#8230;) de peur d'&#234;tre confront&#233;s &#224; des populations tr&#232;s pr&#233;caris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faute de place dans les centres d'urgence, des associations sont agr&#233;&#233;es pour g&#233;rer des places en allocation logement temporaire (ALT) souvent dans des h&#244;tels de tourisme en classe &#233;conomique. Les chambres d'h&#244;tel repr&#233;sentent parfois une solution d'attente vers un foyer de jeunes travailleurs mais leur acc&#232;s est de plus en plus difficile, ce type d'h&#233;bergement d'urgence &#233;tant tr&#232;s sollicit&#233;. Un CHRS re&#231;oit entre 50 et 100 demandes par mois pour une &#224; deux entr&#233;es potentielles et un foyer de jeunes travailleurs entre 300 et 400 pour 4 &#224; 5 entr&#233;es disponibles. Le 115 (num&#233;ro du Samu Social) est chroniquement satur&#233;. Les demandes d'h&#233;bergement d'urgence de la part des jeunes filles augmentent, suite &#224; des violences (mariages forc&#233;s, maltraitance&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les centres d'h&#233;bergement d'urgence accueillent davantage de gar&#231;ons. &lt;i&gt;&#171; La responsabilit&#233; collective n'est pas assum&#233;e. Nous ne pouvons pas &#224; la fois dire &#224; ces jeunes filles : si vous subissez des violences, &#171; partez &#187;, sans leur proposer de solution de logement,&lt;/i&gt; regrette Dominique Lucas-Creps. &lt;i&gt;Notre r&#244;le est d'interpeller les pouvoirs publics. La discrimination existe, nos jeunes souvent en cumulent plusieurs : manque de qualification, comportements parfois inadapt&#233;s, noms &#224; consonance &#233;trang&#232;re&#8230; Ils sont toujours les derniers pris tant au niveau de l'emploi que du logement. On nous confie une mission sur l'emploi sans tenir compte de la r&#233;alit&#233; : l'h&#233;bergement pr&#233;caire met en p&#233;ril le parcours professionnel des jeunes. Combien de fois, d&#233;crochent-ils un boulot et le quittent parce qu'ils n'ont pas de toit ! &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'observatoire v&#233;rifie bien entendu la grande difficult&#233; de logement dans Paris et ses effets pervers : les personnes qui travaillent n'arrivent pas &#224; se loger et se retrouvent en r&#233;sidences sociales, celles qui pourraient obtenir un logement dans le parc social sont en CHRS saturant ainsi les circuits de l'h&#233;bergement d'urgence et de r&#233;insertion. Quant aux jeunes de la mission locale qui ont parfois jusqu'&#224; trois fiches de salaire, ils manquent souvent de garants familiaux pour louer un logement de droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation que l'observatoire esp&#232;re faire bouger. &lt;i&gt;&#171; En partenariat avec un bailleur social, nous avons le projet de cr&#233;er une structure d'accueil et d'h&#233;bergement pour les jeunes filles en rupture familiale,&lt;/i&gt; confie Isabelle Charton. &lt;i&gt;Nous travaillons &#233;galement au projet de cr&#233;ation d'une Maison relais port&#233; par l'association Les petits fr&#232;res des pauvres. Elle accueillera des personnes de plus de 50 ans et des jeunes de la mission locale &#187;&lt;/i&gt;. De bonnes nouvelles. En attendant une v&#233;ritable politique du droit au logement pour tous ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mission locale Pari d'Avenir - 24/26, rue de Ch&#226;tillon - 75014 Paris. Tel. 01 40 52 77 30&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
